‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 103 sur 181 · MUA · texte numérisé non relu

MUA

MENNITH, Menit. —Ville où Josué defilles Ammotiites. £ile fut de la tribu de Gad {Juges, XI, 33).

MEROM. — Voy. Houleh (Lac d'EI).

MEROME, Meroum. — Région indiquée {Juges, V, 18) , et dont Tidentificalion la plus naturelle me semble celle qui en fait la plaine voisine du lac Merom.

MEROZ,Merouz.— LeJLtÏTc des Juges (v, 23) cite une terre de Meroz qui est inconnue.

MERRHA. — Voy. Maara.

MESOPOTAMIE. — La Mésopotamie est une région Irès-connue dont le nom même indique la position véritable. Elle est placée par tous les géographes entre l'Euphrate et le Tigre.

Ce n*est pas de cette Mésopotamie qu'il est fait mention dans les Livres saints, et des passages où ce nom se trouve, nul ne se rap- Borte à la région de l'entre deux fleuves. La ésopotamie biblique est la vaste plaine de Syrie entre TOronle et l'Euphrate. Aussi le texte sacré dit-il fréquemment /a Mésopotamie de Syrie, au lieu de dire simplement la Mésopotamie. C'est donc à tort que l'on a posé la ville de Haran habitée par Nachor où Abraham envoya chercher une épouse à son filsisaac et où plus tard Jacob épousa les deux sœurs Lia et Rachel, dans la Mésopotamie entre le Tigre et l'Euphrate. Cette ville était en Syrie; le texte le dit formellement. Pars pour la Mésopotamie de Syrie, {Gen. XXVIII, 2.)

Après cette autorité la question est tranchée. De plus on compte les journées de marche que Jacob mit à revenir de Haran par les bords du Jourdain. 11 eût fallu dix fois

F lus de journées pour revenir des rives de Euphrate. C'est donc une question jugée : mais il y a des écrivains qui aiment toujours en quelque sorte à gonfler les textes et à leur faire dire ce qu'ilsne contiennentpas. MESPHE. — Voy. Maspha.

MESSA , Mesa. — Dans le dénombrement des enfants de Sem, Jectan un de ses descen-

peut-être n'est que le nom d'une région ou d'une montagne. On peut dire d'une mani.ère moins précise quQla région indiquée dans ce passage de la Bible était entre le Liban et l'Euphrate. Toute autre identification me paraîtrait hasardée. (Gen. x, 30.)

METHCA, Metkah.— Vingt-cinquième campement des Israélites dans le désert. (Nomb. xxxin, 28, 29.)

MISPHAT, Ayn-Mesfat. — On lit dans la Genèse (xiv, 7) : Les Israélites vinrent à la fontaine Misphat; celle-ci est Cadès. Les quatre rois ligués contre ceux de la Penta pôle battirent les Amalécites près de cette fontaine où plus tard campèrent les Israélites. C'est la même que Cadès Barnea.

MISOR. — Nous lisons dans Josué (xxi, Stî) que parmi les villes de Ruben au delà du Jourdain, quatre villes furent données aux lévites : Bosor, Jazer, Jelhson et Mephaalh.

La Vulgate a ainsi reproduit le texte : De tribu

Ruben ultra Jordanem contra Jéricho, cirtlo. tes refugii Bosor in solitudine, Miser et Jazer et Jethson et Mephaalh, civitates quatuor axm suburbanis suis. Les traducteurs ont fait cinq villes de ces quatre formellement nombrées par Josué. Pour cela ils ont fait un nom propre de Misor oui signifie plaine. Il fallait simplement traauire : Bosor dans le désert ék la plaine, ou, si l'on voulait faire un noai propre de Misor : Bosor dans la solitude de Misor.

C'est ainsi que beaucoup de noms communs ont été changés en noms propres.

MOAB, MoABmDE, Moab, MoABms. — Il est trop fréquemment question du pays de Moab ou de la Moabitide dans les Livres saints pour que nous rapportions ici tous les passages qui font mention de ce pays. Seulement nous avons à identifier les noms modernes des ruines aui couvrent encore la contrée orientale de la mer Morte où était la Ifoabîtide avec les noms que nous fournissent les écrits sacrés et profanes de l'antiquité.

