‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 48 sur 281 · RAR · texte numérisé non relu

RAR

n^aux. — Le foDlainier donne le notn de bnrre de êoudure^ h la pièce composée de plomb et d'étain fondus et amalgamés qu'il emploie pour tfea soudures. -^ Les barres, dans le monnoyage« sont le résidu de la fonle des môlaux affinés et façonnés en lin* goCs. On nommait anciennement barre$ de iouie lùU celles qui étaient au titre de 11 deniers 18 ou 20 grains. — En archilectnre, la barré d^appui^ dans une rampe d*esca1ier on Rn balcon est une bande de fer ou de bois aplatie, dont les arêtes sont rabattues. La barré de Qôdet est une barre de fer qui sou* tient les bords du godet de plomb où vient Teau des toits. La barre de langueUee est une barre de fer droite, posée aux manteaut de cheminée, pour soutenir la languette de celle-ci ou le aevaiit. La barre de linteau est une barre de fer plate ou carrée qu*on ajuste sut portes et aux fenêtres en place de linteaux de bois. La barre de trémie est Une barre de fer plate, coudée k donble équerre h chacune de ses extrémités et destinée h soutenir les plAlres des foyers de cheminée.

BARREAU. En termes de serrurerie, on Mmmebarreauœàpiquefhs barreaux d'une grille qui, passant par la travée supérieure, se prolongent au-dessus et se terminent en pointe; et barreaux à /lamint, ceux dont les eilrémités sont repliées en onde. — Le fabricant de pipes appelle barreau Tun des instruments dont il fait usAge. — Le tourneur donne le même nom aux bâtons qui servent b maintenir les montants d*une ebsiso. — Dans une imprimerie, le barreau deprene est une barre de fer courbée et emmanchée dé bois, à Faidé de laquelle on met en mouvement la vis de la presse. — Dans les machines où le feu est employé^ on nomme barreaux dt» la grille du foyer, (es tringles ou liarres de fer ou de fonte qui )a composent, et lorsqu'ils sont un peu forges, on les emploie carrés, tels qu'on les trouve dans le commerce. On ne leur donne que 50 centimètres de portée, et au delà de cette longueur on les soutient par un autre barreau posé en travers. Les barreaux de fonte soDt coulés en forme de coin et posés la léte de ce coin en bas, ce qui rend plus faciles Tarrivée de l'air et le dégagement des cendres et dirs crasses ; et ii faut se garder de donner h ces barreaux une position coti* traire, parce qu*ils s'engorgi'raient rafiidement par raccumulation des crasses qui aurait lieu dans ces espèces d'entonnoirs. Les extrémités des barreaux doivent être libres aussi, afin de pouvoir s'allonger par la clialeur sans se courber ou se briser.

BARREAUX MAGNÉTIQUES ou AIMAN- TÉS. Barres d'acier trempé auxquelles on a communiqué la prupfiéld magnétique au moyen de l'aimantation.

BARREFORT (man. de bois.)* Angh /Irbonc; allem. fichtenbalken. On nomade ainsi la plus grosse pièce de bois qu'on tire du sar'in.

BARRER. En termes de teinturerie, c'est remuer avec une perche les poches qui contiennent la soie dans un bain. — On dit

aussi barrer une table, un contrevent, uno porte, une futaille, etc., pour exprimer qu'on les fortifie h l'aide d'une barre.

BARRETON. Petite barre.

BARRETTE (horlog.)* Du latin barrelta, Angl. cap ; ailem. federhalter. Petite barre qu'on place dans te barrillet d'une montre^ près du crochet du ressort. C'est aussi le nom d'une autre barre posée sur Tune ou l'autre platine, et dans laquelle le pivot d'une roue tourne au lieu de tourner dans le trou de la platine. Les montres simples, bien conditionnées, sont ordinairement pourvues de deux barrettes, une è chaque platine. Enfin, on appelle barrettes les rayons des mues d'une montre. •— La barrette du bi-

5'outier est une bande d'or placée et soudée i la cuvette d'une tabatière.

BARRI ER (monn.). Ouvrier qui, dans la fabrication de la monnaie, tourne la barre du balanfMer.

BARRIERES (chem. de fer ). Grilles de fer ou de bois que Pon établit en travers des routes qu'un chemin de fer traverse de niveau, et qui doivent être fermées au signal de l'approche d'un convoi. A oet effet, un gardien est préposé ati service de chacune de ces barrières pour les ouvrir et les Jermer au moment opportun ; et seul il a le droit de remplir cet offiee.

BARRIQUÀUT. Petite rutaille qui s^rt communément i transporter des solides.

BARRIQUE* Tonneau ou futaille servant h contenir et k expédier des substances liquides ou solides. La contenance des barriques varie suivant les pays et même solvant les provinces de ces pays. En France, par exemple, la barrique de vin représente, h Bordeaux, 300 pintes de Paris ou 186 1. 2Ç3 ; h la Rochelle et dans tout le paya d'Auuis, la barrique d'eau-de-vie est de 27 veltes ou 205 1. 45; k Nantes et autres lieux de la Bretagne et de l'Anjou, cette mesure est de 29 veltes ou 220 I. 69 ; à Bayonne et dans plusieurs localités de la Guyenne, elle est

Cortée à 32 veltes ou 243 K 84; à Agen, la arrique employée pour les vins et eaux^de* vie, est d'une capacité de 100 pots du pays, ce oui correspond h peu près à 240 pintes ou 223 1. 51 de Paris. — On donne aussi le nom de barrique è un filet particulier employé pour la pèche des lamproies.

