‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 273 sur 281 · JAL · texte numérisé non relu

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lAle Tient ^ «fipujrer sur le bois» le fer ne mord f^lns.

JACARANDA. Toy. Paussandiib.

JACHÈHB (agricult.). Du lutin jaare, se reposer. Etat d*une terre labourable qu'on laisse reposer durant une on plusieurs années, avant de reprendre sa culture. Celte pratique est généralement détruite aujourd'hui par Vanolemeni,

JACHÉRCR (agrifult*). Labourer des;a« chères.

JACHÉRIE (açrleolt.). Terre qu'on laisse reposer.

J'ACKTAN. (métrolog.). Mesure de Ion-* Riieur employée en Guinée. Elle correspond li 3 mètres 65 centimètres.

JACONAS (manuf.). Angl. et allem. /aronet. Sorte de mousseline demi-claire ffu'un fiibrij[|ue dans Tlnde. On rimite auss»! lujourd'huî dans les manufactures de TEurope.

JACOTOT. Méthode d*enseignenent qui [)orte le nom de son auteur. Jear.4oseph Jarotoly pbîloiogue, et qui fut inaugurée en France vers ISIS. Elle reçut aussi Ta dén»iiination de méihodê univerHlie^ et arait leur objet, en rendant Tétude facile, d*é«> nanciper toutes les iotelit^encea. On rex<« >ioite encore dans quelques branches de los connaissances» mais on ne fiarie plus de ion auteur.

JACQDART. Fesf. Uirtn a la jaoqdabt.

JADE. Pierre qu'on emploie dans les arts )l qui est communément ?erdfttre ou oli«râtre, quelquefois laiteuse et nuancée de lieu. On en distingue plusieurs variétés [ui, presque toutes, sont un composé de siice, de ehaui, de potasse et d'oijjfde de fer .ejade orîemal est d'un blanc laiteuT, peu ransperent ; on le trouve dans i*tle de 9iifiatra, et on en fait en Turquie, en Poligne et dans d*autres nays, dos mauches de uuteaui, de sabres, etc., puis des Yêêes et utres objets d'ornement. Le/ada péri datr, ont la coolear est olivâtre ou céladon» est elui que lea anciens nommaient fùrre daV tne, parce qu'ils lui attribuaient des proriétés merfeilleoses, et qu'ils le portaient ooime amulette contre les maux de reins» *où lui e$t venue aussi la qualiOcalioa de éphrétiqut. Le jflds tnt foncé se recueille tir les bonis du (leuvedesAtnazonesetaété ppelé ama%onU9, Le jade qxinien ou pierre 'e AqcAe, est une espèce de serpentine ;u*on rencontre en diverses contrées et que ?s indigènes de la Nouvelle-Zélande façonent en forme de coin pour remployer omma instrument tranchant parperousion. Le iade de Sauâture , qu'on recueille ans les Alpes, est un feldspath compacte. .0 jade dont on fait dos ornements ne peut ecevoir un beau puli, parce qu*il est rude t grenu ; et sa dureté est telle, qu'il est rès-diflkile à travailler, même en ayant reours  ta poudre de diamant.

JAFFKT (écon. rur.}. Crochet propre à baisser les branches, pour faire la récolte u fruit dans les vergers.

iAlBT. Yow. Jau.

IAI8, JAIËT ou JATBT. Du grec yttjyhiç, formé de yiiyornc» h cause du fleuve (lagès, en Ljcie, près duquel on recueillait an« ciennement le jais. Variété de Ifgniie, d'un noir très luisant, compacte, k cassure conchoïdc, h fragments aigus, d*une densité de 1,96» et assez dure pour être travaillée au tour et polie. On trouve assez abondamment cette substance en Alli'masne, en Espagne, etc.; puis en France, dansTes départements des Bouches-du-Rhône, de l'Aude et de TA rtége. Dans le vallon d'Hers, qui appartient k ce dernier, trois villages sont en possession, depuis un temps immémorial, de la fabrication des ouvrages en jais : ce sont Sainte-Colombe, la.Bnstîde et Peyrat. On y fait des boulons, des crois, des chapelets, des colliers, des pendants d'oreilles» des bracelets, des ceintures, etc. La plupart de ces ouvrages sont taillés sur des meules de grès qui tournent horizontalement , qo*on humecte sans cesse, et h Taide desquelles on use la surface du jais pour le tuilier h facettes, d*une manière analogue h celle qu'emploie le diamantaire. D'autres objets sont travaillés au tour, ou simplement façonnés k la lime.

