SG
affecle paKiculiëreroent à Tordre dorique, qui admet 2i, 30 et jusqu'è 32 cannelures à ses colonnes ; et la cannelure ornée • celle dont l'intérieur contient , ou d*an bout à Tautre» ou par intervalles seulement, des feuilles-qui serpentent ou des filets ou baguettes qu'on appelle rudeniure. — Le chirurgien désigne par le mot cannelure , la gouttière ou sillon qui se trouve pratiqué sur plusieurs des instruments dont il lait usage. — Petite cavité formée sur chèque c6té de la tète d'une aiguille.
Dans les arts mécaniques, on donne le nom de cannelure à tout petit canal creusé longitudinalement ou en hélice, sur la surface d'un cylindre ou d'un cône en fer, en ibnte ou en cuivre» tels que les cj^lindres de filature et les cylindres alimentaires des machines à battre , è broyer la drèche; les noix et boisseaux de moulins à caTé et i tan; l'intérieur des canons de carabines» les pignons de montres, etc. Lfs cannelures, droites ou en hélice, quand elles doivent être fines, régulières et à vives arêtes, s'exécutent à des machines construites k ûîii effet. Les pignons de montre se tirent à la filière. Les grosses cannelures sur cylindres en fonte, teb que les cylindres de hache-paille, de machine à battre, de broie k chanvre; celles des noix , des boisseaux et meules de moulin en fonte, viennent convenablemeut'au moulage en sable, maïs il faut alors que les modèles soieut établis avec soin. Le nombre considérable de cylindres cannelés qui est nécessaire pour la construction des machines h filer inventées en Angleterre, vers 1769, par Richard Arkwright, fit chercher les moyens les plus simples et les plus économiques d'exécuter ce travail, et I on parvint à se les procurer.
Les machines en usage pour cet objet ont beaucoup d'analogie avec un tour h deux pointes, dont une, tournant librement dans sa poupée, porte un mandrin à quatre vis pour saisir le cylindre, et une plate-formo qu'une alidade arrête à chaque division de cannelure. Les deux poupées sont assujetties l'une h l'autre par des moyens qui permettent de faire varier leur distance , afin de pouvoir oanneler les cylindres de diverses longueurs. Elles forment ainsi un même système avec le cylindre, qu'on fait aller et venir à bras , le lonç de deux barres de fer bien dressées k l'aide d'une crémaillère., d'un pignon et d'une manivelle. L'outil qui creuse la cannelure est fixé à un support qui est retenu lui-même entre les dfeux poupées. Cet outil ou burin , qui doit être du meilleur acier fondu , est tenu è charnière au-dessus du cylindre, dans un plan YertJcal qui passe par son axe ; il ne coupe que dans un sens, et cède pendant le mouvement rétrograde du cylindre. Sans cette disposition, il casserait à l'instant. Pour
3u'j1 coupe bien le fer et le cuivre rouge, il oit être incliné en arrière 4'environ. 8 k 10 degrés; mais on le maintient dans une position perpendiculaire k la direction du cylindre, si celui-ci est en fonte de fer^ ou
en cuivre jaune. Le porte-outil peut se fixer sur un point quelconque de tout l'emce qui parcourt le cylindre et l'outil, ordinai. rement assujetti au mouvement d'une vis de pression , a la faculté de s'approcher oa de s'éloigner plus ou moins du centre, d'où il résulte que sur la même machine on peut canneler non«seuIement des cylindres de toute longueur, mais encore de toute ç;rosseur, depuis 6 millimètres jusqu'k 162 et 216 millimètres.
La cannelure, quandelle est fine et k vire arête, se fait en deux fois, c'est-è-dire qu'on commence k l'ébaucher tout autour, el puis, revenu k la première cannelure , on donna k l'outil tout le fer nécessaire pour Tachever, ayant la précaution do l'arroser cons< tamment d'eau. Mais avant on a dû avoir soin de s'assurer que le cylindre est droit et tourne parfaitement rond. La fonction da burin étant terminée» on le remplace par un morceau de bois frottant debout et avee de l'émeri contre le cylindre, pour lui don* ner le poli. Les cannelures en hélice se font sur des machines du mêoid genre, mais qui sont combinées de manière que le mouvement de translation du cylindre donne en même temps k celui-ci un mouvement de rotation autour de son axe. Le burin reste fixe comme dans le cas des cannelures droites. C'est sur ce principe que sont construites les machines k rayer l'intérieur des canons de carabine.
CANNEQUIN (manuf.). Toile de coton des Indes, dont le commerce se fait principalement sur la côte de Guinée.
CANNKTILLB. Angl. purt; allem. kan^ iilUn Morceau de fil d'or ou d'argent « fin ou faux et plus ou moins gros, qui a été roulé sur une longue aiguille de fer par le moyen d'un rouet, et qu'on emploie cJaus les broderies^les crépines et autres ourrages analogues. La cannetille d'or et d'argent se fabrique k Paris et k Lyon; celle de laiton était autrefois un monopole pour la ville de Nuremberg, mais on en fait aujourd'hui de très-bonne k Trévoux. 11 y a une espèce de cannetille plate qu'on appelle bouillon. — Tissu de laiton, étroit, dont les modistes font usage pour soutenir les ornements de chapeaux. — Fil de laiton argenté et trèsdélié, que l'on roule autour d une corde k boyau ou de métal, pour former les grosses cordes des violons t des basses , de contrebasses etc
CANNETJLLER. Garnir de caunetille.
CANNETIE. Foy. Canbtts.
CANNEVETTE (métrolog.)- Mesure de liquides usitée en Hollande.
CANNIER. Ouvrier qui emploie la canne dans la carrosserie.
CANON. Du grec x^mw, roseau» è cause de la forme creuse du tube des canons* Angl. eannon. Bouche k feu ayant la forme d*un edoe tronqué, dont la partie postérieure se nomme culaisût la partie aniérieure volif% et la cavité intérieure âme. Cette dernière reçoit une certaine quantité de poudre que l*ou enflamme et. qui, faisant explosion»
CAN
DE TECHNOLOGIE
CAN
Gb45se h une dislance plus ou moios considérable un boulet ou de la mitraille. Les canoDS sont communément de bronze, mais on en fait aussi en fonte ou en fer forgé. La p/èce se coule massive ; on la fore ensuite suivant le diamètre de son calibre; puis on la tourne intérieurement et on perce la lumière. La solidité de cette bouche è feu tient en partie è la perfection de son alliage et è $où degré de fusion. Il en est qui peatent tirer jusqu'à 5,000 coups, tandis que d'autres sont hors de service après 1,000 ou 1,200 coups. Autrefois on emplovait toutes sortes de calibres, depuis 96, 48, «0,36, etc., jusqu'à 3, S et môme 1 ; mais à partir de 1732, on n*a guère fait usage , du moins en France, nue des pièces de 2%, de 16, de 12, de 8, de 6 et de k, Atijourd'bui celle de 6 est è peu près supprimée. Les canons sont montés sur des affûts. Les auteurs ne sont point d'accord sur la date de Tintroduction de celte arme dans les armées ; mais ]e plus
!;rand nombre admet qu'on s'en servit pour j première fuis au xtv* siècle, selon les uns h la bataille de Crécy, en 1346 : suivant d'autres, au siège d'Algési ras, en 1343.
Le mot canon désigne aussi la partie de taute arme à feu qui reçoit de la poudre et des proiectiles. Ceux de fusils de munition et de chasse se font en fer forgé. On prend è cet effet plusieurs morceaux de fer qu'on soude ensemble, et qu*on étire ensuite sous im martinet , de manière à produire une irimequ*on appelle lame à canon; puis on rapproche les bordsde cette lame de façon à former un tube, et quand ils sont croisés dans toute la longueur , on les soude avec la plus minutieuse attention. Les arquebusiers fabriquent, en outre, un canon rtàbané (angi. iwiêie$ barrel; allem, gedrehter lauf)^ en soudant sur un canon fort mince un ru<ban de fer que l'on roule successivement tout autour et sur toute sa longueur ; puis un canon iorduàFitoti qui résiste mieox ^ resplosion de la poudre ; et enfin des canons rajrés, cannelés, damassés, filés, etc. Le canoB de Pborloger (angl. tocket; è\' Wm, xtigtrrohre) est un petit cj^lindre percé de part en part, sur lequel on rive une roue, comme celle des heures, par exemple, qu'on appelle roue de canon ou de cadrât.— Celui du rubaaier est un petit tube de bois sur lequel on met la soie de la trame.— Chez le boutonnier, te canon est la partie supérieure d'un bois fort large.— Chez le chaudronnier p c'est un morceau de fer percé que Ton appuie è l'endroit où i*on veut ]>iircer une pièce. — Cbez le tourneur, c'est un cylindre creux qui traverse la verge de !• r pour reioindre la botte au mandrin. — !Ibez le balancier, c'est une boite cvlindri* ]tia dans laquelle est renfermée la branche in peson i ressort. — Chez le serrurier , r'est la pièce de la serrure qui reçoit la rlef» puis la partie forée de la clef» — Chez e marchand de vin, c'est une mesure qui eprésente le huitième d'un litre. -^ Chez ^apothicaire, c'est le corps de la seringue, cl instrument, que Molière le mal appris
donne pour arme de combat k ce praticien , et un petit vase destiné k recevoir certaines préparations. — On dit aussi un canon de soufre. — Les émailleurs appellent ca-> ' nons les plus gros filets d'émail employés pour le travail, — En termes de fabricant de soie, le canon à dévider est un instrument qui reçoit le bout de la broche à dévider pour soutenir la dévideuse.
CANON (impr.j.an^l. canon; allem. kànon.
Nom que portent divers caractères d'impression qu'on emploie particulièrement four les affiches. Le petit canon porte 16 32 points; le gros canon , 40 a U; le double canon, 48 à 56; et le triple canon, 72. Il est même des canons qui dépassent ce nombre.
CANON A VAPEUR. Il fut inventé par Perkins, et peut, dit-on, lancer jusau'à 200 boulets par minute ; mais on en a dédaigné rusag<3.
CANON DE YOLTA. Instrument qui a la forme d'un canon, et qui est composé comme le pistolet de VoUa. Yoy. ce mot.
CANON-HARPON. Sorte d'arme inventée en 1835* Les pêcheurs peuvent, par son emploi, atteindre des baleines et autres gros cétacés à une distance de plus de 33 mètres, au moyen d'un harpon que contient l'arme et qui est projeté avec une force considérable.
CANONNERIE (fond.) Angl. gun-fondery; allem. kanonengieuerei. Endroit particulier d*une fonderie où Ton fabrique les canons.
CANONNIÈRE. Ouverture qu'on nratiaue dans les gros murs pour faciliter I écoulement des eaui. — Ouverture établie au fond des écluses pour laisser échapper l'eau. ^ Petite tente qui n'est point close et n'offre qu'une espèce de toit.
GANONNISTE. Nom de l'ouvrier qui fond les pièces de canon.
CANOPE. Moule de l'aiguille crénelée et aplatie dont on fait usage pour abattre la cataracte
CANOÛRGE (manuf.). Sorte d'étoffe de laine.
CANGDE (manuf.). knij.chineee ihirting ; cbin. hetndenteinwand. Toile de c(»lon avec laquelle les Chinois font leurs chemises.
CANTABRDNE. Sorte de flacon que .les journaliers du Midi emplissent de vin pour aller au travail.
CANTAL (écon. rur.). Sorte de fromage qu'on fabrique en Auvergne.
CANTAR (métrolog.). Quintal turc usité en Grèce et dans tout le Levant. Il équivaut è SO kilogrammes.
CANTARE (métrolog.). Mesure portugaise qui est la moitié de Valmud.
CANTARO (métrolog.). Poids dont la valeur varie suivant les pays où il se. trouve en usage. A Palerme» il vaut 137 kilogrammes 50 centigrammes; à Tunis » 50 kilogrammes; etc.
CANTËR (charp.). Mettre sur le can ou poser de champ.
GANTDARIDINE (chim.). Principe immé* diat d'où provient la propriété épispatique
CAN
CAO
dès mouches caiHbarides. C'est une substance blanche qui 5e présente en petites lames crîslallfsées ; elle est yolatile et insoluble dans Teau.
GANTHARISTE (comm.). Nom que porte une sorte* de vin qu'on importe d'ontre-mer,
CANTHROPE ou CANTHR0P9 (chîm.).
Du grec nMapaç^ coin, et u^, œil. Gouleao d'un vase qui a un peu de pente et dans lequel on fait couler des liquides par décantation.
CANTIBAI (charp.). On donnait ce nom, autrerois, aux dosses ou pieds de bois fendus et pleins de défauts.
CANTIBAN (charp.). Bois qui n'a de flacbe que d'un cAté.
CANTINE. De l'italien cantina, dérivé du celt. eanî^ vase, et gonin^ otitti, m, vin. Sorte de coffret k compartiments dont on se sert en voyage pour recevoir des bouteilles de vin ou de liqueurs.
CANTONNÉ (archît.). Se dit d'unbâliraent dont les encoignures sont ornées d'une colonne , d'un pilastre » de chaînes ou de pierres \ ou bien dont les assises solit marquées par des refends ou des bossages.
CANTONNEMENT (agricult.). Partie d'un terrain consacré à recevoir des bestiaux malades.
^ CANTONNER (agricult.}. Mettre des bestiaux malades en cantonnement.
CANTONNIER. Ouvrier qui est en station sur les chemins qu'il doit réparer et entretenir sur une longueur d'environ 4,800 mètres. Outre les travaux auxquels ils sont spécialement appelés» ils doivent prêter gratuitement assistance aux voituriers et voyageurs atteints par des accidents. On compte en France de t2 k 13,000 de ces employés qui sont régis par un règlement du 10 février 1835, modifié par un arrêt du 10 jan« vier 1852. Sur les chemins de fer, le car>tonnier doit tenir la voie en parfait état de propreté, veiller à en écarter tout ce qui pourrait causer un accident, et donner aux convois en marche certains signaux prescrits par les règlements.
CANTONNIÈRE. Pièce de la tenture d'un lit i colonnes, qui couvre les colonnes du pied du lit et passe pap-dessus les rideaux. — Sorte de tenture qui passe par-dessus les rideaux d'une fenêtre et qu on relève et dispose k sa guise. —En serrurerie, la cantennière (angi. angular iron-band; allem. eckband) se dit des morceaux de fer-blanc ou de fer qui servent è fortiQer l'assemblage d'une imalle, d'un coffre, etc. — Eo termes d'imprimerie, on appelle de ce nom quatre bouts ou pièces de fer qui sont fixés en triangle, de manière à embrasser carrément chaque coin ou angle du train de la presse, et servent k maintenir une forme au moyen de coins de bois que l'on aioute selon la grandeur ou la petitesse relative du format. Il jr a des cantonnières droites et des cantonnières courbées. •'
C ANTRE (Eabr. de tiss.). Partie de l'our^ dissoir dans laquelle on passe les rocbets pour ourdif. C'est une espèce de banc sur-
monté de quelques montants et d'one traverse supérieure qui les rassemble. Les montants sont percés de trous è la mërne hauteur et également espacés, de manière qu'une même broche de fer puisse les traverser tous. Ces broches de fer servent d'axe k des bobines sur lesquelles sont dévidées les soies qu'on veut ourdir. La cantre s^rt à l'ourdisseur, quelle que so't la substance qu'il ourdit, et est employée au même usage. Elle est verticale pour la soie, ordinairement horizontale pour la laine, et io^ clinée pour certaines étoffes.
CANULE. De eannula^ dimin. de emuia, roseau. Tube de dimensions diverses, solide ou flexible, droit ou courbe, que Ton construit en fer, en plomb, en argent ou en caoutchouc , et dont on fait usage dans un grand nombre d'opérations chirurgicales.
CANULETTE. Forte pagaie ou aviron dont font usHRe tes pêcheurs de Quito au Pérou. CANUT. Nom par lequel on désigne vulgairement, à Lyon, l'ouvrier en soie des fabriques.
CAOUTCHINE (chim.). Substance cristalline qu'on obtient par la distillation du Caoutchouc.
CAOUTCHOUC ou GOMME ELASTIQUE.
Angl. caoufsAotie; allem. kautschnk. Substancequ*onobtientde la dessiccation d'un suc laiteux produit par plusieurs plantes de l'Amérique méridionale et des Indes orienlales, particulièrement duja<ropAae/as/tca,ouAn'«a ffutanensû.Vienneni ensuite Veuphorbxapur' purea, Vurceola etastica^ le sapium aucupo' rium^ etc. Le caoutchouc n'est connu en Europe que depuis un siècle environ: un nommé Fresnau en fit la découverte è la Guyane vers 1736 , et la Condamine en envoya , en 1751 , la prenaiôre description scientifique. La couleur de cette substance est communément brunâtre ; elle est sans odeur ni saveur. Sa densité varie de 0,92 à 0,94 ; elle est inaltérable à l'air, molle, flexible, imperméable» et extrêmement élastique. Elle se compose en grande partie de deux principes particuliers renfermant du carbone et de rhydrogène, et que H. Payen a isolés en 1852: l'un, éminemment tenace et presque insoluble, élastique, dilatable; l'autre, plus soluble, est essentiellement adhésif. Ce dernier, soumis à l'action d'une douce chaleur, se ramollit assez pour se souder avec iui-mâme ; k une température supérieure il entre en fusion, prend la consistance du goudron et conserve cet état, après le refroidissement, pendant des années; enfin, à une chaleur plus élevée encore , il se décoippose et donne alors, k la disiillation, des huiles volatiles et odorantes appelées caouiehinê^ qui jouissent de la propriété de.le dissoudre rapidement. Mis en contact avec la Qamme d'une bougie, il prend feu aassit6t et brûle avec rapidité; il est insoluble dans Teau et Talcûol ; mais il se dissout dans Tétber pur ainsi que dans les huiles essentielles, telles que la benzine, Tessence de térébentbiiic et le sulfure de carbone. Ce dernier agent, ad*
CAP
DE TECUNOLOCIE.
CAP
ditionné de 6 à 8 parties d'alcooly cunstîtne le meilleur dissolvaBt dn caoutchoac. Les acides, h la température ordinaire, ootjpeu d'action sur lui.
Son eitraclion se pratique principalement h la Guyane, an Brésil, k Java, à Singapore, h Assam, etc. Pour Tobtenir du végétal, qui ne le contient qu*à l'état de suc émuU sif, 00 commence par bien débarrasser l'écorce de toutes les impuretés quiponrraient 7 être filées ; puis, h Taide d'un instrument tranchant, on y fait des incisions obliques qui pénètrent totalement l'écorce, et qui sont disposées les unes au-dessus des autres. Immédiatement au-dessous de la plus inférieure, on file, avec de la terre glaise, une feuille assez large pour recevoir tout le suc qui s'écoule des incisions, et former une espèce de gouttière qui le conduit dans un vase de calebasse placé convenablement.
Ce suc lactescent est très^fluide au moment de son extraction; mais il se coagule assex promptement et il acquiert cette ténacité élastique (lui caractérise le caoutchouc. Pour expédier cette matière dans le commerce, on lui donne différentes formes, et particolièrement celle de petites bouteilles on poires. On commence par faire un moule en argile, de la figure qu'on veut obtenir ; on adapte ce moule à un morceau de bois
S mi lai sert de manche, puis on le polit paraîtemenl h l'aide de l'eau. Lorsque le moule est bien préparé, on l'endtiit d'une couche de suc laiteux, et on l'expose immédiatement à une fumée très-»épaisse ; mais on évite avec soin une chaleur trop forte, pour ne pas décomposer le caoutchouc. Il faut, pour que la couche soit bien égale, 8Toir soin ne tourner le moule sans cesse. Uoe fois* que l'enduit a pris une teinte jaune et qu'il lie s'attache plus aux doigts, on en met une seconde couche, et ainsi de suite, jusqu'à ce que le vase soit assez épais. On termine en imprimante la surface encore molle différentes figures ou dessins. On reçoit aussi dans le commerce de la gomme étastique en planche ou lanières, de quel-
3aes lignes d épaisseur et de plusieurs pieds e longueur.
L*usa£e du caoutchouc est très-répandu el ses applications sont nombreuses. La
{>lus ancienne est de ^employe^ pour effacer e crayon de mine de plomb et adoucir le papier. 11 sert eusuiteà faire des baltes élastiques; k fabriquer des tubes destinés aux appareils de chimie, et des instruments de chirurgie, tels que sondes, canules et bonis de sein; des conduits acoustiques; puis des chaussures et des étoffes imperméables* L'invention des étoffes ainsi obtenues est due aux Indiens, et cette industrie a pris un dévelopement remarauable, depois qu'elle a été exploitée par MM. Rattier, tiiiibal et quelques autres manufacturiers renommés. On est parvenu aussi k réduire le caoutchooc en flîs très-minces avec les-
de lin et k une certaine quantité de résine, on en fait un vernis pour les cuivres. On emploie également au lieu du caoutchouc pur, le caoutchouc dit eu/camV» dans lequel on a incorporé du soufre,.soit directement, soit au moyen du sulfure de carbonate ou du chlorure de soufre. Le caoutchouc fondu est très-avantageux pour oindre les robinets, et un bouchon qui. en est enduit devient tout k fait imperméable. Le caoutchouc entre aussi dans la composition de la eolU navale ou glu marUime^ employée dans la construction et le calfatage des navires; enfin, on a construit.des bateaux de sauvetage avec des planches faites de caoutchouc et de liéRO broyé. .
GAOUTCHODG ARTIFICIEL (chim.). Sa découverte appartient k M. le docteur Barrat. On l'obtient en soumettant les corps gras k la double influence d'une haute température et de l'oxygène de l'air. Tous ces corps en contiennent dans des proportions diverses : très-abondant dans les huiles siccatives, comme celles de colza et de ehènevis, il est moindre dans les huiles d'olives et de pieds de bœufs, et ne se montre gu'en faible quantité dans la graisse, le suif, le beurre et la cire. C'est une substance solide, de couleur jaune, insoluble dans l'eau, l'alcool et les acides affaiblis , mais se dissolvant dans l'élher et dans l'essence de térébenthine. Elle prend feu avec la plus
f;rande facilité el brûle en répandant une umière très-vi?e. Les plus grands rapports existent entre le caoulchopc artificiel et le caoutchouc naturel. Ils ont les mêmes dissolvants; mais ils diffèrent quant au mode d'élasticité. Celle du caoutchouc naturel jouit d'une prof)riété d'allongement seulement; dans l'artificiel, au contraire, Télasticilé se produit dans tous les sens, ce qui le rend essentiellement propre k être employé comme ressort. Sa souplesse est telle en effet, k ce qu'on prétend, que, si on l'enveloppe dans un tissu, il simule parfaitement une vessie remplie d'air. Son application aux bandages herniaires est donc des pins avantageuses.
CAPACITÉ. En latin capacUaâ^ de eapto, je prends, je comprends. £n phvsi(]ue: on entend par capacité pour le calorique^ la disposition particulière de chaque corps k s'emparer de plus ou moins de calorique, pour élever sa température. — La capaciii de Maturation d'un acide exprime, en chimie, la quantité d'oxygène qui réclame une base, pour qu'elle puisse donner naissance k un sel parfaitement neutre. — En roétrologicr les mesures de capacité sont celles qui servent k déterminer le volume des liquides et des matières sèches, telles gue le grain, les racines alimentaires, certains fruits, le charbon, etc.
CAPADE. Ce mot exprime la quantité de laine ou de poil qu'il faut employer pour fabriquer un chapeau. Celui-ci est composé de quatre capadea que Ton feutre sur le bassin et qu on foule ensuite avec la lie de vin.
CAP
0ICT1OKNA1RE
CAP
37fi
CAPARAÇON. De l'espagnol eaparaxan.
Couverture cl*éloffe pour le cheval.
CAPE (cosl.)- Sorte de manteau à capu* chon. — VAtament dont les femmes se cou-> vrent la télé dans plusieurs provinces, et particulièrementldans la région pyrénéenne. CAPEIRON. Sorte de filet de poche.
CAPELINE. Du latin eoput, tête. Sorte de bandage qu'on appelle anssi bandage récurrent^ et qui» par sa figure, ressemble è une coiffe ou bonnet. On distingue la capeline de tite ou bonnet d'IIippccrate^ dont on faisait usage autrefois pour remédier h Técarlement des sutures ; la capeline de la c{avtcu/e« et celles pour TamputatTon du bras, de la cuisse, etc. — Nom que dooneut les plomassiers à certains panaches.
CAPELLA (chim.). Vaisseau semblable au cnapiteau d'un alambic.
CAPHISOLS (métrolog.). Mesure de capa* cité pour les liquides et les matières siehes« Elle est employée en Egypte et dans l*Asie, et équivaut è 1 hectolitre 86 litres.
