‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 13 sur 181 · ABS · texte numérisé non relu

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DiCnONNAlRE

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aussi inUict qu'au premier jour, les Orientaux i^ant pour habitude de jeter toujours en passant quelque pierre sur de pareils tumulus qu'ails rencontrent. On comprend de quel intérêt il serait pour la science, à l'aide d*une fouille peu coûteuse, de pouvoir retrouver les restes du fils révolté ae David, et irès-probablemeut ses armes enterrées à eùté éè lui , honneur rendu de tout temps aux guerriers.

Le monument d*Absalom ayant par son architecture et par la date historique de yi construction, une grande importance dans l'étude de l'art hébraïque, il est tout naturel qu'on rapporte à l'étude de ce monument tyi>e les règles générales qui ont dû concourir à former tout Tordre architectural adopté par les JuiU.

Je ferai remarquer dès à présent le caractère étranse que donne à ce monument la prâience de la corniche égvptienne. Je dois insister encore sur ce lait. Il m'a été possible de constater l'existence de cette même corniche à Tangle sud-est de l'enceinte salomonienne du temple. Je l'ai trouvée à la façade du grand bazar au coton , façade dont nul visiteur n'avait encore assigne le caractère liébraîque et qui précédait évidemment un immense portique destiné à conduire au temple, et que remplace le bazar actuel. La corniche égyptienne ne me parait donc

Kun hasard, une bizarrerie d'artiste dans Donument d'AtxuJom. Je ne me hasarde pat trop en avançant qu'elle entrait dans la plupart des monuments juifs. On peut se figurer ce que le temple, par exemple, devait emprunter de caractère et de noblesse à cette belle corniche qui donne aux édifices égyptiens un aspect si imposant.

La torsade qui se trouve dans les détails do monument me paraît aussi un des caractères adopta dans l'architecture nationale. U pourrait se faire que des fouilles autour du temple amenassent quelques frannents où ce beau motif se trouverait reproduit.

Le chapiteau ionique avec ses volutes me semble aussi avoir été celui que les Hébreux adoptèrent de préférence. Quoiqu'on n'ait pa^ découvert encore, aux environs du temple , de chapiteaux qui puissent indiquer celiu que les architectes Je Salomon employèrent dans le temple et dans son palais appelé maifofi du Uban, il y a des passages ae la Bible assez nombreux parlant de cornes ou de volutes, pour qu'il soit permis de voir dans cette expression, que les commentateurs n'ont pas comprise, l'indice visible de la forme du chapiteau alors le plus généralement adopté.

Une ornementation d'un caractère aussi ipacieux que noble est le bouclier. Inutile de rappeler ici les passages rapportés ailleurs, servant à établir que le bouclier entrait parmi les motifs d'architecture. Quand 00 ne pouvait suspendre aux édifices de véritables boucliers d'or ou d'airain, l'art dut naturellement suivre son instinct habituel d'imitation et se reproduire dans les métopes.

Je n'ai pas besoin d'ajouter que , clans cet essai de reconstruction de l'arohitecture hébraïque, je n'ai pas pour pensée de constituer le monument d'Absalom comme un type unique et absolu, auquel les artistes salomoniens rapportèrent les plus importâmes constructions du règne de ce grand roi.

On peut donner à cet aperçu rapide une portée qu'il n'a pas. Mais je crois être dans te vrai en puisant aux caractères mêmes de cette œuvre merveilleusement conservi^ les caractères essentiels que l'art national avait combinés et dont il fit l'application à des monuments d'une plus grande étendue.

J'ai retrouvé et décrit des monuments hébraïques dont les motifs s'écartent visiblement de ceux du monument d*At>salom. Je ne les crois pas moins d'une haute antiquité. On voit la liberté du génie chez les peuples anciens. L'art prenait toutes les formes , comme la poésie tous les rhy tbmes. C'est à la science à ne pas se tromper dans son étude, et à ne pas repousser par svstème tout ce qui semble entrer diflâcilement dans les classifications déjà adoptées.

