BAI
Bulres, percées dans leur longueur, soni employées poar charger les Tusées deloute Hialîère combuslible; et celles qui sorït longues et minces dirigent l'ascension des fusées ToIanCes. —La baguette du corrojeur est une longue perche sur laquelle les cuirs sont étendus après qu*iU ont été foulés à Teau.— Celle du bongrojreur est un morceau de bois long et rond, puis renQé au milieu comme un fusi^au » qui s'emploie pour unir Jes cuirs. — Le ciricr fait usage a une 6aguelttà miche sur laquelle ou enfile les mèches lorsqu'elles ont élé coupées en longueur ; et d^une baguette k bougies où Ton placo les bougies quand elles sont terminées. — En archilecture» la baguette est une petite moulure ronde taillée quelquefois d*ornemenls semblables h ceux des profils. Celle qu'on appelle baguetieèrouSf est taillée en ruban et tortillée arec des roses sculptées dans les intervalles; la baguette à irubant imite des rubans tortillés ou croisés et se taille avec ou sans feuilles de laurier. — Les chimistes. donnent le nom de bagueUe à UJ1 tube plein, en verre, dont ifs se servent pour remuer ou mélanger les substances qui atiaqueraient les spatules.
BAHUT. Du celL bahu, coffre. Nom d'une sorte de coffre dont le couvercle forme voûle et qui, d'ordinaire, est recouvert do cuir ou de cuivre, et garni de clous dispo^ ses avec un certain art. De nos jours oo a étendu cette dénomination à toutes les grandes caisses et coffres qui se trouvent ornés de sculptures comme on les faisait au moyen âge. Tel de ces vieux meubles achetés pour une pièce de cinq francs dans un village, a été revendu, après une restauration convenable, mais peu dispendieuse, jusqu'à k h 5,000 francs à l'un de ces amateurs forcenés dont le ffoAt pour les antiquailles est porté jusqu'à Ta démence.— Eu architecture ouaiw iiclle pierreê tailUtM en bahu^ celles dont la forme est convexe, comme on les voit au IMirapfl des ponts et des quais.
BAHDTIER. Celui qui fait des bahuts, des coffres, etc. Sous le régime des corporations, le bahutier formait une profession tout à fait distincte; mais» aujourd'hui le même ouvrier accomplit les travaux qui se trouvaient réparés chez lecuffretier, le malietier, le babutier et .le layetier. C*est ce dernier qui maiuteoaat embrasse tout le travail des autres.
BAIART. Petite auge oans laquelle le maçon porte le ciment. — C'est aussi le nom d'une espèce do civière.
BAIE (archit.jf. du latin 6adicora« diminutif de baaaret bAiller. Ouverture laissée dans un mur qu*on construit, pour recevoir uue croisr*e ou une porte.
BAIGNOIRE. Vaisseau dans lequel on se baigne.— Chez leshongroyeurs, la K>aignoire est une sorte de poÀle dans laquelle on fait chauffer l'eau d*alun et le suif qui servent à l'apprAt des cuirs.— Loge saillante et arrondie d'une salle de spectacle.
BAILLE. Moitié de tonneau, en forme de baquet et ylus large du fond que du haut,
dont on se sert dans la marine k div usages. On y met particalièrement le un dont on enduit les fentes et les joints. . BAILLONNER. Onditftdil/oiiMrtMf^r pour exprimer qu'on la ferme en dehon .. moyen d'une pièce de bois.
BAILLOQCETS (plumas.). Planes de t* y leurs mêlées et naturellement.
BAILLOTTE. Diminutif de baquet.
