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est bien de poser aUerDativement les pierres de taille par bouiiises et pannereèiei ; et ce procédé offre le même avantage pour les moellons et les briques.
BODTOm ou BUTOIR. Angl. buUerie$:
allem. noirieisen* Instrument tranchant en acier, dont la forme est celle d*une pelle recouverte ¥ers le manche, et qui sert, soit à parer le pied du cheval , soit a en couper la corne superflue, lorsqu'on se dispose à le ferrer. —Outil de corroyeur qui consiste en une lame d^acier, tantôt tranchante et lantôtémoussée.portant un manche à chaque bout et servant î bouter les cuirs.
BOUTON. Angl. 6tt/(on; allem. Ihidtr* tnopf. Petite pièce, variée par la matière qui la compose, communément ronde et plate, mais quelquefois bombée ou entièrement sphérique, qui est employée dans la conCection des •habits.— Se dit, par extension, de toute chose qui a la forme d*un boulon. — Partie saillante et arrondie qui sert de main pour pousser et tirer le pêne d*une serrure ou d*uD verrou. — Pièce de métal, de forme ronde ou ovale, qui sert è tirer une porte h soi ou A rouvrir. — Pointe arrondie des lames de ciseaux. — Petit corps qu*on place au bout d'une arme à feu pour servir de point de mire et tirer droit. — Petites parties d'or ou d'argent que les essayeurs donnent aux ouvriers pour essayer h quel titre sont les métaux. — Morceau de bois ^tourné en forme de gros bouton où le luthier attache la queue du violon.— Cherilles qui Oxent,par leur extrémité irrférieure « les cordes de la harpe et de la guitare. — L'artiflcier nomme bouton l'extrémité de la réiine du culot, arrondie en forme de zone sphérique , et du milieu de laquelle s'élève la r>roche qui forme l'Ame de la fusée. — Le boulon du chirurgien est un instrument dont il fait usage dans l'opération de la taille, pour retourner la pierre dans la vessie, changer sa direction entre le mors des tenettes, ou s'assurer après l'extraction s'il n'en reste pas d'autre.
BOUTONNERIE. Angl. bul(on-warê:B\\em.
knopffabrik. Fabrique de boulons. Cette industrie fut importée en France par Louis XVI, qui fil venir è grands frais d'Angleterre des ouvriers et des outils, et installa la première boutonnerio dans Je faubourg Saint-Honoré. Mais ce genre de fabrication n'a point prospéré chez nous, et est toujours demeuré exlrémement inférieur à ce qu'il est chez nos voisins d'outre-Manche. Les centres de fabrication de boutons en France^ sontParis, Lyon, Chantilly et Méru ; en Angleterre « ce sont particulièrement Birmingham et Londres. En Chine le boulon est un insigne honorifique et son plus ou moins de richesse sert à distinguer les rangs.
BOUTONNIER. Angl. frunon-moier. Celui . qui fabrique les boutons ou en fait le commerce.
BOUTONNIÈRE. Angl. button-hole. Fente pratiquée en certains endroits du vêtement, pour recevoir un bouton.
BOUTttlOT. Burin dont on fait usage pour
faire la petite cavité da poinçon d'épinglier.
BOUTURE (monn.). Angl. blanehing corn-
foêUion; allem. weiifsiedlauge» Eau qui sert neiloyer le mêlai.
BOUVARD (monn.}. Angl. Aammrr; allem.
munzhammer. Marteau dont on faisait usage
Eour frapper la monnaie avant llnveotion du alanr.ier.
BOUVBMENT (menuis.). Angl. comice :
allem. kamies. Espèce de bouvet qui sert à faire des moulures, et qui ne diffère des autres outils de ce genre que parce qae son profil est une cimaise.
BÔUVEREL(8gricu1t.}. Espace de terre labouré par des bœufs.
BOUVERIE (écon. rur .). Du latin bo$^ 6pet>t bœuf.' Lieu destiné à recevoir les bœufs. r. BOUVERIN (économ. rurale). Stable à bœufs.
BOUVET ou FEUILLERET (menuis.
charp. ). Ang], plong; allem. nuthhobeL Sorte de rabot dont on fait usage pour \es rainures elles languettes. On en distingue de plusieurs espèces. Le bouvet mâle (angT. ionguê'-plane: allem. /ederAofrel), est celui avec lequel on fait les languettes; le bouvet /eme/Ze (angl. grooving'ptane; allem. nu^AAoftei), celui qu'on emploie pour les rainures ; le bouvet brisé (angl. p/ouj)fA; allem. nuthhobel mit iteltung)^ celui qui sert à faire des rainures à différonles distances ; le bouvet de brisure^ celui dont on fait usage pour rainer les brisures des portes, des fenêtres et des guichets et les panneaux ou les planches , puis pour dég'»r-
J;er les moulures; le bouvet à rainure et à anguefte^ celui avec lequel on assemble les planchers: le bouvet à fourchement^ celui qui sert à la fois h faire la rainure ut la lan* guette; \q bouvet à dégorger^ celui qui sert a dégorger les moulures; le bouvet à em« braiure^ celui qui sert à faire les embrévemenls des* cadres; le bouvet à noior, celui qu*on emploie pour faire les noix des battants de croisées; le bouvet à panneaux , celui avec lequel on raine les bois des panneaux; le bouvet à plancher^ celui qui sert à rainer les planches des planchers.
BOUZIGUE (agricult.). On nomme ainsi une terre inculte dans les départements de l'ancienne Guyenne.
BOYARD. Espèce de civière à bras. — Partie de U charpente dans une écluse de saline.
BOYAUDERIE. Lieu où Von prépare les boyaux de certains animaux, boyaux dont on fait usai^e dans divers arts.
BOYAUDIER. Angl. catgut -maker. On dislingue deux parties dans l'art du boyaudier par rapport à la nature du travail qVon fait subir aux instes^tins : la première traite des boyaux de bœufs employés pour conserver les substances alimentaires ; la deuxième comprend les boyaux du mouton et les diverses cordes qu'on en fabrique. Les ouvriers boyaudiers offrent aussi quatre caté- Î;ories différentes : dans la première sont es ouvriers qui fabriquent les boyaux souiflés ; dans la seconde, ceux qui confection-
BRA
DE TECHNOLOGIE
BUA
nent la baoïlrache des batteurs cTor ; dans la troisième y ceux qui font les cordes à mécaoique ; et dans la quatrième » ceux qui préparent les cordes h instruments. Le fabricant de baudrucbe proprement dite est tout à fait à part des ourriers bojaudiers, et quoiqu'il lache trarailler la membrane qui recouvre le Ctfveicm du bœuf, il n*entend rien è confectionner le emcum du mouton. L*art du b079udier consistée débarrasser la roem* braoe ou tunique musculaire des antres membranes qui constituent l'intestin ; et» pour arriver à ce résultat, il doit passer successivement aui opérations suivantes : le dégraissage^ le retournage ^ la fermentation putride^ le ratissage^ le lavage^ I insufflation^ le dissieeationt làdésinsufflationfVaunagef le soufrags et le ployage.
BRABANTE (manuf.). Toile d'étoupe qu*on fabrique aux environs de Bruges, de Gand » dDirecht et d'Ypres.
BRACELET. Du latin brachiale , bracelet , ou du grec pp^xi^, bras. Angl. bracelet: allem. ormftand. Bijou qui sert d'ornement au bras et qui se fabrique avec diverses matières. — Instrument de cuir ou d'étoffe dont les doreurs, argenteurs et autres ouvriers sur n>étaux se couvrent le bras gauche, afin d'éviter de se blesser en travaillant au polissage et aa brunissage. — Lingot d*or ou d'argent al loDgé et roulé.
BRACON (hydraul.). Poteau, console ou ap;»ui qui soutient une porte d'écluse. — Pièce de bois ou espèce de vanteau.
BRACTÉATB (monn.). Du lalin bractea^ feuille» lume mince. Angl. braeteate: allem. blechmUnse, Monnaie fabriquée grossièrement avec de légères feuilles de métal, et dont le relief d*uo côté est formé par le creux da l'autre. La monnaie bracléate est trèscommune en Allemagne, oix elle se répandit au X' siècle. On en voit une collection curieuse au musée de Berlin.
BBACTÉOLE (biiout. orfév.). Angl. gold chips: aliéna, folblàttchen. Feuille d'or ou rognure de feuille d'or. — Se disait autrefois pour girouette.
BRAGUE (luth. }. Morceau de bois qu'on place au bout du corps du lulb, pour en cacher les éclisses.
BRAI. Du latin ftru/ta, pris de la ville de te nom, abondante en poix. Angl. reftdti of coaltar ; a\leto.kohhntheerpech,puc résineux et noirâtre qu'on tire du pin et du sapin, et dont on fait principalement usage pour calfiler les navires. — Résine fondue dont on eiiiait la térébenthine. —On nomme brai gras^ celui qu'on a rendu liquide en y mêlant du goudron, du suif ou autres matières grasses et gluantes; et brai sec, celui dont on a dégaffé le corps gras au moyen du feu. BRAIE (mécan.). Angl. joists ; allem. un* lerleghôlxer. Pièce de bois placée sur le pa-* lier d'un moulin à vent, pour soulager les meules. — ^Se dit aussi d'un instrument de cirier sur lequel on écarte la cire.— En termes (fimpriaierie, on nomme braies des feuilles de papier collées ensemble et découpées comme uae frisquette, dont on fait usage
Cour les épreuves. — Pour les pécheurs, les raies sont des gords formés au bord de la mer. avec des pieux ou des clayonnages.
BRAIE, BROIE ou BROYOIR (écon. rur.).
Du ceitt braCf brag ou breg^ rompre» couper, briser. Instrument qui sert è broyer ou h rompre le chanvre, c'est-à-dire, à séparer la filasse de la chènevoite.
BRAIL. Du latin barb. 6ra/itim, bois.
Piège ou espèce de pipée composée de deux baguettes, dont on fait usage pour prendre des oiseaux.
BRAILLE. Sorte de pelle de bois dont on fait emploi dans les norts, pour remuer les harengs à mesure qu on les sale.
BRAILLER. Remuer des harengs avec la braille:
BRAINE (monn.). Ancienne monnaie.
BRAISE. Du rad. gr<3r ^paCttv, être chaud, brûlant. Angl.g/otatn(^ /ire: allem. glUhfener. Bois réduit en charbons ardents, qu'on nomme /eu de cAaude dans certaines usines. — Faire la braise^ en termes de verrerie, c'est la mettre dans le four, l'y disposer et l'embraser. L'ouvrier tireur est chargé de celte bpsoffne
BRAISIER. Sorte de huche où le boulanger et le pâtissier mettent la braise lorsqu'elle a été étouffée.
BRAISIÈRE. Grand vase de cuivre dans lequel on étouffe la braise.
BRAISINE. Mélange d'argile et de fiente ' de vache dont on enduit les pierres de certains moules.