ACCAIN. — Cette ville est mentionnée par Josué ^xv, 57} parmi les villes de la tribu de Juaa. Quant à la position quelle occupait, elle n'est pas connue. Dorénavant, dans ce Dictionnaire des Antiquités bibliques, chaoue fois qu'un nom se trouvera seul avec l'indication du livre biblique où il est mentionné, il sera parfaitemeut compris que ce nom appartient à une loealité sans importance et inconnue jusqu'à ce jour.

ACCARON, EcnoN ('Amatpâv, JosàPHo, ilatiq. V, u). — Cette ville fut la capitale d'uoe des cinq satrapies des Philistins.

Dans la description du Livre de Jam xui, 3 ) Accaron est placée comme la viUe à plus septentrionale du pays des Phifistins : « Depuis le fleuve limoneux qui arrose l'Egypte jusqu'aux frontières d'Accaron au nord : la terre de KénAan, divisée entre les cinq rois des Philistins, les Gazéens, les Azotiens, les Ascalonites, les Géthéens et les Accaronites. »

Le même Livre de Joiué{xy^ 45) met Accaron avec ses bourgs et ses villages dans le lot de la tribu de Juda , et (verset U) indique les limites septentrionales de Juu au pa vs d'Accaron.

Cependant au chapitre xix ( vers. 43 ) il indique une ville d*Acron parmi celles de b tribu de Dan. Ce passage avait fiiit croire i Kusèbe yae Accaron appartenait aux Denites. Hais saint Jérôme rectifie Eusèbe : Vt ego arbiiror^ in tribu Juda.

Il la place entre Azoth et Jamnia, mais un peu vers le levant : ce qui est en elTet U situation qui lui est donnée par les géographes. Saint Jérôme lyoute que olusieurs ont cru (fae Césarée, la Tour de Strabon , était l'ancienne Accaron. Mais c'est une erreur

3u'il est inutile de réfuter, puisque Accaron, 'après le texte formel de Josué, fut donnée en partage h la tribu de Juda.

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DES ANIIQUITES lUBLlQLES.

Quanta rAcron auc le IiVre de Jo«u/ attribue h la tribu de Dan, ne pourrait-on pas dire que c'était une localité différente de l'AccaroQ chef- lieu de satrapie ? Il faut dire cependant qu'il y a un texte de Josèphe {Antiq. V,i) qui indique que Accaron avait été cédée aux Danites. Mais il n'en continue

Sas moins à la placer parmi les villes d^* uda. {AfUiq. V» n.)

Les Aecarouites reAisèrent de recevoir dans leurs murailles l'arche d'alliance, qui ftit prise par les Philistins dans un combat contre les Hébreux, à la vue des malheurs qui avaient frappé les pays où l'arche avait séjourné. Ce fut après ce refiis des Accaronites que les satrapes des Philistins consultèrent leurs prêtres et leurs devins, qui leur conseillèrent de renvoyer l'arche aux Hébreux avec un don expiatoire de cinq anus d'or et de cinq rats également d'or, en souvenir de la maladie honteuse qui avait frappé le peuple et des rats innombrables qui avaient d&olé le pays. (/ Sam. y, 10 el suiv.)

Béelzébub avait son temple dans la capitale des Accaronites. Ochosias, roi dlsrael, tombé malade à Samarie, donna ordre qu'on allAt consulter Béelzébub à Accaron pour savoir s'il relèverait de cette maladie. Le prophète Elie dit à ses messagers : « N'y a-t-il pas un Difiu en Israël, pour que vous aJliez consulter Te dieu d'Accaronî allez dire au roi qu'il ne descendra pas du lit où il est monté. • ( // Rois, i, 1 et suiv. ) Il serait important de découvrir les ruines de ce temple, dont la construction est évidemment antérieure à Samuel.