BAIN. Du latin balneum. L'ioiiDerfioi} ci porte ce nom se distingue, en ce qui c-cerne le corps humain, en bains fD>td«, *. bains tempérés et en bains ebauds . 0'* » tend par bain /r-otd, celui qui, pendant le est pris h la température des rivière^, c-' à-dire de 13 à 18* centigrades IIestfD:5 > 18 à 25^ Ce bain agit comme tonique fàréaction qu'il détermine. Le bain de ^'jouit d'une action excitante et tonique :« aux sels alcalins qui s'y trouvent en dy>lution. Le bain tiède ou tempéré^ varÎH «* • sa chaleur de 28 è 35* centigrades, et c celui auquel on a recours ooro me nioyer "giénique, parce qu'il est calmant et rcchanté Le bain de vapeur est une combeson du calorique avec la vapeur dVau. r jt gée ou non de substances aromatiques ?
tiles, et sa température se porte de >i« 75* centigrades. On en fait usage p04' • affections rhumatismales et les dera^'t*^ chroniques. Les battis égyptiens oonsUiâ'* à subir progressivement les degrés de 2^ r .leur jusqu'à celle de Tétuve* et à desc'K; graduellement aussi de celle-ci josqu'^ température ordinaire. Les bains rmâstf « prennent au sein d'une atmosphère hue. ' et très-chaude, produite par la vapeur ;• détermine de l'eau versée sur des cai U: rougis par le feu d^un fourneau dans .* salle close. Les baigneurs sont assis sur.banqueltes ou sur des matelas de foju, -. se font frictionner et masser après le ti . opération que suit une douche fro'uït Lbain turc est une étuve sèche, c^esl-i-. une salle dont toutes les parois sont cl»»fécs par des tuyaux qui les [parcourent
En chimie, on appelle bain le roasv" matière quelconque qui environne le c" baigné et se prête , par le i^eu d*agré$«L de ses molécules, aui. formes et aux û^ céments de ce corps. Le 6atii de ceudra : celui où les cendres remplacent Teas .
bain de eable^ celui ou cette substance r:* «place la cendre dans le vase sur leqoc-. ■ place la matière qui est roMet de io;^> lion. C'est un bain de oapoir, lorsque 1« i«^ qui contient la matière est exposée k U ««> peur de l'eau bouillante. On nomme ^' marie^ un vase plein d'eau chaude pla«x >le feu» et dans lequel on met un autre »i contehant la matière sur laquelle oo i. opérer. Un métal est un bain^ uuand i\if mis par le feu en état de Quidile.
Eu termes de plumassiers, le bain ^ une poêle en cuivre battu, dans laqucir*^ plonge les plumes qu'on veut mettr» '^ couleur. — Le bain des teioturiors est •• cuve dans laquelle ils plongent les é!«»f'"* et ils donnent le même noia à la p'^èie- •
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DE TECHNOLOGIE
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hon coloranle que conlient celle cuve. — Le mot s'applique encore, ddns plusieurs flulres arts, aux vases et aux liqueurs qui sortent au IraTaîl. --Kn archileclur^, eiiGu maçonner en frain, c'est poser les pierres ou les moellons en plein mortier, nu bien faire emploi d*une grande quantité de plâtre pour Her les diverses parties de Tout rage.
BAÏONNETTE (a rm.)- Ce nom vient de Bayonne^ ou celle arme fut ^dil-on, fabriquée
Eoûr la première fois. Anal, baytmet; aliem. ayoneii. Dague courte, large et façonnée en forme de lancette, qui, aul)eud*une poignée, est pourvue d'un manche de fer creux, appelé douille, qui sert k la Gxer au boutd*un fusil.
BAIOQUE ou BAIOQUE (monn.). Petite monnaie de cuivre qui a cours dans les Etats romains. Elle vaut k peu pràs cinq centime.^.
BAIOQDELLE (monn.}. Monnaie de billon de Bologne et de plusieurs autres contrées de liialie.
BAISSIÈRE. On nomme ainsi la portion rie vin, do vinaigre, d'buileou de tout autre Kquide, qui forme une couche de quelques millimètres au->dessus do la lie.
BAISSOIR (salin.). Sorte de magasin oa réservoir d*eau que Ton construit dans les salines. Les baissoirs sont en bois de chêne et en madriers épais que soutiennent en (rav«;rs des solives ou des poutres retenues par ries tenons de fer; ils sont en outre snp* portés par des mors situés k 0*975 les uns des autres.
