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)mplétement pillé, et la sutue de Jupiter pien fut placée dans le Saint des sauits. i la citadelle de Jérusalem fut occupée ine forte garnison syrienne. Ce fut vei's même époque que les Samaritains, qui i prétendaient enfants d*Abraham que ue les affaires des Jui& étaient dans un prospère, demandèrent au roi l'autoiisacie renoncera leur ancien culte, d'adopîlui des Grecs et de consacrer leur tcm- 1u mont Garizim à Jupiter Hellénique.
S race leur fut accordée le 12 d'hecatome l'an 146 de l'ère des Séleucides (167 .-C.).
us sommes arrivés au moment où l'héle des Asmonéens va reconquérir la lé judaïque. Je le demande maintenant : toute la période comprise entre le pont de Yaddous, c'est-à-dire entre la fin du 3 d'Alexandre le Grand et la profanation emple consommée par Antiochus Epie, en 168 av. J.-C, y a-t-il une seule ue h laquelle la nation juive ait pu :er les droits de l'autonomief Je ne le e pas, et il parait certain que de Tau- )23, date de la mort d'Alexandre, à l'ani64, dans laquelle fut célébrée la purion du temple par Judas Machabée, -à-dire pendant un laps de temp? de cent mte années environ, il ne fut rrapp<S de naies iuives ni à Jérusalem, ni ailleurs, lus allons maintenant passer à l'étude monnaies frappées par les princes asmos, et nous verrons que leur style et leur que, si radicalement différents de ce que présente le groupe des sicles du pontife lous, justifient plemeroent la théorie qui î cent soixante ans environ entre l'émisde ces deux séries monétaires.
:iÈME ^IPOQUE. — Monnaies dei princes asmonéeni,
. nous devons procéder d'une ma- ) différente, puisqu'il s'agit de vrais istes, dont les monnaies ne sont pas d'attion douteuse. Nous commencerons donc résumer le plus brièvement possible :oire de Mathathias et de sa descendance ; » lorsque nous aurons rédi{;é la liste des ses dont la numismatique judaïque peut • rappeler hs noms, nous passerons à la ription des monnaies elles-mêmes.
kTHAtiius, 169 à 167. —Mathathias, fils ean, fils de Simon, fils d'Asmonée, était re de la famille de loarib (l'une des vingtr re familles sacerdotales), et descendait du d prêtre Phinéas. Il avait cinq fils : Jean* ommé Gaddis , Simon Thasi, Judas Ha- »ée, Eléazar Abaron et Jonathas Apphus ). (1 Mach. Il, 1-5,54.) ilhathias s'était retiré avec ses enfants à îo ou Modim, petite ville bâtie au somd'une colline, et de laquelle il était oriire (109).
M) Jtiftéphe lionne nnx siimnins des rinq fil» laibaihiai 1rs roriiies Gaddis, Hallbis Maceabéc« m «*! Appelons. (Anl. Jwd.,\li, ti. |.)
iKlj M mil m rsi rmiftlartr dr i u» jours f»ar le
Le roi Antiochus, à l'instigation des habitants de Ptolémaïs, avait publié un décret qui enjoignait aux populations des villes de suivre l'exemple de celle de Jérusalem. Un officier vint donc à Modim pour forcer les habitants de sacrifier aux dieux des Grecs; Mathathias, comme le plus considérable d'entre eux, fut sommé de s'approcher le premier de l'autel, et il s'y refusa de la manière la plus énergic^ue. Un des Juifs de Modim s'étani alors disp<»sé à obéir, Mathathias se jeta sur lui et le tua de sa main. Il tua de même l'émissaire d'Antiochus (110) avec ses satellites, et renversa l'autel.
Pour Mathathias, il n'y avait plus dès lors à reculer. Il parcourut la ville en criant : Qu$ iouseeux qui tiennent à la toi, et qui veulent reiter fermée dans Valliance arec te Seigneur, me suivent ! Et il alla se réfugier avec ses fils dans le désert, où tous les Juifs fidèles à la foi de leurs pères allèrent le rejoindre. Ils furent bientôt réunis au nombre de six mille.