CAPICHA (métrolog.). Mesure de capacité pour les matières sèches usitée dans Plusieurs parties de TAsie. Le eapicha de Perse Taut 6 litres 51 centilitres.
CAPILLAIRE, pu latin capillui, cheveu.
Se dit, en physique, des phénomènes d'ascension et de dépression qu'offre la colonne d'un liquide dans lequel on plonge l'extrémité inférieure d*un tube délié.
CAPILLARITÉ. Angl. capillarity; allem.
haarrëhrchenanziehung. Force qui élève ou déprime les petites colonnes liquides dans Tintérieur des tubes cai^illaires. On la nomme aussi attraction capillaire^ et les phénomènes qu'elle présente ont été l'objet d'une étude particulière pour Jurin, Clairaut, de Laplace, Young, Gay-Lussao et Poisson.
Lorsqu'on plonge dans Teau Textrémilé d'un tube de l'épaisseur de quelques millimètres, on voit, dans l'intérieur de ce tube, Je niveau de l'eau .s'élever au-dessus du niveau extérieur; et si l'on opère avec le mercure, c'est au contraire le niveau intérieur qui s'abaisse au-dessous du niveau extérieur. En faisant l'expérience avec des tubes de diamètres variables, on est arrivé à celle loi, que — les longueur» dee colon-ne$ soulevéet on déprimén sont en raison inverse des diamètres des tubes. — Toutes Jes fois qu*il y a ascension, le sommet de }a colonne liquide prend la forme d'un ménisque concave; et quand il y a dépression, le ménisque est convexe. Les mêmes phénomènes d'ascension ou de dépression se produisent avec des lames, des tubes coniques, prismatiques, etc. Les solides et les liquides ne peuvent, en général, se toucher, sans que la surfare mobile du liquide éprouve, près du contact, une déformation plus ou moins prononcée. Il y a toujours ascension d*un liquide quand il mouille la surface, et dépresiion lorsqu'il ne la mouille pas. La capillarité donne également lieu h des attractions et è des répulsions, par l'effet des courbures des surfaces. Ainsi, par exemple» deux boules de liège» posées sur
l'eau et mouillées par ce liquide, n*cxercent aucune action l'une sur l'autre, lors-
Su'elles se trouvent placées h uoe certaino istance ; mais aussitôt qu'on les rapproche à une distance capillaire c'est-à-dire assez près pour que les deux surfaces du liquide sonlevé autour d'elles se touchent, ou se croisent, il se produit alors une vive attraction. Enfin, deux balles dont Tune se mouille, comme le verre» et dont l'autre ne se mouille pas, comme la cire, se repoussent toujours lorsqu'elles arrivent & la dislance capillaire.
CAPITALE 00 MAJUSCULE (impr.) Du latin capitalisa dérivé de caput^ tète, chef. Angl. capital lettet ; allem. grosser bwkstahe. On appelle, en typographie, iHtrti capitales ce que (a grammaire nomme (el^re# majuscules^ et qu'on place principalement au commencement d'un alineat d'une pbra* se, d'un nom propre, etc. On distinguo les grandes et les petites capitales. — On faisaU usage, anciennement d'une écriture dite écriture capitaU, laquelle fut remplacée par l'onciale. — Dans les savonneries la lie capitale est celle que laisse la potasse au fond des chaudières où l'on fait le savon.
CAPITEL. On nomma ainsi la partie la plus liquide et la plus claire d'une lessive composée de cendres, d'eao et de chaux vive, pour fabriquer du savon.
CAPITOU. Angl. flock-silk; allem. ftociseide. Bourre qu'on tire de dessus le cocon, après qu'on en a enlevé la bonne soie. On la nomme aussi filoselle et fleuret. — Etotîe commune faite avec cette bourre.
CAPNOFUGE. Du çrec mirvoc , famée, et )MV7<» , j'évite. Qui préserve de la fu« mée. On construit dos cheminées eapnofuges.
CAPNOMOR (chim.). Un des produits de la distillation du goudron.
CAPOC (comm.). Espèce de coton, doux comme la soie, <iue fournit le capoquier, espèce de cotonnier, mais qui est trop court pour être flié. On en fait , dans les Indes orientales comme en Europe, des matelas, des coussins, etc.
CAPONNIÈRE. Communication établie entre les ouvrages d'une place fortiGée. — Logement creusé en terre et pouvant recevoir au moins une vingtaine d'hommes qui peuvent tirer à rez-de-chaussée. Dans cette acception, ce mot est remplacé aujourd'hui par celui d'embuscade.
CAPOTE. Sorte de vêlement d'étoffe chaude, qui peut se mettre sur un autre habit. — Espèce de chapeau de femme. -* Couverture en sonfSet d'un cabriolet ou d^ine calèche. ^ Poche de toile ouverte aux deux extrémités, dans laquelle on passe la tète d'un cheval qu'on veut assujettir ou abattre. — Tuyau de fonte, de tôle ou de terre que les fumistes placent aa faite d'une cheminée, pour faciliter ia sortie de la fUmée.
CAPOULIÈRE. Nappe de filets h larges mailles que les pêcheurs placent à feutrée
sn
CAP
DE TECHNOLOGIE
CAR
des boordigues, aHn que les poissons ne paissent s'échapper.
CAPPK (écon. rnr.). Es|)èce de croûte qui se forme h la surfaire du cidre qui reste en vidange dans un tonneau. On oonne aussi ce nom, dans les sucreries, è des morceaux de bois légers ou minces qu'on emploie pour couvrir les formes cassées et les mettre ainsi en état de continuer encore un peu lenr service.
CAPPELLINO (roonn.}. Petite monnaie deModène, qni vaut 12 centimes et demie.
CAPELLONO (monn.). Petite monnaie de Modène, nui vaut S5 centimes.
CAPBATE (chim.). Genre de sels formés parla combinaison de Pacîde capriqueavec les bases snliflables.
CAPRICE. On donno le nom de caprices âepierres h des veines do houille qui vont dn nord au midi, c'est-à-dire qui nesuivent pas leur direction ordinaire.
CAPRIFICATION'(agricult.). Du latin tapripcui, figuier sauvage. Procédé qui était en usage chez les anciens pour hâter la maturation des Bgues, et qui s'est conservé dans le Levant et en Italie. Il consiste à placer sur des flguiers ayant, leur fruit de peliis paquets de figues remplies d'une espèce d insectes appelés ry'nips, qui vivent sur le figuier sauvage. Ces insectes se répandent alors sur les fruits de l'arbre sou- !nis à Texpérience, pénètrent dans Tintérieur, et accélèrent ainsi la maturation. Celte pratique n'est pas généralement apl^ronvée : quelques-uns la remplacent en cernant l'œil de la figue ; d'autres piquent celle-ci avec une aiguille trempée dans l'huile.
CAPRINE (ehim.)* Substance grasse, qui, parla saporiflcation.se transforme en acide caprÎQue et en gljrcérîne.5
CAPRIQDE (Acide). Du latin capra, chèvre. Il a été élirait du beurre par M. Chevreuil, et renferme du carbone, de Tbjdrogène et de Toxygèoe, dans les proportions de C*«B'*0*HO. Il a une forte odeur de bouc que lui emprunte en partiale fromage, et se prend, par le froid, en une masse d aiguilles. Ou l'obtient par l'action de l'acide sur les corps gras, sur la bile, l'essence de rue, etc.
CAPR0ATB3 (chim.). Angl. tU; allem.
caproinsaurtB ialx. Sel provenant de In combinaison de l'acide caproiquo avec une base snlifiable.
CAPROIQUE (Acide). Acide gras et huileux qui se rencontre dans le beurre raoce et le fromage, avec l'acide caprique, et renferme C"H"0'H0. On peut aussi l'obtenir artiliciellement.
CAPSICINB (chim.). Substance élémentaire Acre, oléagineuse ou résinoïde, provenant du piment commun ou capiicum.
CAPSULE (chim.). Du latin capau/a, diminutif de capsa^ botte. Angl. small.case:
atlem. oAraucAscAa/e, vase arrondi en forme de calotte dont on fait usage pour faire évaporer un liquide.
CAPSULE FULMINANTE. Angl. parcus-
ston cap: allem. jiiîiitfArdpncAeii/ Petit cylindre de cuiyre, ouvert a'un cdté, quise place sur la cheminée d*nn fusil h piston, où il s'embotte exactement, et au fond duquel se trouve une amorce de poudre fulminante qui éclate sous le coup sec du chien et enflamme la poudre de charge.
CAPUCHON. Du latin capui, tète. Partie d'un'vètement quelconque, qui couvre la tête comme un Yétement. Sa forme est variable, surtout dans le costume religieux.
CAPUCINE (arqueb.). Angl. capuchine; allem. spiixrmre. Anneau de fer ou de cuivre qui assujettit sur son bois le canon d'une arme k feu h l'usage des troupes. — Le potier nomme aussi^ capucine, une petite écuelle de terre qufest munie d'une queue.
CAPUT-MORTUUM. Expression pariaquelle les chimistes désignaient autrefois le résidu de certaines opérations.
CAQUAGE(comm.). Sorte de façon que l'on donne aux harengs en nacq, lorsqu on veut les saler.
CAQUE. Du celt. cacx^ caisse. Espag.
caca ; angl. cagg. Petit baril dans lequel on enferme les harengs qu'on a apprêtés et salés, industrie qui. fut inventée, en 1397, par un pêcheur hollandais nommé Beuckels. — Espèce de tonneau dont les chandeliers font usag[e pour recevoir le suif fondu. — Petit baril destiné è contenir de la poudre à canon. — Qoartaut de vin de Champagne. — Fourneau cylindrique sur lequel les ciriers placent la poêle où doit fondre la cire.
CAQUETOIRE. Chaise basse, sans bras et h dos élevé. — Bflton placé au milieu des mancherons de la charrue et sur lequel s'appoie le laboureur.
CAQUEUR. L'ouvrier qui met les harengs en caque. — Celui qui prépare la cire dans une poêle, sur le fourneau appelé caque. -— Celui qui verse dans un tonneau le suif fondu destiné à faire de la chandelle. — Celui qui emplit de poudre ou de salpêtre les petits barils destinés à cet usage.
CARABAS. Nom que Ton donnait autrefois à une sorte de char-h-bancs, voiture longue et garnie de bancs.
CARABIN. Petit morceau de peau qui forme la Jonction des doigts du gant.
CARABINE (arqueb.). De Tarabe karab^ arme. Arme à feu portative et courte, dont l'intérieur est roulé en spirale, qui se char-^ ge communément à balle forcée, et porte plus juste et plus loin que le fusil ordinaire» Cette arme a été periectionnée de notre temps par MM. Delvigne, Minié, Devisme,^ etc. On appelle cara6mefrm^e, celle qui est construite de manière à pouvoir s'allach'jr è Tarçon de la selle.
CARABINER. C'est tracer h l'intérieur d'un fusil des lignes longitudinales ou cir- Cul II ires
CARABINEUR. Celui qui carabine un canon de fusil.
CARACO (cost.). Sorte de vêlement de femme dont la mode ou l'usage est tour à tour atmndonné ou repris.
CAR
OICTIONNÀIRB
CAR
CARACOL (arcbit.)* Escalier construit en soi raie.
CARACTÈRES (imp.). Da grec x^P^'^h empreinte» marque. On désigne, par ce terme, les différentes espèces de lettres donc il est fait emploi en typographie; ce sont de petits morceaux de métal, en forme de parallélipipèdes, hauts de 2 à 3 centimètres, dont chacun porte gravé en relief et dans un sens contraire k celui qu'offre Timpression, une lettre, on chiffre, ou tout autre signe employé dans l'imprimerie. La matière de ces caractères est un alliage d*aDtimoine et de plomb, auquel eu ajoute quelquefois de l'étain et du cuivre pour en augmenter la dureté. Schœffer est rinfenteur de'ces*caraclères mobiles. Pendant long« temps on n'en employa quede|deux espèces ; le romoin ou perpendiculaire; et VUalique ou penché de droite k gaucne; tous ceux inventés en Italie par Jenson et Aide Manuce. Le premier s'introduisit en France 80US Louis XI; le second, après avoir été perfectionné par Gnramond, y fut importé par Simon de Colines. Aujourd'hui, outre certains genres d'écritures, comme Tanj^bit* se, la bâtarde^ la eoulie^ la ronde^ la gothu quef etc., que reproduit la typographie, elle emploie un certain nombre de caractères Taries qui portent les noms suivants : Le eanonf gros caractère dont on fait particulièrement usage pour les affiches ; le cicéro^ placé entre la philosophie et le saint-augus* tin ; la /tnonci^e, caractère qui imite l'écriture; la gaillarde^ qui se trouve entre le petit romain et le petit texte ; le groi parangon , caractère au-dessous du petit canon ; le groi romain^ qui est au-dessous du parangon ; la^rofse nonfareille^ canactère d'affiche ; Vitaltque^ caractère penché ; la mignonne, qui est entre la nompareille et le petit texte; la nonparf i7/e, placée entre le petit texte et la parisienne; la pa/es/tne, caractère entre le gros-paragon et le petit canon ; le parangon caractère d*affiches ; la porjsiennf, qui portait autrefois le nom de êédanoUe^ et qui est entre la perle et la nonnareille; la perle ^ très-petit caractère au-dessous de la parisienne ; le petit canon^ caractère d'affiches ; le petit romain, qui prend rang entre la gaillarde et la philosophie ; le petit texte, placé entre la mignonne et le petit romain; la philosophie, qui vient entrrtie petit romain et le cicéro : le eaint auguitin, rangé entre le cicéro et le petit romain; et le triemégiste, placé entre le gros et le petit canon.
Los typographes désignent aussi les caractères par le nombre de points que comporte leur corps, division qui fut conçue par François Ambroise Didot. Ainsi,
L« perle se désigne par à points.
La parisienne ou sédànoiie. 5
La noopareille. 6
La mignonne. 7
Le peut leite. 7 i/t
La gaillarde. 8
Le petit romato. 9
La philosophie. tO
Ledeéro. Il
Lo saist-mgQsUfi. iS oo U
Le gros texte. ii
Le gros romain. 16
Le petit parangon. iâ
Le gros paranffon. 20
La Palestine. ' 22
Le petit canon. 26
Le trismégiste. 85
Le gros canon. 42
Le triple e^non 72
La grosse nonpareille, 96
L'imprimerie Impériale possède acluelle« ment une collection complète des types de toutes les langues connues, depuisl'alpbabet français jusqu'aux caractères hiéroglyphique$ des Egyptiens, et les euniiformet des Ghaldéens.
CARAFE (verrer.). Vase de verre plus large par le bas que par le haut.
CARAFON. Petite carafe. — Vaisseau de bois qui sert h faire rafraîchir une ca» rafe.
. CARAGACHE (comm.). Sorte de coton de Smyrne.
CARAGNE (comm.). Substance gommorésineuse qui nous vient en morceaux de la grosseur d'une noix, d'un vert noirAtreà Textérieur et d'une teinte marbrée au dedans. On croit que cette substance est le Eroduit d'un arbre de la famille des téréinthacées qui croit à la Colombie et qu'oo appelle arbre de la folie»
CARAGROUCHl (inonn.). Ancienne mennaie turque» en argent, qui valait trois francs.
CARANATE. Nom que donnent les pécheurs à de petites crevettes qui servent d'amorce.
CARAQUE (comm.). Cacao da qualité supérieure ,qu on recueille sur la cAle Je Caracas.
CARAT (mélrolog.). Du grec xt/sôriot, petit poids. Unité de poids dont on faisait usage avant l'adoption du système décimai, pour peser les diamants, les perles et les pierres précieuses. Le carat représentait k grains ou environ 22 centigrammes. — Les orfèvres et les bijoutiers appelaient carat de fin, le vingt^^quatrième degré de finesse d'une pièce iTor pur ; et carat de pris, la vingt-quatrième partie de la valeur aune once ou d'un marc d'or. — On donnait aussi le nom de carat è de petits diamants qui se vendaient au poids.
CARATDRB. Angl. alligation; allem. hratirung. Mélange d'or et d'argent seul, ou d'argent et de mercure, dans des proportions données, avec lequel on fait des aiguilles d'essai pour l'or.
CARAVELLE ou CARVELLE. Espèce de clou, long de <^ À 5 centimètres.
CARRATINE. Ce mot désigne, en termes de bouchers et de tanneurs, une peau de bôle nouvellement écorehée.
CARBAZOTATE (chim.). Genre de sels formés par la combinaison de l'acide carbazotique avec les bases salifiables. Foy. nt* tropi g rate •
CARBAZOTIQUE (Acidb). Il est obtenu ar l'action de l'acide nitrique sur iMndigOi asalicine, l'huile de goudron. On le nomme aussi acide nitro'picrique t et son am«r-
fi
CAR
DE IhCHNULUGie.
tiifce fe lainlt appeler autrefois amer d$
WMtr.
CAKBOHTDRIQUE (Acide). Acide qui résulte delà combinaison da suiSde hydrique arec leiiuiOde carbonique.
CARBONATE (chim.). Du latin carho^ cbArbon. AngL eùthonait ; allero. earbonaL Sel formé par la combinaison de Tacide carbonique at ec les bases et dont le caractère le plus marquant est de donner, par Taction de presque tous les acides, un aé{;agenient plus ou moins considérable de gaz incolore, rougissant le loornesol, précipitant Jes eaui lie ebaux et éteignant les corps en ignilion. Les carbonates sont assez nombreux, el pArmi les principaux se trouvent U carbo' naie d'ammoniaque 9 dit aussi alcali volatil concret et tel volatil d^ Angleterre: te carbo» note de baryte ou baryte earbonatie; le car* honate de chaux ou chaux earbonatie; le ctffhmate de cuivre^ vert de gris ou cuivre carbonate; le carbonate de fer ou fer carbo" noté; le carbonate demagnéiie ou magnéeie; }$ carbonate de plomb ou ciruse; le carbo* note de potaeee ou potasee du commerce; puis les carbonates de soude, de zinc, etc.
CARBONE (cbtm.). Angl. carbon; allem.
kohicnito/f. Corps simple gui constitue en parlie le charbon noir et qui existe pur dans le diamant. La houille et le lignite le re« présentent aussi plus ou moins impur; et louCes les matières végétales et animales en contiennent de combiné avec d'autres éléments, surtout avec l'hydrogène, Toxygène (rt Tazote. Le carbone pur est sans saveur ni odeur ; il est complètement Bxe et infusible au feu le plas violent ; et lorsqu'on le chauffe au contact de l'air, il se combinearec Toxygène, brûle et se convertit, suivant les proportions de l'oxygène, ou en gaz tcîde carbonique, ou en gaz oxyde de carbonne* Lorsque le charbon brûle dans un fourneau où la chaleur est très-intense et où e courant cfair se trouve trop faible relaivemenl au Tolume du combustible employé, le prodoit de la combustion consiste dncipalemeut en oxyde de carbone brûlant rec une flamoQe bleue qui dépasse la chejinée du fourneau.
CARBONE (Oxidbde). Gaz découvert par riesilef ; niais dont la nature ne fut bien êterminée qu'en 1802, par Cruikshank, en' <:o55e, et par Glémeni-Désormes, en France, u gaz, composé de carbone et d'oxygène ans les rapports de CO, est incolore, infore et insipide; sa densité, comparée à )lle de Pair, est de 0,9678; et il brûle avec le flamme bleue en se transformant en hïe. carbonique. On l'obtient, soit en chaufl'i dans une cornue de la craie avec du arboD, soil en décomposant de l'acide ;alique par de l'acide sulfurique, et diriani te mélange gazeux d'acide carbonique (i'oiyde de carbone dans une lessive de lasse qui n'absorbe que l'acide carbo- 4U^. L*ozyd6 de carbone est un gaz déiée des plus redoutables ; car, respiré en -taine quantité, il provoque bientôt lu ver- ;e, la perte du sentiment» une extrême dé-
bilité, des doolenrs aignfis et générales, puis une asphyxie complète suivie rapidement de la mort.
CARBONÉ, CARBONEUX (chim.). Qui contient du carbone.
CARBONIQUE (Acidb). Angl. car6otiie acid; allem. kohlenseauer» Combinaison de carbone et d'oxygène, dans les rapports de CO*. Cetacide a beaucoup occupé les savants. Paracelse etVanbelmont furent les premiers k remarquer que souvent il se dégage nn gaz de la pierre calcaire, et ils donnèrent è ce gaz les noms d^eeprit de$ ftoû, d'eipnï sauvage et de gax eylvestre. Frédéric Hoffmann ^n constata la présence dans les eaux minérales; et Black, chimiste écossais, reconnut, en 1755, qu*il est identique à celui qui provient de la combustion du bois et de la fermentation. Priestley et Bergmann le découvrirent dans l'atmosphère, et lui imposèrent le nom d'air fixe: Lavoisier en établit la composition en 1T76 et lui donna le nom qu'il porte aujourd'hui ; enfin, M. Faraday l'obtint k l'état liquide en 1823, el M. Thilorier parvint i le solidifier en 1835. Le gaz acide carbonique est d'une densité de 1,5. 11 est sans odeur, d'une saveur légèrement aigre, impropre k la combustion el à la respiration des animaux, rougit un peu le tournesol, et se liquéfie et se solidifie k l'aide d'une forte pression. On l'obtient en versant on acide fort sur du calcaire, du marbre ou de la craie; mais c'est d'ailleurs un des corps les plus répandus dans la nature. Il se produit par la combustion du bois, du charbon et de toutes les matières organiques, ainsi que par la fermentation et la putréfaction de ces mêmes substances; les animaux Texhalent dans l'acte de la respiration , et 1 air atmosphérique le contient dans la proportion de quelques dixmillièmes. On le rencontre aussi dans beaucoup de cavités , particulièrement ceHes qui appartiennent aux terrains volcaniaues, comme la célèbre grolte du ckten, près de Naples; et on le trouve enfin en dissolution dans un grand nombre de sources minérales acidulés, telles que celles de Seltz, de Spa, de Vichy, etc. C'est lui qui se développe en abondance dans la germination des grains el qui fait pétiller et mousser le vin de Champagne, le cidre, la bière et les limonades gazeuses. Les puits et l'intérieur des mines, des carrières et des marnières en contiennent en plus ou moins grande quantité. Combiné avec la chaux, la magnésie et d'autres oxydes, il constitue une foule de minéraux etjusqu'k des montagnes entières; le marbre, la craie, la doloniie, la pierre k chaux, le fer apathique sont des combinaisons d'acide carbonique ou carbonates; et aon union avec l'oxyde de carbone détermine l'asphyxie produite par la combustion du charbon ou de la braise dans les lieux fermés.
CARBONISATION (cbim.). Se dit de la (destruction des matières organiques placées k l'abri de, Tair, et de maoière a ce
CAR
D1CTI(HINA1R£
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qu*eUes laissent pour résidu da carbone plus au moins pur. Tel est le charbon végélal qu*An emploie comme combustible el qui se prépare par la carbonisation du bois. Celle*ci, qui s'opère au sein même des forêts, consiste à former des pyramides en forme de cônes tronqués au centre desquelles on ménage un espace vide pour y mettre le feu. On recouvre ces bûchers d'une couche de feuilles sèches ou de gazon, puis •on applique dessus de la lerre bien ballue, en laissant au bas quelques ouvertures pro-
fires è laisser pénétrer Pair. On met alors e feu, et lorsque la masse est bien embrasée, on bouche toutes les ouvertures qu'on avait conservées, afin que lacombus* tion puisse se continuer lentement, et que le bois, tout à fait h l'abri des courants atmosphériques, se convertisse peu è peu en Charbon. Cette méthode, qui est des plus simples, remonte h une époque très-ancienne, puisqu'il en est fait mention par Théophraste. Les Chinois, qu'on rencontre sur la voie de presque toutes les industries dont l'Europe s'attribue les découvertes, carbonisent le bois dans des fours souterrains munis de deux ouvertures : Tune sert de cheminée et fonctionne comme machine aspirante, l'autre donne entrée h l'air indispensable à la combustion. En 1785, l'ingénieur Lebon imagina de carboniser le bois en vase clos, afin d obtenir en môme temps du charbon, des gaz combustibles, du goudron et du vinaigre de bois; et ce procédé, qu'ont perfectionné Molleral, Kurtz et Lhomond reçoit môme aujourd'hui d'autres ap-
Elications que celles de la combustion du ois.
CARBONISER (chim.). Réduire en charbon.
CARBONITES. Voy. Oxalatbs.
CARBONOXIDB (chim.). Combinaison naturelle du charbon avec I oxygène.
GARBOSnLFURE(chim.). Combinaison du cnrhtire de st^ufre avec un alcali.