BAISURB (boulang.). Endroit par lequel un pain en a touché un antre dans le fouri re qui loi laisse une sorte de cicatrice qui le dépare.
BAJOIRE (numism.). Médaille qui a pour ( fTigi e deux tôtes de proQI qui semblent ap« ftlrquéiS Tune sur Tautre.
BAJOUE (mécan.). On désigne par ce nom les bossages ou coussinets qui tiennent aux jumelles d^une machine.
BAJOYERS (architij^ Murs on ailes des culées d*ttn pont. — On appelle aussi de ce nom le mur de revêtement d*une chambre dVclose, dont les extrémités sont fermées p/ir des portes on des vannes.
BAKIlA (comm.). Variété de chanvre de rinde.
BALADAN. En termes de pèche, les Provençaux désignent par ce nom les compar*» Ciments dont se composent les bourdigues. BALAFO (însL de mus.). Instrument usité chez les nègres de la Côte d*or. Il est ^arni de callebasse et ressemble k notre an*cien claquebois.
BALAI. De l'allemand welle , faisceau de baguettes. On donne ce nom, dans quelques pays, k une sorte d*insirament dont les aiédecins font usage pour faire descendre dans Testomac des corps étrangers qui se sont arrêtés dans rœsopnage. — Le balai des orfèvres est un morceau de linge «ntiaché k un bftlon pour balayer Tenclume. — Quant aux balais employés dans les ménagesy chacun sait qu'on les fait en branches
de bouleau, de genèl, de bruyère, etc. ; eu crin, en plumes, etc.
BALAIS (lapid.). Variété de rubis qui est mêlé lie rouge et d'orangé.
BALALEIGA (insl. de mus.). Sorte de guitare k trois cordos, usitée en Russie
BALANCE. En latin 6t7ana?,de bis, double, et lanx^ bassin. An^l. balance; allem. wage^ Instrument employé pour déterminer le poids des corps. Quelle que soit la forme de cet instrument, c'est toujours un levier du premier genre, ayant son point d'appui an milieu, et dont l'une des extrémités représente la résistance, tandis que l'aulre, chargée du poids faisant équilibre, représente la puissance. Pour gu'une balance soit exacte il faut qu'elle satisfasse rigoureuse* ment k ces deux conditions : qu^il y ait le moindre frottement possible du fléau sur son support; qu'un équilibre parfait ait lieu entre les deux bras du levier, par le seul effet de leur pesanteur. Du reste, la perfection des balances a atteint un tel degré aui'ourd'hui, qu'il en est qui, chargées d'un kilogramme, trébuchent par la simple addition d'un demi-milligramme.
On distingue plusieurs espèces de balance. La balance ordinaire se compose d^une verge d'acier tremné, appelé fléau^ dont les deux bras sont d égale longueur. Ce fléau porte k ses extrémités deux bassins ou pia^ Uaux suspendus k l'aide de chaînes métalliques, et repose par son milieu sur un EointJixe autour duquel iloscfUrTibremeot. .e contact du fléau et du support a lieu sur le tranchant d'un couteau d'acier fixé au premier et portant sur une chape ou sur un plan d'acier très-poli , et la suspension des plateaux aux extrémités du fléau s'établit de la même manière» Le corps placé dans l*un des plateaux, a pour pesanteur la somme des poids placés dans l'autre bassin, lorsqu'ils lui font équilibre. Mais comme il est impossible d'atteindre nne exactitude rigoureuse dans l'égalité des deux bras du fléau, on a recours, pour obtenir une plus grande précision, k la méthode des doubles pesées inventée par Borda dans fa secôniJe moitié du xvin* siècle. Celte méthode consiste k tarer préalablement le corps k peser, k l'aide de grains de plomb ou de sable, et k le remplacer ensuite par des poids connus de manière k faire équilibre k la tare, eu qui donne exactement le poids du corp^. De nos jours, on a apporté îles perfectionnemcnls remarquables k la oalance ordinaire, et l'on estime surtout celle qui porte le nom de balance fortin. La balance ro^ ffiatne, ainsi appelée parce qu'elle était en usage chez les Romains, se compose Je deux bras inégaux dont l'axe est placé très-près de l'extrémité du bras auquel se trouve suspendu le corps qu'on veut peser, et Je plus petit poids peut faire équilibre au plus iourci fardeau, parce qu'il ne s'agit alors que d'éloigner ce petit poids du point d'appui, pour que la distance fasse puissance. Si uans la romaine le poids est remplacé par un ressort, elle prend le nom de peson. «La