ACCO, 'A»i, AKKA, PTOLBMAIS, SAINT- JEAN DACRE. — Le nom primitif de cette ville illustre ne se trouve qu'une seule fois dans les saintes Ecritures; voici le verset qui le contient : Àser n^erpulsa pas les habitants dTAcco^ ni ks habitanis de 5td<m, ni ceux d'Ahtab, niceuœ d'Akkxib^niceux de Khelbah, ni ceux d*Afeik, ni ceux de Rahab. (Jud-, I, 31.) En revanche le nom de Ptolémaïs revient à chaque instant dans les Livres des Hachabées.

Le verset que je viens de citer prouve que Acco était située dans la circonscription du terrain assigné h la tribu d'Aser. II est à remarquer néanmoins, que, parmi les villes des Aséntes citées dans le Livre deJo$ué(xi\, 84-30), il n'est nullement question d' Acco. Je ne me charge pas d'expliquer cette omission qui d'ailleurs ne tient peut-être qu'à ce fait consigné dans le Livre des Juges, oue les Asérites ne parvinrent pas à expulser les habitants d'Acco. Quoi qu il en soit, celte ville tsi d'une haute antiquité, bien qu'elle n'offre plus aijgourd'hui de vestiges de sa splendeur première.

Les Grecs, qui connaissaient le nom Phénicien de cette ville , grécisèrent ce nom en lui attribuant résolument une étvmologie grecque. Je rapporterai cette étymologie qui n'est en vérité que ridicule. Nous lisons dans le grand Etymologicon, au mot 'Auq : Aki,

ville de Phénicie, qui s^appelle maintenant Ptolémaïs. On prétend que la forteresse de Ptolémaïs fut appelée Aki, parce qu'Hercule, mordu par un serpent, y avant trouvé sa guérison, appela ainsi ce lieu, au mot&xiMai (être guéri). Etienne dans ses Ethniques, au mot Ptolétnali, répète la même fable, qui paraît avoir eu généralement cours parmi les plus beaux esprits de la Grèce. Au mot Aki, il raconte qu'Hercule, piqué par un serpent, fût averti par un oracle de se diriger vers l'orient jusqu'à ce qu'il rencontrât une rivière au bord de laquelle il trouverait la plante nommée eoloeasia, qui seule pouvait

Suérir sa blessure; qu'il arriva aux bords du euve Bélus, qui coule près de Ptolémaïs, et qu'il V trouva enfin l'herbe salutaire qu'il cherchait. Tout à l'heure je reviendrai sur le compte du Bélus«

n n'v a pas l'ombre d'un doute à conserver sur l'iclentité de Acco et de Ptolémaïs. Cette ville, à ce que nous apprend Pline, fut érigée en colonie romaine par l'empereur Claude. Les médailles impériales romaines à la légende COL. PTOL. (Colonia Ptolema'ts) sont assez nombreuses, quoique chaque espèce en particulier soit assez rare. On en connaît dans les collections numismatiques, qui ont été frappées dans cette ville depuis Claude jusqu'à l'impératrice Salonica, femme de Gallien. H en existe de Claude, émises avant l'établissement de la colonie, c'est-à-dire,

3ui sont purement impériales. Acco, avant la omination romaine, avait également frappé des monnaies autonomes avec le nom 'Axi). Celles-ci sont extrêmement rares. Les plus abondantes sont les statères d'or et les tetradrachmes d'Alexandre le Grand, portant au revers dans le champ et devant la figure assise de Jupiter, le nom phénicien d'Acco, et une date en chiffres.

