‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 61 sur 281 · BIL · texte numérisé non relu

BIL

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cuviié qHe rouYrier Trappe sa balle et l*arraiidil. --* Celui des coiffeurs» enfin, est un instroment qui sert à fixer et à faire des perruques. Ost un petit morceau de bois tourné, arrondi par los eitrénoités, de (a grosseur du pouce» nininci au milieu, et c'est sur ce milieu qu*oii roule les cheTeuT. BILLARD. Angl. biltiard-tabh. Parmi les ouvrages de menuiserie, le billard est Tun de ceux qui exigent le plus de soin et de précisioD. Il est formé de trois pièces principales : le pied, la table et les bandes. Sa grandeur est de 3*575 à 3*900 de. long, mesuré du dedana des bandes, sur udo largeur égalée la moitié de leqr longueur, toujours prise du dedans des bandes. On fait des bilhfii plus petits, mais rarement de plus grands. Us ont ordinairement O'^'Sli de hauteur, en mesurant de dessous les bandes. Uo billard doîl ^tre extrêmement solide, et toutes les pièces dont il est formé dt)ivent élre assemblées avec une grande précision. Ce sont les bois durs et bien secs qu*on emploie k leur construction, et le chêne et le noyer sont ceux que Ton préfère. Lorsque le billard est moiité, on doiile placer de manière ^ ce que ^ table soit daQs un plan rigoureusement borizontali œ nu.e Ton obtient ftcilement par le moyen dfes cales. Cest une condition des plq^ iroporlaptes, sans laquelle le billard le mieu.i^. construit ne pourrait être d'aucune utilité. - Dans la marine, on donne le nom de billard è une ma<se da fer trempé» emmanchée sur une longue barre de fer, de sorte que huit ou dix hommes peuvent Temipoigner sur deux OIûs, pour billarder ou chass^er les cercles de fer oue Ton met sur les mflls des vaisseaux, les pompes, etc.

BILLAUD (cisel,). Oulil de bois d'environ 64* centimètres de longueur» ternoiné eu pointe d'un bout et recourbé de Tautre. BILLE. Boule d*ivoire avec raquelle on [oue au biili\rd. -^ Boule de marbre qui sert \ l'amusement des enfants. — Instrument de fer dont les chamoiseurs font usage pour tordre les peaux, ils en ont une' autre en bois quMls nomment torsoir.^ -^ Gros b&ioD qui sert aux emballeurs pour corder les ballots. — Outil du perceur d*aiguilles. — Bâton de bois tourné que les boulangers emploient pour aplatir la pâte destinée à faire du biscuit de mer. — Pièce d^étoffe qui lie, sur le devanX, les duu,x bouts d'une chape d*église. — £n termes de jardinage, on ;itit>elle bille une branche d*arbre coupée pnr les deux bouts et propre à mettre dans U'te pépinière. Lt^ qiêine nom est donné, ('U agriculture, \ un rejeton qui pousse au pied d'un arbre. — On désigne aussi par ce mot lus bAtoos qu*on place au bout des tf'iits desk chevaux qui tirent tes bateaux stir les rÎTières. — (.es bilU^ 4 mouturei^ dan$ Torfévrerie, sont des morceaux de fer plat, d'une ligne d'épaisseur^ modelés dans le milieu, et entre lesquels on tire la matière où I on veut faire des moulures. -^ La huit d'acier est un morceau d'acier carré. - La bitlt dt bois (aogl. tog; allem. 6/ocA),

est une portion da Irone d*arbre. -* On nomme bol en bitte ou brouillamini^ un bol, lavé, purifié et réduit en pâte, dont on forme de petits bfltons .plats. — Dans les chemins de fer belges, le mot bille est employé remmo synonyme de traver$e.

BILLETTE fcéram.). Angl. roller; aHen».

roithoU, Ruu^eau (te bois pou» aplanir la terre k mouler. - Palette de bois qu'on attache aux forces pour les soutenir pendant In travail. — Morceau de bois qu'où place le long d^in toit dSine veine de charbon minéral. — Instrurneut de bois h l'aide duquel on entretient le feu dans un four k verre. -^ Bois de chauffage fendu et sécfaé. -^ Bâton de jus de réglisse.