BRAK (comm.). On nomme ainsi le hareng à moitié salé.
BRAHAH (marh. k vap.). Angl. sliding valves: allem. gleitklappe. Sotie de soupape à coulisses.— On donuf) aussi ce nom (angl. four-waycock : allem. hahn mit vier affnun* gen) i un robinet qui est k quatre ouvertures eti quatre eaux.
BRAN DE SCIE. Angl sawdust: allem.
sëgemehL C'est le synonyme de sciure.
BRANCARD. Dulaiin barb. branea, branche. Angl. handle ofa car/; allem. handhebe. Sorte de civière è bras et è pieds, sur laquelle on transporte un malade, des meubles et autres objets. — Voiture ancienne qui était portée par deux chevaux, l'un devant, l'autre derrière. — Assemblage de plusieurs pièces de bois de charpente sur lequel on transporte des pierres ou autres fardeaux pesants.—Pièces de bois qui, dans une voiture k timon et k quatre roues , réunissent le train de derrière et celui de devant.— Pièces de bois qui se prolongent en avant d'une charrette et entre lesquelles est placé le cheval qui la traîne.
BRANCHE. Du latin barb. branca^ formé de brachium^ bras. Ce mot, qui désigne particulièrement une pousse d'arbre ou d'arbrisseau qui s'allonge comme un bras, indique aussi, par extension, tout objet qui a du rapport, par sa forme et sa position, avec les branches d'un arbre. On dit les branches d'un bois de cerf, d'un chandelier, d'un lustre, d'un mors, d'une bride, d'un compas, d'un forceps, d'un binocle, de lunellca*
BRA
DIGTlONNAmE
BRA
etc., eic.-^En termes (Timprimerie» on appelle branches!^ les morceaui de fer qui nenrent h mainteoir la platine. — Chacun des deax principaux cornets dont se compose ta trompette, se nomme branche.— Ce root désigne aussi les deux parties qui forment des ciseaux et des pincettes.— Les deux bAtons de devant du crochet d*un commissionnaire. — Le corps de Tépingle, lorsque Tune de ses parties est en pointe, et que Tautre est disposée pour recevoir la tète. — La partie de la poignée d*une arme blanche,
3ui est faite en demi-cercle, passe d*un bout ans i*œil au-dessous de la poignée, et de l*aulre bout dans le pommeau au-dessus. — On entend par branches, dans la fabrication des tissus, une des portions dans lesquelles la chatne se trouve divisée, c*est-è-dire qae la chaîne est distribuée en portées, la portée en branches, et la branche en fils. — Dans la fonte des balles, la branche est le jet principal auquel toutes les dragées tiennent par un jet particulier. — La branche de la tance est la partie de la romaine où sont marqués les caractères qui indiquent le poids des corps que Ton pèse.
BRANCHER (verror ). Se dit de Taction de mouvoir en rond la branche de Touverture de la bosse.
BRANCIA. Synonyme de terre.
BRANCO. Bout des cordes d'auffequi servent è flxer les cannes dos bordigues, en- . ceintes de pèche.
BRANDE (agricuH.). De Tallem. brand, incendie. On nomme ainsi les lieux incultes ou les terres d*une très-naédiocre valeur.
BRANDE (métrolog.). Mesure de capacité pour les matières sèches, dont on fait usage dans le canton de Neufchâtél, en Suisse. EIIp équivaut & 38 litres 0,858.
BRANDERIE. Nom que l'on donne, à Amsterdam, aux manufactures dans lesquelles on fabriqiie de Teau-de-vie de grain.
BRANDEVIN. De Tallem. brantwein, vin brûlé. On appelle ainsi Teau-de^vie dans quelques localités du nord de la France.
BRANOEVINIER. Celui qui vend du brandevin.
BRANDILLOIRE. Cordes ou autres objets disposés de manière à ce qu'on puisse s y asseoir et s'y balancer.
BRANDIR (charp.). Du rad. brandy coutelas. Angi. ro/h#len; al leœ. befatigen.
BRANLANT (bijout.). Croix sans coulant, terminée en pendeloque.
BRANLE (horlog.).Angl. #tatngtfigf;allem.
êchmngungsraum ^ oscillation. Espace parcouru par le régulateur d*un pendule dans une vibration.— SoNfiff en ftran/e ou à ta 9o- /ee, c'est donner aux cloches tout le mouvement qu'elles peuvent recevoir.
BRANLETTE. La seconde des trois pièces qui composent une ligne à pécher.
BRANLOIRE (forg.}. Angl. ckain of the iettowi: allem. uehkette. Levier armé aune chatne de fer terminée parune poignée, qui sert à mettre en mouvement le soumet d'une forge.^Se dit aussi d'un baquet d'épingiier;
— d*un gratid cbSssîs fixé au plancberda séchoir, dans un atelier de pe{otQre;^'Qn« corde dont on fait usage pour se hiUoctr.
BRAQDEMART. Du grec ^mcirc, confie, elfiaxtiipot, épée. Sorte d'épée courte H linte qu'on portait autrefois placée le loogde:i cuissp, et dont l'usage venait des Grecs.
BRAQUETS. Clous dont les pajsaos fer.
raient autrefois leurs soutiers.
BRAS. Du latin brachium^ même tigviBcation. Se dit d'une sorte de chnndeur qu'on Gxe au mur ou k la boiserie d'ooi chambre.— On appelle btxu detetier le* fêh ties du levier séparées par le point d'afH»ol
— Un êiége à bris est celui aux deoi t^M duquel il y a de quoi s'appujer les bns.- Les brai d'un brancard sont les deux UIam parallèles qui servent i le souleTeretèit porter. — Les brae de icie sont les deui ratées de bois parallèles auxquelles tieoi li feuille de la scie. — Les bru$ de balanct^ntA les Jeux moitiés de la verge transversale qui est posée en équilibre sur le point d'sppiiû et aux deux extrémités de laquelle perdant les bassins ou plateaux. — Les bras défiai beaux senties longs cordons de mècbedtmi les ciriers forment leurs flambeaux eo Ih enduisant de cire.— On appelle broiâttk*' vre, deux longues pièces de boîs qui portent le treuil, où le cable s'enveloppe quand •« monte un Tardcau.— En termes de tourneur, les bras sont des pièces de bois qui IraTfr* sent les poupées du tour au-dessous d»
pointes, et qui soutiennent la barre oùPoth Trier appuie ses oiltîls en travaillant.— L'iaprimeur en taille douce donne la nom 6 oras au morceau de fouis qu'il attache lui Jumelles de la [iresse.
BRAS (mach. h vap.). Tiçe 'articulée qui unit la tige principale du piston ou du coodenseur d'une machine h vapeur, avectf balancier. On donne aussi ee nom à lêM principale de toute manivelle lenrjo! ï transmettre un -mouvement d'une pièce i une autre dansune machine. Enfin, on rpelle bras ou tirant, une forte tringle def*^ ou de bois qui sert d'arc boulant k l'aoe (H pièces flxes d'une machine.
BRASE (ch*m.). Synonyme de cbartioa.
BRASEMENT. Opération de braser.
BRASER. Du grec Î^Çm , èlre ard^rl.
Angl. to braxe; allem. mit me$$ing toM Joindre deux pièces de métal an moyen d\ ^soudure. Il faut que les pièces qu'on rf j réunir soient très-propres, et Von ne î- i pas toucher avec les doigts les deux pin; -^ destinées à être brasées. Lorsqu'on i* ': souder de grandes pièces de fer avec le m* vre, on commence par limer les endru'* qu*on veut réunir; on coupe ensuite de;»tites lames de cuivre qu'on applique for ''-* j[^ointures; on les assujettit avee do fi •' er ; on les recouvre de verre pilé ou de Mrax, afin d'en faciliter ta fusion; on e^la* le tout de terre glaise délayée, que l'oo f:it sécher doucement; on met eosoite la r^tcf dans la forge ; puis ou donne un bf^n c^u ' de feu, en dirigeant le vent du souflle!»)' ta (tertio qu'on veut braser. Quand les h^
BAA
bK 1 £CHNOLOGie.
BRE
ces sont chauffées jasqu'aa Uanc^ on les relire du fed et elles sont soudées. Les chaudronniers soudent aussi le cuivre rouge f t le cuivre jaune, et ils ap|[>ellent cette apération braser^ pour la distinguer de la soudure krélain. Ils emploient pour soudure UD alliage formé de 16 parties de laiton et une partie de zinc. Cette soudure» très-fortOi est d'unefasion assez difficile; maison la rend d'autant plus fusible qu^oû y ajoute piusde zinc. On fait également usage du borax pour la faire couler.
BRASIER. Sorte de grand bassin de mé-^ tal, dans lequel on met de la braise pour échauffer une chambre.
BRASiLLEMKNr (pbys.}. Se dit de Télat é/eclrique ou phospnorique des flots.
BRASIIOS (ehim.)* Synonyme de fermea« tation.
BRASQUS (métailurg.)/ Ang!. cernent:
allem. gudebe. Mélange d'argile et de char* bon pilé qui sert à enduire la surface des creusets dans lesquels on réduit le minerai.
BRASQUER (mélallurg.}. Enduire de bras* que la surface dos creusets.
BRASSADE. Sortede Glel à petites maîllos qa*on emploie à la manche ou près de l'ou-verture du boulier.
BRASSAGE (monn.)- Somme que prenait satrefois le maître des monnaies, sur chaqoe marc d'or» d'argent ou de billon ouvré ea espèces» pour les frais de fabrication et les (Téchets.— Travail des ouvriers qui bras* scnl les métaux dans les ateliers de monnayage. -^ Fagon donnée auiL métaux» soit avant soit après la foute.— On désigne aussi^ par ee mot, l'opération du brasseur qui consiste à remuer le méîange de malt et d'eau lesiiné è faire la bière. — Enfin, on entend ;>ar brassage, tout travail qui réclame le se-> :our9 «les deux bras.
BRASSA ISON. Action de brasser.
BRASSARD (verrcr.). Allem. armichiUzer.
^ii appelle ainsi deux vieux chapeaux dé- «mcés, passés Tun dans l'autre» dont l'ouinfT verrier se couvre le bras droit jus- {u'au coude» alin de le préserver de Taction la ft^ii.
BRASSE (métrolog.). Mesure de la lon-
:uetir de deux bras étendus qui» dans la
ri.nrine française» équivaut à t mèlre 62
eniimètres. — Le môme nom est donné à
»rie mesure de longueur usitée dans pliî«
leurs pays. La brasse de Hollande vaut
cxiètre 69; celle de Portugal ou braça^
: mètres iS; celle de Calcuta ou cooid»
^.cealimètres.-— On af)peile pain de brasie^
\n grand pain du poids de H) à 13 kilo-
;rAmraes.
