‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 90 sur 281 · i9D Eleio · texte numérisé non relu

i9D Eleio

Deuloiyde de mereore. 0,0501 Argeot

Minium 0.0623 Zinc.

Chaoi vive. 0,2169 Tellure

Verre nus plomb. 0.1929 Cuivre

Aeide nitrique (à 1.2989). 0.8614 Nickel.

Acide sulfariqne (âi 1 ,87). 0,5316 Fer.

4 partie de ce dernier.

avec 5 d*eaa.

g|»«jsoIuUoo.

Huile d'olive.

0,6031 Cobalt.

0,8t87 Soufre.

o.a'îu

O.itOO

Voici encore, d*après HM. Clément el Désormesjes chaleurs spécifiques de divers corps, Teau étant = 1000

Solides. Liquides.

Glace.

AnUmoioe.

Argent

Cuivre.

Ëlain.

Fer, foate.

Laiton.

Or.

Plomb.

Zinc.

Soufre.

Verre.

Briques.

Bois.

Fibrine.

acier. 112

Ean. 1000

Alrool. 640

Huile. SOO

Sang. tOOO

Lait! 1000

Mercure. SI

Acide sulfurique. SIO

Acide Bi'rique (1555). $T<t Acide hydrocbloriqne (1120). 680

Solution de niire saturée. 646

Air atmosphérique. 290

On Toit, d*après cette table* qne pour éle- Ter d'un roâme nombre de degrés une masse d'huile et d'eau, il faudra, pour la première, moitié moins de chaleur que

four la seconde; que relatif emeiii au cuivre, l'argent , à Téiain, au zinct il faudrait moins que la dixième partie de la chaleur nécessaire à l'eau ; et pour Tor^ le plomb, le mercure, h peu près 3 ceoUèmes seulement.

Le calorimètre d'eau s'applique utilement h déterminer la chaleur spécifique des gaz. HM. de Laroche et Bérard y sont parvenus

(3) La glace rayonne donc anssi le calorique, trouve à une température plus basse, pour qae ce Seuleoicut, Il faut que le milieu entirounaui se rayonnrmeut soii sensible.

aiA

CHA

en porlaot d*abord la tempérfliure de Tenu è 8* au-dessous de celle de Pair extérieur ; ils s*éleY8ienl peu h peu en faisant 'passer lentement et d'une manière unirorme un rnlume donné de gaz h une température de i(X)*, entretenue par une enveloppe qui renfermait de la vapeur d'eau» et sous une pression donnée. Les chaleurs spécifiques de tous les gaz qu'ils obtenaient ainsi, étaient en raison inverse des volumes em- {ijoyés; car, s'il faut 90 litres d'un gaz, et seulement 80 d'un autre, pour élever la température de l'eau, toutes choses égales d'ailleurs, d'un même nombre de degrés, il est «évident que les chaleurs spécifiques de ces gaz seront entre elles comme 80 h 90. Poor rapporter ces résultats à la chaleur spécifique de l'eau , il suffit de connaître leur densité et d'évaluer leur poids. Voici quelles sont les chaleurs spécifiques de di- Ters gflz sous une même pression,

(«lia de Tair éUnt l'oailé • . celle de l'eau éUnt i

volumes Poids Poids égaux. égaux. égaux.

Airt(jBfl9p!iériqae.

Hrdrogène.

.4d(le oiriioniqae.

ixoie.

Oiriie (fazoïe.

(!ii oléOant.

OihledecaiiMDe.

Oijgtae.

tapeur aqueuse.

t.oooo

CHALIBR (comm.K On nomme ainsi, dans les magasins de nouveautés du premier ordre, le commis préposé spécialement k l'aciiat et h la vente des chAlés. — On le lit Aii«si du fabricant.

CHAUT (menuis.).Du latin capaa, caisse, M iectus, lit. Nom que l'on donnait autrem à ce que oaus appelons aujourd'hui un )oî^ (le lit.

CHALON. Grand filet que les pécheurs rAliieiit dans une rivière , nu moyen de lent bateaux au bout desquels les côlés du (let se trouvent attachés.

CHALON (manuL). Sorte d'étoffe de iinp«

CHALUMEAU. Du latin catamus^ roseau.

ingl. bra$$ blowpipe: allcm. lolhrohr. Les himistes, les minéralogistes, les émailleurs, '^^ joailliers et les orfèvres, font un usage roquent de ce petit appareil qui sert à l'aalyse, par la chaleur, des substances miérales, ou à exécuter des soudures. Le Ijétiois Schwab est le premier qui, vers <38, ima|;iDa de l'employer aux recher* lies chimiques, et les essais auxquels ou B livre avec lui, reçoivent le nom de pyognoiliques. La matière des chalumeaux M le Verre, le cuivre jaune, le fer-blanc u l'argent. Gel instrument consiste en un ibttdont le sommet est arqué et dont le KDal va en se rétrécissant jusqtrà ce qu'il I* forme plus qu'un trou capillaire. On jr istingue comaïunémenl trois parties qui >nt le mancike, le réservoir et le 5ec. L^iiiiiQbtion s'opère par la partie inférieure du miche ; mais comme la vapeurfiumide (]n\ ni des poumons obstruerait bientôt Tin-

térieur du tube, ou a remédié à cet inconvénient en ménageant, vers le sommet du chalumeau , une ampoule creuse oi^ le liquide se réunit et ne met plus obstacle au passage du jet d'air produit par le souffle. C'est ce qu'on appelle le réservoir. Le l>ec est la portion capillaire qui porte le jet d'air sur le corps en ignition.

Plusieurs modifications ont été apportées dans la fabrication des chalumeaux. Celui de Bergmann et de Gabrr est en argent ou en fer-blanc, et le réservoir tourne autour du tube, pour diriger le bec vers le point où l'on veut porter le courant d'air. Dans le chalumeau de Voigt, dont l'emploi est assez répandu, le réservoir est en chambre plate et circulaire, et le bec partant du centre,

Eeut se tourner dans toutes les directions, *appareilde Tonnant est fermé au sommet; à quelque distance de celui-ci [le tube est

(icrcé d un trou dans lequel on introduit, h rottement, un bec recourbé que l'on dirige dans tous les sens; et le cul de-sac formé au bout soudé, devient le réservoir* Ce chalumeau a été encore perfectionné par Baiilif, et il est actuellement d'un usage h peu près général. Au lieu de clore le som« ntet du tube par un fond soudé, on prend,

E ourle fer mer,UH bouchon qui s'enlève i^ vo» >nté pour expulser le liquide, et on adapte au trou latéral un bec de platine qui s'ajuste è vis. Le reste de l'instrument est en ferrblanc. Le Baiilif a moditié aussi l'emploi du chalumeau pour un grand nombre d'essais. Ainsi, en opérant d'après ses indications, on ne fond plus sur un fil de platine les substances qui doivent passer h l'état vitreux; et pour constater l'état des boutons obtenus, on fait usage de petites coiipeilt s composées d'un mélange d os et de terre de pipe, dans lesquelles le corps ^ondu se répand en couches dont il est facile de distinguer les teintes.

Lorsqu'on veut opérer avec leeba.umeau on se sert, soit d'une lampe, soit d'une chandelle dont la mèche soit large et en pleine combustion, ou bien d'un jet de gaz. On dirige le soufile du chalumeau au milieu de la flamme, et il en jaillit un dard à Cf'ntre bleuâtre dont l'extrémité est le point où se développe la plus haute température, laquelle fond les particules métalliques ou autres qu'on expose à son action. L'insufflalion réclame quelque soin. Si l'on souffle trop doucement, l'effet est incomplet, et en soufflant trop fort Timpétuosité clu courant d'air diperse la chaleur à mesure qu'elle so développe. L'expérience, au surplus, indique aisément le point convenable, et lorsque cette expérience est acquise, on peut souffler sans interruption, pendant IS a 15 minutes, en respirant.par le nez. On emploie pour support do I objet soumis à l'opération, ou un charbon creusé, ou une lame d'argent, ou mieux encore une Teuille de platine très-mince, parce que ce métal étant un mauvais conducteur de la chaleur, ne cause qu'une déperdition peu sensible de température. Les réactifs qui devienoent Décès-

ClIA.

eux

siiirai poorle9 essais auxquels on se lirrek Taîde du chalumeau, sont le carbomle de soudet le phosphate double de soude et d*aoimoniaquef te borax , Tacide boriquet lenîirey le spath fluor, la silice, le nitrate de cobalt, les oxydes de csivreet de nickelf et le suIffHe de chant.

