VON
MON
JM
mander la main de sa fille. Le roi d'Egypte accueillit avec joie la demande du roi de Syrie, et lui donna rendez-vous à Ptolémaïs,
Sour la célébration de son mariage avec sa lie Cléonâtre. Cette union fut contractée en Tan 162 des Séleucides (151 av. J.-C.]. Alexandre invita Jonathan à assister aux rôles magnifiques de son mariage, et le prince juif accourut à Ptolémaïs, où il fut reçu avec 'grande distinction par les deux rois, que du reste il combla de présents. Quelques Juifs impies essayèrent encore alors d'exciter contre Jonathan la colère d'Alexandre; mais ils n'y purent réussir, et ils s'enfuirent prudemment, de peur de porter la peine de leurs perfidies. Après les fêtes, Jonathan, qui avait été formellement reconnu comme prince des Juifs, revint à Jérusalem, où il passa trois années dans une paix profonde.
En l'an 165 des Séleucides (148 av. J.-C.}, Démétrius Nicator, fils de Démétrius Soter, sortit de l'Ile de Crète, où il était au moment de la mort de son père , et vint en hâte s'emparer d'Antioche. Il mit à la tète de son armée Apollonius, préfet de Cœlésyrie, qui trahit Alexandre , son bienfaiteur, et vint à Jamnia , d'où il osa provoquer le grand prêtre Jonathan. Celui-ci partit aussitôt avec son frère Simon, à latêtededixmille hommes d'élite, et vint assiéger Joppé , où Apollonius avait déjà 'j^ié une garnison. La ville ne tarda pas à se rendre, et le général syrien, se fiant à sa cavalerie, manœuvra, pour attirer Jonathan avec ses fantassins dans la plaine d'Azot, en ménageant dans une embuscade une réserve de mille chevaux. Jonathan, prévenu de ce stratagème, forma son infanterie en carré, et soutint sans bouger, pendant une journée entière, les charges de la cavalerie syrienne. Lorsque celle-ci fut exténuée par ses tentatives sans cesse renouvelées, Simon lança son infanterie contre l'infanterie ennemie, qui ne put résister au choc et se débanda immédiatement. Les fuyards coururent chercher un refuge dans Azot et dans les places du vojsinage, qui furent mises au pillage. Le temple de Dagon fut incendié , et tous ceux qui y étaient réfugiés périrent dans les flammes. Huit mille Syriens moururent dans cette occasion, tant par le fer que par le feu. De là Jonathan njarcha contre Ascalon , dont la population vint audevant de lui, bien loin de songer è se défendre. L'armée juive, gorgée de butin, rentra ensuite à Jérusalem, et Jonathan reçut à son retour les félicitations d'Alexandre Bala, avec les présents royaux que ce prince lui envoyait.
Quelque temps après, le roi Ptoléiuéc, sous prétexte d'accourir au secours de son gendre, tança en Syrie une armée innombrable, qu'une flotte devait seconder et soutenir. Alexandre avait donné l'ordre d'ouvrir à son beau-père toutes les places fortes de son royaume; et PtoJéméo, dès qu'il y était entré, y'établissait des garnisons égyptiennes. Lorsqu'il arriva à Azot, on lui montra les décombres du temple deDagon,et toutes les traces hideuses du pas-
sage de Jonathan . Or\ voulait exciter lacolère da Ptolémée contre le prince des Juifs; mais ce monarque ne laissa rien paraître de ses desseins. Jonathan vint à Joppé au-devant de Ptolémée, qui lui fit un bon accueil, et il Taccompa^a jusqu'aux bords du fleuve Eleuthère, où ils se séparèrent, Jonathan retournant à Jérusalem. Ptolémée continua sa marche envahissante jusqu'à Séleucic , et de là il écrivit à Démétrius, pour lui proposer un traité d'alliance et lui offrir la main de sa fille Cléopâtre, qui était la femme d'Alexandre. Pour colorer ceUe infamie, Ptolémée préten-' dait dans sa lettre que son gendre avait voulu le faire assassiner. Ce marché honteux fut accepté : Cléopâtre, rappelée par son père, devint la femme de Démétrius, et Ptolémée, entrant dans Antioche, se mit sur la tète deux diadèmes : celui d'Egypte et celui d'Asie. Alexandre était alors en Cilicie, occupé à réprimer une rébellion; à la nouvelle de la trahison de son beau-père, il marcha contre lui. Celui-ci, lui épargnant la moitié du chemin , courut au-devant des Syriens et leur livra bataille. Alexandre, vaincu, s'enfuit eo Arabie, où il espérait trouver quelques se* cours. Mais Zabdiel, prince des Arabes (112j| fit tuer ce malheureux prince, et envoya sa tète à Ptolémée. Trois lours après la Tenue de cet affreux trophée , le roi a'Egypte mourut des blessures qu'il avait reçues dans la bataille gagnée sur son gendre. Josèphe raconte un peu différemment la trahison de Ptolémée. Suivant cet historien, le roi d'Expié aurait réellement failli être assassiné, à Pto« lémaïs, par un certain Ammonius, affidé d'Alexandre Bala; et ce serait ce fait abominable qui, d'un auxiliaire dévoué, aurait &it un ennemi implacable. Entre ces deux versions, nous devons naturellement donner la préférence h celle que nous offre rEcriture sainte. Quoi qu*il en soit, Ptolémée étant mort, Démétrius rentra en possession do royaume entier de Svrie; et cet événement eut lieu dans Tannée 167 de l'ère des Séleuci* des (146 av. J.-C).
