‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 73 sur 281 · BOO · texte numérisé non relu

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DE TECHNOLOGIE

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roufftet celles qui lancent paraboliquement k$ projectiles h Taide du quart de cercle; et bouchée à feu à lir direct^ celles qui lancent leurs projectiles suivant une ligne de mire analogue a celle des armes ft feu portatives. ^ Go entend par bouche de chaleur ^ rouverture pratiquée sur les côtés d'une cheminée oa d'un poêle, a6n que la chaleur se répande dans l'appartement. — La bouche d'uo tajau d'orgue est le petit vide qui existe dans le bas et donne au vent une libre entrée»

BODCHEB. Par l'expression boucher d'or mùulUf on entend dire qu'on répare certains petits défauts qu*onC les ouvrages d*or apfô's aroir été brunis*

BOUCOERBL A BRAS. Ancien instrument ie pèche.

BOUCHET. Corde attachée au bout de la iré^^ sorte de Rlot»

BDDCBETON {céram.}. On appelle renerter à boucheton^ les pièces de faïence reuses qu'on renverse ('une sur Tautre par eur$ boras.

BOUCHOIR. AngK oven-door; allem.tcAteer. Grande plaque de fer qui sert à fermer ) bouche d*nn four.

BODCBON. Objet quelconque qui sert k oucher. — Le bouchon de Tborloger est n cjlîndre de cuivre qui entre è frottement 105 la platinet ®t reçoiit dans un trou excenique, le pivot du volant de la soRnerie une pendule. L'usage de cette pièce courte à modérer le mouvement de la sonneb; car. suivant qu'on tourne le bouchout ) fêit plus ou moins engrener le pignon I volant dans sa roue, et on change le odd de pression des parties frottantes. Si n^çrènement est proiond» la vitesse est iiiinuée; puis elle croit dans le cas con« ire. — On nomme bouchon de contre»

itnce^ une petite nièce de laiton dont uno rtas qui est un fort pivot» entre è frottent dans le trou de la contre-potence ne montre. Ce bouchon reçoit un des ors de la roue de rencontre dans un petit u que les horlogers habiles font avec un nçoo, afin qu'ilait peu de profondeur, ! son fond soit plat, et qu'il soit bien 3ui et bien poli sur toutes ses parois. Le 1 de la contre-potence est rond pour >n puisse y faire tourner le bouchon, et irer la roue de renconire dans la situaqui lui convient, attendu qu*en lourt le bouchon, le trou qui reçoit le pivot ige de place. — Le bouchon de fonderie ju tronc de cône en fer que garantit du \\ en fusion une brique réfractaire plaeu avant du petit bout et qu'on chasse uoyeh de la nerrière, quand on veut er. — Le bouchon de charge de Tartilest le foin, le gazon ou l'argile dont ecouvre la poudre et le boulet en chart le canon* — Le bouchon d^éprouveUe in boulon h vis en fer, avec lequel on i le trou du tire-fond, lorsqu'on veut réprouTelie. La tète du boulon est vue d*an cran qui permet de le visser le déTisaer. — Oaappelie aussi bouchon

une sorie de p8/|uei de laine d'Angleterre : les inégalités qui &o trouvent dans le fil qui sort de dessus le cocon et de dedans la bassine ; et les paquets de toiles de chenilles où ces insectes passent l'hiver. — On appelle aussi bouchon la poignée de paille qui sert à bouchonner un cheval, et celle qu'on met à sa qiieue pour indiquer qu'il est en vente. — En termes de pôcherie, le bouchon est un morceau de liège, traversé par un fragment de bois léger ou un tuvau de plume oui sert à soutenir la ligne a la surface de l'eau.

BOUCHON (mach. h vap.). Lorsqu'il arrive que, dans une chaudière tubulnire, l'un des tubes conducteurs de la fumée et des gaz brûlés se crève, on remédie provisoirement à cet accident en bouchant l'orifice du tube avec un tampon en bois, ce qui permit è la machine de continuer son service, et le bouchon se trouvant en contact immédiat avec Peau de la chaudière, ne risque pas de se brûler. Toutefois, lorsqu'il s'agit de la rupture de plus de deux ou trois tubes, OR doit suspendre le travail de la machine pour remplacer ces tubes, parce qu'alors la puissance d*évaporation se trouvant considérablement diminuée, la dépense du combustible est en pure perte. On donne aussi le nom de bouchon k une espèce de rondeilo fusible en plomb qu'on place au centre dit couvercle intérieur de la botte à feu, dans les locomotives. Ce bouchon fait connaître si l'eiauest toujours à une hauteur suffisante pour ^ue le couvercle de la botte intérieure en soit couvert; et si Peau baissait assez pour laisser la plaque à découvert, le boudion fondrait par la chaleur et ouvrirait i la vapeur une issue qui éteindrait le feu.

BOnCHONNIER. Ouvrier qui fabrique des bouchons avec le liège ou écorce 4a chêne appelé quercue liber. Les bouehonniers coupent d'abord les tables de liège en petites bandes, qu'ils divisent ensuite en courts parallélipipèdes, puis ils les arrondissent en leur donnant une forme légèrement conique. L'établi devant lequel ils travaillent est une table carrée, autour de laquelle se placent quatre ouvriers, un sur chaque face. Le borddecytie table est relevé de quelques centimètres , pour contenir les

fiarallélipipèdes de liège qui doivent former es bouchons, et ils les jettent dans des paniers appelés 6anfie/lM au fur et à mesure ?|u'ils sont terminés. L'instrument dont ils ont usage pour couper et arrondir les bouchons, se nomme IrancheL C'est un couteau à lame large , de forme parallélogram* mique, fort mince et très-bien, affilé ; il doit couper comme un rasoir et ôtrtf fabriqué de bon acier. On les affûte très-fréquemment etk sec sur un grès d'un grain très-fin. Le bouchonnier ne promène pas le couteau ou le trancbet sur le liège, mais bien le liège sur le trancbet ; car, s'il agissait autrement, il risquerait souvent de faire des échappées et de se J>lesser grièvement. Il prend donc le tranchât de la main gaucbOi en appuie If