JAIS ARTIFICIEL. Espèce d*émail on de verre noirci et soufflé qu'on emploie aux mêmes usages que le jais naturel ; qui re- Tient beaucoup moins cher, mais qui n'of* fre ni éclat, ni durée.

JALAP (oomm. )'. Do nom iieXalappa, ville du MeiiquCi aux enrirons de laquelle cette plante est commune. Sa dénomination scientifique est eonpolvulu» Mappa^ et on la recueille dans toute l'Amérique septentrionale. Sa racine possède des nronrieiés purgatives très-énergiques qui la faisaient employer fréquemment autrefois dans la pratique médicale. Ces propriétés sont dues a une résine particulière qu'elle contiepi ; et celle résine est prescrite de préférence au ialap lui-même, parce qu'elle est plus facile k administrer, en raison de la moindre quantité 3u*il est nécessaire de prendre pour obtenir es edvts semblables k ceux produits par le jalap. Pour l'obtenir , on (ait macérer, k diverses reprises, le jalap pulvérisé dans de l'alcool k 3ê degrés ; on filtre ces diverses teintures ; on les réunit dans un appareil distillatoire pour en retirer les trois quarts environ de raloool employé ; puis on reprend le résidu par l'eau, pour séparer la résine, et on lave avec de nouvelles quantités de ce véhicule, jusqu*k ce qu^elle ne cède plus rien. On trouve cette résine toute préparée dans le commerce de la droguerie; mais suivant la probité pratique des marchands de tout genre, elle est presque touiours falsifiée, et c*est principalement avec la résine de gaiac qu'on le fait. M. Olanche a indiqué le moyen suivant pour reconnaître cette ialsiOcatton : il consiste k tremper un linge dans une dissolution alcoolique de le résine suspectée» et k suspendre ce linge dans un flacon conte* nant du gax nitreui ; aussitôt on voit le tie* su prendre une nuance bleue d'autant plus iateose que la résine de Jaif p contient davao*

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tage de résine de galac. La racine est falsifiée aassi» dans les boutiques* avec ceile du fanx jalap ou belle-de-niiity mirabilis jalap' p<i, et encore a?ec ceflede la bryone, bryo" nia alba^ On distingue* dans le coromercei trois sortes de jalap : le jalap sain, le jalap piqué et le jalap léger. Le jalap $ain est sec, compacte et piquant; sa cassure est nette et ne prés<^nte aucune cellulosité; et c*est celui qu*on doit employer de préférence pour les usages de la anédeclne, parcequMI est plus constant dans ses effets. Le jalap piqué est celui dont les insectes onl consommé la por* tion qui peut leur servir de nourriture, et« k poids égal , le principe actif s'y trouve en bien plus grande qaatilité; anssi ne peut*OD et ne doit-on 6*en servir que pour l'extraction de la résine. Le jalap léger est la sorte la moins estimée, parce qu'il provient de ra* cines qui n'ont point eu le degré de végétation convenable, c'est-i-dire qui se sont dé'^ valoppées, ou dans des terrains trop humides, ou dans un lieu trop froid, ou enGn parce qu'elles ont été récoltées avant leur époque. Ce ialap est plus blanc que les autres.

JALÀPINE (cliim.). Substance qu'on a extraite delà racine de jalap. Les uns la considèrent comme une base salifiable, les autres comme un mélange de phosphate am* moniaco-magoésien, de chaux et d'une ma-* tière organique.

JALE. Espèce de Rrande jatte dont la forme est è peu près celle d'un baquet.

JALËE. Se dit de la contenance d'une jale.

JALLE (cost.). Coiffure des négresses des bords de la Gambie. Elle consiste en une baride étroite d'étoffe de coton qui , è partir du front, fait plusieurs fois .le tour de la tête.

JALLOIS(métrolog.). Mesure de superficie dont on faisait usage autrefois dans le département de l'Aisne. Elle variait de 15 ares k dixièmes i 61 ares 3 dixièmes.

JALLOT (cbandell.). Baquet dans lequel on coule te suif fondu et clarifié par l'acide sulfiirique.

