AXE
NcnoNNàme
àZl
ayWe en donnant plus d'éclal h la couleur qu il emploie. — Enfin, en chimie, aviver c*e8l augmenter ëgalemenl l'éclat et le brillant des couleurs,
AVIVOIR (dor.). Angl. poliêher ; allem. tergoldméaer. Instrument qui sert à étendre Tor amalgamé.
AyOI(brass.).Hotqui désigne Topération de faire couler la bière d'unecuve dans une autre.
AVOINBRIE (agricult.). Terre semée d'avoine.
AVOIR DU POIDS (métrolog.). Livre de seize onces employée en Angleterre* et qui se trouve en opposition avec la livr$ îroy représentant seulement douze onces.
Toute marchandise offrant du rebut, du dé- <^het, se vend à Tavoir du poids, lif re qui vaut en grammes ^53,5&^.
AVRILLBT (agricult.). Blé semé en avril.
AXB. Du grec «Suv et du latin axù, essieu, pivot. Angl. axi9 ; allem. ocAse. Ligne ou lige de fer ou de bois 3ui passe parle centre d'un corps et sert è le faire tourner sur lui-même, fin mécanique, l'axe est une ligne mathématique qu'on suppose exister dans toute machine de rotation» et autour de laquelle se produit le mouvement. Vax^ d*un cadran est le style qui marque rheure; Vaxe d^une balance est la ligne droite sur laquelle elle se meut ; Vaxe d'oicillation d^un pendule est la ligne droite parallèle à l'horizon, et passant par le centre autour duquel te pendule fait ses vibrations; Vaxe du treuilf est le cylindre qui est concentrique au tambour de cet appareil ; Vaxe de roialion est la ligne autour de laquelle un corps tourne en réalité lorsqu'il est en mouvement; Vaxe d^un cercle esila ligne quelconque qui passe par le centre et se termine à la circonférence parles deux extrémités; Vaxe d'un cône est la ligne tirée du sommet au centre de la base; Vaxe d'un cylindre est la ligne menée du centre d'une du ses bases au centre de l'autre base ; Vaxe trans'* versa, dans l'ellipse et l'hyperbole, est le diamètre qui passe par les deux foyers et les deux principaux sommets de la figure: c'est le plus court /diamètre dans l'hyi^erbole et le plus long dans Tetlipse; vaxe conjugué ou second axe^ est le diamètre qui
(»assaut ftar le centre se trouve perpendicuaire è Taie transverse, et le plus couri des diamètres conjugués.
Vaxe optique d'utw lunette ou d'un verre convexe ou concave est le rayon visuel qui passe par les centres des sphères sur lesquelles la courbure de ces verres est réglée; i axe d'un verre lenticulaire est la ligne droite qui passe par les milieux des deux surfaces. — En dioptrique, on nomme axa d'incidence^ la ligne droite qui passe parle point d'incidence, perpendiculairement à la aurface rompante; et axe de réfraction^ la ligne droite tirée du point d'incidence perpendicutairernent k la surface rompante. ^- Kn physique, Vaxe de Vaimant^ ou axe ma* ^AJfMe, est la ligne droite dont les extréluités sont les deux p61o$ deraimanl.--Su
architecture, Vaxe droit est la ligne perpendiculaire qu'on suppose passer par les centres des bases d'une colonne droite; l'axe tpirafest la même ligne dans une colonne torse; Vaxe tourné en vit est celui dont on faitusage pour en tracer les circonvolutions en dehors; Vaxe de$ voluiei est la ligne
a u'on suppose traverser k plomb le milieu 'un corps cylindrique; laxe cfim édifice circulaire est la ligne droite qui le traverse en passant par le centre de son plan ; l'axe d'un édifice non circulaire est la ligne qui le traverse d'une fafade h l'autre, en cou-^ pant son plan en deux parties égales, et en formant avec les lignes de ses façades parallèles des angles droits; et Vaxe commun s'entend de deux b&timents séparés l'un de l'autre par une cour, lorsque le prolongement de l'on formerait l'axe de l'autre.
AXICDLE. Petit axe, petit essieu.
