‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 102 sur 181 · NAS · texte numérisé non relu

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DF.S ANTIQi'ITES BIBLIQUES.

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4es

]*époqvie où elies avaient é\é emma- 3s pour résister à TinvAsion romaine, mains eux-mêmes, lorsqu'ils se furent

maîtres de la place, y trouvèrent les de ces provisions qui semblaient toutes s. U est vraisemblable qu'il faut attri-

ratmosphère du lieu cette étonnante vation des vivres, et que la hauteur de lelle y garantit l'air contre toute in- ) délétère de la plaine. La citadelle nait, en outre, des armes on quantité ite pour équiper dix mille hummeç, brut, de Tairam et du plomb, était facile de juger que de pareilles lions n'avaient point été prises sans

très-sérieux. Aussi dit*on qu'Hérode fait construire ce château pour lui ser-

refuse contre le double danger qu'il ait : aabord, il craignait que le peuple î le flt descendre du trône, pour y re-

la postérité de ses rois précédents ; lutre côté, il se préoccupait bien plus ent encore des intrigues de la reine )te Cléopâtre. Celle-ci, en effet, ne prêts la peine de cacher ses desseins, et ressait ouvertement Antoine de faire

à mort Hérode, afin de lui donner à ème le royaume de Judée, mgtemps 'après qu'Hérode, par suite ^préhensions que je viens de rapporiit construit Masada, il arriva que la le la lorteresse fut le dernier acte à acir pour les Romains, dans leur guerre I les Juifs.

land Sylva eut enfermé dans une mutout lé terrain environnant la place, |ue nous venons de le dire, et lorsqu'il is tous ses soins et toute sa vigilance h jhcr que personne ne pût s'échapper, imença le siège nu seul point sur leine attaque pouvait être dirigée. Après ir qui fermait le chemin de l'occident i palais et le sommet le plus élevé, il y jne éminence de rocher, d'une grande le, mais inférieure à Masada d'environ cents coudées : on l'appelait Leuké.

.ôt que Sylva l'eut grarie et occupée, il iccumuler de la terre par ses soldats.

à un travail opiniâtre, une jetée fut *uite d'environ aeux cents coudées de jr; le terrain cependant n'en parut pas solide, ni l'élévation assez grande pour ts machines de guerre y pussent être es. On construisit donc au-dessus de la

une plate-forme composée de rochers les, haute et large de cinquante cou-

on y plaça des machines semblables à

queVespasien d'abord et Titus ensuite U employées pour prendre les villes ; on bâtit une tour de soixante coudées utcur, entièrement revêtue de fer, et ut de laquelle 1 es Bomains, avec force 3s et scorpions, écartaient les défende la muraille et ne leur permettaient I pas de montrer la tête, yant en même temps fait fabriquer un nse bélier, Sylva fit battre le mur sans ic, et il })arvint k en renverser une parendant ce temps-là les brigands occu*

paient et élevaient en toute hâte un retranchement intérieur qui ne pût, comme le mur d'enceinte, souffrir de l'action des machines. Afin que ce second mur fût mou et pût amortir les coups les plus violents, il fut construit de la manière suivante : des poutres étaient placées en long et bout à bout ; deux rangées parallèles de poutres, disposées ainsi, étaient distantes l'une de l'autre d'une quantité égale à l'épaisseur de la muraille; l'intervalle des deux rangs de poutres était rgiapli de terre, et pour que celte terre, en s accumulant, n'exerçât pas une poussée capable de la faire couler, d autres poutres placées transversalement reliaient lés poutres établies en long; cette construction ressemblait donc en quelque sorte à celle d'un édiGce ; de plus, les coups des machines appliqués à une paroi qui cédait, étaient ainsi amortis, et les chocs entassant les matériaux, n'en rendaient crue plus solide l'ouvrage tout entier. Quand Syiva s'en fut aperçu, il pensa qu'il viendrait plus facilement à bout de ce retranchement par l'incendie, et en conséquence il ordonna aux soldats d'y jeter force brandons ardents. Le mur, presque entièrement construit en bois,

Eritfeu sur-le-champ, et s'embrasant jusqu'au out, il projeta une flamme immense. Aux premiers moments de l'incendie, le vent, qui soufflait du nord, rendit la position des assiégeants horrible; car rabattant la flamme, il la rejetait sur eux, de façon à les désespérer <^t à kur faire craindre que leurs propres machines ne fussent brûlées. Mais tout à coup le vent tournant nu sud, comme par un décret de Dieu, reporta avec violence la flamme sur la muraille et la mit en feu, depuis la base jusqu'au sommet. Les Bomains, ainsi favorisés par la Providence, rentrèrent dans leurs quartiers, avec le dessein bien arrêté de monter à l'assaut le lendemain ; pendant U nuit ils redoublèrent de vigilance, aûn que pas un des assiégés ne pût s'échapper.