Des troupes furent immédiatement envoyéescontre les insurgés, et leur chef ayant eu la prudence d'attaquer un parti d'entre eux la jour du sabbat, les malheureux aimèrent mieux se laisser égorger sans résistance que de manquer à l'observation de la loi du repos. Mille personnes périrent dans cette première rencontre. A cette nouvelle, Mathathias et ses fils prirent, et firent accepter par leurs adhé<rents la décision de combattre contre les ennemis de la loi judaïque, même le jour du sabbat. Bientôt la troupe de Mathathias se grossit de façon à devenir une petite armée^ et les Juifs apostats, c'est-à-dire ceux qui avaient subi le joug et le culte des étrangers» fljrent les premiers punis. Partout où il diri-
f;eait ses expéditions, Mathathias renversait es autels des idoles et faisait circoncire les enfants pour lesquels on avait négligé l'ap-
Ïlication du précepte. Pendant plus d'un an» (athathias lui-même fût Tême de toutes les entreprises des insurgés ; puis, sentant sa Sd approcher, il rassembla ses û\$ et les conjure de continuer l'œuvre *de régénération qu'il avait commencée : Vous vouez votre frire 5fmon, leur dit-il, je sais quUJ est homme de ko» conseil; écoutes-te toujours, et qWil vo%s tienne tieu de père. Judas Mackahés s'esê montre fort et vaillant dans sa jeunesse : qu'il soit votre général, et que es soit lui qui con^ dut se le peupte à ta guerre. Vengez votre iietion de ses ennemis ; rendezAeur te mat qu'il votM ont fait, et soyez toujours obéissants auar préceptes de la toi. Après avoir prononcé ces paroles, Mathathias bénit ses enftints et rendit le dernier soupir. Sa mort eut lieu dans l'année 146 de l'ère oes Séleucides (167 av. J.-C). Ses fils l'enterrèrent à Modim dans le sépulcre de ses pères. (/ Maeh., ii.)
Judas Machab^, 167 à 161. — On n'est pas d'accord sur l'origine du surnom de Judas : l'opinion la plus répandue est qu'il reçut ce nom
village tie S<mba. Il est à qa:iire licacs eiiTÎroii da Jérusalem, «i ver» INiccideiit. — Vov. MoDin.
(110) Jotèphe nous a contcrrè'le nom de cec cifÀcii'r : il s'appdaii AprllK
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en mémoire de la devise qu'il avait aiiopU^e pour son drapeau, devise qui élait. dil-on, composée des cinq lettres hébraïques corKespondantes aux lettres M, C, B, E, I, et qui sont les initiales de celte sentence de TExode (XV, 11).
Qui est canime toi parmi les puissants, 6 Jéhuvali ?
/ Quoi ou'il en soit de l'origine de cenom, Judas Macbabée, aussitôt après la mort de Ma- Ihathias, prit le commandement des Juifs insurçés et continua de tenir la campagne contre les ennemis de la loi de Moïse. Apollonius, prélet de Samarie, marcha le premier contre les insurgés, à la tôle d'une puissante armée. Judas ne Tattendit pas, mais courut au-devant de lui et défit son armée. Apollonius avant été tué dans le combat, Judas prit Tépée de ce capitaine, et n'en employa jamais plus d'autre.
Après la défaite d'Apollonius, Séron marcha contre les Juifs à la tête de l'armée de Syrie. Il vint camper près de Béthoron, et Judas n*hésita pas h courir au-devant de ce nouvel ennemi ; son armée était très-faible, mais cette considération ne put l'arrêter. Il Attaqua Séron, le mit en fuite et le poursuivit longtemps Tépée dans les reins. Séron et huit cents des siens périrent dans cette affaire.
