DICTIONNAIRE BAL
amollir en leur donnant une certaine élasticité. Après les avoir débarrassées de leur noyau intérieur et des callosités qui peu-
vent y exister, on les présente au-dessus d'un feu clair, en y introduisant une verge métallique pour les ouvrir, à Paide d'une
{nnce, tout en les maintenant au-dessas du eu. Les moitiés de cornes doivent alors être ramenées h une même épaisseur et apla* Mes, ce que l'on obtient par une pression momentanée de 50 à 100,000 kilogrammes sous la presse hydraulique combinée avec Taotion de t'eau chaude ou la vapeur humide. On ramène ainsi la plaque de corne è une épaisseur uniforme autant qu'il est possible. A cre traitement, Ton fait succéder l'action prolongée d^une presse à coin ou è vis, pouvant produire de 30 k 50,000 kilogrammes en pression , et l'on arrive à aplanir parfaitement ies plaques déjà douées d'une épaisseur modifiée convenablement. Pour opérer avec la presse hydraulique, il faut avoir soin de presser graduellement , en laissant quelques intervalles de repos pendant le travail, afin de permettre à la matière de s'étendre et de s'aplatir progressivement sans se bri*
ser*
« Les plaqnes entre lesquelles on exécute la pression doivent être chaudes, bien liui* lées, graissées et parfaitement unies. Avant de retirer les plaques de corne de la presse, il faut les refroidir par l'eau froide, lorsqu'elles sont encore en pression, afin d'éviter tout gauchissement. Après la sortie do la presse è vis, les cornes sont dégraissées avec soin, au moyen de la poussière de corne, et maintenues dans l'eau fraido
i'usqu'au moment où on les met au travail. [0BS plaques sont alors dédoublées à la scie, si leur épaisseur est trop grande , puis découpées en bandes ayant la longueur et les dimensions requises pour fournir, soil des buses, soit des lialeines de corset. Avec les bouts trop petits qui restent, on fait des décimètres pour les mètres divisés, que l*on établit h si t}oa marché. Les déchets du travail sont vendus pour fournir d'excelleais engrais, pour fabriquer des prussiates de potasse, ou bien pour remplacer dans loua leurs usages les crins de toutes natures : ces ditférents emplois varient suivant la grosseur et les formes des déchets. Les bouu fleins, coupés, servent, suivant la grosseur, fabriquer des gaiels, des roulottes, des pommes de cannes ou de parapluies, et d'autres objets en corne. Aucune partie de la précieuse matière ne reste donc sans eoi- |iloi. »
BALESTRÎLLE. Voy. AReALBSTaii.LB.
BALÈTRË (fond.). Angl. mouldinq seam:
allem. formenspur* Bavure de métal tondu à travers les ^oints du moule.
BALEUX., Angl. auriferous $and: allem.
goldhaUigenand. Sable aurifère, c'est->h->dir6 contenant de l'or.
BALÈVRE (fond.). Du latin biilabra, dcuible lèvre. Angl. $eam: allem. fugeru pur Inégalité qui se montre è la surface d*une
BAL
DE TËCHNOLOGlIi:.
BAN
pièce fondue. — On désigne aussi par ce mot, en architecture» Texcédant, près d*UQ joint, d*nne pierre sur une autre pierre.
BALINE (manuf.). Grosse étoffe de (aine qui siert è remballage.
BALISCORNE (fond.). Pièce de fer Qxée sur la caisse d*un soufflet de forge.
BALISE. Du latin barb. palitiui^ marais. Sorte de bouée qui sert è marquer Tendroit où se trouve établi un Qlet par fond.
BALISTIQUE. Science qui enseigne è oal* ruier le jet des projectiles, les lignes des trajectoires, le tir des bouches à feu, la direction dt^s bombes, des boulets et des baHes, puis è en évaluer la portée en Ja calculant sur la distance connue du but, sur le poids de la charge de Parme à feu , et sur la proportion et la pesanteur des mobiles.
