ARC
Ane
carrée et à' pivotSy k laqueHe se joint une roue«oubien l'essieu du barillet» dans une pendule ou une montre. Il donne le mftme nom k un outil qu*il emploie pour monter les roues» et un autre qui lui sert h placer fos resf'its dans le barillet. — L'arbre du carlonnier est un cylindre placé perpendiculairement et tournant sur une crapaudinet an fond de la cuve où est la pâte, et c'est la principale pièce du moulin qui sort k broyer cette pâte. — Les anciens chimistes donnaîenlle nom d*arftres mélalliques k cer^laines cristalKsalions artificielles qui offraient une forme arborescente, et parmi ces uroduits on citait particulièrement l'arme ae 0ième et Varbre d$ Saturne. Le premier est un amalgame, d'argent» qu'on obtient en précipitant, par du mercure, l'argent de sa dissolution nilricjue. Suivant la recette de Lemer^, la première qui ait été connue, on fait dissoudre SOgrammes d*argcnt dans une quantité suiusante d'acide nflrioue bien pur ; on étend ensuite cette dissolution de 20. parties, d'eau distillée, et on laisse ^e tout en repos, après y avoir ajouté 60 grammes de mercure. Au bout de quelques jours, on voit naître une sorte de végétàlion^ métallique, laquelle se continue pendant un certain temps. C'est ordinairement dans un bocal en verre qu'on fait celte expérience, et les ramifications en couvrent tes parois. Pour Tarbrede Saturne, on verse dans le verre dont on a fait choix une dissolution d^acétate de plomb, dans les proportions de 80 grammes de sel par litre d'eau ; puis on suspend au bouchon ou au couvercle du vase un morceau de zinc qu'on tient k une distance telle que, plongé (Jaus le liquide, il ne soit recouvert que de quelques centimètres. Quelquefois aussi, on adapte un morceau de zinc, des fils de laiton tournés en spirales, ou figurés de manière k représenter un dessin quelconque. Le zinc se recouvre d'abord d'une sorte de mousse cristallisée, puis viennent se déposer de larges feuillets taillés en fer de lance , qui progressent jusque vers le fond du vase. Lorsqu'on a ajouté des fils de laiton, les cristaux suivent la direction de ces fils, et en recouvrent tous les cootours.^
ARBRIBR. Fût de bois sur lequel est ajusté Tarbre de l'arbalète.
ARC. Du latin arcui. AngK (oioa allem.
patfêUrbogen. Verge de bpis, de métal ou de corne, renforcée en son milieu, mais élastique, qu'on plie atrec effort par la tension d une corde fixée k ses deux extrémités, et dont on fait usage dans plusieurs &rts« -*- En termes de carrosserie, on désigne par le pom d'arc, deux pièces de fer courbes, qui servent k unir lé bout postérieur de la flèche k l'essieu du devant, et k faire tourner Bisémeot la voiture k droite et k gauche.— Le charbonnier appelle arc une sorte de râteau dont il fait usage. — En architecture arc signifie toute courbe que décrit une voûte , mais on distingue en outre plusieurs sortes d*arcs: Varc tn pMn cintre est celui
dont la trace offre exactement un derai-cerc!e; Farc $urkauièéf celui qui a plus de hauteur que de largeur; »'ârc surbaissé^ celui Îui a plus de largeur que de hauteur ; Varc en écharge^ celuiqu'on pratique dans un mur, afin de reporter sur des parties solides la poids qu'il supporte ; Parc renversif celui qui, dans les fondations, a pour but de maintenir sa distance do*points d'appui isolés et reporter, sur une plus grande surface la pression qu'ils exercent;, tarc-bouiant, celui qui, appuyé contre un édince, sert k en contenir la poussée; rarcdoubleau^ celui|qui fait saillie sur une voûte; Varc ogive^ celui qui est formée de deux portions d un même cercle qui se coupent au sommet ; et l'arc de cloUre^ la voûle composée de plusieurs portions de berceaux qui se rencontrent dans leur concavité. — Les appareilleurs nomment arc-droit la section d'une voûte cylindrique faite perpendiculairement k son axe. Varc-r^impant est une voûte dont les impostes ne sont pas de niveau.
ARCADE (archit.) Du latin arcus^ arc, ou arca, arche, engl. arcade. Arc de courbe voûjé dont les extrémités sont supportées par des piliers qu*on nomme pteds droits ou jambages, ou bien par des colonnes.
Telle est 1 ouverture d'une porte ou d*une fenêtre formée en cintre par le haut. Quelquefois on aligne plusieurs de ces arcaJvs consécutivement, ou on les dispose en portiques. L'arcade est en plein cintre lorsqu'elle forme le demi-cercle, et surbaissée quand elle est en anse de panier ou eu demi-ellipse. Varcade feinte est celle qui ne résulte pas de percée, mais qu'on indique simplement, soit par une faible retraite du mur^ soit par la saillie sur le mur, d'une archivolte et de pilastres en forme de piedsdroits, i ARCANISTE (céram.). Nom que porte en Allemague celui qui lait les couleurs sur porcelaine.