CARBOSULFDREDX (chim.). Qui contient du carbone et du soufre.
CARBOUILLA (chim.). On nomme ainsi, au PotosI, un mélange de deux parties de lerre grasse qu'on humecte et pétrit pour en faire des vaisseaux propres aux essais des mines.
CARBOVINATE (chim.). Nom qu'on a donné à certains sels peu étudiés encore, qui présenteraient dans leur composition i union d'une base avec un acide analogue au sulfovinique, mais dans lequel l'acide carboniqfie remplacerait l'acide sulfurique.
CARBURE (chim.). Angl. earburei ; allem. AoA/tffiiro/fmticAungf. Combinaison neutre du carbone avec un corps quelconque, mais autre que l'oxygène. Les carbures d'hydrogène se présentent dans Sa nature, en grand nombre, sous des formes variées, et leur étude appartient à la chimie organique. Le caoutchouc, les essences de térébenthine, de citron, de cédrat, d'orange, de poivre, de Sabine, de genièvre, de copahu et de cubèbe ; le naphte» le pétrole, le gaz d'éclairage et
celui qui se dégage de la vase des marais, dans les mines de houille, etc., ne sont que des combinaisons de carbone et d'hydrogène, et beaucoup d'entre elles sont isomères. On obtient généralement ûes carbures d*bjdrogène, lorsqu*on calcine des matières organiques, telles que les résines et les huiles par exemple, i une chaleur rouge et à l'abri de l'air. Dans la nomenclature française, les noms des carbures se terminent communément en ène. On se procure le eamphêgène, C**H*S avec le camplire ; le benzênt^ C"H', avec l'acide benzoïque; le eumitUf C*H'\ avecTacide cuminic^ue; le ctnnamAie, C**Ii\ avec Tacide cinnamique, et ainsi de suite. Les carbures qui offrent le plus d'intérêt sont le gaz d'éclairage , le gaz oiéiSant et celai des marais.
CARBURE (chim.) Qui contient du carbone.
CARCAlSE(rabr. deglac). Angl. annealing furnace; allem. caleinirofen» Fourneau où se préparent les frittes destinées à la fabricnlion des cristaux et des glaces.
CARCAL (agricult.). Cadre de bois qai sert à la récolte du foin.
CARCAN (Joailt.). Du bas latin earcanum, même signification. Se disait autrefois d*un collier de pierreries qui faisait partie de la toilette des femmes.
C ARC AS. Angl. méial^eake ; allem. mlf. Matière oui est restée non fondue, après une coulée, dans le four à réverbère. — Gâteau de fonte ou matière qu'on fait couler sur la terre par le trou qui sert à évacuer le laitier dans un fourd'afliiierie.
CARCASSE ( charp. )• Du celt. carx , casi, enfermer, d'où le latin barb. ca$$a^ caisse. Angl. iketon; allem. gerippe. Assemblage de ctiarpeote. BAtis d'une feuille de parquet garni de ses traverses, et où il ne manque que les carreaux de remplissage. — Se dit aussi da la charpente d'un ouvrage en osier. — Branches de Gl de fer couvertes de cordonnet, dont les marchandes de modes font usage pour monter des chapeaux. *-Ce qui soutient le corps d'un piano. — Endroit où l'on dessine l'artifice. — Svnonymedecage.
CARDAGE (fabr. de tis.). Angl. earding; allem. kardUlêchen. Opération qui a pour objet de rendre propre à la Otature les matières filamenteuses, comme la soie, le coton et la laine, et qui s'accomplit au mojeo de cardes mécaniques.
CARDASSE (fabr. de lis.). Angl. wuUeard; allem. flock$eidekarddt$che. Grosse carde. — Peigne è carder la bourre poureo faire du capiton.
CARDE. Du latin carcftitii, chardon. Instrument qui sert è séparer les brins de laioe^ de coton. ou de toute autre substance aoalogue. Les cardes à la main consistent en uoe sorte de brosse garnie de dents de fer implantées dans une lanière de cuir très-épais, et pourvue d'un manche. Les cardes mécaoi-
3ues sont deux rouleaux couverts debaodes e cuir , hérissés de petites dents de fil de fer, et tournant en sens contraire.
CARDÊB 9e dit de la portion de laine
CAR
DE TECHNOLOGIE
CAR
qu*on lève de dessus les cardes , on ce que Votï carde ï ia fois avec les deux cardes.
CARDER. Peigner avec les cardes ou avec les chsrdonB à bonnetier.
GARDERIE. Alelier ou l'on carde CARDEUR. Ouvrier qui carde.
CARDIER. Fabricant dt« cardes. Le talent de rouvrier, dans cette profession, est d'une assez grande importance; car de la perreclion des cardes dépend celle du cardage, et de celui-ci la régularité et la beauté du tissu. Un ouvrier médiocre formera plus facilement} en effet, une belle étoffe avec un fil bien fai^ qa'ao habile ouvrier avec une filature irrégalière« Cette vérité a été suflisarament établie par rinvenlioD des cardes mécaniques qui se distinguent par ia régularité de leur trflfaîl.
CARDINAL (fabr. de tis.). Allem. iiniche. Chrdo à laine garnie de bourre tontisse jusqu'à Textrémité des pointes, et dont on fait usage pour eoucher le poil ou la laine. CARDINALISER (peint.). Rendre rouge.
CARDOUZILE (manuf.). Sorte d'étoffe de laine.
CARET. Espèce de dévidoir dont se sertfni les coriliers. — Gros fil qui sert à fabri* qoerles cordages de marine. — Vieui cAbles et autres cordages coupés par trongons pour la vente.
CARI ou CÂRRT. Assaisonnement indien contposé d'un certain nombre d*épices et de piment en poudre.
CARIACOU (bois.). Boisson dont on 'fait usage k la Guyane. Elle est composée de sirop iJe canne* de cassave et de patates.
CARIAROn (comm.)- sorte de liane des Antilles dont la feuille fournit à la teinture uue couleur cramoisie.
CARIBARI (fabr. detis.). Ang]./7y êhuttle: allem. schnelUchulMe. Sorte de navette.
CARIE (agricult.). Du ceit, car, bois, d*où le latin cartes» pourriture. Maladie qui atlaque le corps ligneux des arbres et les céréales. Chez celles-ci» on attribue Taffection à fa présence d*uo cryptogame de la famille dus urédinées.
CARILLON. Du root français fiuadrilte^ parce que les premières sonneries de ce genre étaient exécutées à quatre cloches. Ou iH»mme ainsi une série de cloches accordées suivant une échelle chromatique de 8 à 3 octaves, qu*on suspend dans un clocher où le sonneur les met en mouvement, soit au moyen d'un clavier analogue aux pédales des orgues, soit avec un cylindre ajusté h des roiMges d*horlogerie. Le premier carillon fut. dit-on, établi à Alost, en Flandre, vers U87. Les plus renommés furent construits ensuite on Hollande et en Belgique, et l*on citait autrefois» k Paris, celui de ia Samaritaine qui était sur le Pont-Neuf. — On donne aussi ce nom, dans certaines horloges, h des tordes métalliques mises eu vibration [mr des marteaux qui sont mus au moyen i>; pointes axées h une roue, comme cela a lieu dans les orgues de Barbarie. — Barre Je fer, dite fer de part(/on, qui a 18 è 20 miU limètret carrés.
CARIfXON ÉLECTRIQUE, Série de timbres qu*on met en communication avec ia machine électrique, et qui résonnent par Teffet des attractions et des répuisfons de petites boules en enivre, suspendues près de ces timbres qu'elles frappent alternativement.
CARISEL ou CRÉSEAU (manuf.). Sorte de
S rosse toile très-claJre, analogue au canevas, ont on fait usage aussi pour le travail de la tapisserie.
CARISET (manuf.). Etoffe de laine croisée, qu'on fabrique en Angleterre et en Ecosse.
CARL fmonn.). Monnaie d or de Bavière qui vaut2V francs 15 centimes. Il y des a demi* caris et des quarts de cari, dont les valeurs sont proportionnelles. — On donne aussi ce nom a une monnaie d*or de Brunswick qui correspond à 18 francs 95 centimes ,et qui offre également des doubles caris et des demi-carls.
CARLA (manuf.). Toile peinte des lnd#^s orientales. Elle porte le nom du lieu où on la fabrique, sur la cAte de Malabar.
CARLET (arm.). Epée dont la lame est trisngulf.ir<f.
CARLETTE (comm.). Sorte d'ardoise qu'on extrait des carrières des environs d'Angers.
CARLOCK (comm.). Colie de poisson qui se prépare avec la vessie de Testurgeon et qui nous vient d'Arkhongel.
CARMAGNOLE (cost.y. Eabit veste, à pe* lites basques et presque sans collet. C'était le costume obligé des aboyeurs et des assassins du régime de 1793, de même qu'en 1848, les rénovateurs pur sang portaient pour insignes la ceinture rouge et le triangle, emblème de la guillotine.
CARMELINE (manuf.). Sorte de laine
3u'on tire de la vigogne et dont on fabrique es étoffes.
CARMIN. De ritalien carmtnjo, dérivé de l'arabe kermit. AngL carmitu; allem. karmin. Matière solide, pulvérulente et d'un beau rouge, qu'on obtient en précipitant une décoction de cochenille avec de l'alun. Le carmin est principalement employé par les Ceintres, les fabricants de fleurs artificielles, >s confiseurs, les parfumeurs et ït% liuuc«» rlstes* On se procure la luque carminée en versant de l'alun dans une décoction de cochenille alcaiisée.La préparation du carmin est due, dit-on, à un moine Franciscain de Pise, qui l'aurait découverte par hasard , et le chimiste Homberg la rendit publique en 1656. La laque carminée fut d*abord fabri* quée avec du kermès, k Florence, d'où lui vient le nom de laque de Florence qu'elle a longti'mps porté. Voici quelques formules pour préparerdu carmin.i
Carmin ordinaire. — Cochenille en poudre, SOO grammes; sons-carbonate de potasse, lî grammes.; alun en poudre, 33 srammes; colle de poisson, 14 grammes. On fait bouillir la cochenille avec la potasse* dans une chaudière de enivre contenant cinq seaux d'eau, et on apaise reffervéscenoe arec de Teaii froide. Apr-ès quelques minutes d'ébul* lition, on enlève la chaudière et on la place
CAR
MCTIONMAIRE
CAR
sur ane lablo« en rincUnaol de manière à pouvoir transvaser lalîqueor commodémenU On jette l'alun eu poudre et Ton remue ladécoetion, qui change aussitôt de couleur et passe à une teinte plus brillante. Au bout de quinie minutes la cochenille est déposée au fond et le bain est clair comme s'il avail été filtré. Il contient la matière colorante et probablement un peu d'alun en suspension. On décante dans une chaudière d*égale ca-
Ï>acité« et on la met sur le feu en ajoutant a colle de poisson dissoute dans beaucoup d*eau et passée au tamis. Au moment de Tébullttion, on voit le carmin monter à la surface du bain, et un coagulum se former comme cela a lieu dans les clarifications par le blanc d*œiif. On retire alors la chaudière, et Ton remue le bain avec une spatule; on décante, et Ton met égoutter le dépôt sur un filtre de toile serré.
Carmin fin de Langloiê. — On fait bouillir, dans une grande chaudière de cuivre quatre seaux d*eaa de rivière; on retire ensuite 1 kilogramme d'eau chaude, et on le passe à travers un tamis Bn, dans une terrine, sur 5 œufs battus avec leurs coquilles, ce qui forme une émulsion que Poti conserte à part. On verse dans la chaudière une lessite nllrée, de 40 grammes de soude d'alicante, dissouledansSkilogrammesd'eau bouillante, et Ton y ajoute en même temps 875 grammes de cochenille mestèqae, moulue grossièrement. On remue sans discontinuer avec un pinceau à manche, et Ton fait bouillir pendant une demi-heure; on enlève ensuite sa liassine du feu, et l'on y ajoute 60 grammes d*8luo de Rome pulvérisé; on agite une seule fois avec le pinceau , et on laisse reposer 10 è 12 minales,jusqu'è ce qu'on remarque que la couleur violette ait passé au rouçe écarlate assez intense, ce qu'on appelle fa^re revenir le carmin. On décanta après cela le liauide dans une chaudière ; on ajoute PémuIsioD passée, et l'on donne encore une ébullition. On verse alors le carmin sur une toile fine, tendue sur un carrelet. La liqueur rouge qui passtf dans uo vaaede bois estemolovée à la préparation des laques ; le reste ae l'o^ration comme daosUipréeédaiite; on rétluit en pondre le carmin, on le passe h travers un tamis, et on le conserve dans des bottes de fer-blanc.
Carmin emperfin iTAmeierdam. — On fait bouillir dans une chaudière six seaux d'eau de rivière,etau moment où elle commence h bouillir, on y ajoute 1 kilogramme de cocbnnillemestèque ea poudre fine. Au bout de S beuresd'ébullition,on met encore dans 1.1 chaudière 96 grammea de nitre pur, et un moment après, 1S8 grammes de set d'oseille. Après avoir laissé bouillir encore 10 minutes, on Ate la chaudière du feu, et on laisse reposer le tout pendant 4 heures. Au l»oot de ce temps on enlève l'eau de dessus la carmin k l'aide d'un siphon, et Ton partage cette eau dans plasieora terrines, les laissant, durant trois semaines,snr une planche. Au bout de quelques jours il se forme une pellicule de moisissure qu'on enlève avec
nne baleine à l'extrémité de laquelle ettittachée une petite éponge; on bit eosniu écouler l'eau par le siphon, et Too pe^i même plonger celui-ci jusqu'au fond de li terrine, carie carmin y est tellement inhérent qu'il y semble collé. Ce carmin, àn4* ché k l'ombre, répand un éclat si vif, qu'il a trouble la vue.
Carmin chinois. — On fait bouillir, dios nn seau d'eau de rivière, 6(4) grammet d* cochenille en pondre très-One, et Tqo r ajoute S grammes d'alun de Rome. Aprh'T minutes d'ébullition, ou Ate la cbaudièreJi dessus le feu ; on fait passer la liqoeurdiot un autre vase au moven d'un siphon, et Pcn peut aussi la passer a travers une toile fini On conserve celte Ifquour. On préparées* suite une dissolution d'étain, et à cel «fn on dissout 336 grammes de sel mario dift« SOO grammes d'eau forte, et l'on ajouta ï cette dissolution froide, et peu à pea. 19 grammes d'étain de liaiaca en limaille. 1 ne faut ajouter une nouvelle goantiié d« cet élain, que lorsque la première est dis* sonte. On verse de cette dissolution, gooci è goutte, dans la liqueur de cocbeoUle qc* l'on a fait réchauiier, et le carmin se (îrfcipite. Lorsqu'il est déposé, on décante, « on le fait sécher à l'ombre, dans des risâ de faïence ou de porcelaine.
Carmin allemand. — On lait boatliir f litres d'eau de rivière dans une bassine J? cuivre ; on y projette 64 grammes dt cochenille en poudre, et l'on agite. Après U minutes d'ébullition on jette dans la b«s«iv 3 grammes d'alun en poudre, et l'on li. bouillir encore 3 minutes. On Ate alors ii bassine de dessus le feu, on enlève U I.* queur par un siphon, et l'on filtre k travm un tamis de soie; puis on partage la liqo-c* dansplusieurs terrines de uïence ou de^^if* celaine,et on laisse reposer peodant3j9urs Après ce terme ou décante et l'on fait séchf à l'ombre; au bout de trois aulres joon cl décante de nouveau la liqueur, et Ton r trouve encore un carmin de qualité iaie* rieure.
Carmin é^Alyon. — On fait bouillir di»
une bassine de cuivre, deui seaux et d^e. d'eau de rivière ; on y verse peu à peu 5«v grammes de cochenille moulue ; et oo rtmue la liqueur avec un pinceau. Au b->-'* d'une demi-heure d'ébullition, on ajno f une légère lessive alcaline préparée avccit grammesde soude et un litre d'eau;on la vif. se dans la décoction de cochenille, et. tr^^ une demi-heure d'ébullition, oo ète la lésine de dessus le feu et on la fo%^ incli-*! sur une planche. On y versealorsifc gric' mes d'alun, on remue, et oo ieisse rtv<^* ensuite 25 minutes. On décante après ttJ la liqueur, qui est d'un bel écarlate, ditt une autre bassine ; on ajoute S blancs S^^ qu'on a battus préalablement avec SSOgn»
mes d'eau ; on remue le tout avec oa («'-* ceau ; puis on remet la bassine sur le i«^ et l'on fait bouillir. Le blanc d'œof se c** gule et se précipite iivec la sot^tance r^^ rente qui doit former le carmin. On rvure
CAR
DE TECHNOLOGIE
CAR
SCO
I0 cbacdièrAde dessus le feu, et on la laisse en repoi S5 à 30 mioutes, pour que le carmin se dépose entièrement. On décante la liqueur et Ton met le dép6t sur une toile Gne pour faire égjouter le carmin; on enlève ensuite celui-ci avec une cuillère d*argent ou d*ifoire; et on le fait sécher sur des assiettes nue Ton coufre de papier blanc. Une qaantile de SOC grammes de cochenille, donnent, par ce procédé, 16 grammes de Mrmin.
Il est essentiel, dans toutes les opérations qui précèdent , défaire usaçe d'eau de ritièro et non de celle de puits. L*alun peut se remplacer par Toxalate acide de potasse, ou par Phydrochlorate d*étain.
M. Wood a tout récemmeni obtenu, en Angleterre, un carmin de la plus belle nuance et qui est presque inaltérable à Tair, dont il décrit ainsi le procédé : on prend 280 grammes de carbonate de soude très-pure, et on les dissout dans 840 grammes d'eau distillée, à laquelle on a ajouté 240 grammes d'acide citrique. On fait chauffer, et lorsane l'ébullilion s'est déclarée, on ajoute 540 grammes de bonne cochenille réduite en poudre. On poursuit l'ébullition durant cinq ciuarts d*beure; on filtre alors la liaueur et on laisse refroidir; puis on fait bouillir derechef avec S kilogrammes d'alun; on filtre encore, et on laisse reposer pendant deui ou trois jours. Le dépôt, qui s'est formé peu à peu, est retiré par précaution, puis lavé à l'eau distîU iée froide, et dessécné dans l'étut e à une douce température. H. Wood livre ainsi au commerce cette poudre rendue impalpable; . ou bien il la rcdfssout encore dans l'eau distillée, alcalisâe par l'ammoniaque et rendue roucilagincuse par la gomme arabique, vend ainsi cette liqueur, ou la laisse sécher de nouveau pour en former des pains. On donne à ce carmin un éclat plus vif, en mêlant aui 3 kilogrammes d'alun, quelques grammes de seld^étain, c'est-à-dire de sulfate ou azotate de protoxjde, ou chlorure d'étain.
CARMINE (chîm.). Matière colorante qu'on obtient de la cochenille et du kermès. Elle est d'oo pourpre éclatant, fond è une chaleur de 50*, se dissout dans l'eau, et est inaltérable k la lumière. Les acides la dissolvent aoasi et changent sa couleur en écarlate. Suivant M. Bethomme, la carminé eiisterait aussi dans les Oeurs de la monarde écartate, monarda didyma. Lorsqu'on prend de ces fleurs et qu'on les immerge dans l'eau, celle-ci en est immédiatement saturée; et si Ton fait bouillir la dissolution avec l'alcool» i) se dépose alors un précipité par le refroidissement, c*est la carminé.
CARMIIŒR. Peindre ou enluminer avec du carmin. — Convertir en carmin.
CARNATION (peint.). Du latin earo, car-nis, chair. Se dit de l'ensemble des parties de chair d'an tableau : de l'imitation de la couleur de la chair.
CaRNAU. Trou pratiqué k la voûte d'na rounieaa de porcelaine.
CARNE. Ce mot signifie, en architecture, Tangle d'une pierre» et par extension, on dit
aussi la carne d'une table , d'un volet, etc. — Dans la taille des plumes, on appelle carne l'évidement du tujau ou du canon, et Ton distingue les aran(fes carnes, celles qui partent du tuyau ; Tes petileê carnet, celles qui se terminent au bec.
CARNE. £n termes de fleuriste, ce mot s'applique h toute partie couleur de chair. CARNEAU (mach. è vap.). Angl. flue; allem. fenerkanal. On désigne sous ce nom les orifices par lesquels passe la fumée avant d'arriver h la cheminée.
CARNÈLE (monn.)- 0"Sl* border; allem.
ranp. Bordure qui règne autour du cordon d'une monnaie et qui entoure la légende.
CARNELER (monn*.). Faire la carneled'une pièce de monnaie.
CARNET (comm.). Petit livre sur lequel on inscrit des notes relatives aux affaires. On nomme eamei d*ichiance$, celui sur lequel on tient écriture des billets qui sont k payer.
CARODIS (écon. rur.). Grenier établi aadessus d*une grange pour recevoir du fourrage. Le plancher de ce grenier est formé de simples planches.
CAROLIN (monnj. Monuaie d'argent de Suède, qui n'a ni efligie, ni cordon, ni mar* que sur tranche. — Monnaie d'or de Colosiie
3 ni correspond à 24 francs. — Monnaie d'or u Wurtemberg qui vaut 85 frances 35 centimes.
CARON (agricult.). Mélange d'orge et.de froment semés d/ins un môme champ.
CARONADB. Bouche à feu qui fut inventée en 1774 è Carron, près de Stirlinç on Ecosse, et qui fut employée pour la prproière fois par la marine anglaise en 1779. Elle est moins longue et moins lourde que le canon, et on la fabrique communément en fer. C'est une arme simple, sans bourrelet, sans moulures, qui emploie peu de poudre et qni portejusqu'è 25 et 30 kilogrammes de balles. On en fait, des calibres de 36, 24, 18 et 12.
CABOSSE. Ustensile de cordier. — Couverture de peau que portent les Hottentots. — Assemblage de sarments liés ensemble autour d'un échalas.
CAROTTE (comm.). Feuilles de tabac ron« lées les unes sur les autres en forme de cfl« ble ou de carotte.
CAROTTINE (chim.). Matière cristallisable qui se présente dans l'extrait do jus frais ue la carotte.
CARPETTE (fabr. de drap.). *iiï%\:pnekmgtloth; allem. paekleinwand. Gros drap rayé dont on fait usage pour emballer, et qu'on nomme aussi tap\$ à emballer.
CARPIER (écon. rur.). Petit étang oii l'on conserve les carpes.
CARQUAISE. Voy. Gabcaisb.
* C ARQUERON. Levier qui s'interpose entre les marches dans un métier h tisser.
CARRE. Du eelt. cor, élevé, ou du latin quadrûtui. On nomme ainsi chaque face d'une lame d'épée, de fleuret eu de baïonnette. ^ La cùrre d'un ton/ter, est le bout d'un soulier carré. — La carre d^un habii est la partie du dos comprise entre les mao-
CAR
CAR
Ui
nhes. — - La carre J^un chapeau est la partie plate qui se trouve en haut de la forme.
CARRÉ. Du lalin quadratue. Chez les orfèvres, on entend par carré (angl. stamper; allem. dosenstampfe) la base d'un ouvrage queiconone. — Le carré du cordier est un bâti de cnarpente dont on se sert pour tordre les torons. — Celui du fabricant de tabatières» un pilier qui forme Tangle d*une tabatière.— Celui du cordonnier, un morceau de cuir coupé en carré et contenant exactement ce qu il faut pour faire une paire de souliers. — Celui du monnoyeur, un morceau d* acier en forme de dé sur lequel est gravé en creux ce qui doit se reproduire en relief sur la monnaie. — Le papetier donne le nom de carré à une dimension de papier particulièrement employée pour l'imprimerie : on distingue le carré simple (angl. printing demy : allem. minier et papier); et le carr^ double (angl. crow-paper; allem. mt7ielmihxigeB).
CABRÉ MAGIQUE. On nomme ainsi la disposition de certains nombres en carrét de manière que ceux d'une même ûle, ceux d'un même rang, et ceux qui composent les diagonales étant ajoutés ensemble» donnent toujours la môme somme.
CARREAU. Du cell. ou du gall. car, roc, pierre. Se dit, en architecture, d'un pavé» de matière quelconque, taillé en carré ou à pans coupes, et servant à paver Tintérieur desédiGces, des cours, des appartements, des escaliers» etc. — - Eu maçonnerie, on appelle carreaux ou panneresses, les pierres 3ui ont plus de largeur au parement vu, que e longueur ou de queue dans le mur. On les pose alternativement avec les boutissest
fMiur faire liaison. — En termes de mineur, e carreau d'une mine de houille ou autre, est l'endroit situé près du puits et des galeries d'exploitation, où l'on dépose les prO" duits i mesure au'ils sont amenés au jour,
— Petit ais carre, de bois de chêne, dont on remplit la carcasse d'une feuille de parquet.