Rappelons d'abord brièvement 1 histoirede laMoaoitide.

La Genèsenous apprend (xix,37) queMeab naquit de l'inceste commis par Loth avec sa fille aînée. Après la catastrophe de la Pentapôle, les Moabites, ses descendants, envahirent la rive orientale de la mer Morte et te vaste plateau qui la domine ; ils en chassèrent les Emim; car nous lisons dans la Bible {Deut. Il) : — 9. V Eternel me dit : Ne tourmente point Moab et ne commence pas de guerre avec eux^ car je ne te donnerai pas de son pays un héritage ; car f ai donné Ar aux enfants de Lotk pour héritage. — 10. Les Emim y avaient auparavant demeuré; un peuple grand, considérable et de haute stature comme les Anakim.-^ II. Les Rephalm sont réputés aiusi comwie des Anakim, et les Môaoites les appelèrent Emim. — 11 paraît évident que ces deux versets 10 et 11, aussi bien que le verset IS, constituent une glose marginale, certainement postérieure à l'écrit de Moïse lui-même, et qui se sera introduite dans ie texte sacré; en effet ces trois versets qui mentionnent la conquête Israélite comme achevée, viennent couper incidemment Tordre que Dieu donnée Moïse. Quoi qu'il en soit, il est certain mie les Emim, premiers habitantsde la Moabitide, furent expulsés et remplacés par la race issue de Loth, et de son fils Moab.

Les Ammonites, frères des Moabites par Ammon, fils de Loth et de sa seconde fille, s'établirent également sur la rive orientale de la mer Morte et du Jourdain, mais plus i l'est que les Moabites. Ces derniers, après avoir étendu leur domination jusoue vis-àvis Jéricho et au bord du Yabbok, lurent refoulés plus tard par les Ammonites au delà del'Arnon (Ouad-el-Moudjeb) oui devint la limite septentrionale de la Moabitide. Cette limite était déjà celle du pays de Moab, lorsque les Hébreux, partis aEgypte, vinrent se présenter sur ses frontières. Nous lisons effectivement dans les Nombres (xxi) : — 13. De là ils [les Hébreux) partirent et campèrent» en deçà de VArnon qm est au désert^ sortantl

MOA

DES ANTIQUITES BIDLIQUES.

MOA

\$ de rAmori^ car rAmon est la de Moab, entre Moàb et Amori, — wurquoi il est dit au Livre des Ba- V Eternel, le Ouahab à Soufah et tes te l'Arnon. — Ce deuxième verset enient inintelligible; que signifie ,Ouahab?on Tignore complètement, le mol signifie donner^ concéder, devrait- il, par hasard , se traduire Test pour cela que dans le Livre des le Jéhovahf il est dit : La concession vtfah, et les torrents de l Arnon, — destiné à fixer les limites de la terre IX enfants de Moab, et qui comun lieu nommé Soufah, pour s'équ'à l'Arnon ? Je me garderai bien \T cette interprétation comme incoat je me bornerai è faire remarquer ns Soufah, on voulait retrouver un t au Djèbel-es-Soufah qui est au sud îz-Zouera,et au sud-ouest duDjebel- , on aurait probablement les limites les et septentrionales de la Moabitide itdite, puisqueZoarétaitsur cette 11résulte clairement du commentaire me (ad Jos. xv), dans lequel nous

?or xnfinibus Moabitarum sita est y iis terram Phitistiim. Mais quitî terrain dangereux des hypothèses, it toutefois que la teneur du verset 5 : ^ Et le cours du torrent qui a ville d'Ar, et qui s'appuie à la de Moaby — semble en quelque ipléter la délimitation de la terre e, en déterminant sa frontière orien-

la marche môme des Hébreux vers e, elle est parfaitement tracée dans Us Juges, (xi) : — v. 17. (Israël) ssi vers le roi de Moàb, quine vou- :rmcttre le passage de Vemigration sur son territoire), et Israël resta à sud du pays de Canaan), — 18.

