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elles ressemblent aui balenux des blanrhisseuses ; et les margotas^ carrés par devant et pointus par derrièrf", sont destinés communément aai blanchisseuses.
BATEAU A EÂU. On nomme ainsi celui qui est destiné à transporter de Peau douce. 11 est de forme plate, et s'enfonce jusqu'à quelques pouces du bord lorsqu'il est chargé. BATEAU A PONTONS. Sa forme est celle des bateaux plats, mais il est ponté« et son intérieur est divisé en plusieurs cases qui iront entre elles aucune communication. Ce bateau est insubmergible et sert de soutien aui lambourdes arec lesquelles on construit un pnt Tolant» Si un boulet ou tout autre projectile vient à le frapper, il ne peut être submergé tant que quelques-unes des cases dont son intérieur est formé restent intactes. C'est communément en cuivre rouge qu*on construit aujourd'hui ce genre de bateau.
BATEAU A VAPEUR. L'invention du pyroscaphe , ou bateau mû par la vapeur, a été et demeure môme encore un sujet do controverse ; mais à l'aide de l'aperçu chronologique qui suit, il est aisé de faire la part de chacun dans la mise en œuvre de cette découverte. Dès Tannée 1695, Denis Papin avait décrit un bateau recevant /'impulsion de roues mues par la vapeur, et» vers le môtne temps , Duguet faisait connaître des expériences qui avaient pour objet de remplacer les rames par des roues à i^alettes. En 1753, l'abbé Gautier, de Lunéville, indiqua à son tour, dans un Mémoire lu à l'académie de Nanny, les moyens d*arriver au même but; en 1775, Périer construisit à Paris un bateau qu'il munit d*nne machine à vapeur, et le marquis de Jnuffroy renouvela l'expérience, eu 1778, sur le Doubs, puis, en 1781, sur la Saône. L'Américain Fulton^qui avait été témoin de i.os faits, se livra de son côté à des essais, ^t, en 1803, il vint à Paris proposer à Napoléon do construire des bâtiments à vapeur pour la marine ;"mais l'Académie des sci^en- ::e$, consultée à ce sujet, déclara, avec cet [orgueil stupide qui lui fait repousser si fréquemment des découvertes utiles, que la navigation à vapeur était{uoe chimère III Ful- Inn retourna dans sa patrie et construisit, en (807, A New-Tork, le premier bateau qui Ml fait an service régulier. L'Angleterre i*ddopla ce nouveau système qu'en 1812; 1 ne revint en France qu'en 1816 ; et ne ut appliqué chez nous» à un service public, lu'en 1819. On sait aujourd'hui quels sont <'s immenses avantages de son emploi, de .elle cAose que MH. lesacadémiciensavaienl I légèrement, pour ne pas dire si sotte* lient traitée de chimère. Le bateau à vapeur narche au moyen de deux roues à aubes m palettes placées de chacun de ses côtés, i oui sont roues par une machine à vapeur lablie dans l'intérieur du bâtiment, et dont 1 cheminée domine celui-ci comme uu mftt. >ii remplace aussi ces roues, et môme avec in succès remarquable, par une vis ou élicf^ olacée k Tarrière du bateau, sous la
quille» et que la machine ft vapeur fait tourner avec une grande rapidité. Enfin, on a essajré de combiner le système de voile et celui de la vapeur, et quoique ce problème n'ait pas encore été résolu d*une manière satisfaisante, tout porte à penser qu'on arrivera à ce résultat dans un temps prochain. L'électricité fournira en outre, au premier jour, un nouveau moteur à la navigation. — Voy. Vapeur.
BATEAU i>E LOCH. Nom donné, dans la marine, à un* morceau de bois épais de 27 millimètres , semblable h un secteur de cercle et qui est garni de plomb h sa base. On en fait usage pour mesurer la vitcss(» de la marche d'un navire.
BATEAU DE MENUlSlER.On d(5signe ain* si la menuiserie d'un corps de carrosse.
BATEAU DE REMORQUE. Celui qui sert h remorquer un autre bateau, c'est-à-dire à aider et a activer sa marche. Les navires h vapeur sont employés aujourd'hui, dans certaines circonstances, à diriger ainsi les plus gros vaisseaux, et c'est particulière* ment sur les mers dangereuses et dans les mauvais temps que l'utiTilé de cette remorque est inappréciable. Briesta de Bonval inventa, en 1816, un bateau spécial de remorque.
