‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 272 sur 281 · IVO · texte numérisé non relu

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fermant les mdmes élémenCs combinés dans les roémes proportions , ont cependant des propriétés différentes. Telles sont entre aaires le sucre de raisin et l'acide acétigue ionl les propriétés ne se ressemblent point» [fuoiqu'ils contiennent exactement les mêmes proportions de carbone » d'hydrogène 9t d'oxjgène.

ISOMÉRIQDE (cbim. }. Se dit des corps somèro».

ISOMÉRISHE ( cbim. ]. Loi en rertu de aquelle des corps ayant une même consti* ution moléculaire et un même poids ato* nique, ont cependant des propriétés physi* |ues différentes.

ISOMORPHE (cbim.). Du grec îtrùc, égal, »t fiopfif forme. Se dit des substances qui iffertent la même forme cristalline dans eurs combinaisons avec d'autres corps, en ertu des mêmes proportions atomiques*

ISaMORFHIE (cbim.). Etat de corps qui, lifférant par la composition, affectent la nême forme en cristallisant.

ISOMORPHISME (cbim.). Propriété qn^ont es corps différents de cristalliser sous une (lême forme géométrique. Ce pbéoomdne ut obserTé pour la première fois par Gay- «ussac, et a été l'objet d'une étude sfiéciale le la part de M, Mitscberlich, qui a fait conlaftre une série nombreuse de corps isomor- >bes. Les exemples de l^isomorpbisme se ^ésenlent surtout parmi les carbonates qui e présentent tous sous des formes qui ppartiennent h un rbomboèdre dont les an* les sont à peu près les mêmes, ce qui rend iflicile de les distinguer les uns des autres ans recourir à l'analyse. Après eux vienleolydans les séries isomorphes, les su!ites, les séléniates, les manganateset les broroates h même base; les phosphates et 3S arséniates è même t>ase ; les chlorures, is indurés, les fluorures et les bromures à lême base ; les sels de baryte, de strontiane t de plomb, formés par le même acide; les dis de potasse , d'ammoniaque et de soude n hydres, dus aussi au même acide; les els de protoiyde de magnésium, de zinc, e manganèse, de fer. de cobalt, de nickel, e cuivre, formé par le même acide et renirmant la même eau de cristallisation ; et »s sels de sesquioxTde de chrome, de fer, B manganèse et dalumine, formés par le lême acide.

ISOTHÈRBS (LiOHBS ). Du grec Utç, égal» . Hfif été. Lignes de convention qui paaïnt par les lieux dont les moyennes de l'été mt égales.

LM3TMERMES (Lignbs ). Du grec Tn^, ;aUet6ipfi9, chaleur. Lignes supposées jî passent par tott? les points de la surface s la terre pour lesquels la température oyeone est lA même. L'espace compris ene deux lignes isothermes est appelé bande oiherme ou Jioiitf (iplAemie. Ainsi, par exu pie, la ligne îsothermede 10* à 5* est celle JÎ est comprise entre les lignes isothermes » 10* et de 5\

ITALIQUE (impr. ), Caractère qui tire »D origine de récriture de la chancellerie

romaine, désignée par les roots eurâiveioi 8€ucane€Uario9^ et qui fut appelée eunive^ puis tetirei véniiienntif parce que Ihs premiers poinçons en furent faits à Venise ; enfln italique^ parce qu'elle nous vient d'Ilie. Ce genre de caractère se distingue des autres en ce que sa forme est inclinée de droite h gauche.

ITINÉRAIRE. Voy. Colonne.