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DICTIO.HNAIftB

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dos 5or le bord de la table, où se troufent pratiqaées des enlailles pour qu'il ne glisse pas el présenle le tranchant en dessus ou

f)ar «dlét selon le besoin; et alors, tenant e paraliélipipède de liège par ses deux bouts, entre- le pouce et Tindex, il le présenle dans sa longueur au tranchant qui coupe franchement le liège, et, en le tournant entre ses doigts , en même temps qu'il appuie, il l'arrondit. Il coupe ensuite les deux bouts pour enlever le noir, et le bouchon termi* né, il le jette dans la bannette. L'opération se termine par des femmes qui font un double triage, selon la qualité des bouchons et leur grosseur; et la qualité, qui consiste dans la beauté de la matière, les fait séparer en quatre sortes : les très-Qns, les Gns , les bassins, et les communs,

BOUCHOT. Sorte de grand parc, ouvert du côté de la côte, qu'on établit pour prendre du poisson k la marée basse. Dans le Poitou, on en dispose quelquefois trois audessus les uns des autres. Celui, qui est le plus près de la côte est appelé bouchot de côte ou bouchot de terre; le suivant, frotiehot de parmi; et le plus bas, bouchot de mer.

BOUCLE. Du latin buccula. Sorte d'anneau de métal, le plus communément pourra d'un ardillon, qui sert à former une espèce de fermeture Ses formes sont très-variées el ses applications très-nombreuses. Dans réquiperoent militaire seulement, on compte la boucle de havre-sac, la boucle de baudrier, la boucle de bretelle de fusil, la boucle de ceinture, la boucle de col, la boucle de courroie, la boucle de fusil • la boucle de giberne , la boucle de porte-baionnette , la boucle de pantalon, etc., etc. — Dans la bijouterie sont les boucles d*oreilIes, les boucles h quadrille, les boucles de nuit, les bfucles a bracelet, etc. — On donne aussi le nom de boucle à des anneaux de bronze ou de fer attachés aux portes cochères et qui servent à les fermer. La boucle de porte ou boucle-çibecière , est un grand anneau, fixé à certaines portes , et qui sert pour j frapper. — Dans les raffineries de sucre , la boucle est un anneau de fer, emmanché dans un morceau de bois, dont on fait usage

J»our tirer les formfs tombées dans le bac k ormes. — En agriculture, c'est une pioche k large fer et à manche court qui diffère peu de la marre, el dont on se sert dans quelques parties de l'est de la France. —On ap- I»elle vetoure à bottcle^ celui qui a été fait à 'épingle.— Jfef^re dee boucles à une cavale, c'est lui attacher des anneaux de cuir qui empêchent qu'elle ne soit saillie. — En termes d'architeclure , on entend par boucle UQ petit cercle en forme d'anneau qui sert d'ornement h une moulure ronde.

BOUCLER (maçon.). On dit d'un mur qu*il boucle ou qu ii a bouclé ^ lorsque ses parements s'écartent fauta de liaison suflîsanté dans la construotion.

BOUCLETTE. Petit anneau pour recevoir un des (ils de la chaîne dans les lisses. — Anneaux de métal dont on borde uu filet.—

Eu termes de chasse , on appefle pantiire à boucletteif celle qui porte aans le haut de petites boucles attachées comme on en voit h un rideau de lit.

BOUCLIER. Du celt. bu>ccled, formé de bwccy boucher, couvrir, et de led pour kdr, cuir. En architecture, le bouclier est un ornement employé pour les frises et les tro* phées. ^ Le bouclier de l'artificier est une planche mince de bois léger» découpée en forme de bouclier, et sur laquelle ou range diverses pièces d'artifice.

BOUCON. De l'italien boeeonêf morceau.

AppÂt empoisonné dont on fait usage pour détruire les animaux nuisibles.

BOUDER (agricult.). Ou dit d'un arbre qui ne profile pas, qu il boude,

BOUDIN. Du celt. bodeUf ventre; Angl.

spiral : allem. gewunden. En mécanique , on appelle ainsi toute espèce de ressort formé d une spirale de fil de fer. — Le boudin du dateur est une fusée pleine de fil de la matière qu*on travaille. — Celui de Tarciiitecte, le gros cordon delà base d'une co* lonne. -^ Celui du sellier, un petit porlemanleau de cuir , en forme de valise, placé sur le dos du cheval. — Celui du menuisier, un petit outil à fût qui sert à former la moulure de même nom , ou boudin à baguette. — Dans l'art militaire, le boudin e»t une sorte de fusée ou de mèche dont on fait usage pour mettre le feu è une mine.- On nomme aussi boudin la boue qui sort d'un tuvau qu'on dégorge avec la soude.

BOUDlNAtiE. Torsion légère qu'on donne au fil de lin , avant de le mellfe sur les bo* bines.

BOUDINE ( verrer.). Angl. bunt; allem.

oehsengalte. Masse de verre formant une sorte de noyau au centre d'un plateau de verre.

BOUDINER. Exécuter le boudinage.

BOUDINOIR. Angl.rortti9-/rame. Machine qui sert è boudiner le fil.

BOUE. Du celt. bos^ gras. Celle des grande chemins qui sont ferrés avec du sable et des cailloux, forme une sorte de ciment susceptible de devenir très-dur, et, conTe* nablement appropriée, elle peut servir dans certaines constructions. — Les boues nù« nérales, balnœa cœnosa , sont le dépâl des sédiments contenus dans les eaux minérales et, comme celles-ci, sont inriprégnéesde principes qui les recommandent. Elles ont donc a peu près les mêmes propriétés et un les prend aussi sous forme de i>ains. L^s boues minérales les plus reuoniinées sont celles de Bagnères, de Lucbon , Bagnolet • Barbotan, Baréges Bourbonne-les-Bains, Cauterets, Dax, Néris, Nîmes» Saiûl-Amand, Ussat, Verdun, etc.

BOUEMENT ^menuis.). AngK joininge>tenty;à\\eai.gletchfUgung. Asseièiblage dont les parties unies sontassemblôes carrément, à tenon et à mortaise, el dont les moulures sont à onglet.

BOUER. Autrefois , ce mot signiQait donner une égale ductilité aui moooaiea qu'ua fabriquait au marteau.

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DE TECiWOLOGfË.