AXIFDGE (mécan.). Du latin axie et du l^rec â{uv, axe, puis /Wato, de ^tvyu , fuir; Angl. axifagal power : allem. axifugalkraft. Puissance ou force par laquelle un corps tend à s'éloigner de 1 axe autour duquel il se meut. Ce mol est synonyme de centrifuge, mais peu usité.
AXIOMËTRE. Do grec <C«m t axe, et phfwi I mesure. Machine dont on f/iisait usage autrefois dans la marine et qui in* diquait, à première vue, quelle était la direction de la barre du gouvernail d'uo navire.
AXIPÈTB (phys.). Du latin axis, axe, el pe/o^aller vers. AugUaxipednl pomer ; allem. axipetalkraft . Puissanceou force par laquelli^ un corps tend à s'approcher de l'axe de sa révolution. Ce mot» peu usité aujourd'hui, est synonyme de centripète.
AXONGBiou SAINDODX. En latin axun^ jfta, de axii,axe, et de tin j^er^i oindre. Angl. axunge; allem. talg Graisse que Ton f>répare communément avec celle du porc; mais on faisait aussi usage « autrefois , d*axonge humaine qu'on estimait,comnie Irêspuissante contre les iffeclions rburnaiismaies. L'axouge est principalement employée dans les préparations pharmaceutiques, mais on y a recours quelquefois dans divers métiers pour des enduits.
ATCOPHOS ichim.). Cuivre oxydé.
AYNET ou AINETTfi. Petite verge qui sert à eufiler les harengs qu'on veut faire aaurpr.
AYRl. Angt.td ; allem. ayrihoU, Palmier épineux du Brésil dont le bois, exlrâine* ment dur, sert aux sauvages pour armer leurs flèches et pour faire des massues.
AZAGOR (chim.).Vert«de-gris.
AZANCE (chim.). Sel ammoniac
AZARNET (chim.). Orpiment.
AZEG(shim.). Vitriol.
AZEGIou AZAGl (cbim.J.Oxyderooge de fer.
AZBMALA (chim.). Minium ou cinabre.
AZBMAPHOR ( chim. }. Synonyme a*a* cartum.
AZBMASOR (chim.). Cinabre naturel .
AZl. Présure composée de ûitei Ue tî»
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DE TECHNOLOGIE
AZO
IM
laigre.Oa en fait usage en Suisse pour sire le second fromage qui se retire da M'tii-lait du premier.
AZIMAR(chim.).VermiIlon. Cuivre oxydé.
AZIMUTAL ou COMPAS AZIMUTAL.
ingl.asimttiA eompa$$: allera. mtgnetnadeU
éweickungimtiter. iustniment astronomi-
|ue duQt 00 se sert pour prendre les azi-
nuli.II n'est composé que d'un large cer-
(e posé de oiveau dans toute sa surface. —
)n nomme aussi azimutalf^ une boussole
pslinée k constaleravec exactitude à quelle
lifisiondea points cardinaux se lère ou se
ouche un astre observé, et qu'on emploie
n outre pour déterminer avec précision la
osilion d'un point de la côte pràs duquel
n navigue.
AZOB(cbim.)* Alun saccharin.
AZOCARBIDE (cbim.J. Synonyme de cya-
AZOCARBIQUE (chim.). Synonyme de
Mr)i(|iie.
AZOCAIIBDRE (cbim.). Angl. mistion of loteand carboné; allem. vereinigung dei ick'U%dkokl$n$ioff'€i. Synonyme de cyaure,c'esi-è-dire combinaison de cyanogène l dp C8rl)i)ne.
' AZOCH, AZOGK et AZOTH (cbim.). Mots i^ l'on employait anlrefois pour désigner mercure et quelques-unes de ses combilîsnns.