JALONS. Bâtons droits et pointus qu'on fiche verticalement en terre, k des lieux déterminés pour fixer un alignement. C'est le moyen dont on fait communément usage pour tracer une longue liçne droite sur le sol , en la coupant en parties plus p'e|tites. Ces jalons sont le plus souvent ferrés au bout inférieur , et peints en blanc à leur sommet, afin qu'on puisse les apercevoir de loin ; mais lorsque l'opération qu'il faut exécuter ne réclame pas un soin rigoureux, on se borne à couper des baguettes droites dont on appointe un bout pour les ficher en terre, et l'oniend le bout supérieur, afin d'y insérer une carfe ou un morceau de papier blanc qui soit visible de loin. Pour marquer sur le sol des points successifs en liffne droite, on aligne d'abord les deux prediiers jalons sur la mire éloignée oi^ la droite doit se diriger; puis, ces deux jalons plantés on en fait mètre un troisième dans leur direction ; en s'avançant vers le deuxième, ou fait planter le quatrième dans la ligne des deux précédenu ; et ainsi de proche en proche, jusqu'à -

ce qu'on ait atteint la mire fixée aoboot de. la ligne. On vérifie d'aill.eurs, de temps i au. trc , si les jalons se dirigent bien sur celle mire» Les jalons doivent être plantés aussi par un homme qui s'aide du fil-è-plomb pour rendre la direction verticale, et qui obéisse avee intelligence au geetë de celui qui conduit l'opération , pour appuyer i droite ou à gauche, jusqu'à ce qu'il soit arrité k la place ybulue. On peut également faire eettenpé* ration seul , et pour y parvenir on procède ainsi : une fois les deux premiers JaloDS plantés, on se recule devant le deuxième, et l'on plante le troisième en l'alignant stir les deui autres; puis le quatrième, etc., en vérifisnl plusieurs fois , par une marche en sens con* traire, si la mire est restée dans la droite marquée par les jalons qu'on a déjà fichée JALOUSIES. De ritalien gelotia, corniption du bas latin, xelotypia, jalousie. AngL blindé; allem. Sommerldden. Sorte deftTmeture de fenêtre qui Se place en dehors de la croisée et dont on fait usage poir se garao-» tir des rayons du soleil pendant les cbalean de Tété. Les jalousies sont formées par la réunion de petites planchettes minces, c'esik*dire de Si (►millimètres d'épaisseur etde9 h 10 centimètres de large , supportées perdes rubans de fil qui, selon le besoin et ft l'aide d'un mécanisme très -simple, les tianoeot écartées è une distance convenable, ou les redressent selon leur largeur. Lorsque le so« lei lest passé, on élève toutes les planches à la fois vers le sommet de la croisée, aif moren d'une double corde qui pend sur le côté; alors les planchettes se joignent exactement k plat l'un sur l'autre; elles occupent en cetéiat on très petit espace; et en fixant la ribuble corde k un crochet en fer scellé dans le jambage delà fenêtre ou de toute autre manière,*la jalou* sie reste suspendue. Deux autres cordes, placées du côté opposé, servent k faire tourner dans un sens ou dans l'autre toutes les planchettes , afin de donner plus ou moins de jour dans l'appartement ; et l'une des cordes se fixe aussi à un crochet de fer, pour conserver le jour qu'on a déterminé.

JAMAÏCINB (chim.). Angl. id.; allem. ;amaicaêtoff. Base salifiable découverte dans l'écorce du geoffrëe de la Jamaïque, piaule de la famille des légumineuses.

JAMAÏCIQDB (chimO. Qui appartient aui sels dont la jamaïcine forme la tiase.

JAMAVAS (manuf.}. Taffetas des Indes qui est è fleurs d*or ou de soie, et quelquefois brodé.

JAMBAGE (maçonn.). Pilier vertical élevé entre deux arcades, et qui porte aussi le nom de pied-droit. Les jamiiages de cfaeoi* née sont deux petits murs qu'on élève à droite et è gauehe d'une cheminéev pour en* fermer l'Aire et porter le manteau.

JAMBAGE rtourn.}. Angl. j/cnnfr , allem.

dockenstàcke. Les jambages d*un tour soai deux grosses pièces de bois équarries, portées verticalement sur des seiueiles, et maintenues sur les côtés par des liens. Jlafls ces jambage^*, on embotte deux euireslou*

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