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BOUETER. En termes do pèche , c'est faire une sorte de hachis avec des œufs de morues et de maquereaux salés « pour délermtnpr \ps sardines h s'élever h 1 eau.

boueux; ECSE. Se dit en général des fourrages mal faits. On appelle seulptur$ boueute^ celle qui est mal réparée ; maçan^ nirie bouiute^ celle qui est mal ragréée; mtnmserit 6ouett#e, celle Qui est mal profit ]é^; impression 6otteui«> celle qui tache le papier au delè de Tempreinto du caractère ; écriture boueusSf celle qui est peu ' nette ; estampe boueuse ^ celle qu*on a tirée sur une planche mal essuyée et où il reste du noir entre les hachures » etc.

^ BOCFFARDE. Espèce de pipe.. Nom sous jpquel les ouvriers et les militaires désignent toute pipe è tuyau court et bien ca** iottée.

BOUFFÉE. Se dit, en hydraulique, d'une secousse qui se produit dans un appareil.

BOUFFER. Se dit, en maçonnerie, du plâtre qui gonfle, ou d'un mur dont Tintérieur n'ayant pas de liaison avec les parements, fait que ceux-ci poussent au dehors. —En termes de boucherie, c'est souiDer une bote tuée pour en rendre la chair plus belle.

BOUFFETTE. Sorte de peti te houppe qu'on attache è divers objets pour leur servir d'oroemnnt.

BOUFFOIR (houch.). Angl. hlouhpipe: allem. tothrokr. Instrument dont les bouchers font uftage pour bouffer. — C'est aussi la nom d'un outil de plombier.

BOUGE. Angl. grooving puneheon ; allem.

lupferpunxen . Sorte de ciselet dont le ciselour fait usage pour trayailler sur les petites parties d'un morceau de métal. — Le tonnelier donne ce nom à .la partie la plus reolléede la barrique, c'est-à-dire celle qui te Iroure au milieu de sa longueur. — Le bouge du charron est la partie la plus éle- Tée du moyeu d'une roue. — En économie rurale, c*e$t une petite cuve qui sert à transporter le raisin de la vigne au pressoir. — Dons la draperie, on appelle bouge une espèce d'étamine blanche, Gne et claire, dont on faisait autrefois des chemises aux reli-

BOUGEOIR. Chandelier sans pied qu'on porte au moyen d'un manche ou d'un anluMu. ^ Sorte d'étui dans lequel on renferme la l)Ougie que Ton porte devant les |ret;its lor5qu*iIs officient.

BOUGEOTTE. Trou de colombier, ou ouverture par laquelle les jâgeons sortent et rentrent.

BOUGER. Couvrir de terre l'amas de bois i)u*on destine à faire du charbon.

BOUGETTE. Du celt. bulga, petit sac de i^uir. On appelait ainsi, autrefois, un sac de cuir dont on se servait en voyage.

1K>UGHEZ. Nom que portait jadis un souf- Qet de forge k bascule.

BOUGIE. De la ville de Bougie, en Algérie, d'où Ton tirait autrefois la cire. L'u- ^ gc de la bougie ne fut introduit en Europe qu*au viu* siècle, par les Vénitiens qui i'avjicul emprunté de l'Orient. On nomma

d'abord ces produits ceret , d'où est venu la mot cierge. On distingue plusieurs sortes de bougies : la bouaie filée^ dont la mèche, for* mée de longs fils de coton i n'est couverte que d'une couche mince de cire et s'emploie, soit pour porter è la main, soit pour faire des veilleuses ; la bougie de table ^ qui se fabrique par des procédés analogues à ceux de la chandelle ; la bougie à ta cuiller, que l'on fait en versant, sur des mèches suspendues, de la cire fondue dont on donne plusieurs couches successives, pour rouler ensuite les bougies encore molles sur une table de marbre; la bougie bâtarde, chandelle de suif (]u'on revêt d'une couche plus ou moins épaisse de cire, ce qui Tempècho de couler. On remplace aujourd'hui la bougie de cire, toujours assez coûteuse, par des bougies stéari^uest dont le prix est beau» coup plus modéré. Ûacide stéarique, qui en fait la base, fut découvert eu 1825 par MM. Chevreul et Gay-Lussac. On fabrique aussi, avec le blanc de baleine , des bougies diaphanes, très-remarquables par leur transparence, leur blancheur, at par la pureté et l*éclat de la lumière qu'elles produisent. On appelle pain de bougie ou rat^de^cave , une bougie mince et flexible, pliée en rond ou carrément, qu'on porte dans sa poche pour s'en servir au besoin. Les villes de France où se trouvent les principales fabriques de bougies sont Alby, Angers, Angoulème, fiatignoUes, Bazas, Bernay , Brives, Dijon » Lodève, le Mans, Marseille, Montrouge»

Orléans, Paris, Rennes , Rodez, Tulle.

On donne aussi le nom de bougie, en chirurgie, h un petit cylindre flexible et sans cavité, fait de cire, de gomme élastique ou d'autre matière, qu'on emploie pour l'introduire dans le canal de l'urètre, afln de le driater, le fenir ouvert, et y détruire, par la suppuration, les obstacles qui s'opposent à la sortie de Turine. L'invention de cet ins^ trument est attribuée par tes uns à Aldereto, médecin portugais , par les autres h Amatus, son élève, qui le décrivit le premier en 155V. Il a été perfectionné par le médecin français Ptckel. Il y a plusieurs espèces de ce genre de bougies. Les bougies simples sont celles qui se composent principalement de cire ou do gomme élastique ; les bougies composées, celles dans lesqueMed on introduit des matières propres à détruire les excroissances ou carnosites de l'urètre, ce qui les fait appeler encore médicamenteuses. Las bougies adoucissantes se préparent avec de la cire vierge, du blanc de baleine, de l'onguent rosat , de Tonguent de céruse et de Thuile d'amandes douces ; les bougies corrosives sont faites de matières corrosives et sont destinées è faire disparaître les excroissances du canal de l'urètre ; les bougies creuses sont courtes, fixées par un bout de fil, et s'engagent jusqu'à rendroit atfecté, permettant au malade d'uriner sans interrompre' t'eflfet du médicament ; les bougies^sondes sont creuses, bouchées par un cylindre d*argent qui en rem* plit la capacité, et permet , en le retirant ,

