‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 29 sur 281 · ARE · texte numérisé non relu

ARE

dite se sera ëleyéa plus haul. On s^assure aossi de la dureté d une ardoise par le son qu'elle rend lorsqu'on la frappe : si ce son est clair et sonore» il indique la solidité. On peut augmenter cette dureté au roojen d*un prosédé dû k H. Vialet, et qui consiste è les ftire cuir dans un four k brique, jusqu'il ce qu'elles aient acquis une couleur rouge pâle. La pesanteur spécifique des ardoises n*est pas constante, et parait augmenter arec leur bonne qualité. Celle des ardoises d'Angers est de ^.8, et celle des ardoises de Fumay, dans le département des ArdenneSf de 3.9ST.

. On fabrique des ordoises artiGcielles, et la première idée de ce genre de fabrication est due h un nommé Alfuid Faxe, de Cariserona, en S^ède, qui fit connaître son pro** cédé k S'aint-Pélersbourg, au commencement du présent siècle. Ces ardoises furent accueillies arec une eitrème faveur. On rapporte même que dfverses eipériences établirent que ce carton-pierre résistait parfaitement au féu. Depuis Alfuid Faxe, on a varié la composition de ce carton, et particulièrement d*après les formules sui- Tantes :

y* — Pile de Tieax papiers st de lognores. 1 Part. Colle forte. 1/2

Craie. 1

Terre bolaîre. 3

Boile de lin. 1

Donoi^ un carton mince, dur el trèslisse.

!!• -^ Pâle de papier.

Colle fbrte.

Terre bobire blanche.

Wft

Carton très-beau, irès-dur et très-uni.

Ifl«-. Pâte de papier.

Colle forte.

Terre bolaire blanche.

Craie.

Carton uni, aussi dur que l'ivoire.

IV* ^ Pâte de papier.

Colle forte.

Terre bolaire blanche.

Huile de lin.

ff

Carton très beau et qui est élastique.

V* — Pâte de papier.

Colle forte.

Terre bolilre blandie.

Craie.

Huile de Un.

Carton trèa-aupérieur qui ^oit en outre de la propriété oe retenir le type qu'on lui imprime. Teint de quelques grammes de bien de Prosse, il prend une couleur bleue verdâlre.

ARDOISIKR. Celui qui exploite ou travaitte l'ardoise.

ARDOISIERE. Carrière d'ardoise.

ARE (méirol.). Do lalia ana. d*où l'on a fait aire* sunace. Unité de mesure pour les aorbcea, représentée par un décamètre earré ou portion de surface de tO mètres de long sur 10 mètres de |^rge. L*are se divise en centiares ou centièmes d'are» et il faut 100 ares pour faire un hectare.

ARÊCINB (chim.). Angl. id. ; allém. artcin. Substance extraite du fruit de Paréquier; arbre de la famille des palmiers qui erott dans rinde.

ARElGNOL.Sorte de filet dépêche cornu aus^i sous le nom de Bastude.

ARÉOMÈTRE (|»liys.). Du grec àpcuiç, rare, subUl, et f<£rpoy» mesure. Angl. are{h» meier; allero. waatrmtistr. Instrument destiné b mesurer la densité ou la pesanteur des iiqueurst et construit d*après le principe découvert par Archimède, qu'un corps plongé dans un liquide perd de son poids un poids égal è cehji du volume du liquide déplacé. Selon quelques-uns, son usage daterait de I*an 398; suivant d*aiitrcs, son invention se* rait due è la cél^bre Hypatis, (ille de Théon« qui vivait au commencement du v* siècle. Uomberg le perFectionna en 1690. L'aréomètre est un globe rond et creux, communément en verre, qui se termine par un tnl>elong, cylindrique, étroit et* divisé eir degrés. On introduit dans le globe autant-do vir argent qu'il est nécessaire pour maintenir le tut)e dans une position rerticale lorsqu'on le plonge dans le Quide; puis on estime la pesanteur de celui-ci par le plue ou le moins de profondeur b laquelle ie globe descend. Ainsi le fluide dans lequel il plonge le plus est le plus léger, et celui dans lequel \\ s'enfonce le moins est le plue pesant.