TartagUo fut le premier qui » au xri' siècle, fit des expériences de cette nature. Après lui, ceux h qui la balistique est le plus redevable, sont Bélidor, Blondeli l^larlilliàre„ Montalembert, Piobert, etc.
BALIVEAU. (agronO- Du celt. 6a/, arbre, et lizen^ laissé. Angl, tilUr. Nom générique des jeunes arbres nés de semence, et partie culièrement les essences de chêne, de frône, de hôtre, de châtaigner, etc., qu'on réserve, lors d*une coupe de taillis pour les faire rrotire en futaie. On distingue trois sortes (le baliveaux ;: les baliveaux de Vdge du Uxillis^ provenant du même semis que lui; les baliveaux modernes^ ayant deux ou trois af]5 d'aménagement; et les baliveaux oncicng , de 80 ans dans un taillis de 20 ans; de lOO, dans un taillis de 2S ; et de 120, dans un faillis de 30.
BALLAST (chero. de fer) Mot anglais qui signifie mélange de sable et de cailloux, et dont on fait quelquefois emploi pour désigner l'ensablement qui recouvre lésons* sol d'un chemin de fer.
BAI. LE. Du grec CôUim , j«) lance, ou de wàXkm , paume. Angl. bail; allem. ballm. Projectile qui sert k charger lin fusil ou un r>istolet. — Les balles de Pimprimeur tjpo^ zraphe sont une sorte de tampons dont on ^it usage pour étendre l'encre sur la forme; nais, depuis 1820, on leur substitue en (énérat des rouleaux. — Dans le commerce, ine balle signifie une quantité asseji nota* >)e de marchandises enveloppée avec un rerfaîn art dans une toile
BALLIER (agricuit.). Endroit particulier Vune grange où Ton met les débris de raille qui proviennent du battage et du annale des grains.
BALLON. Se dit en général de tout (>rp3 spliérique et creux. Dans les labora** oires, on donne ce nom à des globes de erre» munis d*un col et quelquefois de tuulureé, qui servent à contenir les liquides I les substances qu'on veut faire chauffer n ménageant l'évaporation. — En termes e verrerie, ou appelle ballons, des moites c terres à pot qu on tient disposées pour (re mises en œuvre. — Les ballon» des otiers sont des mottes seaiblablcs, prépaies dans le o-éme buL
BALLON AÉROSTATIQUE. Foy. Aé-
BOITAT.
BALLON DE BAnDRUCHB. Petit ballmi è gaz dont on fait usage dans les cabinets de physique et dans les laboratoires de chimie, pour certaines expériences ou démonstrations. On les prépare avec do la baudruche, pellicule du boyau rectum du bœtif.
BALLOT (comm.). Petite balle.
BALLOTTE (agricuit.). Vaisseau de bois dans lequel on met h vendange.
BALLOTTIN (comm.). Très-petit ballot.
BALLOTINE(chim.). Principe amer particulier de la baHotte ou hallote, balloia. nigrn^ plante de In famille des labiées.
BALUETTES. On nomme ainsi, en ter^ mes de pèche, de petites baguettes qu'on ajoute le long de la corde qui sert pour pôchpr ^ la balle
BALUSTRADE (archit.). &uite de tro^ véos de baluslres è hauteur d'apnui, et surmontée d'une tablette de pierre, de marbre, de fer, etc. La balustrade sert h terminer une terrasse, un balcon, à former Tamortissement d*un édifice, la clôture d*un sanctuaire, d'une estrade, la rampe d'un escalier, etc. Sur les chemins de fer on appelle ainsi, le plancher où se tient le mécanicien à l'arrière de la locomotive; et qui est garni des deux côtés d'une balustrade, h hauteur d^appui, pour le garantir d'une chute, dans les machines fixes on prend aussi d'ordinaire la précaution d'ealouror d'une forte balustrade le volant, la bielle et la manivelle, afin d'éviter les accidents.