« Du reste Eléazar ne songeait pas à la fuite pour lui-même, et il était décidé à ne permettre h personne de la tenter. Voyant le dernier rempart détruit par le feu, ne trouvant plus aucun moyen de salut, même dans le courage du désespoir, réfléchissant d'ailleurs aux affreux traitements réservés par les Romains vainqueurs aux femmes et aux enfants, il se résolut à mourir avec tous les siens, persuadé que c'était le meilleur parti qu'ils pussent prendre. Il réunit les plus braves de ses compagnons et les excita par ses paroles à accomplir cette effroyable résolution ; il leur flt voir les conséii'ucnces d'une capitulation, l'abjection de l'esclavage , et les traitements les plus infâmes. Voilà sur quoi vous pourfz compter^ si vous éUs faits prisonniers, leur dit-il : demain matin, au point du jour, ce sera fait de vous, il ne vous reste plus que la liberté de mourir avec tous ceux qui vous sont chers, Lennemi, qui n*a d'autre espoir que celui de vous prendre vivants, n'est pas assez puissant pour vous empêcher de mourir ; vous n'êtes plus assez forts pour Is vaincre. Vous saviez que Dieu lui-même étaii contre nous^ ^ qu'il avait condtimnê i

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WCTONNÀIRE

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7a rùce juive quil a cessé d'aimer. S'û nous eût été propice, ou du moins, s'il ne nous ettt pas maudits et condamnés, pensez^-vous qu'il eût permis que la ville sainte fût détruite de fona en carnble? Nous qui restons les derniers de notre race, qu'a fait Dieu pour nous? Il nous a accablés de sa colère. Cette forteresse inexpugnable, à quoi nou^ a^t^elle servi? Ces munitions, ces armes, qu'en avons-nous pu faire? rien! La flamme qui frappait nos ennemis est revenue sur nous-mêmes: n'est-ce pas la colère de Dieu qui nous a vaincus ? Si noiuf avons encore des fautes à expier, Cjue du moins les Romairts n'aient pas ta joie d'être les instrumenta de là vengeance divine; soyons-les nous-mêmes. Nos femmes tuées par nous échappent à V outrage, nos enfants à la servitude ; après eux, donnons^nous mutuellement la mort, nous aurons sauvé notre /h berté et gagné une noble sépulture. Détruisons d'abord nos trésors et la forteresse, nous tromperons ainsi la cupidité des Romains. Ne laissons après nous que les vivres, pour qu'ils sachent bien, ces Romains, que nous n'avons pas été vaincus par la famine, et que nous avons mieux aimé mourir que de devenir leurs esclaves.

<c Ainsi parla Eléazsr, etlous ceux qui étaient présents n'accédèrent pas tout d'abord h sa proposition ; quelques-uns cependant se préparaient à lui obéir, et montraient 'presque de Tallégresse en pensant cju'une pareille mort était belle ; ceux qui hésitaient avaient pitié de leurs femmes et de leurs enfants, et voyant leur On si prochaine, ils s*en- Ire-regardaient avec des yeux pleins de lar^ mes, et témoignaient ainsi qu'ils repoussaient Je conseil d'Eléazar. Celui-ci les voyant trembler et reculer devant cet héroïque dessein, commença à eraindre que ceux mêmes qui avaiGBt applaudi à son discours, ne se laissassent amollir par les supplications et les larmes des plus timides ; il reprit donc la parole et se remit à les exhorter. S'animant de plus en plus, il leur parla de Timmortalité de Tâme, avec une énergie toujours -croissante, et en poursuivant de regards obstinés ceux qui ne pouvaient cacher leurs larmes. »

Il parvint par ce nouveau discours à les enflammer de telle façon que, s'il faut en croire Josèphe, tous les assistants, sans en etcepler un seul, arrêtèrent Eléazar lorsqu'il voulait continuer à parler, et que pleins d'une ardeur frénétique et poussés par le démon, ils se précipitèrent à roeuvre et commencèrent la perpétration de ce crime sublime, avec la rage de gens dont aucun ne voulait être le second à agir. On les vit alors embrasser leurs femmes et leurs enfants avec une tendresse convulsive, et les poignarder ensuite d'une main ferme. Il n'y en eut pas un seul qui hésitât à verser le sang des êtres qui lui étaient cbers. Malheureux, auxquels cette effroyable extrémité était dévoue nécessaire, et pour qui le plus léger des maux était d'égorçer de leurs propres mains leurs enfants et leurs femmes I

Après cotte scène de carnage, les survi -

A^nts, écrasés par l'horreur de ce qu'ils venaient de faire, et pressés de rejoindre dans la mort ceux qu'ils avaient frappés, entassèrent toutes leurs richesses quMIs livrèrent aux flammes. Le sort ayant aussitôt désigné dix d'entre eux, auxquels fut dévolu l'horrible soin de tuer tous les autres, ceux-ci se couchèrent auprès des cadavres chauds encore de tous ceux qu'ils avaient aimés, et les tenant embrasses, présentèrent tour h tour la gorge à leurs sublimes bourreaux. Lesdixélus accomplirent intrépidement leur tâche jusqu'au t)out, et lorsqu'ils eurent fini, ils désignèrent au sort, è leur tour, celui qui donnerait la mort aux neuf autres et se tuerait ensuite de ses propres mains; car ces hommes avaient assez de confiance en euxmêmes, pour être assurés qu'il n'y avait pas h choisir entre eux, et que l'un ne valait pas mieux que l'autre, pour achever cette horrible tragédie. Le dernier vivant visita tous les cadavres étendus autour de lui, et après s'être assuré qu'il n'en restait pas un seul qui eût encore besoin de son ministère, il mit le feu au palais et se passa enfin son épée au travers du corps.

