‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 14 sur 181 · ACH · texte numérisé non relu

ACH

les Chrétiens la reprirent sur les Sarrasins en 1104. Baladin s*en rendit mattre en 1187 : mais Philippe-Auguste, roi de France, et Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre, Tassiégèrenl et la prirent à la vue de Tannée de Saladin, qui faisait tous ses efTorU pour la défendre. Les chevaliers de Saint-Jean de Jé« rusaîem s'y maintinrent jusqu'à Tan 1291, que cette ville repassa au pouvoir des

mahométans. .....

Nous trouvons mentionnés dans les Actes

des conciles plusieurs évèques de Ptoléniaïs.

Ce sont, 1* Claros, qui assista au concile de

Césarée, vers l'année 198; 2* iSneas, qui fut

présent au concile deNicée en 325; 3*Nectabos,

qui intervint en 381 au concile deConstanti-

nople; 4* Paul, oui prit part aux travaux du

concile deChalcéaoine en 451 ; 5* et enfin, Jean,

Îui intervint, en 536, auconcile de Jérusalem, quelques centaines de mètres des murailles île Saint-Jean d'Acre est une petite colline connue des habitants sous le nom de Mont des Français. C'est là que le général Bona-

Sarte mit en batterie les quelques pièces 'artillerie de campame qull avait amenées d'Egyp:e pour faire Te siège de Saint-Jean d*Acre. En 1840, cette ville fut affreusement maltraitée par une flotte anglaise, et lorsque je la visitai en 1850, je pus constater, du haut du couvent latin, les dégAts causés par le bombardement dans la ville entière. Rien n'avait été réparé, et très -probablement rien ne Test encore.

ACHOR, Aakour (Valliîe d' ). — Ce nom signifie totieé de V affliction, de'ifff, mc^roreaffèeitj calamilatem intulii. Voici le fait

Zui fit donnerce nom à la vallée en question : orsque Josué attaqua la ville de Jéricho, il dit aux Israélites (Joué, ti) : 17. Que la ville ioit en interdit, elle et tout ee oui s*y trouve,pour r Eternel... — 18. Vouisemement gardex^vouê de l'interdit : voue pourriez être interdits en prenant des objets interdits: vous plaeeriex le camp d^Iraè'l en interdit, et vous attireriez le malheur sur lui. — 19. Tout argent et or, les vases d'airain et de fer, tout sera consacré à V Eternel; que cela vienne dans le trésor de f Eternel. — 21. Ils mirent en interdit tout ce qui se trouvait dans la ville : hommes, femmes, jeunes, vieux, jtitqu'aux bmufs^ aux aaneaux, aux ânes ( tout fut passé ) au fil de lépée. — 24. Ils consu^ mirent par le feu la ville et tout ce qui y ftait; ils mirent seulement V argent, \or, les vases d'airain et de fer au trésor de la maison de r Etemel. (Chapitre ui ) : — I . Mais les enfants d'Israël commirent une infraction au sujet de t'interdit. Aakan-ben'Kermy^ben' Zebay^ben-Zerah, de la tribu de Juda, prit de Finterdit: la colère de l'Eternel s'enflamma contre les enfants d^ Israël.

Immédiatement après la destruction de Jéricho, l'armée, sous les ordres de Josué, tenta de s'emparer de la ville d'Aï, située près de Beit-el. Mais elle fut battue et repoussée par les habitants. Alors — 6. Josué déchira ses vêtements, et se jeta la face contre terre devant Varche de f Etemel, jusqu'au soir, lui et les anciens d'Israël ; i7f mirent de la cendre I)i(:tio!<!«. DBS Antiquités bibuques.

sur leur tête,.. ^ iO. L'Etemel dit à Josué: Uvc'-toi: pourquoi te prosternes-tu sur la face? •—11. Israël a péché; ils ont manqué à mon alliance que je leur ai commandée, tls ont pris de l'interdit, ils ont m^e volé, ils ont même dissimulé, et ils l'ont mis dans leurs bagages.