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de livrer passage è l'urine; les bougies mé^ ialliques sont <1es lubes élastiques dont on remplit la cavité avec un cylindre formé d'une feuille d'étain roulée; tes bougie$ ila$iique$ sont composées d*hnite de lin, de caoutchouc, etc.; tes bougies de Daran sont préparées arec des feuilles de plantes', de Thuile et du saindoux. Les bougies appelées fondanteif tuppurativef^ diter$ive$^ aes-- «tcca^irfff, ete.,nesont que des moditica(ions dos précédentes. Les bougies à ventre de Ducamp sont renflées près de leur exlréinité. Les bougieg armées présentent, dans un point de lieur longuour, une loge dans laquelle on introduit un morceau de nitrate d'argent , qu'i[>n porte alors jusque sur ta partie de lurèlre qu'on veut cautériser. Les bougies tmplastiques se préparent ei> trempant des morceaux de linge triangulaires dans un emplâtre approprié au résultat qu'on, vent obtenir. Les bougies dis^ solubles sont celles dont on fait usase pour remplacer les injections dans la tnennorrhagle. Les bougies porte-empreintes servent h reconnaître la forme et la profondeur des rétrécissements , ce oui a lien à l'aide de la petite boute en cire plaeée à leur extrémité.

Les baugiés diffèrent des sondes en ce qu'elles sont pleines • tandis que les sondes sont creuses

BOUGIE PHILOSOPHIQUE (phjs.). Elle consiste en du gaz hydrogène qu'on fail sortir, au moyen d'un ajustage, d*une vessie pleine de ce gaz et qu'on comprime graduellement. On p»résente un morceau de papier allumé à l'orifice de l'ajustage, et le gaz, pre» nant feu, donne un jet de lumière semblable è la flamme d'une bougie.

BOUGIE PUOSPHORIQUE. C'est une petite bougie de cire garnie de phosphore k Tune de ses extrémités, q.u'on renferme dans un tube de verre scellé hermétiquement.

Lorsqu'ensuite on brise le tubCi fa bougie s'allume d'elle-même.

BOUGIER. En termes de tailleur, c'est passer sur la cire fondue d*une bougie allumée les bords d*une éioBe, pour empêcher q.u'elle ne s'efllle.

BOUGIÈRE ou BUGUIÈRE. Sorte de filet très-délié dont on fait usage pour la pêche, principalement en Provence.

BOUGON. Ce nom désignait autrefois un verrou, une boule, une verge de fer, etc.

BOUGRAN (maouf.). Etoffe qu'on appelait autrefois boucran^ de l'espagnol bucaran. Toile forte et gommée que les tailleurs emploient pour la mettre dans certaines parties d'un habit, etitre la doublure et le drap, afin de tenir ces parties plus fermes.

BOUGRANER. Rendre une Ijoile semblable au bougran.

BOUGUIÈRE. Voy. Bougièbb.

BOUILLAISON(écon. rur.). Fermentation du cidre.

BOUILLANT (phys.). Instrument inveol* par Franklin.

BOUILLE (fabr. de drap). Angl. cloth* stamp: allem. luehstemper. Marque de drap. *— Longue perche qui sert aux pêcheurs à

remuer la vase et troubler l'eau, afin que le poisson entre plus aisément dans lefilet.^ Mesure de charbon de bois. — ^ Hotte de sapin dont les vignerons du hivh font usage.

BOUILLEAU. Nom que portait auiretois la pçnmelle dont se servaient les forçats.

BOUILLE-CHARMAY (manuf.). EtoflFe de soie des Indes.

BOUILLE-COTONI» (manuf.). Sorte de satin des Indes.

BOUILLER. On disait autreîots houillw une étoffe^ pour exprimer qu'elle recevait \\ marque de la douane.

BODILLERIE. Distillerie d'ean-de-vie.

BOUILLEUR (mach. ivap.). Angl.6oî(«rw /ii6 r.ellem. siedrëhre. Partie de Tappareil qni est destinée è faire vaporiser l'eau. Ce sont, ou deux gros tubes placés horizontalement sous la chaudière avec laquelle ils sont en communication, et c|cn plongent dans la flamme du foyer; ou bien plusieurs tubes placés debout ou couchés oansTeau ÙQ la chaudière, et traversés par la famée de telle sorte qu'ils obtiennent un contact plus étendu de la surface de l'eau avec la ftamme, et par conséquent une vaporisation beaucoup plus rapide, tes bouilleurs sont en tdie ou en cuivre^ et assez forges poor

3u*on puisse les nettoyer aisément, c*esl<>k» ire pour qu'un enfant puisse s'y introduire, ce qui nécessite de teur donner un diamètre d'au moins 40 centimètres. «Les t>ouill6UfS,» ditM'.FélixTourneux, «obvient è Hnconvénient que présentent les chaudières cvlin» driques ae produire moins de vapeur, à su^ face égale, que les chaudières è fond plat, et de consommer, par conséquent, plus de combustible pour la même quantité de vapeur produite. En outre,, étant seuls eipeses è l'action drrecte dti feu, ihs ont l'avantage d'éviter les réparations des ehaudtères cylindriques, opérations longues, dispeo* dieuses et qui nécessitent toujours le démontage du fourneau. Les réparations è faire aux bouilleurs n'exigent au contraire te déoiontage d'aucune partie essentielle, car on peut les approcher facilement par l'intérieur du foyer. C'est pourquoi les bons constructeurs recommandent de ne pas river les culottes des bouilleurs aux chaudières d'une manière Gxe; il vaut l>eaucoup rokux les assembler au moyen d'une tubulure entrant;! queue d'hirondelhe dans celle de la chaudière, et lulée avec du mastic de fonte ou par tout autre. Les bouilleurs, en préservant ta chaudière de l'action directe du feu, en annulent la plupart des fâcheux efl'ets sur celle-ci et permettent de la construire en fonte. »

BOUILLIE (ffibr. de pap.). Angl. pu/p; allem^ brey. Su dit de la pflte que Ton fait avec des chiffons.

BOUILLITOIRE (monn.), Ângl. blancUaq; allem. weissud. Opération qui consiste à faire bouillir et bLiochir le naétal avec de l'eau, du sel et du tartre pour lo décrasser. BOUILLOIR (mono.),. Angl. 6ot7fr; allem.

u>eissudhessel. Vaisseau de cuivre dans lequel ou fait bauillir les mj£laux pour les d^ crasse r.

