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deux boots dé la tiga sont assemblés avec ^es lit es des maDiTelTes sur un axe autour duquel chaque bout peut tourner, il y a alors parfaite liberté et concordance de naourements. G*est cet appareil de commu* nicatton qu*on nomme bielle et qui s'appelle aussi bambetie. Dans les machines à vapeur, les bielles deviennent un élément indispensable du mécanisme qui sert à transformer le mouvement de va-et-vient du piston en an mouvement d» rotation pour tes autres pièces. Il arrive môme que la bielle constitue à elle seule tout le mécanisme au moyen duquel a lieu cette transformation.
BIÈRE (brass.). Boisson fermentée d'une manière plus ou moins complète qui se prépare avec une décoction de houblon dans un liquide sucré fermentescible. L*u* sage de cette boisson remonte à des temps reculés. Les Latins la nommaient cervUia, root qu*on fait dériver de Cereris vUi$t vigne de Cérè9, et d*oili est venu chez nous le nom de eervoiie^ qu'on donnait autrefois à la bière. Les brasseurs se nommaient aussi certoiiiert et les brasseries eervoiseries. En ^SJP^^» on citait la bière de Péluse , appelée boiiion péluêienne^ et les Grecs en pré* paraient aussi. Aristote a parlé de Tivresse qu'elle produit; Eschyle et Sophocle la noro« ment (vOocy p^vxov, et Théophraste l'appeMe tlnoçitfiHç^ Vin d'orge. Les Espagnols, les Gaulois et les Germains connaissaient la bière de temps immémorial. Elle est encore en Europe la boisson principale des peuples chez qui la vigne n est point cultivée ou qui récoltent peu de vin.
La fabrication de la bière présente qua* tre opérations distinctes: le maltage, le brassage , la fermentation et la classiflcation. Le maiiage a pour objet de faire germer l'orge et d*y développer ainsi le sucre indispensable è la fermentation. Cette orge
!(ermée prend le nom de mali^ et pour 'amener à cet état , on la fait ramollir et gonfler dans l'eau. On l'élend ensuite en rouches naiiices et è la température de 14 à 13 degréSt sur un plancher oi!i elle ne. larde point è germer; et lorsque le germe a atteint environ la longueur du grain , on arrête cette germinatiun en exposant la masse à une chaleur de 60 à 70 degrés. Le fourneau sur lequel a lieu cette espèce de grillage s'appelle touraille, et le malt ainsi touraillé prend le nom de driche. Après que le malt R é(é ainsi desséché* on le réduil en farine grossière, afin de passer à l'opération du brassage qui se pratique en faisant tremper le produit pendant quelques heures dans une grande cuve , et avec de Teau chauffée i 50 ou 60 degrés. Cela fait, on soutire le liquide et on le fait chauffer derechef avec le houblon » plante qui donne à la bière Tarome et la saveur qui la caractérisent, et sans le principe amer de laquelle celte boisson ne pourrait se conserver. Lorsque le moûl de btire ainsi obtenu se trouve suflisamment concentre et qu'on en a séparé le houbloui on le fait couler dans de larges cuves I mais [)eu profondes, appelées ra-
fratchiêsoin : on le laisse refroidir jusqu'à 15 degrés, puis on l'introduit dans une au* tre cuve très-profonde, dite cuve à guilloire ou cuve à fermentation , où Ton délaye une petite quantité de levure provenant d'une opération précédente, afin que la fermentation spiritueuse s'y développe sûrement.
Quand celle-ci est terminée , ce qui a lieu seulement au bout de quelques jours , on procède à la clarification , qui s'accomplit au moyen de colle de Flandre ou de gélatine animale. La bière se conserve d'auiant plus longtemps qu'elle est plus forte , et l'ordinaire ne peu! guère se garder, sans devenir aigre, au delà de trois ou quatre mois. Les différences qui existent dans les espèces de bière ne sont que des modifications apport tées dans les procédés employés , ou dans les proportions relatives de l'orge, du houblon et de Teau. Ces espèces sont entre autres la bière brune ^ la oierre blanche ^ la double bièrcy la petite bière, Vale, le porter^ le stoulf le farot le ginger-beer, Vuytzel, etc. On dislingue encore dans le commerce la bière de Lyon^ la bière de Strasbourg ^ la bière de Bavière, etc.