ARCANSON. Galipot ou résine de pin dont les musiciens lont usage pour frotter l'archet des instruments k corde. Celte substance porte aussi le nom de colophane.
ARCATGRE(arcbit.).Pnrtie basse et trapue au-dessous de la corniche du toit.
ARC-BOCTANT. Angl. butress; allem. getdëlbepfeiler. Dans la charpenterie, c'est une pièce de bois destinée k soutenir un mur ou tout autre corps qui menace de s'écrouler ou de se renverser. — En serrurerie, c'est un barreau droit ou chantourné, qui sert k bouter une grille, un balcon, etc. — On donne aussi ce nom k la barre d'une porte cochère, laquelle barre est plus com* munémeni appelée pied-de biche, -— En termes de fabricants de parapluies,, les arcsboutants sont les branches qui séparent les baleines, lorsque l'appareil est ouvert. — Les arcs-boutauts des carrossiers sont des verges qui tiennent en état les moutons d'une voiture.
i ARC-DOUBLEAU (archit.). Bandeau qui fait saillie sur le mur d'une voûte, et tra« verse celle-ci dans le sens de sa courbure.
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Les arcs^doubleaux (tes Toutes gothiques portent le nom de nervures.
ARCEAU (archit.). Du latin grlieului, petit arc. Angt. projectifigXoutbtkre du cinlre d'une voûte» d'une croisée ou d*une porte. j^Se dit aussi d*uD ornement de sculpture en forme de trèfle.— Oq nomme aroeaui en chirurgie, un appareil en bols, avant la forme d'un demi^cercle, dont on fait usage t>nur soulever les couvertures du lit d'un blr^^sé, et préserver celui-ci de leur poids. — JEn termes de pèche, Tarceau est un an» jieau ou anse de corde, qui passe dans le trou de la pierre employée pour descendre au fond de i'eau les cordages et les filets.
ARCHAL (Fa), Do latin aurichalcum^ sorte de laiton. Angt. brats wre; allem. meaing'draht. Fil de laiton passé par la filière. Se dit aussi du fil de fer employé à divers usages.
ARCHE (archit.). Du celt. arch^ en latin arca, coffre, wgl. arcA; allem. brUchtnbo* gen. Voâte en arcade placée entre les piles d'un pont. Il y a des arches en plein cintre, surhaussées, surbaissées, elliptiques et ex« tradossées. On nomme maUrene arche^ celle du milieu du pont, laquelle est commune* ment plus haute et plus large que les au* tres.-^En termes de terrier, les arches sont des espèces de cellules eonstruites en bri-
Sues.el rangées extérieurement, au nombre e six autour du four avec lequel elles communiquent par des luuettes de O^'Sâ^de liiflmètre
ARCHÊLET. Diminitif d'archeê. Angl.
drill'bow: allem, érehbQg$n. Petit archet dont se servent les horlogers, les orfèvres et les serruriers, pour des ouvrages déli-^ cats. — Se dit, en termes de pèche, de deux bAtons eourbés en demi-ellipses et en|travers l'un sur l'autre et qu*oo attache aux quatre coins de Péchiquier^ filet qui sert è preudre du gotgon ; puis d'une branche de saule
tliée en cercle, et fixée avec de la lignette l'orifice du «erveiup, autre filet, afin de le tenir ouvert.