CHALUMEAU AÊRHYDRIQUB. Angl.Ay* drogengtÊM hlow-pipe; allem. wiMurtioffgas^ tëikr^kr. Lorsque les substances à fondre sont irès-réfractaires à l'action du feu, les chalumeaux indiqués dans Tarticle qui précède defîeoneat insuflisants. On a recours dans ce cas è une ? essie dont le col est hermétiquement joint h une firole de cuÎTre ^u*on ouvre et ferme k tolonté avec un robuiet, et è Torifice extérieur de laquelle on visse le gros bout du chalumeau. On alimente alors le feu par du ^ax oxygène dont on a chdrgé la vessie. Si, au lieu dVffiployer le gaz oxygène seul, on en mélange 2 volumes a?ec i d'hydrogène, proportions nécessaires pour la formation de 1 eau, on obtient alors une chaleur puissante k un tel degré, qu'elle fond. le silex et le platine, et amène ie diamant h Tétai de gaz acide carbonique Mais co mélange est détonnant, et la moindre étincelle qui s'introduirait dans la masse gazeuse, causerait une explosion qui pourrait frapper de mort l'opérateur. Le chalumeau inventé par Newmann, prévient de semblables aocidents. Cet appareil est cdmposé d'un vase en cuivre, à parois résistantes, qui l>orle, à sa partie supérieure, un tube laté« rai dont le bec est destiné à la sortie du gaz et qui communique avec le réservoir par 00 robinet que l*on ouvre lorsqu'on veut laisser jaillir le gaz. Celui-ci est introduit dans le réservoir nar un autre robinet, et è part ces deux pièces de communication, le vase est hermétiquement fermé. A la base du tube, se trouve vissée une pièce recouverte d'une toile métallique qui présente 7è 800 mailles dans27 millimètres carrés, laquelle à cause de la conductibilité du métal qui facilite la dispersion de la chaleur, empêche la flamme de passer h travers ses mailles et legaz du réservoir de prendre feu. Pour meitrecetappareil en fonction, on introduit le gaz détonnant dans le réservoir, au moyen d'une pompe foulante dont le piston est poussé par une force appliquée è la tige; et lorsque l'on suppose que ce gaz est suflisammeot condensé dans le vase, on enlève la pompe foulante et l'on ferme le robinet d'introduction. Après cela on ouvre <$eloi de sortie; le gaz, par sa seule force expansive, s'échappe rapidement, et on dirige alors son jet sur un charbon en ignitton où Ton a placé la substance sur lai|uelle on veut agir. M. Desbassayns de Riohemonia inventé un chalumeau alimenté aussi par un mélange d'oxygène et d'hydrogène; mais, dans son appareil, ces deux gaz se trouvent d'abord séparés : chacun d'eux est contenu dans un réservoir è part d'où il s'échappe h volonté au moyen d'un tube et d'un robinet $ et les deux jeta viennent

seulement se confondre dans un troisièmo liilie, au point où a li(*u immédiatement l'ignilion. L'insufilation s'opère au mojen d'un soulDet à spirale. On attribue au pro« fesseur Hare, de Philadelphie, la première idée de construire un chalumeau à gai oxygène et hydro;;àne.

CHALtJHBAU MUSICAL. Instrument de berger qui , dans l'origine, ne consisiaii qu'en un simple roseau percé de trou«. — Hautbois k sons nasillards. — Tuyaux qui s'adafitent k la musette. — Sons graves de la darinette, c'est-k-dire toute les notes de cet instriîmeut qui se trouvent au-dessous du la,

CHALUMET. Bout «rune pipe.

CHALUT ou CH A LUS. Filet en forme de chausse, ou sorte de drague que les |ièchenrsftratnent.

CHALUTER. Tratner le chaint sur on fond.

CHALT (manuf.) EloGTeen poil dechivre»

CHAMARRER (peint.). De l'espagnol eaimimi, simarre. Se dit d'un tableau chargé d'ornements de mauvais goût.

CHAMBONAGE (agricuTt.). Nom que portent, dans plusieurs localités du centre de la France, les (erres sablonneuses, grasses et profondes que les eaux recouvrent dorant l'hiver.

CHAMBOURIN (verrer.). Verre de cooleur verle et commun.

CHAMBRANLE (archîlecL menuis.). Cadre de bois ou de pierre, composé de deox montants et d'une traverse supérieure, qui borde les portes, les fenêtres et les cheminées. On appelle chambranle à erosseUti celui qui.a des oreillons h ses encoignures; et chambranle à cm, celui qui porte sur l'aire du pavé ou sur un appui de croisée sans plinttie.

CHAMBRE. Du latio caméra, chambre, dérivé du grec, xcfMpii, voûte. En lermes de fonderie, on donne le nom de chambre (angi. bliêter: allem. kammer) au vide qui se &it à la fonte, dans un canon ou dans une cloche, lorsque la matière n*a pas coûté également partout. *- Creux dans la verge de plomb où le vitrier insère les carreaui de vilre. — Ouvertures particulières pratiquées dans les murailles du tour du verrier, et au niveau des sièges, afin dâ pouvoir manœuvrer plus aisément sur les pots, quand ils viennent à casser. — Espace qui se trouve entre deux lames do peigne d*un métier è tisser, et par lequel passe une partie des 61s qui perlent la clialne. — Ouverture è la base d'une enclume. — Vide qu*on pra* tique dans une selle, un bAt ou un collier de cheval, en retirant un peu de bourre pour empocher que cet endroit ne porte sur la blessure d'un cheval. -— Sorte de piège qu'un lend aux renards et aux loupa. — 9" appelle chambre à pliera dans une raffinerie, Tatelier où Ton enveloppe le sucre d'un pi* pier bleu. — La chambre dTun mortier ou d*un o6ttater, est Tespace ovale qu'on pratique en fondant Tune ou l'autre de ces bouches i Teu, po*** lui donner plosds

CIIA

DE TECHNOLOGIE

CHA

AjH

fiircp. — La chamhre on fourneau d^une mine

esl Tendroit destiné h recevoir Ia charge de

celte mine. «— La chambre d*iclu»e esl Tes-

pace compris entre deux portes d*<Scluse. —

La chamhre de- portes esl la partie de l*é*

cluse dans laquelle les portes se meurent.

— En chimiu» on nomme chambre de plomba

la pièce dans laquelle on fabrique l'acide

sulfuriqae. -— En termes de chemin de fer»

la chambre de tapeur esl Tespace compris

entre la paroi supérieure de la chaudière et

la surface du liquide; la chambre d'emprunt

est Tendroil où Ton eitrait des terres pour

les remblais à exécuter sur la voie.