BARROIR (tonn.). sorte de tarière dont font usage les tonneliers.

BARROS (céram.). Terre bolaire qui, dans la péninsule hispanique, sert i la f <* bricalion des alcarazas

BARRDRE. Barre dn corps d'un luth. -- Petite irrégularité qui se produit sur une pipe.

BARRUTINES (comm.). Soies de la Perse.

BARSË (comm.). Nom des boites d'étain dans lesquelles la thé de Chine ebt exporté.

BARUTH (mélrol.). Mesure pour le poivre usitéeaux Iodes. Elleest de 27 kilogrammes environ.

f BARYMÉTRIE (phys. }. Du grec ^v:. pesant, et ftéroov, mesure. Angl. barymetri^;

BAR

0Ë TBOHNOLOGIE.

Bas

)llcm. Barymitrie. Mesure de la pesanleur.

BARYTE (min. chim.). Du grec âapvc»

lesant. An^t. baryta ; allem, baryi. Terre ilraiine qui porte aussi le nom de proioxyde U baryum^ et qui fut découverte en 1774, m Scheele, dans le spath pesant ou I>aryte nt^hiée.CfiXe terre est composée de barjnm .'t d^oiygène. BaO; elle est blanche ou griiâlre; d^une saveur caustique; et tire son nom ie sa pesanteurqui est quatre fois celle do 'eau* Lorsqu*on fait tomber quolauesgouUes Tena sur la barjte« celie-ci s*echauffe» se jélite et fait entendre un bruissement [^areilè celui que produirait un fer rougi. II faulS parties d*eaupour dissoudre,! partie le baryte. Exposée a Pair» cette substance, !omnieIes autres alcalis, en attire Thumidité t se transforme en carbonate. Calcinée dans t? gn oijgène, elle se convertit en bioûpyd$ u peroxyde de baryum^ BaO*.

Ln baryte se montre dans la naturosous eux états firincipaui. Combinée avecPacide iilfurique, elle donne le S[K^th pesant ou aryte sulfatée; avec Pacido carbonique, II»" produit la baryte carbonatée ou ioi« iériu. Ces deux minéraux. et particuliè- Mnent le premier, servent h la préparation e tous les sels de baryte. La baryte sulfatée (I un minéral blanc ou Jaunâtre, d*une ^santeor spécifique de i.5, et oui se prémie en veines ou en couches dans les terrains ) toutes les époques : il est la gangue la us considérable des substances métalll-»

les. Ln baryte carbonatée , découverte pour première fois, parle docteur wrthering mu la mine de plomb deSnailbach, ecShrohire, Angleterre, est blanche, fibreuse, solubledans Teau, et d*une densité dei^.3. iite espèce est un poison pour les animaux, qui la fait nommer par les Anglais :P<ercontre les rais.

On obtient la baryte pure en calcinant au lige, dans un creuseti le nitrate de baryte, M. Boussaîngault en a fait usage (>our se ocurer Toxygène en grand, en l'enlevant *edement a l'air atmosphérique, et le rennt libre tout aussitôt. M. Diibrunfaut eu iré parti également dès 1830, pour ex* ire des mélasses tout lesucre cristallisable 'elles contiennent. Les sels de baryte s»olu- ^s deviennent importants dans Tanalyse imique, parce quMIs servent surtout è rouvrir Tacide sulfuriquo et les sulfatée iC lesquels il donnent un précipité blanc oluble dans les acides. La baryte fait »i Tune des parties constituantes du si- Ile alumineux appelé harmotome^ et m minerai de mangauè^n, le psilomélane* scéruses communes du commerce, sont nt.pjcfois sophistiquée» avec de la pou* • d«* baryte.

)ARYTiCO-ARGBNTIQDE(chim.]. combi* ison d*uD sel barytique avec un sel arnique :(tel est le fulminate barvtico-ai^ nique. On dit aussi barytico-^tUcite^ d*ua nfusé de cart>onate de chaux et debaryulTectant les formes cristallines du prisrliouiboîJal; barylico'^êodigue, de l'union

d*un sel barytique avec un sel sodique, comme est le sulfate barytico-sodique.

BARYTIFÈRE. Substance qui contient accidentellement de la bi^ryte.

BARYTINE. Nom spécifique du sulfate de barvte

BARYTIQUE fchim. ). Qui a rapport k la baryte. Uoxyde barytique^ par exemple, est le

Eremier degré d*oxydalion du barium ou aryie. Les sef.^ barytiques sont Ie9 combinaisons de la baryte avec les acides ou avec les corps électro-négatifs.

BARYUM. Voy. Bamicm.

BAS. L'invention du métier ft.bas ou métier è tricoter est due, dit-onà un compa- § non serrurier des environs de Caen. Mais 0 môme que Cela arrive toujours en France, Tingénieux ouvrier loin de trouver des encouragements chez ses èompatriotes, n'y rencontra quedestracasseriesi et se décida alors è passer en Angleterre, où bon ac* fueil fut fait A son œuvre. Ce fut un autre Français qui, en 1650, rapporta de ce pays les instructions nécessaires pour construire des métiers à bas* et établit sa manufacture au chdteau de Madrid, dans le bois de Bou*^ logne. Quelques auteurs reportent k Tannée 1520 la fabrication primitive des bas de soie; mais cet te date paraît contestable. Quoi que il en snitk cet égards ce qui paraît Certain e*esc que Henri II fut ie premier en France qui porta des basdesoie, et cela eut Heu aux noce^desa sœur Marguerite»

3ui épousa,en 1559, EmmanueNPhilibert, duc e Savoie. La première paire introduite en Angleterre fut celle qu'Edouard Vl, succès** seurde Henri VIII, reçut de sir Thomas Gresham» et l'on parla de ce présent eomme d'un objet précieux. La reine Blisabeih^ reçut aussi une paire de bas de soie noir, etf au rapport' d'Howel, elle n'en voulut dès lors jamais porter d'une autre espèce.