On distingue les aréomètres en deux- eatégories ria première comprend les instruments à volume variable et à poids constant*; ce sont ceux qui portent le nom de Ritchter et dont nous venons de faire connaître la forme. Leur graduation le plus en usage sont celtes de Baume et de Cartier; le 0 est le même pour les deux ; mais l'aréomètre de Cartier s'enfonce & 80 * quand cetuf de Baume affleure h 32*. I«a deuxième catégorie, ceRe des aréomètres è vohime constant et è poids variable, se compose des instruments dus à Fahrenheit etNicholson. et per*^ fectionnés par Guyion de Morveau. Pour en faire usage, il faut ajouter deii poids dans 1» cuvette, jusqu'à ce que l'instrument atteigne le point d*aineurement. Enfin on fabrique des aréomètres qui font connaître immédiatement la densité du liquide dans lequel on les plonge ; et Ton construit oo étalon de cegenre, en préparant sa graduation dafis des liqueurs dont la pesanteur spécifique est établie. C'est aussi au moyen d'un aréomètre qu'on s*assurede la quantité* d'eau introduite dans le lait par la fripennerie des vendeurs.

AREOMETRIQirE(pIiy8.). Gequi eoncerne l'aréomètre.

^ AREOTECTONiQUB (archil.). Du grec «/»«f, fof, guerre, et Tixrayoai, art de bâtir. Partie de l'architecture militeire qui e pour objet la fortification.

ARÊTE. Du Utin aritia, crête de poîsaoït. Se dit, en architeccure, de l'angle sailleni formé par la rencontre des surfaces coae»ves d'une voûte. —Le. lailleurr de pierre, donne ce nom à l'angle qui forme les deu&

ARG

DE TECHNOLOGIE

ÂRG

sorhees d*une pierrt. — Ed termes de charpenterte, Taréteest le c&lë angulaire d*un corp5^ et Tangle d*uoe pièce de bois parfaitement équarrie. — Le ctiapelier appelle arête l'extrémité intérleuredu chapeaa à laquelle on coud le bord. — Pour le ser* riirîer, l*arèie est le bord de renclume» — L'article de rorfévre est la partie de la cuiller élevée du cuilleron. -* Celle du lapidaire est Tangle ou les angles de toutes les faces c^u'uo diamant peut recevoir. — Celle de l armurier est îa partie élevée de la lame d*uoe épée; et il nomme aussi arête, dans la tîaïonnette, les carres de sa lame.

ARÊTIER (cljarp,), AngL corner^raper :

a I lem • Eckiparrem. Pièce de charpente» drofte ou courtie dans sa longueur^ qui se place h la partie saillmte d*uo comble, formée par la reocontre de la face et de la croupe. ARGAHASSB (archit.). Plale*forme construite dans la partie supérieure d'un bâlitaeiJi.