CHAUBRE CLAIRE (opl.). En latin caméra lucida. On donne ce nom h un appareil d'optique infenté par le docteur Wollaiton« et qui sert à transporler. sur un naier ou un tableau» TimUge fidèle d'un edice ou d'un paysage» avec les dimensions qu'on veut lui imposer. On suit» avec un crayon les traits et le contour de l'image projetée» et l'un peut appliquer les couleurs exactes aux endroits où elles sont repro* dailes. Cet a(>p8reil se compose d'un prisme quadrangulaire de cristal» dont l'un des angles est droit et l'angle opposé obtus de i3S*. L'une des faces de ce prisme esl placée horizontalement et l'autre est verticale; et il est renfermé dans une boite de cuivre noirci» qui laisse seulement k nu les faces que les rayons de lumière doivent traverser. Il a pour support une tige formée de deux tubes doni run slisse dans l'autre» ce qui donne la faculté de l'allonger plus ou moins dans certaines limites; puis une vis de pression fixe ce pied sur le tableau où Ton dessine, el des charnières impriment les mouvements de rotation et de torsion nécessaires. Lorsque la face verticale du prisme a été tournée vers l'objet dont on Veut prendre le dessin» cet objet» après avoir

Sénétré dans le prisme y* subit deux réexioDs qui permettent èl œil, placé au sommet, d'en saisir les contours les plus délicats et de les tracer k l'aide de la pointe dun crayon. Ln condition indispensable esl que la pupille reçoive à la fois les rayons réfléchis et les rayons directs. Pour obtenir i:e résultat* et attendu une les faisceaux directs et les faisceaux refiéchis n'ont pas le fn/^me degré de divergence» on dispose auievaot de (a face tournée vers l'objet k co- 'ier, une lentille convergente qui donne tiors aax faisceaux réfléchis la môme diver- ;ence qo*aux faisceaux directs. On ajoute encore au prisme un verre coloré qui allélue réclafy soit de l'image réfléchie» soit de *image directe; et enfin» pour que Tmil iMtssii se maintenir» le temps nécessaire, Mis une position convenable» on lui donne ) f)oint de repère par l'emploi d'un diairagnia ou d'une petite pièce mobile» pere d'une ouverture de S a 6 millimètres de ainètre, que l^on adapte également au i^me. Parmi les perfectionnements que . Amici, de Hodène» a apportés k la cham- ^e rtaire de Wellaston» il faut surtout menoniier le suivant. Au moyen d'une lame

DtCTtOK!!. PB TxCBTIOLOGie. L

de verre k faces parallèles el d*un prisme isocèle dont l'un oes côtés est perpendicu* laire k la face de la lame, l'axe d'un faisceau qui pénètre dans le prisme» y éprouve, successivement, deux réflexions totales : l'uno sur la base du prisme» et l'autre sur la surface antérieure du verre parallèle» en sorte que l'œil peut» en même temps qu'il saisit

I image qui se réfléchit sur l'appareil» s'écarter au delà des limites du verre et ucquérir par Ik plus de facilité pour suivre les contours des objets. La chambre claire»

améliorée encore par M. Vincent Chevallier» est aujourd'hui d'un transport commode; on peut en faire usage par tous les jours

f)0ssibles; et la seule lumière qui entre par a fenêtre d'un appartement suffit pour éclairer les objets qu'on veutdesstnor.

CHAMBRE NOIRE ou OBSCURE. En latin caméra obecura, Jean-Baptiste Porta, physicien du xvi* siècle, avant remarqué que les objets du dehors se dessinaient comme des ombres sur la muraille et au plafond de sa chambre» (^tudia ce fait avec, attention et parvint k rendre la représon talion de ces objets plus distincte» en ajustant au trou d'un vulet» un verre lenticulaire qui les reproduisait sur la muraille ou sur un carton Elacé k une dislance convenable. La chnmre obscure se trouvait dès lors inventée» et Porta en fit la description cJans sa magia naturelle au'il publia en 1560. La chambre noire ou obscure est donc destinée k reproduire» sur un tableau» Timage réelle d'un champ de vision d'une étendue plus ou moins considérable, et sa construction la plus 'simple consiste en un seul verre convergent, que l'on fixe dans l'ouverture du ▼olot d'une chambre complètement fermée.

On décrit, du centre optique de la lentille» un cAne dont l'angle doit être égal au champ qu'elle peut embrasser» afin que tous les objets qui s'y trouvent compris donnent des images nettes dans l'intérieur de la chambre; et pour avoir une représentation exacte de tout le champ de vision, il est nécessaire que le tableau soit concave, et que sa portion de sphère soit d'un rayon égal k la distance focale principale de la lentille.

II suflit dans ce cas d'incliner convenablement ce tableau. Comme dans cet appareil les images se présentent renversées» on les redresse et on les amène k la portée de la vue» au moyen d'un miroir élamé que l'on place au dehors el en avant de la lentille, leçiuel miroir permet aussi» selon qu'on l'incline de telle ou telle manière» d'amener successivement^ sur le tableau» tous les points de vue au-devant du volet. On rend aussi les images plus vives el plus correctes» en interceptant, avec des tubes et des écrans» tous les rayons lumineux qui ne partent point du champ de la lentille.

On fabrique» dans le commerce» des chambres noires ou boites légères qu'on peut démonter et plier k l'aide de charnières et Ju'on transporte facilement dans les enroits où Von désire prendre des perspec* tîves. Un rideau qui couvre la baie dans la«

CDA

CHA

quelle on passe la tète et les bras pour dessinert empêche la lumière de pénétrer dans Tenceinte, et le cène transporte sur le papier l'image assez eiacle des objets extérieurs. Dans les appareils de cette nature disposés par les opticiens Vincent et Charles Chevallier, la lentille convergenle et le miroir séparé sont remplacés par un prisme ménisque qui remplit le double objet. Les faces de ce prisme sont» Tune convexe et Tautre concave. La lumière qui entre par la face convexe, éprouve une réflexion totale sur la base au prisme» et lorsqu'elle sort par la face opposée» elle a un degré de convergence semblable è celui qu'elle aurait acquis en traversant une lentille sim- Île. Les miroirs métalliques sont préférables ceux de verre» parce qu'ils donnent des réflexions moins confuses; mais ils sont rarement employés» parce que» d'une part» ils sont plus cbers» et que, de l'autre, ils sont sujets k se ternir h l'air en s'oxydant, La chambre noire forme une des pièces es* sentiellps du daguerréotype.

CHAMBRÉ. Se dit des pièces d'artillerie qui ont des chambres-

CHAMBRÉE. En termes de carrières» on désigne ainsi les diverses profondeurs d'une ardoisière.

CHAMBRER. Les selliers désignent par ce mot l'action de faire de petits creux dans une selle en en tirant la bourre.

CHAMBRIÈRE (serrur.). Angl. $upport:

ailem. itutxe. Demi*cercie de fer, suspendu par une anse du même métal» que l'on accroche h la crémaillère d'une cheminée » pour supporter la poêle sans être obligé c'en tenir la aueue. -— Le maréchal donne aussi ce nom a un outil dont il fait usage

f»our arranger le fer et le charbon dans Te eu. — Bftton attaché près de l'établi du tréfileur. — Morceau de bois qui est attaché sous une charrette et soutient les brancards dans une situation horizontale» soit pendant qu'on la charge» soit lorsqu'on dételle le cheval. Ce bâton est armé par un bout d'un morceau de fer qui se termine par un anneau que reçoit un autre anneau fixé è la charrette» el, au moyen de ces deux anneaux» la chambrière se plie contre les brancards et y est arrêtée lorsqu'on ne l'emploie pas. — Sorte de chandelier dont on se sert dans divers ateliers » pour porter la lumière dans les endroits où les ouvriers en ont besoin. Ce chandelier tourne sur un

fivot» et s'élève ou s'abaisse è volonté. — etit ruban avec lequel la fileuse tient sa quenouille attachée devant elle. — Long fouet en usage dans les manèges pour dresser les chevaui ou conduire leurs exercices.

CHAMOISER. Préparer une peau en lui donnant la façon de la peau de chamois.

CHAMOISERIE. Lieu où l'on prépare des peaux de chamois; se dit aussi du commerce de ces peaux.

CUAMOISËOR. Celui qui prépare les peaux de chamois» ou autres peaux» telles que celles de daim» de chèvre, de mouton»

de veau » etc. L'exercice de cette profession comprend un certain nombre d^oiéraiioni dont les principales sont la mise en chaux; le pelage^ qui s'accomplit avec une pi«rre è aiguiser; Vtffleurage^ qui consiste k enlever l'épiderme; le confit^ sorte de bain d'rfu aigri avec le son» et qui a pour but de pré-

f^arer la peau k recevoir t'huite; le/on/ayret 'échauffé qui » au moyen de la compression et de la chaleur, font pénétrer l'hutie dam les pores de la peau; le remaillage, qui achève d'unir la surface de la peau; et l« dégraiêeaget qui enlève la surabondance d« l'huile. Lorsque tout cela a été fait» il ne reste plus qu'a passer le paliêson sur la p^êtâ, afin qu'elle ne puisse se racornir, et kla parer avec la herse.