BASACLE. Nom que Ton donne, en termes de pèche, à l'endroit où l'an renferme le poisson

BASALTE. Roche d'origine volcanique noire ou d'un gris bleuâtre, plus dure que le verre, sonore très-tenace, d'apparence homogène, mais essentiellement composée de pyrotène, de feldspaih avec une très^rande proportion de fer osydé ou titane; et coq* tenant eu outre du péridot, de l'amphibo* le, de la nigrine, de l'olivine, du zircon, du mica, etc. Sa densité est égale k 3. On rencontre cette substance en pilons ou en masses intercalées dans toutes sortes de ro« ches, et elle abonde, en France dans les départements du Puy-de-Ddme, du Gaulait de la Haute-Loire, de TArdèche, de l'Hérault, etc. Elle se présente aussi sous forme de prismes, dont quelques-uns des développements ont acquis une grande célébrité. Tels sont les colonnades de la cdte d'Antrim, et la chaussée des Géants des environs de Bushmillt en Irlande; puis la grotte de Fin- «al, dans l'Ile de Statfa, l'une des Hébrides. On fait avec le basalte i\es mortiers dias pilons, des enclumes |>our les batteurs d'or« etc. Et l'on a même essayé d'en fabriquer

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ACTIONNAIRE

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des boateilles. On a remarqué que le sol qui résulte de la décomposition de cette roche est d*une grande fertilité, et particuiièremenl favorame è la culture de la vigne,

BASANE. AngU sh^ep-leather; allem. zu6areiteltê schafleder. Peau de mouton tancée avec de la poudre d'écorce de cliône, et qui sert è divers usages suivant la préparation qu'elle a reçue. On appelle basane en croûte celle qui» devant être mise en couleur, est séchée sans huile; et basane en huile^ celle qui est destinée è être travaillée en noir ou en nature.

BASANIER. Fabricant ou marchand de basane.

, BASARDCO (monn.). Petite monnaie d*étain en usage dans Tlnde portugaise. Huit basarucos valent 2 reis. Voy. ce mot.

BASCUL. Courroie fixée par ses deux bouts h la selette d*nn cheval limonieri et qui embrasse Tavaloire.

BASCULE (mécnn.). Angl. see-saw; allem.

schwengel. Pièce do bois ou de fer reposant par son milieu sur un axe, un pivot ou un essieuy et de manière è pouvoir osciller librement jusqu'à se tenir en équilibre» soit que l'essieu la divise en deux bras égaux, soit que Pun des bras ait plus de longueur que Tautre* Le fléau de la balance est un exemple très-coropréhcôsible de la bascule h bras égaux. Un levier du premier genre a un effet de bascule. On en peut dire autant des fermetures d'armoire» où deux verrous marchent h la fois » lorsqu'on tourne la clef dans la serrure. La bascule d'une horloge mécanique est un levier qui règle le mouvement de la sonnerie et soulève les marteaux qui frappent l'heure. — Les organistes appellent bascules du positif oxx du petit orgue, des règles de bois qui établissent la communication entre le clavier du positif et le sommier. —En serrurerie» la bascule de comptoir est une plaque de fer qui se baisse lorsqu'on appuie la- main» se relève quand on cesse cette pression» et dont les marchands font usage pour fermer l'ouverture du tiroir qui reçoit leur argent. — La bascule du coutelier est un petit levier ajusté à charnière et muni d'un ressort de renvoi. — Celle de l'ardoisier est une machine qui sort è enlever l'eau occupant la place drun bloc d'ardoise qu'on a détaché de la terre. — Les fumistes nomment bascule de chaleur une plaque de tôle que Pou met à 1 mètre environ au-dessous de l'ouverture d'en haut du tujau d'une cheminée. — En hydraulique» beaucoup de machines sont fondées sur le système de bascule» et telles sont entre autres h bascule hydraulique proptemcni dite» et la bascule de dArtigues; puis Vhorloge à eau de Pérault^ dont nous avons déji parlé au mot Balan- GiSE. — Sur les grandes roules et sur les chemins de fer» on fait usage aussi d'un pont à bascule^ destiné k peser les voilures ciuirgt^es. Celle bascule est une espèce de balance dont l'un des plateaux reçoit la voiture» tandis que l'aulrei placé dans un

bureau» porte les poids. La longueur dee deux bras du levier est calculée de manièrs à ce que de faibles poids sufGsent pour peser oe fortes charges» et c*est ainsi qu'avec 1 kilogramme on en pèse 100.

fiAS-DE-CASSE (impr.). Angl./otaer caie.

Partie inférieure de la casse d'imprim«trie. Bile est divisée en 5i^ cassetins de différentes grandeurs» qui contiennent chacun des lettres ou caractèros servant à l'imprimerie. On nomme lettres bas de casse ^^ celles qui sont contenues dans cette partie.