— 12. Les enfants d'Israël ne pourront pas résister à leurs ennemis, ils tourneront le dos devant leurs ennemis ; car ils sont devenus interdits : je ne suis plus avec vous', si vous ne détruisez Finierdit du milieu de vous. — 14. Vous vous présenterez demain matin par tribus; cdors la tribu auel' Etemel atteindra se présentera par familles, et la famille (fue Tf • temel atteindra se présentera par maison», et la maison que l'Eternel atteindra se présent terapar hommes. — 15. Celui quisera atteint ayant de l'interdit sera brûlé par le feu, lui et tout ce qui lui appartient; car il a trans" gressé l'alliance de t Etemel, il a commis une infamie en Israël. — 16. Josué se leva de bon matin et fit avancer Israël par tribus, et la tribu de Juda fut atteinte. Il fit avancer les familles de Juda ; la famille de Zerah fut atteinte ; il fit avancer la famille de Zerah par individus et Zebdy fut atteint. — 18. Iljit avancer la maison par individus et alors fut atteint Aakan^ben^KermU'^ben - Zebày^ben- Zerah, de la tribu de Juda, — 19. Alors Jo* sué dit à Aakan: Mon fils, témoigne donc maintenant de l'honneur à l'Etemel, Dieu d'Israël, et fais^lui l'aveu {de ton crime). Dis» moi donc, qu'as-tu fait ? ne me le cache pas.

— 20. Aakan répondit à Josué, disant : C'est vrai, moi j'ai péché contre VElemel,Dieud'Is» raël ; j'ai fait ceci et cela. — 21 . J'ai vu dans le butin un beau manteau de chindar du poids de deux cents sicles d'argent, un lin» got d'or dupoids de cinquante sicles ; fen ai eu envie, et je lésai pris. Ils sont enfouis dans la terre au milieu ae ma tente; l argent est dessous. — 22. Josué envoya des messagers ; ils coururent vers la tente : et c'était enfoui dans sa tente, et l'argent dessous, — 23. Ils le prirent du milieu de la tente, et Fap" portèrent à Josué et à tous les enfants d'Is^ raël, et ils l'étalè/ont devant l'Etemel. — 24. Josué vrit Aakan»ben»Zerah, ainsi aue l'argent, le manteau^ le lingot d'or, ses pis, ses filles, ses frères, ses bomfs, ses ânes, son menu bétail, sa tente, tout ce qui était à lui, et tout Israël { alla ) avec lui ; ils les firent monter vers la vallée d' Aakour. —ib. Josué dit: Combien tunotu as affligés ! que F Etemel t'afflige en ce jour ! Tout Israël l'assomma à coups de pierres ; on les brûla nar le feu, on les acccLbla de pierres. — 26. On plaça sur lui un grand monceau de pierres jusque ce four ; et C Etemel revint de l'ardeur de sa colère : c'est pourquoi on donna à cet endroit le nom de vallée a Aakour ( existant ) jusqu'à ce jowf*

Ce récit tragique ne nous dit pas eomment se fit l'espèce de tirage au sort qui désigna à la vengeance publique le coupable Aakan, mais il nous rend ^parfaitement compte de l'origine du nom que porta dés^nMis la vallée dans laquelle s'accomplit le terrible châtiment d'Aalan. Cette vallée exittait né*

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DICTlOlSNxURE

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cessâlremewt dans le voisinage <1fî JArîrho : cela résulte 'Clairemeni du récit de l'Ecriture sainte, et du témoignage d'Eusèbe, qui dans son Onomasticon, au mot ^Efiiv 'a^û/b, place cette vallée non loin de I^ildjal et à proximité de Jéricho, et constate (ainsi que son traducteur saint Jépôme } que ce nom était encore en usage de leur temps. Dans le Jivre de Josué (xv, 7) nous lisons encore à propos de lui et du territoire de Juda : La Umite s'éleva de la vallée d'Aakour à Dabor, et <iu nord elle se tourne vers Djildjal, qui est en face -de • la hauteur d'A doumim , qui est MU sud du torrent; la limite passe vers les eaux d'Ayn-Chems, etaboutU-àAyn-RadfjaL— 11 est clair par la teneur de ce verset q^ue la vallée d*Aakour servait précisément délimite aux territoires de Juda et de Benjamin. En remontant d'Er-Riha à Naby-Daoud et à llar-Saba, pour regagner Jérusalem, on coupe une vallée qui s*appelle encore Ouad- Dabor;;mil doute que Ton ne retrouve encore auprès de cette vallée un Ouad-Aakour qui aura conservé son nom parmi les Arabes du

S ays. C*est une recherche que je recommande 6 la manière la plus expresse, aux voyageur^ iuturs, en leur donnant sans scrupule l'assu- 4*ance qu'ils retrouveront lenomde cette vallée célèbre, et par conséquent, un point bien déterminé oe ia limite de Juda.