BRASSÉE. Mesure de terre qui équivaut
ce qu'un homme peut en labourer dans
m jour. — On uomme bra$$ie de «où» en
eriues de manufacture, une quantité com^
•o^ée d'autant de brins de soie qu'il y a de
^Mhels à !a couture.
BKASSER (mono.). Du cell. braee » fro^ nent. Angl. lo mix: allem. umrUkren. RnuucT, dans des sacs» l'or, l'argent et le b*'-
DlCTIO^TI DB TeCBNOLOGIi;. L
Ion 'réduits eri grenailles» afln de Tes bien mêler avant de les mettre è la fonte. -- Action de mêler des clous dans un sac, pour les mêler ou les nettoyer. — Remuer les cuirs et les agitei' dans une cuve remplie de tan et d'eau cbaude, pour les rougir. -^ L'une des opérations qui ortt lieu pour faire de la bière et du cidre. — Agiter l'eau avec des bouill'is ou bouloirs, atin d^obliger le poisson è donner dans les filets.
BRASSERIE. Angt. a breufhoute. Etablissèment où Ton brasse de la bière.
BRASSEUR. Angl. 6feu)er. Celui qui fabrique de la bière.
BRASSIÈRE. Petite camisole qui sert & maintenir le corps. -^ Bretelles ae havre* sac.
BRASSIN. Cuve dans laquelle on tait la bière. -— Quantité de bière qu'on tire de la masse sur laquelle on opère. -^ Quantité de savon que l'on cuit è la fois.
BRASSOIR (métallurg.). Angl. tron iticii allem. eiàenstange Éum umrUhren* Canne de fer ou de terre cuite dont on fait usage pour brasser le métal fondu.
BRASSOUR ou BKASSOURE (sah'nes).
Canal qui conduit l'eau d'un marais salant dans l'aire d'évaporation.
BRA'SOHE (métallurg.). Angl. toldering , allem. làthung. Endroit ou deux pièces de métal sont brasées» c'est-à-dire soudées.
BRAUL (manuf.). Toile rayée de bleu et de blanc» qu'on fabriquait autrefois aux! Indes» et dont les Turcs se faisaient des turbans.
BRADNITE (min.). Angl. id.; allem. karh mangan. Variété de manganèse oxydé qu'on emploie pour préparer le chlore et pour dé« traire la couleur jaunâtre de certains verreSii
BRAYER. Morceau de cuir terminé par une sorte de sachet dairs lequel on place la hampe d'un drapeau pour le porter plus aisément. -^Sortede bandage de cuir» pourvu d'une boucle et d'un ardillon» qui sert h soutenir le battant d'une cloche» lorsqu'on l'ajuste à son anneau. ««-^ Petit morceau de 1er passant dans les trous qui se trouvent au bas du trébuchet et des balances» et servant à la tenir enf état. -^ On donne aussi le nom de brayçrs» en maçonnerie» h des* cordages dont on fait emploi pour élever le bournquet sur lequel on place la mortier et les-moellons.
BRAYEUR (maçon.). Manœuvre qui est chargé da \i\ direction du brayer.
BRAYOIRE (a^ricull.). L'un des noms quo porte le »érançoir.
BRAYON (impr.). On appelait ainsi, autrefois» la pierre sur laqueHe on broyait lu noir destiné à faire de l'encre typogra^* phique.
BftËDK<. Mollasqije dont la chair est employée par les pécheurs pour amorcer les liai ras.
BREOIR (bourrel.). Assembler doux piècer. de cuir avec des lanières au lieu de fil.
BREOISSAGB (bourrel.)* Couture faite avec des lanières de cuir.
BR£E ou ABRA$ (forg.). Garniture de fer
BRE
ACTIONNAIRE
BRE
qui entoure le manche da marteau pour l\mpècher de s*user par le frottement
BRfiGE, BRÉGIER, BREGIN. Sorte de tramail ou Qlet à pâcher le saumon.
BRÉHER (maréchal.)* Enfoncer des clous dans le sabot du che?ai» en les faisant passer par les trous du fer
BREIL (açron.). Se disait autrefois d*un enclos de taillis.
BRBINE fchim.). Substance crislalline qu*on extrait de la résine d*un arbre de même nom.
BRELLB. Sorte de train ou de radeau qui ne forme que le quart environ de la longueur d*un train ordinaire.
BRELOQDE/bijout.). Anal, wieh-trinkel :
allem. ukrgehdnge. Se dit d un bijou de peu de valeur. Ou nomme aussi breloqueif I as* aemblage de bijoux de petite dimension qu*on suspend en paquet \ une chaîne commune.
BRELDCHE (manuf.). Nom oue portaient autrefois des uroguets fil et laine qu*on fabriquait en Normandie, et des tiretaines qui étaient en Poitou Tobjet d'un grand commerce.
BREMAS. Bflton ou arme quelconaue destinée h Taliaque et h la défense. — aorte de bière.
BRENËCHB (écon. rur.). Nom que Ton donne à du poiré nouveau.
BRENÛB ou BRENADE (écon. rur.). liélange de son et d'herbes dont on nourrit les animaux de basse-cour.
BRENIQUET. Foy. Bbbriqcbt.
BRENNE (manuf.). Sorte d*étoffe de fabrique lyonnaise.
BRENTE ou BRENTA (métrolog.). Mesure de capacité pour les liquides, usitée dans quelques parties de la Suisse et de l'Italie. La orente de Fribourg vaut 39 litres 05 ; celle de Milan, 75 litres 55S; celle du Piémont 56 litres 334.
BRÊON. Sorte de sachet que les femmes et les enfants portaient autrefois au cou.
BREQUIN. Anjfl. braa; allem. windêlboh^ Tir. Partie du vilbrequin que l'on nomme plus communément miche.
BRESGE (écon. rur.). Se disait autrefois du miel non séparé de la cire.
BRÊSICATE (manuf.). Sorte d'étoffe dont •n faisait jadis commerce avec les nègres.
BRÉSILINE (chim.). Matière colorante rouge du bois de Brésil.
BRÉSILLER (teint.)* Teindre avec du bois de Brésil.
BRÉSILLET (comm.). Angl. broiil wood; allem. broêilianhoU L*un des noms que porte le bois de Brésil, mais que l'on applique plus particulièrement à la qualité la moins estimée de ce bois.
BRES8EAU. Les pécheurs nomment ainsi de petites lignes qu'ils attachent sur la maîtresse corde.
BRESTE. Se dit d'un moyen piHieuliir de prendre des oiseaux avec de la gloetu appât.
fiRETAGNKS (manuf.). On nomme lintj certaines toiles de lin, qui se lal>riqaeQ( eo Bretagne.
BRETELLE. ;t>u grec P/»£«». Bande phlt, plus ou moins large, qu'on passe svrb épaules pour sup|)orter certains fardetot Il y a des bretelles de brancard , de cbiisa è porteur, de hotte, de seaux d'eau» de fti* sil, etc. — On nomme aussi brMk$^ d» sangles plus ou moins élastiqaes, eo peia. en soie, en fil, en coton» en caoutcbottc, etc.» qui servent è soutenir le pautatoo.- Le passementier désigne par le mot frr<i<lfc< (en angl. breasi-euêhion : ailem. bru$tkiim\, des bouts de sangles qui sont allaebéei d*une part à la poitrinière, de l'aotre au haut du chAssis du métier, et surlesquflW Touvrier s'appuie par rextrémiié da épaules.
BRETTÉ, BRETTELB. Sn dit de eertim outils dont la partie tranchante est diriiée en denticules faites k la lime. Cest iiDsi qu'on dresse le parement d'une pierre o<i 1 enduit d*un mur en plâtre, en lerepassni au riflard brettelé, ou bien avec la iaie,<i lipe» etc. Les marteaux k tailler les pterm et les ébauchoirs de sculpteur sont hmib. Les dents sont tantôt prises de court sur ip tranchant même de I outil, tantôt tirée$ s long par des traits parallèles suriadici suriaces.
BRETTELER, BRETTER. An^. m^ ehing: allem. xahnen. Faire usage d'en lu trument bretté. — Graver de légères baév res sur une portion de la surface d'une (^ d*orfévrerie. — Pratiquer des dents oo i' petites pointes sur un marteau ou toulioit instrument. — Travailler la terre* lors > son moulage et au moyen d'un ébaoch^-ï* brettelé, de telle façon qu'elle ait \\\^ rence d'avoir été égratignée.
BRETTELDRE. Légères hachures q»grave sur une portion de la surbce d'i:>' pièce d*orfévrerie.
BRETTURE. Angl. Ueih ;. allem. dftv Raie formée sur le bois ou sur la pierre;^ des outils dentés.
BREUIL (agron.). Petit bois Uillis »»' lieu d'une plaine.
BRÈVE (monn.). Du latin brnit, \^ Angl. detivery of vMney; allem. wtMxé^ feruna. Se dit de la quantité de marr»-* d'espèces délivrées et proveoent d*uoe » '' fonte. ^
BRBVETAGE (teint.). Aogl. ûUéiti99 ailem. ImugenêolMmischumg. Se dit dcséSdl**
au'on passe à l'alun avant de les teiodr».^ tpéralion par laquelle on ajoute da le -' |K)tasse ou d'ammoniac au satlate d*aloa^* pour produire de l'alun.
BREVETER. Exécuter ropératioooat^ vetage.
BREVETS D'INVENTION. DansIVu^"^" tuel de la législation relative aot d^**"* vertes industrielles, voici quelles aeu f^
sei
BRI
DE TECHNOLOGIE
BRI
taxes (les brevets dans les principaux pays : P«9t. NoÊure du trtHt. Durée, Taxe. Parm.
lelgkive. ffinrent. oa dlmp. 20 ans. 2,100 f. 105 f.
Fnocf. id. 15 1,500 i 00
HolUnde. Id. 15 1,500 86
An^leierre. M. 14 '4,575 512
Euis-Unk d*linportaUon. 14 1,620 1(5
Aolricfae. d*lnveot ou:d1rop. 15 1,800 120
Espague. dimporUUoD. 5 832 166
Eifugne. dloTenlion. 15 1,620 108
Cbts Sardes, d'fnvenl. ou d'imp. 15 1,200 80
Ra9s}e. d*iinpor(aUoiL 6 1,440 288
Russie. d*invealioD. 5 680 120
La Belgique exige nne taxe progressive de 10, 20, 30 fr., etc., ce qui est une véritable facilité accordée aux inventeurs. En France, la taxe par annuités est de 100 fr. En Bollande, la taxe entière doit-être acquluée dans le délai de douze à dix-huil mois^ i dater de la concession du brevet. En Angleterre, on doitjpayer 625 fr. dans les six premiers mois ; 1,250 avant l'expiration delà Iroisième année; et 2,500 fr. avant l'expiration de la septième. Aux Elats-Unis on exige le versement immédiat de la taxe entière. L*Autriche accorde la taxe payable par annuités invariables» avec accroissoioent i partir de la dixième année ; et, en oulre, elle frappe la concession d'un impôt dil du commerce^ qui s'acquitte annuelle* ment. En Espagne, la taxe se verse au momenl où le brevet se délivre. La Sardaigne impose : 1* une taxe se composant d'autant de fois 10 fr. que la demande du brevet comporte d^anoées, el cette taxe se paje à la livraison du brevet; S* d'une taxe de 3 fr. pour chacune des trois premières années, de 50 fr. pour chacune des trois années sui-
moment de la demande.