BASE. Du grec/Sàffcf » base» appui. Anp;l. éléments; allem. «cAirenye/. Généralement par^ tant» ce mot s'applique à tout ce qui sert de soutien, d'appui èj un corps posé dessus. En géométrie» on nomme base» la partie [a plus basse d'une flgure, c'est-h-dire celle qui est opposée au sommet. — En algèbre» la base d'un système do logarithme est le nombre oui a pour logarithme l'unité» et qui» élevé successivement aux puissances entières ou fractionnaires qui ont pour indices Ie9 logarithmes de ces nombres» reproduit toute la série des nombres naturels. — On appelle base, en topographie, la ligne qui, après avoir été mesurée exactement sur le terrain, sert è établir le travail de la triangulation, pour déterminer les points où les objets sont placés. — Le géognosto entend par base l'espace occupé par une montagne. La base d'une roche est celle de ses parties constituantes qui prédomine en toutes circonstances. — Pour l'astronome, la base est la distance mesurée» sur la terre» entre deux points fixes très-éloignés» servant è trouver l'étendue des degrés terrestres. — Le chimiste qualifie de base tout corps qui, dans une combinaison donnée» joue le rôle électro-positif» tandis que dans une autre» également donnée, il jouera celui d'électro-négatif. Il nomme aussi 6ase salifiable^ tout corps susceptible de produire un sel par sa combinaison avec un acide. — En optique» on appelle base distincte la distance qui doit exister entre un plan et un verre convexe, pour cpia l'image des objets reçue parce plan paraisse distincte. — Dans la peinture» labasediA tableau est l'intersection du plan objectif avec le tableau» par rapport aux effets d«

eerspective. — En architecture» tout roem* re qui sert d'appui è un autre rejjoit la dénomination de base» mais celle-ci désigne particulièrement la partie inférieure de la colonne et du piédestal. La base continuée est l'espèce de retraite, ornée do quelque moulure, qui se trouve au bas d'un pilastre ou d'une colonne» et qui seri de ceinture au pied d'un bâtiment ou d'un étage; la base mutilée est celle oui u*e»i

firofilée que sur les cAtés» sans I être sur e devant; et la base de fronton est la corniche horizontale qui furme la partie inférieure d'un fronton.

fiAS-FEDILLET. Unedesoeux feuilles de scie oui composent l'estadoo, par opposi tion a la seconde qui est appelée hauifeuillet.

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DE TECHNOLOGIE

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BASICITÉ (chim.}- S<At de ce qui forme liase. Un corps est doué de cet état, lorsqu'il joue le rôle de base dans toutes les combinaisons.

BASIFICATION (chim.). 'Acte par lequel un corps passe à Pélat de base.

BASIGÈNE (phjs.). Du latin basis, base, et geno^ j'engendre. Berzélius a désigné par celte épithète les corps électro-négatifs qui, loin de neutraliser les métaux» produisent avec eux des composés électro-négatifs ou des acides, et àts composés électro-positifs ou des bases, comme I oxygène, le soufre, le sélénium, etc.

BASILIQUE (archil.). Du grec jSaràfvp roi, et olxo^ maison. Dans l'origine, ce mot signiHait palais, habitation royale, et leprin* cipal ornement de ce genre d'éditiee consistait dans la multiplicité des colonnes qui y étaient employées. Dans la suite, ou conserva ce nom aux principaux temples consacrés au culte catholique» parce que, jusqu'au XI* siècle, leur architecture fut à peu près la même que celle des palais an- Heos; et, quoique depuis cette é[)oque on 9it donné un tout autre caractère à leur construction, le mot basilique n'en est pas 3)oins demeuré le terme le plus noble pour Jésigner une église d'une certaine importance architecturale.

BASIN (manuf.). Par aphérèse du grec Si^^ôxiov coton. AngK coUon linen; aliMu. bQumtooUenzeug, Etoffe croisée dont a chaîne est de fil et la trame de coton. [)n distingue des basins unis, des basins ^annelés» des basins figurés et des basins avec )u sans poils. Il y a aussi des basins larges 4 des basins étroits; de fins, de moyens ?t de gros. Les villes les plus réputées en France pour la fabrication de ce genre d'éofTes sont Alençon, Cambrai, Lyon, Paris, Houen, Saint-Quentin, Toulouse, Troyes, ^ic. On tire aussi des basins de la Suisse, le la Belgique et de l'Angleterre ; mais ceux lui nous Tiennent du Bengale et de Poolichéry sont les plus estimés, (quoique la abrfque^ anglaise en fournisse de tres-reoarquables.

BASlQUEj[cbim.}. Angl. basie: allem. ftatiicA. Se du de tout sel dans lequel pluiieurs poids atomiques de la base se trourenl combinés avec un seul poids atomique le l'acide, ou dans lequel l'oxygène de la )ase est multiule , à quoique degré que :e soit, de celui qui entre dans l'acide. L'o acide est monobasique , bibasique ou 'ribiuique^ suivant qu'il se combine, pour former un sel neutre, avec un, deux ou frotf équivalents de base.

HAS-MÉTIER (passem.). Angl. imall-ware loom; allem. kniey^irkerstuhl. Se dit du méli( r employé Par le passementier.

BASQUE. Pièce d'étoffe qui fait suite à la taille ou au corps d'un habillement d'homme ou de femme.

BASQDINE (babil.). Sorte de jupe dont le bas est garai de franges. — Corset de forme et d'ornement variés.