BALUSTRE. Du grec €(icl«v(rTi«v, fieur du grenadier sauvage. Angl. baluster; allem. êchlUsieldocke. Espèce de petite colonne composée do trois parties distinctes : le chapiteau, la tige et le piédouche. — Ce nom désigne aussi la colonne façonnée qui orne le dos d'une chaise. — Le balustre de l'orfèvre est la partie de la monture du chandelier, qui se trouve ordinairement placée vers le milieu. — En termes de serrurerie, le balustre est rorneroent qu'on fait sous l'anneau de la clef, au bout de la tige,
BALZAN. Cheva. noir o.u bai qui est marqué de balzanes aux pieds.
BALZANE. Marque de poil blanc qui vient aux pieds de Quelques chevaux, et se montre, devant et clerriere, depuis le hou* let jusqu'au sabot.
BAMBOCHE. Marionnette de grande t&ille.
BAMBOULA (Inst. de mus.}. Sorte de ftûte que font les Nègres avec un morceau de tige de bambou,
BANATTE (bouch.). Panier dans lequel les bouchers épurent le suif.
BANC. Du latin barb. bancus. Angl.
bench. En termes de brasserie, les bancs sont les planches qui entourent les cuves. — Le banc de l'imprimeur est une sorte de coffre sur lequel on place le papier tiré et celui qui doit être tiré. — Les fondeurs de caractères d'imprimerie donnent le nom de
BAN
ba:«
ioi
banc à une sorte de table oblongue* autour de laquelle règne un rebord» oxcpplé vis-àvis Touvrier qui y reçoit les loUres h mesure qu'on les. fond. — Le banc à river de rborloger est un instrument qui sert à river certaines roues sur un pignon. — Le bane à couper du cloutier, est celui sur lequel les cisailles sont attachées au milieu par une de leurs branches
BANC A TIRER. Angl. drawing-bench ; allem. adjusîirwerk. Machine dont otf fait usage dans divers ateliers, pour tirer à la fliière des tuyaux métalliques, des pignons de montre et des pendules, des fils de fer, d'acier et de laiton, etc., qu*on veut réduire à un calibre do:iné. On en dislingue de trois sortes qui sont plus ou moins grands et ont plus ou moins de force, selon leur destina* lion. Le premier est le banc è tirer à san-
{le; le second est è vis; et le troisième est engrenage. Leur position est ordinairement horizontale ; mais on place verticalement ceui qui sont appelés à exercer de grands efforts. Tous portent, par un de leur bout, une solide armature qui sert de point d*appni h la Bliôro, et par Tautre bout le mécanisme avec lequel on exerce Teffori nécessaire. Le bane à lirerà $angle^ qui est le plus simple des trois, se compose d'une roue è cheville, ou seulement de deux leviers en croix, montés sur l'axe d'un treuil, en dehors des poupées gui le supportent. On fait usage, pour appliquer la puissance de ce mécanisme, d'une large et forte sangle dont un des bouts s'enveloppe sur le treuil et sur lui-même, taudis que l'autre bout, armé d'une pince à coulant ou d'une bride è clavette, va saisir l'objet qu'on veut passer k la Glièrcw^ Dans cette machine, la puissance est è la résistance, comme le rayon du treuil est è la longueur du levier DU au ra^on de la roue è cheville. Le frotte d /irer m (angl. êerew-dramngbtnch; ail.