ARGENT fmln.méialIurK). Du celt. ar, article» et eêndfQandfblanc^ d'où en lalin argen^ ruai. Aogl. siAer; allcm. fi76er.Métal blanc, d*une pesanteur spécifique de 10. 40» plus élastique et plus sonore que l'or» et fusible à 1000*. L'argent est» après Tor» le plus inaltérable^ et Us plus ductile des métaux. On peut en effet le réduire en feuilles si minces qu*il 30 /àudrail8»000;pour atteindre l'épaisseur de l aiillim.lf3» et un gramme peut-ôtre tiré en lit Ul de S540 è S550 moires de longueur. Co fuétal» dans son état de pureté absolue» est Jos dur que l'or» mais moins que le cuivre» t dans l'emploi qu'on en fait pour la moalaie» les biioux et les ustensiles» on est ►oHgé de rallier h une certaine quantité de e dernier. En France» la monnaie d'argent enferme 9|10 d'argent et 1/10 de cuivre; es bijoux, 1;4^ de cuivre; la vaisselle» 5 »our 100 de cuivre. On appelle titre la quani té d'argent qui se trouve dans chacun de es alliages. Le kilogramme d'argent pur, mj6 en argent monnayé, vaut 222 francs 12 C4*nl. : le kilogramme d'argent au titre le 900/1000* vaut 200 francs. L'argent est naltérableà Tair et dans Teau» ce qui lui ▼ait fait donner par les anciens Tépitbète !u noblt; mais il perd son éclat par la préetice de rvdrogène sulfuré» qui produit ilors an sulfure d'argent de couleur noire. >n rend au métal son brillant» en le fret* acit avec un peu d'huile, de la craie» ou de *aaiinottiaque» ou bien encore en -le plon- ;eant dans de l'acide chlorbjdrique bouilant« Les acides sulfurique et nitrique alèrent l'argent^ mais le premier ne le fait ouicfoîs au'autaut qu'il est concentré et >^juilIanL L'argent se présente dans la nature ous un assez grand nombre de formes ,d'a- H>rd h Tétai naiif; viennent ensuite Vatrgeni imalgaméf composé de m(^rcure et d'argent; *arf^ni aniimonial ou di$craê9f comnosé l'aident et d*anti moine; l'argent artmicatt tans lequel il entre de l'arsenic, du fer et lu soufre; l'orpeiU ft/onc» qui contient de 'antimoine et du soufre; Vargenl bromure )u plaia ferdé du Gbili| minéral vert et -

cristallisé composé de' brome et d argt^t ; rargeni chtoruré^ eomi ou kirargurt^ qui est une combinaison de chlore et d argent ; Yargeni rottge ou argyrythront^ minerai dans lequel il entre 59 pour 100 d'argent, mêîék du Soufre et de l'antimoine; Par^ geni $ul[uri ou argyroÈt^ qui renferme 87 pour 100 d'argent combiné arec du soufre, et c(ui se présente sous forme d'octaèdres réguliers de deidf ites ou de filaments» en ûlous ou en masses, dansles terrains de cristallisation ou ceux de sédiment qui les avoisinent ; rargretilnofr» ou argent sulfuré fra-

Îile. Les mines d'argent les plus renommées u Nouveau-Monde, sont celles du Mexique! du Pérou, du Chili» de la Colombiet des Etats-Unis. En Europe, on cite celles 4e In Norwége, de la Saxe, de la Westplialie, de la Hongrie, de la Transylvanie» eie. On extrait particulièrement l'argent de son sulfure , mais on l*obtient aussi de certains minerais qui renferment accidentel!/^* ment ce composé» comme les galènes argentifères» nar exemple, dont nous avons en France des mines à Sainte-Marié aux Mines et à Giromngnj» dans les Vosges ; è HueU goat »eu Bretagne, & Allemont dai>s l'Isère, etc.

Les combinaisons cfaiminues de l'argent les plus importantes, sont iùnilraU^ UMo'rure et le fulminate* L'axolure on ammtH niure â^argenî^ nommé aussi argent fuiminani qui jouit de la propriété de se décomposer par le moindre cboc» s'obtient en versant de Fammoniac, puis de la potasse» sur un seld'argent. Ce composé» découvert par Bèrtbolîet» et qu'il ne faut point confondre avec le fulminate d'argent» est l'une des poudres les plus détonantes qu'on connaisse. Les sels d'argent sont presque toujours incolores» lorsque l'acide qu'ils renferment ne présente lui-même aucune couleur. On les reconnaît au moyen de l'acide chlorbjdrique qui y produit un précipité blanc et cailieboté» insoluble dans l'eau et lesaci* des, mais solubles dans l'ammoniaque. Enfin le fer, le cuivre» l'étain et le plomb pré« cipitent Targent de s^s dissolutions. On nomme argent de coupelle ou argent vierge^ celui qui est parfaitement pur et qu'on a obtenu par la coupellaiion. Il est à mille millièmes de fin, c'est-à-dire qu'il ne contient aucune portion d'alliage.