BAS-RELIEF (sculpt. arcbit.). De l'italien

DiGTiORH, VE Technologie. 1.

basso-relievo, Angl. basso reliévo; allem. halberhabene arbeit. Ouvrage de sculpture formant saillie sur un fond quelconque. On eu distingue de trois sortes : le bas-relief

I>roprement dit, dont les figures, peu saiU antes, sont comme aplaties sur le fond t le demi^relief ou demi-bosse^ dont les figures ressortent sur le fond de la moitié de leur épaisseur; et le haut relief dont les figures sonl presque entièrement détachées du fond. Les Grecs nous ont laissé, pour exemple de leur excellence dans cet art, les bas-reliefs du Parthénon. On cite, des Romains, les bas-reliefs des colonnes Trajane et Antonine, et ceux de Parc de Titus. Enfin, de nos jours, on admire, au lacdeCdme, la longue frise exécutée par le célèbre Thorwaldsen, pour orner la villa ^ommariva. Le sujet de ce magnifique bas-relief est le triomphe d'Alexandre, et Ton s'accorde k reconnaître que cette œuvre peut rivaliser avec ce aue l'antiquité a produit de plus remarquable en ce genre de sculpture.

BASSE. Voy. Violongellb.

BASSE-COUDE (fond.}. Panneau supérieur du soufllftt d'un haut fourneau.

BASSE-COUR (archit.). Cour séparée de la cour principale et autour de laquelle se trouvent établis les cuisines , oflices , communs, hangars, remises, écuries, chenils, etc. A la campagne, la basse-cour est en^ tourée des divers locaux servant d'habitation aux bestiaux, à la volaille, etc.; et, dans les fermes encore soumises aux vieilles routines, on dépose les fumiers au milieu do cette cour, ce qui la rend infecte et malsaine.

BASSE-DE-VIOLON (inst. de mus.}. Ancien instrument qui portait aussi 1» nom do viole t épaule , parce qu'on le suspendait k l'épaule droite au moyen d'un ruban, il servait h accompagner la voix.

BASSE-ÉTOFFE (métallurg.). Alliage de plomb et d'étain.

BASSE-FOSSE (archit.). Sorte de souterrain dans lequel on enfermait autrefois des [Prisonniers. On les y faisait descendre à 'aide d'une échelle, et l*entrée était fermée d'une lourde trappe è serrure et à verroux.

BASSE LISSE, (manuf.). Sorte de tapisserie dont la chaîne est tendue horizontalement sur le métier. Ce tissu, de laine ou de soie , est souvent rehaussé d'or et représente divers sujets.

BASSE-USSIER. Ouvrier qui travaille è la basse lisse

BASSE-MARCHE. Partie du métier do basse— I isse

BASSER (fabr. de tiss.). Détremper la chaîne avec une préparation savonneuse qui rend les fils glissants.

BASSE-TURBE (inst. de mus.). Sorte de clarinette dont le son est criard.

BASSICOT. Caisse de bois qui sert è enlever les blocs d'ardoise de la carrière.

BASSIERS. En termes de rivière , on apipelle ainsi les amas de sable qui mettent obstacle à la navigation,

BASSIN. De l^llemand baek. bateau,

BAS

BAS

creux. Aogl. basin. On nomme ainsi , en géologie» toute dépression à la surface du sol rers le centre de laquelle coulent et convergent les eaux qui tombent dans un certain rajTon. Dans une acception plus vaste , le bassin est un système ae vallées plus ou moins considérables oui aboutissent à une plus grande , et de telle sorte que les eaux de toutes les vallées supérieures viennent se réunir en un seul canal qui reçoit la dé- ' nomination de rivière ou de fleuve, suivant son importance. Ce cours d'eau va se jeter, soit dans un lac» soit dans une Caspienne» soit dans une Méditerranée» soit enfin dans rOcéan. Des chaînes de montagnes ou de eoHines, et souvent de simples plateaux» forment les points de partage entre les bassins. Les versants opposés d'une môme chatne ou d'un groupe de montagnes » ou enfin d*un plateau, donnent naissance à des bassins opposés» d'où il résulte que de deux points très-rapprochés partent deux bassins •qui s'écartent- à mesure qu'ils parviennent à leur terme ou à leur embouchure. Les bassins présentent un caractère remarquable en géographie physique» c'est que la végétation y offre les plus grands points de ressemblance « bien qu'elle se aéveloppe ^nécessairement sur des versants différants» puisqu'ils se réunissent au thalweg» c'està-dire au point le plus bas de la vallée. Le contraire a lieu sur les versants opposés d'une même chaîne ou d'un même plateau. Il suit de là que les animaux doivent trouver dans le même bassin une nourriture analogue» et que conséquemment les mêmes races doivent s'y réunir. Il suit de là encore que les mômes rnces d'hommes» ou du moins ceux qui ont des mœurs et un langage analogues» sont répartis sur tous les points d'un même bassin» en dépit des lignes de démarcation imaginées par la politique. L'appellation particulière de bastin géologique s spptiqu« à un ensemble de couches remplissant une dépressioa dans un sol inférieur et différent par sa nature» lesquelles couches se trouvent, par leur disposition » plus relevées vers les bords que vers le milieu de la cavité. Par banin hydraulique^ on entend l'ensemble de pentes ou de surfaces inclinées d'où découlent les ruisseaux et les rivières qui alimentent un fleuve. Les &a«eins mariiimei sont les réservoirs communs des fleuves qui coulent en sens divers de tous les points de l'horizon ; et les bassins fuviatiUêf ceux qui doivent leur origine aux fleuves.