CHAMON fagricult.). Nom que l'on donnait autrefois h un champ en friche*

CHAMOTTES. Mélanges réfraelairee inventés par H. Didier, de Podejucb en Po* méranie, et admis h l'exposition oniverseUe de 1855.

CHAMP. Du latin campue^ même signiS* cation. Le sculpteur donne ce nooi ï ii partie rase et unie sur laquelle il appti^M un ouvrage de demi-bosse ou de bas-relieL — Le champ d'une médaille est le fool ei il n'y a rien de gravé. — On dit qa*ore partie de bâtiment ou une draperie sert d« champ à une flgure» lorsqu'on a peint cellMi sur l'un ou l'autre. — Milieu d'an peigne qui a deux rangées de dents. — Food ler lequel les orfèvres distribuent leurs om«> ments. -— Espace qui reste aatoar d*LS cadre. — Mettre $ur champ une solive» nos

{ilanche, une pierre, une brique, etc., cVa a poser sur la face la plus étroite. — En optique, on appelle champ de cînoii« ehsmp de luneile^ l'étendue des objets que Toeil *-a la lunette peut embrasser. La grandeur «.m champ qu embrasse un instrument dépeoi de la grandeur du foyer et de l'ouverture Cé l'oculaire : plus le foyer a d'étendue el IV^ verture est grande, plus aussi le champ ew considérable. — Le champ de feu d'une aime à feu est l'espace que parcourt le pro|ir<ti« lancé par elle. — La roue de chamm. dsw les machines, est la roue borizootaJe tfuA les dents sont perpendiculaires.

CHAMP DE LUMIÈRE (arqueb.). Aof.

touch'hole; allem. xundloch. Eooroil 4»

l'arme à feu où la lumière se trouva plec»*

CHAMPAGEouCHAMPAIS(sgncafl.) Ce»

mots sont synonymes de pâturage dens q^iBr ques localités.

CHAMPAGNE (teint.). Angl. tronàêap.

allem. Irift. Cercle de fer» garni d^uii W«t. qu'on suspend dans la cuve ao pasiej, pear empêcher les étoffes de toucher le iood.

CHAMPECIÈRE ou CHANCIÊRB (acrjtV Nom que Ion donne, dans le àépmgimmmai de la Manche» aux bords des cbsops qw entourés d'une baie» et qu'on laisse m pour la nourriture des besiisox.

CHAHPELURE. On nomme siosi»

mandie, le robinet d'un tonnetd»

CHAMPESER (salines). Jeter te gri.lc.

CUA

DE TECHNOLOGIE

CIIA

CHAMPEUR (salines). Carrier qui tient h bois sur la grille et entretient le feu des poêles.

CHAMPI (fabr. de pap.). Angl. champy:

afiem. fensierrahmenpapier. Espèce de papier'propre pour les châssis.

CHAMPIGNON. De Tilalien eampinione.

dérivé de campuSf champ. Se dit, en njdrauliqoe, d^on jet d*eau peu éleré dont les esuK, en relombantt offreol la forme d*un champignon. — Espèce de coupe renversée

Î[uj fait bouillonner l'eau d*un jet dans les ontaines Jaillissantes. — Support en bois dont le haut a la forme d*un champignon el sur lequel on pose un chapeau» un bonnet ou une perruque.

CHAMPIGNONNIÈRE (hortic). Couche préparée pour faire venir des champignons. CHAMPLEVERou mieux CHAMP-LEVER, e*est4-dire enlever du champ» Se dit de Taclioo de creuser et découvrir au burin une Gi^ire dessinée sur un morceau d'acier; d'abaisser le champ d'une pièce è la hauteur qu'il doit avoir pour y incruster une autre pièce ou 7 placer des émaux; de pratiquer Qne rainure dans une plaque de métal pour retenir réfflail.

CRAMPLURE (écon. rur.). Désarticulation et chute des feuillesy des fruits et des jeunes rameaux, par suite de la gelée ou de la grêle. -*- Oa donne le môme nom au trou pratique au bas d'un tonneau ou d un baquet pour en faire écouler le contenu.

CHANCE (épingl.). Du celt. ehanix^ même signification. Angl. eucurbit ^ ihaped pot; al.em. kolbenariiger topf. Pot de terre dans lequel on blanchit les épingles de fer.

CHANCI (hortic). Du latin eanue^ blanc.

Se dit du fumier dans lequel s'est développé du blanc de champignon, et, dans les salines, ûu charbon qui est éteint.

CHANCIL (manuf.). Nom que portait auirefots une espèce de toile.

CHANGIR. Se dit de toute substance qui commence è se moisir, e'est-è*dlre k se ouvrir de filets courts et blancs ou rerdâres, lesquels sontentrelacés.JEn agriculture, tri dit que le fumier ou que les fruits sont hancie^ lorsqu'ils se moisissent. Les conQiires peu cuites ou peu sucrées s6 cban-

issent aussi* etc*

^1. Commencement de moi-

5Sfire.

CHANDELETTE. Se dit d une petite chan-

CHANDELIER. Du latin eandela^ chandelle, stensile dont on se sert pour supporter les landellesp les bougies, etc., pendant la ^mbostion. On en fabrique de difTéreiHes andeurs et de diverses formes, selon que goût ou la mode ont dirigé les fabricants. w emploie pour cette industrie le fer, tain, le plomb, le cuivre poK ou verni, fente ou doré, l'argent et même l'or. Ou fait aussi en cristal, en porcelaine, en eoee, en terre cuite, en bois, etc. Le andelier est composé de trois parties : le mJ la tifce el la bobèche; celle-ci est des^ ié€ è recevoir le suif ou la cire qui coulent

quelquefois pendant la combusiiou. Dans les ateliers où 1 on a besoin d'avoir toujours la lumière è la mAmo hauteur, la chandelle est renfermée è moitié ou au tiers dans sa tig«>, et son extrémité inférieure entre dans un jbinet caché au fond de cette tige; le binet est mobile par le moyen d'une queue qui

{lasse au denors, et par lequel on peut lo aire glisser de bas en haut, et de haut en bas, dans une fente pratiquée exprès le long de la lige du chandelier. On construit ces sortes de chandeliers en fer eu en laiton.

On fabrique, dans les départements de l'Hérault, du Gard, de l'Aude, des chande-. liers très-économiques et^ fort commodes,

Eour travailler dans les caves oii Ton farique du vert-de-gris. Le pied est un morceau de bois carré ou rond ; la tige est une spirale formée de gros 61 de fer de2 à 3 millimètres de diamètre, roulé sur un mandrin un peu plus gros que la chandelle. Les spires sont distantes entre elles de 3 millimètres; le bout supérieur du fîl de fer est assez long et crochu , et c'est par là qu'on le porte et qu'on raccroche contre le mur, à des clous

6 lacés è différentes hauteurs selon le besoin, n binet en fer est placé dans cette tige ; il porte une queue qui repose sur les spires, et par ce moyen on l'élève et on l'abaisse à volonté. M. Félix, mécanicien à Paris, imagina, en 1806, un chandelier mécanique qui brûle entièrement la chandelle, la mouche è des temps toujours proportionnés , h la longueur de la mèche charbonnée. L'inventeur y a ajouté un réreil qui sonne À des heures marquées, et au moyen duquel on prévient toute surprise; car le plus léger mouvement que des Yoleurs ou des gens mal intentionnés font aux portes, aux croisés et aux foyers des cheminées, fait partir le réveil. A ce chandelier est encore fixé un éteignoir qui rient éteindre la chandelle au bout du temps que l'on a déterminé ; Nusage de cet appareil u'exige ni soin, ni préparation, ni attention particulière; il suffit d'introduire la chandelle dans ^a tige, pour mettre cette machine en état de remplir toutes ses fonctions. Ces chandeliers furent exposés au Louvre en 1806 et en 1823. HM. Gérard frères ont imaginé aus^i un chandelier mécanique et économique, au moyen duquel on applique des mèches mobiles aux chandelles et aux bougies. {DieL technologique.)