Lorsque Antiochus apprit le double échec que ses généraux venaient d'essuyer en Judée^ il entra en fureur et n'aspira* plus qu'à venger l'honneur de ses armes. Il leva en hâte de nombreuses troupes; mais, l'argent lui manquant, il se décida à courir d'abord en Perse pour chercher des ressources dans le
{nllage des trésors sacrés. Lysias fut laissé à a tête du gouvernement de tout le pays compris entre l'Euphrate et le fleuve d'Egyple^ et la tutelle du jeune Antiochus, fils du roi» lui fut en même temps confiée. L'oi-dre
au'avait reçu en même temps Lysias était 'exterminer le peuple d'Israël, de raser Jérusalem et d'implanter dans la Judée des colonies étrangères. L'an 147 de l'ère des Séleucides (16& av. J.«G.), Antiochus Epiphane sortit d'Antioche et passa l'Euphrate. En même temps, Lysias envoyait en Judée Ptolémée, fila de Dorymènes, Nicanor et Gorgias, à la tête de quarante mille fantassins et de sept mille cavaliers. Us vinrent camper dans la plaine de Judée, auprès d'Emmaiis, pendant que, de leur cêté, les Juifs, qui s'étaient assemblés h Maspha, portèrent leur camp au midi d'Emmaiis.
Pendant la nuit, Gorgias avec cinq mille fantassins et mille cavaliers était sorti secrètement de son camp pour surprendre les Juifs dans le leur. Judas, qui avait eu la môme pensée, avait laissé ses tentes désertes, et Gorgias n'y trouva plus personne ; tandis que les Juifs fondirent à Timproviste sur le camp d'Emmaiis, où était le gros de l'armée, et ietèrent la terreur dans ses rangs. Trois mule hommes restèrent sur la place, et le reste fut poursuivi avec acharnement jusque dans ridumée et jusqu'à Azot et Jamnia. uorgias, fîii revenant sur ses pas, reconnut ce qui s'était pass(?, ti vil que tout était perdu ; il prit
donc honteusement la fuite sans combattre» et le camp des Syriens fut mi;* an pillage.
L'année suivante, Lysias, à la tête d'une armée de soixante mille fantassins et de cinq mille cavaliers, ouvrit une nouvelle campagne contre les Juifs et vint caoïper à Béthoron. Judas Machabée, qui n'avait que dix mille combattants sous ses ordres, vint encore attaquer les Syriens, leur tua cinq mille hommes et li s mit en fuite. Lysias se hâta de retourner è A ntioche.
Ce fut après cette éclatante victoire que Judas revint à Jérusalem et procéda à la purification du temple. Trois ans, jour pour jour, après la profanation, le service divin fut rélabli à Jérusalem, c'est-à-dire que le premier sacrifice expiatoire fut offert le 25 du neuvième mois, nommé khasUu (ou apeUœus} de Tan U8 des Séleucides (165 av. J.-C). L'autel des holocaustes, qui avait été souillé, fut détruit. Il était bâti en pierres, et Judas en fit construire un semblable en blocs bruts, suivant les préceptes de la loi.
Les sacrifices solennels durèrent huit jours entiers, et Judas institua une fête annuelle commémorative qui devait durer huit jours el se célébrer à partir du 25 du mois de kkaiteu.
Pendant que la cérémonie avait lieu , les Juifs commencèrent le siège de la citadelle qui avait été bâtie par l'ennemi dans la ville basse, et, d'un autre côté, Judas fit fortifierle mont Sion et la place de Bethsour.
Après ce mémorable événement, Judas se mit en campagne contre les Iduméens de ridumée proprement dite et de l'Acrabatènc. Après les avoir vaincus,* il alla porter la guerre avec succès chez les Ammonites. Les Juifs qui habitaient la Galilée et le pays de Galaad ayant alors demandé des secours k leurs frères de Jérusalem, Judas envoya Simon en Galilée, el marcha en personne sur le pays de Galaad. La Judée avait été laissée entre les mains de deux chefs, Josèphe, fils de Zacharie, et Azarias, auxquels Judas Machabée défendit expressémentde rien entreprendre pendant son absence. Simon, à la tête de trois mille hommes, battit les ennemis, qu'il poursuivit jusqu'aux portes de Ptolémaïs. De son côté. Judas, ayant passé le Jourdain, reacontra l'armée syrienne commandée parTi* mothée, et la mit en fuite après lui avoir Uié huit mille hommes. Timothée alla rallier ce ui lui restait de troupes au delà du torrent e Yabok.