La forteresse de Jérusalem n'avait pas encore cessé d'être occupée par une garnison ennemie, et Jonathan assembla le peuple pour en commencer le siège. Cet acte fut immédiatement dénoncé à Démétrius, qui se rendit aussitôt à Ptolémaïs, et ordonnai Jonathan de suspendre les travaux du sié^ et de comparaître immédiatement devant Im. Au reçu de cette lettre , Jonathan ordonna de continuer les opérations commencées contre la forteresse, et, suivi de quelques anciens du
Eeuple et de quelques prêtres, il n'hésita pas venir trouver le roi; comme il lui fit de magnifiques présents, il trouva grâce devant lui. Démétrius, malgré toutes les iutrigues des ennemis de Jonathan, le confirma dans la souveraine sacrificature et dans tous les privilèges qui lui avaient été concédés par Alexandre Bala.
Dès que Démétrius se crut bien assis sur son trône, il licencia son armée, en ne con-
(112) Jobèphe ra|»pellc ZebeL
MON
DES ANTIttUlTbS BIOLIQUE S.
MON
ti%
Il à sa solde gue les mercenaires étran- Ce fut l'origine de vives inimitiés qui imulërent contre lui. Tryphon, qui avait artisan du roi Alexandre, proGla de la que Démétrius avait commise, et vint 3r l'Arabe El-Malcuel (nommé Malcbus >sèpbe) , pour lui demander de lui Gon« i jeune Antiocbus, Gis d'Alexandre, de lation duGjuel TArabe s'était cbargé; il lui fallut négocier longtemps pour ir ce qu'il désirait.
«tte époque, Jonathan écrivit à Démépour te prier de licencier la garnison ^nait toujours la citadelle de Jérusalem, and préjudice de la nation juive. Le roi a de ce qu'un service lui était demandé en réclamer un de son côté. Il répondit erait très-volontiers ce au'on désirait de lais qu'il avait besoin ae secours; que rmée entière l'avait abandonné , et ({u'il les Juifs de lui envoyer des auxiliaires 15 promptement possible. En réponse à demande , Jonatban cboisit immédiatetrois mille soldats d'élite , qu'il dirigea ntioche. A leur arrivée, ils trouvèrent )ulation révoltée, et Démétrius enfermé son palais, dont le siège était déjè lencé. La petite armée juive ne pouvait r plus à propos; elle se rua sur lessédi- , dont elle fit un horrible massacre; car Te des Machabéeê parle de cent mille ; elle mit le feu à ta ville après l'avoir
• et délivra le roi. Les habitants d'Antiolirent bas les armes et implorèrent leur n. Quand tout fut apaisé , les Juifs , gors butin, revinrent à Jérusalem. Malheunent pour Jonathan, Démétrius ne tint is promesses; une fois hors de danger, lus que d'oublier le service qui lui avait ndu, et ne se montra pas ingrat à demi, naça Jonathan d'une guerre immédiate ) lui payait les tributs ordinaires; mais vénements inattendus \inrent entraver uvais vouloir. A cette époque, Trvphon jt avec le jeune Antiocbus, (|u*il avait obtenu des Arabes, et qui prit aussitôt e de roi.
is avons vu que Démétrius avait licencié rmée, celle-ci passa sous les drapeaux une prétendant, et attaqua Démétrius, it vaincu et contraint de prendre la il alla chercher un asile en Cilicie. En e temps Tryphon fut maître d'Antioche iv.J.-C.).