AZOTATE (chim.). Nom générique des iiiibiuaisons de Tacide azotique avec les «es saliOablea. Les azolates, sels trèslubies, ont une saveur fretche, ils acti* m la combustion des charbons allumés r lesquels on les jettei et leurs propriétés ni stimulantes. Aujourd'hui* on emploie I préférence le mot nitrate pour celui DZt»iaie«
AZOTE (chim.). Du grec» priv.,et C«i4, n Angl. azote ; allem. iticttoff. Corps sim* U gazeux 9 incolore» transparent, élastique, i entre pour 79 centièmes dans la coni- Miion de l'air atmosphérique. Sa densité de 0^916, l'air atmosphérique étant pris iir unité; son nombre proportionnel est 7,03 ; le poids de son atome est 88,518; son pouvoir réfringent, comparée celui Tair, est 0,020. L'azote éteint les corps en mbuslion« asphyxie les animaux* est insobte dans l'eau, ne rougit pas les couleurs *ues végétales, et contribue k former l'aie nitrique, l'ammoniaque et presque tou- > \es substances animales et végétales, lins répandu dans le reçue minéral, il s'y Qcontrc toutefois, combiné avec l'oiygè- % à l'état d'acide azotique uni avec des ba« s. One loi invariable et qui se trouve sans ;ception jusqu'à ce Jour, c'est que toutes s substances organiques qui jouent le rôle i Jbases taliBablea contiennent de l'azote, rien n'est plus aisé que de reconnaître la résence de celui-ci daés les stibstauces eu aesiiun ; car tandis que ies matières azotes donnent, par la dtslillalioti, des produits •calms unis a une huile em(iyreùmalique *ès*lélide, les matières non azotées, au conuire, tirvteoient des produits acides et une
huile empyreumatiaue qui , malgré son o« deur désagréable, n a cependant rien dé conH mun avec la précédente. L'azote seul tie pourrait servir k la respiration , mais il n^est pas néanmoins délétère comme d'autre gas, et son rôle au contraire est utile dans rair atmosphérique oii il tempère l'action trop vive de l'oxygène sur l'appareil respiratoire des ôtres organisés. Il |»aralt en outra que, dans l'acte de la respiration, une cittaine quantité d'azote est absorbée et eontri* bue ainsi k l'alimentation.
On extrait l'azote de l'air en enlevant l'o* xygène de celui-ci au moyen de phosphore
3 ne l'on fait brûler dans une cloche pleine *air et placée sur la tablette d'une cuve pneumato-chimique. Le résidu de l'opération est de l'azote qu'on épure ensuite en le mettant successivement en contact avec des bulles de chlore et une dissolution de po« tasse. On se procure aussi ce gaz en trei-^ tant la fibre musculaire par l'acide nitrique. Enfin, il se dégage quelquefois de lui-même des fissures du sol, durant les phénomènes volcaniques ou lors des tremblements de terre. A l'état naissant , l'azote , sollicité
{>ar de fortes affinités, ou sous l'influence de orces électro-chiilQiaues, forme des combinaisons avec l'oxygène, et telles sont particulièrement le protoiyde d'azote , le deuto* Xjrde d*azole, l'acide byponitreux, l'acide nitreux et l'acide nitrique ou azotique. Parmi ses combinaisons avec d'autres corps, la plus importante est l'ammoniaque ; avec le carbone il produit le cyanogène ; et uni k certains métaux, il donne des azotures métal«liques.
L'azote a été appelé air phlogistique^ mofelle aimosphérique^ air méphitique et air pieié : et, aujourd'hui, on le nomme aussi quelquefois aloaligine et nitrogin$. Lavoi» sier constata le premier la présence de ce gaz dans l'air ; mais elle avait déjkété soupçonnée, en 177S, par ftutberford. Priestley confirma celte découverte par des expérieiH ces , en 1775 , et Scbeele isola entièrement l'azote de l'oir , en 17^7. A notre époque, de savants travaux ont été accomplis par MM. Liebig, Boussingault et Pa} en, pour laire connaître rimportance de l'azote dans la végétation. M M. Dumas et Boussingault ont publié, en 18^1, sous le titre de Staiiêli^m chimique dtê itreê organisée^ des théories remarquables dans lesquelles ils admet* tent que les nistières ternaires qui sont accumulées dans les tissus des animaux, telles que la graisse, et les matières azotées neutres qui constituent la trame de Torgani* salion animale, sont élaborées par les végétaux. Cesderniers, en effet, réduisant Tacuto carbonique et l'eau, en fixent le carbone tt l'hydrogène et rejettent (oxygène dans l'aimospbère; puis, réduisant tantôt l'oxyde d'ammonium, empruntant (tantôt directement de l'azote k l'air, s'assimilent cet élément* Considéré k ce point de vue, te règne végétal constituerait un immense a|i|iareil de réduction , tandis que le règne animai foMtionnerait k la manière d'un appareil ila
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DicTiorwÂms
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combnMion. Ce que les animaux produisent les fégétaux le consomment; ce que les uns donnent è Tatmosphère, les autr^'s le lui reprennent. Dans les idées de MH. Dumas et BoussingauUf les animaux et les plantes pourraient en Quelque sorte être considérés .comme de I air condensé. Quand la force, vitale est anéantie chez eux* les éléments qui formaient ces matières si complexes de Téconomie se séparent, la décomposition donne pour produit final de l'acide carbonique, de Peau et de Toxyded^ammonium, lesquels,, s'organisent à leur tour, servent è former de nouveaux êtres. C'est donc dans le règne végétal que sont élaborées, aux dépens de rair« ces matières ternaires ou quaternaires qui, passant dans le corps des animaux her« bivores, sont en partie détruites, en partie accumulées dans leurs tissus. Des animaux herbivores elles passent è leur tour dans les carnivores, qui les détruisent ou les fixent selon leurs besoins.
