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0E TECHNOLOGIE
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preudre di?erses figures suivant le mouve* ment que lui imprime le vent.
CHÈVRB'PIEDS. Petit chenet qui n'a pas de branche de devant. — Morceau de fer recourbé en forme de pattes à ses deux eitrémités, et sur lequel on pose le bois, dans un poéle, pour faciliter Taction du feu.
CHEVRETTE. Chevet de fer que les plombiers placent dans leur fourneau pour élever le feu et faciliter le passage de Tair. — Tré«
f>ied de fer qui sert à soutenir les marmites, es chaudières, les poêles, etc. — GhAssis assemblé sur le sommier, au haut de la scie du scieur de long. — Crochet de fer évasé
(ar le bout, qui sert au paumier-raqueiier embrasser le collet de la raquette. — On donnait aussi autrefois le nom de chevrette à une espèce de cornemuse, h laquelle on imposait les formes les plus bizarres.
CHEVRON. Du latin caper, bouc. Angl. raftfr; àWetXïfSparrenfiolx, Pièce de bois équarriequi soutient les lattes sur lesquelles on pose les tuiles ou ardoises de la couverture d'un bAtiment. — En termes de charpenterie, on appelle chevrons cintrés les chevrons courbés et assemblés dans les liernes d'un dOme ; chevrons de croupe^ ou empanons^ les chevrons inégaux attachés sur les arêtiers de la croupe d*un comble ; chevrons de ferme deux chevrons encastrés par le bas sur l'entrait, et joints en haut par le bout au poinçon ; chevrons de long pan^ ceux qui sont sur le courant du faite et des pannes de long pan du comble; et chevrons de remplace^ les plus petits chevrons d'un dôme, qui ne suiirent pas dans les liernes, attendu que leur nombre diminue à mesure qu'ils approchent de la fermeture de la coupole.
CHEVRON (manuf.). Sorte d'étoffe de laine noire , rousse ou grise, qu'on fabrique dans le Levant.
CHEVRONNAGE. Action de chevronner, ouvrage fait en chevrons.
CHEVRONNER. Faire ou placer des che-
TrODS.
CHEVROTIN. Peau de chevreau corroyée.
CHEVROTINE. Angl. deer shoi; allem.
posten. Gros plomb dont on fait usage pour tirer les bêtes fauves. '
CHIASSE. Angl. sandiver; allem. gtai^ êchlacke. Ecume.du verre. On donne le même iioai à t'écume des métaux. La chiasse de fer est appelée mâchefer dans les petites forges, ornes dans les grandes, et les savants la désignent sous le nom de scorie.
CHIBODQUE. Pipe à long tuyau, dont OD fait usage en Orient.
CHIC. Expression employée dans les ateliers de peinture et dans quelques autres professions, pour désigner l'habileté ou la sublilité, c'esl-i-dire le charlatanisme que possèdent certains artistes pour attirer l'atteniion et l'intérêt sur certaines œuvres médiocres au fond , et (jui ne pourraient soutenir un examen sérieux et éclairé. Beaucoup d*hommes de noire époque ne dui- ▼enl qu*au cAïc la célébrité qu'ils ont acquise, ou mieux, usurpée.
GHICA (boiss.). Liqueur fcrmentée que
les peuplades d'Amérique obtiennent avec différentes plantes et oarticulièrement le maïft.
CHICOT. Du cell. chic.chikei, découpé, haché. Se dit de ce qui reste hors de terre d'un arbre qui a été cassé au pied par le vent. Morceau de bois mort oui reste sur une branche ou sur une souche.
CHIEN. Du grec xvwv. En latin eanis. Les tourneurs donnent ce nom à un instrument qui leur sert à tenir assuietties les pièces
au'ils travaillent. — Fer plat qui fait partie u métier à tisser. — Brosse très-rude dont les blanchisseuses font usage. — Sorte de caisse roulante et traînée par des^ hommes qu'on emploie pour l'exploitation des mines.
CHIEN (arqueb.). Angl. cock; allem. hahn.
Pièce qui tient la pierre d'une arme à (eu, ou qui vient frapper sur la cheminée munie d'une capsule. Pour ce dernier système, M. Fonteneau est l'inventeur d'un procédé qui rend mobile à volonté une narlie du chien, et fait disparaître à peu près le danger qui résulte de l'usage des armes de chasse. Ce procédé consiste à forer cylindriquement la portion du chien qui frappe la cheminée et à y tarauder un pas très-tin qui permette d*y adapter une vis. 11 suffit alors d'imprimer un demi-tour a cette vis pour désarmer le fusil et prévenir toute explosion, lors même que le chien s'abattrait sur la cheminée. Enfin, lorsqu'on rentre chez soi, il suffit d'enlever la vis pour qu'il n*y ait plus d'accident à craindre.