— Pièce de verre carrée dont on garnit les croisées d'une fenêtre. — Instrument de fer dont font usage les tailleurs pour aplatir les rentraitures des coutures faites dans les étoffes épaisses. C'est une sorte de fer à repasser. — Sorte de grosse lime carrée, triangulaire ou méplate avec laquelle les serruriers et les taillandiers dégrossissent le fer.
— Nécessaire à l'usage des couturières et dont le couvercle est surmonté d'une pelote.
— Coussin sur lequel les dentelières établissent leur travail. -—Coussin carré qu'on eaiploie pour s*asseoir ou pour se mettre à genoux.— En peinture, on appelle carreaux de réduction^ les lignes perpendiculaires el horizontales que l'on trace h la craie ou avec des tiis, sur un tableau ou sur un dessin, peur en faciliter la réduction.
CARREAU ÉLECTRIQUE (pbys.). Carreau lie verre enduit jdes deux cAtés d'une couche métallique, el qui peut servir è faire les expériences qu'on réalise avec la bouteille de Leyde.
CARRÉE (comm.). Sorte d'ardoise de
l'Anjou. On distingue la carrée fine^ et la carrée forte.
CARRELAGE (nrchit.). Assemblage des carreaux qui forme le revêtement cI*uq plancher.
CARRELE (manuf.). Sorte d'étoffe de soie.
CARRELER (archit.). Paver avec des carreaux.
CARRELER (cordon.). Du cell. car, lèl«», bout, d'où carre,, bout de soulier. Raccommoder de vieux souliers. C'est un terme des savetiers ambu^an(s.
CARRELET (chim.). Angl. /l/«r; allem.
durctiseiher. Sorte de châssis qui retient les coins du blanchet au travers duquel on passe une liqueur. — On nomme aussi carrelet une grosse aiguille angulaire du côté de la pointe, dont les bourreliers font usage, ainsi que les selliers, les emballeurs et tes cunionniers. Le carrelet à renverser est une aiguille un peu coudée qui sert è faire la tripointe du derrière d'un soulier. — Epéedont la lame est h trois carrés. — Outil du (ibleltier pour ouvrir les dents des peignes.
— Petite carde sans manche, dont les dents sont de Ql de fer très-fin, et dont le chapelier fait emploi pour donner la façon qu'il appelle tirer le chapeau à poil, — Filel en forme de nappe carrée, que le pêcheur retient sur le fond au moyen de deux cerceaux et d'une perche servant i le relever vlTement lorsque du poisson se trouve au-dessus.
— Espèce de filet avec lequel on prend de petits oiseaux.
CARRELETTE. Ang!. notame-file; allem.
polirfeile. Lime plate et fine dont font usage divers ouvriers en fer.
CARRELEUR. Ouvrier qui fait le carrelage.
CARRËLURE (cordon.). Semelles oeuyes qu'on mei à de vieux souliers.
CARRIER. Ouvrier qui travaille à extraire la pierre d'une carrière. — Entrepreneur qui exploite une carrière. On dit alors maiiu carrier.
CARRIÈRE. Du celt. car, roc, pierre. Se dit particulièrement d'une excavation d'oiï l'on tire de la pierre è bftlir. Les carrières de marbre, d'ardoise, de plAtre, etc., sont appelées marbrière^ ardoisière, pldlriire. eic.
CARRIK (cost.). Sorte de redingote aiunle à un ou plusieurs collet». — Nom que les provinciaux donnent à un cabriolet.
CARRIOLE (charr.) Petite charrette cou* verte et quelquefois suspendue.
CARRO (metrolog.). Mesure de capacilé pour les liquides et pour les matières sèches, dont on fait usage en Italie. Le carro de Naples vaut l,9Sï litres.
ciOi
places» ^-^ ,
roues et communément traînée par deux chevaux. Ce genre de voiture fut inventé en Italie. Le premier carrosse qu*oo ait vu en France servit à la reine Isabeau, pour son entrée à Paris, en 1405. Les carrosses sus* pendus sur ressorts furent inventés en I66I* Sous François I'% en 1547, on ne compiui'
CAR
DE TECHNOLOHIE.
CAR
ue trois carrosses dans la capitale : celui .6 la reine, celui de Diane de Poitiers, et celai de Jean de Latat. On distingue des carrosses à deux fonds» coupés, à -flèche, à brancard, f^tc.
CARROSSIER. Celui qui fabrique des carrosses et des voilures de tout genre.
CARRURE. Se dit en parlant de la forme d'un hsbil sur le do^
CARSAIE ou CRESEAU (manuf.). Angi.
e( aflem. kertey. EloflTe croisée qu'on fabrique en France et en Angleterre, principalement dans ce dernier pajs,
CARTE. Du grec x«^^c» d'ûù le latin chartaf papier, Angl. card hoard; allem. dunnepappe. Les cartes à jouer furent in- ▼entées en 1S28, et après avoir amusé la démence de Charles VI, elles furent perfectionnées, sous Charles VU, par Jacquemin Gringànneur, qui les orna des figures qu'on y voit encore aujourd'hui. Pour fabriquer ces cartes, on fait usage de trois sortes de papier : au milieu se trouve celui qu'on appelle (rac^, qu^on recouvre, d'un côté, de papier cartier^ blanc ou de couleur unie, ou taroti^ c'est-è-dire de mouchetures rariées; de l'autre côté, du panier AWpot^ sur lequel on peint les figures. On nomme téUê les cartes où sont figurés les rois, les dames et les valets, et poxnlt celles gui sont marquées do cœurs, de carreaux, ue trèfles et de piques, depuis un ou as, jusqu'à dix. L'impression des tftles ne peut avoir lieu que dans les bureaux de la régie, mais l'enluminure se fait dans les ateliers du cartier, à laide de patrons découpés et avec des couleurs à la gomme. Lorsque les caries sont sécfiées, on les passe au savon, afin de leur ionnurdu brillant et la faculté de couler aisément les unes sur lers autres. On les redresse ensuite en les soumettante la presse, on les taille pour les égaliser et on les assemble. On en forme des jeux qui sout dits m\(r$ lorsqu'ils sont composés de 52 cartes. Il de piquet lorsqu'ils n'en ont que 32.
Ou fait usage en Angleterre de deux sortes te cartes k jouer : les unes semblables aux litres, les autres d*un tiers plus hautes et )Ius larges ; et c'est aussi dans ce pays qu'on inventé les cartes k deux îilet. En Allenagne, on ajoute quelc^uefois aux rois, lames et valets, une quatrième figure qu'on ppelle Tes chevalière, fin Espagne et en Itaie, les noms des quatre couleurs : pique, réfle, carreau et cœur, sont remplacés par eux iïépét. denier^ bàion et coupe. Les Itaeus se servent aussi de longues cartes apelées iaroiSf qui furent inventées, dit-on, ans la province de Taro, en Lombardie.
Iles repriSsentent des figures bizarres, et fà$ tireuses de cartes les emploient pour ieus fasciner les dupes qui viennent les
msuiter.
Quant aux Dgures qui se trouvent sur les iries françaises, on prétend que le roi de que, David^ est remblèmede Charles Vil, enacé par son fils, Louis XI, comme le roi ^ Judée Pavait été par le sien ; la dame de èfle, Jri/ifie, anagramme de Regina. dési-
DtCTION R. DR TfCHTCOLOGIS. L
gne Marie d'Anjou, femme de ce prince ; la dame de pique, Pallae^ est l'image de Jeanne d'Arc; la dame de carreau, Raehe!, c'est Agnès Sorel ; la dame de cœur, Judith, c*est la reine Isabeau. Les quatre valets représentent Ogier et Laneelot, compagnons de Cbarlemagne; Hector de Gallard et Lahire, généraux de Charles VIL Les autres figures sont allégoriques : le caur signifie la bravoure; le pt^tie et le carreatt, des armes; le trèfle^ des vivres ; et Vas, l'argent^ le souverain du monde. Le gouvernement républicain de 1793, éminemment protecteur de l'art, comme on sait, crut devoir réformer aussi les cartes à jouer. Les quatre rois furent remplacés par quatre figures d'hommes assis, coifl'és du bonnet phrygien et environnés de leurs attributs, lesquelles figures représentaient le génie de la guerre, celui du commerce, celui des arts et celui de la paix. D'autres fabricants mirent à la
RIace des rois quatre philosophes : Voltaire, ousseau , la Fontaine et Molière. Les dames disparurent pour laisser trôner quatre citoyennes debout, vêtues à Tantique et montrant l'image de la liberté des cultes, de celle des professions, de celle du mariage et de celle de la presse. Les valets étaient expulsés par quatre personnages assis, en costume civil ou militaire, et offrant les emblèmes de l'égalité de rang, Tégalité do couleur, l'égalité de droits et l'égalité du devoirs. Ces dessins avaient été fournis par le peintre démagogue David.
Avant que la eravure sur bois fût connue, on peignait les cartes comme les manuscrits, en sorte que leur prix était fré-* quemment fort élevé. On rapporte qu'en 1^30, un Français vendit un jeu de cartes 1,500 pièces d or k Vilusonti, duc de Milan.
Il se consomme anouellement en France,
[»our 1,500,000 francs de cartes à jouer, et es fatjriques en exportent environ pour 1,000,000 de francs, particulièrement pour les colonies espagnoles, américaines, portu* gaises et anglaises. L'Btat perçoit sur cette branche dMndustrie, de 5 à 600,000 francs du droits, ou 20 à 25 pour 100 du produit. Celui qui vend des cartes sans être fabricant patenté, ou sans avoir été agréé et commissionné par la régie, est passibled'une amende de 1,000 k 3,000 francs, de la confiscation des objets saisis et d'un mois d'emprison* nement. Paris et Nancy sont, en France, les deux endroits où l\>n fabrique le dIus de cartes
GARTfi GÉOGRAPHIQUE. On appelle ainsi les cartes qui représentent la figure du globe terrestre, soit dans son ensemble, soit dans une de s^s parties. Généralement, ou fait remonter l'invention de ces cartes jusqu'au Grec Anaximandre; mais, plusieurs siècles avant lui, Sésostris conservait déià dans son palais les cartes des pays qu il avait conquis. Agathodsamoa, Rratosthène et Marin de Tjr, exécutèrent des cartes itinéraires qui ont été perdues. Quanta celles que nous possédons et qu'on s'est avisé d'attribuer a Ptolémée, elles ne datent que
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des XIII* et xiT' siècles ci turent simplement faîtes iraprès les ouvrages de ce géographe. La carte itinéraire de Tempire romain, dite carie de Peulinger» est peut-être même postérieure è cette époque. Au vi* siècle» parut la carte du monde, construite par le moine Cosmas Indicopleustes ; puis au xir siècle, chez les Arabes, furent répandues plusieurs antres cartes, parmi les- Suelles on cite celles d*Eirisi,qui servirent epuis lors aux cosroographcs de TOricnt è dresser toutes les leurs, en y ajoutant seulement les nouvelles découvertes. Au xv* siècle, les progrès de l'astronomie, le perfectionnement de la boussole et la découverte de l'Amérique amenèrent de nouveaux progrès dans la science cartographique et permirent d*oxécuter de bonnes cartes nautiques; on revint alors aux cartes de Ptolémép; et c'est è la même époque, c'est-à-dire vers 1(92, que Martin Behaim imagina son globe terrestre. Au xti' siècle, les savants travaux d'Ortélius et de Mercator commencèrent à arracher la géographie aux errements des anciens ; et, au xvii', Guillaume de Tlsie et d'Anville achevèrent de donner des bases rationnelles h cette science. Depuis ces géographes éminents, les cartes les plus estimées qui aient été publiées, sont celles des Français Cassini, Barbier du Bocage, Brué, Lapie et celle dite de$ chasseurs; des Anglais Rennell, Dalrympte, Arrowsmith, Gardner et Owen; des Allemands Grimm, Berghaus et Reymann; et de Tltalien G. In^hirami. Le plus remarquable monument qui existe en ce genre, est ta nouvelle carte de France^ œuvre colossale Cjui fut congue en 1808, mais dont Teiécution ne commença que dix années plus tard, en 1818, et dont les premières feuilles ne parurent qu'en 1838. Ce travail admirable, qui n'est point encore achevé, fut dirigé, de 1830 è 1850, par M. le général Pèlet, et a été continué depuis 1851 par M. le général Morin. En janvier 1855, il aTail été achevé, depuis le commencement du travail, 169 cartes.
Deux divisions principales sont établies dans les cartes géographiques : ce sont les mappemondes qui présentent deux héausphères terrestres projetés côte à c6te sur le
f)lan de l'un des grands cercles du globe; et es planisphères qui offrent toute la surface terrestre sur une projection plate et réduite. On nomme ensnite cartes générales^ celles qui représentent une partie du monde ou une seule contrée, par opposition aux cartes particulières qui n'en offrent que certaines portions; carte topographique^ celle qui, dans les détails d'une province ou d'une localité, s'attache è indiquer la nature du sol, les parties boisées. les rivières, les chemins et jusqu'à des habitations isolées; carte chorographique^ celle qui mentionne minutieusement tous les lieux remarauables d'une province; carte itinéraire^ celle sur laquelle sont tracées avec soin les routes et les stations d'une contrée, pour servir de guide au voyageur; carte de poste^ celle qui indique h la fuis les roules et les établisse-
ments de poste aux chevaux ; carte hydrographique^ nautique ou marine^ celle qni négligeant rintérieùr des continents, n'Vn reproduit que les contours» et marque nTec exactitude la situation des ties, des écueils, des bancs, l'enibouchure des fleuves, le cours de ceux où l'on peut naviguer, ie chiffre des sondes, etc. ; carte céleUt, celle qjui représente la position des étoiles; car/e sélinographique^ celle qui contient la description ou les apparences de la lune. 11 y a enfin des cartes physiques^ géologiques, minéralogiques^ botaniques^ xoologiques, hittth riques^ politiques^ militaires, adminittratives^ etc.
CARTE HOMALOGRAPHIQUE. Du p^a ôjuàéçt plan, et ypafi^ description. Nom donné par M. Babinet è des cartes de soo invention, où la proportion des surfaces entre les espaces pris sur le globe et les espaces représentés sur la carte est couses vée. La mappemonde homalographique jouit exclusivement de cette propriéié , et tous les autres systèmes de projection altèrent le rapport des surfaces, suivant la
Eosition des contrées, au centre ou sur Us ords de la carte. Dans la projection homslographique, les méridiens sont des ellipses et les parallèles des lignes droites.
CARTE PYROTECHNIQUE. Sorte de carton dont font usage les arliQciers. On dit carte en deux, en trois^ en quatre^ ete,, selon que ce carton se trouve composé de deui, trois, quatre, etc., feuilles de papier. La carte hsse^ est un gros carton qui sert à fabriquer les cartouches les plus fortes.
CARTEL. Nom générique qui désignées ornements employés dans les bordures des tableaux, des couronnements des traîneaux, des cheminées, etc. -^ Petit cartouche qui sert dans les décorations des frises de me- Duiserie
CARTELADE (métrolog.). Mesure pour l'arpentage dont on se servait autrefois ca Guyenne.
CARTELETfmanuf.). Petite étoffe de laine.
CARTELETTE (couvr.). Petite ardoise.
CARTELLB. Du celt. car, bois, et tola, coupé. Angl. inlay; allem. einlegebrettchen. On nomme ainsi de petites planches d^une épaisseur déterminée, dont font particulièrameut usage les ébénistes et les armuriers. Ces cartelles sont principalement de frèoe, d'orme et d'érable. — Grosse planche qui porte les meules d'un- moulin.
CARTERIE. Art de fabriquer les cartes è jouer.
CARTERO. Petit portefeuille.
CARTERON. Angl. prtcAtngf-comfr; allem. stechkamm. Lames de bois plates, toujours au nombre de deux qui, dans le métier de tisserand, sert à tenir les Gis écartés et à les empêcher de se mêler.
CARTHAMATE (chim.). Angl. td. ; allein.
carthaminsaures salx. Sel qu'on obtient de l'union ide l'acide carlbamique avec uue base salidable.
CARTHAME (teint.). Du mot arabe gortom, farder* Aii^i. carthamus; ollcm. sa*
CAR
DE TECHNOLOGIE
CAR
(ranblume, Planle linctoriale, de .a famille dei s/nanlhérées, dont les fleurs desséchées portent dans le commerce le nom de safran bâtard. Ces Heurs contiennent deux matières cotorantes : ruae, d*un jaune roiigeft-* tre, qu'on rejette .comme inutile, parce qu'elle ne fournit que des nuances ternes; |autred*un très-beau rouge, sert è produire diverses nuances, depuis le rose le iplus tendre ju5<|u'au roug^e cerise. La première de ces matières se dissout facilement dans /Vflu froide, tandis que la seconde, qui tient de ta liature des résines, ne jouit pas de la même propriété. Ainsi, pour les séparer l'une de ieutre, il sutlit de laver le cartbame sous un Siet d'eau, ce qui enlève Inimédiatement la matière colorante jaune; cl, lorsque t*eau sort tout h fait incolore, on cesse lelaVage et Ton fait macé^r le carthame dans une légère solution de sel de soude. Lu bain ne tarde point à se colorer en jaune rougeAtre assez foncé. Lorsqu'on juge la macération suffisamment prolongée, on passe le liquide au travers d une chausse oud*uD filtre, puis on y plonge du coton cardé, et Ton ajoute un acide végétal jusqu'à saturalion complète de l'alcali. On préfère ordinal rement pour cette saturation le jus de citron, attendu qu'il avive davautage la couleur. L'acide carbonique qui se dégage pendant la saturation produit un peu de tuméfaction et nécessite quelques précautions pourque le liquide ne déborde: il faut agher continuellement le bain, et n'ajouter l'acide que par portion. La mafière colorante, qui n*était retenue en dissolution qu'à la faveur de Talcali, s'en sépare è mesure que la saturalion s'effectue; mais au lieu de déposer sur les parois du vase, elle se Qxe préférablement sur le colon, avec lequel elle a de l'affinité. On ne peut jamais pousser les premiers lavages iu carthame, jus(]u'è enlever complètement ouïe (a matière jaune, et une certaine poriofi qui reste dans la matière jaune ternit m peu la nuance du coton qui a servi de upport ; mais on s'en débarrasse facilement l'aide de quelques autres lavages. Lorsqu'il est bien rincé, on le reprend par une ou voile solution de carbonate de soude, et oa obiieal de la sorte un bain qui neconent plus que la matière colorante rouge. orsqa^on veut teindre avec, on y plonge *s étolTeSy el Ton ajoute, comme dans le '^emier cas^ une quantité suffisante de jus ï citron ou d'acide tartrique. Si l'on veut oter la matière colorante, comme cela se aiique pour avoir le rose en lasses, la anipulation est exactement la même» à tte dilléreoco près que le vase ne doit nleoir aucun tissu sur lequel la matière lorantti puisse se fixer. Alors elle se dése peu à peu en molécules très-ténues ; décante la liqueur, on lave le précipité, Î5 oa le distribue sur des soucoupes, où •rend* en se desséchant, une couleur vréêi qui olTre un reflet semblable à cèdes nioucfies cantbarides. La nuance c se dével«>lH^e aussitôt qu'on ajoute de
Teau. Cotte matière colorante, mélangée avec de la craie de Brîançon réduite en poudre impalpable,constitue le rouge végétal ou fard.
CARTHAMINE (ohim.). Principe colorant qui existe dans les fieurs du carthame.
CARTHAMIQDË (Acide). 11 provient du carthame.
CARTIER. Fabricant ou marchand de cartes h jouer. Se dit aussi du papier destiné à faire le dos de ces cartes : papier Cartier,
CARTISANE. On désigne sous ce nom de très-petits morceaux de carton On autour desquels on tortille do la soie, du fil d'or ou d'argent, et qui forme relief dans certaines dentelles ou broderies.
I CARTON. Produit qui se fabrique d'une manière analogue au papier avec une pile obtenue de rognures de cartes, de reliure et de mauvais papiers, de chiffons, de laine, d'étoupe, etc. Les cartons portent communément le nom des papiers quv servent à les composer, et Tondit carton ae,couronnet carton de raisin^ etc. On appelle aussi carton couvert^ celui qui est couvert d'une feuille de papier blanc; cartongaufré^ celui sur lequel on fait des dessins en relief; cardon /(a ou carton de collage^ celui qui se pr;6pare avec plusieurs feuilles de papier collées les unes sur les autres, et carton cutr, une espèce particulière, remarquable par sa solidité. — Eupeint^ire, on entend par carton un dessin exécuté sur du fort papier ou sur du carton, pour servir de patron à divers ouvrages, tels que la peinture i fresque, la tapisserie, la mosaïque, etc. — En architecture, c'est une feuille de carton ou de fer-blanc dont les appareilieurs se servent pour tracer le profil des corniches et des autres moulures prescrites par l'architecte.— Le carton du rubanier est une partie du métier à rubans, qui consiste en un carton suspendu par des Ocelles un peu au-dessus de l'ensuple.de devant, et qui sert k poser les navettes et les sabots pendant le travail de l'ouvrier. — On nommie cartons des boites et des coS^res de différentes formes et dimensions qui servent k recevoir des papiers et des marchandises. Il y a donc des cartons de bureaux, des car*tons à chapeauxi des cartons à rubans, soieries, dentelles, etc.— Avec la pAte è Carton on fabrique des masques, des poupées, des bonbonnières , etc. Lorsque cette pAte est solidifiée au moyen de colle forte et
Siu'elle est recouverte d'un vernis, on en ait des tabAlières, des Tases d'ornement, des socles de pendules, .des plateaux, et jusqu'à de la vaisselle. Les villes de France les plus renommées pour la fabrication du carton, sont: Paris, Carcassonne, Dijon, li» Havre, Lille, Lyon, Marseille, Aunonay, Bordeaux, Metz, Rouen, Strasbourg, Vienne, etc. Le carton anglais est leplus estimé. CARTON (imprj. Angl. cancel; allem.
ausioechselblatt. Feuillet refait pour le substituer h un autre qu'on veut supprimer dans un ouvrage imprimé. C'est de làau*ou
CAS
DICTIONNAIRB
CAS
dit un livre eartonné^ expreâsion non^seuleroent propre aux imprimeurs, mais com<mune anx libraires, aux brocheurs et aux relieurs.— Maculalure bien uoiesur laquelle OD coiie «les hausses pour remédier à Tinégatilé du foulage qui se rencontre h presque toutes les presses. Ce carton se place entre le petit tympan et les blanchets. Chaque ouvrage doit avoir son carton particulier. Quand il est bien fait,il y a peu de hausses à mettre sur le tympan, et presque toujours la perfection ou la défectuosité d'une impression en dépendent, tant il est utile et important de le bien préparer. — Ou appelle aussi petU carton ou carton d'en haut le • premier tiers d'une feuilie pliée en in-12 lequel contient les huit pages du milieu de la feuille, qui s'insèrent entre les huit premières pages et les huit dernières du grand carton ou carton d'en bas.
CARTON LITHOGRAPHIQUE. Sorte de carton qui peut suppléer à la pierre à lithographier.
CARTON PIERRE. Angl. statuary paeteboard; allém. $teinpappe. Mélange de p&le de carton, de gélatine, de terre bolaire, de craie et d'huile de lin qui prend, en séchant, la consistance et la dureté de la pierre. Cette composition, inventée en Suède à ce qu'on croit, a été appliquée en France par M. J. A. Romasnesi h la sculpture ; et l'on en fait aujourd'hui des ornements pour la moulure des corniches, des statuettes, des candélabres, etc. On en fabrique aussi des briques et des tuiles. Yoy. Ardoise,
CARTONNAGE. Angl. boarding: Meta, einband. Art de faire du carton. — Travaux en carton. — Action de cartonner un livre.
CARTONNER.— Relier un livre en car- Ion. — Cçuvrir chaque pièce d'étoffe d'un carton ou d'un vélin avant de la mettre à la presse el de la catir.
CARTONNERIE. Fabrique de carton.
CARTONNEUR. Ouvrier qui cartonne des livres.
CARTONNIER. Fabricant ou marchand de carton.
CARTOUCHE. De l'italien cartocehiop augmentatif de chartOf papier. Angl. cartouche; allem. ziertitet. Ornement de scupiture qui forme le champ d'une inscription, d'une de* vise, d*an bas-relief, ou d'un petit sujet historique. — Dessin qu'on met au bas d'un plan ou d'une carte géographique pour recevoir le titre de l'ouvrage, des armoiries, ou quelque indication particulière. — Botte d'artificier qui renferme des matières inflammables. — Charge de poudre et de projectiles qu'on place dans les armes à feu avec son enveloppe.