BATEAU DE SAUVETAGE. On donne ce nom au bateau qui peut être employé utilement dans les naufrages. Sa construction a été l'objet d'un grand nombre d'essais qui n'ont encore produit aucun résultat rigoureusement satisfaisant ; toutefois, on cite avec éloge le bateau compressible de Berdan, des Etats-Unis, qui fut soumis à diverses expériences, en 1855. Ce bateau^ établi solidement en bois, a la forme d'un canot ordinaire; il est recouvert de toile et cuirassé de gutta-peroha. Un compartiment à air, de forme cylindrique, court le long des plats-bords de l'avant à Tarrière» et en dehors de l'embarcation; puis ces plats-bords sont rattachés à la quille par dos charnières, de telle façon que lorsquHL n'y pas lieu de faire usage du bateau, les membrures peuvent être ramenées parallèlement à la quille, et permettent ainsi aux plats-bords de se rabattre, ce qui réduit alors l'embarcation au cinquième environ du développement qu'elle prend lorsqu'on en fait usage. Dans l'une des expériences auxquelles le bateau compressible de Berdan lutsoumis, quinze hommes furent placés dans une embarcation de k mètres de long, avec deux poids de 32 kilogrammes suspendus à un seul cdté, charge gui n'empêcha point le canot de Qolter aisément. On y introduisit ensuite 250 kilogrammes de fer, plus quatre poids de 32 kilogrammes sus« pendus d'un seul côté; puis on le remplit d'eau ; et néanmoins, sous une telle charge, il conserva, en flottant, ses plats-bords de 0** 135 à 0*^ 162 hors de I eau. Il ne fallut que deux minutes pour le monter et le lancer à l'eau. *
BATEAU DE SELLES. On nomme ainsi xunder. Ecailles du métal qui se détachent dejla masse lorsqu'on la forge.
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DIGnONNAfRE
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celui qui, sur les riYières, esK à l'usage des blanchisseuses.
BATEAU DRAGUEDR. Les bateaux de ce genre, qui fonctionnent à l'aide d'une machine à vapeur, sont de deux sortes-: à simple ou ë double; système. Ceux de la
Eremière cat^^gorie sont composés de deux a teaux accolés Tun à l'autre dans le sens de leur longueur et laissant entre eux un intervalle dans lequel joue la chaîne. Les seconds ne diffèrent point des bateaux plats ordinaires, mais ils portent une charpente destinée à recevoir le mécanisme qui ,fait circuler les chaînes.
BATEAU PLAT. Sorte dechaloupe à fond plat, qui peut servir à transporter des troupes. Napoléon \" se proposait d'en faire nsage pour opérer la descente en Angleterre qu'il avait projetée.
BATEAU PLONGEUR. Yoy. Cloche db
FL0N6BUB.
BATEAU-POSTE. Sorte de coche qui, autrefois, transportait des voyageurs avec une célérité qui dépassait cellel des voitures dont on faisait alors usage. Nos grandes rivières et quelques-ans de nos canaux étaient pourvus de ce genre de véhicule, et le bateau-poste du canal du Midi, ainst que \e coche d'Auxerre, jouissaient d'une renommée qui fournissait de l'aliment aux rimailleurs.
BATEAU 80U&- MARIN. S'il faut s'en rapporter à Bayle, l'opticien Comeilfe-Drebel aurait construit pour le roi Jacques un bateau sous-marin qui recevait douze rameurs outre les passagers ; et le gendre de ce savant aurait trouvé en même temps mie liqueur propte h remplacer l'air nécessaire h la respiration. Une origine qui parait plus certaine, c*es! que l'Américain Brushnell inventa le premier, en 1787, un de ces ba- ^ux. Un autre Américain, le célèbre Fullon, fll au mois de juin 180(H sur la Seine 6t devant l'hôtel des Invalides, en présence d'uB public nombreux, l'essai d*un bateau sous-marin auquel il avait donné le nom de nati/i/e, tiré de celui d'un coquillage. Ce bateau, construit dans- les ateliers de M. Perler, à Cbaillot, était en cuivre, de forme ovoïde très-allongée, portant à l'un de ses bouts un collet relevé propre à recevoir un couvercle fermant hermétiquement, et assez grand pour y passer un homme. Sur l'arôte supérieure était pratiquée une rigole destinée à contenir un petit mflt qui se relevait è charnière. Dans l'intérieur, qui avait environ 1 mètre de diamètre et 3 mètres de long, se trouvaient les manches de rames en hélice, qui allaient en dehors agir dans l'eau comme une vis dans son écrou, et servaient à donner à l'appareil un mouvement progressif. Dans la partie inférieure se trouvait en saillie, une capacité dont le poids déterminait la position du bateau dans l'eau, et qui servait en même temps de réservoir, soit à l'eau, soit à l'air, suivant qu'on voulait descendre ou monter.