iochus écrint alors à Jonathan pour lui ider son amitié ; il lui conGrraait la raine s/icrilicature , lui perme\tait de
• les insignes royaux, et il établissait rère Simon gouverneur de toute la onlaritime comprise entre Scala Tyrioram
frontières d Egjpte. Jonatban acceota oie, et alla aussitôt soumetti^e les villes rive gauche du Jourdain, avec l'aide des i syriennes qui furent mises h sa dispo- . De retour de cette expédition, il vint nrer d'Ascalon et de Gaza, (\ porta ses ; triomphantes jusqu'auprès do Da-
Les partisans de Démétrius tenaient encore la campagne, et ils s'étaient emparés de la ville de Kadès en Galilée. Jonathan, laissant son flrère Simon en Judée, marcha contre eux. Pendant que Simon réduisait la place de Bethsour, Jonathan, après avoir campé au bord du lac de Genesar, se remit en marche et parvint dans la plaine d'Azor, où l'armée de Démétrius l'attendait. Les Juifs fondirent sur l'ennemi rangé devant eux; mais les vallées latérales recelaient des troupes embusquées qui tombèrent à l'improviste sur la troupe de Jonathan et la mirent en fuite. Deux guerriers seulement restèrent aux côtés du prince des Juifs : c'étaient Mathathias, fils d'Absalom, et Judas, fils de Calphi. Jonathan et ses deux amis ne voulurent pas lâcher pied : ils se jetèrent sur l'ennemi et firent reculer ceux qui leur tenaient tète. Alors les fuyards, honteux de leur l&chété, revinrent à la charge, et la face du combat changea en peu d'instants. Les soldats de Démétiiuslurent à leur tour mis en fuite et poursuivis iusqu'à Kadès, où était leur camp, après avoir laissé 3,000 des leurs sur le carreau. Aorès cet exploit, Jonathan regagna Jérusalem
A son retour, il jugea le moment opportun
f)Our resserrer les liens d'amitié qui unissaient es Juifs aux Romains, et pour rappeler aux Spartiates une prétendue communauté d'origine, dont l'un et l'autre peuple se vantaient.
Le /*' Livre de$ Machabées donne le texte même de la lettre de Jonathan aux Spartiates, et, dans cette lettre, le héros juif no prend d'autre titre que celui de souverain
fontife. Les personnages envoyés à Rome et Sparte furent Numénius, fils d'Antiochus, et Antipater, fils de Jason.
Cependant Jonathan, ayan appris que Dé* métnus envoyait une nouvelle armée contre les Juifs, se mit en campagne et s'avança jusque dans le pays de Hamath. Là, sans avoir combattu, les Syriens, pris d'une terreur panique, évacuèrent leur camp, en y laissant des feux allumés, pour faire croire qu'ils ne l'avaient point quitté, et pour se ménager ainsi le temps de fuir. Le lendemain Jonathan se mit à leur poursuite ; mais il nu put les atteindre; car ils avaient déjà passé sur l'autre rive du fleuve Eleuthère. De là les Juifs allèrent châtier les Arabes Zabadéens (Josèphe dit les Nabathéens), et ils s'avancèrent jusqu'à Damas. De son côté, Simon vint vers Ascalon, et marcha de là sur Joppé, dont il s'empara, parce qu'il avait appris que les habitants de cette vilte voulaient la livrer aux partisans de Démétrius. Après y avoir établi une garnison juive, il revint à Jérusalem, et assembla les anciens du peuple pour leur proposer de créer des places fortes en Judée, de bâtir une enceinte à Jérusalem et d'élever un mur d'une grande hauteur entre la citadelle et la ville, afin de bloquer étroitement la première, et d'empêcher ses défenseurs de pouvoir rien acheter ni vendre. Les travaux ae l'enceinte furent commencés, et la muraille orientale, qui dominait le tor-
MON
MON
rent de Kédron, s'étant écroulée, fut réparée; cette portion de muraille est nommée Caphethetha (113) dans le i" Livre deê Mor ehabées (m, 37). En même temps Simon construisit la forteresse d'Adiada dans la plaine de Séphéla.
Tryphon, en mettant la couronne sur la tôte d un enfant, n'avait eu d'autre pensée que celle do faire passer cette couronne sur sa propre tête. Jonathan devait être un grand obstacle à l'accomplissement de ses projets ambitieux ; il résolut donc de se débarrasser de Jonathan. Dans cette pensée, il se rendit à Bethsan avec une armée; aussitôt Jonathan, à la tête de quarante mille hommes d'élite, se dirigea de son côté sur Bethsan, atin de faire tête à ce nouvel orage. Tryphon n'avait pas compté sur la venue d'une armée aussi formidable; la crainte s'empara de lui, et il s'empressa de combler Jonathan de présents et de protestations d'amitié. Il fmil, à force d'obséquiosités, par persuader au prince des Juifs de renvoyer son armée dans ses foyers, de ne garder qu'une poignée de soldats avec lui, et de l'accompagner à Ptolémaïs, qu'il était résolu à lui livrer. Jonathan se laissa tenter par ces belles paroles, renvoya son armée, et ne garda auprès de lui qu'un millier de soldats. Mais à peine fut-il entré dans Ptolémaïs, que les portes de la ville furent fermées; Jonathan fut fait prisonnier, et tous ceux nui Pavaient accompagné furent passés au fil ae l'épée. Des troupes furent alors envoyées en Galilée et dans la grande plaine (de Jezraël) pour écraser tous ceui qui avaient suivi Jonathan. Mais ceux-ci, instruits déjà du sort de leur chef, qu'ils croyaient mort avec tous ceui qui l'avaient accompagné à Ptolémaïs, jurèrent de venger cet affreux attentat, et firent si bonne contenance, que les Syriens renoncèrent à les attaquer. Tous
Eurent donc rentrer sains et saufs en Judée, e deuil fut général en Israël, et toute la nation pleura le hér^s qu'elle croyait avoir perdu.