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DE TECHNOLOGIE

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BOUILLOIRE. Vaisseau de métal qui sert t fiiire bouillir de Teau.

BOUILLON. Bu rad. celL boyl^ boni.

chaud. Ce root désigne, en termes de salines, Tévaporalion de I eau par Taction du feu. En Norinandiet.on donnait autrefois le nom rie sel di bouillon au sel blanc ; on y appekii quart -bouillon^ le sel qu'on obtenait en bi^aot bouillir dans de Teau le sable de la grève, f!t cette dénomination venait de ce i|u'il fallait verser dans les greniers du roi, le quart du sel au*on se procurait de cette nanière; euQn, le pays ne quan-bouillon liait la partie de la basse Normandie où Ton iitrayait le sel de cette manièi^e. — Le leînurier nomme bouillon , le dégraissage des aines avant de les teindre, et la première les deux opérations que subissent les draps leslinés à être teints en écarlate. — Chez le lassemenlier, c'est un petit trait d'or ou Targent écacbé qu'on fait avec le rouet et u*on tourne en rond avec une aiguille desloée k cet osage. — En broderie, c'est une etile lame d'or ou d'argent torlilléct fine t brillante, qu'on pose au milieu des fleurs ù on la Pise à l'aide d*un Gl d'or, d'argent u de soie. — C'est aussi le nom de certains lis arrondis qu'on fait, comme ornement, è 3r(aines étoffes ou certains vêtements. -^ 06 cannetille plate et luisaate. — Bour le ouloonier, c*est un Gl d'or avec lequel on il des épis« des ronds et divers autres en- ^livemeols» — fin termes de pécheur, on )pelle t>oui lion, le passage d'une grande jaotité de harengs. — Le bouillon dejar^ nier est l'eau de fumier avec laquelle on. rose les arbres languissants.

BOOiLLCXN D'EAU. On nomme ainsi, en chitecture h^^draulique, un jet d'eau qui ilève peu et imite une source vive.

BOUILLOTTE. Yase de métal qui sert i ire bouillir de l'eau. C'est la même chose le la bouilloire

ROUIN(teiut.).Paquetsd'écheveauxdesoie.

DOUIS (chapell.]. Façon donnée aux vieux, n peaux.

BOCISSE (cordon.) .Morceau de bois coure dont les cordonniers font usage pour nnerde la profondeur aux semelles des jliers et leur faire prendre le pli de la me du pied.

30UJARON.* Petite mesure de fer-blanc i, dans la marine, sert è distribuer des liides k l'équipage et conlienl un 16* de te. — Marque particulière que l'on met- . autrefois aux étoffes fabriquées è Beau- ». — S()rte de poinçon.

lOUJEAU (écon. rur.). On nomme ainsi, is quelques localités, l'assemblage de X bottes de lin placées en sens contraire, )ui leur fait tenir moins d'espace dans le issoir.

OGJON (fabr. de liss.). Angl. mark applied lufftê; allem. setioilâmpei. Marque applie a certaines étoffes. - Outil à plomtîer. (OCJONMER. Marquer une étotio et la nber.

OU JONNEDR. Celui qui marque oubouie les étoffes.

BODL (manuf.). Poingon dont on fait usage ft Smyrne pour marquc?r les toiles.

BOULADO. On nomme ainsi, dans les Cevenues, des réservoirs qui ont la double destination de Servir un moulin et d'arroser les terres.

BOULAGE. Quantité de linge qu'on met à bouillir dans une chaudière.

BODLAIE (écon. rur.). Lieu où l'on sert les bouleaux coupés.

I BODLAISE(agricult.}.Nom queTondonne dans le département du Cher è une terre qui est forte et argileuse.

BOULANGER. Du latin pe/en/artttf,.dérivé de po/en/a, farine, ou du français froti/eiparce

3ue anciennement les pains avaient la iorme- 'une boule. Les Romains ne connurent poini cette profession jus*que vers l'an 580 ; mais, sous Auguste, Home avait un grand nombre de boulangeries établies par des Grecs. Cet usage passa dans les Gaules , et successivement dans toutes les contrées septentrionales, oik le pétrissage du pain demeura particulièrement la besogne (les femmes jusqu'au milieu du xvi^siècle. Dès le commencemeut de la monarchie, il y eut en France des baulaa* gers, des moulins à bras ot^ eau^et des mar* chanda de farine; les fours banaux» subsis-^< tèrent jusqu'au règne de Philippe-Auguste;. et ce ne fut qu'en 1637 que les boulangers, se donnèrent des statuts et se soumirent è la ^ juridietion du grand panetier.

Dans la manipulation du pain, la farine prend en générai les deux tiers de son poids d'eau. Far conséquent, s'>l faut 150 kilo* grammes de farine cour fournir une quantité de pain proportionnée aux dimensions du four, 75 kilogrammes ont dû être employés pour les préparations des levains auxquels on a dû ajouter 50 kilogrammes d'eau ; et les 75 kilogrammes de farine restant pour le pétrissage exigeant, la même q4jnntité d'eau, il en résulte que la pAte de toute la fournée pèsera 250 kilogrammes.

BOULE. Du latin bulla^ bulle d'eau, pu da grec ^âJoc, motte de terre. Se dit surtout des corps sphériques faits de la main de l'homme, comme les boules de bois, d'ivoire, de fer, de cuivre, etc. Dans la boule de bois, on appelle fort dn /a bouh^ l'endroit de cette boule où le bois est le plus pesant. La boule dont en fait usage pour jouep aux quilles est percée d'un trou pour mettre le pouce et d!une sorte de mortaise pour les autres doigts de la main. — En termes de gravent sur pierres, on nomme boule la tète delà bouterole qui use la pierre au moyen.de la poudre de aiamant dont elle est enduite. — Les boules du serrurier sont des ornements de balcons qui servent à joindre les rouleaux et anses de panier, — Chez le four* bisseur, la boule est un instrument appelé aussi cftaMe-pommeott., qui sert à placer le pommeau d'une épée sur la soie de la lame. — Ce mot désigne, chez l'orfèvre en grosseries, un morceau de fer dont l'une des extrémités entre dans un billot d'enclume, tandis que l'autre est plate ou se termina

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DlGTIOxNNAIRE

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60 boule et sert h planer. — La bauh ou anc/tima notre des chsbdronnîers, est un instrument d*acier sur lequel on fait le carré des chaudrons et autres outrages qui ont des epfonçures. — La bouU ou sphère du lunetlifr consiste en un morceau de cuifre, de fef ou de métal composé, qui est coupé en demi-cercle, et dont on fait usage pour façonner les verres concaves. — Le carrier appelle boule le roufeau sur lequel on conduit les matériaux pesants. — - En architecture, la boule tCamùrliietment est uïi corps sphérique qui termine u,ne décoration. — Varhre en boule du jardinier est celui qu'il a taillé de mnnière à lui donner celte forme BODLE DE MARS Ott BOULE DE NANCY.