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^balance de Roberval est imoxs|Tèco ilo levier *où des poids égnux se trouvent en équilibre,
Suoiqu'ils semblent pinces h des oxlrémitës e bras de levier inégniit. La balatiee hy* Prostatique^ due è GAliléf, et qui sert à déterminer la pesanteur spécifique des liquides et dos solides, est une balance ordinaire dont run des. plateaux, ordinairement plus petit et plus court que l'autre, porte en dessous un -crocbet. On pèse d'abord sur cette balance, h la manière ordinaire, le corps dont on vent déterminer la pesanteur spécifique; puis'on rattache h un fil de soie qu'on suspend an crochet de la balance; on le plonge dans Teau, et on le pèse dans eet état. La perte de poids qu'il éprouve est représentée par le poids du volume d'eau qu'il a déplacé. — Yoy. ARâouàTRB. — La 6alanee électrique est un instrument au moyen duquel on établit l'équilibre entre une force électrique et la force de torsion, qu'on peut toujours mesurer avec exactitude. La balance magnétique é\M\i aussi l'équilibre entre ta force uiagnélii|ue et celle de torsion. La balance élastique est un instrumeut emf»lujô par les horlo'ç^ers, pour trouver un spiral dans lequel la progression de force réponde exactement à la progression arithmétique pour l'isochronisme. La balance de torsion^ inventée vers 1784 4)ar le physicien Coulomb, est un appareil à l'aide duquel on peut apprécier les fqrcos d'attraction et ^e répulsion des corps électriques ou aimantés* Il consiste en un fil métallique suspendu verticalement è l'une do ses extrémités, et portant è l'autre un petit poids cvlindrique. Au-dessus, se trouve une aiguille horizontale. Lorsqu'on veut reconnaître les plus petites forces, on les fait a^îr h l'extrémilé de l'aiguille» et l'on apprécie leur intensité, par l'angle de déviation qu'elles déterminent dans sa position, et par conséquent parla torsion du fil. La pointe de l'aiguilie parcourt un cercle horizontal de 360 degrés. Tout l'appareil est renfermé dans une cage cylindrique en verre, qui le protège centre 1 action de l'air, et dont le contour prés<Mite aussi une division en 360 degrés. t Voy. Electroscopb. On connaît encore la balanee arithmétique^ qui sert à calculer et fut inventée en 1669 par Cassini ; la balance de Ramsden^ inventée en 1760; la balance à pendule^ inventée par Lambert au xviii* siècle; et la balance aérostatique. Voy. Aé-
ROMÈTRB.
En termes de pèche, on appelle balance une espèce de filet plat, monté sur un cercle de fer ou de bois, qu'on emploie particulièrement pour prendre des écrevisses.
BALANCE (mach. è va p.). Dans les ma** iihines à vapeur, la soupape de sûreté variable est chargée au moyen d'un levier dont la pression se trouve réglée, soit par un poids, soit par un ressort fixé è son extrémité, et qui, dans Ton ou l'autre cas, agit à la façon de la balance appelée romainCf pour faire équilibre à la tension de la vapeur dans la chaudière. La balance à poids est employée dans les machines
fixes; el (ïonn les locomotives,' où le mouvement do l'appareil aurait pu déranger le poids, on fait usa$<e de la balance h ressort.
BALANCEMENT. En anglais libration.