êchaubenMiehbank) , se compose d'une forte vis en fer, d'une longueur égale k celle du banc; elle est à pas carré ou triangulaire, et son écrou en cuivre porte une roue à cheville ou d'engrenage, au moyen de laquelle on le fait tourner sur lui-même, soit & bras d'homme, soit par tout autre moteur. Par l'emploi de ce second mécanisme, un homme produit un effort sept fois plus considérable qu'avec Je premier ; mais aussi la vitesse est-elle en raison inverse de cette augmentation de force. On se sert de ce banc pour tirer des tuyaux de lunettes, des tuyaux des plomb, et généralement tout ce qui réclame une grande puissance. Afin de mieux employer le temps, on fait ordinairement le banc double, ce qui permet dA tirer alternativement par chaque buut de la vis. Le banc à engrenage (angl. ê^rated drawing bench; allem. Zahnraàzieh'bank). se compose de plusieurs roues et de plusieurs pignons t qui se commandent les uns aux autres, comme dans une grue h engrenage, et qui tirent une crémaillère ou une cliaine d' engrenage. Ces roues et ces pignons sont disposés de manière à pouvoir
multiplier Id force autant que peut l'exiger la résistance, en appliquant i volonté la puissance au premier, au deuxième ou troisième pignon.
BANCHE (mnçon.}. Sorte de table allongée, formée d'ais de sapin, dont les ma- Qons piseurs font usage pour porter leurs moules,
BANCnÉE (maçon*). Ce que te maçon piseur emploie en uue fois de matière pour son pisé.
BANCO. Mot qui, dans certaines places de coma>erce, sert a distinguer les valeurs en banque des valeurs courantes.
BANDAGE. Do l'allemand band, tien. Se dit en chirurgie de toute bande de linge qui sert à maintenir un appareil, et en technologie de toute bande de métal employée dans un but analogue. L'armurier nomme ainsi les pièces qui servent h bander un
Êistolet, et toutes celles qui font ressort.^ In terme de fondeur, le bandage consiste dans les bandes de fer qu'on ap[)h'que sur les moules des ouvrages qui doivent être jetés en fonte, aQn d'empêcher leur division. — Le bandage du métier à franges qui se trouve attaché derrière è l'aide d'une petite poulie, sert à faire lever et baisser alternativement les lissettes des luisants et des chaînettes qui ornent la tète des f ranees. — Le passementier appelle bandage du ballant une grpsse noix plate et percée de plusieurs trous, dans Tun desquels on introduit ua bAton; puis, dans quatre des autres, on fait les bouts do deux cordes qui tiennent de part et d'autre au châssis du métier.
BANDAGE DE RODE. Cercle do fer qui entoure extérieurement la jante d'une roue. Dans les chemins de fer, les jantes des roues des wagons et des locomotives sont communément en fonte, et il n'y a aucun inconvénient pour les wagons à ce que cette fonte porte directement sur les rails ; mais il n'en est pas de même des locomotives dont les roues sont soumises à des efforts bien plus considérat>les, et elles nor larderaient point à se rompre, si on ne fortifiait leurs jantes au moyen d'un tiandage ou cercle de fer forgé, i^olidement assemt>lé par des boulons à tète noyée dans l'épaisseur du métal. Le cercle est d'une seule pièce , appliquée è chaud; les extrémités en sont soudées au rouge blanc, et lorsqu'il se trouve en place, ou remet la roue sur le tour, aân de lui donner une forme exactement circulaire, et bien centrée avec le moyeu.
BANDAGISTE. Ouvrier qui fabrique des bandages & ressort et recouverts de peau , dont iil est fait usage dans plusieurs atfections, et particulièrement pour maintenir les hernies. Autrefois la communauté des boursiers avait seule le droit de fabriquer des bandages; et les perfectionnements de cet art, qui ne remonte du reste qu'au xvu* siècle, sont dus à Blegny, Ju ville, Ricbter, Jalades-Lafont, etc.
BANDANNA(manuf.}. Sorte d'étoffe des Indes.
\Zù
BAN
DE TECHNOLOGIE
BAQ
BANDE. Du bas latin bandum^ draperie.