Ce remplissage se faisait de l'intérieur par k moyen de pompes. Fulion s'enferma dans
ce bateau avec un matelot et une bougie allumée. Il plongea au point de disparaître, et alla remonter assez loin de l'endroit du départ. Au bout de 18 ou 20 minutes, îl replongea de nouveau, et vint sortir au point d'où il était parti la première fois. Les spectateurs ayant exprimé le désir de le voir aller à la voile, il releva son mAt, y attacha une voile, et courut {plusieurs bcr« dées. Il renouvela cette expérience au Havre et avec le môme sueuès* Dans le même temps, l'ingénieur anglais Hodgman faisait à Folkestone, petit bourg noaritime à deux lieues de Douvres, des expériences analogues dans la mer, où il cheminait enviroD un quart de mille. •
En janvier 1810, MM. Coêssin firent ao Havre, par autorisation du ministre et en présence de beaucoup d'oOiciers de marine et d'ingénieurs-constructeurs , une autre expérience, de bateau sous-marin. Leur nautile était une espèce de grand tonneau ayant la forme d'un ellipsoïde allongé; il avait 3 mètres de long et pouvait contenir neuf personnes. Un lest], appliqué sur un de ses côtés, en déterminait la position, et son intérieur était divisé en trois parties, par des doubles fonds. Celle du milieu se trouvait occupée par les navigateurs; les deux parties extrêmes pouvaient être à volonté remplies d'eau ou d'air, par des poai« pes que los navigateurs avaient la faculté de farre agir, suivant qu'ils voulaient monter ou descendre. Le mouvement était imprimé au bateau par deux rangs de rames à portes, que faisaient mouvoir les navigateursj et les manches de ces rames passaient à travers les flancs du bateau, dont les ouvertures étaient masquées par des poches de cuir qui empêchaient Teau d'y pénétrer sans gêner le mouvement des rames. Si l'une des poches s'était crevée, la reme était taillée de manière qu'en la retirant un peu en dedans, elle faisait aussitôt l'effet d'un tampon qui bouchait Touverture exactement. Avec quatre rames on faisait une demi-lieux) par heure. Un gouvernail placé k la poupe, et que l'on mettait en action du dedans avec une corde, servait à diriger l'appareil comme un bateau ordinaire ; Tes navigateurs s'orientaient h l'aide d'une boussole, et ils recevaient un peu de lu-» mière par de très-fortes lentirles logées dans la partie supérieure du bateau. Pour monter et descendre ils emplovaient, indépendamment de l'air et de I eau refoulés clans les capacités extrêmes, quatre ailes, deux à droite et deux à gauche, (]u'unseul homme faisait mouvoir par des tringles : oq les inclinait de l'avant à l'arrière, ou de l'arrière à l'avant, suivant qu'on voulait m04Uer ou descendre, parce qu'alors la ré« sislance à Teau, occasionnée par le mouvement progressif, agissait sur tes plans inclinés conformément au but qu'on se proposait. L'air nécessaire à la respiration était fourni par dos tuyaux flexibles et incoiu^ pressibles,qui établissaient une double communication de i*intérieur du bateau avec la
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DE TËGUNOLOGIE.
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surface da fluide, où ils elaicnl soutenus par des flotteurs. La circulation s*établissail ou moyen du ventilateur de Halles; mais on reconnut bienl6t aue cela devenait impossible quand la profondeur dépassait 7 mètres f el MM. Coëssin pensèrent alors qu*il ▼a lait mieux remonter de temps en temps à la surface» pour y faire provision d*air et prendre, pour le cas où il serait dangereux de paraître è cette surface, une ample provision d*oxYgène comprimé dans des récipients, que les expérimentateurs tiendraient en réserve» et dont ils ne feraient usage ou*avec l'économie que leur commandait 1 intérêt de leur conservation» ainsi que M. Guyton de Morveau l'avait conseillé dans un Mémoire écrit è l'occasion de la navigation sous-marine de FuUon. U est aisé de comprendre (ju'aucun de ces moyens n'oflTrait une garantie certaine; aussi la navigation sous-marine se trouve- t-elle encore & Tétai de germe.