ACRA. — Dans les diverses descriptions •qui ^nt «été faites du site de Jérusalem, Acrajoue un grand rôle, puisque une partie ^e la yille a été bâtie sur le terrain qui portait ce nom.

JPrenons d'abord le texte original sur !e-

3uel tous les géographes, et particulièrement 'Anville, ont construit leur système sur la situation de la Jérusalem -antique. Josèphe dit [Bell. Jud. lib. VI, cap. vi) : « La ville elle-même était bâtie sur deux collines se regardant Tune l'autre et séparées par une vallée où cessaient les maisons. Lune de «es collines, sur laquelle est assise la vilU làaute, est beaucoup plus élevée et occupe beaucoup plus de terrain, au point que, en raison de sa force, on l'appelait la forteresse de David, et 4ious, nous rappelons le haut Forum. L'autre r.oiline, qui est appelée Acra, est occupée par la ville nasse, et est inclinée en forme de croissant. »

Rien de plus précis que^cette description topographique ; et cependant demandez aux savants, aux géographes, aux voyageurs, où est située Acra, vous recevrez des réponses contradictoires.

Les uns placent Acra au nord de Sion, comme semble l'indiquer Josèphe. Et ceux-là se trompent complètement. Les terrains situés au nord de Sion ne sont que le prolongement du {)romontoire du mont Sion, si je puis m'exprimer ainsi pour donner de Id clarté à ma pensée. Il n'y a pas de vallée entre le plateau supérieur et la colline do Sion, ce qui est formellement indiqué par

Cetie. |>remière opiiuon n'est donc nullement soutenable. Ce qui a induit em erreur ceux qui ont placé Acra au nord de Sion,

c'est que les anciens n'ont pas d'expressioa pour rendre nord-est, nord-ouest. Acra «s trouvant en réalité au nord- est de Sion, Josèphe a dû se servir du terme seul de nord.

Les autres placent Acra au nord du temple, £ur la haute colline qui se nomme Bezetba.

Ceci est encore une erreur : la colline de •Bezetha ne futentourée de murailles que trèstard. Le temple autrefois n'était pas entouré parla ville du côté du nord. Il n'y avait là que des faubourgs, et Josèphe nous apprend formellement que la>ille basse était •fcâtie sur Acra.

Pour avoir de la situation d'Acra une idée bien précise, il faut donner attention au mot de Josèphe, que Sion et Acra, les deux collines sur lesquelles étaient bâties la ville supérieure et la vflle inférieure, étaient séparées par une vallée. Or la seule vallée uui s'étende au levant, en dehors de la haute ville, est celle des Fromagers, desTyropœÔn. Il faut remarquer ensuite que le lempie. occupant une partie du mont Morian, laissa entre la vallée des Fromagers et l'enceinte sacrée un espace de terrain assez vaste, plus élevé autrefois qu'aujourd'hui, puisque nous savons qu'il a été nivelé. C'est sur ce terrain, occupé aujourd'hui par le quartier musulman de Jérusalem, entre le temple et la vallée des Fromagers, qu'il faut placer Acra.

Nous avons pour donner raison à cette identification ce fait capital, qu'une citadelle iiaiie sur Acra dominait le temple, et permettait d'observer tout ce que faisaient les sacrificateurs dans l'enceinte réservée. On démolit cette citadelle, on abaissa le terrain. Donc Acra. sur laquelle était élevée cette citadelle, touchait le temple du côté du couchant

Que maintenant le versant oriental des terrains qui font le prolongement du mont Sion, et qui s'étendent depuis le grand baj,Qv et l'église du Saint-Sépulcre, aient été ajoutés è la ville basse, et que le sol qui ^tait sans maisons ait augmenté l'étendue de la ville de ce côté, c'est ce -qui est à croire. Mais, dans la question qui nous occupe, Acra n'est ni le plateau situe au nord de Sion, ni la haute colline de Bezetha, mais un terrain inférieur séparé de Sion par une vallée.

