‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 88 sur 281 · CITA · texte numérisé non relu

CITA

DE TECtlxNOLOGIE.

CHA

même plus cher. Kn France, on itoite le chagrin arec des peaui de chèvre ou de mouton» sur lesquelles on inoprime le grain au moyen d*uoe pfancbe de cultre gravée qu'on chauffe et qu*on fait passer ensuite scn% une presse à rouleau.

CHAGRIN (nnanuf.). Etoffe légère de taffetas et mouchetée. On la nomme ainsi parce que les mouches dont elle est parsemée lui donnent quelque ressc mbiaoce avec la peau de fbagrin.

CHAGRlNlER.Gelui qui fabriquede la peau de chagrin.

CHAHDAM (manuf.). Angl. Indian musUn ; KW.musnIin, Sorte de mousseline des Indes.

CHAIDEUR (métallurg.}. Ouvrier qui pile le minerai è bras.

CHAIL. Nom que l'on donne à la pierre meulière dans quelques parties de la France.

CHAILLATS (agricuU.). Nom que l*on donne» dans quelques localités de la France» aui tiges des vesees, des gesces et deslen* lilfes, après qu'on les a abattues pour en ob« tenir le grain.

CHAINAGE. Se dit de la mesure de terrain qui se fait è Taide de la cbatne d'arpenteur.

CHAInE. Du latin eatena^ même signification» oa du grec woAé'Ht un è un. Espèce de lien de métal» composé d*anneaux engagés les uns dans les autres. La chaîné carrée est celle dont les anneaux sont d'une figure elliptique» ployés en deux et entrelacés les uns dans les autres; la chatne en gerbe estcelledont les maillons sont courbés comme un 8; la chatne en S est celle dont les maillons ont la forme d'un S. — On nomme chaîne de paratonnerre^ l'espèce do ci>nie métallique qui sert de conducteur au fluide électrique, depuis une pointe quelconque jusqu'à l'endroit où l'on veut le précipiter.— La chaîne d'une montre est une espèce de petite chatne d'acier qui sert è tendre le grand ressort en se roulant sur la fusée. — La cAatoa de charron est un outil composé de plusieurs chaînons carrés» dont on fait usage pour rapprocher les rayons d'une roue et les faire entrer dans les mortaises des jantes. — La chaîne de charrue esi celle qui tient au timon et qu'on avani^e ou qu'on recule» selon que l'on veut que lu soc avance plus ou moins dans la terre. — La chaîne a ova/otr est celle qui est accrochée au limon d'une voiture. — La chaîne de charrette^ celle dont on fait usage pour maintenir des tonneaux qu'on charrie. — En architecture» on ap|*elle chaîne de pierree un pilier élevé è plomb dans un mur de maçonnerie» soit ft'iur fortiQer le mur» soit pour porter l'aboiit d'une poutre; cAolna d'encotj^ara ou chaîne de Itoison» celle qui forme Tencoignure d'un bâtiment et sert k lier les deux côiés de l'angle formé par le mur de pignon et par le mur de face; et cAaIae de fer ^ un assemblage de plusieurs barres, de ce métal» liées boul h bout^ lesquelles, placées dans rintérienr des bAlimenis neufs ont pour otijet de les entretenir, ou établies autour des

vieux, les retiennent quand fis menacent ruine.

CHAINE (mécan.), La fabrication de cet objet, qui joue un rôle si important dans les arts mécaniques» varie beaucoup plus par les dimensions que par la structure, et il y a en effet une différence énorme de capacité» entre certaines chaînes employées dans la marine» par exemple» et celles qui servent à la marche d'une montre. Dans les appareils d'un notable développement» on distingue principalement trois espèces de chaînes. Celles dont on fait usage au lieu de courroies ou de cordes pour la communication du mouvt^mentdans les machines» sont plati»s, è mailles régulières, non soudées» et flexibles seulement dans deux sens opposés; celles que Ton emploie le plus communément en remplacement de cordes» ont leurs mailles soudées» et leur forme est allongée en ovale» droite ou torse; et enfin» celles qui sont destinées au service de la marine» ont leurs mailles étançonnées. On a attribué l'invention de ces dernières aux modernes ; mais elles existaient chez les Romains qui s'en servaient non seulement pour leurs ancres» mais encore pour soutenir leurs huniers. Elles ont été simplement perfectionnées par Th.

Brunton, qui les a composées de chaînons ovales élançonnés. Avant d*en faire nsagp» on les soumet à une presse hydraulique»» avec une traction égale à 500»000 kilogrammes.

Les chaînes d'engrenage, pour la transmission du mouvement de rotation» durent inventées par le célèbre Vaucanson» dont elles portent le nom ; mais quoique très-répandues dans le commerce» il est prudent, néanmoins, d'éviter de faire usage de ces chaînes dans les machines de fatigue» attendu (]u'elles ne peuvent supporter» sans s'ouvrir» un effort un peu considérable; quo le frottement allonge toujours leurs mailles; et qu'alors la denture des roues ne se trouvant plus en rapport avec respacemeni de ces mailles, l'engrenage devient» en très*

Ceu de temps» défectueux ou impossible, es chaînes è mailles non soudées et qui s'assemblent avec des goupilles rivées ou des boulons» sont aussi d'une application très-étendue. On s'en sert pour les montres et les pendules; pour les arcs de cercles des balanciers de machines è vapeur, afin de maintenir la tige du piston dans la verticale; et pour les pompes è chapelet» les noria» les machines a draguer et les bancs à tirer. Ces chaînes réclament surtout une égalité rigoureuse dans la longueur de chacun des éléments qui les composent; car sans cette qualité» elles feraient , manquer le but

2u'on se propose d'atteindre avec elles. Les lémenia des chaînes de montre se découpent et se percent au balancier» et des enfants les assemblent. L'invention de ces cliatiios» qui transmettent l'action du grand ressort au mécanisme qui fait marcher les aiguilles» est atiribuée au Genevois Gruet. Les grosses chaîne» a .nailles» du in<^nie g'^nre» se composent de pièces de forge»

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fourchues par an oout el siinpies parTautret de manière à pouvoir s^ajuster successivement les unes dans les autres. La garniture des trous et des boulons d'assemblage est ordinairement d'acier, pour éviter une usure trop prompte.