BREZIAN FIN. Angl. Snd of oerman tieel: a 11. an siahl. Espèce d'acier d'Allemagne. BRICOLE. Angl. bricoll. Partie du harnais d'un cheval de trait, contre laquelle s'appuie son poitrail, lorsqu'il marcne en ar «nu — Lanières de cuir ou bretelles dont Tot^t usage ceux qui doivent s'aider de leurs (poules pour porter un fardeau. ^ Espèce le GXei ou de rets qu'on emploie pour la h^sse des cerfs et des daims. — Filet de »é<7/ie fait avec de la corde pour prendre du (ros poisson. — Sangle qui sert à soulever les ;faces d'un carrosse.— En termes de libraiie oo appelle frrtco/e, la manière détournée vec laquelle on se procure uu livre mis h 'inden.
BRICOLIER. Cheval attelé à c6té de celui a brancard d'une chaise de poste.
BRICOTEAD ou ABRICOTEAU (fabr. de is5.)<. Angl. eooper: allem. triilbrei. Ou ouime ainsi deux pièces de bois à iMseuie, >ngues et étroites, placées sur le milieu e quelques métiers, comme eeun do tis- ?raod el du rubanier.
BRIDE. Ducelt. brt(f,mftme signiScation^
ngl. bridle: allem. arai. Partie* du harnais *un cheval qui sert à le conduire et se cornose delà têtière, des rênes et du mors. Au ire des aneieDs, Belléropbon sérail le pre-
mier qui, vers Tan 1360 avant Jésus-Christ, aurait enseigné aux Grecs h mener un cheval au moyen d'une bride. — Points à chatnettes que font les tailleurs et les coutu- Tières à l'extrémité d'une boutonnière ou de toute autre ouverture, pour empêcher qu'elle ne s'agrandisse ou ne se déchire. — Petits tissus de fli qui servent h joindre les fleurs les unes avec les autres dans les dentelles appelées points de France^ de Venise, de JUalines, — Lien de fer dont on ceint une pièce de bois pour empêcher qu'elle n'éclate.-^ Bande de ferpliée en troi.H dont on fait usage pour Oxer une cheville dans deux trous qui se correspondent. -«Pièce qui réunit la noix et la gâchette d'une platine. ^- Oulil qui sert au charron pour assujettir plusieurs pièces ensemble. — Anneau qui suspend une cloche au cou du mouton. — Fil de suie que les gaziers passent d'un dessin à Tautre et que les découpeurs en*' lèvent avec des forces. «- Bout de soie échappé de dessous le bec de l'aiguille du métier de fabricant de bas, et qui, droit et lâche, laisse un vide ou un trou.
BRIDES (mach. h vap.). Bandes de fer ou de cuivre par lesquelles on soutient et rap^ proche des tuyaux, et gu'on emploie surtout pour assurer la jonction de ceux dans lesquels circule la vapeur.
BRlMER.Celui qui fait ou vend des brides. BRIDOIR ou BltlDES. Morceaux d'étoffe qui servent k retenir sur la tête un bonnet ou un chapeau de femme, et qui se nouent sons le cou.
BRIDON. Petite bride légère dont le mors brisé n'a poini de branches et qu'on emploie concurremment avec la bride. ^ Bande de linge attachée au voile de certaines relt'^ gieuses.
BRIE. Barre ou rouleau de bois dont les boulangers et les pâtissiers font usage pour battre la pâte. La brie du vermicellier est un morceau de bois d'environ 3 mètres de longueur, plus gros d'un bout que de l'autre, puis ayant un tranchant du côté où elle est attachée au pétrin et par lequel elle frappe la pâte. L'ouvrier est à moitié assis sur l'autre extrémité de la brie, c'esl-^è-dire qu'il a la cuisse droite sur cette extrémité qu'il tient aussi de la main droite, tandis qu'il frappe prestement du pied gauche contre terre pour s'élever avec la brie et lui imprimer l'action convenable, ayant la main gaunbe eu Tair et en mouvement, ce quj parait lui donner la facilité de s'élever en entraînant la brie.
BRIER. Battre la pâte avec la brie.
BRIFAUDER (manuf.). Donner le premier peignage aux laines.
BRIFlER (plomb.). Bande de plomb qui entre dans les enfattements des bâtiments couverts d'ardoise#
BRIGOT (comm.). On donne ce nom dans le département de la Seine , k une espèce de t)Ois à brûler qui se cQmposo principalement de pieds de bouleau et do branches de vieux chênes.
BRIJEAD (agricult.). Mélange de pois gris.
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(Je vestes, de fèves» de seigle, ete., qa'on sème pour fourrage et qu'on coupe au mo» menl de la noraison.
BRILLANT O'oail.)* Se dit d'un diamant taillé en facettes par dessous.
BRILLANTER yosil.). Tailler les diamants
BRIMBALE ou BRINGUEBALE (bjdraul.).
Àngl. brake; Bllem. pumpenschwengel. Barre ou verge qui fait jouer une pompe. Elle fbrme une tringle de fer attachée d un bout à la manivelle et de Taulre au piston. ^
BRIN. Du celt. ftrm, petite chose. Chacune ' des petites pièces d'écaillé, d'ivoire, d'acier, jetc, qui soutiennent un éventail. — Chevalet sur lequel on arrange des pièces d'artiGce. — On appelle maUrei brim^ les deux montants en écaille, en ivoire ou en )>ois où sont collées les extrémités du papier d'un éventail ; bois de ftrtn, celui qui n'a pas été fendu par la scie ; et 6rtii d*eftoCf un long bâion ferré par les deux bouts.
BRIN (roanuf.). Espèce de toile qui se fa«brique en Champagne.
BRINGE. Se dit d*une couleur qui n'est pas unie. .
BRINGUEBALE. Yoy. Brimbale.
BRIQUAILLONS (fond.). Angl. rvbbish ^f bricks: ail. backsleinstUcks. Vieux morceaux de briques cassées doul on remplit tout t*es-
{>ace renfermé parle mur de recuit dans les bnderles.
BRIQUE. Du celt. brig^ terre cuite. Angl. 6ricA:; ail» xie$fe/i/ein. Pierre artificielle faite avec de l'argile et dont les Chinois faisaient déjà emploi 2611 ans avant Jésus-Christ. On distingue les briques en briques crues et en briques euiies. Les premières se composent il'un mélange d'argile blanche ou rouge el de sable, qu on pétrit avec de l'eau pour eu former une pAte ductile et homogène façon* née ensuite dans des moules et qu'on laisse sécher lentement. Ces briques, dont Yilruve décrit aussi la fabrication, sont d*M0 usage qui remonle à une baule antiquité, et on les rencontre dans la plupart des monuments srecs, puis dans les ruines d*Egypte, de Babjrlone, de Ninive, etc. Les briques cuites sont exposées à un feu violent, dans des fours particuliers, bi celles de meilleure
!|ualité rendent un son clair lorsqu'on les rappe. Les Romains employaient principalement la brique cuite dans leurs constructions. Aujourd'hui on fabrique de la brique è la mécanique par divers procédés, et le premier étabfissement de ce genre fut fondé en 1828, par M. Terrasson-Fougère, au Theil, dans le département de l'Ardèche.
Pline parle de briques qui surnageaient dans l'eau, et cite deux villes d*E$|i>agne où on les fabriquait; puis Possidonius nous apprend qu'elles étaient faites d'une terre argileuse , blanche, et dont on faisait usage communément pour nettoyer l'argenterie.
Fabbroni retrouva ce procédé ou du moins quelque chose de très-analogue, et il fabriqua des briques flottantes avec de la farine fossile ou chaux carbooatée pulvérulente d'Haiiy, qu'on -rencontre abondamment en
Toscane. Ces briques pompent très*bien Teau et s'unissent parfaitement avec fai chaux; elles ne s'altèrent ni au froid ni au chaud , et Ton peut ajouter dans leur composition un vingtième d'argile, sans leur ôter la propriété de nager. Leur résistance abrsolue est peu inférieure à celle dei briques ordinaires, mais elle est beaucoïki plus grande relativement h leur légèreté. Quoique la fabrication de cette sorte de brique dififêre peu de la méthode observée pour les autres espèces , elle réclame cependant un peu plus de soin ; car la farioe fossile , même avec le mélange de l'alumine, n'est point aussi tenace que la torre employée communément. Les briques flottantes sont d'un grand avantage pour la construction des fours à réverbères, à porcelaine, et toute autre espèce de foyer oji il est indispensable de concentrer la plus grande somme de chaleur, et elles sont de si maufais conducteurs de chaleur, qu'on peut tenir une de leurs extrémités entre les doigis, tandis que l'autre est encore rouge. On trouve beaucoup de forine fossile en France, et les carrières de Nantenre, près Paris, eu contiennent en quantité. Le nombre de briques fabriquées en Angleterre s'élève onnuellement au chifl're de 1,800,000,000 U ville de Manchester en emploie elle seule 130,000,000, et Londres à peu près aniant. En prenant 3 tonnes (la tonne vaut 1,016 kilogrammes) pour 1,000, comme poids moyen des briques, il s*en fabriquerait donc chaque année une quantité pesant de5t400,0M tonnes ou 5,489,^00,000 kilogrammes; et le capital employé serait de 2,000,000 sterlings, o'esUè*dire 50,090,000 de francs.
BRIQUET (serrur.). AngL cramp; allem.
nus^and. Petit oooplet d^ fér qui ne peot être plié que d'un sens , et qu'où emploie
f>ngr assembler les abattants des comjUoirs, es tables à manger, etc. — Pièce d'acier (angl. sieel; allem, feuerstaU) avec laquelle on tire du feu d'un caillou pour allumer d^ l'amadou ou des chiffons. Mais ce genre d'instrument est peu usité aujourd'hui, e( il a été remplacé en général , soit par des briquets diimiques f oii l'on se sert d'allumettes phosphoriques ou d'allumettes oiigênées , soit par ces allumettes seules que le plus léger frottement enflamme, sans qu'il soit nécessaire d'y joindre aucuue espèce d'appareil.
BRIQUET A GAZ HYDROGÈNE. Il se compose simplement d'un bocal en verre, hermétiquement fermé, dans lequel un mor« ceau de zinc est disposé de maniérée dégager du gaz hydrogène par son conlacl avec de l'acide sulfurique étendu d'eau. Le bocal est pourvu aussi d'un robinet qui, lorsqu'on l'ouvre, donne issue au gaz: et celui-ci allant jaillir sur un morceau de plaline poreux, appelé éponge de plaline , s'enflamioe aussitôt.
