BOIT
Dr TECHNOLOGIE
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cochon (année, la peau de castor (année ; la peau de veau, celle de blaireau« et celle de sanglier en poil. Les harnais que fabrique le bourrelier sont lesbftts» les panneaux Jes brides, les colliers» les attelages Pt tous les ornements qui s*y adaptent, les fouets, elc. Les outils à Tusage du bourrelier sont le bat'à'bourre (Yoy, Bourrr) ; la pince de bois^ romposée de deux pièces, dont l'une, qui est mobile, sert k contenir les bords des peaux qu'il s'agit de coudre; le couteau à pUdf qui sert à couper le cuir, en poussant en aTant, et la ierpetle qui coupe en tirant en arrière ; la renette qu on emploie à faire àe$ (races sur les courroies, en entamant la superficie du cuir; le çrand emporte^iice ei lepelit, qui servent à faire des trous aux courroies, pour y passer les ardillons des boucles ; Valine à brédir dont on fait usage pour percer le.s fentes au travers desquelles on liasse la lanière de cuir avec laquelle on brédi(; Valine à coudre employée h percer les trous pour les coutures proprement dites; la forme, composée de deux gros morceaux de bois d'orme, de 1 mètre de haut, de figure conique, ayant en haut 15 centimètres de grosseur, en bas 35cen(imètres et qui sert a mettre les colliers en forme ; la verge à enftrger^ tringle de fer d'environ 1 mètre i de long, ayant un bouton à l'une de ses extrémités et l'antre bout aplati et un peu échanrré> dont on fait usage pour pousser la paille dans la verge du collier; Vaiguilleà reguillerf oui est un peu recourbée et qu'on emploie à iaire les grands points de ficelle qui rappro-^ chentla tètedu collier; lepasse-eordf^quiserti enfiler les ficelles pour les faire passer où l'on veut, c'est-à-dire faisant l'oOice de passe-lacet; le «erra^potn/, outil de bois qui sert i prendre et h entortiller la ficelle, afin d'avoir
t lus de force pour enserrer les points; la rocAe d ptfuer, employée pour faire tenir et incorporer ta bourre dans la paille; le fer èbdtier^ pointu |)ar un bout, carré et échaneré de l'autre,qui sert è rembourrer lesbAts de mulet; VaiguiUeàbdtier^ qui sert à passer la Scelle k travers la rembourrure des mêmes bâts; puis enfin le rembourroir, le Itrebourre^ le lîre-pîed, et la manique qui sont communs à d'autres professions. Le bourrelier fait nsage aussi, dans son atelier, d'un ttUloir ou table carrée de 6 è 7 décimètres de largeur et entourée d'un rebord de 1 décimètre de haut, sur laquelle il place ses outils et ses étoffes.
BOURRKR. Se dit du plomb fondu qui s*arréte sur le sable et y forme des marrons. — Des copeaux qui s'amasseut dans la lumière d'un outil.
BOURRETTE (comm.). Soie grossière qui enveloppe le cocon. On l'appelle plus ordinairement bave.
BOURRICHE. Sorte de panier long et sans anse, dont on fait usage pour transporter de la volaille» du gibier et du poisson.
BOURRIER. Ecbarnure de cuirs.
BOURRIQUE ou BOURRIQUET. Sorte de civière qu'emploient les maçons pour enletcr, au moyoo d'un^ ijrue, dos moellons ou
du mortier dans des baquets. — Machine domposée d'ais, sur laquelle les couvreurs déposent l'ardoise quand irs travaillent sur les toits.
BOURRIQUET. Tourniquet qu'on emploie pour enlever les fardeaux du fond d'une mine et les amener à la surface du sol. — Civière de carrier qui sert è enlever les matériaux. — Banc qui soutient les branches des cisailles du ferblantier. — Outil de broderie.
BOURROICHE ou BOURRACHE. Engin en forme de panier qu'où emploie pour pécher.
BOURROIR. Pilon qui sert à bourrer.
'BOURBON (comm.). \r)g\.v>oolinbundle$; allem. toolte in banden. Laine en bourre et en paquets.
BOURSAL ou BURSAL. Filet dont on fait usage dans la Méditerranée. Il est de forme conique, et sa pointe, qui entre dans un autre filet en manche, empêche le poisson d'en sortir.
BOURSAULT. Voy. Bourseau.
BQQRSE. Du grec p^ptra, cuir, parce que dans Torigine les bourses se faisaient avec du cuir. Sac de cuir que l'on place quelque» fois au-devant de la selle d'un cheval , et qu'on nomme aussi sacoche, — Longue po* che ou filet qu'on tend à l'entrée d'un terrier, pour prendre les lapins qu'on chasse à l'aide d'un furet. — Double carton , couvert d'étoffe, sous lequel on met les corporaux qui servent k la messe.