Tous périrent convaincus qu'il ne resterait

g as après eux un seul être animé que les omams pussent prendre vivant ; ils s étaient trompés pourtant, car une vieille femme, avec une parente d'Eléazar, distinguée par son savoir et sa sagesse, et cinq enfants, réussirent à se cacher dans un aqueduc souterrain, où dans l'ardeur qui les poussait à en finir, les auteurs du drame que nous venons de raconter, ne songèrent pas à aller les chercher. Les brigands de Masada moururent ainsi au nombre de neuf cent soixante, y compris les femmes et les enfants. Ceci se passa le 15 du mois de Xanthieus.

« Dès le point du jour les Romains, comptant sur un combat acharné, accoururent en armes et s'élancèrent de leurs retranchements dans la place, au moyen de ponts d'échelles. Ils ne trouvèrent pas un ennemi devant eux, mais la solitude, le silence et l'incendie partout. Ils étaient loin encore de soupçonner ce qui s'était passé, et ils poussèrent d'une seule voix un grand cri, pour voir s'il ferait surgir quelque figure humaine; les pauvres femmes cacnées l'entendiretit seules, elles sortirent de leur refuse, et la parente d^léazar raconta tous les détails de cette horrible nuit. D'abord les Romains ne purent ajouter foi à ses paroles, et ils se refusèrent à croire à un tel dévouement, ils s'efforcèrent à éteindre l'incendie, et ils pénétrèrent bientôt dans le palais, au travers des flammes et par le chemin couvert. Rencontrant alors des monceaux de cadavres, ils ne se laissèrent pas aller h la joie d'une victoire remportée sur des ennemis, mais ils n'eurent que de l'admiration pour la grandeur de l'action dont ils ne pouvaient plus douter, et pour le sublime mépris de la mort, par lequel tant d'hommes de cœur s'étaient illustres à tout jamais. »

Voilà conmient finirent ces hommes que Josèphe appelle des brigands ; je doute que

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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oales humaines offrent beaucoup de mblables.

jis longues années j'avais perdu de liêtoirt de la guerre des Juifs ; jamais tudes ne m'y avaient rapporte; j'ai isité Masada sans y attacher aucun lir. D'ailleurs, le nom Sebbeh que dais seul prononcer par les Arabes, pas fait pour me rafraîchir la mémoire, Hie en toute humilité, que quand bien j'eusse été certain que je foulais le sol sada, privé de livres comme je l'étais na course aventureuse, il m'eût été ement impossible de dire alors ce qui endu ce lieu célèbre entre tous. Que rve de leçon aux voyageurs futurs, et s'ils lent pas se priver volontairement des <ns les plus vives, qu'ils préparent leurs itionsen lisant beaucoup d'avance. Je srai toute ma vie la'. fAcheuse ignorance elle je dois le regret de n'être pas in jour de plus à Sebbeh, malgré l'unlité d'v trouver de l'eau. Si jamais il donné d'y retourner, je ne ferai pas \ cette fois, et à tout prix je rapporteilasada tout ce que je pourrai recueillir iins et de plans.

itenant que j'ai raconté l'expédition ^a, il est temps que je raconte Texn plus paciii(iue dont j'ai été le

*nant immédiatement le dos à nos nous nous acheminons vers le flanc lu large ravin qui nous sépare de la Sne de Sebbeh^ La pente est roide et liUe roulante; mais à tout prendre, voDs vu de pires chemins. Au bout de es minutes» la route change de tourtes chèvres seules s'en contenteraient, >re faudrait«ii qu'elles ne fussent pas is. U est très-clair que nous avançons casse-cou que Josèphe appelle la vre ; mais j'aflirme, et mes compagnons démentiront pas, que l'historien des 1 flatté. C'est une escalade sans interruD- ;t à quelques centaines de pieds de r à pic, centaines de pieds qui oujours en augmentant de nombre, ment, il ne ferait pas bon regarder à ) en montant cette route beaucoup trop sque, car le vertige nous prendrait blement, et ces abtmes dont nous ne ns apercevoir le fond, exercent une l'attraction presque invincible, contre e nous avons toutes les peines du î à nous défendre. Va donc pour regar- »ujuurs à droite 1' en descendant nous erons à gauche, c*est une consolation ; vrai qu'alors nous ne contemplerons !,et pour bonne raison, que le iianc du - sur lc({uel nous grimpons, s suivons» essoufflés et haletants »

Dis Bédouins, qui semblent parcourir •ute royale. Nous avons Tamour-propre vouloir pas reculer devant ce qui pacile à ces sauvages d'acier, et nous de l'avant. Enfin, nous touchons h une le plateau fort tourmenté et fort étroit 4» sur lequel débouche tm ravin déchiré

qui s'éloigne vers le nord-ouest. Ce plateau s élaript rapidement, et nous nous trouvons au milieu de décombres et de murailles, indices certains d'habitations antiques.