BRIQUET PNEUMATIQUE. Petit cylindre creux dans lequel joue un piston .qu*on
Sarnit à son extrémité d*une substance inammable, comme de l'amadou, par exern*
BRI
DE TECHNOLOGIE
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le. Ea poussanl forcement le piston , et ,*une manière rapide, on comprime rair intérieur qui s*écbauffé alors et enflamme subitement la substance qu'on a fixée au cjlindr^^
BBIQUET-SABRE (arm.). Sabre court et fiiiblernent recourbé qui était è l'usage de Krnranterie, mais qu*on a généralement remplacé aujourd'hui par le iabre^poi'
gnnrd.
BRIQUETAGE (archit.). Ouvrage de maçonnerie en briques. On appel le briqueiage de mariât un amas de terre cuile et rougefltre, semblable h de la brique cuite, que Ton déroufre en fouillant la terre de marsal en Lcrrâine. Ces pierres artiflcielles, modelées seulement è la maiOi offrent quelquefois des figures très-bizarres. Le mot briqueiage désigne aussi une sorte d'enduit sur lequel on trace des joints et des refends qui le font ressembler è une construction en brique^.
BRIQDETË. Se dit t en termes de peinture , d'un ton pougeâtre qui rappelle la couleur de la brique.
BRIQUETER. Appliquer sur une muraille un enduit de plaire et d'ocre , et y tracer des joints et des refends pour imiter la brique». — Parer avec de la brique,
BRIQUETERIE. ^ Lieu où l'on fait de la brîquo.
BRIQDETEDR. Ouvrier briquet ier.
BRIQUETIER. Celui qui fabrique ou vend de» fa brique.
BRIQUETTE. Angl. oilcake; allem. kleiner kucken. Mélange composé t soit avec de la boulle, du coke et de l'argile, soit avec de la lourbe et du tan, et que l'on dispose en forme lie briques pour servir de combustible. On t»râle les briquettes dans une grille comme le riiarbon de terre, et elles procurent un chauffage convenable et économique; mais elles donnent aussi une quantité de cendres itio commode. Quant au procédé qu'on emploie* il est des plus simples et à peu près le mén)e pour toute espèce de briquettes ; et celles (le charbon de terre, par exemple, se préparent ainsi : on délaye dans Teau de Targile alumineuse , dite terre glaise , en i]rol>ortîon suffisante pour former une t)Ouillic claire; on verse cette bouillie au milieu d*un tau de houille menue, et l'on mêle exactement les deux matières è Taide d'une pelle; puis du mortier épais qui résulte de ce mélange, on prépare, au moyen de moules ou de toute autre manière, des briquettes carrées ou des corps spbériques de petite diaieosion*
BRIQUOQUET (cost.). Sorte de chaperon ou d'ornement de tète dont on faisait usage au f refois.
BRISANT. On appelle poudres brisantes , ie« poudres h tirer qu'on obtient avec des ( harbons faiblement calcinés, parce qu'elles agissent plus sur les armes que les autres. BRISAUDER (manuf.). Angl. flrst carding: allem. den erslen krnmpsi geben. Se Jit« en lermea de fabricant de draps, de l'o- \k^ratfon du premier cardage.
BRISE (charp.}. Poutre posée en bascula sur ta télé d'un gros pieu , et servant h appuyer par le haut les aiguilles d'un pertuis.
BRISE-GLACE. Sorte d'arc- boutant ou d'éperon qu'on construit en avant des piles d'un pont pour briser les glaces. — Rang de pieux établi en avant d'un pont pour arrêter et séparer tes glaçons.
BRISE- LAMES. Angl. breakwater: allem.
wellenbrecher. Ouvrage isolé établi en dehors d'un port ou d'une rade, et qui consiste dans un amas de pierres ou une chaussée élevée , ayant pour destination de briser la lame , c'est-à-dire d'empêcher la mer d'être poussée avec violence dans ce port ou cette rade par les vents du large. En France , il existe de ces brise- lames à Bandai , Cette , Cherbourg / la Ciotat , Marseille et Sauzon.
BRISE- MARIAGE. Instrument dont on fait emploi dans les Glatures de cocons pour empêcher les tnariages^ ou Ois doubles. Il regoit aussi le nom de casse-mariage.
BRISE-PIERRE (inst.decbir.). Pince dont on fait usage pour briser la pierre dans la vessie. «
BRISER. En termes de manufactures , briser la laine ^ c'est la démêler, la rendre comme du chanvre et sans aucun flocon.
BRISEUR DE SEL (salines). Ouvrier qui brise le sel dans les bateaux et le met en las pour ouvrir un chemin aux mesureurs, ou celui qui brise le sel pour le mettre dans les minots.
BRISEURE. Voy. Droussb.
BRISE-VENT (agricult.). Clôture ou abri propre è arrêter l'action du vent.
BRISIS (archit.). Angle formé par les deux plans d*un comble brisé , tel que celui des mansardes.
BRISKA (carros.). Sorte de calèche trèslégère. — Chariot léger et entouré d'osier, dont on fait usage en Pologne et en Rusaie. L'hiver il sert de traîneau, et Tété on y adapte des rouos.
BRISOIR. L'un des noms du sérançoir.
BRISURE. Angl. crack: alIcm. orisur.
Endroit des ouvrages d« menuiserie ou de serrurerie, où les parties se replient les unes sur les autres au moyen de charnières.
BRITANNIA.Angl.6rt(afintame/a/;allem.
britannia metalL Alliage métallique parliculit^r que l'on fait en Angleterre.
BROC. Angl. spit. Vase è anse et k bec évasé, communément en bois et alors garni de cercles de fer, mais quelquefois en étafn. On en fait usage pour tirer et transporter du vin, et sa contenance est de 7 à 8 litres. Autrefois il servait de mesure. On l'appelait. guaWe à Paris, et pot dans d'autres lieux.
BROCAILLE. On nomme ainsi de petits pavésde rebut dont du garnit les cliemins.
BROCART (manuf.)* Angl. brocade; allem. brokat. Au moyen Age , ce nom n'é« tait donné qu'à une étoffe ttssue d'or ou d'argent, ou oien d^s deux à la fois, tant en chaîne qu'en trame; on l'étendit ensuite aux tissus où se trouvaient des profllures
BRO
DlCnONNAlRE
BRO
de soie propres h relever les fleurs d*or dont ils étaienl enrichis; puis enfin è toutes les étoffes de soie , de satin » gros de Naples » gros de Tours et taffetas ornés de fleurs ou d*arnbesqnes brodés. Le brocart d'or et d*argent était autrefois Tun des quatre draps sur Tun desquels TouTrier qui aspirait à la maîtrise dcTSit. exécuter un chefd'œuvre.
BROGATELLE (manuf.). Etoffe de soie et coton, fabriquée dans le genre du brocart, c'est-k-dirc brochée de fleurs et autres figures. On remploie pour tentures» rideaui , couvre-pieds, etc. La meilleure se fabriuuait autrefois è Venise ; on la reçoit aujourd'hui de Milan et deGèues.
BROCE. Aiguillon d'éperon.Ondistinguait autrefois les éperons à roseites et les éperons è broces.
BROCHAGE. Art de brocher les livres ou oe coudre, par ordre numérique ou de si*
! matures, les feuilles d'un ouvrage pour en ormer an volume. On recouvre ensuite celui-ci d'un papier de couleur imprimé ou
DOO.
BROCHE. Du celt. broc, pointe. Tige de fer pointue par un bout, coudée ou armée d'une espèce de fioulie de l'autre, qui sert è faire rôtir des viandes.—» En termes de filature, on appelle broche (angl. ipindle: ail. fptfidW), une petite verge de fer qu'on adapte au rouet d'un métier è filer et sur laquelle le fil» le coton ou la laine se roulent è mesure qu'ils sont filés. Les métiers à filer ont depuis cent Jusqu'à trois cents broches. -^ Petit instrument qui sert de navette dans les métiers de haute lisse. — Le drapdoubU droeAeest un drap serré que l'on fabrique en plaçant dêui fils au iieu d'un dans les inter- Talies des dents qui forment le peigne du métier, — Aiguilles de fer ou d acier dont on fait usase pour tricoter Ides bas è l.a main, faire des bourses, du filet, etc. — Pivot de fer qui traverse la balance appelée refftaifif. ^— Petite verge de fer ou ae bois qui Ifent au culot du moule d'une pièce d'arti-> flce. — Moule d'un canon de fusil, — Morcean de fer fixé dans une serrure h clef fo« rée. — Cheville de bois pointue aveo laquelle on bouche le trou d'un tonneau qu'où a percé. — La broche du cirier est un morceau de bois ou de fer que l'on place dans une douille au bas de la cuve, ou bien un morceau de bols conique.qui lui sert à pratiquer au gros bout des cierges un trou de môme forme» afin de recevoir les fiches des chandeliers d'église.— Le bonnetier, le brodeur, le passementier, le tapissier, le cordonnier, etc., donnent aussi le nom de broche à des outils ou des instruments dont ils font usage. — La broche de l'imprimeur est une tiarre de fer à laquelle est attachée la manivelle qgi sert è faire rouler le train de presse.
BROCHÉ. Angl. figured: allem. ifiireAyfirkt. Tout objet, et particulièrement une étoffe c|ui offre des dessins bizarres faits au métier. — Livre dont les feuilles ont été
rassemblées sous une couverture de pi.
pier.
BROCHER. Plier, mettre dans Tordre de signatures les feuilles d'un livre, pois h coudre ensemble et les couvrir d'ooe feuille de papier de couleur. — Enfoncer è coopi de brochoir les clous qui passent au treurt du fer et de la corde du sabot d'un cbeiaL — Placer des tuiles en pile sur des Iittet, entre les chevrons. ^ Enfiler les épiogin dans les anneaux qui forment leurs lêies.- Pratiquer des trous dans la peau du Ixeuf assommé, afin de le souffler. — Donner ea léger binage è In vigne. — On dit qu'un arbre commence à broctier, lorsqu'il poom do petites pointes qui doivent former da branrhes.
BROCHETER. Percer de brochettes. Se disait autrefois du travail des l>0QcaQien, qui fixaient leurs cuirs sur la terre au mojea d'un grand nombre de chevillas oo bro* chetles, afin d'empôcher les cuirs de se n* trécir
BROCHETTE. Petite tige de bois, de kt ou d'argent, dont on fait usage dam fart culinaire.— Broche qui sert è tenir le ooulc des boutons. -*- En termes d'imprimerift, !a brochette est une petite fiche allongée e< arrondie, qui sert k fixer la frisquette sorle tjmpan.
