‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 97 sur 281 · CHI · texte numérisé non relu

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a éfrit pompeuseroeot sur cel agent merreilleux des alchimîsles ; « Notre feu est minënl et perpéluel; il ne s*évapore pas,$*il u*65t pas excité outre mesure; il participe du $ouffre« il ne procède pas do la matière; il détruit^ dissout, congèle et calcine toutes choses. Il faut beaucoup d'habileté pour le découvrir et le préparer; il ne coûte rien, ou presque rien. Éc outre, il est humide, eh^irgé de Tapeurs, pénétrant, subtil, doux, éihéré; il analyse, métamorphose, n'enfiamme pas, ne consume pas, entoure tout, contient tout; enfin, il est seul de son espèce. Il est aussi la fontaine d^eau vitale, dans laquelle le roi et la reine de la nature se baignent continuellement. Ce feu humide fisi nécessaire dans toutes les opérations de Talchimie, au commencement, au milieu et à la Bn ; car toute la science est dans ce feu, c'est à la fois un feu naturel, un feu chaud, sec» humide et froid, qui ne brûle ni ne détruit. » Nul doute qu'on puisse reconnal'xe Télectricilé dans cette description; mais reste à savoir si c'est bien elle en effet que les alchimistes avaient en vue.

La pierre philosopbale , c'est-à-dire le grand œuvre (|ue se proposaient tous les adeptes • consistaient en une préparation rarliculière d'agents chimiques qui , une fois obtenue, était destinée à convertir toute sa partie mercurielle d'un métal donné, en lin or aussi pur que celui des mines. Les alchimistes avaient entre autres moyens, ceux de la êéparaiion et de la maturation. Le premier consistait b extraire de chaque mêlai l'or qu'il contient; le second était de purifier le mercure jusqu'à ce qu'il devint de l'or pur (4). Le problème de l'alchimie est donc resté constamment le roéme,iet voici comment ou peut établir sa; proposition : « ïses métaux ont-ils une tiase commune, un principe métallique commun, et Taction électrique peut-elle, lorsqu'ils sont fQ fusion et qu'on y ajoute de certaines quantités dv nitre, de souffre et de mercure, produire la pierre philosopbale, c*est-à-dire de l'or? » •

Enfin, Lefèvre, Lemery et Bêcher se don* nèrent les premiers pour mission de dégager tes études chimiques de ce prestige de magie qui les avait enveloppées jusqu'à eux, et leur iniprimèreot un caractère et une direction véritablement scienlilique. Ils observèrent les faits h nouveau, afin d'en constituer une théorie rationnelle, ei s'écartèrent entièrement de la marche vicieuse prescrite par les anciennes utopies. C'était déjë beaucoup, ei un chemin convenable se trouvait frayé, lorsque Slhal vint s'y présenter. Ce chimiste comiuenta, rectifia, étendit les idées de Bêcher fiour fonder sâ théorie du phlofùtique^ tliéorie qui ne put néanmoins résister à la ' chimie pneumatique, monument de la science de Black, Priestley, Cavendi.sh et Lavoisier, et dont Fourcroy a été jusqu'à ce jour le plus parfait bislorieu. Sur les |i4s de Slhal, se

pressèrent |de nombreux adeptes. En 1718, Cjeoffroy publia les premières tabits d^affi-^ nité; en 1732, Boêrhaave fit connatire ses expériences sur les pbénoinènr3s de la lumière et de la chaleur; en 1759, Margraff distingua la magnésie et Talumine, et enseigna l'extraction du sucre contenu dans les plantes indigènes; de 1773 à 1786. Scheele fil de nombreuses découvertes et notamment celles du chlore, de l'acide prussique, de l'acide fluorhydrique , de l'acide arsénique, de la baryte et de plusieurs acides organiques; vers les mêmes époques, Priestley découvrit l'oxjrgène, le protoxyde d'asote, le gaz chlorhydrique, etc.; Cavendish Ht connaître l'hydrogène, découvrit la formation de l'acide carbonique par la combustion du charbon et enseigna la composition de Tenu et de l'acide nitrique; l'Allemand Bichler découvrit les proportions chimiques. .

Nommer actuellement Lavoisier, c*est annoncer un de ces génies qui changent la face d«s choses, et il amena en effet une révoiu« tion dans la chimie, en la dotant, vers 1770. d'un instrument nouveau , lu balance. Pour Lavoisier, les grands phénomènes qui se manifestent au sein de la n^iture et ceux que nous accomplissons à volonté dans un laboratoire, n'ont pour cause unique qu'un déplacement de matières, l'union et la séparation des corps. Rien ne se ptrd^ rien ne et erée^ telle fut sa devise ; et c'est en procédant d'après ce grand principe, qu'on le voit démontrer la composition exacte de Tair ei de Teau, caractériser l'oxygène et expliquer le rôle important qu'il joue dans i oxydation et l'acidification, dans la respiration et la combustion. C'e>t aussi en appliquant la balance à l'étude des sels, que Wenzel parvint à expliquer les lois de la double décomposition de ces substances ; et le môme instrument l*amena encore h reconnaître les premières lois de la statique chimiaue. En 1787, Lavoisier fit adopter la nouvelle nomenclature cthimique, |H*éparée de concert avec Fourcroy, Berthollet et Guyion de Morveau; Fuurcroy publia, en 1800, son système des connaissances chimiques; et (Ihaptal fit, en 1807, Tapplication de cette science aux arts mécaniques.

Au commencement de ce même xix* siècle, Volta découvrit la pile, ce qui le conduisit aux plus brillantes investigations; et le môme instrument, placé dans les mains de Humphry Davy, permit à celui-ci de contrôler les résultats obtenus par Lavoisier, en leur donnant une précision plus rigoureuse. Partant aussi des analogies qu'ilobserva entre les forces électriques et les forces chimiques, Davy trouva dans la pile un nouveau moyen d'analyse; avec son aide il dé* composa des substances regardées comme simples jusqu'alors; et enrichit la science d*un grand nombre de corps, et entre autres des métaux alcalins. A la môme éuoque, Dalton, sou compatriote, publia sou ffouveaiê

(4) C*eal par l*observaiioo des |»riiiri|>es de cette science que l'eii iciiia aussi Je ir.ifisrnuier les anlmaux en boiumes, et de blanchir Ici nègres.

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