Je ne dois pas omettre de mentionner ici un type qui se présente assez fréquemment sur les monnaies coloniales de Ptolémaïs, et qui nous rend compte jusqu'à un certain point de la position géographi(|ue de cette ville. On y voit Ptolémaïs personnifiée, représentée par une femme à tête tourrelée, assise sur un rocher entouré par les eaux de la mer, et tenant de la main droite trois épis, emblème de la fertilité du sol sur lequel elle était bêtie : 'rien de charmant effectivement comme la riche plaine au bord de laquelle est situé Saint-Jean d'Acre, que la mer semble entourer de tous les autres côtés. Au pied de la figure de la ville paraît un fleuve personnifié en un homme qui nage, et ce fleuve n'est autre que le Bélus. Triste fleuve sans doute, car c'est aujourd'hui un misérable ruisseau bourbeux nommé Nahr-el-Nèamen (la rivière de la Renoncule) . Cette charmante fleur serait-elle par hasard la colocasia qu'Hercule venait chercher sur les bords du Bélus? et la dénomination arabe que je viens d'enregistrer aurait-elle conservé un reflet de l'histoire à laquelle est due l'étymologie grecque rapportée plus haut? Je suis assez porté à le croire.

Saint- Jean d'Acre, qui a pris la place de Ptolémaïs, est placé au bord septentrional

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d'un golfe charmant, sur le bord opposé duquel s'élève Khaifa, l'ancienne Sycaroinon» bâtie au pied dumontCarmel. Toute la plaine qui forme le territoire de Saint- Jean d'Acre est encore d une grande fertilité, et cultivée à merveille. Un bel aqueduc construit par Ejje/zar-Pacha, et venant des coteaux placés au nord-est de la ville, y amène une eau excellente d'une distance de quelques kilomètres, en passant par un joli hameau nommé Baqadjeh, bâti auprès d'une vraie maison de canirpagne et d'un vrai jardin qui ont été créés jadis por Abd-Allan, pacha d'Acre. A Test de la ville, et k environ une heure et demie de marche, sur la route de Galilée, qui passant par Safourich (l'ancienne Sepphoris), conduit à Nazareth, on rencontre un immense tertre artificiel, parfaitement rond, et connu aujourd'hui sous le nom de Tell- Keisan. Au pied du Tell, coule une petite fontaine nommée Ayn-el-Tell (source du Tertre). Il n'est pas possible de douter que ce tertre considérable n'ait servi de base à un monument antique d'une grande importance, s'il n'a pas été un véritable tumuius élevé sur les restes mortels de quelque grand personnage. Les Arabes aflirment que Pon trouve des tronçons de colonne au sommet du Tell, et ce que je puis alTirmer c'est (jue l'on voit h la base de nombreux débris qui paraissent parvenir d'un édifice important. Avis «ex voyageurs futurs qui voudront étudier avec plus de soin que je n'ai pu le faire le Tell- Kei$an,qucjen'ai vu qu'en en longeant la base. Josèphe [Bell, Jud,, II, x, 2) parle d'un monument placé au bord du fleuve Bélus, et oui pourrait bien n'être autre chose que leTellkeisan. Voici le passage en question, que je rapporterai in fxtcnso, parce qu'il peint à men-eille la situation de Saint-Jean d'Acre. Il s'agit de rtolémaïs : « Cette ville est voisine de la Galilée, située au bord de la mer, et Mtie dans une grande plaine. Elle est entourée de montagnes, à 1 orient par la chaîne de Galice, qui en est éloignée de 60 stades (11 kilomètres environ); au midi, par le CarmeKqui en est distant de 120 stades (22 kilomètres) ; au nord, par un mont très-élevé qu'on appelle l'Echelle des Tyriens. et qui est fnlué à 100 stades delà ville (18 à 19 kilomètres). A deux stades de la ville (près de 400 mètres) coule unetrès-petite rivière (du temps de Josëphe, le Bélus n'était donc comme aujourd'hui qu'un véritable ruisseau, nQr»fihç nnyràir«9'ir èliyoc) nommé Relœus (Bq^ocfoc), sur les bords duquel se voit le monument de Memnon

