‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 277 sur 281 · JAU · texte numérisé non relu

JAU

•( blancs; il y en a eofln de verls sombres, ie jaunes, de bruns, de presque noirs, etc. Le jaspe de Baumholder, dans la Pr.usse -bénane, est jaune avec des herborisations îi Ton en fabrique des bottes et des cachets. Zelni de la Sibérie est rubanné rie tert. Il )xislo aussi un jaspe blanc, très rare , qui assemble à Tivoire. Tous tes jaspes sont rune dureté plus grande que celle du marjret ce qui les fait rechercher pour une ouled'objétsd*orneiiienloud'utililé,comme les socleSj des vases, des cartels de pen- Iules, des serre-papiers^ des écritoires, etc.

JASPÉ (nianuf.). Se ditdeç étoffes dont es couleurs mélangées en chaîne présentent ine sorte de piqûre et rendent son en* Iroit comme marqueté.

JASPER. Bigarer de diverses couleurs qui mitent le jaspe.

JASPERON (broder.). Gros bouillon enier erpployé pour les bordures.

JASPURE (rel.). Mélange de couleurs (ont on recouvre la tranche des litres re* iés. Celles qVon emploie le plus commulémenl pour cette opération sont le rose endrèf le jaune, le bleu cléir, le vert pflle >t le gris. Pour le rouge, an fait usage du ermîllon ; pour le Jaune, du jaune de brome ; pour le bleu , du bleu de Prusse ; t pour le noir, du charbon de braise lavé. )n broie toutes ces couleurs k l'eau, sur le »orphvre, avec la molette, en y ajoutant une juantité suffisante de blanc de plomb, afin ren affaiblir la nuance au point convenable; orsqu*elles sont parfaitement broyées^ on es délaye aVec de la colle de parchemin ou le farine suffisamment liquide et bien laire; etoU les met chacune dans un vase larticulier. On ne jaspe d'ordinaire que sur 10 fond blanc, jaune, gris, ou rose trés-pAie* In peut jasper avec deui ou plusieurs couleurs, mais jamais avec celle du fond, k moins [ue celle-ci ne soit trdsM^laire et que celle ont on se sert pour ht jaspure soit beauoup plus foncée. On jaspe sur le jaune, 'abord avec le bleu clair, et ensuite avec le uuge. Sur le rouge, avec te bleu un. peu lus foncé que sur le blanc, et ensuite avec 3 jaune foncé. Le vert mêlé dans la jaspure roduit aussi un bon effets et l'on prend du ert de vessie qui n'a pas besoin d'être royé, se délaye lacilement dans l'eau , et orte avec lui sa gomme ou sa colICé

lATROPHATB (chim.) Sel qui résulte de I combinaison de l'acide jatrophique avec

ne base.

JATROPHIQDB (Acide). Acide ftcre et ésagréable au goftt qu'on a obtenu des raines du Jalropha eurcoêf plante de la fa* M Ile des eupborbiacées.

JATTB, Du latin cabota, écuelle, formé u grec yft^Ttv, plat. Espèce de vase 3110, tout d'une pièce et sans rebord, en ois, en faïence, etc. — Petit plat ou sou- L>upe de verre ou de porcelaine dont on fait sage dans les laboratoires de chimie. — lèce d artiQce du genre des girandoles. On ppelle JaiU d'eau, celle (qu'on lance k la kirbice de l'eau. — - Le cbandelier nomme

iuif en jatte, celui qu'il a laissé figer dans des jattes. — Chez Je passementier, la jatte est une espèce de sébile trouée par le milieui qui sert k fabriquer les gros cordons de soie dont on fait des guides de chevaui de carrosse, des soutiens de lustres, etc.

jATTE (impr.) Vase en bois dont la forme est celle d une sébile, et qu'on emploie k divers usages dans les imprimeries.

JAUGE (métrolog.). Du latin iacutum , trait, verge. Augl.gauge; a\lem. echieisring» Instrument au moyen duquel on peut me^ surer le volume de liquide que contient un vase, sans être oblii^é de dépoter ce liquide. La jauge consiste en une verge de fer ou de boisi pointue par un bout, et divisée en dé-* cimètres, centimètres et millimètres. On l'introduit dans le vaisseau k jauger; les di^ mensions prises sont ensuite comparées k une table dressée è cet effet; et celle-ci fait alors connaître quelle est la capacité, quel est le volume qui correspond k telle ou telle longueur. Outre la jauge simple^ il y a la jauge hritie qui se compose de plusieurs morceaux de fer carrés, ajustés les uns au bout des autres et se démontant k volonté ; puis la jauge à crochets^ qui porte trois échelles, taudis que la première n*en a que deux. Le jaugeage a constamment lieu pour la perception des impôts indirects, et s'opère par les employés de cette administra* tion, les commis aux barrières et les doua«niers. Il y a aussi, pour les intérêts privés des jaugeure jurés^ nommés par Tautorité, et dont Tes émoluments sont tixés par un tarif. Enfin, dans diverses industries, comme celles dd fontainier, du tireur d*or,du char*

f rentier, etc., on fait usage de jauges , de ormes variées, pour déterminer le volume d'un liquide ou d'un solide.-— Chez l'archi*tecte, la jauge est un bkton étalonné sur les dimensions que doit avoir la tranchée qui a été faite pour établir les fondations d'un bit» timenl. — Chez le tonnelier, c'est une fataille qui sert d*échantilIon et d'étalon pour ajuster et échantillonner les autres. — Chez le forgeron, c'est un compas d'épaisseur ou morceau de fer plié, en zigzag,* qui sert k mesurer la grosseur des barres ou des fils de fer. -*Chez le charpentier, c'est une petite règle de bois.— Chez ie fontainier, c est une boite percée de plusieurs trous qui seri k mesurer la quantité d*eau fournie par une source. — Chez le fabricant de bas, c est une machine avec laquelle on mesure les intervalles de certaines parties du métier.— Chez celui qui fabrique du filet, c'est un morceau de bois très-long et gradué qui sert k mesurer la grandeur des mailles. — Chez le cordier, c^st une bande de parchemin divisée en centimètres, en millipoetres, propre k mesurer la circonférence des cordages.-* Chez le fabricant d'aiguilles, c*est une plaque de fer, percée de trous, pour éprouver la grosseur de ces instruments. — Chez l'épinglier, c'est au fil d'archal qui se replie en serpentant, et a de chaque côté six branches servant k déterminer la grosseur et l'espèce d'épingle qu'on veut lUre*

Page 1