CARTOUCHIÈRE. Petite gibepesans banderolles qui se porte en ceinture et devant.
CARVE. Filet de pèche en forme de chausse et semblable è la drague.
CARYATIDES (archil.). Figures de femmes qui , dans les monuments , semblent soutenir les entablements
CASAQUIN (cost.). Vêtement court à l'usage des femmes du peui)le.
CASE. Du cali, ca$ , botte i caisse. Division dans une armoire, un tiroir, une botte, etc.t pour y placer séparément divers objets.
CASÉATE (chim.). Du latin ea5€M, fromage. Angl. cateate; allem. tci«eiaures lolx. Sel formé par la combinaison de l'acide ciséiqu'' nvec une base.
CASÉATION (chim.). Du latin caeeui, fromage. Formation du fromage par la fermentation du lait.
CASËEUX (chim.). Du latin co«euf, fromage. Qui est de la nature du fromage»
Vacide casieux est une substance contenue dans le fromage très-frais ; sa matière ea* iéeuie est le magma qui se produit par la coagulation du iait et qui forme la base du fromage.
CASÉIFORME (chim.). Du latin caeeue, fromage, et forma , forme. Qui a l'apparence ou est de la nature du fromage.
CASÉINE (chim.). Angl. td. ; allem. Uhu toff. Substance contenue dans le fromage Ires-fait. Elle est solide, blanche, spongieuse , inodore , insipide , el solublo dans Teau à 60*. C'est le caséum pur.
CASÉIQUE (Acidb). Acide de couleur jaunâtre, sirupeux, d'une sayeur amère et acide. On l'obtient du fromage frais, et Ton avait cru d'abord qu'il formait un produit particulier ; mais quelques-uns le considè* rent aujourd'hui comme un véritable actdf lactique ; d'autres pensent que c'est un romposé de divers acides, tels que le bulf^ rique^ le valérianiquCp etc.
CASEMATE. Ce mot désigne , en terme d'architecture militaire, une place pratiquée près de la courtine, pour y établir une bal* terie propre à défendre le fossé; puis un souterrain voûié à l'épreuve de la bonabe,
CASEREL. Vase percé de trous, ou petit panier d'osier, dans lequel on met le fromage pour le faire égoutter.
CASERETTE. Forme dans laquelle on fait des fromages
CASËUM (chim.). Principe Immédiat qui forme en grande partie le caillé du lait el dont on fait le fromage. Insoluble daas l'eau, il se dissout dans les acides et les alcalis faibles; il est riche en azote; très-altérable au contact de l'air, et sa composi* tion le rapproche de celle de l'albumine 11 existe une substance semblable dans le sang de bœuf et de brebis , dans celui de certains malades, et dans la graine des céréa* les. Le caséum forme avec la cbaux un coinposé insoluble et imputrescible, et Ton a mis cette propriété k proQt pour faire usage cfu lait caillé dans la peinture en détrempe, et pour préparer. les mastics propres è rarevo^ir toute espèce de peinture ou d'imoressiôn.
CASIER (menuis.). Angl. tel afpigeonhih les ; allem. fachkasten. Meuble de bureau divisé en plusieurs cases , dans lesquels oo place des papiers et autres objets qu'on veut tenir en ordre. — Appareil de pécbe formé d' jn cylindre en cercles de barriqoe couvert.-? d'nn lilet.
CASlLLEUX. Se dit du verre qui se casse
CAS
DE TECHNOLOGIE
CAS
en plusieurs morceaox , lorsqu^on y applique te diamant pour le couper. Cet accident se produit surtout lorsque le verre, retiré Irop lAt des foorneaut lors de sa fabrica^ lion. n*a pas eu assez de recuit.
CASlHlft(maouf.) Angl.raisimer^; allem.
Itisimir. Drap léger qui porte le nom de son inyeDteur» et dont te tissu est croisé. On l'jTsit d*abord fabriqué avec de la belle lline; mais on en fait actuellement en coton. Les villes de France qui fournissent la plus grande quantité de cette étoffe , sont Abhevîlle, Amiens, Elbeuf, Louviers, Reims H Sedan.
CASQUE. Du celt. ea$^ caisse» étui, et ged^
M, decead, léte. En latin ca^fû; angl.
hiL Coiffure militaire , communément en
ni^ial. oui protège la tête.
CASQUETTE (cost.). Coiffure d*homme,
de diverses sortes, et ordinairement d'étoffe
mi de peau CASSAILUB (agricult.). Nom que Ton
donne dans quelques localités au premier
b/)OiTr qui se fait aprè9 la moisson.
CASSA VE. Angl. raisavi; allem. mantok^
mehL Espèce de pain que Ton fait dans TA-
mérique et dans l'Inde • avec la racine du manioc «tafropAa manihtii.
CASSE (imp^). Du latin easa^ maisonnette. Angl. lellercoae; allem. $etxkatien, Têble coupée horizontalement en deux parties, appelées eatseaux. Le plus haut reçoit la dénoraloation de haut de eaué^ et l'inférieur celle de bai de caeee. Chacune de ces parties est divisée en compartiments appefé5 caêêetins : le haut de casse en compte W, et le bas de casse 54. Dans les premiers m met les grandes majuscules , les petites majuscules» les lettres accentuées, les letre$ liées, les parenthèses, etc.; les seconds eçoi'veot les lettres minuscules, les chifres, les signes de ponctuation , les blancs, te. — En termes de fonderie, la casse ingl. coppel; allem. atnussgrube) est un assin formé vis -à* vis de 1 œil a un fourneau, 1 qui reçoit le métal découlant de ce fouceau par un trou qu'on a pratiqué à sa par* (f îafërieore. — Chez les orfèvres et les oonajeiirs » la casse est un vaisseau fait ? cendres de lessive et d*os de mouton ilcinés» qui sert dans l'affinage de l'or
de Targoot, et lorsqu'il s^agît d'asotr le cuivre en bain. — Chez les ruuiers« c^esl une espèce de peigne en cOrne li remplace ceui de canne, dans les nuages où ceux-ci seraient trop faibles. — k*z les saTonniers» c'est un poêlon de cuia qui sert à puiser le savon ou l'eau dont
arrose la chaux. — On donne aussi le m de casse h une sorte de petit bassin è eue dont on fait usage pour puiser de BU tians un seau.
LIASSE (manuf.). Toiles de coton blanches Jortes que Ton fabrique dans Tlnde, et i sont deatinées k l'impression.
:ASSEAU(impr.). Au%\.fount caee; allem.
6er sehrifiiasten. Casse spéciale dans ladlle on dépose des lettres de deux points* i fractions et autres signes « ainsi que
tous les caractères dont l'emploi est peu fréquent. — Le dentellier nomme casseau un petit étui de corne, mince et colorié, dans lequel on renferme le fuseau qui est chargé de fil « afin qu'il ne s'évente point. -^En termes de vétérinaire, lecasseau est une pince faite avec du sureau ou autre bois, et dont on fait usage en guise de ligament pour hongrer on cbftirer les chevaux.
CASSE-BOUTEILLE (phys.)- Nom que Ton donne à un récipient de cristal ouvert, auquel on adapte une bouteille clissée, laquelle casse sous la pression de l'air atmosphérique , lorsqu'on a fait le vide sous le récipient.
CASSE-CROÛTE. Instrument qui sert h broyer les croates pour les vieillards qui ne peuvent les mâcher avec les dents. Il consiste en une espèce de double lime d'acier ou de fer, à charnière , qui est munie de fortes dents.
CASSE-FIL. Instrument au moyen duquel les fabricants d'éloflTes peuvent apprécier la ténacité des fils crus.
CASSE MOTTE ou BRISE-MOTTE (agr.
hortic). Masse de buis dur avec laquelle on divisp les mottes de terre.
CASSENAY (métrolog.). Mesure de superficie en usage dans Tlnde française. Elle équivaut i 53 ares 51 centiares.
CASSEROLE (chaudr.}Dstensi le de cuisine communément en cuivre , et muni d'une
Sjueue de fer. Il y a aussi des casseroles en er battu, en ferblanc, en fonte de fer, en
terre vernie etc
GASSETÉÈ (impr.). Angl. caee-futl; allem. êchrifikaêleti voll lettern.Ce qui remplit une casse.
CASSETIN. Voy. Casse.
CASSETTE. Petit cofl're dans lequel on renferme des ot)je(s de valeur et de peu de volume. Il y a des cassettes en acajou , en ébène, en palissandre, en ivoire, etc. — Botte divisée en quatre cases, dans laquelle les tailleurs mettent le ûl, les boutons, les agrafes, etc.
CASSE-VESSIE (phys.). Récipient de cristal, ouvert h l'une de ses extrémités, et fermé de l'autre avec un morceau de vessie mouillée. On en fait usage pour des expériences sur la pression atmosphérique.
CASSIER (impr.). Armoire dans laquelle on renferme les casses,
CASSIN (fabr. de tiss.). Angl. box; allem. roUendack. Châssis élevé au-dessus du métier des ouvriers à la navette , dans lequel sont attachées plusieurs poulies destinées à porter les Ocelles dont on fait usage pour les façons des étoffes.
CASSIS (boiss.). Sorte de ratafia qui se fait avec le fruit au cassis.
CASSIS (ponts et chauss.). Ruisseau empierré perpendiculairement à l*axe d'une route.
CASSOLETTE. Espèce de réchaud, de forme variée, dans lequel on fait brûler ou évaporer des parfums. — Petite boite d'or, ou d'argent, renfermant des parfums* et que **uu oorte susoendue à une chaiue
CAT
NCTI0NNAIRE
CAT
CASSOLLE(fAbr.depAp.)* Angl. eoal-pan:
allem. kohlpfanne. Réchaud pour chauffer la colle.
CASSON (coniiTi.). fain de snrre informe. •^ Rognures provcDant des glaces qui ont élé mal fabriquées.
CASSONADE (cooim.). Sucre qui D*a élé raffiné qu'une fois,
CASSOT (fabr. de pap.) Angl. êortingchest; allcm. iortirkaslm. Sorte de caisses ou de comnartimenis» dans lesquels les trieuses mettent les différentes espèces de chiffons.
CASTAGNETTE (inst. da mus.). Instrument composé de deux petites pièces concaves» en forme de coquille, qui s'attachent aux doigts au moyen de cordons. On fait entendre un bruit "cadencé on les frappant Tune contre Tautre et en marquant la mesure. Horace attribue è Archjtas, célèbre astrologue» l'invention de cet instrument.
CASTAGNETTE (manuf.). Angl. caslanet:
allem. kaslanet. Étoffe de soie» de fil et de laine, croisée des deux côtés.
CATELOGNE (manuf.). Sorte de couverture de lit fabriquée sur le métier des tisserands avec de la laine très-fine.
CASTILLAN (monn.). Monnaie d'or d'Espagne qui équivaut à 6 francs 42 centimes de France.
CASTINE (fond.). De l'allemand kalkêtein, pierre calcaire. Angl. ca«a*na. Nom que l'on donneidans les hauts fourneaux» au tondant calcaire dont on fait usage» lorsque le*minerai que l'on traite contient une trop grande proportion d'argile ou d'éléments sulfureux qui lui nuisent^
CASTORATE (chim.). Sel produit par Taeide castorique avec une base saliSable.
CASTOR et POLLCX. Yo^. Fbu Saijit- £liir.
CASTORÉUM. Matière animale particulière, jaune, sirupeuse et fétide à l'état frais» qui est sécrétée perdes glandes placées sous )a queue du castor» dans une poche commune aux organes de la génération et de la défécation. Desséchée, cette matière est d'une odeur plus ou moins forte, pénétrante, fétide, et renferme principalement une huile acre et volatile» analogue à la créosote ou acide phénique. Le castoréum qui provient de la Sibérie est le plus estimé.
CASTORINE (chim.). Principe qu'on isole du castoréum en le traitant par Taicool bouillant» mais qui n'est pas encore suffisamment analysé.
CASTORINE (manuf.). Angl. caêtorina; allem. ka»torin. Etoffe légère et moelleuse
3u*on fabrique avec du poil de castor mêlé e laine. On estime particulièrement celle de Sedan. — On donne aussi ce nom à des étoffes de pure laine» plus ou moins fines» faites à Timitation de la précédente,
C A TA CAUSTIQUE. Voy. Caustique.
CATACOUSTIQUE (phys.)* Du grec «aT«- «ovM, j'entends. Partie de la physique nui a pour obiet les sons réfléchis, lés propriétés des écnos.
CATADIOFTRiQVe. Mol composé de ca^
toptrique et de dioptrique. Il s'applirpie k tout ce qui appartient à ces deux parties de l'optique et particulièrement aux instrumeots qui réunissent les effets combinés de la*réflexion et de la réfraction.
CATALANE. SoKe de forge particulière»
ment usitée dans le Midi. Voy. Fobgb.
CATALYSE (chim.) Du grec xar«aOM, je dissous. Nom imposé parBerzétius au phénomène qui se produit lorsqu'un corps met en jeu» par sa seule présence et sans y par* ticiper chimiquement» certaines aflinilés
Ïui» sans lui» seraient restées inacliTes. 'est ainsi que certains oxydes chassent l'oxygène de l'eau oxygénée sans rien per« dre ni acquérir de ce principe; et que Ift platine très-divisé transforme l'alcool en acide acétique, par l'absorption de l'oxygène atmosphérique, sans subir lui-même aucun changement. Quelques chimistes donnent^ ce phénomène le nom d'effei de contact.
CATALYSER (chim.). Décomposer ou modifier un corps par catalyse.
CATALYTIQUE (chim.). Qui a les caractères de la catalyse.
CATARACTE. Du grec xarnèpMvnà, renverser avec force. Chute d*eau brusquement interjectée dans le cours d'un fleuve, dont elle interrompt la navigation. — Différence de hauteur du niveaudes eaux d'amont d*uD pont au niveau d'aval des eaux du même pont. ~ Appareil qui» dans les machines à vapeur h simple effet, sert à régler le mouvement.—- Courbe décrite par les partirales d'un fluide qui s*échappe d'un vase par un trou horizontal.
CATÉCHlNE(chim.). Substancequi forme la base du catéchu.
CAT£CHU(comm.). Angl. cachou; allem.
catechu. Plante du genre acacia» famille des légumineufies. Voy. Cachou.
CATÉNIÈRE. Du lalin catma, chaîne.
Chatne munie de crocs que les pécheurs traînent au fond de la mer, afin de rattraper les Glets ou les engins qui leur ont échappé.
CaTÉNCLE. Du latin caienuia, diminutif de catena^ chaîne. On nomme ainsi une petite chatne.
CATHARTINE (chim.). Substance qu'on obtient en décomposant, par Tacétate de plomb, le produit de la décoction du séné. Elle est incristallisable, d'un jaune roogeitre» soluble dans Peau, Talcool et rélber» et d'une saveur Acre et nauséabonde.
CATHÈTE. Du grec xâeiTor » perpendiculaire. Se dit en architecture de la ligne perpendiculaire passant par le milieu de l'œil de la volute du chapiteau ionique. — Ligne ou axe qui passe par le milieu d'an solide en révolution. — En optique, on appelle calhite d'incidence^ la ligne droite menée d'un point éclairée et rayonnant perpendiculairement au plan du miroir réfléchissant; et calMle de réflexion^ la perpendiculaire menée de l'œil» ou d'un point auelconque d'un rayon réfléchi» sur le plan 0 céfleTîon.
CATHÉTER (inst. dechir.j.Du greCKaSct^
CàT
DE TECHNOLOGIE
CAT
sonde. Sonde cannelée qu*on tntrodiiit par' le caoal de Turèire dans la vessie, avant de procéder è repérât ion de ta taille, afln de consister derechef la présence du calcul, et eo même temps pour que la cannelure de rinstrument serve de guide au lUbotome.— Les Anglais donnent ce nom aux sondes de tout K^ore dont ils font usage pour être introduits dnns In vessie.
CATHÊTOHÈTRE. Instrument inventé psrDuIong et Petit, '^i qui sert h vériQer les deiçrés de verticalité. Il se compose essentieUement d'un cylindre creui en laiton, tournant librement et sans jeu autour d'un aierertical en fer, flxé solidement sur un pied è trois vis calantes. Une règle, divisée en demi-millimètres, est liée au cylindre et peut tourner avec lui ; une lunette horizontale |)Ortaolson niveau, ses vis de rappel et lie pression, peut aussi glisser sur toute la longueur de la règle divisée; et le support decelio lunette porte en outre un vernier qoi parcourt les divisions de la règle, permettant ainsi d'jeslimer avec facilité les 35* el.HouTcnt ménrîe les M* de millimètre.
CATHOLICON (panel.). Sorte de carton.
CATI (fabr. de drap). Angl. presting; allem. ^knx. Sorte d*appr6t ou de lustre que l'on donne aux étoffes de laine, particulièrement Bux draps pour les rendre plus fermes et plus brillantes.
CATIN. De Titalien eafino. Angl. basin; illem. Btickherd. Bassin qui sert i recevoir le doélal fondu. On appelle grand eattn , le bassin qui reçoit la mine fondue qui coule lu fourneau, et petit catin^ celui qui comnunique avec le grand par une rigole pour erevoir le métal qui en découle.
QTIR. Soumettre une étoffée l'opération lu cali. On commence par déplisser etéten- Ire l'étoffe à laide d*un mécanisme nommé '9TToi ou étendoiff composé de plusieurs ouleaox de bois sur lesquels la pièce s'enoute et se déroule. Ce corroyage achevé, tn procède au catissage proprement dit, qui 'opère è chaud ou à froid. Pour le catissage i cAoud, on plie d'abord le drap exactement 0 deux dans sa longueur; puis on le plie ^ n zi^ag, en observant avec attention qu*il le s> fasse aucun faux pli ; et l'on met enre cbaaue pli une feuille de carton bien fin t bien lisse. Il importe aussi que les plis u drap soient partaitement égaux, et oue i pièce ait la forme d'un parallélipipède as ou moins aplati, ce que la longueur de I pièce détermine. Pour arriver à ce résulkt, on fait usage d'unjnstrument formé d'une tanche solide plus longue et un peu plus *r.:eque ne doit être la pièce pliée; et iiatre montants, aussi en bois et 6xés è la •siance convenable, donnent la longueur u parallélipipède. Alors deux ouvriers, lacés en face Tun de l'autre, posent des ^Çuettesde fer sur le drap k I endroit où >u être le pli ; ces baguettes sont plus longes que Tespace compris entre tes monints, et tiennent le drap è la distance coneoable; et les ouvriers tendent autant u'ils le oeuvent chaque pli en plaçant ua
carton entre. La pièce ainsi préparée, oa pose sur la presse, entre deux plateaux de bois d'aune, une plaque de fonte de fer cbauKée de quelques millimètres d'épaisseur et de la grandeur de cette pièce; on place alors celle-ci sur la presse; on en met une seconde dessus, qui a été apprêtée de la même manière; et I on continue ainsi jusqu'à ce que la chapelle de la presse soit toute remplie. Cela rait, on presse d'abord légèrement, puis on augmente successivement la pression ; et on laisse les pièces en cet état pendant au moins 24 heures, en serrant de temps en temps. C'est de celte pression que dépend le lustre de l'étoffe, dont on règle au surplus le dogré, soit par la durée de la pression, soit par la force de celle-ci. Avant l'emploi de la presse hydraulique, on jetait avec la bouche et en forme de vapeur, sur la surface du drap, une eau légèrement gommée; mais aujourd'hui on se borne à la pression et les draps ont une meilleure apparence. Le catissage à froid ne diffère de celui qui est à chaud, que parce
S|u'on n'y fait point usage de plaques de oute et qu'on ne met qu'un seul plateau de bois, d'aune entre chaque pièce. Les couleurs claires, et particulièrement celles qui proviennent de la cochenille ne peuvent pas supporter le catissage è chaud, qui les fait virer au cramoisi. Le lustre du catissage à froid est moins brillant, mais plus durable. Le drap noir ne peut souffrir aucune espèce d'apprêt et le lustre lui donne un aspect grisAtre. On ne lui donne donc point le catt que reçoivent les autres étoffes; mais pour lui conserver le mat et le sombre qui rehausse le noir, on le plie en long sur toute la longueur de la pièce, l'endroit en dedans, ce qui est le contraire pour les autresdraps; puis on fait les seconds plis en plaçant de
Sros cartons sur l'envers, et l'on met la pièce la presse où on la laisse aussi pendant 9b heures. — On appelle aussi catir, l'opération
3ui consiste à appliquer Tor dans les filets une pièce è dorer. -^
CATISSAGE. Voy. Catir.
CATISSECR. Ouvrier oui donne le cati aui étoffes.
CATISSOIR (dur.). Angl. pressing-knife; allem. einfugemesser. Outil qui sert à enfoncer Tor dans les filets d'une pièce è dorer, avec du coton ou du linge très-fin.
CATISSOIRE. Angl. coa/-pan; allem. glukpfanne. Petite poêle dans laquelle les ouvriers de plusieurs professions et particulièrement ceux qui travaillent en laine, mettent du feu pour catir è chaud.
CATOGAN. Yoy. Cadhooan.
CATON. Tringle de fer qu*on forge à bras pour la passer *è la filière.
CATOPTRIQUE. Du grec xàToirrpoy, miroir, de xaxà, contre, et de ôirro^uu, je vois. Partie de la physique qui traite d'es lois relatives h la réflexion de la lumière. Lorsque des rayons lumineux tombent sur une surface, une partie de ces raj^ons s'éteint» une autre s'éparpille, et la troisième est réfléchie régulièrement. L'inclinaison des rayons iu«
CAU
ACTIONNAIRE
CAY
IM
ddents exerce une influence marquée sur les résultats» c*ost-h-dirH qu'il y a d*aurant plus de rayons réfléchis que la lumière tombe sous un an^le plus oblique; et que les rayons qui arrivent perpendiculairement sur une surface sont réfléchis irrégulièrement, ce qui la rend éblouissante. La catoptrique est renfermée dans ces deux lois:
— Le rayon incident et le rayon réfléchi iont toujours comprii dans le même plan,-— Lan» gU de réflexion e»t égal à Vangle d'incidence.
— Ces lois ne présentent aucune exception. Elles sont vraies pour la lumière naturelle qui nous vient des astres, comme pour la lumière artiflcielle que produisent la combustion, les actions chimiques, la phospborescence^ l'électricité, etc. Hais si la direction de la lumière réfléchie est déterminée avec précision, il n'en est nallement de môme de son intensité. On sait seulement è ce sujet que la quantité de lumière régulièrement réfléchie va croissant avec Tangle d*incidence, sans être nulle néanmoins lorsque cet angle est nul ; qu'elle dépend du milieu dans lequel la lumière se meut et de la surface sur laquelle elle tombe; et qu'elle est très-différente pour des corps de diverses natures qui se trouvent placés dans les mêmes circonstances. On nomme téleêcope eatoptrique^ celui qui représente les objets par réflexion; caisse eatoptriquct une sorte de machine qui est propre à grossir les objets.
CATORCHITE (boiss.). Espèce de vin ou de vinaigre que l'on fait dans Tllede Chypre avec des tigues.
CATTY (métrolog.). Unité de poids pour les métaux fins, qui est usitée en Asie. Le catty de Chine vaut 600 grammes, et celui de Siam 613 grammes.
CADCHER (batt. d'or). Assemblage de feuilles de vélin, dans lesquelles on enferme l*or battu.
CADDRETTE. Truble sans manche et suspendu comme une balance, que les pêcheurs relèvent avec une petite fourche de bois.
CACLICOLE (arehil.). Du latin cauliê, tige, et C0I09 habiter. Partie du chapiteau corinthien qui est en forme de tige et de cornet, et d'où naissent les volutes et les hélices.
CAUSEUSE. Sorte de petit canapé ou deux personnes seulement peuvent s'asseoir pour causer.
CAUSSERGUB (agricalt.). Terre calcaire, légère, sèche et mêlée de pierres.
CAUSSINÉ. Se dit du bois qui se déjette après avoir élé travaillé.
CAUSTICITÉ (chim.). Du grec xaî» , je brûle. Angl. caustieity: allem. àtzkraft. Propriété inhérente è eertains corps qui, par suite de leur combinaison avec la substance des parties sur lesquelles on les ap-» plique, allèrent le tissu de celles-ci et en détruisent la teinture.
CAUSTIQUE (chim.). Du grée x«vm«&c, de xKioi^ je brùie. Angl. corrosive; allem. beizmitîeL Nom que l'on donne aux alcalis .orsqne, dégagés de toute substance étran-
gère, ils manifestent pleinement leur action destructive sur les matières organiques,
CAUSTIQUE (opt.) Courbe formée par l'intersection des rayons lumineux parlaiu d'un point rayonnant et réfléchi, ou réfractés par une autre courbe. Chaque courbe a ses deux caustiques. L'une, produite par la réfleiion, est la catacaustique ; l'autre, engendrée par la réfraction, est la dtacanilifin. Ces courbes furent reconnues pour la première fois, en 1682f par Tscbirnhaasen.