Le travail des chaînes ordinarreS|è mailles sondées, se divise en deux parties: le ptiement et la soudure. On prend de la tringle de fer de la meilleure qualité, bien calibrée et ayant la force convenable pour Tespëce de chatne qu*on veut fabriquer ; ces tringles, ehauCfées en masse et au rouge, dans un four h réverbère, sont d'abord enlortillées sur un mandrin ou barre de fer rond, d'un diamètre éçal à cetui de l'intérieur des mailles; puis, coupant obliquement chacune des circonvolutions que fait ta tringle autour du mandrfn,oo obtient autant d'anneaux ronds prêts k être soudés et sensiblement i^gaui. La soudure se fait de la manière ordinaire, k un petit feu de forge, et sur la pointe arrondie d'une bigorne. Le forgeur, après ayoir passé Taoneau à sonder dans l'anneau précédemment soudé, rapproche i'un de l'autre les deux bouts coupés obliquement et les soude en une seule chaude. Il donne en même temps à la maille, la forme ovale ou allongée quelle doit conserver. Les chaînes destinées au service des grues, des chèvres, des cabestans ou des moufles, doivent avoir leurs mailles les plus courtes possibles, afin qu'elles prennent plus facilement la courbure qu'exige leur enveloppement sur des treuils, des poulies dont les diamètres sont en général très-petits. Mais

auelaue soin qu'on apporte à la fabrication es cnalnes, on ne peut cependant répondre de leur solidité qu après les avoir soumises k l'épreuve» Une seule maille dérectueuse, mal soudée, ou de mauvais fer, peut, en se brisant, compromettre la vie des nommes occupés aux manœuvres, on la sûreté d'un navire, ou le conservation des marchandises. Il est done bien essentiel de ne s'en servir qu'après leur avoir fait supporter un effort au moins double de celui qu'on présume devoir être leur charge habituelle. En Angle* terre, oà l'usage des chaînes, au lieu de cordes ou de c&bles de chanvre, est généralement adopté, on a deu^ sortes de machines pour faire ces essais : la première est, comme nous Tavoosdéjk dit plus haut, une presse hydraulique d'aune force immense; la seconde consiste en un mécanisme trèsâimple, semblable k un banc k tirer, et pourvu, soit d*une vis, soit d'une suite de roues d'engrenage, au mojen duquel deux hommes peuvent exercer une grande puis-^ sance sur la chaîne soumise k l'épreuve. Cette machine a aussi l'avantage de marquer k chaque instant l'intensité de cet effort, ce qui permet de le limiter au degré qu'on déaire. Une chaîne de 11" 70,kmailles courtes et droites, faite avec soin et de bon fer, portant 19 millimètres de diamètre, supporte, sans se casser, un effort de 15,000 kilo- Krammes et au delà, et s'allonge d'environ Al millimètrest oar l'effet de l'élasticité des

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mailles, dont les cWés,* n^élant point soutenus par un étançon, se rapprochent sensiblement; mais elle revient pour ainsi dire k sa première dimension aussitôt que la force de tension cesse. Il n'en est pas de mèa^ d'une chaîne k mailles torses: elle s'allonge beaucoup plus et conserve les trois ouaris de son silongenwnt après Tépreuve. On ne doit donc pas se servir de chaînes de celte dernière espèce, dans les manœuvres de force

CHAÎNE (métrolog.). Mesure dont on faîsait usage autrefois pour diverses marchandises et dont la longueur variait suivant les pays* Celte chaîne était divisée en parties ésrales

CHAINE (tîss.). Angl. warp: allem. aufxug. Dans tous les métiers k lisser et quelque espèce d'étoffe qu'ils produisent, on nomme chaîne Tassemblaçe des fils qui forment la longueur de la pièce. Ce sont des fils qui, après avoir été ourdis, sont montés sur les ensubles, passent dans les dents du peigne et dans les fils des lisses, et sont alternativement levés et baissés pour recevoir dans ce croisement d'autres fils qu'on y introduit k l'aide de la navette, laquelle court d'une lisière k l'autre. Ce fil ainsi intro<iuit se nomme lrame,el la réunion de tous les fils a pris la dénomination de chaîne de la forme qu'on leur donne ea les pliant, afin qu'ils ne s^embrouillent pas. L'ouvrier, après afoir ourdi les fils, forme par un bout une espèce de boucle dans laquelle il passe la main, pour saisir et attirer k lui tout l'assemblage des fils qu'il fait passer dans cette boucle; il forme par Ik une seconde boucledans laquelle il en fait passer une troisièolfe de h même manière qu'il a fail passer la seconde; et il continue de la sorte jusqu'k ce qu'if soit arrivé k l'autre bout, qui n'a pas de boucle. Tous ces entrelacemtfuts offrent bien alors comme une espèce de cliatne. Lors* qu'on veut défaire celle-ci, soit pour I» coller^ soit pour la monter sur le métier, oa n'a qu'k sortir le bout du dernier anneau, et en tirant ce bout, toute la chaîne se défait sans peine. On appelle cAaCne à poi^ celle de surcroît ou'on introduit dans un fond de velours.

CHAiNE A LA CATALANE. Elle est formée de plusieurs anneaux ronds ou elliptiques en ter, mis les uns dans les autres de manière quechaqueanneau en renferroedeux.

CHAINE A LA VAUGAUSON. Angl. bindckain; allem. Yaucausomche keUe. Chaîne d'engrenage pour la transmission du mouvement de rotation dans les naachines. Ou voit au Conservatoire des arts el métiers de Paris, la machine remarquabloment ipgénieuse que le célèbre mécanicien avait imaginée pour fabriquer cette sorte de chaîne, qui lui était indispensable pour faire mouvoir simultanément et dans le même sens, le nombre considérable de bobines qui c0ii>posent son métier k dévider et k doub.m la soie. Des bouts de fil de fer, d*utj numéro et d'une longueur convenables, étant plâtrés successivement sur cette macbiae^ se trou*

CHA

CHA

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venf. en trois moa?pmenlsdifférenU,pIîés, roupës rigoureusement de longueur, el entrelacés è la suite les uns des autres, de manière à former'une chaîne extrêmement régulière. Celle machine a été, de nos jours, porfeclionnée, simplifiée, el Ton se procure des chaînes à la Vsocauson, de tout numéro.

CHAÎNE D'ARPENTEUR knglsurveyor'»