On donne aussi le nom de chandelier è un petit pilier de terre qui se trouve çlacé au milieu d'un fourneau à cuire les pipes. — En horticulture, faire le chandelier ^ c'est couper avec la serpette toutes les petites branches nouvelles qui naissent sur les grosses. Quelques jardiniers pensent se procurer, au moyen de ce procédé, des fruits d'une plus belle dimension. — Le chandelier de jauge est un bAton porté sur un pied, et traversé par deux branches dont la longueur et la distance servent à mesurer la forme que le faïencier doit donner au vase qu'il tourne. -— Le chandelier de pierrier est une fourche dont les branches embrassent les

«es

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tourillons d'an pierrier* pour scryir de support k cette pièce d*arlillerie. — Le chan-' délier d*eau est une sorte de fontaine dont le jet est élevé sur un pied portant un petit bassin t et (]ui diffère du champignon en ce qu*il ne fait point nnpne. — En termes de vénerie» porter le chandelier^ se dit d*un cerf qui a le haut de la tète large et creux.

CHANDELIER. Fabricant de chandelles.

CHANDELLE. Du latin candela^ même signiflcation. Flambeau de cire ou de suif.. On commença è faire usage de ce dernier en Angleterre, vers 1298. Dans le princine» la • matière des chandelles était le suif et la résine. Aujourd'hui. c*est un mélange égal de suif de bœuf et de suif de mouton, auquel on ajoute quelquefois de la fécule de marrons diode ou de la cire, aBn de lui donner plus de consistance. Pour les durcir, on fait usage de Talun et de l'acide azoiique, et on les olanchit k Pair ou avec du chlore. Les mèches se préparent avec du coton Glé et tordu, souvent mêlé de Gl de lin , et on les trempe, soit dans du vinaigre chaud, soit dans une solution d*acélate de cuivre ou de camphre, ou bien dans de Thuile de pétrole. Dans leur fabrication, on distingue les cAandellei mouléeê, c*est-è-dire faites dans des moules de verre ou de métal; et les cAandellei plongées ou chandellee à la baguellet qui se préparent en plongeant h plusieurs reprises dans du suif fondu des baguettes de noisetiers garnies de mèches.

L*hiver est le temps le çlus favorable pour faire les chandelles, depuis le moisd*oclobre jusqu'au mois de mars. Le chandelier se pro« cure du suif en branches, puis il le coupe en petits morceaux, en enlevant la peau et la chair, aQn qu*il se ionde plus aisément à petit feu, sans brûler ou noircir. Pendant la fonte, gui a lieu dans une chaudière de cuivre jaiihe, rouvrier a soin de le remuer presque dontinuellement avec un bAton, et de I écumer exactement. Il vide ensuite le suif fondu dans la caque ou tinette en bois, k travers un tamis de crin dont la toile est très-serrée, et il couvre la caque lorsqu'elle est pleine. Le suif s'y conserve liquide pendant assez longtemps, durée qui se prolonge Suelquefois vingt-quatre heures en été, et ouze k quinze heures en hiver. Dans cette dernière saison, on place !a tinette k la cave. Le suif s*y clarifie, les parties étrangères, les saletés, tombent au fond, et lorsqu'on a besoin de tirer du suif, on le fait sortir par une chante-pleure placée k quelques centimètres au-oessus du fond. Plusieurs chandeliers font leur caque en fer fondu ou en tôle ; ils l'enveloppent d'un autre vase semblable plus Rrand de 27 millimètres tout autour; puis ils remplissent cet intervalle avec de l'eau qu*ils«entretiennent k un degré de chaleur convenable, au moyen d'un petit fourneau placé au-dessous, afin que le suif ne se fige point dans la caque. D'autres font arriver delà vapeur d*eau bouillante.

On doit k un Anglais, M. Heari, le moyen de durcir le suif et les graisses animales, au point de les rendre susceptibles do résister

k une température élevée sans se fondre. Ce

ri recédé consiste k mêler au suifeDbaioj^ 'acide nitrique, dans des proporllooidéier. minées par la qualitéde la matièreetpploréf. Cet acioedoit 6trekl,5(M)de pesanli*or ipé* cifique. Il sudil de 1 gramme d'acide pour 500 grammes de suif, lorsgue celui-ci »i de première qualité; mais il faut doubler» tripler, quadrupler la dose, seloû queTofl traite des suifs de qualités plus ou inoiDt inférieures et de consistance molle. Ou bit fondre le suif sur un feu doux,el, aptbj avoir ajouté la dose suffisantQ d*acidt>, on 1 entretienten fusion, en remuant comiDoellement jusQU*k ce qu'il ait pris une (em orangée. Alors on le relire du feu, et quj>l il est refroidi, on le soumetk raction â'uot presse très-forte, et la pression an sépinuo fluide huileux qui s'était t;ombioé afeclV cide. Le suif ainsi préparé conserve aoecoo* leur jaune; mais il est aisé de le blandiir, en l'exposant simplement k l'air et \ U lumière, ou bien k la vapeur du chlore. Ones fabrique des chandelles qui oe coulent pu, et dont la qualité est très^supérieerei cvilf des chandelles qu'on emploie comoiu:*.'ment.

On donne aussi le nom de cbandeiis

fangl. posi; allem. stdnder) k une pièce ôt )Ois ou de fer placée verticalement pour M'vir d'élai.— En termes d'imprimerie, ood^ signe par ce mot une longue pièce de Um que l'on place debout, sur le chapiteau d?h presse, et que l'onQxeau plateau su|»érier. pourempècherla presse de varier.— lia dndélie romaine est une pièce d'arliûie, i* forme de grosse chandelle, qui lance per|'> diculairoment, et k certains întervalle5, ««» étoiles d'un vif éclat.

' CHANDELLERIE. Lieu où l'on bbriqss de la chandelle, et commerce de cbic*

CHÂNE (orfév.). Angl. Itiuiûtg-troa allem. verjunnXreuji. Outil pour souder.

CHANÉE (fabr. de pap.). Angl. ckMui allem. rinne. Gouttière qui conduit Tê^u '.r la roue du moulin k papier. — C'est sui^*' nom d'une cannelure du métier à lisse* ^ soie. •

GHANELETTE (fabr. de papO- Angl. #»<-' kennelj allem. rtnn/eîn. Gouttière d*ui>e£V k Tautre.

CHANFREIN. Du latin ciubiu, Ucoq» •• frenum^ frein. Petite surface que foo htnr en abattant l'arête d'une pierre.— Pïo "i-

!;lisse sur la gftche d'une serrure, lor^qu*.: érme la porte en la tirant. — Petit cretji *cône que l'horloger pratique dans uoe f*;*^" de métal.— Panache de plume pour In c^ Taux. — Morceau d*étoue noire qtt*ûQ ' sur le nez des chevaux de deail.

CHANFREIN (cbarp. menais.}. Aogl. anfer; allem. schràgflëehe. Se dit du pao {tron pratique sur un morceau de boti *<

{ Prisme carré, de manière è prodotftt*-* ace de plus. Il y en a alors trois étroites J

deux larges. ^

CHANFREINDRE ou GHANnO^Il Faire un chanfrein ou ébiselerno trôei*^»'

CHA

DE TECHNOLOGIE

CHA

lui donnorune forme coniqae. En mëcaniqaeiOo ébisèle un trou h l'aide d'une fraise coniqae qtt*on fait mouToir, soit avec un archet, soit avec un vilebrequin, soit en la plaçant sur le boni de l'arbred'un tour en Tair.

CHANLATTB (char p.). Anffl. ehantlaiie:

alfem. kamie$latte. Planche taillée en biseau ettplacée k l'exlrémilé des cj^evrons d'un comblBt afltt de soutenir Tégoui de la cou- ▼erliire.

CHANNE ou CHAN^écon. rur.). On ap-

Eelle ainsi» dans le midi de la France, les eors ou particules blanches qui se forment hlê surface du vin en vidange.

CHANTAGE. 8e dit, en termes de pôcbeurs, du bruit que Ton fait pour obliger le poisson k se jeter dans les Qlets.