Voilà ce que dit Josèphe, voilà ce que l'examen attentif des lieux permet d'affirmer sur cette question intéressante-

Pour se donner donc une idée bien nette de la Jérusalem primitive, il faut se figurer la ville haute, la forteresse de David bâtie sur le mont Sion, escarpée de toutes parts, excepté du côté du nord, où elle était défendue par un vieux mur qui se reliait à la partie occidentale du temple, au point très-connu appelé le Mekemeh ou tribunal, l'ancien Sanhédrin des Juifs. Cette ville haute, appelée Acropole dans l'antiquité, se trouvait ainsi isolée de toutes parts. La vallée des Fromagers la séparait ainsi du temple et du terrain appelé Acra.

La ville basse, construite sur Acr^, devait

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DES ANTIUUITKS BIBLIQUES.

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prîmitiveoient n'être fju'un faubourg. Plus tard les maisons s'étendirent, et une enceinte 4ont la muraille, se dirigeant du midi au nord, et partant de la citadelle à la porte Gennath, emorassait Acra, la vallée, le coteau incliné du plateau septentrional qui s'étend au nord du mont Sion, allait rejoindre l'ande nordouest de l'enceinte du temple. Ce fut la se conde Jérusalem. L'enceinte dont je viens de parler suivait la direction du grand bazar actuel, passait au pied des ten*ains du Golgotha, heu des exécutions, s'avançait vers le nord jusqu'à la hauteur de l'angle nord-ouest de la forteresse qui dut toujours protéger le seul côté par lequel le temple était militairement accessible, et s'inflécnissait au levant pour aller se joindre à cette citadelle.

Telle était Jérusalem au temps du Christ Ce ne fut que postéiieurement que fut com mencée l'enceinte d' Agrippa, la troisième en ceinte, qui enclava le Golgotha,une partie de la plaine au nord du Golgotha, et toute la collme de Bezetha. Les ruines de l'ancienne muraille, qui fut celle des croisades, subsistent encore, et le fossé immense creusé pour la protéger indique clairement le tracé de celte enceinte.

Ce sont là les éléments essentiels de toute îdenliQcation sur les parties de terrain attribuées à l'ancienne Jérusalem. Tout vient se grouper autour de ces points de repère tracés en quelque sorte parla nature. Les doutes qui peuvent subsister dès lors ne tombent 3ue sur des détails d'une importance seconaire.

Mais ce que je tiens à détruire dans l'opinion, c*est la possibilité de faire de la colline de Bezetha, s'élevant au nord du temple, ta colline basse portant le nom d'Acra, sur laquelle fut construite la ville inférieure.

Je ferai du reste cette réflexion, qui a quelque importance, que, par ce mot colline, les anciens entendent toute élévation de terrain, de môme que le mot vallée signifie pour eux toute dépression du sol.

Nous savons parfaitement que la petite colline d'Acra fut rasée, que ses matériaux servirent à combler la vallée abrupte des Tyropœôn. Comment appliquer ce fait d'histoire à la vaste et belle colline qui se dresse au nord du temple?

Pour peu qu'on veuille bien étudier la topographie du mont Moriah, que Salomon fit niveler pour dresser l'aire du temple, il est facile de comprendre que le prolongement incliné de la montagne vers le nord, dut former au nord et au couchant une petite hauteur abrupte s'élevant au-dessus du nivellement do l'enceinte. Acra n'a pas pu être autre chose que ces terrains laissés à leur hauteur naturelle, lors du nivellement du terrain destiné au temple et à ses longues galeries. La destruction de la forteresse d'Acra» parce qu'elle dominait le temple, explique tout. L'ange nord-ouest subsista avec son rocher dominant le temple. Ce fut là que .se dressa la tour superbe que le roi Hérodc iinbellit avec pn^«ion, et dont il fit à la fois

une citadelle et un palais. Le sol élevé d'Antonia fut conservé pour protéger le temple, parce qu'il donnait sur la campagne. Acra, qui était dans l'enceinte intérieure, dut disparaître.

