‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 270 sur 281 · KID · texte numérisé non relu

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DICTlOnNAIRfi

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qui prodMÎsent crf sons; mais Timperfectiun de noire organe auditif ne nous permet guère de dislingiji'r les nuances des fons, qu'autant queladistanee entre elles est assez considérable pour pouvoir 6tre appréciée.

INTRADOS (archU*)* Partie intérieure et concave d'une voûtQ. On loi donne aussi le nom de douille i^iériisuri.

IN-TUENTB-PEUX (inopr.). Anri. in ihirty-two. Se di( d'un livre où la feuille est pliée en (rente«>deux feuillets qui forment soixante-quatre pages.

INrTRENTB-SlX (impr.). Angl. in thirttf six. Se dit <i*un livre où la feuille se plie en irepip-six feq^l^U et donne ^oi^anle-douie pages.

INTRIT (métallurg.).. Se dit de rocbes mélangées dan^ lesquelles une espèce mi néfale f^st cimentée ayec d'autres par une pAte.

INTRO - PÉLYIMÈTRE (inst. de çhir.).

Instrument destiné è mesurer l'étendue des détroits du bassin dans lesobstmotions.

INCUN£ (chim.)- Angl. id: allem, tViu- Hh. Principe immédiat qui fut rencontré d'abord daBS la racine d*aunée« inula Ae/efitttmi et plus lard dans celles du topinambour» dtt dahlia» de \ê cbicorée» du coli:bique, etc, C'eal une substance blancbf» pul- Térulonte» très-fine» insipide» inodore» peu solu^le dans Teau froide» trës-solubl^ dans Teau bouillante» et qMi se compose de car* bone» d'bydrogène et d'oijçène dans les rapports de C'^H**0*^ L'inuhne se dépose» sous forme de poudre» dans une décoction refroidie de racines d'aunée ; ainsi que TamidoD elle se eonverttl en sucre par l'acide sulfurique étendu etbopillant; mais elle r.d donne paa d'empois avec l'eau bouih iante» l'iode ne la eplore pas en bleu. Celle matière reçoit aussi le nom de hélénine.

lN-VlNGT*QUATaE (impr.). Angl. in iwenly-fQur. Se dit d'unlivreoùlafeuillv»

pliée en Tingt-quatre feuilleta» forme qua'r rante-buil pages.

lOOATE (ciiim.). Angl. id.; allem. tedt aouff. Combinaison de l'acide indique avec une base.

IODE (cbim.). Du grec cbfi« violette» et êlhcf apparence. Angl. ledinr; allem. tod. Corps simple qui a été placé dans les mêlai-» joïdes» è la suite du cblore et du brome. C'est en 1811 que Courtois» fabricant de soude à Paris» découvrit celte substance aux belles vapeurs violettes» à Todeur désjgréan ble» et qui joue un si grand rAle dans la photographie i ei son histoire chimique fut donnée par Gay-Lussac dans sn Mémoire qui eut un grand retentissement. Liode est solide è la température ordinaire» mais fusi-* ble €i volatil i des températures peu élevées. A 101 degrés il sa copvertit en un liquide d*un brun foncé ; vers 18Di il entre en ébullilion» ei la vapeur qu'il émet est d*un violet foncé; couleur qui est caractérisliiiue de ce corps. La densilé de celui-ci» lorsqu'il est solide» éflaie 4,W; l'iode gazeuiatleint^,716; d'où il résulte que sa vapeur est l'un des gaz les plus pesants. Quand on veut reconoalire la présence de l'ioîlc dans une matière

3ui en contient» on traite eelte^ par Ths». on qui prend aussitôt uqe eolortliODt«Q# trèS'iofipée. I^'équivalent de Tiode est 1 = 1578» 2. Courtois avait trouvé Tioda daa« .« plantes msrin^^s et par lieu lièremenl daoi '^ fucus* On le signala ensuite dans les mu çle la mer elles-mêmes» puis daos lesoji salifies et dans les eaux an lfuretises,ft cifin MM. Muller et Chataip Tonl extrsîi i'^i plantes d'eagx douces et 4e lesn* nilint Le cresçon officinal» la potaiiin^eli»n rn»,*». ie roseau à balai» la renoncule ^qualifiât, t