En architecture, le bassin est une cavité, d'une plus ou moins grande dimension»

destinée è recevoir de l'eau. Ses figures habituelles sont te cercle, l'ovale , le carré long vl l'octogone; et leur construction a lieu urdinairement en maçonnerie de moellons»

qu'on revêt k Tintérieur d'un enduit épais

3u'on nomme chemise de cimeni. L'étendue es bassins qui décorent les jardins et servent aux arrosements , dépend de celle du terrain dont on peut disposer et de l'aboudanoe des «aux oui doivent les alimenter;

car il importe beaucoup, autant pour l'ip» ment(|ue pour la solidité de la bâtisse, qw.: capacité soit toujours k peu près rto. . jusQu'au bord; mais une profoodeorde»:

6 décimètres suffit très-bien è tons les ^ soins. Le bassin de fontaine est celui esc renfoncement, plusnas que le rez-d«-di»

sée, est orné d'une balustrade da pierrt,:« marbre ou de bronze; le bassin en mw(I<r : celui dont la forme imite une coquille U l'eau tombe en nappe ; le bassin it dédaw est un réservoir ou un canal dans le^orx déchargent toutes les eaux d'un jan]iù,:4r être de là conduites à une rivière uwî et le bassin de partage est l'endroit u dans un canal artificiel, se trouve le »«> met du niveau de pente, et oh lestini joignent pour la continuité du caoal.

Les chimistes donnent le nom de basa i un çrand vase de peu de nrofooder^ garni de deux anses , dont ils font \x^ pour la lixiviatioo et l'évaporation, i . par le feu, soit à l'air libre. — Dans lesn.flneries, on appelle bassin (femp/î ao nr de cuivre qu on emploie è faire leiec ^ et à transporter la cuite du rafratdn» dans les formes ; bassin de cuite ^ qoi*.*: vase de cuivre, de figure oblongue.quîAtient de l'eau et sert aux mêmes tts9gncile précédent ; et bassin à etairée^ ud l*. sième vase qui a pour destination depll^' la clairée. — Le tiassin de l*opticiec, et » principal outil, consiste en on disqv^c . cuivre jaune fondu, façonné oo cm^sphère de divers rayons, et de muir présenter un segment sphérique de Kt. .

tion, soit en creux, soit en relief, t: / adapté un appendice à pas de vis qs. • ' tantôt de manche pour loi imprimer u^'^ mouvements à la main, tantôt de tige ; le fixer solidement» au moyen du pas 4s * ^ sur un support vertical. C'est avec cet :• qu'on taiilH les verres d'optique, el c leur donne le douci et le polu — Le Kmt* ocufotre du chirurgien est un pei*i vi^ ovale, monté sur un pied et ayant les ti" mités plus relevées que le milieu , aL: •• mieux s'accommoder k la forme jiUAut.^ de l'œil malade. — Le bassin du looilcv • cloches est le fond du fouroMu oo rr^ l)ère, qui est concave pour contenir >-* tal en fusion. — Celui du chapelier e?^ • grande plaque de fer ou de lonte , q* '

tdace sur nn fourneau , et sur laque < lâtit les étoffes qui servent k fabriguK-' chapeaux. — Celui du lioulanger e»i espèce de grande casserole de ferba»?

de tôle » à longue queue, avec Uqut c puise de l'eau dans la chaudière f'v.' verser dans le pétrin. — Enfin t on de*:* par le mot bassin, dans la maçoone"'^ ' rond de chaux, de mortier ou de sai>'* ^ forme un rebord, et dans lequel v • trempe la chaux. Nous avons dqà ps'-* •bassin ou plateau de la balaone.

BASSIN AG B (boutaog.). Façon que W t ^ langer donne à la pAte, afin de la iiics j^- ~ trer d'eau.

BASSINE. Angl. lasin ; allem. — --•^'

BAS

DE TCCHNOLOGIE.

BAS

eken. Ustensile de cuivre rouge, non élartré et déforme aplatie, dont on fait usage dans diverses professions pour faire fondre ou chauffer aiffércntes substances. — La bassine du chimiste est un vase rond , de peu de profondeur et muni de deux anses « qui sert à révaporation des liqueurs. — €ello de rimprimeur est un vase de fonte desliné h recevoir de la lessive.

BASSINÉE. Quantité d*eau contenue dans la casserole que le boulanger nomme bassin,

BASSINER. Chauffer au moyen d'une bassinoire. — En termes de boulangerie, c'est ajouter de l'eau ou de la farine è la pâte qui n'est pas encore faite.

BASSINET (arqueb.). Angl. pan; allem.

pfanne. Partie de la platine d*une arme à feu, dans laquelle on met Tamorce, et qui >$t recouverte par la batterie. On nomme iassinei de sûreté un demi-cylindre creux ]ui, en tournant de droite à gauche, re- *ou?re toute. l'amorce, do manière que si la létente venait à partir accidentellement, !lle ne tomberait pas sur cette amorce. — Mi hydraulique, le bassinet est un petit elrancheroeot cintré, pratiqué dans les paois intérieures d'une cuvette qui doit meiureret répartir la quantité deau fournie tflr une source.— On appelle aussi bassinet ine sorte de bassin où l'on fait le sel, et me mesure de ce produit gui est égale au IHllon commun.