BOURSEAU (plomb.). Angl./bnn-Aammer; allem. auerundschidgel. Instrument qui sert à arrondir les tables de plomb. — On donne aussi ce nom, en architecture, k une moulure ronde qui règne, daus les édifices^ au sommet dos toits d'ardoise.
BOURSET. Corps flottant qui sert k tirer un des bouts du filet appelé drége.
BOURSETT E. Partie du sommier de l'orgue. Il 7 passe un fil de fer sansquepour cela le vent y trouve une issue.
BOUSAGE. Angl. dungina; allem. a6schioemmen. On nomme ainsi, dans la fabricalion des indiennes, une opération qui succède au mordançagCf et oans laquelle on emploie de la bouse de vache. Celte prati-
3ue a pour but de fixer le mordant su moyen e la matière albumineuse que contient la bouse, et qui se combine alors avec le mordant pour donner un composé insoluble qui se précipite sur les fibres du tissu ; et de saturer en même temps l'acide acétique qui reste du mordançage. La bouse peut être remplacée par des phosphates et des arséniates. — On nomme aussi bousage, l'opération par laquelle le teinturier fait dégorger une étoffe, avant d*/ appliquer le mordant.
BOUSER (écon. rur.). Former l'aire d'une grange avec un mélange de terre et de bouse de vache.
BOUSILLAGE (maçon.). Mortier fait avec de la terre détrempée. Le meilleur est celui que Ton compose avec de la paille hachée ut du mortier de terre. — Se dît aussi de
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tout nnvrage mal fait et de peji de" durée.
B0U8IN ouBOUZlN (écon. rur). Tourbe de mauvMse quaiilé.
BOUSINGOT (costO. Chapeau do marin.
BOUSSOLE. £n bas Jatin frtiMo/a ou &uârufa, boite, veou du grec iru^oc, buis, luatière ordinaire des boites. Angl. nauUcal compas ; allem. eotnpass. Instrument qui sert à observer la force magnétique de la terre et particulièrproent à indiquer Je nord. La plupart des écrivains ne rapportent sa découverte qu'au nv* siècle; mais il paraît bien ërabli qu*il faut la faire remonter à environ 2785 ans avant Jésus-Christ. A cette époque, en effet, un empereur de la Chine, Hoangli, inventa un instrument à Taide duquel on pouvait se diriger sur mer. Quelques auteurs avaient supposé aussi que le voyageur vénitien Marco Paoio avait fait connaître la boussole en Europe; mais il n'y revint qu'en 1295, et déjà» en 1180, Guyot de Provins l'avait citée dans des vers sous le nom de marniire ou amaniire. On l'appelaitaussi, en ce temps-là, marineUe et magnelte^ et les marins de la Méditerranée la nommaient calamité. Elle commença à être employée en Europe, vers l'an 1200, et ses propriétés furent connues en France et à Venise en 1260. FlnvioGioja perfectionna cet instrument en 1302, et les variations qa'il éprouve dans sa déclinaison fun^nt remarq.nées pour la première fois en J500.
BOUSSOLE A CADRAN. Boite sur le plaa de laquelle est tracé un cadran solaire garni d*un style* et dans laquelle se trouve suspendue, librement, une aiguille aimantée 3ui sert à orienter le cadran. On fait usage e cette boussole pour savoir l'heure au soleil.
BOUSSOLE D'ARPENTAGE. — C'est une boussole d'inclinaison contenue dans une boîte carrée sur le côté de laquelle se meut une alidade ou une lunette à ôeu\ verres convexes, qu'on a la facuJié de diriger vers les points qui se trouvent hors du plan du Diveau. Quoique cet instrument ne donne que des résultats approximatifs, il est cependant d*une grande utilité dans les opérations de Parpeuleur, pour mesurer des périmètres dans les pays couverts, c'est-àdire 011 i*on ne peut voir l'objet auquel d'autres se rapportent.
BOUSSOLE DE DÉCLINAISON. Elle sa compose d'une aiguille aimantée, mobile en son centre sur un pivot, et qui tourne horizontalement autour d'un cercle gradué.
Celle aiguille , obéissant incessamment à rinfluence du magnétisme terrestre, dirige toujours aussi ses deux extrémités vers les deux. pôles du globe.