Elaotain, le trèfle d'eau» eICt, ensonisalarc^ es espèces qui vivent dans le9 eaux:*r rentes et les grands bas^îsis, oonlieaftc:: plus d'iode que celles qui babiieot leftN-.t stagnantes. La proportion i|,ias laqoei<« t eorps se présente dans les ^lajiies mi ifr;4pendante de leur nature oq de UMir pl'« dans l'ordre naturel. Il semble eiisler u -<• les végétaux ft l'état d'io<Jure alcalin sohi. - C'est dans le polutwn filtré des Modrtsu. nues de rincinératiop des plantes, sv*' diacide sulfurique ou nitrique* quif Toi. -t nrocuret h Tâide d'un peu de colle iTaftiirï la coloration violette qui proore laprév^et de l'iode. telui*cî se rencontre encore a» i* les minerais d'argent et de zinc; on r« -^ cueilli dans plusieurs mmes du Meskj. .

«combiné avec l'argent et le plomb; or • Irneve encore dans le produit de ta disL* «^ lion de la houille; en quantité renarquc dans le foie de la raie et celui de la mor .* et H. Chalain a constaté qu'il se préseï quelquefois dans l'eau de ptpiet dans Is rportion énorme de ^ ^» et même ,% milligramme par litre. Liode s'exiraii.-cendres des plantes marines. Oo en t^'--^ d'abord» par voie de cristal lisatioa, la ' ieure partie dea autres sels; od dtfolT esuite les eaux mères avec de Tecide se^'que et du peroxyde de manganèee ; ec ' • séparé alors de ses combinaison» » se rv« en vapeura que Ton rendense daas un *tcpient. Outre son emploi dans la.pbok'f* phiet celte substance est usitée das« « pratique médicalet et ses pretoiéres aifiO lions comme moyen thérapeutique ettf • faites par le docteur Goindet, de Géc^^f le docteur Lugol» de Paria. L'ti^de f fcs^ une action trto^flicace sur les ig}Ui^Ê^ attaque le gollre et les acrofules» ec r •» reconnu que les éponges celeiué^» rer-^ mandées dans le traitement du g«>ttr«^ v«* TL\\\* siècle» doivent leur propnélé cunà riode qu'elles contiennent. EocltiB' corps sert pour découvrir daas les r^a^ l'amidon, qu'il colore en bleu ; pour sj ser les eaux sulfureuses au mujen d^ » fhydromètre» etc.

IODÉ (chifn). Qui contient de TMér lODEUX (chiuu). Qui tieul de Tioâdonne lu nom it'«cîd# {edeiur k ua eoti venant du premier degré d'osjdsàf-l'iode, mais dont toutefois on ue t«». soupçonner Texistence.

lODHYDRATB. Fey. Htmio^^tv

loOURB.

lOUUYDRiQUf; (Aaos). Cd

DE TECHNOLOGIE

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«p^lTe aussi hydrioéiqut. fui découvert par Gay-Lussac en iSii. Cesi un composé ga zeux, formé d'iode et d'hydrogène, IH, funiant à Talr, d'une saveur acerbe et astrin-* gentet d'une odeur suffitcante, d'une deiisitë de4,4« ut trës-solubfe dans t'eau* On l'obtient en ctiaoffanl avec de Tiode aâe matière or-

Sanique hydrogénée» comme de Tessence 6 térébenthine, f)ar exemple ; et it dissout les oxydes métalliques, en produisant ai^ec eux de l'eau et des lodûres.

lODIDE (rhiro.). CombfnaisoTi de Tiode avec des corps moins électro-négatifs que lui.

lODINE (chim.). Nom qui a été donné i l'Iode.

lODIQtJE (Acide). Acide composé d'iode et d*oxygène, 10\ queGay*Lussac découvrit en 181 b, en mente temps que Tacide iodhydrique. Il est solide, cristal Ksable en lames hexagones, d^une saveur acide, ei attire Phumidifé. On l'obtient en chauffant de l'iode avec de Tacide nitrique concentré ; et, par une forte chaleur. Il se décompose en iode et en oxypjène.

IODOAt\OÉNTATE(chim.). Se! qvH résulte de la combinaison de l'iodide d'argent avec un îodure d<» mêlai éleclro-positif.

lODOBORIQUS (chfm.)- Se dit d'un acide provenant delà combinaison des acides iodiqoe et borique.

lODOCfifLORDRE (chim.). Composé qai résulte du mélange (Pua iodur» avce^ un chlornre.

lODOCYANURE (cbîm.>« Composé résultant de Tuniôn d'un cyannre arec un iodure.