CHANTEAU. Bu celL cani, cercle. Pièce àQ fond d'un tonneau, qui se termine par ileui segments de cercles égaux. ^ Sorte de rolnles que les tailleurs ajoutent sur les côtés d'un vèlemeot pour lui donner plus d*ampteur.— Morceau d'étoffe pris k une grande

pièr«.

CHANTEPLEURE. Sorte de vaisseau dans hqutl on foule quelquefois le raisin avant de le descendre dans le envier. — Espèce d*6nlonnoir mani d*un long tuyau percé de plusieurs troas è rextrémile inférieure, pour faire couler, sacs le troubler, un liquide Uns un tonneau.— Robinet dont on fait usage lans le nord de la France, pour mettre en >f*ree un tonneau de vin on de cidre.— Arrosoir de jardinier, k queue longue et étroite. -Tujau qu'on emploie pour tirer de l'eau

une rivière ou d*un réservoir.— Fente praiqaée dans un mur pour faciliter l'écouleleni des eaux. C'est la même chose que arbacane.

CHANTERELLE. Corde de violon.— Boulitte de verre Irèa-mince, dont on obtient as sons en soufflant dessus.— Pièce do Tar- >n des chapeliers, qui sert k bander la >rde. — Petite bobine sous iaqueliei chex 4 tireurs d'or» pasfe le battu en sortant des uesdu moulin, et qui prend le nom qu'elle )rte du bruit qu'elle fait.— Fausse équerre !S menuisiers et des charpentiers.— Sorte f chefilie dont fait usage le (réflleur. CHANTIER. Du bas latin emierium, an- ^coi^• Angt. lîtfifrer-yard; allem. jrtmrplatx. Enceinte où Ton forme des piles, it de tK>is h brûler, soit de bois de charnfe ou de charronnage. — On appelle cAcinr de conftruction (angl. doek-yard; allem. rfi] le lieu où Ton construit des navires

Je simples embarcations. — Endroit oii n dépose les bois et les pierres destinés k e bfltîsse. — Morceaux de bois ou de pierre rjt se servent les charpentiers et les ma«

p»!les on |K>sn des tonneaux de vin dans cellier, ou des boucauts et des ballots is uD magasin.— bûches ou perches d'un Inde bois» auxquelles on a pratiqué des hes où passent les rouetlesqui lient en- [iblo un cartaio nombre d'autres bûches.

— Les cordiers nomment chantier à commet^ ire deux grosses pièces de bois qui supportent une forte traverse percée dis quatre ou cinq trous dans lesq^uels passent les manivelles. I .

CHANTIGNOLE (charp.). Du celi. cant.

coin. Angl. braket; allem. klotx. Pièce de bois coupée obliquement k un bout, et que Ton met en embrèveraent sur rarbalétrier, au-dessous du tasseau qui soutient les pan«» nés. — On donne aussi ce nom k une espèce de brique employée pour construire les tujaui de cheminée.

CHANTONNÉ (fabr. de pap.). Angl. defee^ iivesheet ; aile, defektbogen. On désigne ainsi le papier défectueux.

CHANTOURNÉ (menuis.). Pièce de lit qui est de bois travaillé ou couverte d'étoffe» et qui se met entre le dossier et le chevet.

CHANTOURNEMENT (menuis.). Les menuisiers nomment ainsi les divers contours que présente une planche ou un morceau de bois qu'ils ont chantourné, k l'aide d'une scie k lame étroite qu'ils appellent scie à chantourner.

CHANTOURNER (menuis.). Couper en dehors, ou évider en dedans une pièce de bois, une plaque de métal ou une table de marbrOf suivant un profil ou un dessin donné.

CHANVRE (corom.). En latin cannabii.

Plante textile qui, k la suite du rouissage et des autres opérations appelées ttitlage^ broyage^ ribage et serançage^ fournit la filasse qu'on emploie k faire de la toile, des cordes, etc. Les tiges, dépouillées de leur tissu, servent k fabriquer des allumettes et donnent un charbon léger qui entre dans la composition de la poudre k tirer ; les graines sont une bonne nourriture pour les oiseaux, et Ton en extrait aussi une huile dont on fait usage dans la peinture et qui est propre k l'éclairage; dans 1 Orient, on mêle sesfeuilles au tabac k fumer pour se procurer une sorte d'ivresse analogue k celle que produit l'opium; enfin le chanvre est la base principale du hachiht cette préparation si dange* reuse et cependant si recherchée par les Orientaux.

CHANVRIER. Angl. Aemp-dresser; allem.

hanfbereiter. Celui qui prépare ou vend du chanvre.

CHAOTRI (monu.). Monnaie d'argent de Tiflis, en Géorgie. Elle équivaut k peu près k 22 centimes 1/3.

CHAPE. Du latin capere^ contenir. Vêtement d*église, en Terme de manteau. — Double futaille qui sert d'enveloppe aux tonneaux de vin qu'on envoie dans un pa jrs lointain. — Morceau de métal arrondi qui borde l'extrémité supérieure.d'unfourneau.-'Pièc«9 de cuivre qui enveloppe le touretdepierrps fines. — Enduit de ciment dont on recouvre les parois d'un souterrain pour prévenir l'humidité. — Morceaux de ciûr qui, dans un baudrier, soutiennent les boucles du devant et celles du remontant. — Pièces des moules qui, chez les potiers d'étaia, enveloppent les noyaux. — Pièce qui termine par eo haut le fourneau de fusion des chimistes.—

CHA

nCTIONNAIRE

CHA

Couvercle de TalambiCt dans les laboratoires de pharmacie. -» Planches sur lesquelles se lichenl les tuyaux d'orgue, qui serrent de courerture au sommier, et ou se fait la distribution du vent. — Double futaille qui sert d*envelopRe à un baril de poudre. — Mor* ceau de cuivre ou d'argent qui borde Textrémité supérieure du fourreau d'une arme blanche. — Petit cône creux flxé au milieu de raiguille d'un compas de marine» et qui est posé sur le pivot vertical qui s*élève du fond de la botte de la boussole. — Couvercle bombé que Ton place sur les plats pour tenir les viandes chaudes ou les préserver de la poussière et des mouches. — Partie des mitaines de femmes qui recouvre le dos de la main. — Se dit, en termes d'imprimerie, d'un petit calibre de tôle, taillé à Textrémité comme une matrice de lettre, lequel est fermé par un bout, et présente en bas un petit rebord. — La chape d'une boucle est la partie de cette boucle par laquelle elle tient î l'objet où elle fait son office. — En mécanique, la chape de poulie consiste en des bandes de fer recourbées en demi-cercle, qui soutiennent le pivot sur lequel tourne une poulie. — En horlogerie, on nomme aussi chape de poulie la mouture d'une ou de plusieurs poulies.

• » CHAPE ou MANTEAU (fond.). Angl. cope: 'allem.Ao6eI. Enveloppe qui assujettit les différentes nièces d'un moule. *— Composition qui 'prend en creux la forme des cires et qui la donne en relief au métal fondu. — Houle composé de terre, de fiente de cheval et de bourre, qui sert h recouvrir les cires des moules de modèles de cloche.

CHAPEAU. Du latin caput, tête. Coiffure d'homme oui, sous le r^gne de Charles VI, commença a remplacer les bonnets, les chaperons, les aumusses et les mortiers qu'on portait auparavant. Toutefois, sous Charies Vil, on n'en faisait encore usage qu'au temps des pluies ; sous Louis XI, on s'habitua à porter le chapeau en toute saison , et sous François I" cette coiffure était générale. La forme des premiers chapeaux était plate, avec de larges bords, et on les ornait de plumes; sous Henri IV, celle forme s'exhaussa et l'on retroussa l'un des bords; plus tard on en retroussa deux ; puis, enfin, tout le tour du chapeau. On en revint ensuite à la forme plate; après cela le chapeau devint rond au xvir siècle, et tricorne an xviii*; enfin, on sailquelles sont les transformations bizarres, souvent ridicules, qu'il a reçues de notre lemps.

