‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 76 sur 281 · BRU · texte numérisé non relu

BRU

BROCTER (mentiis.). So dit dii rnboi qui sautille sur la planciie, au lieu d*j filer droit an r&nissant. — Le tourneur pmploie le même tN-ine pour exprimer le vacillemeiil de fa pièrc" mril IraTaille.

BROUTILLES (agron.). Menues branche^ qui restent dans les forftts» après qu*oa a en* \e^é b'.hois de corde.

BROYAGE. Angl. breaking: allem. breehen.

An loti d«» broyer,

BR^)YE. Vûy. Braik.

BROYEUR. Artisan dont le travail con« atatê è broyer les couleurs employées dans la peinture. Ce travail a beaucoup plus d*importance qn*on ne le suppose généralement; car du plus ou moins de perfection du broiement dépend en partie la beauté de certains ouvrages dont les couleurs sont la bnse. Plus, en efTel, les matières sont broyées» et plus la peinture est belle; leur extension est proportionelle h la ténuité de leurs fKirties ; et cette considération est d'un mérite réel dans les grandes entreprises. L'opération do broiement est en« nuyease, malpropre, quelquefois dangereuse, et Ton ne saurait prendre trop de précantions pour ne point hunier les pousalèrps de la céruse, du vert-de-gris et de tant d*aulres substances nuisibles. On broie ordinairement les couleurs sur un por« phyre, un marbre ou toute autre pierre dure, avec une molette de la même matière, M par rintermède de Teau, de l'huile et de ressonct\ Lorsqu'on broie ft sec, il est indispensable de se placer dans un courant d*air déterminé par une cliemioée d*appei. Le porphyre est la meilleure de toutes les pierres I broyer, parce qu'elle est la plus dure ; et l'on conçoit qu'il devienne essentiel de ne pas faire usage de pierres tendres qui s'usent en broyant, se mêlent avec les couleurs et les ternissent quand elles sont vives. OnHl)roie les couleurs ou substances colorées en les écrasant avec la molette, qu'on pasae et repasse eirculaireroent des? sus Jusqu'à ce qu'elles deviennent en poudre très-fine, en les humectant d'eau peu k |ieu au fur et k mesure qu'on les broie, ce qui facilite l'opération. On rapproche toujours la couleur au milijeu du porphyre avec le couteau, pour repasser, dessus, la molette que l'on conduit en tout sens. On partage ensuite la couleur en |)etits tas, sur une feuille de papier blanc et net, k l'nide d'un entonnoir qu'on secoue légèrement, et on les laisse sécher dans un endroit propre où li poussière ne puisse pas pénétrer. Ces petits tas se nomment irochUguen^ et on les appelle aussi eouteun broyéei à Ftau. On

G ut les employer en les détrempant ou en } broyant ensuite avec de la gomme, ou de la colle, ou de t'Iiurle.ll faut attendre que les Inichisquos soient parfaitement secs avant de les brover k l'huile. Les couleurs ainsi broyées k I eau et réduites en trochisques, peuvent être facilem^t conservées sous cette forme pendant un temps indéflni, •o les renfermant dans des endroits secs ou dans des bocaux bien bouchés; mais il ne

faut pas ptrdre de vue qu'après le brojaga préalable, on ne doit les broyer et les mt* lang'T pour en obtenir une teinte, qo'aQUoi que cette première opération a M liite d'une manière convenable*

L'art do broyer exige une très-grinda propreté. La pierre et la molette doivent être bien nettoyées. Lorsmroo a brojé i l'eau, il faut Ihver de suite l'un et rtulreà l'eau; et si la couleur résiste et qu'on m finisse l'emporter k cause des iné(ialit^ de la pierre, on l'écure avec un peu de sablos et d'eau, qu'on brise avec la molette, es q« se fait surtout lorsque l'on ^eut broyer eu» suite nne couleur d'une teinte différeotSi comme du rouge après du iaune ou do ooir. Quand les couleurs ont été broyées ^rhuilei on nettoie la pierre et la molette avec de li même huile, pure et sans couleur, comme si l'on broyait ; et après que la coolearqu était restée a été toute détachée, on enlève l'huile, et l'on passe dessus une miede|>jiQ mé'Jiocremeiit tendre, pour emporter la eoft> lour qui y reste. On répète plusieurs (ou avec de nouvelles mies de paini en appujaot assez fort avec la molette, jusqu'k ce que le pain devienne en petits rouleaux et ne soit plus teint de couleur. Si pat haserd oe par négligence, la couleur séchait sur II

rnerre avant qu'on eût achevé de la brojer, I faudrait l'écurer, k plusieurs reprises, avec du grès ou du sablon, ou encore itsc de l'eau seconde des savonniers, jasqa*l€e 4ue la pierre fût nette, ainsi que la rooleitr, ce qu'on recoimatl en la lavant atec di l'eau. Ceux qui broient ordinairement dt blanc de plomb, nnt une pierre spécialement destinée k cet usage, parce que cette substance se ternit facilement pourpeoquD s'en mêle une autre avec elle. L'emploi de machines k brover fait disparaître une pê^ tie des inconvénients de là méthode qoi vient d'être exposée

BROYOIR. Voy. Bbais.

BROYON (impr.). Angl. broyer: allcm rUhrkeule. instrument dont on faisait usag^ avant l'invention des rouleaux, pour re* muer l'encra et aider k la distribuer sar lei balles. — Espèce de pilon en liois, msm d'un long manche, qui sert k broyer et mè* 1er la chaux, le saute et le gravier, r'^ur faire le béton. — Piège pour prendre la fouines et les belettes.

BRUCELLES. Angl. sprin9iiijpp<rf;ali^m.

fedtrMange. Sorte de petites pincettes dnol les branches font ressort et oui sont i Tu* sage d'un grand nombre d artisans, i^t horlogers particulièrement s'en servent pour tenir les fMèces délicates.

BRUCINIS (chim.). Angl. et allem. ié. Alcali organique découvert en 1819, par PtU Iftier et Caventon dans Técorce de la fao^^ augusture, itryehnoi eolubrina. éettrw (!>» Ion croyait provenir de la Bnieée, èrvrrj ferrugineop plante de l'Abyssinie. Il est roitenu aussi dans la fève ife Saiot-Igtiarr ^e noix vomiquo, autre espèce de alrfckeei; puis dans le bois de couleuvre, etc. Le hnf cine se présente en prismes droits ^ava^

SSI

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DC TECnNOLOGIE.

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