1OD0BYDRAR6YEATB (chim.). Sel provenant de la combinaison de Tiodnre de mcrenre avec un Iodure de métal^ élecirt»^ positif.

lODONITRIQtJB (chim.). Se dit d^in acMe qui résulte de la combinaison des acides iodique et nitrique.

lODOPHOSPHORIQUE (cMnr.). Se dit d'un acide fourni par l'union des acides iodi4}ud et phosphorique^

lODOPHObPHURB fcfaim.]. Combinaison d'iode et de phosphore*avec un corps simple.

lOIX)PL0MBATE.(cfaim.). Sel oui résulte de la combinaison de l'iodide de piorab avec un iodure de métal électro-positif.

lODOSEL (cfarim.); Combinaison d*iodoresde métaux éleclro-négatifs avec des iodu* rea de métaux électro-poaitifi», combinaison que quelqctes-iins corisidèronl comme une classe particplière de sels.

lODOSUtFUREfchim.). Combinaison d'un iodure avec un sulfure.

lODOSULFURlQUE (chim.). Se dit d'un acîde aui résulte de la com&inâison des acides iodique et sulfurique«

lOBBATE (chim.}. Sel qui rés«lte de la combinaison de i'acide iodbydrique avec une base*

IODURE (chî4n.)« Angl. iodidei allem.

iodid. Se dit d'un composé qui résulte de ruiiion de l'iode avec un métal ou un autre corps. On reconnaît les indurés en y aioulaiil uiM solution de cblore et un peu d em-

pois d'amidon : le cblore déplace l'iode qui vient alors colorer l'amidon en bleu. La plupart des indurés sont employés comme agents thérapeutiques. L'todwre fiÉrêmie^ qui ésl solide et d'nil rou|;e do laqite, eât usité contre certaines affections de la peau; ^ Viodûte it baryum èst im sel blanc tft cristallisé ^ui sert è combattre tes eiigorgements scrofuteax; XHùéwtë de fet^ qui est brun, styptique et très^-déliquesceni, guérît les Sueurs blanches ; le^ i^aureu de mercure sont efEcaees aussi contre les affeetions scrofu* teuses, etc.; Viodur^ de potuMtiuni^ qu) a i*a»pect dii sel marin et jouit d^ la propriété de dissoudre les iodufes insoluble^ dtfns t*eau, cofnme ceux de plomb et de mercure» est préconteé poilr combattre la colique des peintres, les maladies des doreurs au mercure, et les mêmes affections qu^attaquent • le^ iodûreâ de mercài^e et de barylim. Eufla l'retfttre de p/om6 se fait remarquer par sa belle couleur d*or, et ses cristaux en pa44lettes hexagonales, qui sont souvent ti^MArges.

IONIQUE (archtt.). Troisième des six ordres d'architecture, f^i prend iM nom de l'fonie, où il fut perfectionné et adopté avant d'être connu des autres peuples dé \é Grèce. Cet ordre, plus élégant que tous les autres, s'élève sur vingt-det^x module^ et quinze parties. On appelle tonique merdama, un ordre qui se distingue de l'ionique amien, par le chapiteau qm est emé d'une guirfaïide allant de l'une k l'antre volute.

IOURTE (coostr.). Sorte de hutte qui sert de demeure aux Lapons et aux Samovèdee.

IPÊCACUANRA (comm.). Mot brésHten qni signifie écorce odorante. L'ipécacuanhai cephaUi ipeeactMnKat est une plainte de la famille des rubiacées qui erutt daiisf les forêts et lies vallées du Brésil, et c'est de rhizome de cette plante que l'on tire Vipéea^ cuanAa grk ou ip^oeiiafiJkff afimU qui se présente- dans le commerce en morceaux allongés, de la grosseur d^une plume k écrire» entrecoupés d'anneai»x et d'étran^le* ments successifs. La saveur de celte racine est Acre, amère , d'une odeur nauséabonder et c'est particulièrement dans son éceroe que résident les propriétés émétiquesqui la caractérisent, propriétés qui sont dues è un principe qui a reçu le nom d'éméime. Dans te commerce, on ?end aussi, sous la désignation d*tpA;aciiafiAtt 6riiii, à'ipieaeuanha noir et dUpéeaeuanha eirié^ les racines d'une autre piantclepayeAo/ria f«i6ltca,qui possède également des propriétés émétiçipes, mais a un moindre degré que le véritable ipéca* cuanha*. On an^ielle enfin ipéeacwmha blême la racine de rtanidîtt» ijflêeaeuanha^ de la famille des violacées, mais qot a peu de vertu. L'emploi de l'ipécacuanba en Europe ne date que du xvii* siècle. Un médecin français , Legras, eu apporta d'Amérique qn 1673; mais la mauvaise administralîoa que l'on tit de ce remède te fit presque aussitôt abandonner, et ce ne fut qu'eu i686« qu'un médecin bollandais , nommé Adrien Helvétius, et établi h Reims, le mit en faveur. Il en obtint même de tele résultats » que