IVOIRE (oomuK ). Du latin tbur. Substance osseuse qui constitue les énormes donts connues sous le nom dedéfenindeVéUphanêf et qui est de même nature que les os proprement dits. Par rapport au commerce, le l^enre éléphant offre deux espèces distinctes : Nléphanidti Indei^ dont le front est concave, et celui du Cap^ q.ui a le front convexe. C'est particulièrement de ce dernier qu'on recherche les défenses, soit en rai-< son de leur dureté, soit k cause de leur volume considérable, car il n'est pas rare eu effet d'en rencontrer de plus de S mètres de longueur, et de 0*916 de largeur è la base. Le plus grand nombre des défenses d'éléphant viennent do l'Afrique, surtout de la cAte de Guinée, et des Indes Orientales, particulièrement de l'Ile de Ceylan. Ces défenses sont connues sous le nom de mor/l/, et il en est du poids de 80 kilogrammes. Ou distingue aussi leurs qualités suivant leur provenance. Ainsi Viffoire de Guinée^ qui est légèrement blond et translucide, est le plus estimé de tous, parce qu'il est le plus serré, le plus lourd, et qu'il blanchit en vieillissant, tandis

Îue tous les autres jaunissent : Citoire du ap est blanc, mat et queh^uefois un peu Jaune; rteoire de Ceylani\u\ esl rare, est d'un blanc rose, et plus tendre que tous les autres; Vivoire foefUe de Sibirte^ q^uoique enterré depuis la dernière révolution du globe, est bien conserté et de bonne Qualité, et on le livre dans le commerce sous le nom d^tootre verl, parce qu'il est d'une couleur blanche faiblement verdâtre. Outre l'ivoire de l'éléphant, il en est encore fourni, qui est estimé, par les dents de l'hippopotame, du morse, (lu narval, etc.

L'ivoire était «site dans Tanliquité; les Hébreux, ainsi que le prouvent divers passages de la Bible, en décoraient leurs meubles et les murs des temples; les artistes grecs en Qrent Usage au retour de la guerre de Troie, et les Romains en ornaient aussi leurs temples leurs habitations, et en fabriauaieutdes meubles, comme, par exemble, les chaises eurules de leurs sénateurs. Au moyen Ase cette substance était d'un emploi très-répaodu pour la sculpture. L'ivoire a d'ailleurs un tissu, une couleur, une Unesse de grain et une dureté qui le rendent (rès-utiledans un grand nombre d'arts. Le réseau de losan-

Ses ou d'aréoles rhomboïdalfsqii'on observe ans la coupe transversale des défenses est un caractère qui fait reconnaître facilement l'ivoire et qui le distingue surtout des os ordinaires, dans lesquels on n'aperçoit que des couches et des raies longitudinales. Il se faite Dieppe un commerce très-étcndude l'ivoire, non-aeiilement par la vente des dé-

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f enses brutes, tDAîs encore par les ouvrages que Ton y 'faitayec celle malidre. On y re« marque des objets tournés, avec autant d'élégance que de régularité ; d'aulres qui sont déconpésà jour avec une extrême habileté ; quelques-UDsdescuIptésavecbeaucoupd'art.

Ùivoireperd assez promplemenl sa blancheur au contact de Tair etde la poussière ; mais on peut empêcherde jaunir en le renfermant sous une cage de verre hermétiquement fermée. On le ibint de différentes couleurs, et après l'avoir laissé tremper préalablement durant quelques heures dans une solution d'aluo on dans du vinaigre» en le plongeant dans un bain de bois do brésti, de safran, de vert degris, ou de sel de fer» selon qu'on veut ravoir rouge, jaune, vert ou noir.

On doit k Darcel un procédé au moyen duquel on obtient une écaille factice impu* trescilile, tout à fait semblable à Técaille rouge, en tannant la gélatine extraite de V\ voire. Voici ce procédé : on traite l'ivoire par l'acide bydrochlorique faible, et on obtient ainsi la gélatine brute; puis on tanne celle-ci comme on tanne les peaux, dans une dissolution de tan. En cet état, elle est parfaitement insoluble, inaltérable par l'eau et par l'air, conserve parfaitement sa transparence, et ressemble h s'y méprendre à la belle écaille rouge, surtout lorsqu'elle est veinée avec la dissolution d'or et d'argent. On peut travailler cette gélatine tannée comme l'écailIe; on la ramollit dans Peau

bouillante où elle se sonide fl<miroe la oome et l'écaillé, et prend ainsi la forme qu'en veut lui imposer.