ACRABATT^ , Acrabim , Acrabatbne. ■— L'Acrabatène est la cinquième des toparchics que Pline (lib. v, cap. 14) mentionne comme constituant la pro>ince de Judée. Josèphe {BfU, Jud,, m, in, 5) nomme 'Ax/Mt^ctTral, la métropole, la troisième des onze toparcbies judaïques, en comptant Jérusalem pour une : c'est bien évidemment la môme dont il est question dans les deux passages parallèles.

Voici maintenant les renseignements que nous fournissent Eusèbe et son traducteur saint Jérôme sur les principales localités de cette région, (lui s'étendait entre NéapolisfNaplouse) et Er-Riha (Jéricho) . Au mot 'Ax/)«€eiîv, le premier place cette ville sur le chemin de ceux qui partant de Néapolis, descendent à l'orient, vers le Jourdain et Jéricho, par le pa^'s qui s'appelle 'Ax/)ag«cTT(vn (Àcrabitêne de saint Jérôme}. Ce pays s'étendait au moins à douze milles romains à l'orient de Naplouse. Edouma était une des villes del'Acrabatène, car au mot 'EdoufAMc, Eusèbe et saint Jérôme disent : « On montre de nos jours le village d'Edouma dans l'Acrabatène, à peu près à douze milles romains de Naplouse, et à l'orient de cette ville. » Eusèbe place encore dans cette toparchie la ville qu'il appelle 'i«w», à douze milles, et toiyours à 1 orient de Naplouse.Enfin, la ville de Silo (actuellement Seiloun) est encore placée parEusèbedansFAcrabatène, et à dix milles romains de Naplouse.

Josèphe en plusieurs passages mentionne la toparchie de l'Acrabatène, qui fut envaÛe par Vespasien. {BelL Jud,, Iv, ix, 9.) Ainsi nous lisons dans les Antiq. Jud., (XII, vni, 1) que Judas Machabée étant entré dans l'Acrabatène, y attaqua et y défit les Iduméens descendants d'Esaû. Il nous apprend que Jean, fils d'Ananias, fut préposé par les Juifs insurgés à la Gophnitèque et à l'Acrabatène. {Bell, Jud., Il, XX, 4.) Simon, fils de Giora.<, qui fut un des ardents défenseurs de Jérusalem contre Titus, était toparque de l'Acrabatène ; ayant été dépouille de cette toparchie par le grand prôlre Ananie, il alla d'abord chercher un refuge auprès des bandits rassemblés à Massada, et revint de là à Jérusalem. (Bell. /Md., IV, IX, 3.)

11 est clair que l'Acranatène avait pris son nom d'Akrabba, sa métropole. Celle-ci se nommait aussi Akrabine, ainsi que le constate Eusèbe, qui, comme que nous l'avons dit f>lus haut, place cette ville à neuf milles .^ 'orient de >'éapolis, sur la route du Jourdain et de Jéricno. Ce nom d'Akrabine signifie les scorpions ; il est donc probable que ces insectes venimeux pullulaient en ce pays, auquel ils avaient mérité son nom. Il en était de même de la Hontée-de^-Scorpions (TalaAt Akrabine), qui se trouvait à la limite méridionale de la triou de Juda, etqui n'est que l'Ouadez-Zouara de nos jours. J'ai pu vérifier par moi-même que cette montée méritait t<H||oufs le nom qui lui est donné dans TEcriture sainte.

ADA

DICTIONNAIIIE

ADA

A M. Van<le V6lde, missionnaire protestant bollaïKiais, revient l'honneur d'avoir visité la position importante d'AkralMJi, que MM.

SchM)tz*el Barth avaient retrouvée avant lui. U dit s'y PiXre arrêté après une journée de UMjpche, en quittant Naplouse et se dirigeant vers le Abdr ou vallée du Jourdain. C'est un grand et beau villaçe, située quarante minutes de marche du village de lanoun (la 'Iocmâ d'Eusèbe, sans doute), qu'on voit sur le flanc nord de l'Ouad-Makhfourieh» et à proximité duquel sont placées les ruines de petits villages nommés aiyourd'hui Kefll ou Kifl, lounch et Erfaï, ce deraierplacéen face d'Akral>ah, et près d'un oualy musulman nommé Abou-Knarib. (Van DBVBLDB,t. XI, p. 304.)