c Ainsi» » disent MM. Dumas et Boussingault « « se ferme ce cercle mvstérieux de la vie organique à la surface du çlobe. L'air contient ou engendre des produits oxydés , acide carbonique, eau, acide azotiaue, oxyde d'ammonium. Les plantes , véritables appareils réducteurs, s emparent de leurs radicaux, carbone, hydrogène, azote, ammonium. Avec ces derniers t elles façonnent toutes les matières organiques ou organiaables qu'elles cèdent aux animaux. Ceuxci è leur tour, véritables appareils de combustion, reproduisent è leur aide l'acide carbonique, l'eau, Koxyde d'ammonium et Tacide azotique, qui retournent à l'air pour reproduire de nouveau, el dans l'immeosité des siècles, les mêmes phénomènes. »
Nous avons cité plus haut quelques combinaisons de l'azote, et, entre autres, le protoxyde et le deutoxj'de* Le premier, découvert en 1776 par Prieslley, est un gaz incolore et inodore , d'une densité de 1,30. On l'obtient en chauffant du nitrate d'ammoniaque dans une cornue de verre* Ce nitrate, composé d'azote, d'hydrogène et d'oxygène, se sépare, sous l'action du feu , en deux groupes distincts : l'un est formé d'eau qui se condense ; l'autre , de protoxyde d'azote que Von recueille dans un gazomètre. C'est après l'avoir obtenu è cet état et qu'il a été desséché, qu'on le refoule dans un récipient, au moyen d'une machine inventée par M. Hatterer, et qu'on l'amène par la pression è se liquéfier, dette pression est égale h une cinquantaine d'atmosphères, c'est-à-dire qu'elle est douze fois plus forte que celle sous laquelle fonctionnent communément les locomotives. Le protoxyde se décompose aisément par l'action de la chaleur, et lorsqu'on y plonge une allumette offrant encore quelques points d'igoition, il la rallume aussitôt, comme ferait le gaz oxygène pur. Cela provient de ce que le mélange d'azote et d'oxygène , qui résulte lui-même de la décompositiou du protoxyde d'azote par le feu, renferme , sous un volume semblable » plus d'oxygène que Tair
atroosphérioue, c'est-k-dire 33,33 pour 100. Le protoxyde d'azote ne peut être respiré impunément que pendant un temps trèslimité, et il flnit par asphyxier, comme l'hydrogène et l'azote, par privation d'oxygène. S'il faut en croire quelques expérimentateurs, Je protoxyde d'azote causerait^ lorsqu'on le respire, une sensation agréable accompagnée d'un rire insolite, d'où lui est v«nu le nom de ga» hilarant. Le nitrate d*ammoniaque, qui procure le protoxyde dont il est question , contient de l'azote • de Thydrogène et de l'oxygène, dans ces proportions NOSHO-f NH*; et ces proportions sont telles qu'il sudit d'une simple transposition moléculaire, pour qu'il en résulte de l'azote et de Teau : 2N0-[-l^H0. Lorsque le protoxyde d'azote a été amené, par les procédés (]ue nous venons d'indiquer , aux états liquide et solide, il offre un curieux exempled'abnissementde température. Dans le premier état, celte température s'abaisse h — 115*, et dans le second elle se maintient an moins à — l&O*. Alors se produisent plu* sieurs faits très-remarquables* Ainsi, placé en contact avec la peau , le protoxyde la cautériserait et altérerait profondément les tissus immédiats. Si l'on plongeait dans le liquide un morceau de glace provenant des plus hautes latitudes, il y produirait l'effet d'un fer rouge au contact de l'eau. Enfin, le mercure qu'on y verse s'y congèle aussitôt, après ébullition , et prend la solidité et l'aspect d'un lingot d'argent. Il résulte de ces faits, qu'il n est possible d'évaluer cette température qu'à l'aide de thermomètres è air ou è alcool, puisque celui à mercure subirait immédiatement la congélation.