Avec les débris de l'ivoire on obtient iusst» par la carbonisation eu veîsseaex d^s le charbon qoi eat eonne seue le nem de lietr <rteatr«. Voy. ce mot*

Autrefois, la pratique médicale compta nait au nombre de ses remèdes une peiidre qui portait le nom de $pode d'ivoire. C'était en effet de l'ivoire pulvérisé et en Tetiployait comme astringent.

IVOIRE ANGI.A1S. Corne blanchie par un procédé de M.. Brown, de Londres, el

3ui fut admise è l'exposition uniterselie el855.

IVOIRE ARTlFiClËU Pré()afatîon particulière sur laquelle on obtient de belles épreuves photo^crapblqoes*

IVOIRE VÉGÉTAL* On donne ce non 1^ la semence d'un arbrissean éa Féreu, qee les naturalistes appellent pAt^eiepAos à gn>s fruits, et que les tourneorasubstitueoikt'îvoî* re animal pour les petits obietaw On^disltaigiie celle substance da véritable ivoire, ea y déposant une goutte d'acide aulfurkfueeoii* ceutré, lequel y développe aussilÀi une teiute rose qu'w^ simple lavage à l'eau fait disparaître^ tandis que cet acide ne produit aucune coloration sur l'ivoire animal*

IVOIRIER. Angl. itorjf-worker ; aWem.

ef(€nO<itMrb$Uw.C^iiài ^ui travaille l'ivoire^

J. (impr.). Longtemps cette lettre fut appelée t d^HsUande par * les imprimeurs, parce que ce furent les Hollandais qui introduisirent ce caractère dans la typographie.

JABLE (tonnell.). Rainure pratiquée au bout des douves d^un tonneau, pour recevoir les pièces du fond. La paroi extérieure de la rainure du jable est perpendiculaire & la surface de la douve, tandis que la paroi intérieure est un peu inclinée. Avant de creuser celle rainure le tohnelier a soin de bien égaliser le bout des douves; et, pour y parvenir aisément, il dresse la futaîFle sur une surface piane, atin d'examiner si toutes les douves portent bien sur celte surface; et dans te cas contraire, il faft descendre à coups de maillet celles qui ne portent pas. Alors, soit au moyen de la scie s1l y a une grande différence, soit par l'emploi du rabot, s'il y en a peu, il égalise toute la surface, et c est ce qu'on appelle parer h jable. Cela fait, il prend la jabloire, pose la partie plate ou Ma joue sur le bout des douves, le fer dirigé sur l'intérieur de la futaille, è l'endroit qu'il a fixé pour la rainure du jable; et, en faisant mordre ce fer circulairement, il pralique celle rainure de telle sorte qu'elle se trouve parallèle au bout des douves. Enfin , il opère de même ponr l'autre bout, et avec les mêmes pré-

cautions et la fulaifle est ainsi iebUe^ c'està-dire en état de recevoir les londs. — On nomme peigne de j.ab le fes petits morceaux de douves, taillés exprès, q^'on fait entrer de force sous les cerceaux, pour rétablir les jables rompus. — Jonction du fond d^uu pot avec la flèche.

JABLBR (toimelk). Feiae le jaUe dee douves..

JABLOIRE (lonnell.}. Anfff. notchtr: allem. A:tniiAo(ffL Instrument dont le toouener fait usage pour former la rainure appelée Jabfe. C est une espèce de trusquin en bois dont la Joue s'appuie sur le bout des douves, et ooiiil le lert taillé comme une scie, fait la minure. Ce fer est emmanché dans une pièce de tôle , et on lui donne la saillie indispensable pour que la rainure ne soit pas trop profonde, parce que , sans celte précaution, la douve n'aurait pas assez de force dans reCte partie el casserait. Il est d'ailleurs important que toutes les dooves soient creusées d*une manière uniforme ei que fa profondeur de la rainure soit égale dans toute la circonférence de la futaille; car la douve qui serait creusée* plus que tes autres ne présenterait plus de solidité suc ce point, et c'est pour arrivera un résultai satisfaisant qu'on ne laisse au for que la saillie strictement nécessaire. Dès que la

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