‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 44 sur 281 · BAG · texte numérisé non relu

BAG

BADË (inrp.). Angl. opening ::^\\em. œfflung. Se dit de Touverlure du compas qui nesure les jours entre une pièce Je bois et n f)lare où elle doit être mise.

MDIGEON. Du celt bad ou ia/û, joune.

loulcur jaune ou grise dont on peint les nuis pour leur donner Tapparence d'une onsiruclion nouvelle. La préparation dont )n fait le plus communément usage pour )ailigeonner a lieu de celte manière: On )rena un seau de chaux éteinte » on y joint m demi^seau de sciure de pierre , avec de 'ocre de rue en plus ou moins grande quaniié suivant Pintensité de la couleur qu'on /eut donner au badigeon, et Ton détrempe e tout dans de Teau où l'on a fait dissoudre jn deini-kilogramme d*alun.Si Ton manaue le sciure de pierre* on y substitue une plus ;r/ind6 guântilé d'ocre de rue ou d'ocre Hune è laquelle on ajoute des écailles de Hcrres pulvérisées et tamisées. Cette es* èce do badigeon résiste assez bien è Tacion de la pluie et de Tair.

Quant aux pierres de taille» on remédifi trilinairement à la détérioration de leur ouleur primitive , en les grattant plus ou iiuins profondément ; mais cette opération ^sl longue ol dispendieuse, elle peut altérer a forme de quelques parties du bâtiment , !t dès Tannée 1755, H. Bachelier avait rem- 4.icé le grattage par un enduit conservaeur dont la composition se perdit après ui. Une commission nommée en 1808 par 'Institut t et qui avait pour membres HM. kTtbollei« Cbaptal , Lebrelon , Vincent, r'auquelio et Guyton-Morveau, se livra à Ws essais pour retrouver le procédé de M. hchelier, et si elle ne le ressuscita |[)oint Tune manière identique, elle en fournit un tu moins tout è fait analogue, et dont voici a formule :

Il JUS vive 57 parties

Miire coït ou sulfate de chauv. 7

iiTUJie ou Carbonate de plomb. 6

romaine bboc Qttaoïitô variable.

La cliaux est broyée avec le fromage en oiisistance de pâle molle, égale et bien iée. On y ajoute le plAlre cuit et la céruse; mis, par un broiement plus exact sur le nnrbre, avec un peu d*eau, on réduit lo nutenune bouillie plutôt épaisse que II- |uide ; et, enfin, ou de lait avec de Teau ommune, au moment de la pose, ({ui se ait de coutume h la brosse ou au pinceau lu vernisseur. Aujourd'hui, on enduit aussi ivec des peintures à Thuile.

Mous venons d'exposer quels sont les ivantages du badigeon employé pour rendre a fralciiour et la propreté aux éditices mo- Jernes. Malheureusement, ce procédé employé sans intelligence par beaucoup de tceiis, est venu souiller, dégrader désœuvrés de Tart antique, c'est è-dire des monuments romains, puis de ces admirables proiluiis de Tarcbitecture religieuse du moyen 4{$e. (Test ainsi que daus beaucoup de paruisses rurales, et môme jusqu'au sein des uiés, certaines fabriques ont cru se distin-

DiCTIONN DE TrCHNOLOGlC. 1.

guer éminemment en faisant disparaître sous d'affreux badigoonnages blancs, jaunes ou bleus* des peintures murales et des sculp* tures délicates qui se recommandaient doublement au pointde vue artistique et archéologique. 11 est vrai oue les monuments dignes d'être respecte:^ sous ce rapport sont placés partout sous la protection des fonctionnaires publics ; mais trop souvent l'ignorance brave avec impunité les règlements que dicte un esprit éclairé.

En sculpture, on entend par badigeon une sorte de détrempe composée de plâtre et de pierre pulvérisée dont on fait usage pour remplir des joints, des trous, ou dissimuler certains défauts.

BADIGEONNAGË. Action de badigeonner ou de peindre un muravec du badigeon.

BADIGEONNER. Peindre un mur ou un membre quelconque d*arcbilecture avec du badigeon.

BADILLON. Petites brocbettes qu'on cloue de distance en distance sur la gabarit d'un navire en construction, a&n de régler la largeur des pièces de bois.

BADINE. Baguette mince que Ton porte à la promenade, soit h pied, soit h cheval, et dont on fait usage aussi pour battre les habits.

BAFETASou BAFFETAS (manuf.).Gro«5e toile de coton blanc qui se fabrique da4is les Indes orientales. Il s'en fait une exportation considérable» et la plus estimée est celle de Surate.

BAGATTINO (mono.). Monnaie de cuivre de Venise. C'est la moitié du denàr ou de« nier, et elle correspond è 2 ou 3 centiines.

BAGLATTEA (inst. de mus.). Instrument des Arabes. Il consiste en trois cordes tendues sur une planchette, et Ton en joue avec une plume.

BAGNOLET. Toile goudronnée qu*on tend au-dessus des billes d'une galère, pour la garantir de la pluie.

BAGUE. Du latin baeca^ perle ronde. An^l. et allem. rtiij)f. Anneau d'or, d*argent ou de toute autre matière qu'on porte au doigt. — La bague de la baillonnette est un anneau aplati, en fer, qui embrasse la douille vers . son milieu, et circule sur son embase ou bourrelet, de manière è buter contre Téton* teau et à laisser, libre ou à retenir la baillonnette au t)OUt du fusil.

BAGDE. Se dit d'un fusil dans Tintérieur duquel existe une boursouQure annulaire, résultat d'un vice de fabrication.

BAGUENADDIER. Jouet d'enfant composé d'un certain nombre d'anneaux qu'on ne peut placer ou déplacer que dans un certain ordr»).

BAGUER (cont.). C'est faire tenir les plis d'une étoffe en les cousant.

BAGUETTE. Du latin baculcUa. diminutif de baculus^ bfttoo. En termes d'armurier, la baguette est d'une verge de bois, debate:ne ou d'acier, dont on fait usage pour enfopcer la charge d'un fusil. — L'arliiicier emploie différentes sortes de baguettes : les unes, courtes et grosses, servent de bouloir*. les

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