AVAD-RIMMON, Ad4D - Roummon , MaxiMANOPOLis. — Nous Hsons dans le prophète Zacharie (xn, l\):En ce jour le deuil sera grand à Jérusalem^ comme le deuUde Hadairimmom , dans la voilée de Magedoun (Megiddo). Qoel est l'événement auquel le |irophète fait allusion en ce passage? Les commentateurs sont loin d*ètre d'accord sur ce point. Parmi les Juife, Kimhi et Aben- Esrt déclarent ne pas savoir de quoi il s'agit ; le Faraphraste çhaldéen dit : Comme la plainte sur Akhab flis d'Omri que Badadrimonben-'Tobrimmon a tué, et comme la plainte sur Josias fils d'Ammon que Pharaon le Boiteux a tué dans la vallée de Megiddo. De la sorte Uadadrimmon serait le nom du roi de Svrie qui a tué Akhab. (1 Rois, xxn, 3, et il Chroniques, xvin, 33.) Rosenmuller se déclare non satisfait de cette explication, car la plainte en question aurait nécessairement Aknab et non son meurtrier pour objet. Cahen imite Kimhi et Aben-Esra et déclare ignorer comme eux à quel événement le prophète fait allusion Pour ma part, je ne vois ici que l'embarras du choix qui m*arréte. En elfet nous savons d abord que Josias fui percé d'une flèche h la bataille de Megiddo, livrée par les Juifs à l'armée égj'ptienne que commandait en personne le Pharaon N'échao ; on le rapporta à Jérusalem, oùil mourut bientôt des suites de sa blessure. Ensuite, lors du massacre de la famille d'Akhab par Jehu, AUiazias,roi de Juda, qui était k Jezraël auprès de Joram, roi dlsraël, s'enfuit après le meurtre de Joram, fut atteint et mourut h Megiddo. Voici le passage bibliaue qui rap- |)orte ce fait. (// Aoii, ix.)— 27. ôkhosias, roi de Juda, ayant vu cela^ s'enfuit par le chemin de la maiêon du jardin. Jehu le poursuivit et dit: Frappez aussi celui-ci ! lEt on le frappa) sur son char dans la montée de Djour, qui est pris de Jeblàam; et il s'enfuit à Madjion, et il mourut là. — 28. Ses srrtiteurs te iransportêrent à Jérusalem, et ils l'enseveli^ reni dans son sépulcre aigris de ses pires, dans h ville de David, Je laisse à mes lecteurs le soin de décider auquel de ces deux événements tratfiquesse rapporte le passage du prophète Zacnarie pariant d'Hadad-Rimmon.

La forme de ce nom signifie, je crois, le grand nombre de grenades, Rimmon étant une mauvaise transcription du mot Roummon quia positivement le sens de grenade. Il existe

toujours sur le flanc des collines qui bornent à Test laplainede Jezraël, ou d'Esdrailon, un assez gros village qui porte le nom de Rounimaneh (le lieu aux Grenades) : comme il e.st assez près de l'emplacement actuel de Meffiddo , connu de nos jours sous le nom d*ET-Le(iyoun, il y a toute apparence aue e'est bien Ih que se trouvait la ville biblique d'Hadad-Koummon .Cette ville d'Hadad-Roummon fut appelée plus tard Maximianopolis. Nous lisons en effet dans saint Jérôme, Commentaire du chapitre xn de Zacharie : « Adad- Remmon (nom k la place duquel les Septante écrivent *P«6vtc) est une ville située près de Jezraël, cpii fut jadis appelée de ce nom, et porie aujourd'hui celui de Maximianopolis, dansla plaine de Mageddon. » L'illustre Père de rSglise, pour éviter toute équivoque sur la ville qui porta plus tard le nom de Maximianopolis, a eu soin, dans son Commentaire du chapitre i" du prophète Osée, d'écrire que Jezraël était près de Maximianopolis, ce qui applique bien ce nom à Adad-Roummon.