A notre gauche, la croie du précipice est bordée par un mur construit en pierres sèches simplement amoncelées, et ce mur plonge rapidement avec le tlanc qui le porte^vers le fond du ravin au nord duquel est assis notre camp. Ici, pas de doute possible. Nous sommes arrivés au point que Josèphe appelle Leukè. A notre gauche commence la Couleuvre que nous venons de suivre, et qui descend vers la mer Morte. Derrière nous doit être le chemin de l'occident, et la tour qui le coupe. Ces deux chemins se rejoignaient ici. Malheureusement nos minutes sont comptées, et les décombres du camp de Sylva, placé en ce point même et sur les débris de la ville basse où demeura Simon, fils de Gioras, nous cachent les ruines de cette tour, placée sans doute beaucoup plus bas, et le tracé de ce chemin que nous ne songeons pas à aller reconnaître. Les restes du plateau supérieur sont les seuls auxquels nous pensions en ce moment, et par conséquent les seuls que nous croyions dignes d'intérêt.

En faisant face à Test, nous avons devant nous le rocher à nie de Masada, rocher de deux cents pieds de hauteur, dans le flanc escarpé duquel paraissent quelques rares ouvertures semblables à celles des nécropoles, et placées è une cinquantaine do pieds audessous du sommet, sans aucune anfractuosité qui permette d'y parvenir. U est bien certain qu'on n'y pouvait avoir accès que par quelque oonduit souterrain, ouvert dans 1 intérieur de la forteresse. C'est maintenant celle-ci qu'il s agit d'atteindre» et nous cornprenons d'un regard, que ce sera bien autre chose encore que sur le chemin ([ue nous venons de quitter.

Une crête, étroite comme la lame d'un couteau, domine une jetée factice, formée d^^ terre blanche très-meuble, qui joint Leukè au flanc du rocher de Masada. Cette jetée, c'est ce qui reste de la jetée de Sylva. Li plate-forme qui la couronnait s'est écroulée, par l'action des pluies et du temps sur le terrain peu solide qui lui servait de base ; toutes les pierres ont roulé dans les [irécipices béants à droite et à gauche, et il n'est plus resté d'autre chemin que cette crête dançereusj que nous avons devant nous, et qu il nous faut suivre comme des danseurs de corde sans l)alancier. Nos trois Arabes passent d'abord, moi ensuite, puis tous mes amis. En quelques instants nous avons franchi l'abime, •t nous voilà cramponnés au flanc du roc de Blasada.

Ici recommence une escalade infernale, et à cinquante pieds plus haut, nous atteignons un tronçon de rampe sur lequel nous pouvons reprendre haleine. Celte rampe est assise du côté du précipice, sur le reste d'uii mur de soutènement, bâti en belles pierres de taille. Ce mur et la rampe n'ont plus que quelques mètn» de longueur, ea suite do

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dictioiNnaire:

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quoi l*esca1ade recommence, tout aussi diflicile qu'auparavant.

Ennn nous touchons au sommet, et un^bout de chemin encaissé entre le précipice et un reste de mur bâti en pierres de iailie, aboutit h une porte bien conservée, de bel appareil et à voûte ogive. Voilà, du coup, l'ogive reportée à l'époque d'Hérode le Grand, ou tout au moins de Titus, et de la destruction de Masada. Sur les pierres de taille de cette porte ont cté écorchés, avee une pointe, à une époque indéterminée, des croix, des signes semblables au symbole de la planète Venus , et des lettres grecques, telles que des A et des T. Sont-ce des signes d'appareilleur? J'en doute, à cause de l'apparence fort peu ancienne de ces signes grossiers, dont la couleur assez claire tranche sur le fond de la pierre^ qui est d'une teinte beaucoup plus foncéfe. Ces signes, du reste, sont, les »ns dt'oits et les autres inclinés ou même renversés, ce qui pourrait venir à l'appui de Kopinion qu'ils ne sont que des signes de repère, employés par les constructeurs de hr porte. Pour ma part, je ne me charge pas de trancher cette question.

Au delà de cette porte s'ouvre devant nous «m vaste plateau, c est celui de Masada. Dieu soit louél nous y sommes tous parvenus sains et satifs-^ et comme nous ne nous sommes pas arrêtés une> seule seconde, cinquante minutes BOUS ont suflS pour arriva* du camp jusqu'ici.

La crête que nous avons atteinte, c'est-àdire celle de l'ouest, est garnie d'édifices ouvrant sur le plateau et adossés au mur d'en^ ceinte. Ce sont des espèces de cases carrées, bien conservées encore, et dans les parois «lesquelles paraissent fréquemment de petites ouvertures disposées en quinconce, «pommelés trousd'un pigeonnier. Devantnous, à moins de cent pas, est une ruine qui ressemble presque à une petite église avec abside circulaire. C'est le Oasr (le palais), me disent mes Bédouins. J'y cours en hâte. La salle principale est terminée par cette abside «n cul de four, percée d'une petite fenêtre fionde. Toute l'abside est en belles pierres de taille d'appareil ; les murailles contre lesquelles elle est appuyée, sont couvertes d'un crépi très-dur, dans lequel sont appliquées des mosaïques d'un genre tout neuf pour moi. Ce sont des milliers de petits fragments rou.geAtres de pots cassés, encastrés dans le mortier et rormant^ des desseins réguliers, seul ornement des murailles de cette salle. Quelques petits cubes de pierre,, de couleur rouge, blanche et noire, me donnent à pensen quela salle est pavée en véritable mosaicjue; j'encourage donc mes Bédouins par 1 appât d'un, bakhchich^ et pendant que je prends le plan de la grande salle et des petites salles attenantes, pendant que Belly fait un croquis de celte ruine si étrange, les décombres sont écartés du sol, et une jolie mosaïque, formée d'entrelacs circulaires, est remise au jour. Elle est malheureusement kmt effondrée, et je ne me fais pas dès lors ie moindre semoule d'en enlever quelques

échantillons. Quelques fragments de moulures en marbre blanc, sont deâsinés et cotés. Le sol est jonché de débris de poterie rouge et de morceaux de verre dont j'emporte des échantillons. Personne de nous ne perd son. temps, et Edouard lève la porte ogivale d'entrée, pendant que Belly et moi nous travaillons cie noire côté.