BASSINOIRE. Aogl. loarmtn^-pan. Sorte le bassin, ordinairement en cuivre, qui sert chauffer an lit. Son couvercle est percé de rous, et on emplit le fond de braise. On fait ncore usage, dans le même but, d'un vase *étain de la forme d'une lentille, qu'on emplit d'eau bouillante et auquel on adapte n iiianche pour le promener sur le drap ommeon le fait de la bassinoire ordinaire, et ustensile a favantage de i^ouvoir conerver de la chaleur durant plusieurs heures, equi le rend utile aussi pour le placer ans une voilure.

BASSINOT. Petit bassin dans lequel on lisse reposer un liquide.— On donne aussi e nom k uc instrument k vent, basse du autboiis.

6ASSI0T. Petit baquet de bois dont fait mploi le distillateur d'eau-de-vie.

BASSON (înst. de mus ). Angl. ba$soon.

istrument à vent et à anche, destiné h andre des sons graves et k faire les basses 'harmonie. On remploie particulièrement ans les musiques militaires et dans les rnddi orchestres. Les sons de cet instruiront ont un peu d'aigreur dans le haut et c dureté dans le bas; mais ceux du meium sont doux et harmonieux, et souvent n réserve au basson des chants qui sont *UQ bel effet. De ce qu'il doit produire des rtns graves, il résulte que son tube doit ussi être allongé, afin que la colonne d'air |u*on fait vibrer ait une étendue convenable; 1 comme la longueur de Tinstrument n'est lue de 13 décimètres, ce qui ne suffirait 4s pour produire Teffét qu*on veut obtenir.

01^ double celte longueur, on la replie, de sorte que l'étendue du tube sonore se trouve de 23 décimètres environ. Il faut donc concevoir que la capacité du basson loge deux canaux accolés selon leur longueur» et qui s'étendent d'un bout à l'autre, sans avoir d'autre communication qu'à leur ex« trémilé inférieure.Oo fait usage d'une anche pour faire vibrer l'air avec les lèvres, anche

2ui est jointe èun tube en cuivre et courbé, e tube, qu'on nomme boeat^ et qui a 4 millimètres d'ouverture près de Tanche et 8 an bout opposé, conduit l'air dans le canal descendant; ce fluide en vibration arrive au bout inférieur de la culasse^ qui est fermée, et suit le canal ou tube ascendant pour sor« tir par le bout supérieur, appelé le bonnet. Comme, en voulant donner aux sons leplus de gravité possible, on tient aussi k monter dnns réchelle des sons aigus, le canal va en s'épanouissantgraduellement: près de l'anche il n'a que h millimètres 50; mais il a 33 millimèlres 75 k l'oriflce de sortie du bonnet.

BASSORINE (chim.). Angl. bassorin; allem. battorine. Principe qui constitue près- J[ue en entier la gomme de Bassora et qui utdecouvertparVauquelin.il se compose de carbone, d'hydrogène et d'oxygène, et sa formule est C^'H**0I5. La bassorine est insoluble dans l'eau froide, elle se gonfle dans l'eau chaude, et traitée par l'acide nitrique elle ne donne point d'acide oxalique, résultat négatif qui la distingue essentiellement. Outre la gomme de Bassora, on la trouve encore dans la gomme adragant, dans le salep, dans Va$$a fœtida^ dans la fèvo de Saint-Ignace ou noix vomique, etc.

BASSORIQUB (chim.). Qui a rapport k la bassorine.

BASSORITE (chim.). Synonyme de bassorine.

BASSOOIN. C*e8t, en termes de pèche, un cordage qui répond par un bout k la ra« lingue du filet, et par l'autre au halin.

BASSCRE (agricttlt.). Terrain bas et iafiltré d'eau.

BASTA (manuf.). Toile de coton des Indes. Elle est fine et très-estimée.

BASTANT (mécan.). Frayon de mou* lin.

BASTARËCHE (carros.]. Espèce de cabriolet adopté au aevant d'une voiture.

BASTE (agron.). Panier qu'on attache au bAt d'une bote de somme. — Sorte de vaisseau de bois qui sert au transport de la vendange. — Cylindre cerclé dans lequel on conserve du lait. — Ce mot désigne aussi une étoffe de soie de la Chine.

BASTIDE (archit.). Nom que portent en Provence de petites habitations rurales qui sont des lieux de plaisance.

BASTILLE, (archit.). On appelait ainsi, au moyen Age, certains châteaux forts ou petites places de guerre que l'on flanquait de tours, et la plus célèbre de ces constructions, fut celle qu'on établit k la porte Saint- Antoine, k Paris. Elle servait de prison

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BAT

d'Etat, et fat détruite par les révolutionnaires, le 14 juillet 1789.

! 'BASTIN. Sorte de cordage qu*on fabrique dans le Levant avec de la paille et du jonc.

BASTINE. Espèce de selle.

BASTiH (cbapell.]. Former un coapeau avec des capades.

BASTISSAGE (chapell.)- Premier degré du feutrage des poils que Ton destine à la fabrication des cnapeaui.

BASTRINGUE (chim.). Appareil dans lequel on prépare le sulfate de soude.

BASTUDE. Foy. Areignol.

BÂT (bourrel.). Du grec pàaror. Sorte de selle de bois, garnie de cuir ou rembourrée 4aos de la toile» qui est employée pour les i)ètes de somme. Elle est quelquefois pourvue, de chaque côté»de crochets qui servent è supporter des paniers ou à recevoir des ballots.

