‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 89 sur 281 · ISI · texte numérisé non relu

ISI

CHA

IfiroÎDeux oa des rayons de lumière. Le pouvoir rayçnnani on pouvoir émiuif existe d/ins tous Tes corps indistinctement, et se manifeste dans un morceau de glace comme dans un fer rouge. Au pouToir rayonnant on oppose le pouvoir absorbant qui exerce incessamment son action pour réparer les fiertés dues au pouTOir émissif ; et en outre, es corps ont en général un pouvoir ré/té' chinant^ au moyen duquel ils renvoient, sans Tabsorber, une portion plus ou moins considérable de la chaleur rayonnante qu'ils reçoivent des surfaces qui les avoisinent. Ces différents pouvoirs varient suivant la nature des surfaces^ Ainsi, le pouvoir absorbant est toujours en raison directe du pouvoir rayonnant; tandis que le pouvoir réfléchissant, au contraire, est en raison inverse du pouvoir absorbant et du pouvoir rayonnant. Les corps polis, par exemple, qui réfléchissent davantage que les corps non polis, s'échauffent aussi et se refroidissent beaucoup plus lentement, parce qu'ils n'absorbent et n'émettent que peu de chaleur. Les objets noirs ont également un

Eouvoir émissif plus grand que fes objets lancSfdont le pouvoir réfléchissant est plus considérable ; d'où résulte que l'on doit préférer les vêtements blancs da*is les pays tiès^chands et dans ceux qui sont très-froids, parce que dans le premier cas ils empêchent l'introduction de la chaleur, et que dans le second ils en préviennent la déperditioD. Leslie, par une suite d*expériences que l'on trouve rapportées dans tous les traités de physiqae, a établi le pouvoir rayonnant et le pouvoir réflecteur de diverses substances, comme celles qui suivent, par exemple :

Ré^voDiiement

Noir de flbmée.

Kan.

Papier à écrire.

Glace ï 0* (ô).

liomire.

FIombbrillaBt.

Fer poli.

Réfleiioo.

100 CuiTrejaone. 100

100 Aigeot. 90

96 Elain ea feuilles. 80

85 Adcr. 70

10 Plomb. 60

19 EUiomooillédemerc. 10

15 Verre. 10

Claia,arg€Dt,caivre,or. 12 Verre huilé.

La tendance du calorique è s'échapper des corps a été nommée imsion ou température^ et c*est en raison de la température que la chaleur devient sensible h nos organes, et que son action est plus marquée sur ditfé* rents corps. Les deux sensations de chaleur et de froid^ sont donc Teffet d'une tension du calorique plus ou moins grande. Elles sont moditiées, relativement à nos organes, p«*ir la température de Tair, h laquelle nous rapportons celles des autres corps ; et comme la première est très-variable et que nous nous y habituons par degrés, il nous semble que les autres seules changent. C'est ainsi que les caves et l'eau des puits nous paraissent froides en été, et chaudes en hiver, quoique leur température varie trèspeu, et varie mêtne daos un sens contraire. — Voy, Chaleor.

CBA 45Î

CHALEUR SPÉCIFIQUE. Se dit de la quantité de chaleur qu'exÎKe un corps, pnor qne sa température s'élève d'un certain iioinbre de degrés. Pour mesurer celte quantité, il est admis de prendre pour unité la quantité de chaleur propre h élever de 1 degré la température de 1 kilogramoiQ d'eau. Lorsqu'on dit, par exemple, que la chaleur spéciflque du fer est de 0,11, cela signifle que, pour élever de 1 degré la température de I kilogramme de fer, il ne faut qne 0,11 de la quantité de chaleur néce^ saire pour élever de i dej^ré la température do i kilogramme d'eau. On détermine les chaleurs spécifiques par trois méthodes:

celle du calorimé're* celle des mêlants et celle du refroidissement. La table suifaote indique la capacité de diverses substances pour la chaleur, comparées è celle 4e l'eau :

D*après La?oisier et de Laplace. D'après PeUl et Doloif .

Ean.

Soarre

Fer tMUu.

EiaiD.

Plomb.

Herciire.

i.OOOO Ejd.

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