Quand nous avons fini nos croquis, nous commençons la visite du plateau entier. Par* tant donc du Qasr, qui est directement à l'est de la porte ogivale , et nous dirigeant vers le nord , nous trouvons* une grande citerne rectangulaire, où naturellement il n'y a pas une goutte d'eau , et qui est aujourd'hui envahie par les broussailles.

Plus loin, au nord-est du Qasr, est une epr ceinte quadrangulaire de construction beaur coup plus ancienne que le Qasr et que les autres édifices. Un fossé large et profond la sépare du reste du plateau, à partir du. flanc gauche d'une tour carrée en ruine

Îui domine le terrain et qui{ est au centree la face placée en regard du Qasr. Nous y montons et de là nous voyons tout Tintéiieur de cette forteresse plus ancienne^,, coupé, dans le sens du sud au nord, par des files non interrx)mpues de décombresformés de grosses pierres noires irrégulières , restes d'édifices écroulés sur placeu Je ne doute pas que cette enceinte ne soit' celle de la Masada, bâtie par Jonathas, au dire de Josèphe. Tout le reste donc esti l'œuvre d'Hérode le Grand.

Quelques murs sont bâtis en crosses pierres régulières, reliées entre elles par des petites pierres tenant lieu- des joints de ciment. Ce genre de construction se retrouve aux citernes de Jérusalem et d'Elbireh.

Vers l'est, c'est-à-dire du côté de la meF Morte, il n'y a plus de traces d'une muraille aussi belle et aussi solidement bâtie que celle qui dominait le plateau de Leukè: Gela se conçoit, il n'y avait pas d'attaque à craindre de ce côté que les oiseaux seulspeuvent atteindre directement. Un cordon de décombres borde cependant partout la crftle du plateau de Masada.

Du bord où nous sommes alors, nousju^ geons à meiTcilIe de l'état surprenant de conservation des travaux de siège exécutés sous les ordres de Sylva, et il m'est trèsfacile d'en prendre un plan cavalier. Quatre redoutes carrées commandent, l'une le ravin de gauche , et les trois autres rOuad-el-Hafaf (vallée des ruines). A partir de ces postes, qui sont reliés entre eux par un retranchement de rocaille, commencent deux retraachements de même construction , qui saisissent le rocher de Masada, comme entre les deux branches d'une tenaille. Ces lignes de circonvallation sont immenses et elles régnent sans interruption sur le flanc gauche de la montagne de Sebbeh , aussi bien que sur le flanc de la haute montagne qui nit face à Masada, de l'autre côté de l'Ouad-el- Hafaf. Celte ligne venait probablemeqt se fermer au camp même de Sylva , où aituÂ

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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ai vérifié , vient aboutir la branche

de.

ste, le plateau est libre d*édifices, si

vers la pointe nord où est le Qasr et

me , et vers la pointe sud où est une

terne et un amas de ruines apparte-

ut-être à une caserne. Dans le flanc

rocher sont percés un puits et un garni , sur toutes ses parois , d'un tros-solide et très-uni. Pour y desil faut s'exposer à un véritable dance que Ton est pour ainsi dire susu-dessus de l'Ouad-el-Hafaf , placé à jouze cents pieds au-dessous; il faut, atteindre rentrée d'un escalier de s marches qui débouche dans le sou-

11 serait diflicile de n'y pas rccon- 'un de ces magasins dans lesquels accumulées les provisions qui pouester à Masada des siècles entiers sans iorer. Chemin faisant, nous avions ré encore une citerne, ou mieux un t revenant au côté ouest, c'est-à-dire dans lequel est ouverte la porte d'en-

contre lequel sont appuyées des irrées et des habitations assez bien ées, ayant l'aspect bizarre de pigeon- ;rAce aux trous réguliers dont leurs ont garnies, nous avons achevé tant 6 mai le tour de la place I Mais coniregrette aujourd'hui la précipitation [uelle nous avons visité ce lieu célèirtes» ce n'eût pas été trop de deux s , employées sans perte de temps, à ir des notes et des croquis dignes de

étions restés plus de deux heures sur au; nos Arabes nous pressaient de ndre au camp; ils faisaient sonner ut la nécessité d'aller coucher ce soir droit où gens et bétes pussent trouver I à boire, et cet argument, vu la chareuse dont nous souffrions, l'emporta re amour des ruines. Nous nous mîic en devoir de redescendre : monter

ieu et nous ne pûmes nous rendre du danger qu'il y a à grimper à Maue lorsqu'il nous fallut reprendre en rerse le chemin qui, la première fois, ait paru si difricile.

lot encore sur Masada. Les ruines de , célèbres h juste, titre, ainsi qu'on a )ir par tout ce que j ai dit , n ont pas ;ées souvent |)ar les Européens; ainsi >binson et Smith, (jui les premiers ont ï d'instinct Sebbeh avec Masada, n'ont s localité que des hauteurs d'Ajnc'est-à-dire qu'ils n'ont pu contem- *à quelques lieues de distance, le proa montagne sur laquelle existait Mal'est donc d'après les rapports des

qu'ils purent consulter, qu'ils ont vec une admirable perspicacité , une . que l'inspection de la localité et des ju'elle renferme , devait vérifier de la i la plus évidente. Leur exploration endredi, 11 mai 1838.