CHIFFE ou CHIFFON (fabr. de pap.). De l'arabe schaffoun^ linge mince et usé. Angl. rags; allem. lumpen. Vieux morceaux de linge gai servent à préparer la pâle avee laquelle on fabrique le papier.
CHIFFONNE (agricult.). On appelle branches chiffonnes celles qui sont grêles, mal constituées et nuisent è l'arbre.
CHIFFONNIÈRE. Petit meuble è tiroirs dont l'usage est particulier aux femmes, i
CHIFFRE. De l'hébreu stpAr, rac. saphar^ nombre. Caractère qu'pn emploie pour désigner un nombre. On en désigne de trois sortes : les chiffres grecs, les chiffres romains et tes chiffres arabes. Les doux derniers seulement sont d'un usage journalier. Les caractères numériques des Grecs étaient les suivants : i, «'; 2,6'; 3, 7'; 4, y ; 5, t'; 6. c'; 7, C; 8, i»' ; », ^ ; 10, » '; 20, x; 30, >'; 40, a ; 50, V; 60, f ; 70, 0' ; 80, ii'90,k'oucr; 100, /)'; 200, «r'; 300, t'; 400, v';500, •'; 600 , X ; "^00 , ^ ; 800, »' ; 900, ?'. Pour les mille on recommençait les trois séries, mais . en plaçant Taccenlà gauche et au-dessous, comme 1,000 (,a); 2,000 (j3), etc. Les Romains exprimaient leurs nombres avec des lettres, c'est-à-dire, un 1; cinq, v; dix, x; cinquante, l; cent, g; cinq cents, p; mille, m ou CIO. Les lettres placées è la droite des signes v, x, l c, etc., en augmentaient la valeur d'autant; et ces mêmes lettres, placées à la gauche, en diminuaienl aussi la valeur. C'est ainsi que vi, xi, lx, représentaient 6, 11, 60; puis IV, IX, xl, 4, 9, 40. Quant aux chiffres auxquels les Arabes ont donné leur
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DlCTIONNAmE
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noro« quoiqu i.s eussent été eropruDiés aux Indiens, ce sont ceux dont nous nous servons habituellement. Ils furent, dil-nn, in- ▼enlés dans Tlnde f600 ans avant Jésus* Christ, et c*est Ge^rbert, archevèaue de Roimst qui les introduisit en France a la Bn du X* siècle. Il les avait apportés d*fispogne.
CHIGNOLLE. Espèce do dévidoir à trois ailes distantes l'une de Taulre. dans leurs parties les plus éloignées, de 40 centimètres. C'est pour mesurer la matière que Touvrier fait usage de ce dévidoir, et chaque tour donne 120 ccntimèlres, mesure de l'ancienne nune de Paris,
CHILLAS (manuf.)f Toile de coton h carreaux qu'on fabrique au Bengale et dans pluaieurs /autres parties de l'Inde.
CHIMIE. Du grec x«f»*«» formé de x(«»f je fonds. Les anciens l'ont aussi appelée science êpagiriquCt desdeux mots grec cnrà^», àyic^u, je sépare et je réunis; puis pyrotechnie ou art du feu; chrysopée ou arçyropée, c'est-àdire fabrication de l'or et de rargent , et enfin science de Cham^ parce que TÉgypte, où elle avait été cultivée, était aussi nommée Terre de Cbam. Il j a trente ans seulement, la chimie n'étendait pas son domaine au delà de l'étude de l'histoire naturelle, de la pratique médicale et d'un petit nombre d'industnes. Aujourd'hui, elle a pénétré, nonseulement dans la plupart des usines, mais jusque dans les plus humbles professions , où elle porto l'enseignement de movens
f propres à abréger la main-d*Œuvre,à réduire e prix de la matière; où elle perfectionne, où elle éloigne le danger, où elle augmente le bien-être, où elle dispose les esprits à
Créter de l'attention, à admirer, à bénir les ienfaits de la science; où elle s'assure enfin un concours de plus en |:4us dévoue pour étendre son action régénératrice. C'est parce que tel en est le rôle de la chimie dans le grand mouvement industriel qui s'opère à notre époque, que nous lui avons assigné une large page dans notre dictionnaire; et c'est parce qu'elle occupe cette place, que nous devons également consacrer ici quelques lignes à ses annales.