La bière est une boisson très-saine et n'offre d'inconvénient que par les excès. Celle qui est légère convient môme en état de maladie pour calmer la soif; elle est analogue au irrccTftvq des anciens; elle passe avec une grande facilité dans les urines et la transpiration; son effet est tonique; elle relâche, d'une manière utile, les membranes mugueuses, particulièrement celles du canal intestinal ; elle est favorable, comme boisson, dans les flèvres aiguës et les affections éruptives, et de nombreuses observations onl constaté que la pierre, la gravelle et les calculs urinaires sont très-rares chez les individus qui font un usage habituel de la bière. Thomas fierlholin rapporte è ce sujet qu'un savant litholomiste, Abraham Cyprianus, qui vivait au tv* siècle, avait remarqué que sur 1100 opérés de la taille, il ue s en était pas trouvé un seul dont Tunique bois* son fût la bière : Ne unum quidem cerevisiœ daditus.
BIFFE (lapid.)- Pierre précieuse contrefaite.
BiGAUT (agricult.)- Sorte de houe à crochets, employée pour le binage de la vigne, et dont on fait particulièrement usage dans le Midi.
B1GEARREYN3. Filet qui est une sorte d» demi-folie.
BIGëRIQUE (cost.). Espèce de manteau de laine et velu qu*àn portail autrefois.
BIGGAH (mélrolog.). Mesure agraire dooi il est fait usage aux Indes orientales. Le biggab de Calcutta est d'euviron 12. ares 80 centiares.
BIGNON. Filet de pêcheur, le même que la truble.
filGONTIA (métrulog.). Mesure de capacité pour les liquides , employée è Venise. C*esl le quart de l'amphore.
BIGONZO (mélrolog.)- Mesure de vin ou
fill
DSCTIONNAIIIE
ML
dVao-de-TÎe, qui élail usitée autrefois k Veni-sip.
BIGORNE, pu latin (teomts, qui a deui cornes. Augl. beak; allem. kçrn Sorts d'enclume doot la tige est longue et me* nue» et la tète facoi^née en- deux l>ranches
3ui soDt assemblées sur la tige eh forme e T. Le pied est terminé en pointe et sa Qche flans un billut sur lequel h bigorne est retenue. Le milieu, où se réunissent ces deui branches, forme une table '^rrée sur laquelle on |)eut frapper cqmrae sur une enclume ordinaire, et tes b^ss sont allongés en cône ou en cylindre. Les branches ont la proportion de grosseur et de longueur qui convient h Is nature de Touvrage qu'on veut IraTaiiler sur elle, soit è chaud, soit à froid, et Paction du i;narleau fait prendre au mét;il .sur lequel on frappe, la forme de la surface de la bigorne. Cette enclume est em« plojrée par les orfèvres, les ferblantiers, les ehnrrons, etc. — On donpe le même nom à un bout d*enclume qui se termine en pointe et qui seri à tourner les grosses pièces en rond. — La bigorne du calfal, dans la marine, est ua coin de fer dont il est fait usage jpour couper les clous qui se rencêntrenl dans les joints. -* Celle du corrojeur est une masse de bois dont il s& séri pour fouler les peaux mouillées.
BIGORNEAU (serrur .). An^l. KUh bidttm ; allem. kltiner homamboa. Petite bigorne emi'lovée surtout par les serruriers.
BlIGOTB (agricqll.). Sorte de pioche à deux fourchons. "^
BIGQUKJELLE. On nomme ainsi, dans la marine, une coulure ronde qu*on fait è cer< tainos voiles.
BIHYDRIQDECcbim.). Du latin 6t>, deux fols, et du grec v9m/> çâu. Se dit d*un phosphore qui contient deux fois autant d'hydrogène que le premier degré de combinaison iits deux corps.
BIHYDROSULFATE (cbim.). De bh, deux fois, vieup eau, et iti/pAa«, sel. Sulble qui contient ilje IVan de cristallisation.
BIHYPOSDLFARSENITE (chira.). De bis, deux fois, viri sous, et $utphar$enii^ genre de sulfosels. Nom par lequel on désigne un aur-sulfo-sel contenant le suIGde hyparsé* nieux en proportion double de celle qui se trouve dans le sel considéré comme neutre. Tel est le bihypoêulfanéniie poiassigue.