Les chapeaux les plus ordinaires, c'est-k« dire les chapeaux feutrés, sont formés d'une étoffe non tissée qui résulte de l'entrelacemen de poils de certains animaux, poils qui

t'ouissent seuls de la propriété de pouvoir se éutrer. Toutes les espèces de laine peuvent être employées k la fabrication des chapeauxi mais toutes ne sont pas également susceptibles de fournir une belle étoffe ; les plus fines sont les seules dont on puisse faire usage sous ce rapport, et encore ne peut-on pas les y employer seules, parce qu'elles produi-

raient un feutre trop compacte ol trop lerré. On obvie donc en partie a cet {noonvéniem, en prenant les laines avant qu'elles lirat acquis tout leur développement • et on ti sert de préférence alors de laine d'agnsaoi, et mieux encore de celle de vigogne. Ces laines sont destinées à former comna li base ou chatne de l'étoffe, en raisoo de leor feutrage plus facile; et on y iûottte,}nQr complément ou charge, des poils de difen animaux et en différâtes proportiom,tQivant la qualité de chapeaux qu on veut ob(e* nir. Autrefois, les plus fins se fabriqoâieûi uniquement avec le poil de castor; maiides difiicultés survenues dans les relattotu oosmerciales, et la diminution toujours erot»santé d'ailleurs de ce prodoit, ont forcé gtnéralement de remplacer le poil de esslor par celui de lièvre, 'en ayant soin néaDmoii» de ne faire emploi que de celui qui proriest de l'arête. Le poil fourni par les Dana, le ventre, le cou, les joues, forme anlaoi de sortes qui sont réservées pour les quiiitff de plus en plus inférieures. Cette stibsUiotion est encontre nécessaire aujourd'hui qo'ofi exige certaines qualités dans le feutre qai ne s'obtiennent aisément qu'avec le poil dt lièvre, telles, par exemple, au*une étoffe pea serrée, légère et revêtue d'une espèéa di duvet qu'on nomme doriirt.

On emploie aussi à la fabrication des ait peaux d'autres espèces de poils, tels qve ceux de lapin, qui se feutrent facilemeot r: donnent dTe la consistance h l'étoffe; pms ceux de chameau, de veau , etc. Le plus ordinairement on fait un mélange de dtt^ rentes sortes de poils, et cbaque labrieam i ses doses ; mais il faut toujours que le lièm domine, lorsqu'on veut que Pétoffe ait de Téclat et de la beauté; et moins la proportion en est forte, plus le chapeau est de qualité inférieure. On confectionne aussi tn feutre léger et fin, avec le poil de la loatn marine. Le chapelier reçoit toujours le a^ tor, le lièvre et le lapin en peaux, et se procure les autres poils en toisons ou en boom. Mais si les chapeaux en pur feutre sont -h

f)lus solides, ils sont loin d'être actuellcme* es plus è la mode dans le costume bo^geois, et on leur préfère généraleoeot er»t qui sont en peluche de soie , malgré Icw* peu de durée, même dans les meilleareao»^ ditions,et l'inconvénient de les voir eoiièrt^ ment dégradés sous l'atteinte de la DOtSKirf

{iluie d'orage. Ces chapeaux de soie ooi cu maginés par les Florentins dans le ûèc% dernier.

Le nom de chapeau se donne aussi h ct^ taines coiffures de femmes. — Bo lerc^i d'eaux et forêts on appelle ainsi la tête .i la couronne d'un arbre. — En archîteeta^ le chapeau est la dernière pièce qui mitt un pan de bois , et qui porte un àmmtrtii destiné h recevoir une corniche aBfpUtrr Le chapeau d'eêcatier est la pièce q>i ^^ d'appui au haut d'un escalier eo bcû§; ^ chapeau de lucamCf celle de botS(|tti Ikrtitf la iermeture d'une lucarne. — Pièce d*^**^* mise au-dessus des étais pour somMU ass

CHA

DE TECHNOLOGIE

CHA

sol Wes; pièce de bois que des cheyilles de ff^rlienoentatlacbée sur les couronnes d*une flie (le pieux « et pièce de bois posée hori-> foofaleiDent h la partie supérieure d*un ou- Trafi^eeD charpente. — Sedil, en mécanique^ de rassemblage de trois pièces de bois«dont deuil posées verticalement et emmoriaisées 8Tec une troisième sur ses eitrémités, tienneoUette troisième horizontale. — Planche courbée posée au-dessus d*une roue de cordier, et portant plusieurs molettes qui reçoivent le chanvre qu'on Blo. — Bobine sur laquelle le tireur d'or roule l'or avant qu'il ioii dégrossi. — Pièce conique qui couvre la roue que Thorloger veut serrer sur l'arbre d'une machine à fendre. — Ustensile dont se servent les hortieulteurs pour abriter certaines plantes des rayons du soleil. — Espèce de truble'dont on fait usage h Calais pour prendra des chevrettes. — Pièce de bois qu'on plaçait autrefois au-dessus des jumeUes d'une presse d'imprimerie pour les assuieltir. — Se dit« en chimie» de hi coucha oa de la croûte qui se forme aindessus de certaines préparations. — Marc qui reste dans les alanobics, après certaines distillations.— Faire un ekaptaut en termes de tanneur, c'est mettre par-dessus l'écorce neuve qui couvre le dernier cuir de la fosse» une masse de tannée qu'on foule avec les pieds. — Le chapeau de vendange est le marc qui se tient à la surface du vin, dans la cuve ou s'opère la fermentation tumultueuse. ^ Le chapeau derose^ chez le pharmacien» c'est Tamas de roses qui, sous l'aspect d*un gâteau, se forme au fond d'un alambic, après qu'on en a distillé l'eau.

CBAPBAD (mécan.). Couvercle supérieur d'une botte à étoupes» d'une botte à graisse d'un coussinet» d'une chapelle de pompe» etc. Il s'assemble avec le siège ou corps principale de la pièce ft laquelle il appartient, au moyen de boulons et écrous qui servent k régler son serrage.

GUAPBAU (métrolog.). Mesure de compte qui était autrefois en usage en Allemagne» et sur lequel^ on évaluait les droits d*entrée et de sortie qui se payaient pour les thons. CHAPEAUX DE BOiS« On les fait soit en tresse h la manière des chapeaux de paille ; soit en les tissant comme des paniers d'osier. Le travail le plus intéressant dans celte fa« bricatîon est le moyen qu'on emploie pour opérer la division du bois, puis pour le blanchir. Le bois» encore vert, de tilleul, de peu* plier, de saule et autres bois blancs et liants, sans nœods^ est celui dont on féil usage. On le divise par brins extrêmement menus, à l'aide d*uue varlope qui porte deux fers, dont un à deoCs tranchantes dans le sens vertical» tt qui précède l'autre qui est ordinaire, de façon que le copeau enlevé à chaque coup »tf trouve divise en même temps en autant ie filets, plus un, qu'il y a de dents. On a ^oin de faire glisser la varlope entre des guiies, afin que chaque dent repasse toujours 10 même endroit. On blanchit ces brins de >ois, ou bien les chapeaux quand ils sont roofeotionoés, en les immergeant dans une

eau de savon légère et froide» dans laquelle on a délayé un peu d'indigo ; puis on les ex-

r^ose durant quelques jours sur le pré» ayant 'attention de les arroser d'eau claire ft*me« sure qu'ils sèchent. La couleur leur est donnée de la môme manière qu'aux chapeaux de paille.

CHAPEAUX DE PAILLE. Il existe dans le commerce un grand nombre do variétés de chapeaux de paille ; mais les plus beaux nous viennent d'Italie. On les expédie bruts et sans apprêts» soit simplement en bandes ou nattes tressées à 7» 9» 11 et même 13 brins de paille entière ou divisée, de bois, etc. ; soit sous la forme de chapeau, laquelle résuite de la réunion en spirale ei par leurs bords, d'une certaine quantité de ces nattes, de manière à donner» d'une part, la coque ou calotte, de Tautre le plateau ou rebord, réunis ou séparés à volonté. Ms sont fajts avec la paille préparée d'ivraie, de riz, de seigle, de brins de bois blanc, et plus particulièrement avec une espèce d'épeautre»

tritieum eptUa^ qui est très-commune eu Toscane. On a essayé d'imiter celte fatKicalion en France; mais on l'a fait sans succès. Les chapeaux qui viennent d'Italie sont distingués, k cause du droit d'entrée» en fine et grossiers. Ils sont réputés fins, lorsqu'ils ont été fabriqués avec des tresses dont 14 et plus, cousues ensemble, ne font qu'une largeur de 1 décimètre. Ils sont grossiers ou communs, lorsque rétofle présente, dans le même espace, ceux de paille de riz, d'ivraie ou de froment, moins de H tresses, et ceux de sparterie ou d*écorce» moins de 10. Quant à la fabrication, elle est la même pour les deux sortes.