On désigna par ce root, en architecture, les iirincipanx membres des architraves, chambranles, impostes et archivoltes, qui forment peu de saillie sur la surface où ils se trouirent. Dans les bâtiments construits en briijues, on donne le nom de bande h ce qui se Irouve aux pourtours ou datis les trumeaux les croisées; la bande de colonnes et le bossage qui orne quelquefois le nu des ordres rustiques. — En terme de paumier, les baniles sont des tringles de bois rembourées de lisières et recouvertes d'une pièce de drap :]ui rognent dans lotit le pourtour d*uo billorJ. — Les bandes de l'imprimeur sont xissi des tringles recouvertes de lames de (T poli placées dans le milieu du berceau Je la presse 9 et sur lesquelles roule le ira in.
BANDE (métrolog.). Poids de la valeur de >0 grammes, dont on fait usage sur la cAte ]({ bninée pour peser la poudre d'or.
BANDEAU. Ce mot désigne , en architecture, une plate-bande unie qui se praliaue lutoardes croisées ou des arcades d'un oâ* iment.— Lemeoutsier donne ce nom à une )lanche menue et étroite du pourtour des aaibris, laquelle tient lieu de corniche lors- ]u'il n*en existe pas. -On appelle aussi vandcau, une portion de la manche de cerains Gilets.
BANDELETTE (arcbict.). Moulure plate iyaiu autant de saillie que de hauteur. Elle )rend aussi le nom de Blet ou listeau, suivant la place qu'elle occupe dans les divers ;enres a'archi lectures.
BANDER. En termes d*architecture , b^nler un arceau ou une plaie-bande, c'est asembler les voussures ou claveaux sur les intres des charpentes et les fermer avec la :tef. — Le bijoutier appelle bander, dresser iDe moulure eu la bandant au banc sans la irer avec violence.
BANDEREAU. Cordon qui sert à porter me trompette en bandoulière.
BANDEROLLB. Pièce de bufflelerie i laluelle est attachée la giberne d'un soldat.* tretelle d'un fusili qui sert è le suspendre I répaule.
BANDIÈRB (manuf.). Espèce de fuUine à aies.
BANDINGUE. Ligne qu*on attache par un >out i la tète d'un filet tendu h la basse eau, 1 qu'on enfouit ensuite dans le sable par 'autre bout, afin d'empôcher le tilet de se inverser quand la mer se relire.
BANDOIR (passem.). Angl. $pring; allem, pamngtl. Les passementiers nomment ainsi e baion qui entre dans la noix du bandage les liattants.
BANDOLINE. Solution visqueuse dont les emines se servent pour lisser leurs cheveux; !es parfumeurs la préparent avec le nucilase des pépins de coings ou de graines le spvriium.
BANDORE (Inst. oe mus ). Sorte de man- Jolioe usitée t*n Russie.
BANDOULIÈRE. Large baudrier qui passe par-dessus l'épaule droilut et dont les deux
bouts viennent se loindre au-aessous du bras gauche Elle fait surtout partie de l'é-
3 uipement des gardes -ehasse et des |;ariens de cerlains établissements publies.
BANASSE Grande civière dont on fait usage dans les salines, pour porter au cendrier les cendres du fourneau. — Les savonniers donnent le même nom & un panier dans lequel on passe les graisses.
BANNE. Grande toile qui sert i préserver de la pluie et de la poussière les marchandises transportées sur des charrettes et sur des bateaux. — On donne le même nom à ta toile qu'on étend sur l'auvent d'une boutique , pour procurer de Tombre è celle-cL —On appelle banne aussi une sorte de tom« bereau qui sert à transporter le charbou. — En termes de pèche, le mot banne désigne eneore la flue des tramails.
BANNETON (boulang.). Petit panier sans anses et revêtu intérieurement d'une toile, dans lequel les boulangers mettent lever le pain rond. — Se dit, en terme de pêche, d*un coffre percé qui sert à conserver le poisson dans l'eau.
BANQUE. De l'italien hanco^ banc. Ce mot signifie» dans diverses ()rofe8sioiis , et particulièremeut dans Pimprimerie, la paye qui est ikite aux ouvriers. -^ Les passementiers donnent ce non k un instrument qui porte les rochers ou bobines pour ourdir.— L'ouvrier en peignes appelle banque le bane sur lequel il s'assied à califourchon pour travailler.
