CUI
Sytiime de vkilosophie ehimique; et 5*appuyant à la lois sur ses propres découvertes el sur celles de ses contemporains» il créa la théorie atomique t Tune des œuvres les plus importantes que Ton doive à la chimie moderne*
L'impulsion était donnée, elle ne devait plus se ralentir. Gbevrouil indiqua, dans son travail sur les corps gras d'origine animale, la simplicité dos rapports entre les éléments qui servent è former les combinaisons organiques; et les découvertes des Guaj-Lussac, des Thénard, des Dumas, des Liebig, de Wœhler, nous ont éclairés sûr la véritable constitution des composés organiques. MM. Boussingault et Payen ont fourni à la science des faits de la plus haute portée, et on leur doit un travail des plus remar-
Sinables, VEssai de italiuique ehimique des trei organisés. A tous ces noms que nous venons de rappeler, n'oublions pas de joindre encore ceui d*Higgens, Vauclin, Klaproth.Caventou, Berzélius, Robiquet; Milscheritcb, Tauteur de la théorie de l'isomor-
Ïhisme ; H. Rose, Gerhardr, Malaguti, Ortila, héodore de Saussure, Pelouze, Sout)eiran , Pelletier, Fremy, Regnault, Collin, etc., etc.
La chimie se'clivise aujourd'hui en chimib raioRiQUB et en chimik appliqués. La première se subdivise en chimie minérale ei chimie organique: la seconde, en chimie tndustrielUf chimie médicale, chimie agri^ eole. etc.
CBlMIFICATfON. Principe qui transmet k une substance quelconque, une consistance chimique.
CBIMISMK. Bnsembie de ce qui, dans les phénomèm^s naturels, peut être expliqué par des changements de composition tels que les lois de la chimie les indiquent.
CHIMISTE. Celui qui se livre à Tétude et aux expériences de la chimie.
CHIMOINE. Sorte de sluc ou de ciment, formé de chaux provenant de coquilles calcinées et qui, par sa blancheur et le poli qu'il peut recevoir, imite parfaitement le marbre.
CHIMOMÉTRIE. Du grec x^if"'^» chimie, et fifT^v , mesure. Calcul des éléments chimiques des corps.
CHINAGE. Art de chiner les étoffes. «Cet •rt,« dit M.Lenormand, » nous a été apporté de la Chine, et consiste k représenter dans le tissu uu dessia quelconque formé, non par un arrangement particulier ou une comhinaison singulière des fils de la chaîne entre eux; ni avec ceux de la trame, comme dans les étoffes brochées, mais par un procédé tout différent. Pour chiner une étoffe» il faut donner aux (ils de la chaîna des couleurs différentes et disposer ces couleurs sur ces iils de manière qu'après que l'étoffe sera travaillée, elles y représentent un dessin. C*est un genre de fabrication qui veut être traité d'une manière toute particulière, et dans laquelle il est difficile de bien réussir. La chiuure ne s'obtient pas par la variiUé des couleurs de diverses uiauières dans le même le fil| ui par divers
fils de couleurs différentes placés ron i côté de l'autre, mais par des variétés de couleurs ou de nuances dans le même fil. Ces variétés de couleur ont lieu par iotervalles sur la longueur, soit sur les fils de U chef ne,pour certaines étoffes ; soit sur les fils delà trame, pour d'autres. Il ne suiDt point ici d'avoir médité son sujet, d'en avoir destioé ou peint sur le papier la représentation atant de le transporter sur les matières qoi en feront l'objet : il faut calculer tout ce qu*aà perdre sur sa longueur chaque partie de fil ; il but fonder ce calcul et établir se» n|v ports, sur l'aperçu de ce qu'il j en luri d'emftti, par quelque cause que ce soii ; trame plus ou moins grosse, ouTrier qui tient au pied |[>lus ou moins, mieux ou moins bien, qui frappe plus ou moins, etc., si c'est pour une étoffe unie. Si c'est poar une étoffe veloutée, il faut ajouter aux pre* mières considérations celles auxquelles donne lieu la hauteur des verges; car la combinaison des ligatures jsur le poil eit tout autre aue celle des ligatures sur la cliatne, et celle-ci tout autre que celle sur la trame, lorsqu'il est question de chiner par elle. ^ « Voici de quelle manière on s*/ prend
1>our obtenir le chinage. Lorsqu'on a ourdi a chaîne, teinte déjà de la eouleur du fond, on prend le nombre de fils déterminé par le calcul que fournit le dessin; on coupedef roorcf^aux de papier de la longueur qui doit conserver la couleur du fond, et l'on enreloppechaqueécheveau aux places indiquai on couvre ce papier d'un morceau de parchemin mouillé , et on lie fortement lef deux bouts. Celle opération se fait sur uo banc disposé exprès, et sur lequel la chaîne est parfaitement tendue. On laisse bieo sécher le parchemin avant de commencer une seconde longueur ; enfin, on donne k teindre. Lorsqu on doit pnindre une clialne eo plusieurs couleurs, on ne laissek découvert que les parties qui doivent avoir la même couleur, et on les recouvre de papier et éc parchemin, lorsqu'on veut envojer les autres k la teinture après les a voir d^u vertes •
CHINCHODRES. Filet pour la pécha des sardines.
CHINER. Donner des couleurs différcotM aux fils ^de la chaîne, avant de tisser aae étoffe.
CHlNOIDINB(chim.). Alcaloide qui existe dans le quinquina, faune et rouge. C'est ta mélange de cinchonine et de quinine, atK une matière particulière qu*oa isole diflkilement.
CHINT (manuf.). Toile des Indes proprt a être imprimée. On en coaoaftdeplosiein sortes qui se distinguent particulièrfio«ci par leurs dimensions. Les chini-sérs»f$^ sont des toiles de colon blanches et siisc^ blés d'être mises en couleur qu'on Uhnqs^ aux Indes orientales, et dont les piAcss n'ont que 7" 29, sur 0" 90 de laig^; ^ chint^mammodés sont les pièces qui ooi 9* M) de long, sur 0" 60 de large; les *^ br4>adf celles qui ont la même longuette i*f
DE TCCHNOLOGIE.