CAUX (écon. rur.). Mélange de choux, de navets et de pommes, qui sert de nourriture aux vaches et aux cochons.
CA VALET (verrer.). Angl. ii.; allem xuglocherbedeckung. Couvercle de la lunette.
CAVALIER. Du latin caballus^ cheval. ?«• pier d'impression dont le format est intermédiaire entre le carré et le grand raisin. — On donne aussi ce nom, dans les grands ouvrages de terrassements, h une masse de terre composée de l'excédant des déblais sur les remblais et qu'on dispose en dehors du chemin.
CAVE (menuis.). Du latin catta, creui.
Angl. secret compartimeni;aUeïn. gekeimftuk. Case ou tiroir secret, que les menuisiers pratiquent dans un secrétaire ou tout autre meuble. — Se dit aussi du coffre placé audessous de la caisse d'une voiture et qui sert à enfermer des provisions. — Petite caisse h compartiments dans laquelle on place des liqueurs ou des eaux de senteur, pour les transporter d'un lieu dans un autre.
CAVEÇON ou CAVESSON (sell.). De l'espagnol cabeça^ tête. Sorte de bride qui se compose d'une bandede fer tournée en arc, ayant un anneau au milieu, et montée d*one têtière et d'un sous-gorge, qu'on place à la bouche d'un cheval quand on veut lo dresser.
CAVÉE. Angl. deepening; allem« vertit' fung. Dorure en creux.
CAVELÉE (métrolog.) Mesure à tan. Elle est composée de 5 paquets d'écorce do loi. 75 de longueur et d'autant decirconféreoce.
CA VELIN (comm.). Nom que l'on donne ^ Amsterdam, dans les ventes au bassin, à ce qu'on appelle lot en France.
CAVER (verrer.). Angl. to groove: allem. kanneliren. Evider un morceau de verre pour y enchâsser d'autres verres. — En termes de doreur, caver c*esl imprimer un cuir.
CAVESSINE. (sell.). Petit oar«çou«
CAVET (archit. menuis.). Angl« cavello; aUem« koklkekle. Mo.olure concave, formée d*une portion de circonférence, dont on orne les corniches.
CAVIAR (comm.). Nom qna i*on donnée des œufs de poisson salé, et particulièrement ceux de l'esturgeon, dont 011 prépare des quantités considéracles sur les bords du Volga, de TOka, de l'Oural et de la Caspienne. D'Astrakhan on en exporte annuellement plusieurs centaines de tonneaui. On fait le caviarde la manière suivante: on vide
l'esturgeon femelle ; on sépare les caufs et on les nettoie en les faisant passer par un tamis très-fin et en les frottant entre les
DE TECHNOLOGIE
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maiiisiôn les jette après cela dans des baquets en 7 ajoutant une poignée de sel pour cbsque partie; puis on remue bfen le tout tfieD le place dans un endroit chaud. On connaît aussi un autre caviar qu'on appelle caviar comprimé^ parce qu'après avoir mis les œuf» dans une forte saumure» et les avoir fait sécher au soleil, on les jette dans un tonneau où on les comprime lortement.Enfin, on prépare aussi du caviar avec des œufs de carpe» de brochet» etc. Des Italiens furent les premiers qui apportèrent cette préparation de Constantinople en France et en Angleterre sous la dénomina* lion de eaviah; mais la Russie a conservé le monopole de ce commerce. Le caviar est d'ailleurs frès-estimé dans ce pays ; on le recherche aussi en Turquie» en Italie et en Allemagne ; mais la France fait un médiocre cas de ce mets.
CAVOIR (verrer.). Angl. edge^tool : aUem. beschnridemetser. instrument dont on fait usage pour rogner le vorro-
CAYOLOCKA (comm.). Nom d*une espèce de bois de santal.
CAZELLB (fil d'or). Allem. goldspinner^ ipule. Bobine qui porte, k Tune Je ses extrémités» des gorges dont le diamètre va toujours en diminuant» et oui sert à dévider le fil an for et h mesure qu il est tiré.
GAZETTE. Angl. wire-bobbin; allem.
drahtspuU. Bobine employée dans la tréOlerie. — On donne aussi ce nom à un étui de terre dont on enveloppe les poteries avant de les mettre au four.
CE (chim.). Abréviation du mot cériump tnélal.
CEDAT (mélallurg). Angl. naiuraï iieel :
allem. nalursiakl. Nom que Ton donne à racier naturel, tiré directement du minerai. CÉDRIE. Espèce de résine qui coule natfirelieroent du cèdre» en forme de larmes. Les anciens en faisaient usage pour embauluer lea corps» ce qui lui a fait donner aussi le nom singulier de «te des morts. On préparaît autrefois, avec la cédrie et du vin doux* une liqueur très-échauffante qu*on eraplojait comme vermifuge et qu'on appelait céariie.
CKINTRK. Yoy. Cintbb.
CEINTURE. Toute espèce de pièce d'étoffe ou de cuir qui ceint le milieu du corps. — £o architecture» la ceinture d^une colonne est la petite moulure carrée qui se trouve au haut et au bas du fût de la colonne auquel elle se joint par un congé. —Les bou- ;«ngers et les pAtissiers appellent ceinture fu fotar^ le tour intérieur ae la cavité où la hapelle et Tâtre s'unissent. — Le serrurier i»pelle ceinture de fourneau (angl. coHar of he fumau; allem. kerdkragen) la bande de ^r doot il ceint cet appareil aa-dessous de
I Caille.
CEINTDRIER. Angl. girdle^aker. Fabrisnt de ceinturesi de ceinturons» de bauriBVS^ etc* CEINTURON. Ançl. sward-belt: allem.
rgeemkoppel. Sorte de ceinture» ordinaire- 'eut de cuir. Qu'on serre avec une boucle,
et à laquelle on suspend généralement une arme.
CËLERET. Sorte de filet dont on fait usage sur les côtes de la Normandie.
CELLULOSE. Substance qui compose la trame du tissu solide des végétaux e^ forme ce qu'on nomme le ligneux. Gay-Lussac et Thénard l'analysèrent les premiers, et depuis elle a été l'objet des recherches de plusieurs chimistes éminents parmi lesquels figurent HM. Schleiden et Payen. Les nbres du chanvre, du lin, du coton, sont de la cellulose presr^ue pure, et il en est de même du papier de nz, employé pour la fabrication des fleurs artificielles , papier formé de la moelle de Vœschynomene paludosa^ plante de la famille des légumineuses qui crott aux régions éguatoriales. Enfin , le tissu ligneux du bois est composé pour la plus grande partie, comme nous venons de le dire, de cellulose qui, suivant l'arbre et l'âge, est plus ou moins imprégnée de matières incrustantes, résineuses» féculentes ou autres. La cellulose pure est blanche et diaphane; elle renferme du carbone, de ]*hydrogène et de l'oxygène dans les rapports de C*>H'*0'*; elle est insoluble dans l'eau, l'alcool, Téther et les huiles. Les solutions alcalines sont sans action sur elle, et il en est de même des acides minéraux étendus ; l'acide sulfurique la convertit dV bord en une matière gommeuse dite deœ^ trinCf puis en glucose; et l'acide nitrique concentré s'y combine pour former le composé explosif qu'on nomme coton^poudre et fulmi^coton.
CÉMENT (chim.). Du latin cœmentum. blocaitle. Angl. cernent; allem. zementirpulver. On nomme ainsi toute matière dont on entoure un corps métallique pour le soumettre è la cémentation f cest-è-dire pour déterminer en lui, è l'aide de celte matière, certaines combinaisons ou décompositions; et les céments varient alors suivant le corps sur lequel on opère, et le but qu*on se
Sropose. Ainsi, pour obtenir de l'acier article!, le cément doit être formé de charbon : pour séparer Torde l'argent avec lequel il se trouve allié, il faut que le cément soit un mélanije de tuiles réduites en poudre fine, de nitre, de sulfate de fer calciné an rouge, et d'un peu d'eau.
CÉMENTATION (chim.). Angl. id.; allem, eementirung. Opération par laquelle on fait subir k un corps une modification quelcon** que, i l'aide de la chaleur ou d'une subs-» tance qu'on nomme eémeni.
CÉMENTATOIRE (chim.). Qui est relatif è la cémentation.
CÉMENTER (chim.). Opérer lacémentan tion.
CÉMENTEUX (chim.). Qui a les caractères du cément.
CENDAL(manuf.). Nom d'une ancienne étoffe de soie qui servait particulièrement è confectionner des bannières.
CENDRE. Du grec Hévtf, poussière. Résida de la plupart des substances qui ont été sou* mises b la combustion. La cendre contient
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CEh
de la silice» de ralumine, des oxydes do fer et de mnnganèset des sels de chaux et de magnésie, et principalement de potasse et de soude. On fait usage des cendres, surtout de celles produites par des bois neufs, pour la lessÎTe et les terreries; et TagriQuIture tm relire aussi un très-bon amendement. Le nom de cendre est porté perdes substances diverses et nombreuses. La cen" dre (Taxur est du cobalt broyé, laté et ré* duît en poudre; la cendre bleues de l'oxyde de cuivre; la cendre verte^ une sorte d'ocro ou rouille de cuivre; la cendre de merf celle qui provient de la houille, du lignite ou de la tourbe: la cendre d*or est celle qui résulte de chiffons imbibés d*or dissous dans Teau régale ; la cendre du Levant est une sorte de soude préparée en Syrie et qui sert dans la fabrication du cristal et du savon; la cendre de fougère est produite par la plante de ce nom et employée i faire le verre blanc; la cendre de varech, obtenue de divers h^drophvtes marins, est usitée dans les fabriques ae savons et dans les verreries; la cendre d^ orfèvre provient des foyers où Ton fait fondre Tor et Tarçenf, et on la brâle à son tour pour en retirer le métal qu'elle s'est approprié; la cendre d'éiain est la chaut grise de Tétain calciné, dont les potiers font usage dans leurs préparations ; la cendre volcanique est celle que les éjections des volcans répandent en pluie.
CENDRE GRAVELÉE. On appelle ainsi la cendre proveuant du sarment et des vrilles de la vigne, et celle produite par Tincinérafion du tartre brute ou lie de vin desséchée. C'est du carbonate de potasse mélaugé de quelques autres sels, ^u'on emploie à beaucoup d'usages, et principalement dans la teinture. Parmi les substances dont les cendres sont le plus riches en alcali, la lie tient un des premiers rangs, car elle est presque entièrement composée de tartre, qui se dépose dans le vin à mesure que ralcool ae développe. Or le tartre, comme tous les autres sels dont l'acide est de nature végétale, 86 décompose par la chaleur ; sa basé, c'està-dire la potasse, qui est flxe, reste combinée seulement avec de l'acide carbonique , l'un dés produits de la décomposition de l'acide ; de telle sorte que les cendres du tartre pur ne contiennent rien autre que du sous-carbonate de potasse, si l'on en excepte une très-petite proportion de sous*carbonate de chaux. C'est en effet ce moyen qu'on emploie dans les pharmacies et dans les laboratoires pour obtenir ce sel dans son état de pureté, et c'est è ce produit qu'on donne le nom d'alcali du tartre. Si l'on se bornait à prendre des lies de vin pour fahriuucr les cendres gravelée-s elles seraient alors de fort lionne qualité, parce aue les matières qui avec le tartre font partie de la lie , se détruisent par la chaleur, pour la plupart; mais il n*an est pas ainsi quand on ajoute à ces lies, comme cela se pratique ordinairement, des rtfles, des pépins, des grabeaux de tartre, et 5 plus forte raison lorsqu'on les mélange avec du sable ou de la brique. Ou
voit combien on s'éloigne da but sq Uni quant de cette manière les cendres gnt lées. Autrefois, effectivement, on en ree» mandait l'emploi dans rintention de tel
vir d'un alcali plus pur et pins eoiii , dans ses effets, tandis qo*actuell6iBeiili // le plus mauvais de tous. On continua ''
*Ut
faire usage parée qu*il est indiqué dil ,^^ anciennes formules, et aussi parcs c J?^'* plupart de ceux qui s'au servent if ''''^''^ qu'ils peuvent le remplacer par da potasse. Toutefois, voici comment c cède à la fabrication de ces cendres lées.
Lorsqu'on emploie la lie, il bot vant la faire dessécher, et l'on |.
aisément , soit en lui faisant subir pression après l'avoir renfermée .
sacs, soit en l'exposant simplaiî^ deur des rayons solaires. Dans * cas il s'en écoule une sorte de \ "^ sert h faire du vinaigre, ou bleo met à la distillation pour en reL d'eau -de-vie. On reconnaît qu» parfaitement desséchée, lorsq ' net et avec une sorte de bruià cet état qu'on opère rincioérai *-< des fourneaux ronds qu'on ei sure que la combustion s'effei'** un fourneau Qxe, dont le tir * une porte pratiquée dans le (c ^^
3ues fabriques, on fait cette es fours ordinaires; mais d * «^ on commence par échauffer y jetant des fagots de sarmr " tre combustible susceptible .
beaucoup de flamme. Lors" été portéo k un point sufT quelques pains de lie fortr et on les laisse brûler sans -de temps en temj>s on en j pains, et l'on continue air re four ou le fourneau * ^ rempli par le résidu de ^ résidu forme une masse p* .
se brise facilement, et il * dissement qui s'opéra de* couleur verdâtre mêlée présence d'un peu de oi ~ gravelée, bien préparée
entièrement solublo , et Cliaplal , qu'un seizièn composé pour les troi»
terreux et d'un quart «' de potasse. Essayée à croizilles, elle donne i en sature la dissoluti^ doit se former aucu nitrates d'argent et d qu'un louche k peini Pour que la ceod k la plupart des prii elleest destinée, et
il faut aussi que sâ iiicoloret autremen rente s'ajouterait k et en altérerait n Cet inconvénient cendre n'a pas
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DE TECHNOLOGrE.
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e*esl4«dire lorsqu'elle contient encore quelqu^s matières régétalos qui n*on( pas é(é complélemenl détruites par la chaleur; et alors elle présente quelques points noirs dans $â cassure. D'ailleurSt ainsi qu'il a été dit plus haut, il s*en faut de beaucoup que h cendre gravelée soit toujours de bonne qaslilé. Le plus urdinairement, lorsqu'on la Iraile par I eau» elle laisse un résidu consiilërable; et si l'on en sature la solution par nn acide, on voit se former un roagma trèsépais, dû h la silice provenant du sahie ajouté avant ta calcinaiion. En un mol, elle a éloigne tellement quelquefois des caractères oui lui sont propres, qu'elle produit des résultais tout-à-fait opposés à ceui qu'on en attend.
CENDRÉE nu GENDRE DE PLOMB. Angl.
dust $hoi; allem. togeldunst. Petit plomb dont on fait usage pour la chasse du menu gibier. — On donne aussi ce nom è l'oxjde de plomb produit par l'action de l'air pendant la fusion de ce mêlai; puis à un mé- /angede pierraè chaux calcinée et de cendres de charbon de terre, qui sert de ciment puur les coupelles. — La cendrée de Tournay esi une poussière de houille des fours è chaux, qui s'emploie comme pouzzolane.
CENDREUX. Angl. full of athée; allem, fiecketiherd. Se dit du fer ou de l'acier paîl- Jeui gui prend mal le poli.
CENDRIER. Angl. ashpii: allem. aechen" herd. Partie d*un fourneau ou d'un réchaud dnns laquelle tombent les cendres du bois ou du charbon. Ce cendrier, dont la gran* deur dépend de celle du fourneau et de la quantité de cendres qu'il produit, est cornujunément fermé par une porte nu'on ouvre pour le vider ou pour laisser pénétrer l'air eiléricur quand on le juge è propos. — Espace situé sous la grille d'une machine à vapeur, et par lequel s'introduit l'air nécessaire à la combustion. C'est dans cet endroit qne tomtient les cendres et les escarbilles; et dans les locomotives le cendrier ne doit r>oint descendre trop bas, parce qu'il risquerait de rencontrer le sable que les canlonnicrs relèvent dans les parties de la voie )ui sont en réparation. — Vase dans lequel >n met les cendres. — Celui qui vend de la tendri».
CENDRIERS (comm.). L'un des noms rn/gAîres que porte la tourbe.
CENDRURES. Angl. blown-epaett ; Silem.
schenlocher. Petites veines qui existent uelquefois dans l'acier, et qui en constijent la mauvaise qualité. Lorsque les cenrures se rencontrent au tranchant d'un ^strumenty elles rendent ce tranchant gros- 'T el lui donnent l'apparence d'une scie. !ors il arrache et ne peut couper fin. CÉNOLOGIB (phys.). ïiw grec wvof vide. iroce du vide.
<:ÊNOTAPHE(archit.). Du grec wA^ç vide, ?«fo; tomt»eau. Monument vide, élevé à la •Wnoire d'une personne.
CENSE. Ce mot désigne une métairie, ns queluues parties de la France et en Ji^irjue*
CENTAINE. Brin de soie ou de fil par lequel tous les fils d'un écheveau sont liés ensetnble. On coupe la centaine pour dévider l'échevean.
CENTIARE (métrolog.). Du latin tenîum^ cent, et area^ aire, superficie. Mesure de surface qui vaut la centième partie de l'are.
CENTIGRADE. Du latin eentum, cent» et gradue^ degré. Divisé en cent degrés. Tel est le thermomètre dit centigrade,
CENTIGRAMME (métrolog.). Du latin eentum^ cent, et du grec y^àu/ice, gramme. La centième partie de l'unité du poids, du gramme.
CENTILITRE (métrolog.). Du latin centum, cent, et du grec Xcrpa, mesure. La centième partie de l'unité tie capacité, c'est-à-dire le litre.
CENTIMÈTRE (métrolog.). Du latin centum^ cent, et du grec pirpov, mesure. La centième partie du mètre.
CENTON. Se dit de toute étofl^e et do tout vêtement fait de plusieurs morceaux de couleurs différentes.
CENTRE fgéom. mécan.). Du latin centrum^ mot dérivé lui-même de Wvr/^ov point, centre Pris dans un sens général, ce mot désigne un point également éloigné des extrémités d'une ligne, d'une surface, d'un solide. Il a ensuite un assez grand nombre d'acceptions. Le centre d'attraction est le point par lequel un corps, lorsqu'il conserve sa propre fornie , exerce une action constante sur chaque molécule éloignée : la puissance d'attraction estdirectementcomme les masses des corps attirants et réciproquement comme les carrés de leurs distances. Le centre d'un cercle est le point de ce même cercle qui est également distant de tous les points de la circonférence, ou duquel le cercle a été décrit. Le centre d'une section conique est lé point qui partage son diamètre, ou celui dans lequel tous les diamètres s'entrecoupent l'un l'autre. Dans Veltipee. ce point est renfermé dans la figure, il est dehors dans Vhyperbole et à une distance infinie du sommet dans la parabole. Le centre d'une courbe est le point oik concourent deux diamètres et quand tous les diamètres concourent au même point, on l'appelle centre f;énéral. Le centre du cadran est le point où e gnomon ou style, qui est placé parallèlement è l'axe de la terre, coupe le plan du cadran. Le centre d'équantt dans l'astronomie ancienne, est le point qui, sur la ligne d*a-
f>hélie, se trouve aussi distant du centre de 'excentrique vers l'aphélie, que le soleil l'est du centre de l'eicenirique vers le périhélie. Le centre d^équilibre est pour les corps plongés dans un fluide, ce que le centre de gravité est pour les corps dans Tespace libre. Le centre de grandeur est le point également distant des parties externes d'un corps. Le centre de mouvement est le point autour duquel se meuvent plusieurs corps. Le centre d^oscillation est le point dans l'axe de suspension d*un corps nu d'un système de corps, sur lequel toute force aopliquée, en supposant la masse du &ys«
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DICTIONNAIRB
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ième r&unie en ce point, produirait la môme vitesse angulaire, dans un temps donné*
Sue si cette force était appliquée au centre e gravité» les parties oscillant è leurs places respectives. Mersenne ayant proposé è Huyens le problème de trouver le centre d'oscillation de plusieurs corps de formes différentes, particulièrement de secteurs circulaires Ji différents points de suspension» nous devons au second la première solution complète qui ait été obtenue. Le centre de percussion est le point, dans un corps en mouvement, où le choc est le plus fort; où la force de percussion du corps est supposée réunie, et autour duquel Télan des parties est balancé de chaque c6té de manière à èlre arrêté par un obstacle immuable à ce point qui Tempèche d'agir sur le centre de sus* P(*nsion. Le centre vhonocamptique est Kendroit où se trouve 1 objet qui renvoie le son. Le centre de poeUion désigne un point d'un corps quelconque , déterminé de manière à fQ qu*on puisse apprécier exactement la situation et le mouvement de ce corps par le mouvement et la situation de ce point. Le centre de pression ou meta centre d'un fluide contre un corps, est le point que soutient une force égale et opposée è toute la pression appliquée contre lui, de sorte que le corps sur lequel s'exerce la pression de« meure en équilibre. Le centre de rotation spontanée est le point qui reste en repos au moment où un corps est frappé, ou autour duquel le corps commence à tourner. Le centre optique d'une lentille de peu d*épnis« seur, adapté à Une lunette, est un point placé de telle manière que tout rayon lumineux qui le traverse conserve la ligne droite. Le centre vélique est le centre de gravité d'une voile équivalente, ou d'une seule voile dont la position et la grandeur sont telles, qu'elle peut recevoir l'action du vent« sans que rien soit changé au mouvement qu'a le vaisseau avec tes voiles dans leurs positions habituelles.
CENTRE DE GRAVITÉ (phys. mécan.).
Tous les corps matériels qui existent sur la surface de la terre, sont constamment sollicités par uue force qui tend h les attirer vers son centre, lis tombent incessamment vers elle, lorsqu'ils sont libres de leur mouvement, et lors même qu'ils ne le sontnas, leur effort est toujours sensible. Cette force est appelée gravité. Non-seulement tous les corps aont soumis è l'action de la pesanteur ; mais leurs parties les plus intimes y sont séparément sujettes, c'est-è-dire que la force de la pesanteur s'exerce continuellement et séparément sur toutes les molécules de la matière. Chacune d'elles peut arriver avec la même fitesse que le corps entier è la surface de la terre , et lorsqu'il en est autrement, c'est que l'air oppose de la résistance à la chute de certaines parties ; mais dans un long tube où l'on fait le vide, la plume légère no met pas plus de temps à descendre que la boule de plomb. Un corps pesant, quelle que soit sa dimension, peut dooe être considéré comme l'assemblage
d'un nombre inflni de points matériels dont chacun est sollicité par la pesanteur; mais en quelque quantité que soient ces forées, elles peuvent être remplacées par uoeforcH unique ou la résultante de toutes les actions de la pesanteur, que l'on appelle le poidi d'un corps, et le point où elle doit être appliquée se nomme centre de gravité o\ï d^inertie. 11 faut alors éviter de confondre la peion* teur avec le poids t puisque la première est la force élémentaire qui sollicite chacone des parcelles de la matière en général, et que le second est la résultante de toutes les actions que la pesanteur exerce sur ce corps en particulier. La position , la distance et le mouvement du centre de gravité de tout corps, sont les moyennes des positions et distances de toutes tes molécules de ce corps. Lorsqu'on a déterminé le poids d'un corps et son centre de gravité, on peut alors subs* tituer ce poids, qui est une force, h toutes les forces élémentaires gui agissent sur an corps. Le centre de gravité, oui n'est qu'on seul point, représente aussi l'ensemble des points qui le constituent; et quelle que soit la forme rt la dimension d'une masse pesan* te, elle peut être considérée comme un seul point sollicité par une seule force.
On appelle masse d'un corps la quantité absolue de matière dont il est composé. Il faut bien distinguer la masse de ce qu'on désigne sous le nom de volume ou l'espace géométrique renfermé par la surfacedu corps, attendu que tous les corps étant plus ou moins poreux , selon leur nature, leur quantité de matière varie sous des volumes égaux, ou en d'autres termes, leur poids est différent quoiqu'ils soient sollicités par la même force. Or, comme la gravité n'exerce son action que sur la partie matérielle des corps, et que sou intensité demeu* re la même pour tous, il eh résulte que si la masse devient double , le poids subit la même proportion, c'est-à-dire que le poids est toujours proportionnel à la masse. La poids dépend donc de la masse des corps, tandis que la pesanteur en est indépendante. On nomme densité d'un corps, le rapport desa masse à son volume, en sorte qu'une substance est plus dense qu'une autre , lorsqu'elle a plus de masse sous un volume égal.