Simon, 143 à 135. — Simon apprit bientôt que Tryphon marchait contre la Judée à la tôte d'une armée puissante. L'annonce de cette invasion procnaine terrifiait le peuple juif; Simon courut h Jérusalem, s'efforça de réveiller le patriotisme et le courage de la nation, et y réussit heureusement. D'une seule voix les Juifs lui crièrent: Vous éte$ notre chef^ et vous remplacerez voê frères Judas et Jona" than : conduisez-nous donc àV ennemi, {IMach,^ xni, 8, 9). Aussitôt Simon lit remettre en état les murailles de Jérusalem ; il envoya Jonathns, fils d'Absalon, à la tête d'une petite armée qui devait s'emparer de Joppe, ce qui fut fait promptement. Cependant Tryphon venait de quitter Ptolémaïs avec ses troupes, . et il marchait vers la Judée, traînant avec lui ] le malheureux Jonathan, qu'il avait traltreuî sèment fait prisonnier. Sachant que le peuple jiiiif avait élu Simon à la place de son frère, i^ryphon envoya au nouveau prince des Juifs d*;s émissaires chargés de le rassunT sur le
(l!3) Le telle grec pot le Caplicnaiha.
sort de Jonathan, et de lui dire que celui-ci n'avait été retenu prisonnier que parce qu'il devait beaucoup d'argent au roi de Syrie. Tryphon offrait, en outre, h Simon la liberté de Jonathan, moyennant l'envoi de 100 talents d'argent et la remise en otage des deux jeunes fils du captif. Simon, tout convaincu qu'il était de la duplicité de Tryphon, n'hésita pas à lui envoyer la somme demandée avec les deux enfants, et Jonathan fut retenu dans les fers.
Tryphon franchit alors les frontières de la Judée, et il se dirigea par la route d'Ador (i4(/ora de Josèphe; Adoraimfde l'Ecriture), tandis que Simon, avec son armée, le suivait pas h pas, observant tous ses mouvements. La garnison de la citadelle de Jérusalem était aux abois, grâce au manque de vivres : elle envoya supplier Tryphon de se hâter de venir h son secours. La nuit même toute la cavalerie syrienne devait marcher sur la ville; mais l'abondance des neiges qui couvraient les hauteurs l'empêcha de se mettre ea mouvement (le ce côté. Tryphon se retira donc, et arrivé près de Boscaman (Baskba, dit Josèphe), il fit mettre à mort Jonathan et ses deux fils. Après ce lâche assassinat, Tryphoi, n'espérant pas le succès, s'en retourna daui ses Etats.
Simon fit pieusement recueillir les restes de son frère, et les fit ensevelir en grande pompe è Modim, dans le sépulcre de ses pères. D'après l'Ecriture, voici la description du monument funéraire que Simon fit élever au-dessus de ce caveau de famille (/ Mack.^ xiii) : —27. Et Simon bdiit Êur le êép^en de son père et de ses frères va haut iHfUe, qu'on voyait de loin, en pierre polie par devmii etpar derrière. "2%. Et il établit sept pyromîdes l'une contre Vautre, â son père^ à $a mère H à ses quatre frères. •— 29. £l t7 plaça msimr de ces pyramides de grandes colonnes: et sur les colonnes des armes, pour servir de momiment éternel; et auprès des armes, des vmsseaux sculptés, qu% pussent être vus ds tous ceux qui navigueraient sur la mer. — 30. Trf est le sépulcre quil fit à Modim {et^qui y existe) Jusqu'à ce jour,
Tryphon, dans un voyage, crui avoir trouvé le moment opportun d accomplir ses desseins ambitieux. Il assassina son jeune maître, et se fit reconnaître roi d'Asie. Simon. 2ui n'avait cessé de s'occuper de la mise eo tat de toutes les places fortes de la Judée, écrivit alors à Démétrius pour lui offrir son alliance et son appui contre l'usurpateur, eo lui demandant de confirmer 2k la Judée toutes SCS libertés. Démétrius se hâta de répondre i Simon, et le texte de sa lettre se trouve dans le /" Livre des Machabées (xui, 36 et suiv.). La suscription est ainsi conçue : Le roi IHmi' trius à Simon, grand prêtre et ami des rois, aux anciens et à tout le petiple des Juifs, set* /u^ etc. Ce rescril royal, daté de l'an 170 des Séleucides (143 av. J.-G.), affranchissait définitivement Israël du joug des gentils, et h peuple juif commença h mettre sur K»5 édils
MON
DES ANTIQUITES RIBLIQI ES.
