‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 278 sur 281 · JET · texte numérisé non relu

JET

JAUGEAGfi, JAUGER. Action de mesurer è VêidjR d*fine jauge.

JAUfiEDR. Angl. gaugtr; allem. itkhtié* bmeintheiler. Celui dont les foncltons sont de* jauger.

. JACNR. De rilftlieti giùllô, même éif^KiealJk>D. Urle des sept couteors du prisme, placé* enire te vert et Te ronge» et qui êiU met an grond nombre de nuances, comme la citron, te safhan, Tor^ etc. Dafis la teinture, on obtient cette douleur eil Teitréryant de diverses matières végétales ou minéra" les, (elles que la gaude, lefostet, rocre,r(r,.

JADNE DE CASSKL. Couleur qu'on obtient en faisant fondre de la Htharge aveedu sef ammoniac. C*êst un mélange d'oxyde et de chlorure de plomb qu'on emploiedansla peinture. Ce jaune reçoit aussi les xnnnsdéjawM minérui^ jtmne dé Parit el jaune de féràné.

JAUNE DE CHROME on JAUNE DE CO- LOGNE. Angl. chrome : aHem. eftrpm^eHu Chromaie de plomb. On nomme jaunes <v/a* difij^ les coolears jaunes produites sur laine et sur soia. arec les ehrômates de potasse.

JAUNE DE MONTAGNE. Voy. OcRt.

JAUNE DE NAPLES. Angl. nnple»-yeU iow: allem. neap elgelb. Matière jaune, ayant uno.apparence terreuse^ dont on fait usage pour la peinture en émniL

JAUNE DORPIN. foy. Ôrpik.

JAVEAU (eaut et lor.}. Ile nouvellement formée au milieu d*uiiè rivière ou d*un fleuve* soii pnt suite d*uU dmaé de limon ou de sable, soit par altuvion.

JAVELLE. Yi^y. Eau un javelle.

JAVELOTTE ou JAVOTTE florg.). And.

anviFt bid; allem. àmbosêb^iê. Masse de fer coulé dans lamelle s*encastre solid^ement rend&me d'une grosse forge.

JAYET. Kel^. Jàis.

JEANNETTE (bijout.l. Cfôix d*or snrmontée d*^D cœur, que les paysannes partie cuiièremeDt portent suspendue au ooa.

JEANNETTE (mécan.). spinning-jenny:

allem. epinnjenny. Sorte de métier pour filer le coton.

JEMBLET. Partie du moule du fondeur.

JÉNIEUX. Yoy. Génibux.

JENNY-HULLE (mécan.). Angl. îd.; allem. jmnyma»ckine. Machine è flier le coton qui porte un grand nombre de fuseaux.

JÉSUS (papet.). Sorte de papier, d^jne grande dimension^ qu'on emploie pArriculièirement pour l'impression des g;ravores. Dans lé principjd« il fol appelé papiernw/n de JéêM^ parce qu'il portait alors pour marque les lettres L H. 6., qui sont les premières du nom de Jésus en grec.

JET. Du ietin /aelus, faitde/a^ere, jaeio^ jeter, lancer. En memiiserie, on donne ce nom I une tringle de bois disposée* sur la fermeture d'une porte ou d'une croisée, pour empêcher la pluie de pénétrer dans l'inté^ rieur.^Eu peinturé^ on appelle jet de drapert«f,lamaoîèfedontlesplisellesmouvemenls d'une draperie sont rendus dans un tableau.

JET D'EAU ^hydraul.). Filet d'eau jaillissant d'un tuyau par un ajustage, et dont Mariolle fil connaître la théorie en 1680. D'a-

près la loi des vases communiquaDts, le jet devrait s'élever en l'air ju8C|u'au niveau de la source qui le produit; maïs le frolletnentdu liquide contre If'S parois du tube, larésistance de Pair et la pesanteur amoindrissent beaucoup la force ascensionnellei sorloat lorsque le jet est vertical. Cette force est eo effet plu« grande quand il est incliné.

JET DE VAPEUR. C'est par rinlrodoclion d'un jet de vapeur dans la cheminée deslo* comotires que l'on obtient dans le foyer uq tirage puissant ; car la vapeur, en sortant du tuyau d'échappement, établit un courant qui entraîne avec lui le gaz du foyer, et appelle en même temps une masse d'air qui se précipite i travers la grille où elle vient activer la combustion.