Mélange de erfime de tartre ou lartrate acide de potasse, de vin ro^ge et de limaille de fer porphyrisée. On forme du tout une pAte liquide que Ton arrose à mesure avec de l'eau-de-vie h 18% et que Ton cliauffe peu è peu jusqu'à une température de 60 k 75* centigrades, en ajoutant une nouvelle quantité d*eau-de-vie quand la première s'évapore. La limaille s'oxyde, le mélange devient d'un brun foncé, puis acquiert une grande consistance; mais avaf)t qu'il cesse d'être malléable, on en forme des bou^es qu'on traverse d'un ruban ou d'un fil de laiton. Autrefois» ces boules étaient d'an fréquent usage contre l'atonie générale, comme astringentes, et résolutives dans les hémor-^ rhagies et les contusions. Les boutes de Mols^ heim , ainsi appelées parce çfu'on les prépare k Mol^heim, eu Alsace, jouissent d'une certaine réputation et ne sont autres que des boutes de mars obtenues par le procédé qai vient d'être indiqué; et Peau de b&uUt qu'on emploie, est de Teau-de-vie dana laquelle on a mis une boule de mars en infosioB et dont la liqueur dissout le tartrate de potasse elde fer.

BOULE DE MERCURE. Amalgame solide d'élain et de mercure, auquel on don^i nait une forme globuleuse, et dont on faisait usage autrefois pourclariner l'eau.

BQULÊE. Résidu de suif fondu que Ton met en boule. Raiissure des caques de harengs. — On appelait autrefois boulée des tlefst \ka paquet de clefs qu'on attachait è une boule de bois. —En Bourgogne, les paysans donnent ce nom à des raisins arrangés en boule, dont ou .fmt des présents, durant la vendange,^ aux gens qui n'ont point de vignes.

BOULEJOxN. Espèce d'engin dont on fait usage à Cette, en Languedoc, pour prendre des sardines.

BOULER. Se diu en parlant de pain, comme synonyme d'enfler. — En termes de pèche, c'est frapper IVau et les herbes avec no bouloir pour en faire sortir les poissons et les obliger è donner dans le lilel. —Bouler signifie aussi bouillira

BOULET. Projectile sphérique, en fer fondu, qui sert à charger les canons. On en distingue de plu8ieu.'*s grosseurs ou calibres, qui sont désignés par leur poids, en livres aucicnnes» sous les chiffres &, 6, 8, 12, 2V,

36 et 48. On croit que l'emploi des preroiors boulets de fer remonte ft l'an 11^00; mais ce n'est que vers la fin du xv* siècle que cet emploi devint général. On range eDcore les boulets en plusieurs espèces selon leur destination. Ainsi, on a le boulet à brandie^ composé de deux sphères qui sont miia^ tenues ensemble par une barre placée entre elles; le boulet çreuXy sorte d'obus qui n\h partient aux forts calibres; les boulets à inm tiles^ formés de deux boulets tangents et coulés d'une pièce; \es boulets enehaUtis^ composés de deux projectiles entiers, ou de deux moitiés , et que réunit une ebatnei mais dont on ne fait plus guère usa^ aujourd'hui; les bou>ets ensabolés^ qui sont garnis d'un morceau de bois cyhndrique qui permet de les faire glisser et non rouler dans la pièce, afiu de ne point briser leur fusée; les ôoufe^iipardus, dans le vide desquels on peut introduire unelettre ou un messagequelconque; le boulet ramé^ projectite formé de deux portions lenticulaires unies par une forte barre de fer; \e boultt rouge^ an on chauffe au rouge cerise sur an gril ou dans un fourneau è réverbère, avant d'en charger la pièce au moyen d'une sorte do cuiller. C*est, dit-on, au siège de Siralsund, en 1675, qu'eut Keu pour la première £)is, ou du moins d'une manière certaincl'em» ploi du boulet rouge. On nomme boulet sourde celui pourlacharge duquel on emploie peu de poudre, et qtii sert è donner des ricochets* Les boulets s'empileni communément, soit dans les parcs, soU auprès des batteries, sous forme de pyramide IncmgiitoVe, quadrangulaire ou rectangulaire. Pour savoir le nombrede projectiles contenus dons une pile triangulaire complète, il faut multiplier la moitié du nombre de projectiles^ plus un^ que contient un des côtés de labase^ par ce mime côtéy et multiplier ce produit par une des arêtes de la pile^ plus deux, et diviser ce dernier produit par trois. Le quotient sera le nomore cherché. Pour la pile à base carrée, il faut multiplier la moitié d'un des côtéSf plus un, par le même côté, et mui^ tiplier ensuite ce produit par ta somme de deux arêtes^ plus un ; le tiers de ce dernier produit est le nombre cherché. La piteoblougue è base rectangulaire se calcule en mul^ tipliant la moitié^ plus un, d'un des petits côtés delà basCf par ce même côté^ei mulopliant ce produit par la somme des deu:» grands côtés de la biise et de Varéto êupériexh re, et divisant ce nouveau produit par trois. On a recour<s aussi è des formules algébriques pour construire des piles d*un nombre donné de boulets. Supposons» par exeojpic, que l'arête de la pile triangulaire, qui est toujours égale à lin des cfttés de la base, est représentée par n; que Taréte supérieure de la pile oblongueest représentée par m; et que x est le nombre total des boulets qui forment la pile, ou qu'on veut empiler. Nous aurons les trois formules suivantes :

Pour la pile trianmlaire. x»-- -L- •

^ûur la pile Câiréd*

?h r U pile oblongae.