BATEAU- VOLANT. C'est ainsi que auelques-uns désignent la nacelle adaptée a*un aérostat.
BATELAGE. En termes de pèche» faire le baielage c'est porter en bateau» de la mer au marché, le poisson qui a été pris.
BATELER. Aller prendre avec un bateau le poisson déposé dans d'autres bateaux qui ont servi à le pécher.
BATEDIL ou BATEDL (bourrel.). Partie du harnais d'uu Ane, d'un mulet ou autre bète de somme» qui lui bat sur la croupe.
BAT-FILIERE. Instrument qui sert à battre le til de fer.
BATHOMÈTRE (pbys.). Bu grec 0«9oc».
profondeur, et oirpov, mesure. Angl. oalAometer; allem. tiefemnesser. Instrument propre, àèlre substituée la sonde» pour mesurer! les profondeurs de la mer.
BATHOMETRIE (pbys.}. Art de mesurer ~ les profondeurs de la mer» au moyen du bathomètre.
BATHOMÉTRlQnE(phys.). Qui a rapport è la battjométrie.
BATI (coût.)* En termes de tailleur et de couiurière, te bâti est l'assemblage préalable des pièces d'un vêtement» que l'pn faufile avant de les coudre. Le même mot désigne le Ql employé pour faufiler» lequel doit se retirer ensuite» et l'on dit enlever le bâti.
BÂTI ou BÂTIS (mécan.). Bans les machines el particulièrement dans celles à vapeur» on donne ce nom è l'ensemble des pièces dH bois qui servent à relier el à maintenir dans leurs positions respectives toutes les parties de la machine. Bans les lue^hrct fxa, le bftti se compose de colonnes reliées entre elles et aux cylindres» soutenues par la plaque de fondation » et supportant l'entablement qui reçoit le balancier. Bans les machines locomotives» on (lUend par bâti le cadre du châssis » oui r; po^e sur les roues, puis les étriers, (es tirants, etc., qui relieat \o corps de la ma- «liine h cecaclre. Enfin» dans les machines <1« bateaux» se trouvenl» comme dans les
machines fixes, la plaque de fondation» le balancier qui nécessite un entablement pour supporter son palier» et toutes les autres pièces qui ont besoin d'être reliées entre elles et sont dans des positions analogues.
BÂTI BU ROCET. Angl. stock; allem.
gestelL Sa cage ou son support.
BÂTIER. Celui qui fait ou vend des bas.
BÂTIMENT (archit.). Terme générique qui désigne toute espèce d'édifice ou de construction servant à l'habitation. Ou appelle indueiries du bdiimeni toutes cellesqui concourent à cette construction, comme^ la maçonnerie» la charpenterie, la toiture» la 'menuiserie, la peinture» etc. Quelle que soit la destination d'un bâtiment» il doit satisfaire à trois conditions indispensables : la solidité» la commodité et Tordonnance. La première a pour objet la connaissance de 1 emploi et de la qualité des matériaux ; la seconde consiste dans l'art de distribuer, les parties de manière à rendre l'habilatiou propre au dessein qu'on a en l'édifiant ; etla troisième exige que Taspect de l'ensemble et des détails ait les proportions etjes ornements que le bon goût prescrit.
BÂTIMENTS DE GRABDATION (salines;.
Hangars remplis de plusieurs lits de fagots ^d'épines» superposés les uns aux autres, ou de cordages disposés verticalement» à l'aide .desquels on évapore les eaux salées» et particulièrement délies qui tiennent le sel ;marin en dissolution. On verse le liquide à concentrer au moyen de pompes et de rigoles perforées de trous.
! BATIROLLE. — Nom que porte la bafte 'à beurre.
BÂTIS. Voy. Cagb.
BATISODAGE (maçon.). Plafond revêtu^ ide blanc en bourre et de terre grasse.
BÂTISSAGE (maçon.). Action de bâtir.
. — Premier feutrage des poils destinés è la. fabrication des chapeaux.
BÂTISSE (archit.). Se dit de tout ce qui. concerne la maçonnerie d'un bâtiment.