BfLLON(monn.), Du rad. butlo^ sceag , selon les uns; de vellon^ cuivre, selon les autres. Dans l'origine, la monnaie de ce nom était intermédiaire entre celle d'argent et eeNe de cuivre, e'est-è-dire qu'elle offrait un alliage à pev près é^al de ces deux métaux ; mais on altéra celui-ci de plus en plus y et le cuivre flivil par y dominer dans une proportion considérable. On distinguait deux sortes de monnaies de billon : Tune dite de hau^ bUlon comprenait les espèces depuis 10 deniers de loi jusqu'k 6, c'est-àdire 10 à. 6 douzièmes d'argent pur; à l'autre, )e bas-bilton^ se rapportaient les espèces Qui étaient au-dessous de 6 deniers (Je loi. Tqutes ces espèces furent successivement démonétisées. La dernière q^ui ail, été fabriquée en France, fut la petite pièce de 10 centimes créée sous Napoléon, en 18QT;, elle pesait 2 grammes et conlenait 200 parties d'argent contre 800 de cuivre. C'est improprement qu'on étend quejquefois; te nom de billon a la monnaie de cuivre pur. Ou ne tit gu^re us^age de celle de billon, avant la 3^ race de nos rois; dès le x* siècla on rencontre quelques^ deniers d'argent bas ; anr9s Louis IX on ne trouve plus que des deniers de bas billon. Les pièces de cette monnaie» frappées vers la 9" race, étaient le» blancst l^s douzain^f les liards^ les hardis t, les doubles ^ les deniers^ les mailles on oboles, \a pougeoiseoii poitevinef etc. Oa donnait aussi le nom do billoiji k toutemonnaie décriée ou défectueuse , ainsi qu'au lieu où Toa portait cette monnaie; puis au bas argent qu'on afiinait avec la casse d'orfèvre, comme l'autre argent,, mais sans eau-forte.

En agriculture, on appelle biffons certains k'doSx plus ou moins larges et bombés», qu'on forme avec la charrue dans un champs, et qui sont séparés par des raies profondes. — Ce nom désigne encore une verge de vigne taillée de la longueur de trois ou quatre doigts. — &ne pièce de bois de sapin éqiiarriè. — Eu termes, de teinturerie, un bîllon de poudre de garance^, se dit d'une terre rougefttre, mêlée avec uq peu de poudre de garance, ou avec des grappes qui onl déjè servi une fois. Ce mélauge occasionne un dommage d'at^tant plus considérable que, lorsque qette terre s'aUdcbe au^ étoffes, elle en ronge la laine.

BILLONNAGE (egriculL). Aetion de (aire oes biHons dans un eharop.

BILLOT. Arigl. bêock ; ailejn. keiL Gros tronçon d'arbre, cylindrique ou talHé carrémenl, s'éleranC ordinairement ii bauleur d'appui» quelquefois porié sur trois pieds , et dent la partie supérieure est ordinaire* ment plane. Son usage est très-répandu dans Tindustrie. — Coin qui se plsce sous un levier, aHn de remuer un fardeau — Tron- Enn d'arbre sur lequel les cordonniers atteni les semelles. — Cylindre de bois 3' ui sert à assujettir les bigornes et les tas es ferblantiers. — Tréteau sur lequel les charrons façonnent diverses pièces. — Instrument dont les rubaniers font usage pour relever les pièces de dessus l'ourdissoir. — Morceau de bois dans lequel le maréchal

rlace divers remèdes, et qu'il met ensuite la bouche do choval en guise de mors. — Morceau de bois sur lequel les ceinturiers placent leur enclume, et h la surface duq^nel sont de petits trous qui reçoivent leurs rivets et leurs boutons. — Espèce de souricière formée d*on petit bloc ae bois et de fil d'archal. — Tronçon d*arbre sur lequel les orfèvres placent leur enclume. — Morceau de bois qui remplace renclumc pour les rhatnetiers. — Etabli carré qui sert aux paumiers et raqueliers, pour asseoir solidement l;i raquette. — Petit cube de bois sur leauel les tailleurs repassent les coutures à aplatir el les emmanchures. — Bâton qu'on suspend en travers au cou des chiens, pour les empêcher de chasser. — Grosse pièce de bois qu'on attache ait cou des bœufs et des vaches, pour les obliger k ne point s*éloigner de leur pâturage. — Bâton qu'on dispose le long des flancs des chevaux oeufs

3u'on amène d'Allemagne, afin de les couuire plus aisément h la file l'un de Tautre. — Le billot à charger des artittcîers est un morceau de bois qui leur tient lieu d'enclume et sur lequel ils chargent, k grands coups de maillet, les moules des fusées. — Les tahletiers-corneliers nomment billoi à rednsitr^ un irongon d'arbre maintenu debout, et au milieu duquel se trouve un trou qui reçoit les ouvrages sur le mandrin ; puis bêlloi à refouler, une autre grosse pièce de bois sur laquelle ils refoulent leurs cornets. — Les cirlers appellent bougie ou btï* lot, une sorte de l>ougie ayant une mèche de fil de Guibray, et dont les tailleurs et les couturières se servent pour bougier la coupe des étoffes.