ut le désert, fit le tour du pays d*Epays de Moab, il vint à l orient du oab,et campa au bord de VArnon, rent pas dans les limites de Moab, m formait la limite de Moab. — et comparé à ceux que j*ai cités ure, il résulte que la vallée de TAr- > avoir couvert Textrémité septene la Moabitide, s'infiéchissait au en couvrir également la frontière C'est effectivement ce que fait tfoudjeb, dont l'identification avec e l'Arnon u*est un sujet de doute 3nne.

out à l'heure que, d'après le livre rf#,l'orsde Tapparition des Israéon séparait le territoire des Moaelui des Amodies ; d'où il résul- )ut le pays septentrional, compris ion et le Yabbok, avait été enlevé norites aux Moabitcs, antérieurevenue de Moïse sur les bords de ctte conquête était de fraîche date,

Duisque nous lisons dans les Nombres (xxr,. 26) : ^Car Hesboun était la ville de Sihoun roi d'Amori, qui avait combattu contre le précédent roi de Moab, et avait pris tout son pays de sa main jusqu^à VArnon. — Cette expédition de Sihoun, si l'on accepte le texte hébraïque (Ibid., 28\ aurait atteint Ar même, la capitale de la Moabitide ; mais il faut observer que le texte samaritain, ainjî que les Septante, au lieu de ny, ar, lisent ï^, lusqu'à, et que dès lors il est probable que la conquête Amorite s'est arrêtée au bord de l'Arnon. Quoi qu'il en soit, Sihoun, roi de Hesboun, ayant refusé aux Israélites le passage à travers la coiitr(?e située entre TArnon et le Yabbok, fut vigoureusement attaqué et battu par eux, à Yahas iDeut, ii, 32) ; puis toutes ses villes furent livrées au pillage, et tous les habitants mis à mort, nommes, femmes et enfants {Ibid., 34). Le roi de Moab était alors Balak-ben-Sephour ; ce fut lui qui, n'osant barrer le passage aux IsraéHtes, envoya chercher Balâam pour les maudire. Chacun sait comment cette précaur tion imprécatoire tourna à la confusion de Balak {Nombres, xxi, 33). Dans ce récit merveilleux est mentionnée Kerith-Hcsout, de laquelle partit la première bénédiction de Balâam. Etait-ce une ville de la Moabitide proprement dite? Cela paraît douteux, puisque le second et le troisième points aux- Îuels Balak conduisit Balâam, espérant qxie e ceux-là il pourrait lancer sur Israël des imprécations au lieu de bénédictions, sont d'abord le sommet du mont Fesgah (Pisgati. des traducteurs, et ensuite le sommet du mont Fâour (Peor ou Phegor des traducteurs), montagnes situées certainement ea dehors des limites de la Moabitide proprement dite.

Nous perdons ensuite de vue le peuple moabite jusqu'au moment où un peu plus d'un demi-siècle après la mort de Josué, il réussit, avec l'assistance des Ammonites et des Amalékites, à subjuguer les Hébreux qui restèrent dix-huit ans sous la domination d'Adjloun (Eglon des traducteurs), roi de Moab. (Juae« m, 14.) Au bout de dix-huit années. Anouad-ben-Djera (99) (l'Ëhoud fils de Guera,'des traducteurs) assassina le roL Acyioun, à la ville des Palmiers (100), en venant d'auprès des carrières situées vers Hedjel4jal (Guilgal), pour demander une audience secrète au prince. (Ibid., vers. 19 et suivants.) Abouad, une fois le meurtre accompli, se sauva par les carrières vers Sâirah,. rassembla les Israélites sur les montagnes d'Ephraïm, redescendit avec eux dans la

f)laine, s'empara du gué du Jourdain, et une 6is la retraite coupée aux Moabites, en mil à mort dix mille.

Du temps de Saiil, les Moabites reparaissent parmi les nations en guerre avec les^ Hébreux, car nous lisons (M Samuel, xiv^ 47) : — SaM conquit la royauté sur hraëC et il combattit tous ses ennemis â rcnlour ;

OUI est encore fort en usago riiez le^ Th^amcTa. ioin If MTeu de Hanidan, scbfikh des (100)léridio?

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