Judas vainqueur, après avoir traversé le Jourdain, près de Belhsour, reprit le chemin de Jérusalem, où il vint oflWr a l'Etemel des sacrifices d'actions de grâces pour les succès qu'il avait accordés à ses armes. Josèphe, frère de Zacharie, et Azarias, entraînés par trop de zèle, et voulant s'illustrer aussi par des exploits, oublièrent, pendant l'absence de Judas, les ordres qu'il leur avait laissés, et firent une tentative désastreuse contre la place de Jamnia, dans laquelle était enfermé Gorgias ; ils perdirent deux mille hommes, et furent obligés de battreen retraite. Pour compenser^:* échec, Judos recommença la guerre
UOiN
DES ANTlQtilES DiBLIQtES.
liOIf
5Ci
re les Iduméens, et leur prit de vive force Ile d'Hébron. Apres cet exploit, il marcha iSamarie, et revintde là à Azot, qu'il prit mt il brûla les idoles après avoir renversé i autels.
lus avons vu qu*Antiochus Epiphane s*élirigé sur la Perse : la ville dont il voulait r le temple était Elymaïs, disent le /*' Ltieê Machabéeê et Josèphe; Persépolis, ) //* Livre des Machahées (u, 2). Rese par la population en armes, Antiochus bli^é de se retirer versEabylonc. Chemin nt,il apprit les désastres de ses généraux idée, et sa fureur ne connaissant plus de es, il se mit précipitamment en route, le )hème et la menace à la bouche. A peine , il fut pris d'un mal horrible ; il fit du de son char une chute dont il se releva s et mourut enfin dans des douleurs ^es, après avoir reconnu ou'il périssait nede la colère du Dieu des Juifs, et après * fait de vaines promesses à ce Dieu ter- , pour essayer de l'apaiser. Antiochus hane mourut l'an 149 des Séleucides av.J.-C), en instituant Philippe, son ami, at de son royaume pendant la minorité de ils ; mais Lysias mit la couronne sur la du jeune Antiochus, fils d'Epiphane, en onnant le surnom d'Eupator. La citadelle irusalem avait résisté jusqu'alors à tous efforts des Juifs. Judas, en l'an 150 1[ 163 .-C.| , rassembla le peuple et activa le siège a place. Quelques-uns de ceux qui y nt enfermés, ayant réussi à en franchir lurailles, coururent demander du secours tiochus Eupator, qui envoya immédiatel en Judée une armée de cent mille fan- [is, de trente mille cavaliers et de trente- : éléphants. L'ennemi, en longeant la
gagna l'Idumée et vint mettre le siège nt Bethsour. Judas alors, levant le siège citadelle de Jérusalem, courut au-devant ennemi, et vint camper à Bethzacharia, ;e situé à l'entrée de défilés, à soixante- >tades de l'ennemi. Une bataille eut lieu, laquelle les Juifs, pour la première fois, 3t battus par les Syriens : c est dans cette lée qu'Eleazar, frère de Judas Machabée, issa sous le plus terrible des éléphants, et ntra en périssant lui-même sous le poids 3 colosse, qui Técrasa dans sa chute. Les
furent mis en fuite, et Judas alla s'enferdans Jérusalem. Aussitôt après, la garnile Bettisour capitula, et Antiochus marcha Jérusalem. Bientôt il fut maître de la ; restait le temple, dont il commença le 3, et qui fut promptement réduit aux abois la famine. C'en était fait de la liberté des , lorsque Lysias apprit aue Philippe, le nt choisi par Antiocnus Epiphane pour ^emer son fils, revenait de Perse à la d'une armée, et réclamait pour lui Tadstration du royaume. Lysias, pour conr l'orage qui menaçait sa fortune, con- 1 au jeune roi de traiter avec les Juifs, de faire des amis et de courir à marches forvers sa capitale. Antiochus écouta favoralent ce conseil, et la paix offerte aux Juifs acceptée par eux. Antiochus, introduit
dans la place sur la foi du traité qu'il avait proposé lui-même, viola sur-le-champ sa parole; il fit démanteler la forteresse du mont Sion et l'enceinte du temple, puis il partit
I)0ur Antiocbe, où s'était déjà retranché Phiippe qu'il combattait, et qu'il fit yé\\ après l'avoir renversé. 11 avait emmené avec lui le grand prêtre Onias, qui avait pris le surnom de Ménélas. Lysias conseilla au roi de se débarrasser de cet homme, s'il voulait que la Judée restât tranquille, et Antiochus envoya Ménélas à Bèrœa, où il le fil mettre à mort.