BÂTISSOIR (tonnel.)* Cercle de fer qui sert à assembler en rond les douves d'une* futaille.
B.4TISTE (manuf.). Toile de lin ou de chanvre dont le fil est très-fia et le tissu très-serré. Elle tire son nom de Baptiste Chambray qui le premier en fabriqua au XIII* siècle. La batiste la plus estimée est celle qui nous Tient des Indes et de la Belgique. En France» les fabriques les plus ré- Sulées sont celles des départements du ord» du Pas-de-Calais et de la Somme. On appelle baiiste hollandée une batiste trèsforte qui ressemble à de la toile de Hollande; et ioile d'oriiet une batiste écrue faite avec du lin grisâtre. La batiste se fabrique avec un fil très*blanc» nommé rama, et qu'on tire particulièrement du Hainaut. Outre les pays qui viennent d'être indiqués, cette toile est encore un objet de commerça en Suisse, en Bohême» en Silésie» etc.
BATITURE (t'org.). Angl. scab ; allem^
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DATMAN (métrobg.} Poids usité en Turquie.
BÂTON. Du bas latin bastum, tiré du grec p^KTrer , bftton à porter des fardeaux. Augl. êtiek. En architecture, on nomme bAton une moulure usitée dans la base des colonnejS. Le bâton rompu est l*ornement qui représente des bfitons entrelacés. — Le bâton du lapidaire est un morceau de bois gros par un bout et mince de Taulreiqui sert è y enchâsser les pierres et les crisiaui, au moyen d*un mastic ou de poix^résine. Le bâton à cire est en ivoire et enduit de cire par le bout« afln de happer les diamants et les re(>résenter en chatons. — Celui du diamantaire, appelé bâton à igriser^ est aussi un bAton de bois tourné, ayant une tête sur laquelle on cimente le diamant pour IVgriser, et une poignée pour le tenir.— Le bâton i dresser de Torférre est un rouleau servant h maintenir de niveau une plaque mince de métal sujrtte è se redresser. — En termes de formier, le bdton est un petit cylindre garni de peau de chien de mer, qui s'emploie pour frotter les formes. — Le bâton à tour^ ner du passementier est rond, d'une longueur de 36 à 40 centimètres, gros commie le pouce avec une petite rainure tout autour, et sert h faire tourner l'ensuble. —Celui du gantier ou tourne-^gant est un morceau de bois en forme de fuseau dont il est fait usage pour fabriquer le gant. — En termes de soierie, le bâton de semple est la partie du métier h laquelle se trouvent attachées toutes les cordes du semple; et le bâton de rame^ celui auquel sont flxées les cordes de rames. ~ Le bâton de eroisure des fabricants de tapisserie sert è croiser les fils des chaînes.—Celui qu'on nomme bâton de gavassi-' «f^re, dans les métiers de haute lisse, est une pièce de l'ourdissoir. — Le bâton rompu du serrurier est un morceau de fer coudé en angle obtus.— Dans les raOineries de sucre, ]e bâton de preuve est un morceau de bois aplati par un bout, qui sert h faire Tessat de la matière, et è battre le sucre dans la chaudière quand il monte avant de prendre son bouHlon.
BÂTON DE JACOB. Voy. Arbalbstrillb.
BATON ÉLECTRIQUE (phys.). Morceau de bois rond, bien séché au fond et pénétré d'huile bouillante, qui acquiert ainsi la propriété de s'éleclriser par le frottement. On peut, dans les expériences, le substituer au tube de verre.
BÂTONNET. Petit bftton en forme de fuseau, qui -sert à un jeu d'enfant.
BATOURNER (tonoel.). Mesurer la longueur et la largeur des douves pour les ren-
tire éfffllcs BATRIACE. Outil du fabricant de tuiles.
BATTAGE (fabr. de drap). Angl. beating; allem. schlagen. Préparation donnée aux laines avant d en faire le drap. Le battase succède au triage et seSnit sur des claies A l'aide de baguettes. — En termes de salpélrier, le bauage est l'action de battre la poudre dans des mortiers; il s'opère avec des pilons de
bois dans des mortiers qui sont aussi de cette matière.