;istres publics : Van /*' de Simon,
s pu
pontife^ grand chef et prince déi
Ite même année, Simon prit Gaza tion, et se contenta de détruire tous is et les sanctuaires des idoles; puis it une garnison juive, et s'y bfltit ition. La garnison ennemie, enferla citadelle de Jérusalem, était déla famine ; elle demanda de se ren- ;i, et se retira. Cette forteresse, qui lenue pendant vingt-cinq ans par is, retomba donc au pouvoir des
1 purifièrent de toute souillure, et en (ssession le 23 du deuxième mois 71 des Séleucides (142 av. J.-C.) 3on institua encore une fête ancommémoration de cet heureux
t. Simon fit, en outre, fortifier la du temple, qui était près de la cit il s'y logea lui-même avec ses ette même époque, Simon, avant ans son fils Jean toutes les qualités me de guerre, lui confia le comit de l'armée.
2 (141 av. J.-C). le roi Démétrius pédilion en Médie, et il tomba eniins d'Arsace, roi des Perses et des li le retint prisonnier. Jamais, deues années, la Judée n'avait joui spérité pareille à celle que lui pro- )ntificat de Simon. Des inscriptions , gravées sur des tables d'airain, cées en évidence sur le mont Sion, "ande galerie et dans le trésor du fin de consacrer la mémoire des lont Simon, fils de Mathatfiias, avait •n pays. Ces décrets, dictés par la sance, étaient datés du 18 du mois
l'an 172 des Séleucides, 3' année
grand prêtre.
! suivante, Antiochus Sidétès, fils •ius Soter et frère de Démétrius Nirs prisonnier des Parthes, adressa s è Simon une lettre qui portait la n : Le roi Antiochus à Simon, Ure et ethnarque da Juifs Me texte e, et à la nation juire), salut. Annnonçait à Simon son dessein de n possession du royaume de ses il lui demandait son amitié, en lui itcs les libertés possibles, et entre ne de faire battre monnaie h son
son pays : Et permitto tibi facere sm proprii numismatis in regione
pdr; (jo-j (/ MflfA., XV, 6).
^phf^ dit : L*an I*' île Simon, bienfaiteur l elhnarqur.
récii que donne Joséplie est difléreni ; tthftiauce {Aut, Jud.^ Xlll, vi) : Simon...., idu nialire de la cidadelle, la rasa, afin lui plus servir de repaire aoi ennemis mais quand il ne rt*su plus trace de celle Simon crut prudent de raser également lur le sommet de laquelle on avait placé , afin de dominer le temple. A^faut con- «nplc, il lui lit comprendre toute Timi cette résolution, qui fut mise aussitôt
L'an 174 des Séleucides (139 avant J.-C.) Antiochus rentra dans ses Etals ; toute l'armée, qui avait déjà déserte la cause de l'usurpateur, pour aller se mettre sous les ordres de Cléopfltre(116), femme de Démétrius, la^ quelle s'était renfermée dans Séleucie avec ses enfants, se rangea incontinent sous ses drapeaui, et Tryphon se vil pour ainsi dire abandonné. Le roi le poursuivit jusqu'à Dora, où il parvint en fuyant le long de la côte. Bientôt Antiochus bloqua si étroitement jpar terre et par mer la ville où s'était réfugié l'usurpateur, que personne ne pouvait y entrer ni en sortir. Simon envoya au roi Antiochus, arrêté devant Dora, deux mille hommes d'élite et des sommes considérables; mais ce prince, sûr désormais de n'être plus inquiété par des compétiteurs dans la possession de sa couronne, refusa les présents de Simon, et mentit sans pudeur à toutes les promesses qu'il avait faites naguère à la nation juive : Votu avez entre les mains, fit-il dire è Simon, Joppé, Gaxara et la citadelle de Jérusalem, oui sont des places à moi ; vous avez ravagé te pays, et vous avez envahi beaucoup de lieux de nos dépendances^ Si vous ne me payez 1 ,000 talents d argent pour m* indemniser ae tout le tort que vous m'avez fait, je porterai immédiatement la guerre dans votre pays, [IMach., xv, 28-31.) Ce fui Alhénobius, favond'Antiochus, qui fut chargé de porter à Simon ce fAcheux message. Simon rejeta les étranges prétentions du roi» et se contenta de lui offrir bénévolement 100 talents d'argent. Alhénobius se retira sans répondre un seul mot, et vint raconter à son maître tout ce qu'il avait trouvé à Jérusalem de grandeur et de magnificence. Au même moment Tryphon parvenait à sortir de Dora par mer et à gagner Orthosia. An* tiochus laissa aussitôt son armée sous les ordres de Cendébée, avec ordre de réduire la Judée, et se mit en toute hâte à la poursuite de Tryphon.