BIIODURË (chim }. Du laliii bu, deui fois, et iodurttumf iodure. Composé qui contient deux fois autant d'iode qu'un iodure simple. Tel est te biiodure ammomqu§B
BIIS (métrolog.). Nom que portent les poids et mesures dont on (ait usage sur la. côte de Coromandel, aux Indes orientales.
BliON (comm.). Qn appelle ainsi la térébenthine commune du pin, lorsqu'elle est concrète.
BIJOU. Du latin èts, deux fois, el jpcus, jeu« Ouvrage de luxe qui s'accomplit, soit av?c for, l'argent et des pierres précieuses; soit avec des métaux communs et des cris« Uiïx sans valeur-. Dans Tun et Vautre (;as, Déanmoins, le produit de l'artiste est recher-
ché pour la toilette; il platt ioo|Qon è li vanité, et cet an est en quelque sorte, ao* invention de Tefprit du Qia.t, puitqsiedans tous les temps, dans tous les pajrs , daoi toutes les classes el presque k tous les âges, le déBiîr de se perer de bijoux a eonduii Vt femmes k des ftctes^ au motifs condamnibv^ lorsQu'Us n'ont pas été criminels. On rv> contre, roretnent une tnère eomiBct celle d^ GvacqueSto la^célèbre GuraWcw quitrouîêi que ses enfantç fiaient ^s plus t>eaux or* nement.s
BIJOUTERIE. Ensemble des OMvr^ges b* briqués par le bijoutier.
BUOUTERIRQ'AaElt. Elle re|>9éseot« li majeure partie des ouvrages de bijOâiten? faits avec ('or et l'ergent, et D'eroploie exc!^ sivement que de l'acier fondu <^ le fer cemenlé. Celte indus^trie fût introduite n France en I7M, et y réalise a^joonTki:. avec ce q4ie produit, de plus parfait i*Ai(cterve, qui longtemps (^t seuh ^^ possessiOf de ce «enve de travi^il.
BUODTIBR.AngU j>iPeU<r; allem* jmerlM*.
Celui qui fabrique de la bijouterie On «(ipe ^e fvuMnixs an onipre^deus oette profe^ion,les ttvriers qui s'occupent spécialement du mofitage des pierres fiaea ou fausses* sur des ugués, des colKera, des pendants d*areilles«ft:.
BILBOQDET. Angl. gildv'^ siaf: all^o^ vergoléilahchm. Iw^ que fabrit)uent lr> bimbeloiiers. Il consiste Qn uo petit bêloi tourné, ayant Tun de st^s Lk>uIs pointu r. l'autre forn>aut uiM espèce de coupe. Cof boule, percée d'un irou, est atlaoiiée r>ar ua cordon h ce bAton, el l'adresse du juoevi pour objet, lorsque la botule est en aouY^^ ment; de la faire retomber, 9011 dans ii eo»f>e, soit sur la ()artie pointue où elle > fixe au moyen du trou dont elle est perc^. Oo rapporte que Henri lU pQrtail pres4«« toujours è la main un bilboquet dont ii >V musait mèoie au milieu d^ la rue. — L* même nom a été donné k une petite fig^rt qui a du plomb dans les jambes, de mamcrf que de quelque c6té qu'on la tourne, elle s.replace toujours debout. — En archiieciurr» on appelle bilboquet tout petit carré ^ pierre qui, ayant été scié d uo gros, rr«x comme débris dans le chantier» ou eeiui ^v provieni de la démolition d'un bâliiiieiu.^ En termes d'imprimerie, on entend par U • hoquets les petits travaux d'impiîeswoL. tels que factures, annonces, lettres de ÎMOt part, etc. — Le bilboquet du monQa.\eur tu un morceau de fer en forme d'ovate tie»* allongé, au milied duquel est on cercte ts creux fie la grandeur du Uaii que ruii vc^i ajuster; ptt»s au eeulre est ua petit tr»j pour repousser le flan en dehors, lonM^^j se trouve trop allachéau bilboquet.— Ce j. du doreur est uo morceau d'étulfe One aixsché à un |>etit niorceau de Imîs earr« : il sert à prendfîe l'or et è le mettre deas «» endroirs les plus difficiles, comose kis hltiK les gorges, etc. — Celui du paumier* ^•^: fait partie de h'eslrument appelé chèvre, z son sommet tourné en globe doot U j-er» t supérieure est ceueave, el c*est dsfis cvîi<
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DE TECHNOLOGIE