Si riouc ;'on a le nombre a de bouleU li empiler, on fera âr=:sa» et on résoudra l'équation en ehercbànl la ? aleur de n el de m en fonction de a. Cette valeur est, en géuéral.telley qu'étant substituée dans Téqualiuo» H en résulte un nombre plus grand ou plus petit que celui des boulets dont on peut disposer; car il serait rare que la ra* cinede l'équation fût un nombre entier, êi qu'il no restât point ou qu*il y eût assez de boulets pour former juste une pile complète; mais par cette méthode on peut du moins en enaployer le plus grand nombre possi« b)c. La pile oblongue est celle qui offre le plus de tâtonnement.

On donne aussi le nom de boulet, dans les verreries, à une sorte de petit bassin, el ce mot désigne aussi un outil employé nonr le maniement do la poix.

BOOLBTAN. Ce mot s*emploie, en ter-»

mes de rivière^ pour désigner une pièce de l>oi$ courbf^.

BOULETS. Filet qui a la forme d'une poche.

BOCLEDR ou BOUILLEUR. Se dit, en termes de pôcbe, de celui qui bat Teau avec la boiiiiie.

BOULICHE. Voy. Boulier.

BOULIËCHE Grande seine dont on fait usage dans la Méditerranée. Il est de ces filets qui ont jusqu'à 195 brasses de longueur sur 9 brasses de cbute, et qui sont chargés de 70 kilogrammes de plomb.

BOUtlE DEPLACE. Nom que donnent les Espagnols h une grande pèche qu'ils font avec le boulier,et dans laquelle ils emploient prés d'une centaine d'hommes.

BOULIER. Sorte de grand filet de pèche. BOULIGOC. Filet à mailles très-étroites.

BOULIN. Du grec ^ô^Xoc , motte. Ce mot flésigne, en architecture, les pièces de bois S'cllées dans les murs ou serrées dans les Lties perdes étrésillous, pour servir à dres- HT des écbafauds; et l'on appelle trous de boulins, les trous qui restent dans les murs a/irès que ces écbafauds ont été démontés. —On nomme aussi boulins des cases pratiquées dans les parois d'un colombier, et qui servent de nids et de retraites aux pigeons. — Pois de terre placés au dehors du coloml/ier pour attirer des pigeons étrangers.

BOUUNGRIN (hortic). Pièce de gazon q'ie Tou lient tondue avec soin, dans un jardin, dans un parc ou dans une cour.

BOULOIR (orfév.). Angl. plaie-boiler ; ^i'ItMu. êcheuerfass. Vase de cuivre qui sert a dércicber les pièce.'i d'orfèvrerie. — Ins* trument dont on fait usage pour remuer la < baux quand on réteint ou qu'on la mêle ar> c du sable et du ciment. — Instrument A mancbc el à bout arrondi qu'on emploie |Hiur remuer les peaux. — Longue perche cie t>ois léger garnie à Tun de ses bouts de morceaux de cuir ou de fcuire de cbapeaui

DE TECnNOLOGiC.

qui sert aux pécheurs pour obliger les poissons 5 sortir de leur retraite.

BOULOIS. Morceau d'amadou h l'aide duquel on met le feu au saucisson d'une mine-.

BOULON. AngL fro//. Grosse cheville de fer pou vue d'une tète à l'un de ses bouts, et ayant à l'autre une ouverture où l'on passe une clavette pour Tarrèter. —Pièce du métier de tisserand. — Cylindre de fer ou de cuivre qui sert de noyau pour couler des tuyaux de plomb san« soudure. — Axe sur lequel tourne la poulie. — Outil dont le cordonnier fait usage pour aplatir les che» villes qui dépassent en dedans le talon des bottes. — Les boulons if escalier sont ceux qui passent à travers les limons des esca-^ liers et pénètrent dans Jes murs, afin d'empêcher récartement des marches et, leur séparation de ces murs. — Les boulon»

d'affût sont deux branches do fer qui rejoignent et assurent les flasques d'un affAt. — En termes d'imprimerie , les boulons sont deux chevilles de fer qui traversent le sommier et le chapiteau de la presse, et servent à faire monter et descendre ce sommier.

BOULONGEON ( fabr. de pap. ). AngL cajnm<»fis/M^; allem. grober s/o/f. Etoffe de rebut.

BOUQUERAN (mnnuf.). Ancienne étoffe qu'on disait faite de poil de chèvre.

BOUQUET (imp.). Du bas latin] boseum.

Angl.Mo^'faliem.mè'ftc/^. Onditau'unefeuille est tirée par bouquets^ lorsque 1 encre paraît inégalement. — Fer de relieur qui incruste les ornements du dos des livres. — Pièces de bois qui servent h joindre les côtés d'un bateau avec les deux courbes de devant. — Gerbe qui termine un feu d'artitice. — * Parfum qui caractérise certains vins.

BOUQUETIER. Celui qui fait et vend des bouquets. — Vase propre à recevoir des fleurs.

BOUQUETOUT. Petit houleux, sorte de filet.

BOUR ou BOURMIO (comm.). Sorte de soie qui vient fie la Perse.

BOURA (manuf.). Etoffe grossière faite de laine ou de bourre.

BOURACAN (manuf.). Etoffe de laine non croisée qui se travaille sur le métier à deux marches, comme la toile. Sa trame est un fil simple, retors et bien filé, et la chaîne, h laquelle on mêle quelquefois du chauTre, est double ou triple. Cette étoffe ne se foule point: on la fait seulement bouillir à l'eau claire à plusieurs reprises et on la calandre ensuite. La qualité du bouracan consiste à ce qu'il soit bien uni, d'un grain rond et serré, de telle sorte que l'eau oui coule dessus ne puisse passer à travers. On appelle bouracan leini en /atne, celui dont la laine a été teinte avant d'être travaillée sur le métier, et bouracan ^ teini en piiee^ celui qui se fabrique eu blanc el que l'on teint ensuite. Le bouracan le plus estimé est celui de Valencienues. Viennent après cela les fabriques de Lille» d'Abbeville» d'Amiens, de Rouen, etc.