ARGENTâTE (cbim.}. Angl. id.; allem.

Silbenauerealz, Sel obtenu par la combinaison de l'oxyde d'argent avee une t>ase salifiable.

ARGENTERIE (orfév.). Angl. working st7ter; allem. silberarbeit. Se dit de toute^spèee de vaisselle d'argent.

ARGENTEDR. Celui qui travailla à fixer l'argent en feuilles sur d'autres métauXf comme le fer et le cuivre» puis sur le bois» l'écaille» le papier» etc.

ARGENTIGO-AMMONIQCE (chim.).8elar^ gentique combiné avec un sel ammoniae. Ob ditencore : erj|[enntfe*€a/ei9tte»d*un sel argen* tique unie un sel calcique ; er^enîiço^pJom^ bique^ d*un sel argentîque qui se trouve en

Aftfî

DHmONKAIRB

ARG

combinaison arec un sel plombiquo; argen^ iieo^potaniqmB'dn sel argentique combiné a^ec le sel potassique ; argentico*$od\que^ de celui qui se compose de sel argentique et de sel sodi(|ue ; et argentico^trontique ^ des selaargeutique etstroDlique alliés ensemble.

ARGENTIQDE (chiro.). Se dit d'un oxjde .et des sels qui ont l'argent pour base.

AHGENTO FULMINIQUE (cbim.). Se dit

.d'un acide formé des éléments de l'acide

cyanique, avec moitié autant d*oxjde ar^

.geniiquequ*il en entre dans l'argent fulmi-

.nant.

ABGENTON (cbim.). Se dit d*un alliage composé^ de cuivre» de mikel et d'étain.

ARGENTURE. Angl. iilver^plating, allem.

fuerversilberung. Art d'appliquer de l'argent sûr la superficie de divers objets» afin de leur donner l'apparence de ce métal. On n'argente communément* en fait de métaux» que le cuivre, le laiton elle maillecliort, •t trois procédés sont employés pour arriver h ce résultat : ce sont rargentùre en .feuilles, Targenlure au pouce, et l'argenture galvanique. La première» et aussi Ta plus anciennement usitée^ consistée appliquer sur le cuivre, après qu'il a été suffisamment >décapé et préj^aré» des feuilles d'argent ex- •Irèmement minces» qu'on fait adhérer au moyen de la chaleur» et d'une nression exercée, pendant une certaine durée» à Taide <)*ufl brunissoir d'acier. L*argenture au pouce» gui fut indiqué par Mellawitz» se pratique en frottant une lame de cuivre ou de laiten» avec du chlorure d*argenl, récenvment précipité» et humecté d'un peu d'eau salée : l'argent revient h Télal métallique et pénètre le- cuivre assez profondément. Quant à l'argenture galvanique ou électrochimique» si répandue à notre époque» après avoir été Introauitedans l'industrie, en 1840» par MM* Elkinton et Ruolz» on l'obtient eu dissolvant un sel d*argent» tel qu*un carbonate» un chlorure, un phosphate ou un aborate» dans une solution aqueuse de cyanure de potassium ou d'hyposulGte de soude; en .plaçant dans ce bain les pièces k argenter ; et en précipitant» au moyen d'une pile, l'argent pur qui vient se fixer sur ces pièces. ^ ARfifNTDRB (cbim.). Se dit de Tacide chiazique, qu'on désigne aussi sous le nom d'acide hydroargentocyanique.