BROCHEUR. Angl. book^iîUchtr. Ouvrir
Sii broche les livres. Lorsqu'on veut in^ et un volume, on vériOe d'abord si Ici feuilles se trouvent biea placées les oms sur les autres, selon la série des signatorn, ce qui indique en môme tensps si cesfeu)li^ ont été bien pliées, attendu que iasigoaiur doit se trouver alors au bas de la preoitft page de chaque feuille. Si les feuilles iol: mal pliées, on les replie de nouveau et in les range dans Tordre convenable. Apr^ cela, l'ouvrier pose le tas sur son iuh'uf le place sur sa gauche, la première (rfa> ' en-dessus; puis, plaçant sur cette feuille trgarde ou feuillet de papier plus large que ? format du livre, il la ren wrso sur la tab*> pour procéder à la coulure. Cette gari*. que l'on doit coudre avec la feuille, est ttcessai re pour rendre la feuille de papiei y couleur, qui doit servir h la couverture. 9^ hérente avec le volume, afiu de lui doo'-^ une plus grande solidité. Pour coudn* brocheur fait usage d'une longue aigo* courbe, qu'il charge d*une aiguillée ^« d'à peu près un mètre de long ; il peret . feuille par le dehors» à ud tiers enviroa ^ sa longueur, et tire le fil en eo laissent û« border environ 8 pouces ou tk miltiiDètm. puis il fait un second point an-Jessoat,44 dedans au dehors, vers le milieu de la '^' gueur de la feuille, et tire le fil en debcrs. sans déranger te bout qui passe. Il pose tir suite la seconde feuille ^ur la premièrr.t' la retournant comme la précédente, iM'' Tatteotion que les deux feuilles concotie^ bien par le haut ; il pique dans cette a<«i(^ feuille, vis^-vis le trou inférieor de b p^ mière, puis pique un second troa, do^ dans au dehors, vis-à-vis le premief ^^
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DE TECHNOLOGIE
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et tend le fil poar le Bouerafec te bout qiril a laissé passer. IVoi>à donc deui feuilles bien liées ensemble; Touvrier pose la trovsième sur la seconde» du la mAoïe manière qu'il a élé indiqué, en ayant toujours soin de les bien faire concorder par le haut : il fait ses deai points comme pour la première feuille, et Tis-à-Tis les trous déjà pratiqués h celles qui ont été cousues ensemble, aGn quêta coulure soit droite et non en zig-zas; et après avoir tondu son fil» il ne coud la quatrième que lorsqu'il a passé son aiguille enlre le poini qui lie la première feuille atecla seconde, afin de lier également celleci afecles précédentes, d'où résulte un entrelacement appelé chatneiUf qui donne de k solidité h Touvrage. Le brocheur continue de la sorte jusqu'à co qu'il soit arrivé è la dernière feuille, à laquelle il ajoute une ^artfa comme il l'a fait à la première, mais accolée è la dernière page.
Cette opération terminée, on passe, avec un pinceau» de la colle de farine sur le dos du volume ; on encolle de la même pftte la feuille de papier de couleur qui doit servir de couverture» et l'on pose le dos du livre sur le milieu de cette feuille encollée. On relève alors les deux côtés de la feuille sur le$ gardes sans l'y appliquer bien fortement; mais on appuie sur le dos pour y faire bien adhérer le papier. Cela fait, le brocheur pose le livre à plat sur la table, la tranche vers lui, et il tire avec les doigts, ayant soin néanmoins de ne pas déchirer le papier» mais de manière k le bien tendre sur le dos et ensuite sur la garde» sans plis. Il retourne le livre cour procéder de même sur l'autre côté; puis il laisse sécher k Tair li« hre, sans mettre le volume k la presse» attendu que» dans l'intérêt du marchand, on laisse k ce volume le plus d*épaisseur possible. On place seufement les volumes en nile k mesure que le brochage s'effectue» et Ton met un poids sur chaque tas» afin que les couvertures ne se déforment point pendant h dessication , et que les livres prennent une belle apparence. Lorsque le volume est sec. on rébarbe avec de gros ciseaux k longues lames, c'est-k-dire qu'on coupe les bords des feuilles qui dépassent trop celles qoï sont intérieures» et l'on termine en collant le titre sur le dos.
BROCHOIR. Angl. êmith's $hoeing hammtr : allem. nieihammfr. Marteau dont font usage les maréchaux pour ferrer les chevaux.
BROCHURE. Action de brocher un livre.
BRODB. Se disait autrefois pour broderie. — Dentelle appelée aussi point royal de France.
BRODEQUIN. Sorte de chaussure qui nous vient des anciens. Elle couvre le pied et une //artie delà jambe.
BRODERIE. Art de représenter sur une l'iotle, à l'aide de l'aiguille et de fil de coton« de soie» d'or ou d'argent, et en relief» des 6gures de toutes sortes. On distingue» dans cet art» les broderies au passé» au pluoie lis» au crochet; puis les broderios ep
coucbure» en guipure, appliquées, couchées, au tambour, en tapisserie» etc. Les broderies en or ou en argent sont particulièrement exécutées k Lyon» où elles atteignent une grande perfection ; c'est aussi dans cette ville qu'on fait la broderie sur tuUe avec soie; celte sur tulle au coton se fabrique en Picardie et en Lorraine. La broderie au plumétis la plus renommée est celle de Nancy; la broderie an [crochet nous vient de Tarare, d*Alencon , de Saint-Quentin et de la Suisse. On estime» en outre» !es broderies de Milan» de Venise» de Saxe, et celtes qui se font en Angleterre, au point de cordonnet , sur jaconas, percale et mousseline. Enfin, la Chine et l'Inde nous fournissent des broderies très-riches, mais sans goût. On construit aujourd'hui des machines avec lesquelles on exécute des broderies de toute esoèce
BROboiR. Métier qui sert k faire le petit salon qui unit deux étoffes. — Petite bobine,autour de laquelle on met la soie k broder.
BROGUES ou BROQDES. Chaussure des montagnards écossais. Ce sont de gros souliers attachés k la jambe avec des courroies.
BROMATES (chim.). Genre de sels formés par l'acide bromique et une base, et qui ont plusieurs rapports avec les chlorates. Comme eux ils fusent sur des charbons ardents et dégagent de l'oxygène par la chaleur ; mais ou les en distingue au moyen de l'acide sulfureux ou d'une solution de chlore» qui les colorent en jaune rougefltre par du brome mis en liberté.
BROME(cbim.).'Du grec p^fior» odeurfétide. Angl. brome; allem. bromium. Corps simple» liquide, d'un rouge foncé et d'une odeur très-forte» semblable a celte du chlore. Sa densité est de 2,966» il bout k b7* en répan* dant des vapeurs d'un jaune rouge&tre, et se concrète k 20* au-dessous de %éro, en prenant l'aspect de la mine de plomb. Il est peu solubledans l'eau, mais il se dissout très* bien dans l'alcool et l'éther. Il détruit les matières organiques végétales et animales» et une goutte placée dans le bec d'un oiseau le frappe de mort instantanément. Ce corps se recueille particulièrement dans les eaux« mères des marais salants» où il fut remarqué par hasard, en 1836, par M. Balard, élève pharmacien k Montpellier; et il se montre aussi dans plusieurs eaux miaérales» entre autres dans celles de Bourbonne-les-Balns et de Lons-lé-Saulnier. Enfin» on Ta rencontré» dit-on» en combinaison avec Targent dans les mines du Chili. La découverte de M. Balard a été pour lui une bonne fortune : elle lui a fait ouvrir k deux battants les portes de rinstitut, et lui a valu en outre deux chaires d'enseignement k Paris.
BROME (chim.). Qui cootient du brome.
BROMHYDRATES (chim.j. Genre de sels c^u'il est possible d'obtenir tous» directement» au moyen de l'acide bromhydrique Qvec les bases.
BROMHYDRIQUE (Acide). Du grec Bf^&un,
su
sao
DICTIONNAIRB
BRO
lit
Odeur fétide, e( vSmp» eau. Composé binaire, résultaDl de Tunion du brome et de Thydrogène, et représenté parBrH. On l'obtient en traitant l'essence de térébenthine par du brome, ou un bromure par Tacide sulfurique.
BROUIDE fchfm.)- ^^ grt'C p/>fifior, odeur fétide, et iltoç^ forme. Berzéliusa imposées nom à des combinaisons du brome avec des corps moins élecln)-néga(ifs que lui, dnns lesquelles les rapports atomiques sont les mêmes qm* dans les acides.
BROMIQUE (AcmpL Combinaison do brome et d'oxygène, dont la formule est BrO^HO. Cet acide est liquide, incolore et sans odeur, très-acide et très-altérable. Avec les bases il forme lesbromates. On l'obtient en combinaison avec la potasse, en môme temps que le bromure de potassium, lorsqu'on dissont du brome dans la potasse,
BROMOAURATE, BROMOHVDRARGY- RATE et BROMO-PLATINATE. Combinaisons du bromide d'or, de mercure ou de platine, avec les bromures des métaux électro-positifs.
fiROMDRËS. Combinaisons de brome et de corps métalliques qui ont la plus grande analogie avec les chlorures el s'obtiennent do îa même manière. La solution des bromures produit, avec le nitrate d*argent, un précipité jaunAtre de bromure d'argent, un neu moins soluble dans l'ammoniaque que le chlorure d'argent ) el Ton distingue les bromures des chlorures à laco'orationjaunerougeitre qu'y détermine ra<ldition d'une solution de chlore, par l'effet du brome mis en liberté. Le bromure d'argent se rencontra dans quelques mines» et celui de magnésium accompagne les chlorures et les iodurcs dans l'eau de la w^r et celle de plusieurs sources minérales. On fait un usage favo* rabie des bromures de fer et de mercure pour combattre l'hypertrophie du cœur et d'autres affections.
BRONCHOIR (fabr. de drap). Angl. folding table; allem. falttafel.
BRONCHOTOMp (in5t. de chirurg.). Du grec ^^o7xof, gorge, et ttfftvtt, couper. Ins- Inimeut en forme de lancette qui sert h I raliquer des incisions dans in trachée* ari^*re.
BRONTOMÈTRE (phys). Du grec pAovni, tonnerre, et ^iT/»i«i, mesurer, Angl. hron^ tomeler : allem. dounermesser. Appareil
I ropre h constater, en temps d*orage, l'intensité du fluide électrique.
fi^ONZAGE. Action de bronzer, c'est-àdire (le donner k In surface dn certains objets une apparence de bronze.^ Le bronzage du cuivre consisti) k produire ii la surface de ce n<étal une pellicule mince d'oxydule qui lui lioine une teinte niflle-brnn-rougeAire.
BRONZE. Du ffrec ^éûm^ ; de l'italien ftronso, ou du bas latin froniii^ qui tous ont
II HiAme signification. Angl. hardhrau; allem. ers* Alliage de cuivre et d'étain qui nnCerme aussi, selon l'usage auquel il est d'MlDé, du zinc, du fer ou du plomb.