Mouvement d'un corps qui penche tantôt d'un cAté, tantôt d'un aiitre. En méc.nnl()uo ce mot est synonyme d'oscillation. Dans les machines h vapeur on eppelle donc balancement^ les oscillations verticales auxquelles sont sujettes les locomotives, soit dans le sens de leur longueur, soit dans celui de leur largeur. Cet effet se produit, ou lorsque les refis sont trop faibles et qu'ils plient entre leurs supports au passage de la machine, ou lorsque les chemins sont posés sur des terres iratchement remuées et que la pluie détrempe. Un moyen d'atténuer le mauvais effet du balancement sur la voie, est de placer à l'arrière de la locomotive, deux roues peu chargées sur lesquelles se reporte, au moment des secotisses, une partie du poids des roues motrices.
BALANCIER. Angl. scalemaker; nllem.
wagenmacher. Se dit de toute partie d'une machine qui a un mouvement d'oscillation destiné à régulariser ceux des autres parties de la môme machine. C'est ainsi que, dans les grosses forges, le balancier est une branche ou anse de fer recourbée en arr, qu'on passe dans un crochet porté par une perche élastioue, et qu'A laide de celte pièce les souiQets sont baissées et relevés alternativement par des chaînes qui se rendent à des anses plus petites» ou a de petits crochets arqués^ — Le balancier d'une pompe est une barre de bois ou de fer« en jforme de levier, qui, par suite du mouvement de va-et-vient qu'on lui imprime et qui se transmet au piston, fait monter l'eau. — Dan^ l'horlogerie, le balancier est la pièce qui, par ses excursions alternatives» règle le mouvement des montres i&rle consiste en un cercle d'acier ou de laiton. On donne aussi le mèiiie nom au régulateur des horloges, mais celui de pendule est mieux approprié. — Le balancier employé pour le monnayaâçe, énorme levier de fer, fut inventé, en 155^, par un simple menuisier, nommé Aubin Olivier. Il fut perfectionné en 16(^1 par Nicolas Brillot, tailleur des monnaies sous Louis XIII, et, plus tard, par Droz. — Le balancier des fabr4cants de papier est un instrument de fer composé de deux branches liées à une extrémité par une traverse suspendue au piancher. Il sert à délayer la matière contenue dans l'auge. — Les fabricants de bas appellent balancier^ la partie du métier qui se trouve fixée par deux vis sur chaque extrémité des épaulières.
On connaît aussi plusieurs sortes de balanciers hydrauliques. Perrault donna le premier ce nom au mouvement de bascule produit par un courant d'eau. Celle-ci coule par un coursier et tombe dans une petite caisse qui tourne autour d'un ave el qui est partagée, par son milieu, en deux, au raoyea d'une cloison. Quand la base est horizontalei l'eau tombe do manière à être divisée
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DE TECHNOLOGIE
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eu deux filets égaux par la ctoison; dans toute autre position la chute se fait dar>8 la partie la plus élevée; et lorsque cette bâche sp trouTe pleine, son poids remporte en la faisant tourner sur son axe pour venir s>ppu jor sur Tobstaclo» et verser Teau dont le poids a décidé son monvemeot. L'autre bâche se remplit è son tour et ramène la caisse h sa position primitive en s'appujant sur Tobstacle, et ainsi de suite. Perrault transmettait ce mouvement d'oscillation à une verge penduYe, et en faisait une horloge aquatique. -^ Le balancier hydrauliq^ie de Béliilor est composé de gouttières en zigzas;. fixées sur Taxe d*un pendule qu'on faii osciller. Chaque gouttière est formée de trois planches, et aux coudes des zigzags' sont placés des clapets qui s'ouvrent pour laisser entrer l'eau et ensuite se referment potir Tempècher de descendre. En faisant osciller ce pendule, le bout de la gouttière inférieure qui plonge dans Teau se relève ; l'autre bout s'abaisse» et l'eau coule, comme sur an plan incliné, dans la gouttière suivante. C'est une sorte devis d*Archimède dont le tujau en hélice serait remplacé par iifie