BOUSSOLE D'INCLINAISON. Elle esl semblable à celle de déclinaison ; mais lorsqu'on en fait usage, au lieu de la placer dans une position horizontale, on renverse Tappareil de manière à ce que le cercle et l'aigiiilla se trouvent dans une situation verticale. Le cercle tourne lui-même sur un pivot vertical ^ui traverse le cenije d*un autre cerc.e boriz:ntal, ce qui oermetde
mettre le premier dans tous les azimuts. BOUSSOLE DE VARIATION. C'est une boussole de déclinaison, pourvue de microscopes et construite de telle sorte qu'elle peut indiquer, avec la plus grande précision, les variations diurnes de l'aiguille aimantée.
BOUSSOLE MARINE ou COMPAS DE MER. Boussole de déclinaison construite de manière à se maintenir constamment dans une situation horizontale. Son aiguille est plate et forme à son centre un losnnge évidée en forme de chape ; ou encore on (a perce d*un trou rond auquel on adapte une chape d'argent. Sur cette chape se trouve appliqué un cercle de carton, de tôle ou de cuivre très-mince, de manière que l'aiguille est forcée d'entraîner avec elle, dans son mouvement, ce cercle dont le poids modère alors un peu la facilité qu'elle aurait à vaciller. Le cercle est découpé, et sa circonférence est divisée en trente*deux points ou parties égales appelées aires dé venfoM rumbs. Le cercle porte lui-même le nom de rose des vents. Outre celle*ci , on place autour du bord de la boite un cercle concentrique avec le pivot, et divisé en 360\ Il sert à faire connaître les angles formas par la direction de l'aiguille et celle du vaisseau, et fournit aussi le mo^'en de tenir un compte exact de la déclinaison de l'aiguille. Le système de suspension de celte boussole, qu'on appelle suspension de Car^ dan^ se compose de plusieurs cercles qui se coupent à angles droits et sont disposés de manière à la tenir en toute circonstance dans une position horizontale, quels que soient le roulis et le tanga;;e du bftliraent. BOUSSOLE NAVIGRAPHIQUE. Nouvel instrument inventé par y. Touboulic, de Brest, et qui fut admis à l'exposition universelle de 1835.
BOUSURE. Composition proprei blanchir la monnaie.
ROUTAGE. Endroit du train de bois où se tient le marinier chargé de le diriger.
BOUTANE (manuf.). Toile de colon qui se fabrique dans l'Ile de Chypre. Ou en faisait aussi autrefois à Montpellier.
BOUTAS. Se dit, en termes de métallurgie, d*une espèce de réservoir.
BOUTE. Grande futaille, communément cerclée en fer, dans laquelle on renferme l'eau douce dont on approvisionne les navires.— Ce nom désigneaussides peaux de boeuf cousues et préparées, dont on fait des outres pour transporter des liquides dans les montagnes.
BOUTEAU. Petit Blet fixé h un bitoa fourchu, que les |récheurs de TOcéan poussent devant eux sur le sable, pour prendre des creveUes.
BOUTÉE. Se dit, en architecture, d'un ouvrage qui soutient la poussée d'une voûte ou d'une terrasse. En termes île Cartier, faire la boutée^ c*est ranger et couipléier If s jeux fU^ cartes.
BOUTE HACHE. Instrument de feràdeax ou Irois fourchons*
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DE TECIITSOLOGIE.
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BOUTEILLE. Du bas latin butieula, diminatif de buUa^ sorte de vase. Aiigl. boUU. On fabrique les bouteilles avec les matières vitrifiables les plus communes, telles que le sable, les soudes du commerce et les cendres. L'ouvrier qui fait des bouteilles procède comme suit : il plouge dans la matière en fusion une tige creuse avec laquelle il ^isit une certaine masse de cette matiè/e; il la soufQe en la tournant sans la rooindre interruption, et, lorsqu'elle se trouve dilatée au point convenable, il la retire, la renverse pour la placer dans une positioD verticale; il forme alors le creux dont il rentre la conveiilédans finlérieur; puis il coupe le cou, en arrondit le bord, et dispose le cordon (]ui doit la renforcer. L'opération se termine par le refroidissement. Les bouteilles présentent plus ou moins d'épaisseur ou de force, selon l'usage auquel on les a destinées. Celles qui doivent recevoir des vins mousseux ou des eaoi gazeuses ont besoin de résister à une grande pression intérieure, ce qui porte leur casse à une proportion qui s'élève quelquefois à 50 pour 100. Les bouteilles à vin de Champagne qu'on fabrique à Epinac, dans le département de Sadne-et-Loire, résistent à une pression de 30 atmosphères. On appelle bouieille$ à barbe (angl. cutting^ glas$;d}\ein,raiirglas)^ celles qui sont d'un verre si fin qu'il devient possible de le couper aux ciseaux, et que ses fragments peuvent être employés à raser le poil de la oarbt^ comme le ferait un bon rasoir.