ARGILE (géoT.. céram.}. du grec ipyà^s; angl.cioy; allem. if^on. Terre pesante» grasse» compacte» tenace et ductile» qui se compose principalement d*alamine et de silice» et dans laquelle on rencontre aussi queluuefois du carbonate de chaux» de l'oxyde de fer, • de la magnésie» du mica» des pvrites» deg bitumes et divers oxydes métalliques. Les propriétés les plus générales des argiles sont de se délayer ftcilement dans l'eau» d*y former une sorte de bouillie glutineuse» onctueuse au toucher après un certain degré de dessication, et qui se réduit ensuite en une pflte consistante» tenace» et susceptible de conserver les formes qu'on veut lui

imposer. Unedassiccntion plus complète enfin rend cette pAte solide et,durable. Toutes les argiles n*ont pas cependant les avnntogos que nous venons de signaler» et celles qui contiennent du carbonate de chaux, par exemple» ou de l'oxyde de fer en quantité notable» entrent en fusion» dès qu'elles ont 1 Snpporter une chaleur très-intense. Une autre propriété très-remarqnablede.i'ar^le» et qu'elle doit h la pi*ésence de l'alumine, c'est la contraction qu'une température élevée fait éprouver à sa nftte» contraction ré- J Sulière, proportionnelle k l'accroissement e la ehaleur, et telle qu'on a pu en former .la base d'une espèce de pyromètre, ou moyen de mesurer les hautes températures. Les apgiles se trouvent plus fréquemment ft une certaine profondeur du sol qu'i sa surface» et les naturalistes attribuent sa formation aux produits volcaniques décooH posés» ainsi qu aux débris d'un grand nom<« ore de substances minéi^les«

On a divisé les argiles en argiles à pyres». 'en argiles fusibles, en argiles effervescentes et en argiles ocreuses. Les aagiles k pyres comprennent toutes celles qui peuvent supporter l'actioil d'une haute température sans se fondre. L'argile la plus commune est la ierre glaise ou ar^h figuline^ dont les sculpteurs et les potiers font usage. Vionrvent ensuite VaraiU calcaire ou marne; V argile à foulon^ dite aussi terre à foulon ^i argile smeciique » qui s'emploie principalement pour enlever aux draps I huile employée dans leur fabricirtion» et qui contienl*» "en moyenne, 45 pour 100 de silice» 20 d'alumine, un peu d'oxyde de fer et le surplus en eau ; Yargile à porcelaine ou kaolin des Chinois, qui résulte de la décomposition du feldspatb,se rencontre particulièrement dans les contrées k masses granitiques», et e«>n-. tient 3t.09 de silice, en combinaison avec 34.6 d'alumine» et 12.17 d'eau, avec un pea de silice libre; Vargile platiique^ très-tenace et réfractaire, dont ou fait de la faïence fine», et qui se trouve k la base des terrains tertiaires; puis Vargiie vlombaginef mélangée de bitume ou de charbon» qu'on emploie k fabriquer des creusets pour acier fondu. Oa nomme argile inflammable ^ celle qui se trouve niélang<^e d'environ un tiers de bi-^ tume gris ; argile de Kimmeridge, le dépôt marneux te plus récent de l*étageoolithique^ et argile d'Oxford^ lé dépôt de matières ar« gileuses et arénacées qui appartient au même étage et prend rang immédiateuient au-dessous du calcaire k coraux.

Les argiles ocreuses» appelées aussi bols^ ont pour caractères dislinctifs de happer fortement k la langue, de se diviser en poudre dans Peau sans y former pftte » de devenir rouges ou plus rouges par l'actiou de la chaleur, et de pouvoir acquérir le magnétisme polaire. L'argile ocredse rouge»

graphique ou sanguine^ sert k fabriquer des crayons. Le bot aarméniCf usité en médecine, comme dessiccatif et astringent» et auquel on attribuait ancienneoieDt des vertus merveilleuses» est voisin de la sanguine

àRM

DE TECHNOLOGIE

La ierre de Lemnoi n*é(ait pas moins céèbre, et sa préparation était accompagnée ie pratiques religieuses. L*ocre jaune de i^ierzon, dans le Berri, est connu dans le :ommerce sous le nom de rouge de Prueee et ierl i colorer les parquets; celle de Pour- 3in, près d*Âuterre. reçoit la même destilation; et la terre de Sienne^ en Italie» est iœploy^^e dans la peinture.

ARGILEUX (géol.)- qui est de la nature le Tarjçilp.

ARGILIFORUE (géot.)- dont l'apparence is\ celle de Targile.