Cendébée vint s'établir à Jamnia, et commença de là ses incursions sur le territoire judaïque; alors Simon, auquel son fl^e ne permettait plus de prendre une part active à la guerre, cnargea du soin de la diriger ses filsatnés, Judas et Jean, et il leur confia une armée de vinçt mille fantassins avec de la cavalerie. Cendébée, atteint par les Juifs, fût mis en fuite et courut se réfugier dans la forteresse de Gedor. Judas, fils de Simon, fut grièvement blessé dans ce combat, et Jean, son firère, poursuivit l'ennemi jusqu'à près
à eiécotion. Pendant trois années entières on ne cessa de travailler ni jour ni nuit, jusqu*à ce que la colline fût entièrement supprimée ; de lt\Uï façon ^oe c'était le temple f|oi dorénavant dominerait toul le reste de la ville. Il est bien clair, d*après ce récit, (|o*il ne s*agissait nullement de la citadelle ém niimt bion.
(116) d'Ile princesse avait offert à Antiochus de répouser et de lui donner ainsi la couronne, pour se mettre elle-même à Pabri des coups de Trvpbon. Aniioclius vint donc à Séleucie, et ce fut la qu'il se vit à la léie d*unf puissante amée.
MON
MON
(1 Azot. Deux tnille Syriens périrent dans celle journée.
Simon, qui avait marié sa fille à Ptolémée nis d'Ahobus, avait donné à son gendre le gouvernement de la plaine de Jéricho. L*an 177 des Séleucides (lâô avant J.-C), Simon, qui était chef de la nation depuis huit ans, résolut de faire la visite des places fortes de la Judée, et au mois de Sabath (le onzième de Tannée) il arriva à Jéricho, accompagné de ses deux fils Mathalhias et Judas. Ptolémée reçut son beau-père dans un petit fort nomme Doch (Douk), qu'il avait bâti et qui dépendait de la place; là, au milieu du festin, il fit assassiner Simon et ses deux fils, avec les gens de leur suite. Il écrivit immédiatement à Antiochus Sidétès ce qu'il venait de faire, et lui demanda d'envoyer une armée à son secours, en promettant de lui livrer toutes les places fortes du pays, et de lui payer tribut. En môme temps il chargeait des affidés d'aller auprès de Jean pour le mettre à mort, et il se saisissait de Jérusalem et de la montagne du Temple. Jean fut prévenu à temps de la fin terrible de son père, et de ce <jui lui était réservé à lui-môme; il put donc Jaire arrêter et tuer les émissaires de Ptolémée, et se soustraire ainsi au sort qui le menaçait.
Jean Hyrcan, 135 à 106 avant J.-C. — Jean s'empressa de regagner Jérusalem, y fut accueilli avec bonheur et fut proclamé souverain pontife, avant l'arrivée de l'infAme Ptolémée, qui fut jeté par le peuple hors de la porte à laquelle il se présentait. Le premier acte de l'autorité de Jean Hyrcan fut d'aller assiéger le meurtrier de son père, dans le château où il avait répandu tant de sang, et où il espérait trouver un sûr asile. La mère et les frères de Jean étaient au pouvgir de ce monstre, qui les fit amener sur les murailles, et déclara qu'il les en ferait précipiter, si Jean ne renonçait à l'assiéger. Hésitant entre l'amour filial et la soif de la vengeance, Hyrcan traîna Je sic^'ge en longueur, et, avant qu'il eût pu s'emparer de la forteresse. Tannée sabbatique commença. Ptolémée. se voyant ainsi délivré des assaillants que fa loi reli-^ieuse condamnait à l'inaction pendant tr>ute une année, fit mettre à mort la mère et li's frères du prince des Juifs; puis il quitta Jéricho, et alla chercher un refuge auprès de Zenon Cotylas, tyran de Philadelphie (l'ancir.nne Rabbat-Aramon).