Lorsque les corps obéissent b l'action de la gravité, les prolongements des fertirales décrites par leurs molécules veut se joindre au centre delà terre. 11 en résulte alors que deux Gis à plomb, par exemple, ne sont pas, rigoureusement parlant, des parallèles; mais comme aucun des corps qu'il uous est possible d'observer ne présente des dimensions susceptibles d*être comparées au rayon de la terre, dont la longueur est égale è environ 6,S00,000 mètres, on n'hésite pas, dans une étendue de peu d'importance, à admettre (es verticales comme des droites parallèles, d'où il suit que les actions de la pesanteur soni considérées comme celles des forces parai* lèles appliquées aux diverses molécules des corps. Lors donc qu*on adétermiDéle poini d'applicatiou de la résultante d'un certain
tn
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DE TECHNOLOGIE
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nombre de forces parallèles et que ces forces, sans changer de ralear, dMotensilé » et sans cesser d*ètre parallèles, prennent en* lemble une autre direction , leur résultante conserfe la même grandeur » seulement la direction dans l'espace traverse le corps en soiYsnl une autre ligne droite. Cette résultante et toutes celles gn'on obtient de la même manière» en yariant la direction des forces parallèles, ont pour point d*applica-> tion uo même point que la première résuU IsnlP, et te point se nomme centre des forces parallèles. Si Ton fixe ce point, le corps demeurera en équilibre, attendu que reffort de la résultante qui remplace toutes les au* très forces sera annulé par )è même. Le eeniredegrarité n*estdonc autre chose au*un eentre de forces parallèles et égales. De là résulte une propriété caractéristique^ c'est que ce pointest fiiedans Tintérieur des corps solides et ne varie pas, quelle que soit d'ail-' 'eurs la position qu*on leur donne è l*égard <1p la pesanteur. Pour qu'un corps pesant soil en équilibre, il n'y a qu'une seule condition essentielle h remplir, c'est que le centre de gravité soit soutenu. Si ce centre est lui-même un point fixi*, on aura beau tourner le corps dans tous les sens, il demeurera constamment en repos, parce qu'il ne cessera pasd'être en équilibre. Lorsqu'un corps se trouve soutenu par un point fixe, mais qui n'est pas le centre de gravité, l'équilibre est encore possible, seulement il n'a plus lieu que dans deux positions, c'est-àdire quand le centre de gravité est dans la Terliratedu point fixe, soit au-dessus, soit au-dessous de ce point. De ce qui précède on
G ut déduire ces trois propositions : 1* que "squ'une ligne ou un plan passant par le centre de gravité sont supportés, le corps ou !e système le sera aussi ; 3* que, réciproquement , lorsqu'un corps ou un système • st en équilibre sur une lisne ou un plan, dans toutes les positions. Te centre de gravité se trouve dans cette ligne ou ce plan ; S" que toutes les fois qu'un corps demeure en équilibre, quand il est suspendu par un jK>inl, sou centre de gravité réside dans la {'«'rpendiculaire abaissée du centre de sus- Kiition.
Dèn$ réiude et dans quelques-unes des applications qai peuvent èire faites des théorèflii's que nous venons d'établir, il faut recourir fréquemment aux formules du calcul différentiel; mais plusieurs moyens, de 'a plus grande simplicité, sont offerts aussi (>our trouver le centre de gravité des corps. ^1 Ton suspend, par exemple, un morceau » planche par un point et que l'on fixe le lil A plomb è ce même point, il passera par t< ceutre de gravité. On trace alors cette direction sur la planche, puis on la suspend par une autre partie et on applique de nouveau le fil à plomb, iK)ur obtenir une se- ^'ude ligne : le point d intersection des deux içnes est le centre de gravité. En sus(ieniaui la planche à deux ficelles qui partent lu même point, mais qui sont attachées à :eui |>arties différentes de cette planche, le
fil à plomb, fixé au même point, tombera exactement sur le centre de gravité. On peut également placer le corps sur le tranchant dMin prisme triangulaire et l'établir eo équilibre, pour marquer une ligne contre le bord du prisme ; puis on remet le corps en équilibre, dans une autre position, pour marquer une seconde ligne sur le bord du
1>risme, et la ligne verticale passant par eur intersection devient celle du centre de gravité. Dans quelques cas, ou trouve ce centre, géométriquement, avec une facilité pareille. Ainsi, dans la HgntdroiU^ le centra de gravité est évidemment au milieu de la longueur. Dans le cylindre à bases parallileif ce centre se trouve dans Taxe, puisque c'est une ligne autour de laquelle tout est symétrique, et il se rencontre également dans la section perpendiculaire qui couperait le cylindre en deux parties ég&les. Il en est de même pour nu cylindre vieux, et pour celui
Îui est en partie plein et en partie creux, lans le paralUlogrammef le centre de gravité est à la rencontre des diagonales, attendu que chacune d'elles coupe la figure en deux parties égales. Dans le eerclst le centre de gravité est celui du cercle même* On le trouve, dans le triangle, au point d'intersection des lignes droites tirées du mi-' lieu de chacun des côtés. Pour le rencontrer dans les polygones et les polyèdres^ on décompose ceux-ci en triangles dont on établit les centres de gravité ; on regarde après cela les forces appliquées aux centres de gravité des triangles comme étant proportionnelles à leurs surface^; on en cher** che la résultante par les règles ordinaires; et son point d'application est le centre de gravité. La pyramide et le eône^ quels qu'ils soient, se décomposent en pyramides trian* gulairesy et on arrive constamment à cette conséquence que le contre de gravité d'une pyramide réside sur la ligne qui joint son sommet au centre de gravité de sa base, et qu'il se trouve aux trois quarts de celte ligne à partir du sommet. Le centre de gravité delà spAfre est le point central de cette sphère, et il on est de même pour une surface spnérique ou pour une couche comprise entre deux sphères concentriques.
La seule condition d'équilibre d'un corp»
Cesant, est, comme nous l'avons dit plus aut, que son centre degravité soit soutenu. Pour qu'il 3oit soutenu, Il est indispensable qu'il se trouve dans le plan d'un axe vertical. L'équilibre est stable ou inslable. Il y a toiiU^tirs slabiliiéf quand le centre de gra-* vite est au-dessous de l'axe que nous venons de désigner, et instabilité c^n^nd il est au-dessus. Entre ces deux positions, il n'y a point d'équilibre possible. Un corps posé sur un plan horizontal et qui ne le touche que par un point, prend également diverses (K)sitions d équilibre, dont les unes sont stables et les autres instables, il J a aussi des positions qu'on nomme indifférentes^ parce que le corps, quand on l'écarté uii peu de ces positions, ne fait aucun effort, ni pour y revenir, ni pour s'en écarter da-
CEN
DICTIOMIAIRE
?antag6, c*esl«-k-dire« qu'it reste dans la positioD qui lui a éié imposée. Lorsque du centre de gravité d*un corps* de forme quelconque» on mène des rayons è tous les points de la surfacOt leur majeure parlie sont obliques à cette surface» au point où ils aboutissent; mais il y en a néanmoins qui lui sont perpendiculaires, c'est-à-dire qu'il y a constamment un rayon mcMctmttiii abêolUf et un rayon minimum abêolu. Il y a iuème un certain nombre de ra vons qui sont inaiimum ou minimum entre leurs voisins» et tous ces rayons sont normaux k la sur« face« puisqu'ils coïncident avec les rayons des sphères osculatrices. Il est incontestable alors que si le corps touche le plan horizontal par Textrémité de Tun de ces rayons normaux, le centre de gravité doit se trouver dans la verticale du point de contact et que Téquilibre existe. Si, au contraire, le corps touche le plan par l'extrémité d'un rayon oblique, le centre de gravité n'est pas soutenu, puisqu'il ne réside point dans la verticale du point do contact. Lorsque le rayon normal du point de contaci n'est ni maximum ni minimum, mais simplement égal k ses voisins, l'équilibre n'est ni. stable ni instable, il est indifférent, et c'est ce que Ton remarque avecune sphère homogène posée sur un plan horizontal, la* quoile est en équilibre dans toutes les positions qu'on lui impose. Quand le rayon normal du point central est maximum, l'équilibre est instable , comme on voit par up ellipsoïde posé sur rextrémilé de sou grand axe. Si le rayon normal du point de contact est le ra von minimum absolu, l'équilibre est stable, ainsi c|ua l'offre encore un ellipsoïde de révolution autour de son petit axe. Lorsque le rayon normal du point de contact n'est que minimum entre ses Toisins, l'équilibre n'est stable que dans l'étendue des points pour lesquels le minimum a lieu ; et si onQn le rayon est dans un sens égal h ses voisins, tandis qu'il est dans les autres sens un maximum ou un minimum, l'équilibre se trouve indifférent dans le premier sens et stable et instable dans les autres, ce qu'on peut observer par un ellipsoïde de révolution autour du petit ou du grand axe, ou même par uu œuf posé sur le côté.
La solidité de position d*un corps tient è la manière dont le centre de gravité est soutenu. Si le corps est placé sur un plan hori* zontal, il ne sera en équilibre qu'autant que la verticale, passant par le centre de gravité, rencontrera le plan par un des points sur lequel le corps pose, on dans l'espace que ces points embrassent. L'homme, par exemple , no se soutient convenablement, qu'autant que la verticale qui passe par son centre de
f[ravité, lequel se trouve k peu près au miieu du bassin, tombe dans l^spacequadrangulaire compris entre les contours extérieurs de ses deux pieds. Dans les voitures èdeux roues, la verticale du centre de gravité doit tomber entre les roues , sur la ligue QUI ioint leur point de contact avec le
sol, et lorsqu'elle est en aTanI oa enirrièri, c'est une preuve que la voiture »l trop chargée de l'avant ou de l'arrière. Dam on navire, le centré de gravité se imafelrHbas placé, attendu que c'est k fond de ak que l'on dépose les munitions, leaproTisbai et les marchandises , condition indispen». ble pour maintenirle bâtiment kOot. Un* qu'un corps est posé sur une base pins oq moins étendue, l'équilibre o'a lieu (|u*itiUtf
3ue la verticale du centre de gravitétonbe ans l'enceinte de la base, et quand telle teM n'est pas continue, on achève sonenceioii en menant des tangentes aux points eitrèmes. JPlus l'enceinie a d'étendua et plus i« centre de gravité peut être déplace sansque le corps cesse d'être soutenu. Toutes leiiipérieuces des équilibristes reposent sur IV dresse avec laquelle ils parviennent à miio* tenir la verticale du centre de grafilé m une base étroite. Le danseur de €ord^,q(ii n'a qu'une base d'une surfaco très-iiiniief, fait usage du balancier pour rameoerdim cet espace restreint la verticale du centre de gravité. Lorsque la base est mobile, le bv teleur la fait mouvoir avec dextérilé.d^mi* nière k ce qu'elle se trouve sans cesse «m le centre de gravité. Quelquefois tesdeoi difficultés se présentent k la fois et oaie-ir oppose les mêmes moyens.
^ Nous devons convenir, au surplus, qoe les conditions d*équi libre que nous Him^ d'indiquer ne sont réellement quedess^fculations théoriques, puisqu*elle<( adiiif<tent que tous les corps sont parbîteoff* rigides , c'esl-k-dire ni élastiques, ni t>^^ pressibles, et que leurs molécules oui, i^V gard l'une de l'autre , une imniobltité il» solue, tandis que les conditions n*eiistr.i
f)oint dans la matière. Partout, m elTd, aut tenir compte de son élasticité et it*ténacité. Qu'une barre de fer, parfauen»»'. homogène , soit posée par son milieu h' un appui, son centre de gravité seriKv tenu sansque l'équilibre ait lieu, ar^t fléchira plus ou moins en vertu de son éli^ ticilé. Un arbre se trouve souteoo, f^^' que la verticale de son centre de ^rsfi' tombe dans l'enceinte qui est détermu** par ses racines ; mais ses rameaux et la t^ elle-même fléchissent par leur propre («* sanieur. Un quadrupède ne se soutient a^* parce que la verticale de son centre de r-* vite tombe dans l'enceinte des quatre >»^ ports de sa masse ; et il faut, eu outre, q * les articulations de ses vertèbres et léli^ * cité de ses muscles puissent résister ï * pression qu'ils éprouTent. Le eeotrt k^ gravité varie aussi par suite do oioiirnient, et la direction que l'animal dunu< tel ou tel de ses membres le déptM <^ même temps.
CENTRER. Placer le centre de l*axc <l*it« lunette, do manière une toutes les H'*'^ du champ soient semblables et situ^-' la même manière par rapport k cet air u moyen le plus simple d'arriver k cer^*»tat est de couvrir l'objectif avec uu ^^ phragme, que l'on promèoe sur sa jurtM
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DE TECHNOLOGIE
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en le préseniaot au soleil : l'image réfléchie par l« partie con? exe forme alors un cercle concentrique, el parallèle h celui de Timage donné!» par la surface concave.
CENTREDR. Pièce de moule è chandelles, qui tient la mèche au centre.
CENTRIFUGE (forcb). Du groc Tthxpw , centre; et ^fvyM, je fuis. Angl. ctntrifugal; allem. fliehkra/ï. On nomme ainsi la Torce par laquelle un mobile, qui tourne autour d'un centre. Tait efTorl pour s'en éloigner. Cette force s*augmente avec la. masse et la vitesse du corps soumis au mouvement de rotation. Si Ton fait tourner, par exemple, une roue de voiture autour de son essieu , les molécules matérielles sont alors sou-* mises h Taction de la force centrifuge et tendent toutes à s*écbapper, suivant des tangentes è leurs cercles de rotation, quoique la cohésion qui les unit s*oppose à cette tendance; mais si Ton verse de Teau sur cette roue, lorsqu'elle se meut avec rapidité, on voit aussitôt des gouttes s'éciiapper par des lignes droites qui touchent sa surface, suivant des tangentes.
On attribue généralement à l'action de la force centrifuge, la forme de la terre et CBlle des autres corps célestes qui , comme elle, sont tous renflés vers Féquateur et aplatis vers leurs pôles. Lorsque la masse terrestre était liquéQée par la chaleur centrale, la force centrifuge, s'exerçant avec l'ius d*énergie à Téquateur, a dû, sans aucun doute, y accumuler une quantité de matière plus considérable. Le plus grand diaiuètre de la terre est de 13,753,968 mètres, et le plus petit de 12,712,6^6 mètres, ea qui présente une différence de 41,320 iDëtres. Maintenant , il est établi que lorsque tous les points d'une masse sphériquo bouiogène, ou composée de couches concentriques homogènes, attirent un point eitérieur en raison inverse du carré de la iiislaoce, cette masse agit dans ce cas comme M elle était concentrée à son centre; de manière que si le point est libre d'obéir à :cite attraction , il se mouvera suivant une irolte dont le point ira passer par lu cenre de la S|J)ère. Or, c est précisément ce )ui s'applique h la terre, dont tous les >oints attirent en raison du carré des dis- •^nres, et qui agit comme si sa masse était <^'unit k son centre, bien qu'elle ne pré- ^nte pas une forme sphérique parfaite, lue sa surface soit couverte de nombreuses Inégalités et qu'il soit probable qu'elle n'est a» composée de coucnes concentriques houogèues. Il en résulte que la direction de t chute des corps , étant prolongée , doit ^^"^er par le centre de la terre.
<^Vst donc un fait incontestable que la 't'ie centrifuge a de l'influence sur la pe-> ^1 teur dans toutes les parties de la sur- (0 terrestre. Ou se rend un compte satist^aiitde cette vérité, en se rappelant que terre, qui tourne sur elle-même en vingtuatre lieures, réalise ce mouvement comme elle tournait autour d*un aie dont les itrêmités forment les deux oOlcs. Pendant
la durée do cette révojution, tous les points de la surface terrestre décrivent des cercles dont le rayon va en décroissant de Téquateur aux pôles, et plus le cercle décrit par chaque point est considérable, plus ce point a de vitesse, et plus grande est la force centrifuge è laquelle il est soumis.. Cette force tend à s*éloigner du centre de la terre , et elle agit en sens inverse de -la pesanteur dont elle diminue dans ce cas l'énergie. Aux pôles, qui sont immobiles, la forco centrifuge est nulle; elle va croissant da pôle à i'équateur; et k l'éqoateur, elle a acquis sa plus grande puissance. Un résul* tat curieux provient du théorème qui précède. A I'équateur, la force centrifuge est m de la pesanteur. Or, comme cette force çrott proportionnellement au earré de la vitesse, il s'ensuit que si la terre tournait dix-sept fois plus vite , elle deviendrait , h I'équateur ,iï>< carrés on^^X 17+*'7=HI ou 1, e'est-è-dire égale h la pesanteur , attendu qu'elle formerait l'unité par rappori è laquelle la fraction t^,- est prise. Il adviendrait alors qu'à I'équateur les corps ne pourraient tomber à la surface de la terre, puisque la force centrifuge , qui tend è les éloigner de son centre, serait égale et opposée è la pesanteur qui les j attire, et que ceux qui seraient lancés verticalement sortiraient du système terrestre, puisque la force centrifuge augmentant et la pesanteur diminuant h mesure qu'ils s'élèveraient , ii leur serait impossible de retomber
CENTRIPÈTE (Forge). Du grec xbr^on, centre, et du latin petere, aller vers. Angl.cfniripetal force ; allem. annàherungskrafi. C'est la force par'laquelle un mobile, fancé suivant une droite, est continuellement détourné de son mouvement rectiligne, et se meut dans une courbe. Cette force est toujours égale è la force centrifuge. Les planètes sont poussées vers le soleil par une force cen- tripète.
CENTRIPÉTENCE. Tendance è se porter vers le centra
CENTROBARIQUE (math, mécan.}. Qui dénend du centre de gravité. On appelle méthode eehirobarique celle au moyen de laquelle on mesure une surface ou un solide, en multipliant la ligne ou la surface génératrice par le chemin que parcourt son centre de gravité. On avait d'abord attribué cette méthode au P. Guldin , Jésuite du XVII* siècle; maison reconnut ensuite que la règle centrot)ariquu se trouvait dans la préface du vu' livre des CoUtctiom mathé" matique$ de Pappus d'Alexandrie.
CEP. Du latin capui, tète. Partie de la charrue qui porte le soc.
C£PEAU (monn.). Angl. blotk: allem.
rdgeitock. Billot auquel on attachait aulreûis la matrice, quana on frappait les monnaies au marteau. — Souche ou tronc de bois sur lequel on pose les pièces de monnaie pour les frapper.
CÉPHALINE (cost.}. Sorte de coiffure que les rniimes portèrent autrefois.
CÉPHALOMÈTRE (insl. de cbir.). Du gréa
CER
ceR
ttr«^i lA^o» ®^ furopv, mcsuro. Instrument
[propre h mesurer la tfite du fœtus pendant 0 travail de raecouchement.
CÉPHALOTRIBE (inst. de cbfr.). Bu çrec ^flf«U» tète, et Tf le^i, je broie* Forceps dont on Tait usage pour broyer la lôte de l'enfant dans un accoucbement laborieux.
CEQOl (métrolog. ) Poids dont on fait usage dans quelques parties de TOrieot.
Celui do Sfuyrne vaut k bectogrammes
CÉRAINE (obim.)* Matière grasse extraite de certaines huiles volatiles. On la produit par Taction des alcalis sur In cérine.
CÉRAMIQUE. Du grecxipotftjç, brique. Angl. eeramies: allem. thonverarbeilung. On coin-* prend sous cette dénomination» la fabrication de toutes sortes d'objets en terre» en faïence» ^n porcelaine» etc. Les anciens» et
Crincipalement les Etrusques, avaient porté une grande perfection l'art de fabriquer la poterie; mais» jusqu'au xiv' siècle» leurs
f procédés furent à peu près ignorés ou dé* aissés. Puis» h cette époque» on s'appliqua» Oh Italie» k produire ces faïencos et ces po« teries vernissées connues sous le nom de tnajolica et de terra invetriata ; en France, on fabriqua des carreaux vernisséset émaillés qui firent la réputation des ouvriers de Limoges; au xvi* siècle on vit paraître la poterie azurée de Beauvais ; et Bernard de Palissj inventa les rustiqueê figulinei et les belles polerieg émailUes si recherchées encore aujourd'hui par les amateurs. Dans le même siècle on continua k revêtir les façades des maisons et des chAteaux» de plaques émaiilées et de bas-reliefs en terre émaillée» genre de sculpture que Florence avait vu naître au xv' siècle et qui avait été créé par Lucas délia Robbia ; et la renommée de ces produits engagea François I" à appeler en France, en 1530, Girolamo délia Robhia» héritier des procédés de fabrication do Lucas» et ce Girolamo, qui reçut le titre d'émailleur du roi» décora» entre autres lieux» les façades du chAteau de Madrid» au bois de Boulogne, et quelques éditices de la ville d'Orléans. La même ornementation fut employée par Bullant pour les Tuileries:
puis on ne tarda point à abandonner de Douveau ce genre de décor. C'est seulement au XVIII* siècle que remonte l'invention de la terre de pipe ou faïence anglaise» et de la porcelaine européenne. Les Anglais empruntèrent celle-ci aux Chinois ; mais la France et la Saie eurent bieniAt des fabriques aussi florissantes que celles d'Angleterre ; et Ton sait h quel degré de splendeur la porcelaine de Sèvres a été portée par H. Alexandre Brongniart. Aujourd'hui ou fait grand cas des faïences Bues et dures et des porcelaines tendres des manufactures de Creii et de Montereau; on imite, avec beaucoup de
Soût» soit en grès, soit en argile, les pro« uits étrusquea et de i'ancieune Rome ; et Ton fabrique des noteries horticoles aussi remarauables par I élégance de leurs formes et de leur ornementation » que par la finesse do leur pâte.
GÊRAMITB (céramO* Angl. td.; allem.
Mfnererde. Terre à potier. — Pierre précieuse qui est d*ane couleur de briqof.
CÉRAMOGRAPHIQUB (céram.). Du m xipcfcoV^ tuile ou brique» et 7^ , j'écris. Se dit de vases de terre eoiteqai loat orués de peintures.
CÉR AMO - MARBRE. Matière plaitiqni inventée par M. Falaiseau de Beaaplan, de Paris» et qui fut admise è l'exposiuoa luU verselle oe 1855.
CÉRA3INB (chiro.). Du latin erroné. c%* risier. Principe qui constitue en partie lei gommes qui exsudent des cerisiers, dei amandiers, des pruniers» etc. Cette sohstance se eonfle dans l'eau froide et se dissout entièrement dans l'eau chaude; boa\U lie longtemps elle se convertit en goiomi arabiuue
CÉRATION (chiro.). Bu latin cfruli*.
contraction. Angl. ceraiion: allem. sckmdi* barmachung. Action de préparer une mi* tière» et particulièrement une matière m^ tallique, è entrer en fusion. — Dispusiiion d'une matière è se liquéfier. -— Action d'induire de cire un corps quelconque.
CÉRATOTOMB(inst. de chirurg.). Du grec»x(pac» corne» et T0ft4» incision» sorte de scalpel dont on fait usage pour intiscr la cornée transparente, dans ropération ëi la cataracte.
CERBÈRE (chim.). Du grec ifimc, chiir.
et Gopoc» dévorant. Nom que I oo dooout anciennement au salpêtre.
CERCE. Calibre dont on se sert en architecture pour exécuter une conslructi<i& suivantuneformedonnée. — Heouiserie9w entoure les meubles d'un moultn. — Feuitk de bois large et mince qu'on eaiploie f«ur monter des cribles e) des tamis. — Usttih sile d'encastage pour les poteries.
CERCEAU (bouton.). Du grec «^««c. tw, cercle. Angl, gold thread: alleoi. ÎJiep^ aotdfaden. Fil d'or plié en cercle dont 0: fait usage pour façonner les bootoos. - Les ciriers donnent aussi le nom de ct^ ceau, è un cercle garni de petits crochK* ou de cordons aux(|uels on suspend >^ bougies de table qui ne sont pas eocu*? couvertes. — Bois courbés qui aoutieese^ la toile dont on couvre une charrette. * Sorte de filet pour prendre des oiseaoï.
CERCEAU (tonnel.). Lame de fer on^:' bois flexible qu'on emploie ppar reher ir tonneaux» les cuves» etc. Tous les ^:c* pliants» et principalement les bois blaiA tels que le saule» Tauoe, le coudrier, p^
{iropres è faire des cerceaux ; mais 00 ^ ère en général le chAtaigniert comis^ ' plus propre aux cercles des futailles or:naires. Oa réserve le clièoep rom». ' charme, etc.» pour fabriquer les cerz^ destinés aux grands vaisseaux» comw ^ cuves il faire fermenter le vio. L'oovrK. après avoir coupé sou bois de la loocu»-' convenable aux divers cerceaux quV «• propose de faire» le fend par le mîliea tî < le contre ou la mailloche* dao^ îooxt ^ longueur; puis il place ces denii4jtie> 1 s t après Taulre sur le chevalet et» avK «
CER
DE TECHNOLOGfE.