Après ce Ménélas, le pontificat fut donné k Iakimus, qui prit le surnom d'Alcimus. Ce fut alors que le fils du dernier grand prêtre, du nom aOnias, voyant qu'après la mort de son oncle le pontificat, qui lui revenait par droit d'héritage, était donné à Alcimus, s'enfuit en Egypte et obtint de Ptolémée la permission de construire, dans la province d'Héliopolis, un temple semblable à celui de Jérusalem, et dont il serait le grand prêtre.
En l'an 151 de l'ère des Séleucides (162 qv. J.-C), Démétrius, fils deSéleucus, qui vivait à Rome dans la retraite, était parvenu à réunir un petit nombre de partisans, è la tête desquels il se mit pour aller conquérir la couronne de son père. La première ville dont il prit possession fut Tripoli; là il eut bientôt réuni assez d'adhérents pour voir une véritable armée sous ses ordres, et, en très-peu de temps, il fut maître d'Antioche. Antiocnus Eupator et Lysias étant tombés entre ses mains, Démétrius refusa de les voir, et les fit mettre à mort sans les entendre. Le malheureux Antiochus n'avaii régné quedeuxans.
Dès que Dômétrius fut remonté sur son trône, il vit venir avec lui les Juifs infidèles» à la tète desquels était un certain Alcimus ou Iakimus, qui était de la race d'Aarpn et qui aspirait au souverain ponificat. Tous ac* cusèrent hautement de lèse-majesté Judas,^ ses frères et tous leurs adhérents. Démétrius, ftirieux, s'empressa d'envoyer en Judée Bacchides, préfet de la Mésopotamie, avec l'ordre de s'emparer de Judas Machabée et de tous les siens, et de les faire périr. En même temps il donna le pontificat à Alcimus, qui partit d'Antioche avec Bacchides. Celui-ci, croyant que oar la ruse il arriverait plus aisément à ses fins, se servit d'Alcimus pour entamer des négociations avec les Juifs. Le sang qui coulait dans les veines de cet intrigant devait inspirer de la confiance à ses compatriotes, et peut-être Judas lui-même se livrerait-il sans défiance. Cette machination infâme ne réussit
Eourtant qu'en partie. Un grand nombre de auts personnages de la nation, se fiante la foi jurée par un descendant d'Aaron, vinrent au-devant de Bacchides, qui fit arrêter et égorger incontinent soixante d'entre eux. Aussitôt après, il marcha sur Jérusalem, y installa Alcimus, entre les mains duquel il remit l'administration de tout le pays; puis il lui laissa des troupes et s'en rétourna à Antioche. Alcimus fit a'abord tous ses efforts pour se concilier l'affection des Juifs; mais ces efforts furent inutiles. Judas Machabée venait de relever victorieusement l'étendard, de l'insar-
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rection. Aîciouis s'empressa de faire mettre à mort ceui des partisans de Judas dont il put s'emparer; Juaas en fit autant pour les partisans d'Alcimus, qui, voyant qu'il n'était pas le plus fort, se décida à recourir de nouveau h la protection de Démétrius. Il quitta donc Jérusalem en hâte, et se rendit auprès du roi, oui, sur sa prière, envoya en Judée Nicanor, 1 un de ses principaux officiers, avec mission d'exterminer les adhérents dcMachabée.