BANQUETTE ( cbem. de fer). Lorsque les terres provenant des déblais opérés pour l'assiette du chemin de fer, sont considérables et nécessiteraient de longs transports pour être utilisés à des remblais» on les dispose en dehors et le lonç de la tranchée. Quand des terres ainsi retroussées n'atteisnent pas une grande hauteur, on les apelle lafifua/ftff ; mais' lorsqu'elles ont une certaine élévation, elles prennent lo nom de eavalier$»
BAPTISTÈRE ( archit. ). Lien particulier, dans une église, où l'on administre le sacrement du baptême. On cite les baptistères de Saint-Jean de f^tran» de Ravenne, de Florence, de Pise, etc.
BAQUET. Petit cuvier de bois dont les bords sont très-bas. Le baquet de l'imprimeur est un demi «tonneau dans lequel on fait tremper le papier; celui du relieur et du doreur est une sorte d'auge où l'on entretient, avec de la cendre chaude, une température suflisante pour faire sécher la dorure.—Le baquet du marbreur est, une boite carrée et plate, sans couvercles, dans laquelle on compose les couleurs qui doivent falr la marbrure. — Le chaudronnier nomme baauet tout vase de cuivre encore imparfait. — Le baquet du graveur est une caisse dont il fait usage pour faire couler et mordre Peau-forte sur les planches.
BAQUET MAGNÉTIQUE. Mesmer nommait ainsi une sorte de caisse remplie da tiges de fer poli de différentes longueurs » terminées en pointes émoussées, et que sei*
BAR
DICTICM^NAtRE
BAR
«issait cbacnn des molodes rangés autour de Tappareil. Ces ligos les mettaient en rapport les uns avec Tes autres, en faisant circuler le Quide magnétique « lequel rece- ▼ait en même temps les propriétés qui lui étaient imposées par le magnétiseur présidant h Tetpérience.
BAQUETTES. Angl. iong$ ; allem. nnge.
Tenailles employées pour tirer le métal à la liliôre.
BAQU^TURES. On désigne par ce mot le Tin qui tombe d*un tonneau mis en perce, dans le petit baquet placé sous le robinet.
BAQUIER (comm.)- Coton de basse qua« Iflé.
BAR ou BARD, Macbine à bras qui sert k transporter des pierres» des Tardeaui^» du fumier, etc.
BARACAN (manuf.). Etoffe do laine forte fit srossiôre
BARÀDiNE. (agricull.). Fossé établi sur une colline pour donner de l'écoulement aux eaux*
BARAL ( métroiog. )• Mesure de capacilé pour les liquides, qui était anciennement en usage dans ia provini^e de Languedoc.
BARANGE (salines}. Mur placé dans le fourneau d*une saline, entre deux autres murs sur lesquels porte le poêle.
BARATTE. Du celt. barax. Sorte de grand seau fait de douves, plus étroit par le haut
3ue par le bas, qui sert k battre la crôme ont on fait le beurre. Cet ustensile a pour couvercle une espèce de sébile percée d'un trou au milieu, et c'est par ce trou que passe le bâton qui forme manche au bal-beurre. On distingue un grand nombre de barattes, et parmi les principales sont la baratte Val' court composée d'un petit baril en cylindre qui traverse, dans sa longueur, un axe auquel sont adaptées deux ailes qui tournent au moyon d'une manivelle; la ftara/fe Billan" court, formée d'une c/iisse rectangulaire ou tant soit peu pyramidale, et pourvue de quatre ailes assemblées sur un arbre qui tra- Terso l'axe, Tèssieu portant la manivelle; la baratte flamande^ qui se compose d'une barrique et de quatre ailes en bois; puis les banittes de Ctêve$ et de Brabant; la baratte «oi^ienne, la baratte à berceau ou balançoire^ la baratte de Bouiler^ lu baratte du Cottentin, etc.