ehain: allem. meiskeite, Lorsqu*on teut mesurer la dislance entre deux points, on porte bout è bout, sur la droite qui les joint, une règle dont la longueur est connue, comme, par exemple, un mètre, et /'on joge de ta distance demandée, par le nombre de fois que cette règle ou sqs difi- 5ion8 se Irourent portées sur la longueur à mesurer. Quand celle-ci n*a pas de grandes dimensions, ce procédé est suffisant pour faire ce genre d'évaluation ; mais si la longueur est considérable, comme, è chaque fois gu'oo déplace la règle, on n'est pas assure d*en remplacer le bout postérieur intmédialemenl au point qu'occupait le bout antérieur, outre que le procédé devient très-long, il est aussi fort inexact. Dans Tarpentage, on se sert alors, au lieu de rè^le, d^une chaîne formée de tiges en gros 01 de fcr« dont les bouts sont recourbés en boucles pour recevoir un anneau ; ces tiges ou chaînons ont tous môme longueur et sont joints bout è bout par Tannoau qui passe dans deux boucles, en sorte quM j ait nar exemple 2 décimètres ou tout autre fraction de distance entre les certres de tous les anneaux successifs qui joignent ces liges pour en former une chaîne. Chaque bout de cette chaîne porte une poignée ou gros anneau qu'on lient h la maîn pour la tendre lorsqu'on veut chaîner; et le diamètre longitudinal de cette poignée est pris aux dépens du chaînon coDtigu, afin que la somme des deux complète la longueur prise pour unité. On fait aujourd'hui des chaînes de 20 mètres de long, dont les chatuons ont chacun 2 décimètres , mais ces dimensions varient au iré des géomètres. Si l'on veut chaîner ou fiiesurer une distance avec Tune de ces 'liatnes de 20 mètres, on y plante d*abord îes jalons bien alignés sur lesquels on a ioin de se diriger. Deux personnes saisiseol chacune une extrémité de la chaîne ar sa poignée, et celle qui reste en arrière 'ise le jalon antérieur en indiquant è Taure personne si elle doit se portera droite *u à gauche pour s'établir dans Tali^nement, ^n tend la chaîne sur le sol, en évitant les i>rtillcmenls des chaînons, et les pierres ou juftes d^berbes qui dérangeraient la situa- (»o reciiligne. La personne qui est en avant si munie d'une dixaine où d'une vingtaine (* petits piquelsde fer, et elle fiche dans le [>l Tunde ces piquets pour marquer la On e (a chaîne tendue. Cela fait, on procède n avant, et Ton traîne la chaîne jusqu'à ce ue la personne qui reste en arrière arrive i piquet de ter qui a éléOcbé. Elle arrôle ors sa pofOTée sur ce piquet, et lorsque i uouveile longueur est prise» elle enlève

k la fois la chahie elle piquet. Une seule main suffit è l'opération de tendre la chalnf", de ficher ou d enlever le piquet. Au terme de l'opération le porte -chaîne qui est en arrière se trouve avoir autant de fichcls dans la main,aue l'antre porle-chalne en a de moins pourcbaque fois que la chaîne a été portée en avant. Il ne reste alors qu'à com[>ter les chaînons qui complètent la distanct^. Si, dans le cours de l'opération, l'aide du çéomètre n'a pas assez de piqunts pour atteindre au terme, il remet tous ceux qu'il a enlevé et tient note de cette délivrance. En admettant qu*on ait trouvé, par l'opération, un total de 15 chaînes el de 28 chaînons, on marquera ponr les chaînes,

3ui sont chacune de 20 mètres, la somme e 300 mètres, et pour les chaînons, chacun de 2 décimètres, le chiffre de 58 décimètres ce qui donnera pour le tout 305" 6, Lorsque le sol est en pente, on en cherche rincltnaison, pour réduire la longueur à l'horizon, selon la méthode de euUeltaiion.

CHAINE ÉLECTRIQUE (phys.). Angl. eleetrical chain; allem. endlose keiie. Suite de personnes qui se tiennent par la main, ou qui sont mises en communication par un corps intermédiaire, pour recevoir toutes en même temps ia commotion électrique.

CHAINE MAGNÉTIQUE. Anneaux qui s'attachent à un aimant et forment entre eux une chaîne à travers laquelle passe la force magnétique.

CHAÎNER. Mesurer une distance avec la chaîne d'arpenteur.

CHAÎNETIER. Ouvrier qui fait de petites chaînes et des agrafes.

CHaINETTB. Partie du harnais des chevaux de carrosse qui sert è soutenir le limon et à le reculer. — Petite chaîne qu'on place au nombre de deux, dans le bas d'un mors, pour en contenir les branches et les empêcher de s'écarter l'un de l'autre. —Sorte de broderie en points noués qui forme comme un lacs continu. — Espèce de tissu de soie qu'on fait courir sur toute la (ôte de la fran* ge d*un ruban. — ^ Se dit, en imprimerie de delà gouttière qui se trouve au bas d'un tympan. — Enarchitecture,lachalnetleestune voAtpdontle cintre est semblable à la courbe d'une chaîne suspendue par les deux bouts.

CHAlNON.Angl. link: allem. i:e//enrtngf.

Boucle ou anneau dont un certain nombre engagés les uns dans Jes autres forment une chaîne, -r- Bride qui embrasse les queues des tenailles.

CHAIH. Du latin caro^ même signification. Nom que donnent les tanneurs, tes corroyeurs, les chamoiseurs et les mégissiers au côté de la peau qui touchait h la chair de l'animal. Le côté opposé s'appelle la fleur. On dit qu'on donne une façon de chair, pour exprimer qu'on travaille la peaul du côte du poil. On appelle vaeheê et veaux à chair graese^ les peaux auxquelles lescorroyeurs ont donné le suif, tant de chair que de fleur. Tenir de cAotr, se dit, en terroei de chamoiseur,désigoer Topéralion parlaquellei

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DICTIONNÂIOE

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h Taide do couteau» pn élëv6t sur le chevalelei.docAlé de la chatr, tout ce qui peut en îire délaehét afin de rendre les peaux plus douces et plus oianiabres.

CBAIR (roélailurg.). An^l. sofi; allem.

weich. Pièce de fonte par rmleriDédiairo de laquelle uo rail repose sur les dés ou Iraterses.

CHAIRE (archll. nenufs.). Sorte de tribune élerée qu*on construit dans les éslises et qui est ordinairement surmontée d un dais ou baldaquin» f^eur recevoir un nrédicatenr. — On établit aussi une chaire aans les écoles où se place le professeur qui fait sa leçon.

CHAISE. Ihi latin âef/a, eaîhedra^ siège. Cemeubteest d*an usage tellement universel qu'il dispense d'en décrire ici la forme la plus ordinaire. Quant aux rariétés» elles ont été nombreuses dans tous tes temps» c*est-^-dîre que la chaise, comme les autres produits de I industrie humaine» a subi fréquemmenl les caprices et les exigences do la mode. Au moyen ftge, ce meuble» de mè* me quelous ceux de cette énoque, avait un caractère grave» presque solennel. Il était généralement massif el surchargé d'ornements sculptés qui témoignaient bien plus de la patience de Tartiste que de son bon goût. Ce genre disparut presque entièrement de l'habitatio» de Thomme riclie» dans le fourant du xyu* siècle» et alla figurer au foyer de U chaumière» ou a'eofouir dans les débris du galetas ; puis la mode est rerenue» tout è coup» lui donner une restauration éclatante» et l'on sait avec quel eogoùmeut on recherche aujourd'hui les buffets» les bahuts» les lits et les chaises moyen âge; k quej prix excessif on en fait Pacquisitiou. Le progrès artistique de notre époque a fait imaginer aussi une foule de chaises élégantes, d*uB décor charmant, et quelquesunes d*une construction si légère, presque.si vaporeuse» qu'on éprouve comme une sorte de crainte de s'asseoir dessus. On en fabrique aussi de très-grftcieuscs et de trèscommodes en fer»qui reçoivent un enduit coulourde jone. Dans les églises» c'est-à-dire aux places particulières qu occupent les prêtres» on donne k leurs chaises le nom de êtMei ou de formez. Celles du rang supérieur sont destinées aux curés et aux chauoines dignitaires» et le rang inférieur est occupé

Kr les chanoines hebdomadiers» les l>énéiors et autres lévites.