Nicanor se rendit à Jérusalem, et, voulant s'emparerde Judas et de ses frères par surprise, il les fit mander, sous le prétexte de conférer de la paix. Les premières entrevues furent amicales; mais bientôt Judas, ayant deviné les projets d6 Nicanor, refusa de s'exposer plus longtemps aux coups de sa perfidie. Alors Nicanor marcha ouvertement contre les Juifs. Une bataille eut lieu près de Capharsalama ; les Syriens y perdirent cinq mille hommes, s'enfuirent et coururent se réfugier dans la citadelle de Jérusalem, nommée Cité de David, et qui n'était pas sur la montagne de Sion, mais bien dans la ville basse. {Ant. Jud., Xn, V, 3.) Nicanor, étant alors monté sur le sommet de Sion, somma les prêtres de remettre Judas entre ses mains, et iura (jue, s*il n'était pas bientôt obéi, il brûlerait le temple dès qu'il en aurait fini avec les traîtres. Il sortit ensuite de Jérusalem et se rendit h Béthorou, oïl l'armée de Syrie vint le joindre. Judas alla, de son côté, camper avec trois mille hommes, près d'Adarsa ou Adasa, village situé h trente stades de Béthoron. La bataille s'enga^iea le 13 du mois d'a(/ar ((/u- Wrofdes Macédoniens), et Nicanor fut tué le
f)remier.Ses troupes, le voyant mort, jetèrent eurs armes et prirent la fuite. Il en resta neuf mille sur le carreau. Le cadavre de Nicanor fut mutilé, sa tète ftit accrochée au sommet des murailles d'enceinte du temple, et son bras droit fut suspendu devant le temple môme.
La puissance romaine commençait alors à 6tre redoutée jusqu'aux extrémités du monde, et Judas crut ne pouvoir mieux faire que de solliciter l'alliance et la protection de ce peuple illustre. Une députation, composée d Eupolénus. fils de Jean, et de Jean, fils d'Eléazar, fut donc envoyée au sénat, pour réclamer l'alliance et l'amitié des Romains ; elle rapl>ona un rescrit gravé sur des tablettes d'airain contenant le traité d'alliance offensive et défensive conclu entre les Romains et les Juifs, et la mention de la lettre écrite par le sénat à Démétrius, lettre qui menaçait ce monarque de la guerre par terre et par mer, si les Juifs se plaignaient encore de lui à leurs amis les Romains.
CependantDémétrius ayant appris la défaite et la mort de Nicanor, renvoya vers la Judée Bacchides, à la tète d'une nouvelle armée. Alcimus, dit le Livre des Machabées (I,ix), accompab'"«it lejjénérai syrien; les grottes fortifiées il'Arbèles lurent assiégées et prises d'abord, et le premier mois de l'an 152 des Séleucides
(lll.i JoscpÎKi dit, jii6(iir;iii muJit Xiià,
(161 av. J.-C.}, l'armée s'approcha de Jénisalem. Vingt mille fantassins et deux mille, cavaliers arrivèrent à Bérœa (Bereoth, el-Bireh). Judas était campé èi Laisa (peut-être Letem près Bethel) avec trois mille hommes, que la terreur réauisit aussitôt à huit cents soldats seulement. Ceux-ci étaient d'avis de refuser le combat ; mais Judas n'y voulut pas cou*, sentir : Dieu noui garde de fuir devant lai ennemis, leur dil-ii ; ti notre heure eêt arrù vée, mourons courageusement pour nos frères^ et ne souillons pas notre aloire par tme lâcheté. Peu d'instants après, raffaire s en^ gea : elle dura depuis le matin jusqu'au soir. Judas, avec hs plus vaillants de ses compa* gnons, rompit l'aile droite de Bacchides et la poursuivit jusque surles hauteurs d'Azot ^11 î); l'aile sauche, de son côté, se mit à la poursuite de Judas, qui, pris ainsi entre deux feux, périt les armes à la main, avec la plupart de ses soldats
Suivant Josèphe, Alcimus était mort de maladie trois ans auparavant, et le peuple nrif avait unanimement acclamé Judas Hachaîbée souverain pontife ; de sorte que ce héros mourut après avoir été trois ans investi du souYendn pontificat. Ses frères Jonathan et Simon relevèrent pieusement son corps, qu'ils allèrent déposer à Modim dans le sépulcre de set ancêtres. La mort de Judas Machabée eut lieu dans l'année 161 avant l'ère chrétienne. Le récit de Josèphe est certainement inexact, puisque Alcimus vivait encore lorsque Jonathan eut été reconnu prince des Juifs ; trèsprobablement donc le pontificat taX confért par le peuple à Judas Machabée, du vivant d'Alcimus, et parce que les Juifs ne voulaient plus reconnaître celui-ci pour leur grand prêtre.