BATTAGE (agricult.). C'est Tune des opérations les plus importantes du cultivateur, et chaque pays a sa manière particulière de battre les céréales. En Egypte et dans les contrées méridionales de l'Europe, on les fait fouler par les pieds des animaux, au moment môme des récoltes, sur une sire circulaire disposée convenablement è cet effet. Dans d'autres lieux, on emploie également des animaux ; mais on leur fait traîner, sur tous les points d'une aire circulaire, des tambours coniques d'un diamètre de l'^SO, sur 1^95 ou 2*60 de long, formés de 6 fortes barresde bois Qiéessur des rayons en hexagone. Il résulte de cet appareil qu'on bat doublement le grain, avec les
(neds des animaux et ces tambours. Dans e midi de la France, on fait usage, soit du seul foulage par les animaux, méthode qu'on nomme dépiquage et pour laquelle on emploie surtout les chevaux k demi sauvages des plaines incultes du littoral méditerranéen ; soit des tambours, mais dans ce dernier cas, les animaux, an lieu de les tirer directement, les font rouler au moyen d'un très-grand bras de levier, assujetti, comme dans un manège, à se mouvoir horizontalement autour d'un point. Le grain n'est étendu alors que sur l'espace circulaire que parcourt le tambour. On ne retire par cette méthode aucune utilité des pieds des animaux ; mais en revanche le grain et la paille en sont plus propres.
Dans les régions septentrionales, on ne fait usage le plus généralement que du fléau» C'est un instrument fort simple, composé de deux morceaux de bois d'inégale Ion* gueur et grosseur, et réunis bout A bout par une lanière de cuir qui leur permet d'articuler en tout sens. Le morceau de bois le plus long sert de manche, et le plus court est la masse qui sert A battre le blé étendu sur Taire de la grange. Le battage du blé se fait communément à faç(m par des hommes qu'on nomme baUeurs en grange^ et la proportion de grain qu'on leur donne varie suivant les lieux et le prix de cette denrée. Ordinairement c'est un dixième. On calcule qu'un batteur peut battre dans sa journée 50 gerbes de blé qui rendent environ un sac pesant 120 kilogrammes ou un hectolitre et demi, l'hectolitre en bon blé pesant 80 kilogrammes. Il reste en outre uneassez grande quantité de grain dans la paille, surtout lorsque la récolte a été faite durant un temps pluvieux. Dans quelques localités de la France, comme dans l'Anjou, le Poitou et la Bretagne, on se sert au lieu de fléaux do grandes gaules flexibles, jeunes plants de chênes qu'on a dépouillés de toutes leurs branches, et qui portent au moins de 3*90 & (^*87 de longueur. Les batteurs, rangés sur une même ligne, perpendiculairement à la longueur de la grange, frappent tous k la fois au même endroit, et parcourent ainsi 8uccessive<nent toute la grange. Une pre^ mièro battue étan* faite» \\z retourneut le
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DE TECHNOLOGIE
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blé sens dessus dessous, comme on le fait qnaiid on bat an Qéau, et ils procèdent sur la seconde face de la même manière qu'ils ont agi sur la première. A chaque battue» on retire la paille, qu'on a soin de secouer arec une fourche, et on pousse le grain au bout de la grange, oi^ les vanneurs Te prennent pour le passer au tarare* Hais le fléau, ainsi que la gaule, brisent et brouillent la pallie qui ne peut alors servir que de nourriture aux bestiaui,de litière, etc. Pour s'en procurer qui se conserve entière et puisse être mise en œuvre dans diverses industries, il faut recourir h un moyen particulier de battage; et celui qu'on appelle au tonneau^ remplit assez bien l'objet proposé. Un homme, placé debout devant un tonneau roiicbé par terre, frappe celui-ci avec une forte poignée de blé qu'il tient par la tète, jusqu'à ce que le dépiquage de la plus forte partie des épis soit complet ; puis prenant celte même poignée de paille du côté des épis, il va en passer la tète dans un râteau dont les dents en /er ou en bois sont longues et plus écartées qu'elles ne le sont ordinairement. Ce pei(;nage terminé, il réunit plusieurs de ces poignées pour en former une botte, qu'il lie comme de coutume, et dont il aOTranchit la tète avec une espèce d'espadon, en frappant sur un billot. Quelques cultivateurs, pour avoir de belle semence, la font ba ttre de celte manière ; mais ils font repasser ensuite les mêmes gorbes au fléau, parce qu'après le battase au tonneau, il reste encore beaucoup de grains dans les épis.