BARBACANE (archit.). Ouyerture qu'on pratique aux murs qui soutiennent les terres afln de donner une issue k l'écoulement des eaux.
BARBAUDE (boiss.). Sorte de bière cer- TOise.
BARBAUDIER. Nom que portaient anciennement le brasseur de bière et le teinturier.
BARBE (serrur.). Du latin barba. Angl.
Aeard ; allein. bart. Partie du pêne qui est dentelée, soit dessus, soit dessous. La clef, en tournant dans la serrure, rencontre ces dents et fait alors avancer ou reculer le pêne. On distingue des barbes volantes ou perdriesy c'est-k-dire mobiles et ajustées sur le
pône au lieu de faire corps avec lui. Elles sont dites vo>ènles, parce <|u*au moyend*un mécanisme perticulier elles peuvent paraître ou disparaître k volonté.
BARBELET. Outil fixé sur un établi,t et qui sert k fabriquer des hameçons.
BARBILLE (monn.). Angl. burr; allem.
bart. Filament aux flancs des monnaies.
BARBILLON Petite Inngnette que porte un hameçon, de pècho pour empocher le poisson de se décrocher.
BARBOTINE (céram.). Angl. slip ; alitera. tdpferbrey. Bouillie épaisse dont le potier fait usage pour coller les garnitures des poteries do terre
BARBOUD (insf. de mus.). Sorte de ijr»
usitée en Perse* EIIq porte le nom de son Inventeur.
BARBOUILLER (impr.). Synonyme de maculer. Tacher d'encre les marges ou les pages qu'on imprime.
BARBOUTE (comm.), Cassonnade trèsebargée desiron.
BARBUBES (fond.). Inégalités qui se pro.
duisent sur une pièce fondue lorsqu'elle sort du moule et qu'il faut réparer au ciseau.Toy. Bal^vab.
BARCELLE (agricult.).. Espèce de tombc-> reau.
BARCELONNETTE. Berceaa d'enfant d'une forme particulière.
BARDAGE. (constr.). On nomme ainsi le transport des matériaux k pied d'oeuvre» opération qu'il ne faut pas confondre avec la pos«. Lorsqu'une pierre a été taillée sur le chantier, par exemple, on la transporte sur le lieu où elle doit être placée, et c'est ce qu'on appelle le bardage ; puis la mise en place définitive prend le nom dépose.
BARDAQUES. Vases égvptiens , en terre cuite, qui ont la proprié(é de rafraîchir l'eau, comme les alcarazas d'Espagne. Le lieu le plus renommé pour la fabrication des bardaques, est la ville de Kéneh, située sur la rive droile du Nil.
BARDEAU, (couvr.). Angl. sAitt{)fIe;allem scAmde/ho/jr .Sorte d'ais, minces et courts, dë^ biles en lattes, qui servent k maintenir les tuiles ou les ardoises d*une toiture. — En termes d*imprlmerie, le mot bardeau désigne un casseau oui contient en abondance diverses sortes d un même caractère, tandis que plusieurs autres ne s'y trouvent point.
BARDÉE (sa1pét.).Demi-muid d'eau qu*on jette dans des cuviers, soit pour faire le salpêtre, soit pour le raffiner.
BARDELlE. Selle olate et sans arçon qu'on fait de grosse toile piquée de bourre.
BARDENOCHE. Sorte d^éloGTe qui se fabriquait autrefois en France.
BARDEUR. Ouvrier qui transporte des matériaux sur une civière ou sur un petit chariot d'atelier de construction.
BARÉGB (manuf.). Etoffe légère de laine et non croisée, dont on fait des chfties, des fichus, des écharpes et des robes de fem-» mes. Cette étoffe tire son nom du village deBarégesi dans le département des Hautes- Pyrénées ; mais sa principale fabricatioii a