BAT ou BATE (monn.). Petite monnaie qui était autrefois en usage dans la Suisse, et dont la valeur variait suivant les cantons.

BAT-A*BOURRB (bourrel.). instrument qu*empIoie le bourrelier pour battre la bourre.

BATADOIR. Sorte de ban dont on fait usage pour laver dans les courants d'eau.

BATAILLE (f'org.). Galerie qui couroune la cheminée d'une grosse forge.

BATAILLIÈRE (mécan.). Petite corde qui fait jouer le Iraquet d'un moulin.

BATANOHB (manuf). Espèce de toile fabriquée dans le Levant.

BATARD (serrur.). Aï)g]. bastard file; allem. vorfeile. Espèce de I ime.— L'horloge appelle aussi lime bâtarde^ celle dont la taille n'est ni rude ni douce.

BÂTARDE (boulang.). Se dit d'une pâle qui n'étant ni dure ni molle a pris la consistance que l'ouvrier voulait lui donner.

BATARDEAD. Espèce de digue formée de deux rangs parallèles de pieux qu'on enfonce eo terre, qu'on joint par des planches ou des claies d'osier, et dont l'intervalle est rempli de terre. On le construit pour détourner l'eau d*une rivière, interrompre la surface d'un marais ou d'un étang et le faire traverser par un chemin, soutenir la poussée des eaux et tes retenir pour les empêcher de se déverser sur les terres environnantes, etc. Lorsque les batardeaux sont destinés k résister au temps et à des efforts destructeurs, oo les construit en pierre. C'est ainsi que pour la défeuse des places, on retient les eaux des fossés par une ma-

{fonnerie solide qui en traverse toute la argeur, et qu*on établit ordinairement vis-k-vis des angles saillants des ouvrages de fortification, pour que l'ennemi ne puisse pas s'y mettre k couvert des feux de la place, dans le passage du fossé. Pour que ces batardeaux soient bons et solides, ils doivent avoir 5 k 6 mètres d'épaisseur. La rapt, ou partie supérieure, forme une espèce

de toit en dos d'Ane, sur la'iuelle ilesi ... possible de marcher.

BATARDIÈRE (agricult.). Endruii \ sont déposés les arbres au moment d -j.^ plantation.

BATE (orfév.). Angl. elosiing^geXti forme les côtés et le contour d'uoe tabitif-r La bâte de l'horloger est le cercle d*uoel> de montre qu'on aperçoit lorsqu'on oor* la lunette.— On donne aussi le nom dei:k la partie polie et luisante d'un cotf$it,r sur laquelle on monte la moulure.

BATEAU. Du celt. bat^ barqor. K boat. Nous n'avons pas k entrer ici dtiiWdéveloppements de construction Daî»>. »

nous nous bornerons k .quelques iper inhérents k notre sujet. Il eiiste un i'*^ grand nombre de bateaux plats pour lu vigation intérieure, qui ne diffëreoU.f près entre eux que par les dimensiors i en arrive k Paris de la Normandie, qu: r>> montent la Seine; de la Flandre et:e * Picardie, par le canal deSaint-Quentio.

la Fère et par TOise ; de la Champa^^. ^ la Marne; et de la Haute-Loire«par ec:de Briare et la Seine. Les botcaui '**• mands sont de cinq espèces : les foiKt? les écayers, les Settes, les barquMl(*$e: cabotières. Les foneete ou besogua, les | • grands de tous ont U k 60 mètres de ^^ sur 7, 8 et 9mètres de large, et 2 de^roi deur ou de hauteur de bordage; ils MCt! port de trois k aoatre cents tonoeaox. lgouvernail de ce bateau, porté par d«$9'r et des pentures en fer, est très-largo. L* ieayere ne diffèrent des fôncets que ptr moindres dimensions, et tirent leur r de ce qu'ils servaient autrefois k (rarrter des huîtres. Les fieUee sont des !>»'.-«•* étroits et longs qu'on emploie k porter * marcltandises sur les petites rivières.L" barquetiee sont destinées aux mêmes q»« que les Dettes, mais elles sont encore petites. Les cabotiires sont des Utf ' très-plats, très-légers, portant envin- mètres de long sur S de large et 1 t;i hauteur de bordage , et ne dîlTèreDKiH- cets qu'en ce qu'ils sont carrés parJerr* Les bateaux de TOise sont k peu pré^ ^ * blables aui cabotières normandes. Ce0i ■ la Haute-Loire sont les plus légers dr).-. leur proue est demi-pointue et leur f-> est carrée. On les distingue en chalac'i» deux espèces: l'une qu'on nomme cAAet l'autre sapine^ pnrce qu'elles soot t» de cbôneetde sapin. Ces bateaux, gros»' * ment construits, nous apportent les i'- ' bons de Saint-Etienne , et sont df^--après leur premier vojage. Les ba* marnais sont aussi de cinq sortes: U •** mière comprend les ehalanat pareils A r •• de Saint-Etienne; les langutUfê sooip ' tues par devant, carrées parderrière, ^ de 30 k 86 mètres de long sur 5 ou 6 a<<* * de large, et 1 mètre 5 de hauteur de tNVles /lAtes ne diffèrent des langnettes <-' ce qu'elles sont pointues par derrien • par devant; les /avondt^as soot ainsi tk.--' niées parce que, carrées par les deui^*-*

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