Anjourd^hui, les machines ft battre le grain se trouvent assez n'^pandues, malgré la résistance que la routine leur a opposée, et il en existe de divers sj^stèmes ; mais il n'entre pas dans le cadre que nous nous sommes prescrit de les décrire ici. L'une (les mieux accueillies dans le principe est la machine écossaise de Meikle^ très-estimée eu Angleterre. Elle consiste principalement en un tambour d'un mètre de diamètre sur sutant de longueur, formé de douze barres Je bois également espacées et fortement liées parallèlement entre elles avec des )oulons, sur deux cercles en fonte de fer, equel tambour tournant rapidement sur »on axe, 250 tours par minute environ, Trappe le blé qui luiestrégulièrementamené iaus le sens de sa longueur, l'épi en avant, >ar une forte paire de cvlindres en fonte et ^annotés, comme cela a lieu dans une carde i colon nu à laine. Le diamètre de ces cyiiidres n'étant que de 0,2, et n*ayant qu'un iiiième de la vitesse du tambour, il s'en (uit quMIs tiennent le blé exposé à l'action iive et répétée des barres de ce tambour, tssez longtemps pour qu'il se trouve sudi- * raniment battu. La paille et le grain sont étés ensemble derrière la machine, mais à les distances proportionnées à leur pesaneur; de sorte que cette machine offre l'arant<ige, non- seulement de bien battre, nais encore de séparer les qualités de blé. Outre les niachines-è battre les céréales,
il y en a de plus petite dimension pour ba'tre le trèfle, le cbénevis et autres graines oléagineuses, etc.
BATTANT. Angl. baiten; allem. lade. En mécanique, le battant d*un moulin est une pièce de bois attachée par un bout à l'auget et nar l'autre h la meule courante ; elle sert h faire tomber le grain sur la meule. — En termes de menuiserie, on appelle battants, dans les portes et les croisées, des pièces de. bois où s'assemblent les traverses. Le même nom désigne les vantaux d'une porte. — Lebaiiant du loquet^ du serrurier, est une pièce de fer, de longueur diverse, dont une des extrémités, nommée la queuCf se fixe à la porte au moyen d'une vis ; Tautre partie, sous le nom àetéte^ va s'enfoncer dans le mentonnet. — Le battant du fondeur de cloches est une masse de fer un peu plus longue que la hauteur de la cloche, suspendue à l'anse qui se trouve sous le cerveau, k Tintérieur, et terminée par une tète arrondie à la partie inférieure. C'est par le mouvement imprimé ë la cloche que le battant, qui joue librement dans l'anse, la frappe et la fait résonner.
BATTANT-VOLANT (fabr. de tiss.). Angl.
fly shuUle laihe; allem. schnelllade. Pièce k laquelle s'ajuste, dans les métiers à ourdir, le peigne entre les dents duquel passent les fils de la chaîne. Ces dents, par le poids du battant qui est d'ordinaire de 50kilogram« mes, servent à resserrer la trame dans l'étoffe.
BATTE. Instrument gui sert à battrp, mais qui varie de forme suivant les professions qui en font usage. La balle du jardinier, par exemple est un morceau de bois long de 5 décimètres, large de 25 centimètres, épais du double, et emmanché obliquement d'un long manche. — Celle du plâtrier est une grosse masse de bois emmanché, bandée d'un cercle de fer, et garnie de clous. — Sur les chemins de fer, la batte est une sorte de pioche en bois qui sert à bourrer le sabl j sous les traverses et longrines qui supportent les rails. C'est avec elle qu*on achève de consolider tout le système de la voie.
BATTR-A-BEDRRE. Long bftton auquel s'ajuste un rondin de bois et dont on fait usage pour battre la crème et faire lo beurre.
BATTE- A -BOEUF. Bftton avec lequel les bouchers battent les gros bestiaux qu'ilsont tués et soufilés, afin d'attendrir leurschairs.
BATTÉI. (rel.). Ce que l'ouvrier* bat à la^ fois de papier.
BATTELLEMBNT (maçon.) . Dernier rans de tuiles double par lequel un toit s'é-coule.
BATTEMENT (horlo^.). Angl. oscillation; allem. schwingungsstrexeh. Coup que reçoit la coulisse par la pièce qui forme la circonférence du balancier, lorsque celui-ci dé* crit de grands arcs. Dans les pendules on ne dit point battement^ mais vibration. — En termes d'architecture, le battement est une tringle de bois ou barre de fer plate