GEK
plane» il pare e( fngonna chaque moitié du ofttéoùelle a été séparée. Il fait en sorte» au mo^n de cet outil, de donner partout une même épaisseur au bois, et c>st en cela particulièrement aue consiste son art. Lorst|ue chaque moitié est ainsi préparée, il la plie iosensibieraont sur son chevalet, à l'aide d*uQe rainure qui y est pratiquée audessus, et dans laquelle ii la passe peu à peu, afin qu'elle ne casse pas dans les efforts aviquels elie Sera soumise ensuite pour laformer en oercle.Quand la partie extérieure du bois se trouve suffisamment assouplie et que, selon sa longueur, elle est susceptible de décrire une plus ou moins grande . circonférence, il la place dans le rooule, où il arrange ainsi tous (es cerceaux les uns à oAté des autres et les uns sur les autres, pour former des paquets ou pïf^a. Chaque pile est composée de 2k cercles, dont 6 en nauteur et k en largeur, c'est-à-dire, qu'ils forment quatre rangées concentriques. Le moule est composé de quatre fortes solives assemblées par leur milieu, et formant ainsi uoe espèce d'étoile à huit pointes, liées entre elles par des traverses solides. Vers le bout de chacun de ces huit rayons sont entaillées des mortaises, dans lesquelles on emmanche de forts tenons pratiqués au bout He petites solives qui s'élèvent perpendiculairement sur chacun des rayons. L étoile se Elace borizootalement, el c'est entre les uit pièces verticales que Pouvrier place les cercles. A force d*jr rester, ils prennent la forme qu'ils doivent avoir; et lorsqu'il a mis le nombre que doit contenir chaque |)a« quel, seloa son espèce, il lie le tout en trois ou quatre endroits, avec dos liens de jeune cbène ou d*osier, assez gros pour résister h (a force élastique qui tend continuellement k remettre la latte dont il a fait le cerceau, au même point où elle était avant l'effort qu*il lui a imposé.
CERCLE. Du lalin ctVcufua. Figure plane teruiinée par une ligne courbe dont tous tes points sont à égale distance d'un point intérieur qu'on nomme centre. La courbe qui limita} le cercle s'appelle la circonférence. Daiis les sciences et dans les arts, on donne le nom de cercle à certains instruments plus ou moins circulaires. Le cercle horaire dps horlogers est celui sur lequel les chiffres indiquant les heures se trouvent inscrits ; en gaomonique, le cercle horaire est formé de droites lignes qui marquent aussi /os heures sur un cadran. — Le cercle dV- *fua^tom est celui qu'on ajoute aux cadrans des pendules, pour faire connaître l'heure vraie du soleil. — Le cercle des chimistes est un instrument dont il est fait usage pour (x>ap€r le col dos cornues, des cucurbites, de vases de terre, etc. — Vases d^argile sans lond qui servent d*étui à des pièces de porcelaine plus ou moins garnies.
CBR€LB A CALCULER. Appareil 9U1 douno, sans qu'il soit nécessaire de rien écrire, les résultats des calculs les plus corapliqa^s.
Diction!!, de TRcnnoLOGiB. L
CERCLE D'ARPBNTEUR. Fay. GaàPio-
CERCLE RÉPÉTITEUR. lastrvrAent Inventé par Borda, et qui sert i mesurer l'angle formé entre deux objets terrestres. Il consiste en un pied surmonté d*un cercle entier de cuivre, divisé en 360 degrés, et inunî de limbes et de lunettes. On mesuré l'angle que nous venons de désigner, en répétant successivement \es observations sur toutes les parties de la circonférence du cercle. Cet instrument s'emploie aussi dans les observations astronomiques et géodési* <^ues; et l'on en a fait usage pour mesurer I arc du méridien, base de notre système mi)trique.
CERCLES ASTRONOMIQUES. On nomme ainsi des cercles dont l'eiistence est imaginée pour rendre plus facile l'étude de l'as* tronomie, et dont plusieurs sont représeo* tés par des pièces de forme circulaire, dans la composition de la sphère armillaire. Le cercle de hauteur est un petit cercle parallèle à l'horizon; les cerclée polairee sont deut petits cercles immobiles parallèles è l'équateur , situés à une distance des pdies qui se trouve égale à la plus grande déciiuaison de l'écliptique ; les cercles de décli' nation passent par lesdeui pèles du monde et sont perpendiculaires à4*équateur; les cerclée dt latitude sont de gtands cercles perpendiculaires au plan de lécliptique, oui passent aussi par les pôles, puis par i astre dont ils indiquent la latitude; les ctrclee de longitude sont de petits cercles parallèles à l'écliptique, qui dimlDuent è mesure qu'ils s'en éloignent; le cercle d^ap* parition perpétuelle est un petit cercle parallèle à réquateur, décrit du point le plus septentrional de Thorizon, et que le mouvement diurne emporte avec lui; le cercle d*occultation perpétuelle est un cercle parallèle à réquateur, décrit du point le plus méridioual de l'horizon , et comprenant des astres qui ne paraissent jamais sur notre hémisphère ; les cerclée diurnee sont d.es Cercles immobiles que les astres sont supposés décrire dans leur mouvement diurne autour de la terre; les cercles d excursion Sont des cercles parallèles à T^cliptique, qui ne s'étendent qu'à une distance sufDsanle pour renfermer toutes les excursions des*planètes vers les pAies de l'écliptique ; le grand cercle est celui qui divise en deux parties égalts un globe dont il a le mémo centre ; le pe/t7cem€, celuiqui nedivise point la sphère également , et qui n'a son centre que dans t'axe de celle-ci ; le cercle équinoxial est le môme que l'équnteur ; le cercle de dislance est un grand cercle qui passo par deux étoiles dont la dislance est mesu* rée par l'arc de ce cercle compris entre ces deux étoiles ; les cercles de position sont au nombre de six, passent par les intersections du méridien avec l'horizon , et coupent l'équateur en 1^ parties égales auxquelles les astrologues donnaient le nom de maisons célestes ; les cercles mobiles sont ceux que Ton suppose tourner par le mouveuient di*
ik
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CER
CER
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rect , de manière que leur plan ciinoge de sîlaation è chaque instant» comme les méridiens; et les eeretei immobile$ sont ceui qui ne tournent point, ou qui tournent en restant toujours dans le même plaUf comme récliptiqne, par exemple.
CKRCLIEA. Celui qui fait des cercles ou cerceaui.
CÉRÉMONIE. Du latin CererùmunuB, offrande faite è Cérès. On nomme ainsi, dans les fabriques de glaces et celles de faïence , le temps qu'on demeure sans tirer après le curage. Faire la cérémonie ^ c'est attendre
3ue le verre soit arrivé à un certain degré e connistance.
CÉREDX (chim.)* Qi>i à rapport au cerion.
CERF-VOLANT. Tout le monde connaît ce jouet d'enfant; mais ce que beaucoup de personnes ignorent probablement , c*est que cette machine est encore une invention des Chinois. On lit, en effet, dans le roman ayant pour titre Ping-chân Ltng yen^ le passage suivant sur ce petit appareil : « L'art lui a donné la figure et 1 apparence d*un animal , pour leurrer les sots et les petits enfants. Pourvu d'une monture en lames de bamt)OU , il est mince et partant léger. Sa surface est ornée de fleurs , et grâce è un mensonge habile» il parait extraordinaire. Au gré du vent , il se balance vivement dans les airs ; mais» retenu d'en bas par un lil, il ne peut se retourner ni partir. Ne riez pas de voir que ses pieds n'ont pas une base assurée: s'il tombait devant vos yeux, vous ne trouveriez plus qu'une carcasse, sèche et
CÊRF-VOLANT ÉLECTRIQUE (phys.).
L'intérêt qui s'attache à Tappareil de ce nom, nous fait considérer comme indispensable de reproduire ici l'article que nous lui avons consacré dans notre Diclionnaire dtê merteilles de la nature et de Vart.
« La faculté qu'a le cerf-volant ordinaire, avons-nous dit, d'opérer son ascension dans Tair , repose sur les lois du mouvement , la résistance des milieux et la force vive de Leibnilz; ou, eu d'autres termes, trois puissances contribuent à élever et faire mouvoir le cerf- volant: la force du vent, le poids de la machine, et la main qui dirige la corde. Comme le vent oblige le cerfvolant à décrire incessamment divers angles, l'adresse de celui oui tient la corde consiste è ta lâcher ou è la ramener de manière è ce que la résistance ne brise point la machine! Du reste, cette résistance n'apporte de véritable contrariété que dans les couches inférieures de l'atmosphère , et à mesure que le volani «'élève, sa direction détient de plus en plus stable. Ou a fait uue heureuse application de cette machine è (les expériences sur l'électricité.
« En 1752 , et après avoir découvert les etfets de la bouteille de Leyde et le pouvoir des pointes , Franklin eut l'idée de faire usase du cerf-volant pour aller demander de lélertricité aux nuées orageuses. Son appareil fut donc lancé. Après une assez
longue attente et une vive anxiété , qvttqnes filaments de la corde du eerf-ioint commencèrent ft se soulever et on té^cr bruissement se fit entendre. Franklin pré* senta alors le doi^t è rextrémité de feUi corde , et il vit à l'instant paraître une bh^ lanle étincelle qui fut suivie de plosienn autres. Le rapport idenii^ue de la fooiri avec l'électricité se trouvait désormais démontré.
c L'année suivante » et sans ({Of Texpirimentaleur fût instruit de ce qui s''était pitié en Amérique (du moins c'est ce qu'affimc In Journal des savants étran^ers\t on M. d< Romas, assesseur au présidial deNérac, imagina aussi de sub:>tituer le eerf-voiui aux barres élevées, et il obtint, coma»; Franklin, des signes électriques. Si eephu sicîcn, d'ailleurs , n'eut pas la priorité dau l'application • il apporta h l'appareil drs modifications auxquelles son devancier n^ vait point songé. Ainsi il attacha, k TeilT'^ mité inférieure de la corde, un cordoo de soie de quelques décimètres de long et hm sec , afin d'isoler le cerf-volant de la rori« qui servait de conducteur , et il fixa à ce cordon un pendule ayant pour |K>i4s uo« pierre qui s élevait en prop<iriion de li ii« lesse du vent, et se rapprochait de la ligv d*aplomb è mesure que celte vitesse dim<> nuait ; puis il joignit- è la corde du cerf* volant, près du cordon de soie, un tojau de fer-blanc , de 32 ceniimètres de looguear, destiné è y exciter des étincelles lorsque k cerf- volant serait électrisé ; et enfin , poor se mettre è l'abri du danger qui résalir d'exciter des étincelles avec la aiain»i} construisit un petit instrument qu*il Domau excitateur f et qu'il composa d un tot>e de verre è Tune des extrémités duquel éii4 fixé un tuyau de fer-blanc d*où pendait um chaîne de métal assez longue pour tourlKr la terre lorsqu'on excitait les étinceiîev Bf . de Romas continua ses expériences |ir.> dant plusieurs années, et, dans le mois Je mai 1757, il langa son cerf-volant unj^jr d'orage. Les étincelles eurent alors nn dé* veloppement considérable; il fut même Mversé par la violence de l'un des choc$, H dans le compte qu'il rendit k ca sujet à TA* cadémie des sciences , il dit : « Ima^inn* vous de voir des lances de feu de 9 à 10 piftH de longueur et d'un pouce de grosseur qa> faisaient autant de bruit que des coa»'ts at pistolet. En moins d'une heure i'eos cer* tainement trente lames de cette dimension, sans compter mille autres de 7 pieds et i> dessous. Mais ce qui me donna le plus ^* satisfaction dans ce nouveau spectacle, cal que les plus grandes lames fureol sp-^o^ nées, et que malgré l'abondaDCtt du feu q^* les formait, elles tombèrent constamœeo; sur le corps électrisé le plus woisin.B {tMtn du 96 août 1757.) Afin de pouTotr teneer c cerf-volant sans être jamais obligé de ton* cher la corde , M. de Romas inventa aosM» plus tard , une espèce de petit chariot q» jiouvait avauccr et reculer, qui dévelopfÂit la corde du cerf-volant avec la vitasse V
CER
DE TECHNOLOGIE
CER
Ton Tonlait obtenir » et qai , après que -c^ développement s*était accompli , laissait le frrf-ToJant isolé, au moyen d'une corde de soie fixée d*un bout à rextrémilé inférieure de celle du cerf-volant, et de Tautre au dévidoir du chnriot.
f Ca^allo proposa, h son tour, d^introduire dxns la corde dont on fait usdge, un ou plusieurs fils de métal. A défaut de corde préparée , on peut tremper celle qu'on emploie dans de Peau salée. Pour connaître quelle esi réieciricité transmise par le cerf-volant, on touche \n corde avec une boule métallique isolée h Peitrémité d*un tube de verre, el lorsque cette boule est électrisée, on eTnmine, k Taide d*un électromètre, quelles soot la nature et rintensilé de réiectricité obtenue. D'autres expériences ont prouvé qts*un cerf-volant arme d'une pointe et élevé seulement de 65 mètres au-dessus de la (erre, fournît aulanl d'électricité que la pru* dence permet d'en demander, résultat qui est d*ailleurs conforme à un autre fait parfaitement démontré , c'est que les pointes métalliques des conducteurs ^établissent un fourant électrique entre la terre et les nuages or/tgeux , quoique ceux-ci soient communément éloignés de la première d'envi* ron 2,600 i 3,250 mètres. Les électroscopes aériens de Kinnersiay , se chargent d'électricité à uue distance lrès-raj>prochée du sol. •
CERF- VOLANT LOCOMOTEUR. Un Anglais nommé Pocock, qui se livrait è des recherches aéropleustiques, construisit , il j a quelques années , un cerf-volant au moyen duquel une voiture pouvait être con- (Juite dans loute direction. Un Bl de cuivre n^adaic è volonté ce cerf- volant actif ou inactîf, et la voiture pouvait parcourir au delà de deux myriamètres à l'heure. L'inventeur prétendait faire servir, en outre, sou appareil è touer des barques et des vaisseaux , è faire parvenir une corde h des bâtiments naufragés, cl à plusieurs autres usages non moins utiles.
CERICO'POTASSIQUE (chim.). Se dit d'un sel cérique combiné avec un sel potassique. CÉRINB (chim.j.Du grec yao^, cire. Subs* tance particulière qui existe «Jans la cire. — On i aussi donné ce nom è une matière qu'on extrait du liège, et dont les propriéit's sont analogues è celles de la cire.
CERISAIE (agricult.}. Lieu planté de cerisiers,
CÊRIUM. Corps simple métallique conle^ nu dans quelques minéraux rares de Suède et de Sibérie, et découvert presque en même temps, en 1803 et 180b, par Klaproth, Hisinger et Berzélius. On le rencontre partiruiièrement à l'état de silicate, de carbonate, de phosphate ou de fluorure, dans la cérite, ralianite,rorthite,la gadolinite,etc., et le plus souvent accompagnée de lanthane, de didyme et d'ytlrium.
CERNE. Sorte d'enceinte que l'on construit pour traquer le gibier.
CÉROGRApHlQUE. Peinture h l'encaustique.
CÊRON on SURON. Ballot de marchandises couvert d'une peau de bœuf fraîche, dont le poil est en dedans.
CÉROPLASTIQUE. Du mot x^p^c, cire, et vXasTiTcé, art de modeler. Angl. ceroplaxtics : allem. wachibildn^ey. L'art de modeler en cire les parties du corps humain. Cet art, connu des anciens, fut remis en pratique, dans l'Italie, au xvir siècle, et c'e^t l'une des choses qu'on a le plus perfectionnées de nos jours, particulièrement dans la reproduction de la nature morte. On exécute aujourd'hui en<;ire, en effet, avec la plus adniirable perfection, des fleurs, des fruits, et des pièces d'anatomie pathologique trèscurieuses. On cite, en Italie, pour les travaux céroplastiques, Fontana, Galli et Zumbo; en France : Dupont, Laumooier, Pinson, etc. L'école de médeeine de Paris possède une très-curieuse collection de pièces anatomiques en cire,
CÉROSIE (cbim.). Sorte d'alcool ou de matière particulière qui a été découverte dans la canne h sucre, par M. Avequin.
CÉROSO-CÉRIQUE (chim.). Se dit d'un composé d'oxyde céreux et d'oxyde cérique. CÉROSO-POTASSIQUE (chim.). Se dit d'un sel séreux combiné avec un sel potassique.
CÉRULEOSULFATE. Voy. Sclfo- indigo*
TATR.
CÉRULEO - SULFURIQUE. Voy. Sulpo-
1NDI60TIQCB.
CÉRULINE (chim.). Bleu d'indigo solub'e.
CÉRUSE(chim.|. Du grec mpk, cire. Angl.
eeruse; allem. bUiwein^ Cette substance, qui porte aussi les noms de frfanc du plomba blanc d'argent et de sous-^arbonate df plomb, était connue des anciens, qui l'employaient dans la peinture h l'huile et à d'autres usages. Fabric|uée d'abord par les Arabes, elle le fut ensuite par les Vénitiens, puis ^Krems on Autriche, et plus tard en Hollande, dans plusieurs parties de l'Allemagne, en Angleterre, en Belgique et en France. Naguère on citait, comme la plus importante fabrique decéruse, celle qu'avait fondée, à Klagenfurt en Carinthie, le baron Herbert. La céruse est une combinaison d'acide carbonique et d'oxyde de plomb, et se représente par PbO,CO«. Elle est blanche, friable, insipide, insoluble dans l'eau, et quand elle est pure, elle se dissout complètement avec effervescence, dans l'acide azoticfue. Dans sa préparation en grand, on l'obtient en exposaot des lames de plomb è l'action des va-
f^eurs du vinaigre. Les pots qui contiennent es lames suspendues au-dessus du liquida sont enfouis alors, durant plusieurs semaines, dans du fumier ou de la tannée ; le plomb s*oxyde aux dépens de l'air, et Toxyde se chance peu à peu, au milieu des vapeurs du vinaigre, en sous-acétate, que I acide carbonique, qui se dégage en abondance du fumier, flnit par convertir en sous-carbo* nate. C'est le procédé que l'on suit en Angleterre, en Allemagne, en Hollande et dans quelques fabriques de France. A Clicby,on procède par la méthode indiquée par Tbé-
CIIA
niCTIONNAlRB
aiA
et
niirQ en 1801, c*es(*b-dire qo*on dirige d a gaz 9cide caibonique dans une solulioo de sous-acétale de plomb. A Birmingham , on fait usage, cour arriver èce résultat, de IV cide carbonique provenant de la combustion du coke. Les cëruses du commerce se rendent cfi pains coniques de 1 è 2 kilogrammes ; mais comme la fraude est inséparable du métier de commerçaolt ces céruses sont le pins souvent mélangées avec des substances blanches de moindre valeur, comme le sulfate de plomb, le sulfate de baryte, et la craie ou sulfate de cbauz. La céruse s*em-
1)loie particulièrenienl dans la peinture en bâtiment, pour donner une couche blanche aux bois, et on s*en sert aussi pour étendre les autres couleurs et leur donner du corps; on en fait usage également dans les fabriques de faïence, pour la préparation des vernis ou couvertures. On sait que les ou- Triers qui préparent la céruse ou qui remploient, sont exposés i des accidents eraves causés par Taction éminemment délétère de cette substance : cette action porte essentiellement sur Tappareil digestif, et produit de vives douleurs et des Inmbiements convulsifs.
CÉRUSIER Ouvrier qui travaille à la fal)rication de la céruse.
CERVEAU (fond.). Du latin eer^brum. Angl, eroton; allem. Aou6e.Sedit, en termes de fondeur de cloches, de la partie supérieure h laquelle tiennent les anneaux de suspension en dehors et Tanneau du battant en dedans. La largeur du cerveau dépend de la grandeur de la cloche, et la règle est de lui donner la moite du diamètre de l'ouverture . inférieure. Quant à Tépaisseur, elle est communément du tiers de celle du bord ; mais, afin que les anses soient plus solides, on fortifie le cerveau par une augmentation de matière qui double l'épaisseur, et qu'on ap- Délie Tonde ou la calotte.
CERVOISE (boiss.). Du latin cerrtm, qui dérive de Gérés, |iafçe que cette buisson se fait avec du grain ; nom que l'on donnait anciennement, et que l'on donne encore dans quelques localités,è la bière. C'était la bois* son des Gaulois et des (peuples Scandinaves, et sa préparation différait peu de celle qu'on suit aujourd'hui.
c£tÈNE (cbim.). Base de l'éthale et de la c(''(ine.
CÊTINB. Voy. Blasc D£ balrihic.
CEVADATK (chiro.). Genre de sel produit par la combinaison de l'acide cévadique avec les bases salifiables.
CÉVADILLINR. Voy. Sib4Dilliiib.
CÊVAUQUB (ActDB). On t'obtient des graines de ia cévadille, plante d'Amérique iqui appartient au genre terairum.
CHA (maouf.). Angl. ekine$e tafftt. Allemand cAiiief . Ia//el. Etoffe de soie très-légère qui se fabrique en Chine. On donne aussi ce nom à une liqueur vineuse qu'on obtieiil d'une espèce de palmier.
CUAMLAGE. On désigne par ce mot, en termes de bateliers, l'action qui a pour objet de diriger, au moyeu de cAbles, le pas-
sage des gros bateaux dans les villas, et particulièrement aux abords des pools. Oo appelait autrefois châblewr$ ceux k qui ci travail était confié.
CHABLE. Nom que donnent les chirpHiticrs et les maçons à une grosse corde qu'ils passent dans une poulie placée au sonmet de machines dont ler premiers se s^neM mur soulever de grosses pièces de bois, et les autres des pierres de taille* La hericest aussi appelé chable dans quelques localités.
CHABLEAU. Longue corde dont les luriniers font usage (lour tirer les bateaui.
CHABLECR. Tojf. Crablagb.
CHABLIS. Se dit, en termes forestiers, des arbres abattus par le vent, ou tooibAs do vieillesse, de pourriture, etc.
CHABLON (céram.). Nom sous lequel les Allemands désignent un calibre servant sa façonnage des poteries.
CHABLOT fmscon.). Cordage qu'on emploie pour attacher les pièces do bois ootth mées échasses.
CHABNAM (manuf.). Mousseline des fades très-fine et très*claire.
CHABOTTB (fortf.). Angl. miW/ sfari; allem. amboêstock. Masse de fonte daosls* quelle on fixe les grosses enclumes.
CHABRAQDE (celler.). Du latin c^p«, chèvre. Allem. schabraeke. Sorte de caparison en peau de chèvre ou de mouton, ou bien en drap.
CHACAR ou CHACART (manuf.). SoHe d'étoffe de coton que l'on fabrique à Surate.
CHACHIA (cost.). Sorte de calotte à l'osage des Arabes. On en fabriqua une certaine quantité h Marseille.
CHACOLI (boiss.). Sorte de vin que Pon fait en Biscaye.
CHACONE (cost.). Ruban que l'on porlsii autrefois sur la chemise, et dont on laissait pendre lus bouts par devant.
CHAFALKANl (manuf.). Tuile pctata qui se fabrique h Aiep.
CHAFERCONNÊK /manuLl. Toile peiau des Indes.
CHAFFRB. Nom que l'on donne au oroa de noix dans quelques parties de la Francf,
CHAGRIN.De l'italien st9rtiio,qul vienllui mômedu turc saort, croupe. Aogi.sAÔfrm»
allem. chagrin. Espèce de cuir greou et cou* vert de papilles rondes, qui est serré, solide, et dont on fait usage pour couvrir des bottes, des étuis, des saines, des portefeuilles, des livres, etc. .La peau de €kagn% proprement dite, est celle d*uae espèce Ue chien de mer appelé rouuette^ et qui ««: naturellement tres-rugueuse; mais on la fa« brique arliGcieltement avec la peau du d»eval, de TAne, du mulet, du chameau, et p^* ticulièrement avec la partie qui couvre ^j croupe de ces animaux. Pour grenerc•cil^ ou sème dessus des graines de oioutariJe ^J d'ansérine, poUntilla anserûia, et oo la si sous presse. Le chagrin le plus estimé At celui qu*on tire d'Alger, de Coosiaotioop.'r. de Tripoli, de Tunis et de Sjhe ; lemeillear pour I u»age est le chagrin noir; mais on rt* cherche autant le chagrin rouge, et il cuâ^