L'histoire ne nous a conservé aucun fait digne de recommander les chaises à la postérité» si ce n'esl cependant ce siège d'ivoire des Romains qu'on appelait chai$e curule (de mmis» <t)urbé). Dans l'origine» elle était réservée exclusivement pour les roia; mais elle devint ensuite une marque distinctive des tiautes dignités de la magistrature» c^est* è^lire» des dictateurs» des consuls» des séua* leurs» des eenseiirs» des préteurs et des édiles. Ceux qui occupaient ce siège» le considéraient comme un poste sacré» qu'ils ne devaient point abaudouner, même au rooment du péril» et Ton sait que lorsque les

Gaulois pénétrèrent dans Rome, alon lam défense» ils y trouvèrent les séoatean ai^M sur leur chaise curule» oà ils atteadaini d'honorables couditîous ou* la oarCCeoe chaise était aussi un ornement qae Ym plaçait sur les chars triomphaux» et aa f<J(^ frait enOn comme uo témoignage de coas* dération aux souverains •lUés de ta ripa» bliaue.

il est une autre chaise qui» biciqoacaa^ tamment reléguée dans uu lieu tout è bit « part) n'en jouit pas moins d^uue grinik estime au sein des famiites : c'est celle qae l'on nomme modestement le privée et qut» chez le roi» on appelait jadis cAatii tiffairee. Une coutume singulière oblîgeiu autrefois le Pape nouvellement éln d«i*i»* seoir sur cette chaise en (iréseoee des cardinaux qui l'avaient promu au Uioi pontiOcal. On n'est point flxé sur le but symboli(|ue de cette étrange ovation, quoi*

3ue Mabilton et quelques autres aient Uoté e l'expliquer.

Avant l'invention des Toitures» tes daotf voyageaient sqr une chaise couverte, ooomee ïi/iVre» que l'on plaçait sur uu bnoeard» et que portaient deux chevauiifuB à l'avant» l'autre k l'arrière. Cette litièrt était entourée de suivantes montées sunl» liaquenées» de pages et d'écu^ers» ei de quelque chevalier courtois» toujours prtu renverser les obstacles qu'on aurait pa op*

I)Oser au passage du convoi» ou à bri&eriH ances pour soutenir que la belle reuferm^ dans la cellule voyageuse» était la plusueiw des belles. A la litière succédèrent om chaise k peu près seiublable» à deux rottv». que traînait uo seul homme, etque l'uueifKr lait broneUe; puis la chaUe à porteur^ posH sur un brancard comme la litière» iMisdi

t)lus petite dimension et portée par deet lommes. Cette chaise» dont le luie lai montré plus ou moins grand selon U f^ tune de son propriétaire» est encore cj usage dans quelques villes de proviooe, ii c'est évidemment la manière la plus coo> mode et la plus douce de se faire traosportef d'un lieu clans un autre. BuUo , sous le ministère de Colbert» en MM» on se sortit (H'k; la première fois de ce que nous appcloas encore chaise de potie.

£u mécanique » on nomme rAntsc (aof .

.uppori; alleiu. /^ofijr^/aaer} certaines piété* qui servent de support à uu aptiareiL — L €hai$e d'un mouhn (angl. <tiiièrr-irdri;ilem. mndmuhtengeêlell ] est la ca^e débuts qui le soutient. — C'est aussi le nom de i n^ue d'un coutelier. — Du bflti de bois <j^i sert à exhausser une chèvre ou une ffw — De la table qui supporte la poêle lorsqu'on fait les bougies. *- D'une widit'^^ pour suspendre» par le moyeu de deui il^> ceux qui font des observations astronoai-

Sues. — La chaise chirurgicale esiûue es)<.c e chaire ou l'on fait asseoir les persoant* qu*ou doit opérer. — La chaise de f^rts «>: une machine anglaise sur laquelle oa ^i^*che les fous. — La cAoïst longue est uat sorte de canapé u'ayaut de dossier qui (^

CHA

DE TECILNOLOGIE.

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de les oouis, et qui sari aux malades à qui il est (lérendu de marcher.

CHAISE DE SANCTORIUS. Sorte de balance qui porte le Dom de sou infenteur, et qui a pour objei de faire connaître» par le poids, la quantité d'aliments qu'on a pris dans un repas et le terme quMI faut mettre i son appéiit.

CHAISIER. Ouyrîer qui fait des chaises.

CHAKANDOUR ( manui. )• Etoffe de soie des iiules.

CHAKO(eostO. Coiffure militaire.

CHALAND. Nom que porte un grand bateau plat qui sert au transport des mar« elian<li$es sur les rivières. C*est aussi celui d*uo bateau danslequelon nourrit du poisson. CHALASIE (lapid.).Du grec x«X«C«* grêle. Pierre précieuse! dure comme lediamaiU, et qui a de la ressemblance avec uu graiu de ffrèle. '

CBALCANTBUM (cbim.)Nom qu'on donnait anciennement au sulCale de cuivre.

CHALCÉDOINE(lapid.). Espèce d*agate onyï d'un blanc laiteux. Son nom lui vient de ce qu'on a prétendu qu'elle avait été trouvée pour la première fois dans les environs de la ville de Cbalcédoine,en Bythinie. CHALCITErchim.}. Du grec x«^«^^> airain. Angl. chalciti ; allem. kupferkoball sulfate de cuiyre.

CHALCOGRAPHE (grav.}.Du grec x*^^'^u airain» et ypâ^» t j'écris, Angl. chalcographer: allem. metalhteiAer» Graveur sur cuivre et antres métaux.

CHALCOGRAPHIE (grav.). Art de graver aur le cuivre et autres métaux. Cet art était en grande faveur au ivii' siècle» et les plus célèbres cbalcqgrAphes de cette époque furi^nl Uellan» Kdelinck, Nanteuil, Jacques Debie et Collet. — Lieu où s'exerc«) cet art. — Se dit aussi de l'imprimerie du Pape, k Ronne : chalcographie apostolique»

CHALCOGRAPHIQUE (grav.j. Qui a rapport à la chalrograpbie.

CHALDRON (mélrol.). Mesure anglaise de caf tacite pour les matières sèches. Elle équivaut à 13 hectolitres.