ARCHET. Diminutif d'are. Angl. iota; allem. bogenbohrer. Outil qui sert à tourner, et nui est usité dans un grand nombre d'arts. Il est formé d'une tige élastique, telle
3u*un morceau de baleine, de roseau ou 'acier, ou bien encore d'une lame d'épéè ou de fleuret, dont un bout sert de manche, ou qui reçoit une poignée semblable k celle qu'on ajuste aux limes. Cette tige est percée d*un. trou on passe une corde qui ter*v mine un gros nœud pour l'empêcher de sortir, et l'autre bout de cette corde est noué en boucle qu'on introduit dans une encoche, un crochet ou un cran, pratiqué A l'extrémité de la tige, ce qui force cette tige à se courber enarc, attendu qu'elle est plus lon<»
Sue que la corde. Dans cet état, l'archet imite ooc un arc tendu. On fait emploi, commu* nément, d'une corde è boyau, parce qu'elle est moins facile à user, et l'on pratique au bout supérieur plusieurs boucles k diverses distances du bout inférieur ; puis oti fait des eiiCQcbes «iur la tige en manière de crémaiU
1ère, afin de pouvoir, selon rexiçenoet ten« dre Tarohet h divers degrés. -*- L archet dea tourneurs est une perche fixée, par un bouK^ au plancher, aundessus de la tète de l'on-* vrier; libre de l'autre bout; pouvant sV baisser lorsqu'on la tire avec une corde, et se relever en vertu de l'élasticité du bois. On enroule cette corde autour de la pièce qu'on veut tourner, et le bout en est tiré par une pédale à laquelle onimprime le va* et-'Vienl.— Les foncleurs en caractères d'imprimerie ont aussi un archet qui fait partie du moule où la fonte est coulée. C'est un bout de fil de fer, long de 3 à ^ décimètres, Qt courbé en ovale. Des deux bouts qui se rejoignent, l'un est arrêté dans le bois infé* rieur du moule, l'autre reste mobile et fai* sant ressort. Ce dernier pst posé sur le ta* Ion de la matière , pour l'arrêter au moule à chaque lettre que 1 on fond.--«En termes de lapidaire, l'archet est une petite scie en fil de laiton qu'on emploie pour couper les pierres précieuses, au moyen de l'émeri et de I eau.- - Les ouvriers en mosaïque font usage d'un erchet semblable, mais en fil defer,pourdécou* per le marbre. — Les briquetiers se servent également d'un -ùi de fer pour couper la terre et former les briçiues.— Enfin, les horlogers, les arquebusiers, les doreurs, les serruriers, les potiers, etc., ont aussi leurs archets ; et les pêcheurs donnent ce nom à une baguette souple que l'on plie« pour attacher è ses extrémités des empiles garnies d'hameçons, après qu'on a placé au milieu un plomb et une longue ligne. Nous noua dispensons rie décrire l'archet avec lequel les musiciens jouent des instruments à cordes.
ARCHIERE (archit.}. Ouverture oblongue que l'on pratiquait anciennement dans les murs d^un chAteau fort, et par laquelle les archers tiraient leurs flèches.
ARCHILUTH (inst. de mus.). Grand luth A deux jeux dont les Italiens faisaient au^ trefois usage pour accompagner^
AECHlHiî. Petite arche. Se dit du oiutre formé dans la charpente gui soutient le terrain d'une carrière.-^ G est aussi le nom d'une mesure de longueur usitée en Perse, en Turquie et en Russie. Dans cette dernière contrée, elle équivaut A 72 centimètres de France.
ARCHITONNERRE (ph^s.). Machine de cuivre inventée par Archimède. Elle tance des balles de fer avec une force extrême el beaucoup de bruit. Cette machine porte aussi le nom de canon à vapeur.
ARCHITRAVE (archit.). Du grec i^x^p principal, et du latin irabs^ poutre, AngU architrave. Partie inférieure de l'entablement. Ou appelle architrave coupée^ celle qui se trouve interrompue par l'ouverture ou par la traverse du chambranleM'une fenêtre ; architrave mutilée^ celle dont on re tranche la saiflie en Tarrasant avecla tjriae*
ARCHITRAVES jarchit.). Se dit d'unie colonne ou d'une corniche accompagnée d'une architrave.
ARCHIVIOLE (inst. de mus.). Vieil in*
ARO
DE TECHMOtOGIR.
ARO
srramcnC qui $e composiiti d'une espèce do clavecin auquel se trouvait adaplé le mécar* nisme d*uiie vielle, et dont on jouait au mojf^n d*uno mnnivclle.
ARCHIVOLTE (arcbiU). Du latin unuM, arc, et volutus^ roulé. Angl, archivaulh Moulure plus on moins saillante sur la tète dos voussoîrs d'une arcade dont elle suit ei orne le contour d*une Imposte à Tautre. On nomme archivolte rustique^ celle qui n'oOTre que des moulures très-simples interrompues par des bossages unis ou vermiculés ; et archwolu reioumée^ celle dont la mou* lure, après s*èlre arrêtée è Timposte, fait un retour d'éqnerrCt pour se prolongiar sur toute la largeur du pied droit et du tru* roeau, et rejoindre Timpostede l'arcade voî« aine.
ARCHORES (mécau.)* Formé de arcAM.
Planches cinirées entre lesquelles on en^ ferme les meules d'un moulin à farine et qu*on démonte lorsque les meules ont besoin d'être repiquées.
ARCO (fona.)- Aogl. wute; allem. kriiixi* Parties de métal tombées dans les cendres, et d*oà 00 les retire en criblant ces cendres.
' ARÇON ^ell.). Du latin areust are, AngL Aidd/Âoia. On nomme ainsi chacune des deux
[ûèces de bois cintrées qui, jointes l'une à 'aotre par uoe branche de fer, forment le corps d'une selle de chevaL— On désigne encoret par le mot arçon» un instrument en forme d'archet, dont lont usa^e las bourreliers, les chapeliers, les drapiers, et gênéralemeot tous ceux qui ont à trayailler le poil, la laine et le coton. 11 sert à diviser les matières et è les séparer des ordures qu'elles cootienpent. Toutefois, dans l>eaacoop d'établissements, on a substitué à Tar* çob, un appareil à cvlindre oui obtient le même résultat avec plus de célérité.