Antiochus Sidétès, qui s'était déclaré l'ennemi des Juifs, envahit la Judée dans la onzième année de son rè^-çnc, qui était la première du pontificat de Jean Hyrcan. Celui-ci, étroitement bloqué dans Jémsalem, soutint un long siège. La famine s'étant mise dans la place, le pontife crut devoir se débarrasser de toutes les bouches inutiles, et il fit sortir les femmes, les enfants et les vieillards de Jérusalem ; mais les assiégeants les rejetèrent vers la ville, si bien que la plupart périrent misérablement de
(1)7) On se souvient que los habilanls deMêJnba avauMii as.sa!>siné, à son passage, Jean, frère iJo ij!iathan cl de Simon, que ceux-ci avaient envoyé
faim, au pied même des murailles. Lorsque arriva la lète des Tabernacles, ceux qui étaient dans la place furent émus de pitié, et laissé* rent rentrer les survivants. Ëyrcao fit alon demander à Antiochus une trêve de sept jours, pour qu'il fût possible au peuple de célébrer la fête. Antiochus, mû par un sentiment extraordinaire de pitié, accorda non-seulement la trêve demandée, mais fit introduire dans la place des taureaux aux cornes dorées, destinés au sacrifice, et une grande quantité de vases d'or et d'argent remplis des plus précieux aromates. Ces offrandes furent acceptées par les Juifs, qui, d'un commun accord» donnèrent au roi Antiochus le surnom de Pieux. Hyrcan lui-même fut touché de cet acte louable, et envoya supplier le roi d'accorder aux Juifs la permission de vivre sous les lois et coutumes de leurs pères. L'entourage d'Antiochus lui conseillait de profiter de l'occasion pour exterminer cette race judaïque, qui ne pouvait vivre en paix avec personne ; mais le roi n'en voulut rien faire. II exigea des assiégés Qu'ils livrassent leurs armes, qu'ils payassent le tribut pour Joppé et les autres villes voisines de la Judée, dont ils s'étaient emparés, et qu'enfin ils reçussent une garnison syrienne dans leurs murailles : à ces conditions il consentait à leur accorder la paix. Une seule de ces conditions, la dernière, fiit rejetée par les Juifs, et il fut alors cooTeDa
3u'au lieu de recevoir une gantisoB emuode, s livreraient des otages et payeraient um contribution de ^erre de 500 talents. Hyrcan n'en avait que 300 à sa disposition ; il lesYena sur-le-champ entre les mains d'Antiochus, et lui livra les otages exigés, parnoi lesquels se trouvait un frère du pontife. Les murailles de la ville furent démantelées, et, tout étant ainsi terminé, Antiochus se retira de devant Jénisalem.
Ce fut après la levée du siège que Hyreao fil ouvrir le sépulcre de David et en tira 3,000 tcilents d'argent, qui lui servirent d'abord i parfaire la somme promise au loi de Syrie, et ensuite à solder des mercenaires étrangers. A partir de ce moment, une amitié réelle et sincère s'établit entre Jean Hyrcan et Antiochus Sidétès, qui fut regu dans Jérusalem et traité, avec son armée, de la manière la plus magnifique. En 131 avant J.-C, Hyrcan accompapa le roi de Syrie dans une expédition coatit) les Parthes. Cette expédition fut funeste à Antiochus, qui dans une bataille perdit une pa^ tie de son armée, et périt lui-môme. Arsaee, se voyant menacé par Antiochus, avait rendu la liberté à Démétrius son prisonnier, afin d'entraver la marche des Syriens, et Démétrius reprit ainsi la couronne, après la mort de son frère.
Hyrcan, une fois Antiochus mort, fit une expédition contre les villes de Syrie, qu'A était è peu près assuré de trouver dégarnies de troupes, et par conséquent sans défense. La première ville qu'il assiégea fut Médaba (117),
auprès des Nnballiéons pour dom a ndfr des accours conln> les Syriens : ( Yl.n'rt donc de la part de If jrcai un ai'lr i\o vciigt^aitcr Ic-giiiine.
MON
DES ANTIQUITES BIBLIQUES.
MON
oabitide; elle résista jusqu'au sixièavant de se rendre. De le Hyrcan se ir la Samarie, et, chemin faisant, le Samega. Sichem et leGarizim fupar le prince juif. On se rappelle are le urand avait permis aux Sade construire, au sommet du Gari- ?.mple sur le plan de celui de Jérurcan le renversa lorsqu'il avait deux ies d'existence. L'Idumée fut ensuite et le pontife ne permit aux Idurésider dans leur pays qu'à la conils se feraient circoncire et ou'iis 3nt 1<.* culte judaïque : ce qu'ils firent [u'à partir de ce moment ils flirent i avec les Juifs.