ARGON. Morceau de bois ptié'en arc» dont )n fait iisagH pour la chasse aux oiseaux.

ARGUE. Machine employée pour réduire or et Pargent en fil. Apres qu^un lingot a M fondu par fouvrier, celui-ci lui donne me forme cylindrique afin de l'obliger à tasser par les perluis de diverses filières» loDt les calibres décroissent successiveneiit, jusqu'au degré de ténuité le plus ;rand.

ARIMER (épingl.). Ajuster le poinçon sur enclume.

ARITHHOGRAPHE. Du grec àpi^}iiç nom- )re« et 7pa^4, écriture. Règle à calculer qui :sl couriiée en corcle.

ARITHMOGRAPBIE. Art d'écrire les nom- )re$ el de représenter» par des signes do lonveniiou» les mesures et leurs râleurs ;nnnuM.

ARITHMOLOGIE Du grec «ptO^oV, nombre, lloyo; discours. Scledce qui embrasse tout e qui se rapporte h la mesure des gradleurs.

ARITHMOMËTRE. Du grec ifi^fiit, nomre, et ^rpov mesure. Instrument aui sert

exéculer des opérations arilhmetiuues.

L Thomas de Colmar inventa» en 1851»

ne de ces machines» au moyen de laquelle n obtient des produits de quatrillions oïi uciques secondes \ et Ton en extrait la raine carrée avec la preuve» en une minute 0 secondes. Cet arithmomètre figurait à exposition universelle de 1855. Il consiste n one petite botte oblongue,et d*un facife ransport. Lorsqu'au moyen des indicateurs n a écrit les nombres sur lesquels on veut p^rer, quelques tours de manivelle font aparalire» écrit dans une autre partie de la ofte» le résultat demandé. Une multiplica- 00 de 8 chilTres parB chiffres se fait en 16 coondes ; moins d'une demi-minute suflit

une division de 16 chiffres au dividende t 8 chiffres au diviseur. L'inventeur a, ditn, consacré h son œuvre 90 années de tr«ail et 300,000 francs de frais.

ARITHMONOMIB. Du grec àpiB^iç, nomr<% (*(vi;toc loi. Loi des nomt»res.

ARMAILLADE. Filet en tramail employé our la pAche dite mara,

ARMATURE (fond.). Du latin armalum:

n^. id. ; allcm. armtiiur. Assemblage ^e itféreots nioreeaui de fer, qui forment une orte de charpente pour porter le noyao «t e moule de potée u un ouvrage de bronze. Toutefois ceux de ces ouvrages dont ja i^ruie est pyramidale no rétciameni poiÀt

une Ibrte anfiatiire» attendu ^ue fa bise aotitient suffisamment les parties supérieures iQui vont en diminuant de grosseur* Il suffit alors d'y placer quelques barres de fer dans lesquelles on passe d'autres têts plue menus» appelé laraotiM^ pont lier le noyaa avec le moule de potée. Plusieurs fers de l'armature sont destinés è rester touiours dans le bronze» où ils ajoutent è la solidité des parties qui portent le fardeau.-^ En maçonnerie et en charpenterie» on donne le nom d*armature aux barrés» boulons^ defs» étriers et tous liens dé feh servant è maintenir un assemblage de charpente. Varmfh lure au cintre est la cbarponté en>ployée pour la construction des voûtes ou des arcsdes. — En termes de physique» on appelle armature la plaque de cuivre ou de ler qu'on applique aux aimants naturels» et les pièces métalliques placées dans les parties de l'animal entre lesquelles on établit la communicstion dans le cercle galvanique.

ARMELINE (comm.). Peau Gne et blaoehe fournie par Thermine, animal du genre patois» qui vit principalement hn Laponie crt en Sllx^rie.