Jonathan, 161 à 143. — Le deuil des Juift fut grand à la nouvelle de la mort de Judas Machabée, et les méchants relevèrent incon* tinent la tête dans toute la terre d'IsraCl. Une grande famine vint encore aggraver les maux de la Judée, qui se soumit tout entière à Bacchides. Celui-ci combla défaveurs les hommes impies qui s'étaient montrés dociles au ioug syrien ; le gouvemementde tout le pitys leur fbt donné, et les amis de Judas forait partout pourchassés. Ce fut alors que ceux (]ni avaient échappé aux persécutions s'as* semblèrent et choisirent Jonathan pour prince, en le suppliant de se mettre à leur tète et de les conduire contre Bacchides et contre tous les autres ennemis de la nation juive. Jonathan acceptacette sainte mission et fut ainsi reconnu prince des Juifs. Bacchides, furieux en ap-
f)renant cette nouvelle insurrection, voulut 'étouffer en faisant assassiner Jonathan ; mais celui-ci, avec Simon son frère, se réfugia dans ledésert de Thécoa, et alla s*établirsurlesbordè du lacAsphai (probablement Asphalitîte), Jonathan envoya son frère Jean pour demander des secours aux Nabathéens ; mais les habitants deMédaba l'assaillirent au passage et le tuèrent. Bientôt après les assassins Airent punis de leur méfait. Sur ces entrefaites.
MON
DES ANTIQUITES BIBUQUES.
lides partit de Jérusalem pour aller rser le parti de Jonathan, et il vint le her jusque sur les bords du Jourdain, eui armées furent en présence le jour bbat ; les Juifs hésitaient à accepter la le: Nousavom Vennemi en téte^ leur mathan, et derrière nota le Jourdain maraii quil traverse ; tf ne nom reste \e moyen d'échapper : implorez donc le afin que nous soyons tirés des mains de finemis ! [1 Mach. ix, 45, 46.) Aussitôt le at s'engagea. Dans l'action, Bacchides périr de la main même de Jonathan, et se sauva qu'en reculant. Après de vains s qui coûtèrent la vie à mille soldats de lides, Jonathan et ses compagnons se nt dans le fleuve, qu*ils traversèrent à ;e, et le général syrien, renonçant à ^ursuivre, s*en retourna à Jérusalem. U irs fortifier Bethsour, Gazara, Jéricho, ails, Bethoron, Béthel, Thamhata, Phara lopo. et mit de fortes garnisons dans iflérentes places. U prit pour otages les ts des grands de la nation, et les tint mes dans la citadelle de Jérusalem, is l'année 153 des Séleucides (160 av.
, Alcimus, qui avait probablement été igré dansle souverain pontificat, ordonna molir l'enceinte du temple, et fit comer cette œuvre de destruction. Mais Idt Dieu le frappa. Une attaque de paral'ayant privé ae l'usage de ses memores, ime de la parole, il ne tarda pas à expirer les plus vives douleurs. Bacchides, après •rt a Alcimus, quitta la Judée et retourna lioche, vers le roi.