Quatre années plus tard , du 12 au 15 mais 1842, MM. Wolcott, missionnaire américain , et Tippiiiff, peintre anglais, escaladèrent les

f)remiers le plateau de Masada et vérifièrent 'exactitude de la supposition admise par MM. Robinson et Smith. M. Robinson , dans le livre intitulé : The Biblical Cabinet (vol. XLIII, p. 67 et suiv.), a pubhé textuellement deux lettres intéressantes écrites, l'une de Sebbeh , l'autre de Jérusalem , par M. Wolcott, et dans lesquelles ce zélé voyageur donne, avec assez de détails, le récit de sa course à Masada. U a parfaitement observé les lieux, reconnu les différents édifices mentionnés par Josèphe, et les travaux de siège construits par Sylva. Pour M. Wolcott, toutes les constructions qui se voient encore à Masada sont de la môme époque , c'est-à-dire de celle d'Hérodo, mais la porte ogivale qui servait d'entrée à la ville est une ruine moderne. La présence d'une ruine moderne à Masada, offrirait certes un fait bien plus extraordinaire que celui de l'emploi de l'arc ogival dans des édifices construits par Hérode. Quant à la forteresse de Jonatnas, elle me paraît très -nettement reconiiaissable.Mais des appréciations plus ou moins exactes» n'enlèveront point à M. Wolcott le mérite d'avoir le premier reconnu les ruines illustres de Masada.

Je n'adresserai qu'un reproche au révérend missionnaire américain, c'est de s'être amusé à faire rouler jusqu'au bas du rocher, plusieurs pierres arrachées aux ruines cie la forteresse. L'expédition américaine, comme nous allons le voir tout à l'heure, s'est donné le m6me plaisir. U est heureux, en vérité» que les voyageurs soient rares à Masada : car si tous avaient la même fantaisie, il finir raitparneplusy avoir de ruines de la forteresse juive , qu'à douze cents pieds plus tias.

Le samedi 29 avril 1848, au point du jour, M. le capitaine Ljrnch , commandant de l'expédition américaine , fit partir d'Ayn-I)gedy, où il était rampé, MM. Paie, Anderson et Bedlow, avec; un drogiaau,un soldat turc et des guides arabes, pour aller explorer les ruines de Sebheh. Au coucher du soleil , ces messieurs rentrèrent au camp, et c'est en se servant de leurs différents rapports que M. Lynch a publié le récit de leur course à Madasa.

Comme il s'agit d'une localité des plus intéressantes et sur l'état actuel de laquelle on ne peut trop rassembler de lumières, j'ai pensé devoir reproduire ici ce récit dont je ne saurais trop louer l'exactitude que j'ai pu constater, en visitant, trois ans plus tard, les mêmes points que les officiers américains. Je copie :

a Un peu après huit heures, ils arrivèrent h rOuady-Sebneh et découvrirent une route clairement marquée, de quinze pieds de large, et indiquée par deux rangées parallèles de pierres qui continuèrent avec des intcrru|itions pendant un quart de lieuo (94). A neuf Jieurcs, quand la chaleur du soleil commenr

e ii*aii |H)iiii a|)er^u celte roule bordée de pierre», purce que nous n'avoni pis suivi le iiiém^

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çait à devenir étouffante, ils alleignirent une caverne basse dans la face sud de la montagne, au-dessus de l'Ouady-ScvAl , profonde ravine qui sépare le rocher de la chaîne cou^ linue du nord. Lh ils mirent pied à terre, car il était impossible d'aller plus loin à cheval. Delà, quelquefois sur leurs mains et leurs genoux, ik grimpèrent le long du rocher à pic, dont le côté vertical est percé d'ouvertures comme le roc de Gibraltar. Ils inclinaient à croire aue le sentier par lequel ils avaient çnonté était celui que Josèpbe appelle le Serpent.., Ils passèrent le ravin sur un espace de calcaire qui, bien que considérnblemeQl au-dessous du plus haut point du rocher, réunit Tescarpemenl sud du Seyâl à l'escarpement nord de Masada, et ils atteignirent le sommet un peu avant dix heures du matia ; tout ce sommet est entouré d'un cmrb pie sur le précipice.

« Passant sous une porte è ogive, dont la clef de voûte et les voussures sont en pierres dQ taille, anciennement marquées de la lettre grecque A, et d'autres ressemblant au symbole planétaire de Vénus, les unes droites", les au'res renversées, d'autres encore avec des croix grossières et la lettre T fruste , ils arrivèrent h un espace d'à peu près trois quarls^eoMlledelongueup du nord au sud, et d'unqi^artde l'est à l'ouest.