avant J.-C., Hvrcan renouvela et ncore les liens de l'alliance contracs Juifs et les Romains. Cependant i, qui nourrissait toujours des pro- >nquétes en Judée, ne pouvait les exécution, grflce à la haine que le l'armée lui portaient à cause de sa m. Les Syriens finirent par supplier Physcon de leur envoyer, à la place 'ils exécraient, quelque prince du léleucides. Physcon envoya Alexana à la tête d'une armée, et une baieu. Démétnus, mis en fuite, voulut r auprès de sa femme GléopAtre, qui ^lémais; mais celle-ci ne voulut pas r, et Démétnus poussa jusqu'à Tyr, (ris et mis à mort. •
s maître de la couronne, Alexandre un traité d'alliance avec Jean Hyrs de six ans après, il périssait, vaincu ;bus Grypus, fils de Démétrius, qui la couronne de ses pères (110
) Antiochus Grypus* fils de Démétor, fut devenu maître de la Syrie, de mère, Antiochus le Cyzicénien )mé parce qu'il avait été élevé à Cyd'Antiocbus Sidétès et de Cléopfltre, a la couronne les armes à la main, nt plusieurs années, les débats san- ; deux frères laissèrent les Juifs et ife Hyrcan jouir d'une tranquillité du moins du côté des Syriens, avant J.-C., Jean Hyrcan fit une excontre la ville de Samaric, sur laivait à venger le mal fait par les Saaux Marissénicns, colons et amis des ville ayant été enfermée dans une ie 80 stades de développement, et omposée d'un fossé et d un double ^n laissa à ses deux fils Antigone et t le soin de diriger les travaux du ntôt les Samaritains, pressés par la ^mandèrent des secours à Antiochus nien. (lelui-ci s'empressa de venir, . I>attu par Aristobule, et poursuivi lite iusou'à Scythopolis. Les Samaoqués plus étroitement que la pres, implorèrent de nouveau l'assis-
inéas, *law£a;, éiail le nom juif ilii flU
C*tfti JoBéplic qui nous rapprend ; mai»
servi de ce nom Janncas qu'une srnte
Ignant Aleiandre. te nom eii-il ai rivé
tance d'Antiocbus le Cyzicénien. Ce princo réussit à obtenir du roi Ptolémée Lathyre un corps d'auxiliaires de six mille Egyptiens,
Ju'il lança sur la Judée, espérant, par cette iversion, forcer Hyrcan à lever le siéçe de Samarie. Mais, après avoir perdu la majeure partie de ses troupes, Antiochus se réfugia à Tripoli» laissant à Callimandre et à Epicrate * le soin de continuer la guerre. Le premier fut tué presque aussitôt, et le second trahit pour de l'argent la cause de son maître.
Après que le sié^e de Samarie eut duré un an, la place fut pnse, et Hyrcan, après l'avoir rasée, en mina le sol de telle sorte qu'il s'éboula et s'engloutit dans les cavernes creusées sous l'ancienne assiette de la ville. Pendant le pontificat de Hyrcan, les sectes des Pharisiens et des Saducéens eurent à Jérusalem de vifs démêlés que le grand prêtre eut beaucoup de
freine à apaiser; il y parvint toutefois, et ne ut plus troublé jusqu'à sa mort, qui arriva en 106 avant J.-C.
Josèphe dit que Dieu lui avait accordé trois grandes grâces : le principat, le souverain pontificat, et le don de prophétie. Il paraît, du moins, que les Juifs fbrent unanimes pour reconnaître dans le grand prêtre Hyrcan des indices de la prescience des prophètes. Hvrcan laissa cinq fils, des deux premiers desquels il prédit qu'ils ne jouiraient pas longtemps de l'autorité souveraine.
Aristobule et Antigone,106 à 105 av. J.-C. — Aristobule, fils aîné de Jean Hyrcan, lui succéda, et prit immédiatement le diadème et le titre de roi. Sa mère, en vertu des dispositions dernières de Hyrcan, voulait gouverner la nation; mais Aristobule, entraîné par son ambition effrénée, fit jeter sa mère dans un cachot, et l'y laissa mourir de faim. De ses quatre frères, ce fils dénaturé n'aimait qu'Antigone, qui était le plus âgé; il partagea donc avec lui le souverain pouvoir, et il lit enfermer les trois autres dans une prison qu'ils ne quittèrent qu'après la mort a'AristobuIe.
Le nouveau roi fit la guerre aux Ituréens, qu'il contraignit à embrasser le judaïsme. Au milieu de cette expédition, une maladie le força de revenir à Jérusalem, et de laisser le commandement de l'armée à son frère Antigone. Pendant l'absence de celui-ci, on le calomnia si obstinément, qu'Aristobule finit par croire son frère coupable d'attentat contre sa vie, et que le jour même de son retour à Jérusalem, après une campagne glorieuse, il io fit mettre a mort. Les remords ne tardèrent pas à déchirer le cœur d'Aristobule; l'assassin de sa mère et de son frère ne traîna plus Ju'une vie misérable, et il mourut désespér(^, ans la seconde année de son pontificat.
Alexandre Janncas, 105 à 78. — Salomé- Alexandra, femme d'Aristobule, fit sortir immédiatement les frères de son mari de la prison dans laquelle ils étaient enfermés. Jannéas (118), surnommé Alexandre, l'aîné des trois, prit la couronne ; il fit mourir son frère
jiisqn*;*! nous sans altéra lion ? Jo no saurais le dire* On verra plus loin que jo ri*u:ir.U* le nom do Jonallian fonini^ éianl le véi Ualili* nom )n.-1aiqae do Alt d*llyirjin. Un copiste a-l-il pu rnniondrc les deux
Sfl
MON
DICTlONNAiriE