idantdeux années le pays fut tranquille; au bout de ce temps (158 av. J.-C.j, inemis des Machabées conspirèrent ae iàu la perte de Jonathan, et allèrent er Baccnides, pour l'en^ger à rentrer la Judée. Baccnides partit à la tète d'une 3, en pressant h l'avanceles aflidés qu'il dans le pays de s'emparer de la peri de Jonathan. Mais celui-ci, averti de mplot, se saisit de cinquante des prin- X personnages qui y avaient trempé et les ttre à mort. Il se retira ensuite a Beth* n, dit le Livre des Machabées. Beth-Basi, texte grec, et Beth-Alaga, ditJosèphe. place est au désert, et Jonathan, qui en 1 les murs, en fil une place forte. Trèsihleinent il s'agit de Beit-Adjiah, qui ans le désert de Jéricho, et près de la lu Jourdain. Bacchides alla l'y assiéger; une nuit JoiiaUian, laissant si»n frère ndans la place, fondit à l'iniproviste sur arrières du camp ennemi ; Simon fit en e temps une sortie, brûla les machines ^, et Bacchides, pris entre deux feux, 'a de très-grandes portes. Alors sa colère urna contre ceux qui l'avaient entraîné cette fatale e\péditi(»n,et il en lit arrêter ttre à mort uncertain nombre. Jonathan, laiit sur-le-champ de ces nouvelles dispois du général syrien, lui fit deniéinder la
paix, en lui offrant de lui rendre tous les prisonniers qui étaient entre ses mains. Bacchides accepta avec empressement, jura que de sa vie il ne porterait plus les armes contre Jonathan, et Jui rendit, ae s^m côté, tous les prisonniers qu'il avait faits. Ainsi la guerre s'éteignit dans la terre d'Israël, et Jonathan alla habiter Makhmas, où il exerça la souveraine judicature sur toute la nation juive.
L'an 160 de l'ère des Séleucides (153 av. J.- C], Alexandre Bala, filsd'Antiochus Epiphane (111*), s'empara dePtolémais par la trahison de la garnison syrienne que Dèmétrius avait placée dans cette ville, et prit le titre de roi. Aussitdt Démétrius se prépara à combattre son adversaire, et il écrivit à Jonathan, pour lui demander son alliance offensive et défensive. Démétrius, dans sa lettre, donnait plein pouvoir à Jonathan pour lever une armée respectable. U ordonnait de plus que les otases enfermés dans la forteresse de Jérusalem lui lussent remis. Jonathan courut à Jérusalem, lut aux chefs réunis la lettre qu'il avait reçue de Démétrius, se fit remettre les otages, et fixa sa résidence à Jérusalem même, quil releva de ses ruines, en faisant entourer toute la montagne de Sion de murailles solides ; ce qui prouve bien que la citadelle occupée par les Syriens n'était pas sur cette montagne.
Les Syriens, effrayés, jugèrent peu prudent de rester plus longtem[)S en Judée : tous quittèrent leur poste et s'enfuirent en Syrie. La place de Bethsour tint seule bon contre Jonathan, parce qu'elle était aux mains de Juifs renégats. De son côté , Alexandre , apprenant la tentative faite par Démétrius pour attacher Jonathan à son parti, comprit tout l'intérêt qu'il y avait pour lui è gagner l'affection d'un allie tel que le prince des Juifs. Il lui écrivit donc une lettre dans laquelle il lut conférait le souverain pontificat; cette lettre accompagnait le manteau de pourpre et la couronne d'or que le roi Alexandre envoyait h celui qu'il appelait son frère et son ami. Jonathan n'hésita pas à accepter les offires d'Alexandre et à rejeter celles de Démétrius, qu'il avait trouvé jusqu'alors son plus cruel ennemi. Le septième mois de l'an 160 (153 av. J.-C.) , Jonathan revêtit la robe sainte des grands prêtres, pour célébrer la fête solen* nelle des Tabernacles. Depuis la mort de Judas Machabée, personne n'avait exercé le souverain pontiticat h Jérusalem.
Démétrius fit une nouvelle tentative pour détacher Jonathan du parti d'Alexandre Bala ; mais il n'y put parvenir, bien (|u1l olfrlt de rendre aux Juifs la citadelle de Jérusalem, et qu'il leur fit de magnifiques promesses, qui ne furent pas regardées comme sincères.
Quelques mois plus tard, les armées de Démétrius et d'Alexandre livraient bataille, et le premier périssait dans la mêlée , laissant le trùne à son rival (151 av. J.-C.}.
Aussitôt maître du royaume, Alexandre écrivit h Plolémée Philométor, pour lui de-
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