BILLDRE (fab. de tiss.). Angl. cerdin;; allem. auêsehnurung. Armure d'un métier k tisser.

BIMARGARATE (cbim.}. Du latin bU, deux fois, et du grec fi*f>ympixnç, perle. Sel qui contient deux fois autant d'acide margarique que le sel neutre de la même base. Tel est le bimargaraie potaaique.

BIMBELOT. De l'italien bambolo, poupée.

Termegénérique((uicomprendtouslesjouets d'enfants. On distingue plusieurs sortes de bimbelots : les uns sont des ouvrages fondus en étaiu de bas aloi ou en plombi qu'où

désigne sous le nom de minagtt fenfaii^ et sous la même désignation se fabritiQem aussi des êoidats de plomb; les autret,(n l)oîs, sont la représentation d'armoires, i:« tables, de chaises, etc.; on fabrique eDcon avec du carton, des étoffes et diversMisi* tières,des pounées, des Polichinelles et dn pantins ; et ennn une foule de coKQchets t«. ries k l'infini et le plus souvent saos dés»« giiation spéciale.

BIMBELOTERIE. Commerce df Joods d'enfants. Ceux-ci, autrefois, se fabriquiiipt presque exclusivement en Allemagne, tt i ville de Nuremberg surtout jouissail <ri»e grande renommée pour ce genre de prodii;i; mais la France, aujourd'hui, eierce ave; succès cette industrie, et particulièreme&ti Paris. Ou tire encore de Manheiro, cepeo* dant, de petites sculptures en bois dettlbi et de sapin, qui sont aussi artistement exécutées que livrées k bas prix ; mais le Jon nous fournit k son tour des figures a ivoire et en buis, qui ne sont p{is moins r^ commandables, et se vendent égalemesU bon marché.

BIMBëLOTIER. Celui qui fabrique de li bimbeloterie.

BIMOLTBDATE (chim.). Sur^l dans l^ quel l'oxygène de l'acide molvbdiqoe e^t multiple par deux de celui de la base. Te; est le bitnolybdate ammonique.

BIHUCRONÉ (chim.}. Se dit d'nn compnié qui résulte de la combinaison de deuxcerpi simples.

BINAGE (a^ricult.). Du latin bit, deoi fois, et agot je travaille. Opératiou m i pour but d'ameublir la terre par un \éy labour, afin dth la rendre plus propre à recevoir les influences atmosphériques, et f^liter le développement des racines. Lorsqoe la terre a été battue par les eaui et qoeu surface s'est desséchée au vent et ao soiet. cet endurcissement du sol est d'autant put nuisible aui plantes, qu'il s'oppose aos effets bienfaisants qu'elles reçoivent de T):? et de l'eau. C'est alors qu'on brise ct^c croule par une façon donnée avec une \^ tiie pioche de fer appelée binette on béckti, ayant deux pointes a l'un de ses liouls, 't l'autre plat et tranchant. On remue U itn autour des plantes sans blesser aucune it leurs parties. Les végétaux qui sont î«pU> particulièrement soumis au binage sont i vigne, la pomme de terre, la bettersTe, i carotte, le colza, etc. Un des objets les |>iui importants qu'on ait eu vuu daus cette o}'^ ration est d'enlever, de détruire lesb(^ bes qui étouffent les espèces qu'on culUTt Quand le binage a eu lieu avant la lualun^ de leurs graines, on redoute moins de 'Ci voir se multiplier.

BINAIRE (chim.). Composé qui renfenae deux corps simples. Les oxydes et les acides sont au nombre des corps binaires.

BINARD (charron.). Furt cbarriut kqo«^ roues d'égale hauteur qui sert k inoi^^ des pierres ou tout autre fardoaa d'oi't granue dimension. Les chevaux y sont ^ télés deux k deux.

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