JETÊElfnonts et cbauss.). Amas de pierres, de cailloux et de sable jetés sur la longueur d'uii mauvais chemin, afin de le rendre praticable. -* Construction de boi« ou de pierres faite dans un cours d*eau, pour ea redresser le lit, ou dans un port pour en assurer rentrée.— Amas de pierres, de satiies et autres matériaux jetés à côté d'un canal qui forme l'entrée d'un port, liés et foriemeot soutenus d'ordinaire par des pilotis, dans le but de rom|)re l'impétuosité des vagues qnii sans cette disposition, envahiraient le canal.

JETER. Du latin jaeere^ jMci9^ pour jo* clore, mfémo sijgBificatîon. En termes de cirier, ce mot signifie enduire de cire les mèches de la seconde couche. ' — Chez le chandelier, jeter de ia ehandeUef c'est remplir de suif les moules qui sont dressés t\ arrangés sur la table è monte. — Chez le brasseur, jeter leiMecondes» c'est, aorès avoir tiré les premiers métiers, jeter de Veau une seconde fois sur la drége. — Chez le bros* sier, /Visr sur le pted, c'est rouler le chiendent, en le prenant sous le pied, pour le dé* r>iNller de son écorce et te rendre propre être employée ^ Cbex le mQaleur,ie(er/r métati c'est en remplir, lorsqu'il est en bain, les moules ou châssis qui ont été préparés k cet effet. -— Chez le passementtor, jeter m sote, c'est couvrir un t>oaton, de soie tournée sur la bobine. — Chez le pjombier, jeier le plomb êur la loîfo, c'est se servir d'ou« forme ou moule couvert d'un drap de laiM et doublé par-dessua» pour joter le plomb en lames très-fines. -^ Chez le pei ntre, jelff une draperie^ c'est donner au plis de celle dont on revêt une figure, une disposilioo convenable aux règles de l'art.

JETER UN BLANC (impr.). Uénsger an blanc entre les lignes, les mots, etc.

JETON. Du latin jaetus, jeté. Pièce àt métal, d'ivoire, d'os Ou de toute autre mèttère, plate et communément ronde, doot on fait usage pour marquer et payer au }ea* et qui servait aussi autrefois, pour caleoiaf des sommes.-* On appelle j>ion depriiei^ un jeton que Ton délivre, dans certaioe» ac&aémies, h chaque membre présent è uoc séance. — Les fondeurs eu caractères à(^ nent aussi le nom de jeton, à un petit in^ trument mince, de euivre, qui leur st^^

DE TeCVNOLOGl&

rfir

s>S4urer»si les cara&lères d*impriiuerie som bita de niveau.

JETTICE (manuf.) Se dit de la laine de r6bat ou jarrée.

lEU, Du lalin jocus, mAiM aignificaiion. Eq hydraulique, ou appelle jeu d< piitonf l'espace que parcourt, è chaque coup, le piston d'un eorps de pompe; et jeu d^naUf la direraité des formes que Ton fait prendre aux jeta d'eaiiy en varianl celle des ajutages.

JEU IfQécun.). Axk\sJi.ftoorking ; allem.tfaii^. On désigne par ee oom» le mouvement d*une machine og de quelqu'une de ses parties; mais cette expression s'applique plus particiilièremefit à des pièces dont le mouveoient est alternatif, icomme celui des tiroirs, d'uo pistof), etc.

JOAIL ou JAS. Forte pièce de bois fiiée h l'extrémité supérieure de la tige d'une «ncre, et qui a pour but d*empôcber qu'elle ue se couche sur le fond lorsqu'on la jette h la mer, La longueur du jouait est égph à i:elle de la verge de Caocre» et sa grosseur, au milieu» est quadruple de ceUe de cette verge. Les ancrea qui f)èsent moÎDS de 300 kjiogremJiies^ ont dès jouaiJa d'une seule pièce en tonte.

JOAILLERIE. Comnaerce du joaillier.

JOAILLIER. Ang\. jewetlfif : allem.jaipalier. Celui qui fabrique principalement les ouvrages les plus délicats en or, en argent eu platine, et lait. le commerce des diaiuaiUs, des. pierres précieuses, aoU sur le papier, c*est-^-dire sans èlre montées, soit lorsqu'elles sont moulées, k quelt^ue usage de la parure qu'on les destine. Le joaillier vend aussi des pierres artificielles montées ou pon montées; mais le plus ordinairement^ néaumoios, ce cammerce est fait par des mN*chands particuliers a{^elés jaaillierê en

fiux, te qui vaut iuGniuieQt mieux pour acheteur, qui risque moins alors d être trompé,, aujourdlxiii surtout qu'on est parvenu à un si grand degré de perfection dans les matières fausses, eX par suixe dans la fraude, la falsification, la biponnerie en un mot. Le joailiier monte aussi quelquefois les pierres, et daus ce cas il prend le nom de loaillier melteuT'en-œuvre.