La paille dont ont fait usage ayant communément des nuances plus ou moins foncées, on commence par la blanchir» e&n de lui donner une couleur uniforme. A cet effet» on l'étend dans un endroit soigneusement fermé, au milieu duquel on allume du soufre. 2^ heures sufBseot au blanchiment. Cette paille» ainsi blanchie^ est alors placée

f»ar couches entre deux grosses toiles mouilées, où on la laisse jusqu'à ce qu'elle soit sufOsamment humectée pour la rendre souplp ; ce qui a lieu en 3 ou 4 heures. Après celte première opération , on coupe les nœuds, et l'on divise les brins dans le sens de leur longueur, avec une lame de canif dont la pointe est recourbée. Les brins ainsi divisés, en 2 ou en 4, suivant la finesse du chapeau, sont humectés derechef, moins pourtant que la première fois; ce qui achève de les aplatir et leur donne la forme d'un petit ruban. On les laisse encore dans cet état environ 3 heures, et dès lors ils sont propres à être tressés. Cette dernière opération se fait à la main, et elle exige la plus grande attention, soit dans le raccordement des brins, soit dans la régularité des tresses. L'ouvrière doit avoir constamment les doigts humides; car, sans cette précaution, la paille perdrait bientôt sa souplesse et sa flexibilité.

Pour faire des chapeaux de {taille extrt*

471 CDA DICTIONNAIRE

ordinairement fins» on divise les brins de paille en an plus grand nombre; mais ce

ÇHA

D'est plus atec une lame de canif qu'on fait cette opération, c'est à l'aide d*aiguilles rangées sur une même ligne en forme de peigne« dont les têtes sont maintenues par de la résine. Ces aiguilles sont de la plus petite espèce, analogues i celles qu'on emploie pour broder sur mousseline» et en passant un brin de paille plate, d^i fendu BU canif dans tonte sa longueur, sur ce peigne, il sera divisé en autant de Olets, j^lus un, qu'il 7 aura d'aiguilles. C'est de cette manière qu'oTi divise les brins de paille avec lesquels on fait les fleurs et les ornements de chapeaux.

Les tresses étant faites comme il vient d'être dit, d'une longueur et d'une largeur convenables à l'espèce de chapeaux qu'on veut fabriquert elles sont livrées à d'autres ouvrières, qui les cousent en les roulant en spirale sur elles-mêmes, soit bord à bord dans le même plan, soit à recouvrement, mais toujours de manière à ne pas laisser paraître les points de couture qui les tiennent assemblée5. Cependant* quelque artistement aue soit exécutée l'étoffé des chapeaux, ^le a encore besoin d'être unie et de recevoir un apprêt qui lui donne en même temps du brillant et de la consistance, et les fabricants de chapeaux emploient deux moyens pour arriver à ce résultat : la presse et le repassage au fer cbaud. Après avoir imbibé l'étoffe d'un apprêt d*eau de riz, d'amidon ou de gomme arabique, et l'avoir laissée sécher, ils soumettent k une très-forte pression une certaine quantité do chapeaux à la fois, qui sont empilés les uns sur les autres, mais séparés par des plateaux de bois qu'où a soin de bien chauffer auparavant. Cette pression, exercée en premier lien sur les rebords, l'est ensuite de la même manière et avec les mêmes précautions sur le contour et le dessus des calottes, et les chapeaux doivent rester dans cet état pendant 2b heures. Le repassage au fer cbaud s'exécute à l'aide de deuxmacbices dont l'invention est due à M. Mégnié, constructeur d'instruments de mathématiques à Paris. Ce sont des espèces de tours en l'air, dont l'un est destiné au repassage des rebords, et l'autre à celui du contour et du dessus des calottes. Dans ces deux tours, le chapeau, imbibé du même apprêt que pour le procédé de la presse, est placé sur une forme de bois qui le remplit exactement, et oui, tournant sur elle-même avec lenteur, i l'aide d'un engrenage d'angle que l'ouvrier met lui-même en action, fentr^lne dans son mouvement de rotation, et lui fait présenter successivement tous les points de sa superOcie extérieure h l'action du fer cbaud et immobile, fortement pressé dessus par un lévrier disposé conv^uablemei.t i cet effeh

CHAPEAUX D'OSIER. Cette industriea été introduite en France par M. Achille de Bernardière. Après avoir divisé des brins d'Qsier en parties très-étroites» on lés pdbse

dans des espèces de filières tranéhaotes, d« la même manière qu'on amincit le roteto pour former les lames des ros ou peignei qui servent à tisser tes étoffes. Oo les convertit par ce mojen en lanières très-iainesi et très-étcoiles, de sorte qu'elles reueiD* blent i du gros fil, à pehie d'un demi-eiiU limètre de largeur, et c'est ce qui forme, pour ainsi dire, la trame de l'étoffe. La chaln* ou la charpente du chapeau est partie eo osier, partie en baleine, ou altemativem«Di S brins d'osier et 1 fbrin de baleine. LW vrage terminé, on teint le chapeao qui pect recevoir toutes les couleurs qu'il pliit de lai imposer.

Outre les chapeaux de paille, de bois H d'osier, on en fabrique encore eo tresses de soie, de lin et de coton; puis on crio,eû carton, etc.

CHAPELET. En architecture» c'est eoe baguette découpée et formant une suite de

Eerles, d*olives ou de grains ronds semtriiles h ceux du chapelet religieux. ^ Soite d'ornements qui, dans un dessin, te suive&i et s'enchevêtrent les uns dans les aotrei. — Machine qui sert h élever les e^nx et qui se compose de plusieurs godets attachés de suite à une chaîne. — Balles de plomb qo* l'on met au bas de certains fileta pour les faire aller au fond. — Paquets de verroterie qui servent à faire des échangea avec les nègres d'Afriaue. et les sauvages de l'Ame* rique. — Espèce de grand papier. — Sorte d'ouvrage de serrurerie.

CHAPELET (fond.). Angl. crù99Hr^ : illem. Irreuxeiiaii. Assemblage de liarreaui dV cier arrangés en croix, qui sert à tenir le nojau droit dans la chape du moule d'une pièce de canon.

CHAPELIER. Celui qui lait oa rend des chapeaux.

CHAPELLE. Partie intérieure d'une machine où se trouve placé un ntécanisiM quelconque, et que I on ferme au mojta d'une plaque mobile. — Voûte du four d<i boulangers et des pâtissiers. — Bâti eo boù qui supoorte la châsse et le porte-lame de métier oe tisserand. — Cintre qui rMOttv*t la roue d'une vielle. ^ En termes de fabr^ cent de faïence, enfourner en ckaptUe se ut d'une nlianière particulière d'enfourner Ir» pièces sans étui et k nu, ou des espèces de terre cuite.

CHAPELLE. Yoy. Caob.

CHAPELLE (chim.). Angl. MU; allra.

hrennkolben. Sorte d'alambic dout It clis'*tteau couique est très-élevé, et la coeurtK^ basse, cjlindrique et à fond plat. On doour aussi ce nom au couvercle d^n alambtc

CHAPELLE (hvdraul.). Petite chambre dans laquelle s'élève la soupape d'o^H pompe. Ses dimensions doivent être pla* grandes que celles du tuvau principal, eti que l'eau qui arrive par I ouverture que •*> offre la soupape en se soulevant» puisse sV lancer librement au-dessus sans raooMirtf d'obstacle.

CHAPELLE (impr.). AssociatioQ que hl les ouvriers» dans les ateliers typasrifftsr-

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DÉ tECHNOLOGlE.

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