L'art 4e couler le bronze remopte k dei
temps reculés. Arislote en allribuo U Jé> couverte à un certain Scyles de Lyiiie, et Th^ophraste à Datas le Phrygien. Cet m alors était fort grossier, et la fontodessiames, que l'on peut regarder comme 103 |)remier pas marquant vers quelque perfeN lion, paraît être due à Théodore et R(ocuç(l« Snmos,qui vivaient TOOansavanI l'ère chré* li nne, au dire de Pnusanias. Pline teurat* Irîbue même l'invenlionde l'art de modeler. Les anciens avaient bien observé qu'en Alliant l'érain au cuivre, ou obtenait unméial plus fusible, que le succès de t'opiralioQ était plus assuré, el le métal obtenu d'une dureté plus grande; cependant iIscouUie&l fréquemment leurs statues en cuivre presque pur; soit parce qu'ils n'avaient aucun mejea de s'assurer des proportions constantes dans leurs alliages, soit parce que le cuivre allié s'affinait dans leurs opérations sans qu'ilsle prévissent. Ils connaissaient au^sî le mojeo de durcir le cuivre en Talliant à d'autres métaux, bien qu'ils n'eussent pas déterminé non plus de proportions fixes pour cet al* liage. En effet» la grande quantité de lames, de stilels, de cestes et d'autres instrumeois en bronze de l'antiquité, que l'on troun dnns tous les pays, et que les antiquaires f>nt nommés ctU»^ prouve que l'airain a été dans ces temps d'un usage très-péoénl.
Ar<;atharchide, historien groc, qui virait 300 ans avant Jésus-Christ, noua appreod qu'à cette époque on trouvait fréquemmeol des ciseaux et des marteaux de bronao dans des mines abandonnées; et depuis on a remarqué des cognées de même miiièe dans les tombeaux des anciens Pétu* viens.
Les Grecs ont consacré leurs premières statues équestres aux dieux et àleursgniKis capitaines. Ils en élevaient aussi ea l'bQ> neurdes victoires remportées dans les je .1 olympiques, et les hommes et les cheiaix étaient sculptés d'après nature La pi^:
érigeait auasi de semblables mouameuK Diomède, tils d'Hiéron, fit élever i la m * moire de son père un char attelé de qualr.* chevaux eiitièreoient en bronxe, et one wcriptionde deux vers indiquait l'autour â« cet ouvrage. Ouatas, sculpteur dislîngué, I^ premier quadrige de bronze fui élevé devsti le temple de Pal las, après la mort de Fi* sistrate. Lorsqu'à la suite des victoires é% Thémistocle il fallut réparer les TM^^f;^^ «l les dévastations des Perses, les Atbéuiau voulurent honorer par des statues la me* n)oire des citoyens morts en combattant pon* U patrie. L'art de couler le bronze acquit de nouveaux perfoctionnemenls aous U «>•mination de Périclès, et coDlinua mémo s prospérer durant les troubles el les difseusions qui furent les suites de Tassertiss.ment de la Grèce. Parmi les statuaires 1* i plus célèbres, on a conservé les ooms ^'^ Phidias, des Polyctète, des Scopas, d^sCu* silaus. Ce ne fui cependant que s<ius!e rr^' d'Alexandre le Grand, que Tan de b<^ ' les statues, sfa/uaria m aarc, prit un noui^ développeqaeqt, et ie célèbre statuaire Lj*
SIS
mo
DE TECUKOLOGIE.
BRO
•ippi partin!^ k Taide des procédés du moulage etnfe la fonte, k multiplier prodigieusement les statues. Ou remarquait surtout eelles d'Alexandre el de ses compagnons d'amas, ainsi que ces groupes célèbres, que Pline a désignés par les mots Alexandri turmœ. Bientôt alnrs on vit s*élever de tûulesparts ces statues colossales que Pline compare i des tours; file de Rhodes compta plus de cent colonnes de bronze ; les statues équesirea se multiplièrent, et cette espèce de moioumeiiC se rattacha à la politique di»s nations. Après la mort d*Alex8ndre, la Grèce, dévaslée par les armées ennemieSi Tit tous ses arts s expatrier dans les diverses eon\rée$ 'du globe; et les Romains, d*abord ses alliés et bientôt ses mattres, s'emparèrent de ses monuments et de ses artistes. Las ouvrages en bronze, chez les Grecs, étaient admirables por la beauté de l'exécution, el quelques-uns par la magniûcence de leur volume.
Il 00 nous est parvenu aucun renseignement sur le mode d'o{>érer des anciens.
Jiouê ne connaissons ni leur manière de fondre, ni la forme de leurs fourneaux, quoique Thistoire des statues et autres monuments de bronze soit des plus vastes»
Le nombre des statues parliculièremtint est
f)resque iticroyable : les places publiques, es temples, les maisons des particuliers, en étaient chargés; aussi était-ce par centaines et par milliers qu'on voyait arriver dans Rome les statues de toute espèce durant les conquêtes des Romains. La statue de bronze élevée en l'honneur du Grec Empédocle et prise par les Romains, fut la première que Ton vite Rome. Virgile ac<corde aux Grecs la supériorité sur les Romains en fait do sculpture en bronze et eo marb're. Il dit, livre vi de V Enéide:
ExcodMl alH spiranUa moUios «ra
Credo equldeoi, vItm dncenl de mannore vqllos.
Rome dut aux étrangers les premières statues qui ornèrent %e% monuments. Parmi les dé{H)ijilles que Romulus avait rapportées de Cameanum, on remarquait un char de cuivre attelé de quatre chevaux. TaN qiiin fil ériger sur le faite du temple Capi^* tofin» an char i auaire chevaux exécuté f>ar des ouvriers étrusques. La première statue de broute fondue dans Rome, fut caile de Cérès, consacrée par Spurius-Cas- SI us. l/ère véritable du goût des Romains ^»our les arts de la Grèce et de l'invasion lu luKe dans Rome, date du triomphe de Lllaudios Harcellus. Ce vainqueur apporta i«s Sjrrscuse une quantité innombrable de Tas4*s d'argent et d'airain, de tableaux et fe statues éijtiestres en bronze de la main le L^sippe. pientdl, les triomphes de M. *ulnus et de L. Quintus amenèrent aussi ans Rome, parmi divers objets précieux, ue quantité considérable de statues do rongée; entint la prise et le pillage de CoutJiev |»ar L. Mummius, introduisit dans i capitale du monde, les chefs-d'œuvre de %iU 1^ passion des Romains potir les sta-
tues devint telle alors,'qu'iis inscrivaient Ws noms de leurs grands capitaines sur ceUes des hommes illustres de la Grèce. Le consul Mutianus fit le dénombrement des statues en bronze ; il en trouva troisf mille à Athènes, autant à Rhodes, autant è Oljmpie, et pareil nombre même è Delphes, quoique l'on en eût enlevé déjà beaucoup de cette dernière ville. Scaurus, édile, en exposa aussi trois mille sur son tbéAtre, el bientôt chaque particulier put se fuire élever des statues sur la place publique; mais Scipion, durant sa censure, les Si toutes disparatire, è rexception de celles qui avaient été i\&* crétées par le sénat. Catoo rerusa cet bonneur banal.
Augustte publia, par un édi(,que les statues érigées sous son règne aux grands hommes de toutes les nations, devaient servir d'eiem-
f)]e aux rois. Dès ce temps, on prit ï Rome a coutume iremployer des lettres en bronzo pour le^ inscriptions des temples et des autres édifices important^. On en décora le temple de Jupiter Tonnant, Tare de Suse élevé en Thonneur d*Atigusle; el le môme usage se conserva jusqu'au temps de Cons« tanlin. Les arcs de Titus et de Septime«> Sévère eurent rinscriplion entière de métal; celui de Constantin porta seulement ces glorieux titres ;
FUNDATORI QCIBTt. LIBBRATORt URBIS.
Le bel édifice dont les restes ont été découverts h Nîmes, aux environs de la fontaine, portait uneinscrinlion en bronze bien conservée. Toutes les lettres en étaient en relief 'et ressortaient de |>lnsieurs centime^ très en dehors du mur; elles étaient scellées à Taide de petits crampons qui s*enfon^*aient dans des trous pratiqués derrière les jambages do chacune d'elles. Ces sortes d'inscriptions sofit en effet les plus durables.
Kous le règne de Néron, Ton enleva cinq cents statues de bronze du temple de Del- |ibes ; mais la décadence de Tari avait commencé sous cet emftereur, car on ne put parvenirè couler %b statue colossale exéeutée par le célèbre statuaire Zénodore. Ca .«latue d*Adrieo, représentée sur un quadrige, est l'un des plus grands ouvrages de sculpture en bronze exécutés sous cet em« pereur. Elle décorail son mausolée et était d*une telle grandeur, qu*un homme pouvait entrer dans le creux des jeux des chevaux» Ce mausolée, durant la guerre des Gothsi servit de citadelle aux RomoinSi qui s^y défendirent en lançant des stalues sur leurs adversaires. IJne statue équestre en bronze fut élevée à Marc-Aurèle, cet empereur qui fit asseoir la philosophie sur son trône, et
3ui mérita alors un honneur si souvent pro» igué; aussi celte statue est-elle la seule de ce genre (^ui ait été respectée par les peupies et soit arrivée jusqu*è nous.
On a trouvé à Herculanum, ville qui existait 300 ans avant Jésus«Christ, une muiti* tude d'objets en bronze ; de belles sculptu* ros s'j trouvaient accumulées; et on re-» marquait surtout parmi elles des ilgurçs ,
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mCllONNAlRE
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antiques de bronze et du métal de Corinthei estimé à Tégal de l'or. Entre autres anti-
Jnités précieuses trouvées dans les fouilles ^Herculanum, on peut citer les fragments des chevaux de bronze doré et du char
Sii avaient décoré la princi()ale porte du éAtre» près le temple de Jupiter; les statues en bronze de Néron et de Gerroanicus dans les murs du Forum, et celles, également de bronze, qui ornaient une paierie circulaire au-dessus des gradins du tnéAtre où l'on se trouvait assemblé lors de Pirruption. Le muséum de Portici, formé par suite des fouilles d*Herculanum, de Pompeîa et de Stabia« contient un si grand nombre de statues en bronze, que tout le reste de rCurope aurait peine à en fournir autant. Beaucoup, dans le nombre, sont de trèsforte dimension, et présentent de très*gran* des beautés sous le rapport de la composition, du dessin et de Texécution. On y Toil en outre un autel; une chaise pliante, sella eurnlii: un grand nombre de dieux lares ; des trépieds du plus beau travail dont les cuvettes sont portées par des figures d*ou style et d*une expression remarquables; des lampes, des Instruments d'agriculture et de jardinage, et des caractères destinés ft marquer en creux des lettres sur des pâtes ; aes fourneaux portatifs, des cheminées et ustensiles de cuisine: des bassins en forooie, incrustés d*argent; des médailles, des manches d*outils de chirurgie , des anneaux légers, etc. Tous ces objets en bronze dore se sont pour la plupart trèsbien conservés*
Depuis qu'un décret du sénat romain fit détruire toutes les statues de Tempereur Commode, pour effacer la mémoire de sa tyrannie, Tart continua i décliner. Plus lard, tout ce qui avait échappé aux révolutions de la Grèce, à la cupidité des Romains et h la fureur des barbares, fut enlevé et transporté à Constantinople; et on j porta roème la statue de i'Anîer avec son âne de bronze, qui avait été érigée par Auguste après la victoire qu'il remporta sur Antoine. Bnfin, après que l'Europe eut été pendant plusieurs siècles en proie aux dévastations des Goths, des Vandales, des Huns et des Francs, le pillage de Constantinople au xiii* siècle vint anéantir les ouvrages admirables de Tart et les dépouilles du monde qui s*y trouvaient entassés.