CHaLK (cost.). De Tanglais shawl. Pièce rélaffe quit dans TOrieni» sert aux deux <'xes de turban» de ceinture, de manteau et iiétiie de tapis —Vêtement dont les femmes e couvrent les épaules. l\ya des ch/lles de oie» de coton» de laine ordinaire et de laine le Cachemire. On distingue aussi les cliflles fi châles unis et chAles brochés» grands liâtes» chfties longs ou cliAles t>oileuXf hâtes lapis» etc. Les procédés de fabricalou pour les chfties varient suivant la na» ijre des étoffes et la façon qu'on leur donne; >ais ceux dont on fait usage ponr les chA- •s bruches français sont les suivants : i* la ii#e m corfe qui consiste k peindre sur ou tfpier réglé, en couleurs vives mais trans-* artuites^He sujet de la broderie ; 2* le Usage L Vaeeroehage^ opération compliquée qui a f>ur bul de mettre la carte en contact avec > aiéiier ; 3* le lùsajfe qui se fait soit au tftc^» soit parle f}»ouir»iajfe : dans le prelier cas» l»our obtcuirun seul poiut du cou-

leur» la navette doit faire le trajet de toute la largeur de t'étoffet et il faut ensuite couper è l'envers ce CI de trame devenu inutilot excepté pour le point que l'on veut rendre*

[mis ce qui reste est retenu à l'endroit par e liage diagonal ou fil dépendant de la chaîne; dans le seeond eas» eii Ton opère avec de petits fuseaux pointus analogues aux spoulins, on enchaîne intimement ensemble les fils de trame , de manière è en faire une sorte de tricot si solide que» si l'on enlève tous ceux de la chaîne quand le travail est terminé» les fils de la trame se montrent encore inséparables» unis qu'ils sont par leurs travers : dans les deux cas» le Ira* rail se fait à t'envers ; &* le découpage^ opération qui donne au ehftle français le caractère qui le distingue du cachemire de l'Inde» consiste à enlever les fils devenus inutiles» et il se fait è la main sur un métier mobile, ou è la mécanique. Après ce dernier pro«> cédé» le châJe passe dans les mains de I apprèteur qui le lave» le fait sécher tvndu» le

f tresse À chaud» et la met ainsi en étal d*éUre ivre k la vente. Les villes de France; les plus renommées pour la fabrication des chfties sont Lyon, Nîmes et Paris.

CHALËMIB (insu de mus.). Espèce de cornemuse qui n'a point de t>ourdon. — Chalnmeau de berger construit soit d'un brio d'avoine ou de seigle, soit d'une branche de figuier eu de sureau.

CHALET (archit. obarp.). Habitation rustique faite en charpente.

CHALEUR, (phys.» chim.)- Du latin calor, même signification .Tous les corps de la nature sont susceptibles d'exciter en nous des sensations particulières» plus ou moins vives, auxquelles on adonné le nom de sentiment de chaleur ou de froid. Ces affections se produisent par le contact immédiat ou h grandes distances ; et leur nature est telle, qu'on ne saurait en attribuer la cause à la substance propre des corps qui les font naître. Le foyer qui est embrase, ou la matière pondérable du soleil» ne sont pas» eu effet, ce qui produit sur nous Timpression de la chaleur ; il faut rechercher un autre ageMiqui soit distinct de lasubslance propra des corps, qui réside dans leur masse» qui se transmette h dislance» et qui ail la propriété de causer les sensations de chaleur et de froid. ^

Les expériences auxquelles on s est livre pour constater la maiérialité de cet agent ont été vaines. Quelques pliysiciens onfc même nié son existence; d autres pensent qu'il est composé de particules qui écbap-^ penl h toute mesure de poids, lesquelles ont la faculté de pénétrer dans loua les eorps^ de se combiner avec eux et de se mouvoir avec une vitesse prodigieuse. Ce pouvoir mystérieux a reçu différents noms» Ceux qui ont confondu la cause avec l'effet, l'ont appelé chaleur; feutres Tonl désigné par les dénoininalions itu flmde igné et de maiiire du feu; et entin les auteurs qui ont réformé la nomenclature chimique lui oui imposé le uom de calorique. Quaud au nu>t

CIIA

DICTIONN^UIIE

CilA

chaleur, il est mainlenanl rési^rvé h la^cienco i|qi a pour objet les propriétés, les effets et |6.H lois du calorique.

* On appelle température d'un cornai Tétai de Toluroe auquel il se trouve par rinfluence du calorique. Le même degré de chaleur donne toujours eiactement le même Tolume ; mais comme la chaleur Tarie fréquemment dans les corps, et qu'il est indispensable, pour accomplir un grand nombre d*expériences, de' comparer la température qu'ils afaient h un temps donné, avec celle qu'ils acquièrent h un aulre instant; ou enfin de comparer les degrés de calorique de divers corps ; 00 a construit, pour mesurer ces degrés, des instruments qui portent les noms de thermomètres et de pyromitres^ et auxquels plusieurs physiciens ont apporté successivement de notables modifications.

La dilatation d*un corps est linéaire ou eubique.La premièreest simplement celle que le corps éprouve dans l'une de ses dimen« sions ; la seconde est le volume que ce corps acquiert. Si l'on suppose un cube dont toutes les arêtes ont une longueur de 1 mètre h la température 0, et que cotte température soit portée ^ une autre plus considérable, chaque arête s'allongera alors, et le volume-total augmentera dans la même proportion. L'ailongimeni des arêtes sera causé par la dilatation linéaire et Tau^mentation du volume par la dilatation cubique. Au moyen d'un appareil que Gay-Lussac a inventé pour déterminer la dilatation exacte des gaz, ce savant a démontré : 1* que la dilatation de Tatr est uniforme depuis 0 jusqu*^ 100*: 2* qu'elle est pour chaque degré la 267* partie, ou les 0,00315 du volume ili 0; 3* que tous les gaz se dilatent uniformément comme Tair, que leur coefficient de dilatation reste le même, et qu'il est pour chacun d'eux les 0,00375 du volume de 0. On doit aussi les résultats suivants à MM. Dulong et Petit qui se sont livrés h de nombreuses expériences sur la dilatation des gaz à des températures plus basses que 0 et plus hautes que 100*. Depuis 0 jusqu'à — 36*, la dilatation de l'air, rapportée au thermomètre h mercure, est uniforme et la même qu'entre 0 et 100"; au»dessous de — 36*, le mercure n'est plus propre k mesurer les températures k cause de son trop grand rapprochement du point décongélation; depuis 100* jusqu'à 3G0*, la dilatation devient croissante de degré on degré ; et réciproquement, au-itessus dfe 100*, les dilatations du mercure sont croissanies par rapport à celles de l'air. Hafgré la difficulté réelle de décider auquel des deux, l'air ou le mercure, appartient l'irrégularité, c'est la dilatation du premier que l'on adopte pour type et à laquelle on rapporte celles de tous les corps. Les expérimentateurs ()ue nous venons de nommer, ont fait usage d un appareil de leur invention, au moyen duquel !a dilatation de l'air a été étudiée par la me* sure des volumes et par celle des pressions.