BOUTEILLE DE LEYDE. Angl. leyden phial; allem. leydner flasche. Cet instrumefat de physique, au'on appelle aussi /arre^/ectrique , fut découvert en 17^6, par Muschenbrœcket son élève Cuneus, tous deux de Leyde. Il se compose d*un flacon en verre, recouvert à l'extérieur d'une feuille d*élain montant jusqu''à quelques centimètres des bords, et qui est rempli de feuilles de clinquant au milieu desquelles plonge une tige métallique. Celle-ci traverse le goulot du flacon, se recourbe exléricurement en crochet, et se termine en bouton. L'espace compris entre le goulot ei la feuille d'étain porte le nom d'armature extérieure, et on le vernit à la laque, afin d'empêcher toute communication entre l'intérieur et l'extérieur de la bouteille. Lorsqu'on veut changer cette bouteille» on la prend par la [«nse,etron présente le boulon à la ma* chine électrique. Alors le fluide vitreux s'accumule dans la bouteille, et le fluide résineux reste sur l'armature extérieure. On t eut, à volonté, décharger la bouteille avec )nleur, ou d'une manière brusque. Pour obtenir le premier résultat, on la pose sur UQ isoloir, et l'on tire alternativement, de la panse et du bouton, un grand nombre de petites étincelles;, pour arriver au second, on prend la bouteille d'une main, par la panse et de manière à toucher l'armature extérieure, puis de l'autre main on touche le boulon. Le corps sert dans ce cas decon- 4ocl«ur> la bouteille ';;e décharge Instanta-
nément, et l'on reçoit une violente secousse à laquelle il y aurait même du danger à s^exposer si la charge était trop forte. Oo appelle batterie électrique la réunion de plusieurs bouteilles de LeydOydont tous les intérieurs communiquent ensemble au moyen de tiges de métal, et dont tous les extérieurs sont mis aussi en communication par une feuille métallique qui garnit le fond de la caisse en bois où sont rangées les bouteilles. Une petite chaîne assure la communication des armatures extérieures avet le sol. Ces batteries exercent une trèsgrande puissance. Ainsi, un Gl de fer de plusieurs centimètres de longueur est fondu par Tune de leurs décharges ; des corps mauvais conducteurs, comme sont les pierres, par exemple, en sont percés où brisés; et«des décharges peu fortes suQisent pour tuer df>s oiseaux et de petits quadrupèdes.
BOUTËILLERIE. Lieu où l'on met des bouteill'HS. Commerce de ce produit.
BODTEILLETTE. Pelile bouteille.
BOUTER. Du latin pu/5ara, pousser. C'est, en termes de corroyeur, nettoyer les peaux avec le boutoir et y enlever les chairs crue le tanneur y a laissées. — Bouter des épingles^ c'est les placer par rangs égaux sur des paniers.
BOUTEROLLE. — Angl. puncAeoii; ail.
kasténstampf. Garniture de métal au bout d'un fourreau d'épée. — Morceau de fer avec lequel l'ouvrier boutonnier creuse une lame de métal en la frapoant sur un creux ou sur du plomb. — Sorte de rouet qui se pose sur le palâtre d'une serrure, à l'endroit où porte l'extrémité de la clef qui le reçoit et sur lequel elle tourne. La bouterolle est reçue au moyen d'une fente pratiquée au panneton, entre celui-ci et la tige.
BOUTEROT ou BOUTEREAU. Espèce de burin dont le cloutier fait usage. — Outil avec lequel l'ouvrier épinglier grave la tète de l'épingle dans l'enclume et dans le poinçon.
BOUTEROUE. On nomme ainsi les bornes qui empochent que les essieux des roues ne brisent les garde-fôus ou les angles des bâtiments.
BOUTESACQUB. Perche qui contient un filot tpndu.
BOUTIQUE. Sorte de botte ou de layette dont les merciers ambulants font usage el
au'ils portent au cou ou sur le dos.— Gaine e bois ou de c^iir qui contient les instruments d'un boucher.— Sorte de bateau percé de trous au-dessous du niveau de l'eau, de façon que celle-ci puisse y entrer et s'y renouveler d'elle-même pour y nourrir les poissons qu'on y dépose. — CoH're percé de trous et qui sert au même usage. — Se dit aussi de 1 ensemble des outils d'un artisan.
fiOUTISSE (maçon.). Pierres l bâtir qu'on, emploie de telle manière que leur plus grande longueur pénètre et traverse dans le mur, tandis que le parement n'en est que la lar-
f;eur. Afin d'obtenir une bonne liaison entre us ditTérentes assises d'une maçonnerie t il
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