ARMILLAIRB (SraisB). Am\. armiltar^ iphere. Petite machine inventée pour rendre sensibles aux yeux Tarrangement et le mon veraent des corps célestes. Elle est formée de] plusieurs armilles ou cercles do métaL de bois ou de carton» assemblés en sphère \ jour» dans l'ordre qu'observent les priuci-

faux cercles que les astronomes imaginent tre tracés sur la voûte céleste. Tels sont

.réquateur, les tropiques» les cercles polaires» rédiptique et les deux colores. On distingue les sphères armillairesdn Piolémée, de Copernic» do Tycho-Brahé, etc.

ARMILLES (astron.). Du latin armtïAi»

bracelet. Ancien instrument d'astronomie qui consistait en deux cercles de cuivre fixés dans le plan de léquateur et du Dié«ridien» et dont le diamètre était d'environ

'trois mètres. Les armilles d'Alexandrie» qui furent employées è d'importantes obsefvations sur la déclinaison de l'épée do la

'Vierge» conduisirent aussi Hip(>arîqae è dé-

'terminer le changement de situation des étoiles fixes et la précession des équinoxcs. On eroit que Tycho Brahé fut Ih dernier qui fit usage d'armillns. — En architecture, on nomme armilles de petites moulures qui entourent en façon d'anneaux le chapiteau dorique» immédiatement au-dessous de l'ove; mais ces moulures sont appelées fileti ou liiteaux lorsqu'au lieu de tourner circulairement , elles ^'étendent eo ligne droite.

ARMOISE ou ARMOISIN (manuf.). Taffetas léger et de couleur rouge» qu'on tire des Indes orientales» mais qu'on fabrique aussi eu Italie» porticulièrement à Florence; puis en France» à Lyon» à Avignoot etc.

ARMON (carres.). L'une des deux pièces du train dun carrosse» eh tre lesquelles le

'gros bout du limon est placé.

ARMURE. Du latin fifma» armes. An^l.

Armour. Ou nomme ainsi « en ptiysiique t

ARO

MGTMHINAIRR

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Tassemblage de ditcfsei ptèees de Ter avec îles 1>irreaux aimantés pour en former un faisceau. Ce syslèmo proauiides effets pinV sants qui resuUont de tontes les vertus magnétiques exerçant simultanément leur influence» — Les serruriers appollenK armure toute pièce de fer nécessaire è Tusage ou h la conservation d*une machine ou d*une charpente. — En termes de manufactures de tissus, l*armure d'une navette consiste en deux petites pièces de fer dont chacune se trouve adaptée à l'un des bouts • dans une échancrure du bois, et qui l'afllonre. Les bouts anguleux de la navette se trouvent ainsi protégés, non-seulement lorsqu'elle vient à tomber, mais encore contre les coups qu'elle reçoit dans le travail. Dans les fabriques de soie on désigne, par le mol armure, I ordre dans lequel, après que le métier est monté, on fait mouvoir les lisses pour tisser l'étoffe. Armer un métier^ c'est attacher, lorsque la chaîne est passée au travers du rémisse et qu'il s'agit de la faire mouvoir, des ficelles aux lisserons par rie longues boucles, en filer les marches et les ajuster pour faire lever ou baisser les lisses, et partager la Chaîné de manière à ce que Touvrier puisse passer sa navette.

ARMURERIE. Profession do Tormurier.

ARMURIER. Du latin arma^ armes. Angl.

armourtr: allem. hamiêckinachtr. Celui qui fabrique des armes.

ARNIGINB (chim.). Résine amère qu'on obtient de la résine amère de l'arnica, plante de la famille des composées et qui croît particulièrement dans les contrées montueuaes.

AROME (chim.). Du grec XjBuftfle, parfum. Angl. aroifMi. Emanation subtile des corps odoraols, que Ton parvient è fixer par l'eau, l'alcool, les huiks, les graisses, etc. On croyait anciennement que l'odeur des substances aromatiques était due à un principe Carticulier, et ce principe reçut de Boeraave le nom d'eiprî! recteur. Plus tard, Macquer prétendit que cet esprit n'était nullement le même pour tous les corps odorants, et il en distingua d'acides, d'alcalins et d'huileux. Enfin, Fourcroy reconnut que rien ne démontrait l'existence de ce principe, et il avança alors que les odeurs étaient le résultat de la dissolution dans l'air, d'une

f portion du corps odorant lui-même, que 'intensité de ces odeurs dépendait du jilus ou moins de volatilité des corps.