Ce fut à l'époque de la renaissance de Tart, que reparurent quelques ouvrages en bronze. Au xvi' siècle, le Primatice et Benvenuto*Cellini coulèrent d*un seul jet de grandes statues, et Tltalie ne tarda pomt è se couvrir de statues équestres décernées aux hommes de tous les pays auxquels elle dut une partie de sa splendeur. Les Constantin, les Charlemagne, les Médicis, les Farnèse reçurent cet honneur. L'Rspa-
Î;ne érigea des statues de bronze h Philippe Il qui chassa les Maures, et à Philippe Y qui fut longtemps repoussé du trône. En Russie, on éleva une statue au héros fameux qui régénéra cet empire, et cette
statue fut exécutée par un Français , le sculpteur Falconnet. Stockholm fit ériger un monument semblable â Gustave-Adolphe.
Les Danois en consacrèrent un i Christiern et un autre à Frédéric Y. Les Saxons d4cernèrenè la même distinction k Auguste* chassé de Pologne par Charles XII. Une statue équestre fut élevée h Jean-Guiilaume, électeur palatin. On rendit, dans Berlin, on pareil hommage à Guillaume I". Vienne éleva une statue h Joseph II. L'Angleterre fit ériger de semblables monuments à plusieurs de ses princes : h l'infortuné Charles 1"; à Guillaume, qui fut l'ennemi redoutable de Louis XIY, et fonda la liberté 4e la Grande-Bretagne ; à Georges I" et au duc de Cumberland. La France vota* une statue équestre au dernier connétable de Montmorency. Un monument semblable fut décerné h Florence à Henri lY; mais la statue n'étant point achevée lorsque ce prince fut assassiné, elle fut euvoyée h Paris par le grand duc de Toscane et placée sur le Pont-Neuf. Richelieu voulut que son maître^ Louis XIII, eût aussi un monument, et sa statue fut ériçée sur la place Royale, k Paris. Plusieurs villes de France, Paris, Lvon, Montpellier, Dijon, Rennes, Beauvais, Caen« s'empressèrent k l'envi de consacrer à Louis XIV des monuments d'airain qui rivalisèrent de magnificence; et, sous le règne de ce monaraue, en 168^ Louvois établit les fonderies ae l'arsenal, sous la direction des frères Keller. Enfin, Louis XY, surnommé le jfftm-atW, eut doux statues équestres en bronze, l'une à Paris, et l'autre k- Bordeaux. (Dtrl. Uchn.)
Les plus beaux ouvrages en bronze exécutés de nos jours, sont la colonno de la place Vendôme, qui date de 1806; celle dite (le Juillet, sur la place de la Bastille, 1839; les portes de Téglise de la Madeleine, 18U); et la statue colossale de la Bavière, k Munich,
L'alliage de cuivre et d'étain, beaucoup plus dur et plus fusible que le cuivre t s'emploie pour la fabrication des canons, des cloches, des statues, des médailles, des cymbales, etc. ; mais les proportions de cet alliage varient suivant l'emploi auquel on le destine, comme ou peut le voir dans le tableau suivant :
Cuhnre. Aoni. Fer.
Brome des stalaes. 90,10 9 i
— desmédalUes de88à9i delSiiS >
— des caooDS. de 90 à 9t de 10 è 9 i
— des cloches. 78 ai >
— des cymbales et
UoiUms. *80 aO »
^~ des timbres de
pendules. 71 S7 1
^~ des miroirs de
télescopes. 66,7 S3,a i
On distingue aussi dans les arts, d'après leur couleur naturelle ou factice, plusieurs espèces de bronze, tels (jue le brotixe vert antique^ le bronze florentin^ le bronxt ariU' * Itgue, etc. Enfin, Goutherie avant inventé, vers la On du règne de Louis XY, la dorure au mat, cette découverte ouvrit à l'industrie
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DE TECHNOLOGIE
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SIS
da bronze une carrière nouvelle» et l*on
{)ut dès lors dorer, avec plus ou moins de nie, les pendufes, les candélabres» les flambeaux et une foule d'autres objets d'ornement. Ceux qui ont le plus contribué à noire époque aux progrès de celle industrie, sont uM. Cofniêr, Galie« Gennet, Boyé, Thomire« Vallet, Vitlo'z, etc.
BRONZER. C*est donner Tapparence du bronze k une substance quelconque, métal, bois, carton, papier, argile, plAtre, etc. Gé« néralement on recouvre l'objet qu'on veut bronzer d*un enduit préparatoire; puis on applique sur les parties saillantes du chlorure a'anlîmoine ou du deoto-sulfure d'étnio appelé aussi or massif; ou bien de la limaille de bronze, ou enfin de la limaille de cuivre jaune réduit en poudre impal* pabte, c'est-à-dire dp l'or en coquille.
BRONZES. Les antiquaires nomment ainsi les morceaux de sculpture et d'architecture anciennes fondus de ce métal et qui ont écliappé aox.ravages du temps. On possède un grand nombre de ces bronzes (|ui ont été d'un grand secours dans les investigations historiques; et ces monuments s'offriraient en une quantité plus considérable encore, si la barbarie qui a toujours régné dans cer» laines classes de la société» n'avait porté one foule de gens, en bien des circonstances, h livrer à la fonte des œuvres précieuses au point de vue de l'histoire et de rart;mais qui n'étaient pour eux que de simples métaux dont le poids constituait tout le prix. On appelle encore bronzes^. tontes les sculptures un peu importances qu'on fait fondre aujourd hui avec cet alliage» soit que ces pièces présentent des imitations oe l'antique» soit qu'elles pro- Tiennent d'inspirations nouvelles des artistes.
BROQUBLINBS. On nomme ainsi» dans les
manufactures, des bottes de fHuilles de tabac.
BROQUETTE (clout.). Du celt. broc^
r>inie. Angl. tack: allem. zweeke. Petit clou lôte dont les tapissiers font usage. — On nomme broqutUe» à Fanglaiie^ de petits clous dont la tète est arrondie en forme de calolle,
BROS(fabr. de pap.). Angl. /lato. Corps étranger qui se rencontre dans les étresses.
BROSSAGE (fabr. de drap). Angl. bru$^ kina; allem. burtten. L'une des opérations de Ta fabricat on du drap.
BROSSE. Du celt. brouts, broussailles.
Les brosses quJ servent au nettoyage des Tètements et des meubles sont de deux sortes : celles qui ont le dos ou la patte percée à jour» et celles qui ne l'ont pas. Les (premières, lorsqu'elles sont communes» ont eurs pattes en bois de hôtre ou de noyer, recouvert ou non d'un placage; mais pour la brosserie fine, on emploie la corne, l'os» l'ivoire, le bois laqué et le bois de Spa. Les p«ils sont en soie de porc ou de sanglier» en crin da cheval» en poil de chèvre ou de blaireau, en chiendent et en bruyère. En France, Paris est fun des plus grands centres de la fabrication des brosses ; viennent ensuite BeauvaiSi Dieppe» Lyou et Méru«
La brosserie anglaise est renommée pour son luxe et son élégance» la solidité et la finesse du crin ; et de grands établissements de cette industrie existent aussi en Allemagne et en Prusse. — • Les peintres appela lent brosseêf une espèce de pinceaux qui consistent en un paquet de poils de porc» de sanglier ou de chien» liés avec une ficelle ou maintenus par un étui de fer-blanc, et attachés h un bftioo servant de manche. Cette brosse sert particulièrement pour la peinture è l'huile.
BROSSER. En termes d'imprimerie» &roa»
$er tesformetf c'est en ôter l'encre avec une brosse. — Dans les manufactures» brosser, c'est coucher la laine sur le drap et en faire sortir la poussière et la crasse.
BROSSERIE. Art du brossier et commerce des brosses.
BROSSIER. Celui qui fabrique des bros»
ses, des pinceaux» et des balais de crin»
BROSSURE. On appelle ainsi, dans les ateliers où l'on teint les cuirs et les peaux, la couleur qu'on applique avec une brosse.
BROUETTE. Du latin bàrb. broda, biroia, formé de frû» deux» et rotaf roue. Angl. u>heel barrow: allem. ichiebioagen. Petit tombereau ou caisse de bois» montée sur un brancard» et è l'extrémité de laquelle est placée une roue, mobile sur les deux pivots d'un essieu tournant. On attribue Tinveution de cette machine à Pascal. Il y a des brouettes sans caisses et h claire voie» qui servent h transporter des fardeaux ; et I on distingue la brouette du maçon» celle du terrassier, celle du jardinier, celle du mineur» etc. On en invente fréquemment au surplus variées déforme et de construction. — On donnait aussi ce nom» autrefois» |à une sorte de chaise è deux roues» traînée par un homme, et dans laquelle on se faisait Toiturer.
BROUETTÉE. Ce que peut contenir une brouette.
BROUGNÉE. Espèce de longue nasse pour la pèche.
BROUI (émaill.}. Angl. enameller's blow^ pipe ; allrm. sckmelzràhrehen. Sorte de tuyau dont les émailleurs font usage pour souffler la flamme de la lampe sur l'émail. Ce nom est synonyme de chalumeau.
BROUILLAGE (hortic). On entend, par ce mol, l'action u'étendre sur le sol, aveo un râteau, les mauvaises herbes qui ont été coupées par le ratissage.
BROUIR (agricult.). Action corrosive du soleil sur les végétaux qui ont été attendris par une gnlée.
BROUISSURB (agricult.). Brûlure des bourgeons et îles fleurs qui résulte de l'ac* tion solaire après la pluie» la rosée ou la gel 60.
BROUSSER. Se dit du lait qui tourne sur le ft'u.
BROUTAGB (céram.). Se dit du soubresaut des blocs dans les moules.
BROUTEMENT. Sorte de mouvement ou de saccade qu'éprouve le tour à guillocher l»cudaut le travail.
sm
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DICnONNAUlR