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Louis XIV lui fil donner mille louis d*or. Afin qu'il rendit public son mode de médiftalion dont il faisait un secret. De France, l'emploi de i'ipécacuanha passa en Allema-

Î^ne, puis en Angleterre et de là dans toute 'Europe.

IPSOLA (eomm.)- Sorte de laine qu'on tire d<^ Constantinople.

IRIDATION (phjs. miner.)* Propriété qu'ont certaines substances minérales de produire sur l'orsane de layue Timpression des couleurs de nris.

IRIDESCENT (phys.). Qui réSéchit les couleur^ de l'iris.

IRIDEDX (chim.). Se dit d'un des oxydes de l'iridium et des sels qu'il produit.

IRIDICO-AMMONIQUE (chim.). Qui est produit par la combinaison d'un sel indique avec un sel ammonigue.

IRIDICO-POTASSIQUE (chim.). Qui résulte de l'union d*un sel indique et d'un sel potassique.

IRIDlCO*SODIQUE (cfaim.). Combinaison d'un sel iridique avec un sel sodique.

IRIDIQUB (chim.). Se dit d'un des oxydes de l'iridium et des sels qu'il produit.

IRIDIUM (chim.). Métal découvert en 1803, et presQue en même temps, par Tennant et par Collet-Descolilz, dans le résidu noir qu'on obtient en traitant le minerai de platine par l'eau régale. L'iridium est d'une couleur grise et se trouve contenu, comme il vient d*étre dit, dans certains minerais de

Ç latine « particulièrement celui de Nijniagilsk.

IRÏDÔSO'AMMONIQDE (chim.). Qui résulte de la combinaison d'un sel irideux avec un se) ammoniac.

IRIDOSO-SODIQUE (chim.J. Qui résulte de la combinaison d^un sel irideux avec un sel sodique.

IRIS. (opi.). Du grec Ipig, même signiBcatiOB. Se dit des couleurs changeantes qui . se produisent quelquefois sur les verres des télescopeset des microscopes, et ressemblent h celles de l'arc-eo-ciel. — Spectre coloré qde le prisme triangulaire forme sur une muraille, lorsqu'on l'expose, sous un angle convenable^ aux rayons du soleil.

IRIS (joaill.) Nom que l'on donne à une pierre orientale ayant la couleur du petitlait et mêlée d'une teinte légère de bleu céleste. On appelle aussi irii chaleédonienne^ une espèce de chalcédoine de trois couleurs qui, lorsqu'on la regarde eu l'opposant au soleil, produit des nuances semblables è celles de l'arc^n-cie}; et iris eiirine ou $ulh ctVnne, une sorte de cristal de roche qui reçoit encore le nom de fou$$e lopaxe.

IRIS DE FLORENCE, (comm.). Plante qui . crott en en Italie, dans la Caruiole et dans .1 les parties méridionales de l'Europe, et que " Ton cultive en outre dans quelques localités, particulièrement aux environs de Florence, à cause de sa racine dont il est fait une grande consommation. Dans cet endroit, on la reproduit sur des murs en terre, sur le bord des champs, et souvent on l'emploie pour abriter des végétaux plus sensibles au

