USO
Çues pièces de bois horizonlales« appelées jumelUêf et Ton place entre elles les poupéeê tlu tour.
JÀMBE(archU.)« On donne le nom de/amh$ boutiêiê h un pilier en pierres de taille dont lesqueues font bou tisses 00 s'engagent dans un mur de refend ; celui àe jambe d*enroij^ureà un pilier de Tanglo d*un mur; celui de jambe iou$ pou/reà une chaîne de pierres de taille mise dans un mur pour Supporter la poutre; et celui de jambe étriire au jpilier qui est à la tâte d*un mur mitoyen. — On appel le aussi yam6e« les branches d*un compas; et.cMeoifâP àjambee^ ceui dont les branches oni la forme d*une jambe.
JAMBE ARTIFICIELLE. La plus vulgaire est celloqui porte le nom de jambe de boi$ et qui consiste en un cuissard qui emtirasse la cuisse des deux cdtés, en dehors et en dedans. La partie inférieure do ce cuissard est'en bois solidci mais léger; il est surmonté d*un petit coussin sur lequel repose le bout du moignon, et attaché au bout delà cuisse par des courroies qui fenveloppent et se fixent par une boucle. Au-dessous du cuis* sard est solidement fixé uo.bAton cylindri* que plus ou moins gros, selon le poids de la personne, et de la hauteur convenable à sa taille ; ce bAton se termine par un patin conique, aQn de lui donner plus d*assiette, et on cloue par dessous des morceaux de semelles desoulier.
En 1792, M.Oudet, expert du collège royal de chirurgie, à Paris, eiécuta une jambe artiUcielle c^ui imitait, dit-on, la nature de manière à s*y tromper, tant pour Teiacle perfection des mouvements (]ue pour sa grande commodité; du moins Tacademie de chirurgie et la société de médecine lui ac- Gordèrent-elles.leurapprobatioo,en déclarant qu'on pouvait 8*en servir et marcher avec autant de légèreté, d'assurance et de solidité, que si I on agissait avec des jambes naturelles. Eu 1705, M. Sonneck construisit i|ttssi|à Paris, une jambe mécanique encore plus parfaite que la précédentCt car elle avait le mouvement du tarse, du métatarse et du pcnou. A Taide de cette jambe, on pouvait marclier et s'asseoir sans aucune aide et sans se fatiguer, et elle était d'ailleurs si bien imitée, ajoute-t-on, que les yeux yf étaient trompés. En 1811, M.Prévost, mécanicien, imagina è sou tour une jambi* artilicielle.
En 1815» on exécuta en Angleterre un mécanisme de celte nature pour le colonel Kri^tzoff, des gardas du Tempereur de Russie, qui avait été amputé si haut que le moignon n'offrait que <► i 5 centimètres eu long, ce qui rendait irès-diflScile la construction du membre artiHciel. Voici dans quels termes la Ganetiede eanié^ du 11 juillet de cette même année 1815, rend compte de la pièce eiécutée : c l*Le pied offre d'abord une articulation qui Hgure celle des orteils avec le métatarse. Cette articulation; sans aucun ressort, permet au bout du pied de s'élever de 40 ft <^5 degrés; ce mouve* ment, qui facilite la marchoi est naturelle-
ment borné par la raideur de la peau dont le pied est garni, et par la résistance du soulier. Le pied est articulé k sa réunion avec la jamt)e. Les mouvements de flexion nécessaires à la marche offrent une résistance sulOsante, par l'effet d'une lanière de cuir peu extensiblp,!et enfin sont définitivement bornés par la rencontre des pièces de l'articulation ; mais cette rencontre ne produit ni bruit, ni secousse, parce que la résistance graduée de la lan*ère empêche qu'elle ne soit brusque et subite. Deux ressorts i boudin, dont l'un représente le ten* don d*Achille, tandis que l'autre, placé en long sur le devant du coude-pied, tient lieu de tendons fléchisseurs, contribuent h rendre les mouvements de flexion et d|extension du pied plus doux, k les proportionner au poids du corps qui doit les produire. Le premier de ces ressorts est garni intérieurement (l'un axe de b'ds mobile, |iour le défendre des chocs extérieurs. 2* La jambe. Le gras en est figuré en liège, pour plus de légèreté; elle s articule aussi avec lo cuisse, et exécute un simple mouvement de flexion et do redressement en devant. Une forte bande do cuir, portant en bas une rotule, est attachée par le haut k trois ressorts de bretelle, cachés dans Tépaisseur de la cuisse. Elle borne le mouvement de flexion nécessaire quand on s'asseoit, et sert k ramener la jambe dans l'extension, lorsqu'elle est abandonnée k aon {propre poids. 3* La euiete. Toutes les parties «lorit on a fait mention jusqu'k présent ne sont point indispensables, et celui qui ne voudrait pas faire les frais d'une aussi grande perfection
Sourrait les remplacer par une jambe inexible, ou même par un simple bâton ou pied-droit. La cuisse est la partie dont la construction est la seule importante, puisque la grande diflSculté consistait k la faire parfaitement adapter au moignon, et k y trouyer un point d'appui sur lequel le corps paisse se soutenir dans la marche et la station, en même tempsqu'on aurait les moyens de la mettre en mouvement pour la progression. Cette cuisse est en bois creusé pour recevoir le moignon ; mais les parois en ont beaucoup d'épaisseur (S centimètres et demi, environ un pouce); cette épaisseur permet au corps de porter sur le rebonU sans que les parties en soient blessées. L'intérieur de la cavité, parfaitement poli et sans garniture, reçoit le moignon et embrasse le haut de la cuisse, de manière que le corps porte en dedans sur l'arcade pubienne, en arrière sur la tubérosité ischialique ; en dehors ce rel>ord forme une crêt<>, qui s'applique contre le grand trochanter, etiaffermitia position de ce membre artificiel. Il est d'abord maintenu en position par une espèce dedeini-culotte en peau du daim piquée qui embrasse la hanche et la fesse gauches, et s'adapte en avant et en arrière, par trois boutons, k une forte bretelle passée sur Tépaule opposée k la jambe artificielle. La manière la plus coqveuable est de mettre lo moignon nu dans la cavité ;
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