Les rayons de chaleur ne partent pas •euleroent de la surface mathématique des •orps ; mais ils partent aussi des couches

inférieures jusqu'à une profondeor sensiNs au-dessous de cette surface. Ainsi, larsqo'iin« surface métallique polie est légèremeai Un* mectée de quelque liquide, son poufoîr émissif est à l'instant augmenté dans tms grande proportion, et une seconde et imi. sième couches ajoutent encore à cet pffH. 11 résuite aussi des expériences de deLarv che, que la chaleur rayonnante qui éman^ des corps plus chauds, traverse plus farlement les milieux diaphanes et s*y trou?* absorbé en moindre proportion. Aîn>i u»

écran de verre, qui arrête les j^ de la ehi. leur émise par un corps à 180*, o arrêten q«f les I de celle donnée à UM)*, et la m^-ti? seulement du calorique produit par la iis* me d'une lampe. Enfin, la chaleur qui a traversé une première lame de verre ki absorbée en moindre proportion lorsquVIlt en traverse une seconde et une troisièiu', propriété qui s'étend sans doute i tous i«^ corps transparents et se manifeste aussi dam les milieux continus.

Si dans une enceinte vide, de qaelqv dimension que ce soit, et dont les paro*i sont maintenues à une température coov tante et uniforme pour tous les points, m place un thermomètre en un lien qoelor>ft-

S[ue, cet instrument se réchauffé oo se r^* roidit jusqu'à ce qu'il arrive enSo à U température de l'enceinte clle-roêtne, moment où alors son équilibre est établi m où il demeure immobile. Ce princiiHs, ol*serve pour la première fois par Prévost, Je Genève, est c(*lui qu'on appelle principe ce V équilibre mobile de la chaleur: il est iodrpendant de Pétat delà surface de ^enceint^ c'est-à-dire de ses pouvoirs réfléchissaoi* absorbant ou rayonnant ; de sa temfiénturf. qu'elle soit à 100* au-dessous de 0, oo I 1000* au-dessus; et enfin de la surlace p'a; ou moins réûéchissaote ou absorbante <Ja thermomètre.

On donne le nom de chaleur élastiTce à la chaleur latente qu'un liquide aksortc en se vaporisant. Celle de la vapeur d'eu

[>eut se déterminer en faisant bouillir li^ 'eau distillée dans un matras à long oo' oi dans une cornue, et en condensant, di«4 une masse d'eau, toute la vapeur qui s'f* chappe. On retranche alors de l'augmenu» tion de poids de cette masse d'eau, ta qoaa* tité de vapeur qui s'est condensée, et d« l'élévation de température qu'elle icqui**rt. on déduit ainsi la quantité de chalrar qoe cette vapeur a dégagée. Les recherches q^: ont été faites pour résoudre la quesiioa importante de savoir si les quantités d* chaleur qu'absorbe la vapeur d'eau pour m former, sont indépendantes des teropéniTres auxquelles elle se forme, ont amené i ce théorème que dam un gramme di tapno" au maximum de force élaetique. il y s iomjoure la même quantité de chaleur, auelti qme ioit $a température. Le gramme d eau étâii pris à 0, la somme des quantités de chiW^

tour relèvera 140* et la vaporiser eosm^ celte température sous la pressioe i-'e 3,500*, sera la même que celle qu'il 9!en '

QIA

DE TECllNOLOGie.

CflA

Aê»

fallut loi donner pour Télever h 100* et le fBporiser h cette température sous la pression maximum de 760** ; ou pour Péiever h idr et le vaporiser k celte température sous la pression mniimum de S'yblSI; on eofin le vaporiser directement k 0, sous la pression maximum de S'^OSO. Récipro-

Îuement, 1 gramme de vapeur au maximum a force élastique, étant pris h une température quelconque, puis condensé et réduit l 0, dégagera toujours la même quantité de calorique, c'est-A-dire 650 unités.

Les diverses températures des corps expriment les variations de leurs rolumes ; mais elles n*indiquent pas les quantités de chalenr qu'ils reçoivent ou qu'ils perdent pour éprouver ces variations. Ainsi des corps différents, a.vant le même poids et la m^me température, peuvent exiger des quantités de chaleur très-différentes pour iVIerer Ton et l'autre h une température plus haute de 1*. A poids égal, et à température égale, un corps est dit avoir plus de capacité pour la chaleur qu'un autre corps, lorsqu'il réclame une plus grande quantité Jô chaleur pour éprouver les mêmes variations de température. La capacité de l'eau, par exemple, est h peu près 30 fois plus grande que c«lle du mercure, puisque, h j^ids égal et k température égale, Teau reçoit 30 fuis plus de chaleur que le mercure quand elle s*élève de 1% et qu'elle en perd 30 fois autant, lursqu'elle s'abaisse de la même quantité.

Une substance a plus ou moins de capacité pour la chaleur, suivant, qu'elle réclame plus ou moins de chaleur pour éprouver un changement de température donné. Cette ca{iacité est constante lorsqu'à poids égal il

SubsUacas.

Atr atmosphérique.

Oiygèoe.

Azole.

Oiyde de carbone.

Aride caitoaique.

Oxyde d*aiote.

Gaz olciOant Yapeor aqueuse.

Capacîlcs

ï volumes énus,

celle de raireUDll.

Poisson a donne aussi, dans les annales le chimie, une formule générale, au moyen le laquelle ou obtient la somme de capacité Tun gaz, sous une pression quelconque, orsqu*on connaît sa capacité sous une près* ion donnée, comme serait celle de 760 mllimètrea. Voici cette formule :

C e»l la pression du gaz par rapport è Vau ; P la pression pour laquelle on Teut onnaltre sa capacité; X est la capacité

ncrchéo

Pour râir, on a C = 0, 2669, K = 1,375 ; 1 la formule devient alors

X=0. î6«9('f)l-iJ^

faut des quantités égales de tempécature pour élever la sienne. On rapporte communément la capacité d'une substance è celle de l'eau prise pour unité. Ainsi, quand on exprime que la capacité d'une substance est S, 3, h et au delè, cela Teut dire, à moins d'avertissement contraire, que cette capacité est 2, 3 ou & fois celle de I eau. Pour déterminer les capacités ou les chaleurs spécifi- Sues dos corps, on fait usage généralement, u calorimètre de Lavoisier et de de Laplaco; mais on apprécie aussi la capacité des corps, par une méthode de refroidissement înTeiitée par Mayer, et perfectionnée successivement par Leslie, Dulong et Petit. Cette méthode repose sur ce principe, que deux surfaces égales et également rajronnantes» perdent dans le même temps une mémo quantité de chaleur, lorsqu'elles sont h la même température. Pour opérer d'après cette donnée, on remplit successivement un petit vase d'argent, è minces parois, de diverses substances pulvérisées et qu*on laisse refroidir è partir d'une même température. Les quantités de chaleur, perdues au premier instant du refroidissement, se* ront égales entre elles; mais s'il advient que»

J^our l'une des substances, la vitesse du reroidissement soit double de ce qu'elle est pour l'autre, quoique à poids égal, on en pourra conclure que sa capacité est moitié, puis qu*en perdant une même chaleur, elle se sera abaissée d*un nombre de degrés double.