Ce n'est guère qu'à Tépoqne où Gober parut dans l'arène scientifique, c*esti-dire vers 999, que des idées exactes s'éta* falireut sur l'état de la chimie; mais la chimie de ces temps -là ne consistait néanmoins qu'en préparations pharmaceutiques , et lorsque les travaux des alchimistes donnèrent un peu plus de corps à celte science ; «lie ne dépassa pas beaucoup non plus les opésations métallurgiques. Ce fut au xiii* siècto, qu'avec le retour dos croisés les connaissances chimiques s'introduisirent en Euro|^; mais elle ne s'j montrèrent toutefois que soiis la forme alchimique, forme <]ui lui avait été imposée par les Arabes, et I astrologie judiciaire , aiusi que le rêve de la pierre philosophale ou de la panacée uni- ▼erselle, emprisonnèrent longtemps les esprits dans les étroites limites posées par la routine et les préjogés. Plus tard, vinrent Rhazès, puis le fameux moine anglais Roger
Bacon, à qui i on a attribué I tort lloffu. tion de la poudre à canon, qui est due k u autre moine, l'Allemand Schwartx, qoi fin t vers le milien du siècle suivant; eoKsptgof, Raymond Lulle;en Allemagne, Albert d- BoTlstadt, surnommé Albert le Grand, et m France, Arnauld de Villeneuve. A ceoi-li succt^dèrenl Basile Valenlin, qui fitconoittre l'antimoine; l'alchimiste Isaacqui ioi(«> duisit des procédés méthodiques dans! ao*- Ivse des métaux; enfin, Paracelse, libiTiai, van Helmont, etc. Alors les acides sulfari* que , nitrique et bydrochloriqae funn:
trouvés ; les distillations inventées, Tr^piae et les alcalis purifiés, le sel de gltubcr découvert, etc.
L'alchimie, que Ton cultivait toojoun avecfureur, rendit de nombreux sisrficesl la minéralogie; car, en même teroin qj« l'on s'occupait de la composition et de :i manipulation des métaux, pour les transfuN mer en or et en argent, ce que les alchioii»tes appelaient le grand art; en même temn, disons-nous, que l'on poursuivait ee rht, on faisaif fréquemment d'utiles découveriei. Par ce grand art, qui recevait aussi les nuci de science hermétique ou cobalistiqut, J* pierre philosophale ^ etc., les adeptes ^<i tendaient expliquer tous les effets oalarr^ à l'aide de trois principes Actifs : leid, < soufre et le mercure.
L'alchimie avait été en vogoe cbez K- Sjriens et les Hébreux, et la faveur doDt*.' jouissait se conserva d'Age en Age, euO. .. et en Occident, jusque vers le comuiei'ment du xvi* siècle. Noé, Moise, CléoplLv Caligula et Julien, se livrèrent, dit-on, sa travaux alchimiques. On rapporte ans»! c Dioctétien, qui crojait aux prodigei :« .grand art, avait fait brûler un Domt>r«v* sidérable de livres qui traitaient d'alcl.! 4 afin de priver les Egyptiens des mojtm • faire de l'or. Scot Erigènc!, Alcuio et Qi: . ques autres furent des alchimistes céièb*- Les prosélytes de cette prétendue sct' ont aussi beaucoup parlé d'un certaia ;* sonnage qui mena une vie cosniopo qui fut le fondateur des rose-croii , et ; l(V[ssa , en mourant, de nombreux tnu crits sur l'objet spécial de sts étude*, l-l rose-croix comptèrent dans leurs tàa^(nétius. Agrippa, Reuchlin, Paracelse. F . Nelmore, Dee,Drexelius, Luile,RipIr, i'.
mole-Bœhmeo, Pairels-Campanella, P^.
Vaughan, etc.
Les alchimistes, de même que les èr.(' Perses, et quelques autres peuples vrtaux, vouaient un véritable culte au f-semblaient partager cette opioioo dX' docle qui disait, en parlant de son yr.i universel, qu'il appelait esêtnliM igau . * feu se divise en quatre éléments, ua.»
une harmonie secrète, et séparés pr • cause invincible de division. Toutrs ?parties s'attirent les ones les autres, • repoussent mutuellement, de telle »o u : rien ne périt, et que toutes choses, sj • traire , sont en perpétuelle évolutu^s la nature. » Voici pncore ce une ^
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