BOU

NCTiarafAmE

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BOURAGANIER. Ourrier qui fabrique da bouracan. «

BODRACBER. OuTrier qui, dans les manufactures d*Amiens, traTaille aux bas de Gènes H autres étoffes de soie.

BOURAGNE ou BODRAQUE.Engtn de pÔche» ou nasse d'osier qui a la forme d'uoe souricière.

B0URAIS(8gricuU.). On nomme ainsi un terrain argileux* compacte et profond. er

BODRASSEAU. Foy. Bokassbac. ^

BOURBO (monn.).Moouaie qui a? ait cours autrefois h Tunis.

BOURCHELLB. En termes de pèche on nomme ainsi rentrée de ta tour de dehors d*une boiirdtgue.

BODRUALOUE. Tresse ou cordon de chapeau» avec une boucle, qui a pris son nom du P. Bourdaloae qui en portait une ft son chapeau. — Etoffe commune dont les femmes s^habillèrent quelque Içmps après que le P. Bourdaloue eut prêché contre le luxe et la magnificence des habits.

BOURDE (savonn.). Mélange de sel et de soude dont on fait usage dans la fabrication du savon. On s*eu sert aussi dans celle du verre

BOURBILLON (tonn.). Angl. êtave-wood; allem. faêidaubenholx^ Bois de chêne refendu et propre h faire des douves de tonneau. C*est la même chose que le merraift.

BOURDON. De Titalien bordone^ long bâton. Sorte de grand bâton, fait au tour, avec ou ornement ao bout en forme de

Gmme. Les pèlerins portent ce bâton dans irsToyages. — Grosse cloche d*église.— Sorte de sonnerie qui indiquait autrefois une fête. — En termes d*épinglier, le bourdon est un ni tourné sur un autre. — Ce mot désigne aussi le bâton qu'on ajuste ft Textrémité des seines pour tenir le filet tendu.

BOURDON (imprim. }. Angl. omission ; allem. Itiehe. Faute d*un compositeur qui omet un ou plusieurs mots, et môme quelques lignes delà copie.

BOURDONNÉ. Se dit d*un papier ridé.

BOURDONNIER. Compositeur dMmprimerie qui fait souvent des bourdons.— >Su|)* port de la poutre d*un moulin. — Penture dans un gond renversé. — En termes de menuiserie, c*est l'arrondissemeiit du haut du chardon net.

BOURDONNIÈRE Support de bois dans un moulin.

BOURDONNORO. On nomme ainsi, en ternies de pèche, la première chambre de la madrague.

BOURGEONS ou ESCOUAILLES (comm.).

Laines Unes qui s'allongent par brius.

BOURGETeUR(manuf.).Nom que portent dans quelques localités les ouvriers en laine. BO|}RGUlGNOTTE(écon. rur.). On appel le ainsi, en Bourgogne, la barrique qui renferme du vin.

BOURIGNON. Filet k mailles serrées dont 00 fait usage pour prendre de petite poissons.

BOURIQUET (mines). Toorniqoei qu sert k monter les fardeaux.

* BOURLOTTE (comm.). Soie comnui qu'on tire de la P^rse.

BOURNOUS (cost.). Sorte de naolcui capuchon, et communément de hioe btio* ehe, doul se servent les Arabes.

BOURRAQUE. Espèce d'eogîD oo d« dis.

se employée pour la pèche.

BOURRE. Du bas latin 6tifra,lKnirre.àN g1. flocks ofiDool; allem. /tochoo(/c. Sr di de la partie grossière du cocon quic* se dévide point, et de celle qui proTint^» la laine. — On nomme encore ainsi le \^\ de plusieurs animaux, comme taureiai, bœufs, buffles, chevaux, cerfs, ehaneiot. etc., qu'on détache au moyen de tachtot, et qu'on rase avec un couteau, de dessu les peaux, lorsqu'on les prépare dsos Ici tanneries ou chez les mégissiers, les chirooiscurs, les hongrojeurs, etc. Cetteboorrt sert ft garnir les selles, les bâts, leschiisn, les fauteuils, etc.— La èoiirre Mriett celle que fournit la hine. —La ôotm /on^i>s€ celle qui tombe des drapsIorsqoM les tond. — La botirra deMarstilU^i a»

étoffe moirée dont la chaîne est de soie « la trame de bourre de soie. On n'en fabrh que plus aujourd'hui. — Les l)ourr6lim appellent MM-èourra un appareil dootili font usage pour préparer la bourre. Ce seul huit cordes de 2 mètres de longueur, fiié«s d'un bout au plancher, el tenant, par Tiatre extrémité, a un manche dont où fnppt la bourre.

BOURRELET. Angl. crmmfts ; illcii.

wulst. Espèce de coussin rempli de crin ei de bourre,de forme ronde et vidoauœiliei. — Gatnes longues et étroites» failesdeloileK remplies de bourre dont on fait osagepoar garnir les joints des portes el des feoêirtN et empêcher l'air de pénétrer dans les apfas tements. — Bandeau reroliourré dont f^ entourre la tète des enfants, afin d'aiaor^r l'effet des chutes. — Rouleau de linges d*étoffe qui sert h soutenir les jupes do femmes. C'est ce que celles-ci appeflcit une tournure. — Coussin rempli de boon ou de crin qu'on place aar la tète d •«< épaules pour porter un fardeau. — B< 4 d'une plaque de plomb roulée. ^ Gooiin d'étaiii qui tombent dans les opératioos o^* tallurgiqucs.

BOURRELIER. Ouvrier qui fait et répt les harnais des bêtes de somme. Les 0Ml^ riaux que cet artisan emploie sootlescuin, les'peaux tannées, les peaux (tassées ai r*'*'* la toile, la bourre de uœuf, de veau, et crllt de mouton ou bourre blanche^ le crin, la ^' ne en écheveau de toutes couleurs, la 6ct^f à deux brins, le fil grossie fil blaoett^. couleur et la paille de seigle. Les tivéui de cuirs ou de peaux sont le cuir de Bo> grie, le cuir d'Allemagne , le cuir d'Apre terre; le cuir de bœuf noir lissé; len^r maroquiné de vache, de veau et de looai'Vi le maroquin; la peau de mouton tannée ti basane jaune , la peau de mouton blaocb*. la peau ou toison de mooton • la pew ^

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