JOALLE (écon. rur.). Terrain partagé en

S tanches de 4 i 8 mètres de largeur, et bordé es deux côtés de plusieurs rangs de vigne. JOB£T(fond.).Fildeferqui tientia matrice.

JOC (meun.). JRepos du mouiin. UeUre à joc un moulie^ c'est Tarrèter.

JOINT (axchit.). Espace compris eainc les

surfaces de contact de deuK pièces juxla-po-

sées ou rapprochées. On nomme ungjea à

joinit un assemliïage à (^$° de deux pièces

d'équerre l'une sur l'autre ;/oitaii la douelle,

le joint apparent d'une voûie dans toute sa

longueur ; joini de /il, celui sur lei^uel une

pierre repose ; joiii^ en coupa, celui sur k*

quel une pierre s'appuie; joint montaui^

celui qui est vertical ; >«nX carrée celui qui

est en équerre à son retour ; joini de face ou

de /Ae, celui aui est analogue au joint en

couple ;yotn/ de recouvremenif celui qui se

faii en croisant les dalles ; joini [euUU^ celui

qui se prati<)ue en dioainuant Tépaieseur des pierres ; joini gras, celui qui est plus ou*, vert que I angle droit; /onii matgfra, celui qui est moins ouvert que l'angle droit ; joint, tncfr/atn, celui des pierres taillées en polygones îrréguliers;jPtfi/otivtfrl, celui qui est maintenu large |»ar des coles posées entre les pierres; et joint refaii^ celui qui a été retaillé. On appelle joiniê les faces par lesquelles deux pierres a^nt contiguôs laléralement ; et /t7s, les faces par lesquelles elles sont superposées.

JOINT (charp.). Les joints de cburpeote sont communément garnis de tenons ei de moriaises de diverses formes qui servent k unir les pièces ; mais en outre, daus les ouvrages délicats, on assure Tunion des pièces en mtroduisant dans le joint de la colle forte.

JOINT (mécan.). On nomme ainsi les articulations de diverses formes qui unissent entre elles les pièces destinées i prendre Tune par rapport à l'autre un certain mou* vement, sans cesser d'être solidaires. Telles sont les fourchettes, les charnières » les manchons d'assemblage, etc.

JOINT BRISÉ ou UNIVERSEL (mécan.).

Organe de transmission de mouvement, composé d'un axe ayant la forme d'une croix, ou mieux, de doux nxes qui se croisent i angles droits, ne formant qu'une^eule pièce, et autour desquels se meuvent deux arcades ou demi-anneaux adaptés h des liges qui communiquent avec d'autres organes mobiles quelconques. Ce méoanisnie fori simple sert h chani^er le plan d*uii mouvement drcuiaire. Amsi, par son moyen,, on peut transmettre le ipouvement circulaire vertical d'un mobile h un autre mobile placé à une distance plus ou moins graude, lorsqu'il doit avoir un mouvement circulaire dans un plan oblique au premier; el ce moyen a été longtemps employé pour faire marquer les heures sur les quatre laees d'une tour isolée, en faisant partir le mou* vement de l'horloge placée derrière une des faces, et transporiaul ce mouvement par des joints brisés aux trois autres faces. On fait un fréguent usage du joint brisé dans la mécanique; et dans les instruments d'opliq.ue^ par exem(>le, quand Tobservaieur, sans changer de place, a besoin de communiq^uer un mouvemeut circulaire è des noints éloignés el qui sont dans des plans dilSerents.

JOINTE (ma nuf.l. Partin d'orgauMn destinée è nouer les fils qui .cassent.

JOINIIF. Se dit« en architecture et en menuiserie, de ce qui est joint ou t>eat se

joindre.

JOINTOIEMENT (maçoiin.}. Action de jointoyer et résultat de cette action.

JOINTOYER (maQonn.). Hemplirles joints des pii^rres avec*, du plAtre ou du mortier.

JOINTTEUR. Outil qui sert à joindre les

douves d*un tonneau.

JOINTURE. Angl. >oin/;alIem. Ai^rtf. 8e dit

des joinis des pierres, des pièces de tiois, etc.

JOLIÈTE (étom.}. Aui^l. polishing-board ;

allem. blankbrell. Planche qui sert i polir.

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