ARONDE (Qceub). AngL dovelail; allem.

Schwalbemchwanx, En termes de menuiserie, c'est une pièce de bois ou de métal taillée en forme de queue d'hirondelle, c'està-dire, plus étroite à un bout qu'à l'autre e' allant en s'élargissant peu à peu. Lorsque cette pièce est entrée dans une entaille ou mortaise de même forme et grandeur, et que la partie étroite de ce tenon est extérieure, il n'est pas possible de la dégager en tirant : plus on tire, au contraire, et plus la pièce s'engage, *du moins tant que la force de traction ne dépasse pas la résis-

tance que la substance oppose h la sépara* tion de ses parties.

ARONDELLE. Grosse liene de pêche qui se compose d'un cordage (Tcnviron 85 brasses de longueur, lequel est garni de petites Iignes,*dites avançonê^ armées chacune d'hameçons. On fixe, h marée basse, ce cordage sur le sable, au bord de la mer.

ARPAILLEUR ou ORPAILLEUR. Angl.

^o/dfearcAer; allem. teascher, Nomique l'on donne h celui qui s'occupe à chercher et h tirer l'or du sable des rivières qui roulent des paillettes de ce métni. Le lavage de ce sable s*opère sur les lieux mêmes etsur des tables inclinées quelquefois couvertes d*on drap; on fait usage ensuite de sébiles à main d'une forme particulière, et Ton termine par Pamalgamation, pour enlever au sable qui a subi les lavages l'or (jue ceux-ci y ont rassemblé. Les Bohémiens qui lavent les sables aurifères en Hongrie emploient une planche rayée de vingt-quatre cannelures, dont la dix-septième rassemble communément les parlluttes d'or avec une petite quantité de sable qu'on extrait après cela aisément d'un bassin do bois où le tout est jeté. En Afrique, les négresses lavent dans des calebasses, le*; terres aurifères recueillies par les hommes.

ARPENT (métroL).Du latin arrum, champ, et pendere, évaluer. Ancienne mesure de surface, qui contenait 100 perches ou 30 toises carrées, et 900 toises de superficie. L'arnent de Paris se mesurait avec uni; percne de 18 pieds, et sa contenance correspondait à 34^ ares 19 centiares de nos mesures actuelles. Celui des eaux et forêts n'était que de 100 perches également, mais la perche avait 4 pieds de plus, ce qui |K>rtait sa superficie a l,3ifc toises.

ARPENTAGE. Art de mesurer les terrains par une application do la géométrie.

ARPENTEUR. Celui dont l'oflice consiste à mesurer les terres, au moyen de certains intruments et du calcul.

ARQUEBUSE. Derital.orto,arc, et bugio, troué. Angl. waligun; allem. doppelhaken. Première forme des armes portatives. El.o consista d'abord en un long tuho de fer qu'il fallait deux hommes pour porter ; qu'on appuyait, quand on voulait en faire usage, sur une fourchette fixée en terre; qui se chargeait avec de la poudieet des pierres, et auquel on mettait le feu au moyen d'une mèche. Dans la suite on diminua peu à peu le poids de l'arquebuse; un seul homme put la porter; et 1 on en fit k croc, à rouet, a mèche, è serpentin, pour arriver enfin h y adapter la batterie à pierre. L'emploi de cette arme, qui commença sous Charles VI, fut prolongé jusque dans le xvii* siècle, où elle fut remplacée par In mousquet et le fusil. L'arquebuse h vent fut inventée sous le règne de Henri IV.

ARQUEBUSERIE. Art de fabriquer les armes portatives.

ARQUEBUSIER. Angl. armourer ; allem.

ge^oeknekmied. Celui qui fabrique des armes h feu portatives. Communément ce

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DE TECHNOLOGIE

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