Le deutoxyde d'azote, qu'on appelle aussi oxyde axoiigue ou nitrique^ NO*, est un gaz incolore comme le protoxyde, et quant h son odeur elle ne saurait être appréciée, attendu qu'au contact de l'air, il se r.onvertit immédiatement en vapeurs rutilantes et très-corrosives qu'on désigne sous le nom d'acide hyponitrique. Le deutoxyde d'azote se produit fréquemment par l'action de l'acide nitrique sur les métaux, et on l'obtient, entre autres procédés, en versant de cet acide affaibli sur do la tournure de cuivre ou de fer. Ce deutoxyde a la propriété d'éteindre les corps en combustion.
AZOTER (cnim.). Charger un corps d'azote.
AZOTEUX (chim.)* Qui contient de l'azote.
AZOTIDES (chim.). Classe de corps simples flont If^ type est Tazote.
AZOTIFÈRE (chitn.). Synonjme d'azoteux
AZOTIODIQDE (chim.). Qui est composé d'acide azotique el d'acide iodique.
AZOTIQUE (chim.). Qui contient de l'azotfî en excès
AZOTISATÎON (chim.). Action d^azotiser.
AZOTISER (chim.). Imprégner d'azote.
AZOTlTE(chim.l. Angl. td.; allom. t/tc*élolpialiigr mineralien. Nom générique des
AZU
DE TECHNOLOGIE
AZU
iU
ris formés d*une base et d*acide azoteux. "niiés par Tacide sulfuriqiie , ces sels prooisent des vapeurs rutilantes.
AZOTOIDES (chîm.). Corps formés d'aote, de phosphore et d'arsenic. Leurs cominaisoDs hydrogénées sont alcaliues, et les ijKène^ sont acides.
ÀZOTDRKS (chim.). Con^binaisons de 'azole avec un autre corps. Obtenues d'une lanière non directe» comme è Taide de ammoniaque» ces combinaisons se délruient par faction de la chaleur, môme par 'effet du choc. Parmi les azotures sont le chlorure d'axote^ Vor fulminant ^ Vargent ulminant^ etc.
AZRAGAR (cbira.).yert-de-gris* AZUB (chim.). Nom que Ton donnait au- -efois i f'alun.
AZDBO (chim.). Vase qu*on employait nciennemi^nt dans les laboratoires.
AZCLEJOS (céram.). Carreau de faïence maiilép, de fabrication arabe.
AZUIJJIME. Voy. Dlminb.
AZLLHINIQUB ou AZDLMIQUE (chim.).
iép6t de couleur brune qui se forme avec ? temps dans l'acide cyaohydrique ou les yanures dissous.