« Il y avait très-peu de végétation, excepté au foi;vd de quelques excavations qui semblaient avoir servi de citerne ou de grenier, et qui étaient à moitié remplies de mauvaises herbes et d'une espèce de lichen. Ailleurs la terre était aussi stérile que si elle avait été semée de sable. Cependant Hérode en parlait cojnm.e étant d'une nature grasse et nueux faite pour l'agriculture que celle d'une vallée. BLërode avait aussi creusé de profonds l^uits en grand nombre , comme des réservoirs pour l'eau, dans les rochers, à toutes les places qui n'étaient pas habitées (95), aurdessus et autour du palais et devant les murs; et par ce moyen il essayait d'avoir de l'eau pour plusieurs usages, comme s'il eût exisid là des sources.

* Aux extrémités nord et ouest du rocher, et près de la pointe qui est probablement le promoptoire Blanc mentionné par Josèpbe (96K ils remarquèrent une de ces excavations aune étendue considérable, remplie en grande partie des ruines et des décombres de SQS propres murs, en même temns que des chardons et des inauvaises herbes ae bien des siècles.

Dans le coin sud-ouest du rocher, ils en trouvèrent une plus grande encore, bien cichemin. En effet, tes officiers américains^ puisqu'ils oui clieuiinc sur le flanc de la luontague depuis rOuad-el Seyàl, qui esi à plus d*une lieue du rue de Sebbeli, oni marché du nord au sud vers Masada.. La route qu'ils Oiil prise e&lelle la Couleuvre de Josèphe? est-ce celle que j*ai gravie qui a droit à ce Dom ? Je laisse k d'autres le soin de iç décidera Ce qui me parait probable, c'est qu*ils ont fini par rejoindre notre sentier de chèvres, vu qu'il n'y en a pas d'aiilre, pour aller de ta. mer Morte à Musadt.

^95) Je uc me charge pas de défciidie h Uaduc-

mentée, avec une galerie et une suite de quarante marches, éclairée par dtiux fenêtressur le côté sud du rocher (97). Cette grande chambre était tapissée de pierres très-belles, aussi nette et aussi propre que si elle venait d'être finie. Cette chambre les conduisit à croire qu'il y en avait beaucoup de semblables, éclairées par les ouvertures qu'ils avaient vnes, à l'extérieur du rocher, en montant à Sebl^eh; mais ils ne purent pas y pénétrer.

A la distance d'environ cent pieds au-dessous de la pointe nord, sur un rocher inaccessible et à pic, ils virent les ruines d'une tour ronde, et h quarante ou cinquante pieds au-dessous,, sur un autre rocher, les murs de fondation d'une enceinte carrée avec un mur triangulaire aboutissant, par les angles de la base, au mur de la tour circulaire et au mur ouest de l'enceinte carrée; ils trouvèrent qu'il était impossible d'allev visiter ces ruines.

« En outre des restes de la tour ronde ou donjon, il y avait sur le sommet, des fragments de mur avec des retraits ciitîulaires recouverts de briques carrées ; des portes en ogive, de& fenêtres à meneaux entourent en partie un enclos, qui était peut-être la cour du château^ maintenant comnlée par des fragments de toute nature , de marbre, de mosaïques et de poteries.

« Les fondalions,et les portions inférieures du mur bâti par Hérode, autour du sommet de la coHine, sont encore debout sur Je côté est. Les officiers s'amusèrent à déplacerquel^ ques-unes des pierres, à les jeter du haut du rocher et à les regarder tournoyer et bondir jusqu' au bas, à douze cents pieds, avec une rapidité plus t^lï'ravante (jue celle des pierres, lancées par les balistes romaines, loi"squc Sylva faisait le siège de la forteresse.

a Une des fenêtres, apparemment un fraçr ment de chapelle, donnait sur la mer, c'était celle qui avait l'apparence d'un ogive,et c'était celle que nous avions aperçue en passant sur les embarcations. De là on pouvait voir la mer dans toute son étendue, avec ses extrémités nord et sud bien marquées, même à travers la vapeur qui les couvrait. La foraiô de la péninsule était bien nette et avait delà res semmance avec une aile étendue.

« Immédiatement au-dessous d'eux, le long de la base du rocher, devait être traoéle mur de circonvallation que Sylva bâtit à rextérieur, autour de toute la place; car il avait pris des précautions pour qu'aucun des assiégés ne pût s'échapper.

« Continuant leur exploration vers le bord sud-est, ils suivirent un passage dangereux, sur la face du rocher, qui n'avait pas moins

lion du texie de iosèphe donnée par M. Lynch.

(90) Leukè ctaii à plus de deux cents pieds audessous du plateau de Masada. M. Lynch fait donc ici une conlusioii de lieux.

(il7) Si c^est la même excavation que celle que j*ai vi'silée moi-niénse, j'ai bien mauvaise mémoire; car, des quarante marches de Tebcalier je ne puis m*en rappeler que quatre ou cinq au plus. Du reste, ces messieurs citent une cave toute dillérenteaa même point, et j'ai bien peur qu'il n'y ail icidoubic emploi.

UAS

DES ANTlQUiTËS lUBLlQUES.