ARÇONNAGE. Action de préparer, au moyeo de l'arçon, l'apurement des poils, des laioBs* des cotons, etc.
ARÇONNEDR. Celui qui travaille le poil, la laiue et le coton, en faisant usage de l'ar* (on.
ARÇONNIER. Fabricant d'arçons pour selles.
ARCOT (manuf.). Angl. iaoo/«ii and iilk Uuff; allem. arconenetu. Sorte de serge ou étoffe mêlée de laine et de soie.
ARCTIER» Fabricant d'arcs et de Qèches.
ARDAS8B (manuf.). Soie de Perse, d'une qualité Irès-inférieure.
ARDA8SINE (manuf.). Soie de Perse, de la plus belle qualité.
ARDEB (métrolog.). Mesure de capacité pour les grains, usitée dans presque toute l'Afrique. Sa valeur est de 182,000 litres.
ARDENT (cbim.). Du latin ardens^ anlû, jol est en feu. Angl. combuslibU ; allem. ormntar. Se dit d'un esprit qui, obtenu par .a dissolution d'un végétal fermenté, peut prendre feu et brûler. Tels sont l'esprit de via. l'eau-de vie, etc.
AROIEE (mécan*)* Angl. §hafl ropti aU
tem. wdlbammitil^ Grosse eonlo çjne l'on met autour ,de l'ensouple pour la faire tour* ner.
. ARDILLON. Du celt. erd, Poiuto« Angl, fMrang$: allem. ipUxeneiner êchnalle. Pointe de métal, ordinairement en fer, qui sert h arrêter dans la boucle, dont elle fait narlie^ la courroie qu'on y passe. — En termes d'imprimeur, l'ardillon est une petite pointe attacnée à la pointure qui sert à percer la feuille et à la fixer au tympan. Deux ardillons se placent de chaque côté du tympan de la presse.
ARDOISE. Du celt. ard, pierre, et ees, qui couvre. Angl. s/a/a. Variété de schiste argileux qui se présente en masses faciles à diviser en feuillets plus ou moins mince?. Ceux-ci sont solides, d'une surface unie, luisante, ordinairement d'un gris bleuAtre, et sont principalement employés pour la c-Ottverture des habitations et des édifices» I/ardoiie est l*objet d'un commerce trèsimportant, surtout en France, et les seules carrières d*Anger8 en fournissent annuellement 65 è 80 millions, dont la majeuro partie est exportée. Celles de Charleville approvisionnent la Hollande et la Balgique. Dans le commerce des ardoises, on distin'» gue plusieurs qualités. La plus belle, et psr conséquent la plus estimée est Vardoite car» rie ou carrée flne^ qui est de figure rectai-
Sulaire et dont la dimension est de M cent, e long sur 112 de large. Viennent ensut'.o le ji^ros noir^ qui ne diuère de la première que par des proportions plus jpetites; le pai7 no^, plus mince et plus léger que le précédent ; le poil iachéf moins ael que le poil noir, c'est-à-dire marqueté de quelques taches rousses ; le pot/ roux^ dont la nuanco est en eORet toute rousse'; la' corla, de ia même figure et de la même qualité que la carrée, mais beaucoup plus petite et plus mince ; Véridclle , qui est étroite et longue avec deux cOtéa taillés et deut autres brute; la cof/lne^ plus rare et plus chèfe que l|i carrée, et dont la forme est ordinairement convexe ; et enfin l'ardoise taillée m faille* r?i
Les ardoises doivant Mre compactes pour ne point absorber l'eau. Celles qui sont snoogieuses se détruisent bientôt par Taction successive de l'haasidité et de la gelée, il en est qu{ s'imbibent d'eau à la manière des éponges, et l'humidité qu^elles reçoivent par les pUiiés et les neiges les pénètre assez
Eour se eoararaniqiier a la latte et à laroge aur lesquelles elles sont attachées ; d'où H résulte qu'elle» eauaent la mine de la charpente qu'elles étaient destinées à con^ server. Pour joifer de la porosité d'une ardoise, il faut la plonger perpendiculairement dans de J'eau, par un bord seulement, le neste de la pierre demeurant hors du li* quide. Après qu'on l'a laissée ainsi durant quelques heures, si l'humidité n'a pas gagné rardoise au delà d'un centimètre aundessus du niveau da Tcao, c'est une preuve qu'elle est de bonne qualité ; mais elle est, au contraire, d'autant plue mauvaisoi que l'huinii