AZUR. Nom que porte communément la oudre qu'on obtient d'un verre coloré en teu par l'oxyde de cobalt. Lorsque celte ludre esi grossière* on l'appelle azur à mdrer; celle qui est Une porte le nom azur d*émaiL On fabrique priocipiilemenl tzur en Bohème; à Sdineiberg , dans la xe; et «n France, dans la vallée de Luon. Cette fabrication a lieu » en grand » ec le rainerai de cobalt, que l'on a préablement trié et bocardéi afin d'en séparer s matières terreuses et autres qu*ii con* 'nt. On le grille après cela pour en vola- Jser la majeure pariio du soufre et en yder le cobalt. Lorsque le minerai a subi I opérations préalables, on le pile, on le lise, on le mêle avec deux ou trois par- \ de quartz ou de sable, et Ton obtient rs ce qu'on nomme le safre. Les proporis de quarts et de snb!e varient suivant lalurc du minerai, et on ne peut Icm dé« niner que par l'expérience, suivant rin« lire de la couleur qu*on se propose de du ire. En Saxe , le safre se fait avec le tleur minerai de cobalt, qu'on pulvérise u'on grille durant cinq à six heures. On abrique de quatre espèces i et le safre muu donne une pesanteur spécifique 1,05. C'est en vitrifiant le sable, ou bien fondant un mélange d'oxyde de cobalt e silex , qu*(»n obtient le verre d'azur» 1 Toici fa composition :
e de coImIIi en poadre 100 k 150 Idlograinines.
I ou caillou pulvérisé el
ii«é. 500
se caldoée. IM), 5
f cTazur impur. 50
lie blane oo deotoxyde
«enic 50
1 fond ce mélange dans de grands creu- , en remue de temps en temps la ma- ; avec des crochets de fer > et, au bouî
de huit ou dix heures d'une chaleur intense • le mélange se trouve compléfemeot vitrifié. On s'assure de ce résultat en prenant un peu de nftie dans une cuiller de fer, ia jetant dans I eau froide et l'examinant pour voir si le verre est net et bien homogène, sans bulles ni grains.' On conduit alors cette fonte dans une vaste caisse pleine d'eau qu'on renouvelle incessamment, attendu que plus elle conserve sa fraîcheur, plus elle est froide, plus le verre d'azur s'étonne, s'attendrit el s'éclale en
Eetites parties, ce qui le rend plus facile à royer. Chaque fourneau produit par vingtquatre heures 7 à 800 kilogrammes au moins de verre d'azur qui , au sortir de la caisse remplie d'eae , est. pilé è sec sous les pilons d'un bocard el tamisé avec un crible de fer. Après qu'il a été ainsi bocardé, il est porté au moulin où on le broie le plus fin possible , et six heures de travail siiOisent pour aue la matière soit convenablement divisée. On coule alors le liquide par une ouverture pratiquée au bas de I archure, et on le reçoit dans des baquets pour le porter dans une cuve où l'on fait arriver en même temps, par un robinet» de l'eau bien claire. Un ouvrier agite rapidement la matière avec une grande spatule de bois pour la bien délayer; il la laisse ensuite reposer un moment; puis, avec on baquet, il puise l'eau chargée d'azur, et la verse dans un canal de bois qui l'emmène dans une autre cuve. Lorsqu'il ne reste plus qu'environ un décimètre d'eau sur le précipité qui s'est fait de la poudre la plus grossière dans la première cuve, ou cesse de ' puiser, on y lait venir de nouvelle eau fraîche , on agite derechef la matière ^ et après un moment de repos on la dirige aussi dans une autre cuve^ Quant au dépôt qui demeure dans la première cuve, à la suite des deux lotions qui viennent d'être indiquées, on le repasse au moulin. En répétant cette manœuvre, on parvient à réduire tout le verre d'azur en une poudre impalpable; mais, pour obtenir encore divers degrés de finesse, on réunit le tout dans une grande cuve percée sur sa hauteur de qualre ouvertures à égales distances l'une de l'autre. On laisse reposer d'abord quelques ins>tants; puis on fait couler la portion du liquide qui se trouve an-dessus de l'ouverture supérieure, ce qui en* traîne l'azur le plus divisé; et l'on donne cours successivement de la môme manière, par les trois autres ouvertures, à l'azur tenu en suspension. C'est ainsi qu*on se procure les divers degrés de cetle^oudre, qui sont connus d'ans le commerce sous les dénomiiialions impropres d'axur de premier^ dn deuxième^ de troitiime et de qualriime feu. Ici le mot feu s'entend du degré de vivacité et de finesse de l'azur.
Autrefois on faisait de l'azur factice avec de l'in'iigo ou du suc de violettes brovéavec de la craie. On en obtenait encore de l'union du sel ammoniac et de l'argeot, ou d'un mé- 4aage de soufre, de mercure et de sel aoi-