Quant aux capacités de chaleur des gnz, il est ditlicile de les déterminer, attendu que leurs molécules tendent toujours à s'échni»per sous les pressions qu'ils supportent; toutefois MM. de Laroche et Bérard ont oiitenu les résultats suivants :

Capacités

k inasse!^ égales,

cène de rairéiant i.

Capacités

ï masses égales,

eeUe de Teau éianl t,

O.Ke9

La capacité diminue à mesure que la pression augmente, et elle n'est plus qu'environ /; de la capacité de l'eau sous une pression de 1,000 atmosphères ; mais elle crott, au contraire, lorsque la pression diminue, et lorsqu'elle se trouve réduite à & ou 5 millimètres, la capacité de l'air devient égale è celle de l'eau. Cette propriété expli* que le froid qui règne dans les hautes régions de l'air.

C'est au travail de MM. Dulong et Petit, couronné par l'Académiedes sciences en 1818,

Sue l'on doit les principesdu refroidissement es corps, dans le ride, principes que Nenrlon n*aToit fait qu'entrevoir. 11 résulte de leurs expériences, I* que, lorsqu'un corps est en équilibre do* température dons uuo

CIIÂ

CHA

enceinte» sans pouvoir réfléchissan(| donl la température est constante, la TÎtesse de son refroîdisseroeni est égale i la Tîtesse de re^froidissement qne Tenceinle tend h lui imprimer; 2* que la Titesse absolue de refroidissement d'un corps augmente en progression géométrique, lorsque la température de ce corps augmente en progression géométrique.

Le rapport des pouvoirs rayonnants des corps ne varie pas avec la température : celui du pouvoir rayonnant du verre h celui de l'argent mat est de 5,707 aux fempératu** Tes voisines de 300*, comme à celles qui se rapprochent de 100*. Un corps qui se refroidit dans Qoe enceinte remplie de gaz, se refroidit par deux causes : le rayonnement et le contact du gaz. La présence de celui-ci ne modifle en aucune manière les échanges de chaleur qui se font par rayonnements. Les perles dues au contact du gaz sont, toutes choses égales, indépendantes de l'état de la surface du corps qui se refroidit; les perles croissent avec les excès de température, suivant une loi qui reste la même. Pour une n\.éme différence de température, te pouvoir refroidissant d*un même gaz varie en progression géométrique, lorsque sa force élaslioue varie elle-même en progression géométrique. Si le rapt)ort de cette seconde progression est égale a 2, celui de la première aéra 1,366 pour l'air, 1,301 pour l'hydrogène, 1,431 pour l'acide carbonique, et iMi pour le gaz oléiOant. C'est par les propriétés du calorique ravonnant et les lois da refroidissement dans le vide, que l'on explique la rosée, le givre, la gelée, et que l'on se rend compte des températures de la ferre, des eaux et des différentes régions de l'air. C'est aussi è l'étude de la même cause que l'on doit la découvertedes divers moyens employés dans la chimie et dans l'industrie pour opérer le refroidissement des* corps.

Trois sources principales de chaleur viennent réparer incessamment les pertes occasionnées par le rayonnement et le refroidissement dont nous venons de parler. Ces sources sont la chaleur centrale, la chaleur salaire et celle qui résulte des actions mécaniques et chimiques qui s*exerceot sur la matière.

L'état d'incandescence de notre globe, k son origine, et l'action du ieu qui continue dans son intérieur» action que confirment l'éruption des volcans, les tremblements de terre, les sources thermales et les puits artésiens, sont des faits actuellement acquis à la science. On a calculé que la température de la terre augmentant environ d'un degré par 27 mètres de profondeur, il en résultait qu'k 2,700 mètres au-dessous du niveau de l'Océan, celte température devait être supérieure k celle de l'eau bouillante; qu'en descendante 6,500 mètres, le plomb ne pouvait exister qu'à l'état de fusion , et qu*enOn, k la profondeur de 10 myriamètres, aucun corps ne pourrait exister à l'état solide. M. Cordiera dit, en résumant sa théorie sur la chaleur centrale : « i* Nos expériences

confirment pleinement Texistenee d'une cIm* leur interne qui est propre «o globe tarm* tre, qui ne tient point h rinflueocedesnfom solaires et qui croit rapidement avales profondeurs ; 2* i'auçnienlalioD de ta ctuior souterraine ne soit pas la même loi («r tonte la terre ; elle peut Aire double, el miai triple d'un pays è un autre; 3* ces différfn* ces ne sont en rapport constant ni avec tn latitudes, ni avec les longitudes; i*enfiji, Taccroissement est cerlainemeot plus »• pide qu'on ne l'avait d'abord sopposé. I) peut aller à un degré pour 15, et méow U mètres de profondeur en certaines cootréâ Provisoirementf le terme moyen ne peoipn être fixé à moins de 25 mètres. » Lacbilêiir qui provient des profondeurs de la terre, m modifie pas d'une quantité appréciable h température moyenne de la SQrraee;Buts réunie cependant aux autrea chaleurs, elle contribue à entretenir la température néce^ saire à l'existence des êtres organisés.

Les climats et les saisons dépendent leslernent de la chaleur solaire. L'air pur ne s'échauffe que très-peu par celte chaleur; mais, en revanche, il reçoit une grande por* tion de calorique par son contact avec la surface du sol. Celui-ci a commonéffleDi, pendant leiour, une température plus btn)e que celle de Tair, et, pendant la noil, srê température beaucoup plus liasse. La lem* pérature décroît à mesure que Ton s*é\éu dans l'atmosphère ; mais celle déeroissaoce n'est pas proportionnelle à la hauteur, e*ie dépend de la combinaison d*uo certsis nombre d'autres phénomènes qui Bxeoi b moyenne de cette température. La cbslfur solaire, accumulée pendant une partie 4< l'année, se dissipe pendant l'autre ; mais il s'établît entre ces deux périodes une co»* pensation convenable. Il résulte, d'expo riences faites par M. Pouillel, et an mojeo d'un instrument de son invention, aoe U quanlité totale de chaleur qne verse le mleil, dans le cours d'une année, sur le glotic de la terre, est égale k celle qui serait »*• cessaire pour fondre une coache de glict qui couvrirait la surface entière de eegi^^ et qui aurait Ik mètres d'épeisaeor. Uot portion de cette chaleur est immédiatemect perdue par le rayonnement du joor et celw de la nuit ; mais la portion absorbée par '4 soi, k une certaine profondeur, dorant \t% mois de température croissante, remoeic ensuite, pendant Tépogue de lem|idraiart décroissante, pour venir réchauffer la $wface et se perclre h son tour dans les haut'» régions célestes. Outre ces deux mouvements descendant et ascendant, oo suppn^ qu'il en existe un troisième qui est laiers qui s'opère entre la aurfacedn solel la cf^ che invariable, et par lequel la cluleorat* sorhée sous la aone lorride el les looes voisines, se transmal progressivement dans !«« deux hémisphères, pour se dissipera la sar* face des régions polaires.