série de gouttières reciilignes. — Le balancier inventé par H. Boitias, a pour moteur une eau courante. Au bas d'un pendule est attachée une planchette ou cube, mobile sur un axe horizontal, de manière qu'elle peut se trou ver verticale ou se replier «lans le sens de l'horizon. Dans le premier <}tal, elle reçoit l'impulsion d'un cours d'eau où elle plonge et qui la chasse porpendicu* lairement, en écartant le pendule de sa situation de repos ; lorsque l'aube atteint le plus haut point de l'oscillation, par un mécanisme qui tire sa force même du mouve* ment du penJute, l'aube prend la position horizontale, et le pendule» n'ayant plusson* poids retenu en haut, retombe. C'est alors
Sue l'autre retombe à son tour pour prouire une nouvelle oscillation, et aiasi consécutivement. Le pendule n'oscille pas des deux côtés de la verticale : il ne s'élève que du eOté où le courant le chasse. L'aube est entourée d'un châssis fixé au pendule, et qui porte Taie autour duquel cette planchette tourne, lorsqu'elle est arrivée au plus haut point de l'oscillation pour se placer horizon talement« Dans cet étal le pendule n*éprouve, pour redescendre, d'autre obstacle que la résistance de l'ea^i contre le châssis qui, n*étaBt pas assez forte, Jalaso au poids de ce balancier son effet et lui per« met de reveeir k la situation verticale. — Dans le balancier hydraulique d'Aldini, le levier ne porte qu'un vase placé à l'un des bouts ; un contré-poids est placé i l'autre bout et force le sceau è s'élever lorsqu'il est vide ; dans cet état il ouvre la soupape du réservoir, se remplit et tombe par son excès tie poids ; arrivé en bas, il se vide, soit en s'inclinent, soit par un orifice qu'ouvre une sou|)ape; puis il est remonté par le contre-poids, et ainsi de suite. Aldini avait même imaginé de mettre deux leviers, l'un au-dessus de Tautre, chargés chacun d'un
seau et d^unc.'intre-poids; le premier seau se vidnit dans l'ioférieur, et eelui-ci se vidait è son tour en tombant sur le aoh Comme le contre-poids inférieur était uni par une tige au bas du levier qui portait le levier supérieur, il fallait nécessairement, quand celui-ci était en haut, que l'autre fAt en bas, et réciproquemenU — Le balancier de M. d'Artigues consiste en un levier à bras égaux oui porte, en chaque bout, un seau percé latéralement près du fond. Ce seau est un cylindre ou uo parallélipipèie qui peut glisser (<aos un corps vertical d'un même calibre, c'est-à-dire que le seau peut roouter et descendre dans: cette sorle do fourreau qui est juste, mais sans frottement. Quand l'un de ces seaux est en haut, il lève une soupape qui donne issue h l'eau d'un réservoir, et se remplit de liquide; devenu plus lourd, il tombe dans son fourreau et remonte l'autre seau ; mais lorsqu'il arrive en bas, comme le fourreau est percé d'une fenêtre à jour qui se rencontre avec le trou latéral du seau ,< Peau, qui ne- pouvait s'échapj)er,. i>arce que la paroi du fourreau fermait ce trou, s'écoule alors piir I» fenêtre dece fourreau. Dans ce même tempe le second seau , qui était en haut, s'est rempli précisément comme Tavaii fait le premier, mais h un autre orifice dent il avait de même levé la soupape, et retombe à son tour enlevant celui qui vient de se vider. Ce va-et-vient se perpétue ainsi. Afin de rendre le mouvement verticil des seaux plus précis, les deux extrémités du levier portent des arcs de cercle sur lesquels se roulent les cordes de suspension des seaux h mesure qu'ils montent et descendent.
BALANCIER. L'ouvrier qui fait des balances.
BALANÇOIRE. Pièce do noie placée en équilibre sur un point d'appui élevé, et sur chaque extrémité de laquelle plusieurs personnes peuvent se mettre pour se balancer. On construit aussi des balançoires qui se composent d'une roue d*un grand diamètre en tournant sur uo axe (|ue supportent deux appuis solidement établis. Quatre fauteuils sont suspendus à cette roue et montent eC descendent lorsqu'elle est en mouvement.