froid. On ne récolle ses racines que la troisième année de la plantation; des qu'elles sont arrachées de terre, on les dépouille do leur écorce et on les étend sur des nattes de jonc pour les faire sécher au soleil; mais souvent on est obligé d'achever (a dossicca tion au four. Quand, ces racines ont élébien mondées, leur couleur est blanche i notérieur comme k l'eilérieur. Les parfumears la réduisent en poudre pour donner Todeur de violette à diverses préparations et pout en faire des sachets ; on en forme aussi des espèces de brosses h dents ; les marchands de vin s'en servent pour donner k certaioes qualités le bouquet des crus de Rordeaux; /nais son usage le plus répandu est pour la fabrication des pais k cautère, usage auquel elle est parfaitement appropriée, parce qu'elle e&t d^un tissu lAcne» spongieui et bien homogène; qu'elle se gonfle fort peu par l'humidiié ; que son odeur agréable masque en partie les émanations fétides el re« poussantes de la plaia; et que son principe Acre fournit le léger stimulant nécessaire aa maintien de la suppuration. Les pois à cautère se fabriquent a Taidedu tour, et, suitaot que les morceaux de racines sont plus ou moins sains, on fait des pois plus ou moins gros dont on assortit ensuite les diverses dimensions au mojen de cribles percés de trous égaux.

IRRADIATION (phys. opt.j. Dulalioim en, et radiare^ rayoni^r^ Se dfit de l'expausiou ou débordement de lumière oui enrironne les astres et les fait paraître plus grands qu'ils ne le sont en réalité. Cet effet est quelquefois si considérable, que Tjcho- Brahé et jKépler estimèrent le ciamètrede la planète de Vénus, le premier douze fois, et le second sept fois trop grand. Ce ii*e$l que depuis Tinvention des lunettes et particulièrement de celle du micromètre de Huyghens, instruments qui diminuent ta

Ï nanti té de l'irridiation, qu'on a pu sefiier 'une manière plus exacte sur la grandeur apparente des astres.

IRR£DUCTIRLE(chim.). Seditd'unoiyde métallique qui, comme Toxjde d'antimoioe, par exemple, ne peut être réduit en métal.

IRRIGABILITE (a^ricult.}. Oualité d'un terrain propre k être irrigué.

IRRIGABLE (agricult.). Se dit d'un terrain qui peut être irrigué.

IRRIGATEOR. Instrument propre k l'arrosement des allées, des trottoirs, etc.- Instrument employé pour des injections et des lavements.

IRRIGATION, ARROSEMENT (agriooK.

hortic, hydraul.}. Du latin irrigàrtf arroser. En France, ces deux opérations 80Dtpres()Ia toujours accomplies avec une extrême incurie. En Espagne, l'irrigation est uo srl véritable, art qui n'a rien de moderne pott^ tant, puisqu'il lut légué k ce pays par les Maures. G est que l'irrigation en effet esi l'un des mojens les plus importants que rbomme ait imaginés pour foir^ fructifier la sol qu'il cultive.; et ce moyen, il derraj avoir inoessammeut recours , quelles que

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DE TECHNOLOGIE

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soient d*ailteors les décout erles qui, dnns Pavenir, coniribaeront à la ferlililé des terres, et h rendre plus prompts et plus parfaits les travaux que celles-cî réelniuent. Nous Usons ce passage dans un livre de M. deGirardin, intitulé: Politique tintver« nllt, décred de Favenir:

« J*cnlrevois dans Tavenir une époque où )*ngrinullure s« divisera en agricuUure à Veau froide et en agriculture à teau chaude; oh la terre, avant d être ensemencée, labourée, horséo, subira des préparations analogues h celles que la Jaine subit avant d^élre convertie en drap 'tissé, tondu et apprêté. Avant de labourer la terre, on la nettoiera, on extraira les pierres, on la cardera, en quelque sorte, comme on nettoie et comme m carde, avant de les filer, la laine et lo l'olon. Dès qu'une opération est susceptible l'atteindre une rigoureuse précision, la ma<- 7hine peut 8*en charger : Pnomme n*a- plus ]u'à s'effacer; ce qu'il faisaîl, eHe le fera nieux que lui ; et si elle ne le fait pas tout le suite, elle te Asra plus tard. L'homme est supérieur attx roaeliines par l'intelUgence ; es machines sont supérieures à l'homme )ar la précision. La précision est l'âme des )inrhiiies, c'est leur génie. Toutes lesopéallons où la puissance mécanique intervient ic tardent pas h se lier étroitement et méfiodiqueroenl. Dn progrès so déduit de Pauvre. Il suffit, pour s'en convaincre, d^avoir isité une seule fois une grande filature et l'un avoir suivi une è une toutes les opéraions. La terre se traitera comme se traite m tiftsu. Semer en ligne et moissonner méaniqueroent ne seront plus des diflicul lés tés que la première difUcuilé aura été vainue : celle de régler, h volonté, la pro- Dndeur du labour, et de lal>ourer k la valeur à moins de frais qu'en se servant de ^œufs, de vaches ou de chevaux. Applicaion de ta machine h vapeur k ta culture de I terre, jardinage mécanique, voilà ce c^ue appelle Vagrieulture à Peau cAaude., Main* ?nanl, ai-je besoin de dire que, par'l'o^rtutture à F tau froide^ j'entends Yari de$ rrigations appliauées sur la plus vaste ehelks k toutes les terres roontueuses, aoicU^ntées, qui, par la même raison qu'elles eraient impossibles k labourer mécaniquorent, se prêteraient admirablemeul k être inverties en prés naturels, ce qui permetait de nourrir un grand nombre de besaux, et de substituer dan& une forte pro* nrtioo Tusase de la viande k l'usage du lifi dans l'alimentation des travailleurs. v«»c autant de bestiaux et beaucoup de )iirrages,on aurait assezde fumier pour fuor les terres labourées par la machine k ipcur. Dans l'un comme dans l'autre sysiiie, agricultureà Ceau froide tiagrieulture reau chaude, »