Les combinaisons chimiques, soit ceflirs qui accompagnent la naissancct le développement et la décomposition iss Hrf^

il9

CIIA

DE TECHNOLOGIE

eux

soit les combinaisons forloUes qui provien- Dent des produits de l*art, sont aalant de phénomènes qui fournissent de la chaleur ou du froid, il se dégage des terrains marér<igeux ou des oorps qui ae réduisent en puiréldclion, des gaz de diverses natures, tels ()ue rbydrogène, le phosphore et les vapeurs sulfureuses* qui ont la propriété de >*enQ3nDmereu contact de Tair et produisent de légères flamones et de la chaleur. Le sim« [lie contact descor|is dégage de la chaleur et il en est de même du frotteoienl, de la corapression, de la percussion et de tous les rliangereenis mécaniques qu'éprouvent les niolécules matérielles. En frottant vivement le briquet contre le silex, il se détache des pflrcelles d*acier extrêmement fines, que la rioliuce du frottement chauCTe jusqu'au *ouge. Deux corps s*échauffent lorsqu'on les froue, parce que Tair qui se trouve entre îux est alors comprimé par ce frottement et )Mig6 de quitter une partie du calorique |u'il cootiem. C'est è la combinaison de oijgèoe de l'air avec la matière du bois et lu charbon, qu'est due la chaleur artificielle )ue Ton produit dans les foyers domestiques *( dans les divers genres d'usines. Enfin, 'électricité est un autre élément de chaleur épandu dans la nature. Toutes les quantités e chaleur dégagées ou absorbées, soit par union intime des éléments matériels, soit ar leur dégrad ation, peuvent être compaêes et mesurées par les moyens dont il est lit usage pour les chaleurs spécifiques ou our les chaleurs latentes.

Ce n'est guère qu'à partir des perfection- ^roents apportés au thermomètre dans le ommencementduxviii'siècie.parRéaumur, laies, Fahrenheit et Musschenbroeck, que \ théorie de la chaleur a été sérieusement ludiée par les physiciens. C'est alors que lafal, Crawford, Wilkes et Black démenèrent l'existence du calorique latent; u'Bawkesbee reconnut les différents dorés de dilatation que la chaleur fait éprou« n h l'air atmosphérique. De nos jours, M. Leslie, Micbolson,fiérard, Arago, Des-* reizetPictet se sont livrés k d'importantes cherches sur les lois de la distrit)ution du ilorique et ses divers modes de transmis- 00. De Laplacet Fourrier et Poisson ont )itDé la théorie mathématique de la chaur rayonnante; MM. Melloni , de Parme, ?rbes,d'Ëdimbourff, de Provostayeet Desins ont fait connaître aussi d'intéressants i*îaux sur le même sujet ; et de nombreuses pénences ont été réalisées sur les chaleurs tentes et les chaleurs spécifiques , par )l. de Larot he et Bérard en 1813, Dulong Petit de 1S19 è 1^8, Aug. de la Rive et aaet de 1827 è 1836, Regnault en 1840, ^rM)n en 1847, etc. CVst  Dalton et GayjN5<)r qu'est due la loi de la dilatation des iz; la clialenr dégagée par les combinai- »ns chimiques a été particulièrement étu- «*e(i4r MM. Fabre et Silbermann; et les nsiotis des vapeurs sous des pressions difn*nles ont été déterruinécs par OErsteil, irkius, Dulong et Arago. Enun, M. Péclet

a traité de la chaleur considérée dans ses applications.

Les meilleurs conducteurs de la chaleur sont Tor, le plaline, l'argent et le cuivre ; le fer, le zinc et l'étain ; puis le plomba. Les

rdus mauvais conducteurs sont le poil du ièvre et l'édredon ; la fourrure du castor et la soie écrue ; le bois et le noir de fumée ; le coton et le lin ; le charbon et les cendres de bois, etc. Le comte de Rumfort trouva que $\^ dans Tair atmosphérique, il fallait 575 secondes de durée pour que le thermomètre passAt d*un point a un autre, il lui faudrait 917 secondes, entouré de soie apprêtée; l»0i6, entouré de coton brut; 1,118, entouré de laine ; 1,28&, entouré de soie écrue; et 1,305, entouré d'édredon. Dans les procédés des usines et laboratoires la chaleur rouge commence & 525 degrés centigrades ; la chaleur orangtt à 1,100 et la chaleur blanche, h 1,300.

CHALEUR LATENTE. Du latin taiere.

être caché. On désigne ainsi la quantité de chaleur que les corps absorbent ou dégagent, au moment où ils changent d*état, sans que pour cela leur température subisse aucune variation apparente. Ainsi, par exemple, lorsqu'on mêle 1 kilogramme de slace è la température de 0*, à 1 kilogramme df'eaa h la température de 75% on obtient, après la fusion complète de la glace, 2 kilogrammes d'eau à la température de 0*. La Kiace s'est fondue, mais elle n'a pas changé de température; reauchaudeii75*est restée liquide, mais elle s'est refroidie h la température de la glace. On tire de ce fait cette conséquence que, pour se fondre, le kilogramme de glace absorbe tout le calorique que perd le kilogramme d'eau en descendant de75*è0®; alors la chaleur absorbée, et comme disséminée dans la masse liquide résultant de cette fusion, est la chaleur latente ou la cha'^ leur de fueion. L'eau qui se congèle dégage, pendant sa solidiGcation, toute la chaleur qu'elle avait absorbée durant sa fusion ; et le même phénomène d*absorption se produit dans le passage de l'état liquide è I état de vapeur. Dans ce dernier cas le calorique absorbé par la vapeur s'appelle encore cAaleur latente^ pnîs chaleur de vaparùation et chaleur d'élasticité. EnQn, quand la vapeur revient à l'état liquide, elle dégage aussi, durant sa condensation, toute la quantité de calorique qu*elle avait absorbée povr se former.

CHALEUR RAYONNANTE. C*est la chaleur uni, émanant d'un corps, passe au travers de certains autres corps, appelés dta« thermanes^ de même que la lumière passe au travers des corps diaphanes. Due partie de la chaleur solaire traverse donc, comme la lumière, toute l'étendue de ^atmosphère sans être absorbée ; phénomène que reproduit le feu de notre foyer, lequel uojus échauffe à dislance sans que la chaleur qu'il émet soit absorbée nar les couches d'air qui nous en séparent, d'est d'après cette analogie qu'on oit des rayorn caloriftquu ou des rayon» de chateur^ comme on dit des rayons

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