(ri Mlft.O'O; MvDfutov), avant auprès de lui un ieu d'une étendue de lOO coudées, mais digne d'admiration. Celui-ci est rond et creux, et il produit un sable propre h faire du verre, que beaucoup de navires viennent enlever, mais qui se reproduit touiours, en remplissant la place, comme si les vents se cnarseaient de rapporter cesablo d'ailleurs, pour êtr*^ immédiatement transformé en verre. Ce qui reo parait le plus curieux en ceci, c'est que tout ce qui sort de verre de cet endroit nienreilleux, redevient plus tard du sable vulgaire. »— Quêtait le Memnon dont Josèphe

mentionne ici le tombeau? Comme il ne l'a pas précisé, ie ne me charge pas de ledeviner. Quant à la nature vitrifiable du sable du Bélus, Pline (lib. xxxvi, c. 26, éd. v, c. 19 ) en parle à deux reprises, et Tacite (i7i«lor.,lib. V } s'exprime ainsi sur son compte : Ei Belus amnii Judaico mari iilabiiur, eirca cujus og collecta arenœ admisto nitro in vitrum f jrcoquuntur; modicum id liUus, ted epereniibus inexhaustum. Je terminerai ce qui est relatif au sable vitrifiable du Bélus en rappelant une étymologie de ce nom Bélus proposée par Reland, et qui me parait extrënQemeBt probable. En grec le verre s'appelle ùtUç ou vcXoV, et entre ce mot et le nom Bélus il y a lour ainsi dire identité.

Leverrede Phénicie avait une très-grande célébrité dans l'antiquité, et l'Egypte, et la Grèce aussi bien que la Phénicie eile-noêroe ont enrichi les musées d'une foule de charmants petits vases de verre émaillés, qui sont aujourd'hui reconnus pour être de fabrication phénicienne, et formés très-probablement du sable du Bélus.

Revenons h Ptolémaïs. Josèphe ne place iamais cette ville dans la Galilée, mais bien à l'ouest de la Galilée : ainsi il parle (BtlLJud,, II, xvin, 9 ) d'une ville de Galilée nommée Zabulon, qui sépare Ptolémaïs de la GaHlée. Or un voyageur qui a parcouru tout ré^râiment le pa^s, M. Van rfe Velde, missionnaire prolestant, a reconnu dans le voisinage immédiat de la voie antique, qui de la plaine de Saint-Jean d'Acre conduit à travers des ollines boisées au Nardj-el-Bathouf, au delà duquel est située Safourich, une source nommée Ayn-Zabouloun, auprès de laquelle jte dû passer moi-même sans la reconnaître, ei qui fixe indubitablement la position de laZibulon de Josèphe. C'était, dit rhistorien, ooe ville ornée de très-beaux édifices, construits avec autant de luxe que ceux de Tyr, de Sidon et de Béryte ; je ne doute pas maintenant c[ue les nombreux sarcophages antiques que jai rencontrés sur ce point le long de la voie antique, n'aient été des sculptures appartenant à la population de Zabouloun.

Le nom primitif de cette ville fut Acco, que Reland croit retrouver dans le prophète Michée (i, 10) : N'annoncez point ceet dam Getk, et ne pleurez point dan$ Acco. Les. Grecs, comme nous l'avons dit, changèfent ce nom en Acè, et y a outèrent celui de Ptolémaïs. Cette ville (Joseph., Antiq, I. XIII, c. m), qui était possédée par Démétrius, fils de Séleucus, fut livrée i Alexandre, filsd'Antiochus Epiphane ; ensuite Alexandre, roi des Juifs, 1 assiégea et la livra à Ptolémée;Tigrane, roi d'Arménie, l'assiégea aussi : enfin elle fut soumise à la domination des Romains ; Claudius la fit réparer et lui donna le surnom de Cœtarea. C'est ce que semble annoncer une médaille sur laquelle on lit ces mots : Col-Casarba Ptolbhais (Haro., Nwm. antiq. , p. U^). Les Sarrasins s'en rendirent maîtres et changèrent son nom de Ptolémaif en celui à'Acca ou i4cra, qu'elle a conservé. Elle est devenue célèbre par les croisades :

ACU

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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