J/aclion de l'eau sur la végétation est de

plus haute importance : elle rétablit l'éjîlibre entre la température et l'humidité, ►m bat la sécheresse , tempère le froid en ver, et augmeute la puissance de la chaur en été. L*eau fait narUo dea élémeots

constituants dû végétal , puisqu'elle fornio des deux tiers aux trois quarts du poids d<\s plantes vertes. Elle lui fournit aussi deux" éléments de la matière organique : l'hydro-

5ène , qui résulte de la composition môme' e l'eau, et l'azote, provenant de l'ammô-'*^ niaque dont la présence a été démontrée dans toutes les eaux que Ton trouve a la surface de la terre, même dans les eaux de pluie. Souvent encore l'eau d^arrosage apporte k la végétation des éléments minéraux importants, comme de la soude, de la po« tasse , de la (baux et de la magnésie. A l'automne et au printemps», les eaux troubles charrient un limon qui, indépendam* ment des substances organiques et de Thumus qu'il renferme, |>eut améliorer la nature même du fonds, lorsqu'il est appoprié k la composition minérale du sol. Les heureux effets do l'eau employée k l'irrigation sont d'autant plus grands • que cette eau contient une piusgrande proportion d'azote dans la matière organique qu'elle dissout. Toutefois cette condition même n'étant pas remplie, l'eau n'en resterait pas moins un véhicule des plus précieux pour la végétation, k cause de l'acide carbonique dont elle se trouve chargée, et des phosphates et des sels minéraux qu'elle o|)èredans l'organisme de la plante.

Les eaux ferrugineuses faiblement chargées donnent de Ta tonicité aux plantes, et préservent les troupeaux de la pourriture. Dans les circonstances ordinaires» c'est-kdire lorsque la chaux n'existe pas dans Teau en trop grande abondance, celle oui a eoulé sur les terres calcaires est très-bonne , et il en est même de cdies qui sortent dos formations granitiques ou volcanic^^ues et qui contiennent de la soude et de la potasse. Les eaux saumêtres des mares et celles des flaques d'eau salées, produisent aussi d'assez bons résultats lorsqu'on les emploie avec modération , surtout dans un climat sec, et les herbagers arrosés avec de Teau salée sont les plus salubres pour le bétail et la qualité de la viande.

Les eaux défavorables k la végétation sont les suivantes : celles qui sortent des forêts et n'ont coulé que sur des terres ombragées, iiarce qu'elles sont froides, retardent conseauemment la croissance des plantes, et amènent en outre des graines d'espèces sauvages qui envahissent souvent le terrain mis en culture.. Quelquefois encore elles contiennent en dissolution un extrait acide du terreau formé par les débris des arbres, ce qui les rend de pl4is en plus nui* sibles. Les eaux qui sortent des marais et des tourliières sont aussi communément acides et renferment des substances astringentes antiseptiques qui arrêtent les mou* vemenis organiques des plantes et font jaunis leurs feuilles ainsi que leurs autres parties. Quelques eaux de sources, mal aérées, sout également mauvaises si on les emploie immédiatement k l'arrosage, attendu qui' primitivement privées d*oxygène , elles s'emparent k mesure de celui que contient

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