MiùN

eds de hauteur à pic au-dessusdu d aboutissait à une grande platembrée de fragments de maçonne enant évidemment aux rumesdu *mait le rocher supérieur. Se tralssus les pierres, ils atteignirent une lue les Arabes appellent une citer- !St probablement juste, car en des- ; virent des passages étroits ou :elui de Tintérieur était taillé dans

me cave oblongue, coupée dans le ite pieds de longueur sur quinze dix huit ou vingt de profondeur, I de tous les côtés. A rentrée de I ils vii^nt la carcasse d'un animal

tué, elle ressemblait à celle d'im Arabes rappelaient toebr ou toe- I conty de 1 Ecriture. A gauche de dans la cave il y avait quelques

terminant par une plate-forme ; parois, les marches étaient endui- U ; au-dessus était une ouverture

par les marches. En faisant des iiisle mur, ils essayèrent d*y arril'entrée d'une cave basse grossiëlée, avec une fenêtre ouvrant sur irpéde l'Ouady-Sentn ; autour des îrs, etsansciment, étaient des croix Y)uge, et sur la poussière des emiches des pieds du i^bÂl ou bted-

yèrent de visiter la face sud de la en suivant par des zigzags une miche sortant de quelques pieds ice du roc; mais ils reconnurent mpossible, à cause de la nature pierre et de l'elfrayante ouverture i béant au-dessous.

*etour, ils observèrent une singuplacée à peu près au centre du > morceaux carrés de (lierre, cir i une grande régularité, étaient les deux côtés çt si détériorés par -u'ils ressemblaient à une ruche s crurent que c'était un magasin rne.

etour dans le caveau, les Arabes lèrcnt si leur visite avait été frucpeuples croient que nous venons lercner des trésors ou visiter des i nous considérons comme sacrés.

Iy-Se}âl, il y avait beaucoup de 'acac.as.

rils constatèrent une odeur fétide m passant au Birket-el-Khâlil.

pport semble coniirmer la suppod. Robinson et Smith, que les rui- )eh sont celles de Masada. A chaur notre route, où ces messieurs is trouvons que des observateurs instruits nous ont devancés, et, récurseurs, ce n'est pas sans une sfaction que nous reconnaissons riotes. »

récit de W. le capitaine Lynch; on :oncoFde assez bien avec ce que

nous avons observé nous-mêmes. Seulement, je ferai remarquer qu'il n'est pas exact de concéder à MM. Hobinson et Smith, si riches de leurs propres découvertes, l'honneur d'avoir visité les premiers les ruines de Masada; cet honneur appartient incontestablement à MM. Wolcott et Tipping. Le^ officiers envoyés à Sebbeh par M. Lynch n y sont venus que les seconds, et c'est avec un certain orgueil que nous nous trouvons seulement les troisièmes qui aient tenté cette périlleuse exploration.

MASAL , BIesal. — Ville lévitique de la tribu d'Aser. (Joiué, xxi, 30.)

MASALOTH. — Voy, Kesulloth.

MASEREPHOT, Mesrafout-Maim. — Les eaux de Maserephot, dans le pays des Sidoniens, étaient probablement des salines. (Jo- «ue, xi,8.)

MASOBIA, Masobiah. — Localité non connue, indiquée dans les Chroniquei (I, xi, 16).

M ISPU A , Masepha , Masphat, Masphe ^ MiTZPB. — Cette ville est mentionnée assez fréquemment. Elle était le rendez-vous des tribus d'Israël pour leurs délibérations, comme l'isthme de Gorinthepour la confédération de la Grèce. Elle est dans Benjamin.

Il y a une autre Maspha dans la tribu de Gad, où Jephté lit son vœu cruel.

On compte encore d'autres villes de ce nom : Maspha, dans la tribu de Juda, bâtie par le roi Asa. Masphath dans la tribu d'Aser. Et enGn une Masphath dans la tribu de Ruben. Celle-ci est probablement la même que Mephaath, dansla Moabitide.

MASRECA , Masiukau. — Ville iduméenne.

((lefi. XXXVI, 56.)

MATTHANA, Matnah. — Station des Israélites près de l'Arnon. (Nomb,, xxi, 18.)

MEDDIN, Madoun. — Ville de Juda. {Jo$u/, xii,61.)

MELCHOM. — Idole des Ammonites , la même queMoloch ou Melech. (// Aoi«,xxiii, 13.)

MELLO, Beit-Mei^oua. — Ville de Sicliem. {Jugea, XI, 6.)

MELLO. — Mello était une vallée profonde, entre le mont Sion et le mont Monah. Salo* mon, pour joindre le temple à la ville haute, où était son palais, lit faire un pont dont les arrachements de pierres énormes subsistent encore à la muraille occidentale du temple. Ce pont traversait la vallée comblée en grande partie. C'est dans cette vallée que Salomon c(mstruisit le palais de la reine, sa femme; et ce fut à l'occasion de ce palais qu'il imposa un tribut dont le peuple murmura beaucoup, et qui servit de prétexte à la séparation des dix tribus.

Le jardin nivelé, qui s'ap[>elle aujourd'hui le jardin d'El'ÀkM, devait être le jardin du palais de la reine. Ce terrain incliné, planté aujourd'hui de cactus, par lequel on descend du mont Sion dans Mello , s'appelait In descente de Sella.

MELOTHT. — Ville étrangère que le Livre de Judith dit avoir été forcée par Holophera'3. (Judilh, u, 13.)

;nobaJi>lcuicut i*ua buJcu ou aoûlupe tim ic capitaiuc Lynch vcul parler.

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