BALA^NDRAN (oonf. d*hab.). Sorte de surtout d'étoffe grossière qui garantit de la. pluie.
BALASSK. Paillasse formée de balle d'a^ Toine. On donne aussi ce nom è une espèce de jarre de terre fabriquée en Egypte et qui jouit de la propriété réfrigérante des alcarazas
BALASSOR(manur.}. Etoffe qu'on fabri-.
auc dans Tlnde avec de l'écorce d'arbre BALAYETTE. PtMit balai.
BALAYEUSE MÉCANIQUE. Machine inventée, en 1855» par M. Colombe, ancien chirurgien major des araoLées. Elle balaye et ramasse tout è la fois et peut, dans une heure, balayer de 1200 è ISOO mètres carrés Cette machine se compose essentiellement de huit brosses planes formant , par leur réunion • une brosse octogonale olacé<^
BAL
horizontalement sous l'essieu (l*uue charreite à bras ou h cheval. Les ordures enle** Tées par le mouvement de rotation de cette brosse « glissent sur une large pelle concentrique à la brosse , et viennent s'accu- Ttiuler dans un réservoir spécial dont la porte, en s'ouvrant; permet au contenu de 6*échapper aussitôt; soit dans deségouts, soit pour former des las isolés. Le poil de la brosse t qui a environ 15 è 20 centimètres de longueur, est formé par les rameaux trds*résistant$ d'une plante vendue dans le commerce sous le nom de jonc d'Ame-' rique.
BALCON ( archit. ). De TitalieD balcone, formé du bas latin pa/ctis, poutre. AngK balcong. Saillie pratiquée sur la fagade d'un édifice» et communément supporté par des consoles ou des colonnes. — Le serrurier . nomnie ainsi le panneau qu'il place entre les tableaux des croisées. — En termes de foDileur, le balcon est le métal qui se trouve h l'extérieur des pièces coulées, au point de réunion des moules.
BALDAQUIN. De Baldueo, ville où l'on fabriquait des draps de diverses couleurs. On nommait ainsi, anciennement, le dais sous lequel on portait le Saint-Sacrement à la procession, ainsi que la tenture qui for^ mait le ciel d*un lit.Àujourd'hui, on appelle encore baldaq^uin, la construction architecturale, en bois, en marbre ou en bronze, qui s'élève en forme de dôme, sur des colonnes, pour couvrir l'autel d'unn église, et l'on cite surtout en ce genre le baldaquin do Saint'Pierre,^ h Rome, qui est l'œuvre de Le Beroin ; puis la tenture qu'on dresse, dans les métro|>oles, au-dessus de la chaire épiscopale.
BALEINE FRANÇAISE. Uatière dont ta
E réparation a été inventée par M. Adolphe ^iolé. Chacun connaît l'emploi fait dans l'industrie, des fanons de l'énorme cétacé qui porte le nom de baleine , emploi qui consiste particulièrement à fabriquer des buses • des lames de corsets, des montures de parapluies, elo. Il se consomme annuellement au delà de 10,000,000 de francs de ce produit. Mais celui-ci tend chaque jour à s'amoindrir, parce que d'un côté le cétaué qui le fournit s'éloigne de plus en plus des mers explorées, et que de l autre la pèche è laquelle il faut se livrer enlraine à des frais
S|ui ne sont plus compensés par le profit. Il allait donc songer è remplacer la baleine véritable par une baleine artificielle, el c'est ce que M. Diolé est parvenu h obtenir, en 1856, au moyen de cornes de buffles. Quant au procédé de fabrication, voici comment il (est décrit par BIM. E. Barrault et Piquet :
c Les cornes, de longueurs convenaUes .
dont l'extrémité pleine a été coupée à la scie mécacique, sont jetées, après le premier lavage, dans un bain d'eau mucilagineuse ou gélatineuse, où on les laisse tremper plusieurs jours. La composition de ce bain peut encore varier d'autre manière. Il a pour but «l'assouplir les cornes et de les