Un évoque de Maximianopolis assistait au concile de Nicée et à celui de Jérusalem de Tannée 536. Notons que dans ï itinéraire de Paris à Jérusalem, Maximianopolis est placée à seize milles romains de Césarée, et h du seulement de Jezraël qu'il appelle Esdraeïa. Il est clair que c'est cette forme corrompue

Î[ui a valu à la magnifique plaine que domine ezraël, aujourd'hui Zerayn; te nom de plaine d'Esdraélon. Cette plaine n'est plus connue aujourd'hui parmi les habitants ou pays que sous la dénomination de Merdj-ebni-Aamer. Très-probablement il est arrivé [)our Adad- Roummon, ce qui est arrivé à Beit-soo, qui, après avoir porté pendant toute la durée ùe la domination romaine, le nom de Scythouolis, a quitté ce nom pour reprendre celui d( Beysorl, qu'elle porte encore actuellement. Ainsi Adad-Roummon après s*6tre appelée Maximianopolis, est redevenue pour les nab*tants du pays Rounminncb.

ADAM, AooM. — C'est le nom d'une localité très-importanie que nous ne trouvons nKmtionnée qu'une seule fois dans l'Ecritun; sainte. Voici le passage qui contient cette mention. (Josué, ni.)— 13. Alon, quand let plantes des pieds detCohenrim, porteurs de rarche de C Eternel, maître de toute la terre, se seront posées dans les eaux du Jourdain, les eaux au Jourdain seront divisées ; les eaux qui descendent d'en haut s'arrêteront comme une digue.— H. il advint que lorsque le peuple partit de ses tentes pour passer U Jourdain, tes Cohemim porteurs de l'arche d'alliance étaient devant le peuple;— 15 el cl Torrivée des porteurs de l'arche au Jourdain, quand les pieds des Cohemim porteurs de forche étaient enfoncés dans le bord de Feau ( le Jourdain coulait à pleins bords toui le temps de la moisson); — 16. alors F eau descendant d'en haut s'arrêta (comme) une seule diaue,triS''loin d'Adam, la ville qui (est) du côte de Sarthan: et celte qui descendait vers la mer de la plaine (la mer Salée) fut complètement séparée, et le peuple traversa en face de Jéricho. — 17. Les Cohemim par-

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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ieun de Varehe d'allianee de V Etemel^ s'arrétirent à sec sur le $ol ferme^ au milieu du Jourdain^ tandis que tout Israël passait à tec, jusqu*à ce que toute la nation eut fini de passer le Jourdain.

11 est renduclair par la teneur du verset 16 cité ci-dessus^ que la ville d'Adam oud*AdoiD était dans le voisinage de Sarthan, et par conséquent assez loin au nord et en avant (le JéncbOt ville en face de laquelle s*eQectua le [)assage à pied sec du Jourdain.

Le nom Aclàm ou Adom, la rouge, était dil très-probablement à Taspectdu^ surleçiucl cette ville était assise. Il serait donc curieux de retrouver le terrain d*argile rougeAtre qui A fait naître oetle dénomination, et d'autant plus curieux, qu'on retrouverait probablement du même coup le point où Salomon fit couler les ornements a'airain destinés au service du temple. Nous savons effectivement de science certaine que cette opération eut lieu dans la plaine duJoundain, entre Soccouth' et Sarthan. Avis aux exploiateurs futurs de la plaine du Jourdain.

ADAHAH, Admah, ville de la Penlapole.

— Adamah est une des cinq villes qui périrent pap une- juste punition du Ciel lors de la destruction de Sodome et de Gomorrlie. Voici les passages de l'Ecriture sainte dans lesquels nous trouvons cette ville mentionnée (Genèse^ xiv) :— 1. U arriva dans le temps aAmraphel, roi de Skindar^ é^Ariouk, roi dElasar, de Kadv-A'Eumr^ roi d'Ailam.et de Tedaal^ roi des DJouim ; — 2. i7f firent la guerre contre Beraa^ roi de Sodome et contre Ifrrsda, roi de Gomorrhe, et contre Chinab, toi d'Adamak^ et contre Chemaber, roi de 5eboimy et contre le roi de Belda, oui est Zôar.

— 3. Tous eeuX'Ci$e joignirent dans la vallée de Sedim^ qui est la mer Salée, 4. Pendant douze ans^ ils furent soumis à Kadr-VEumv et dans la treizième année ils se révoltèrent.

— 8. Alors le roi de Sodome^ et le roi de Go^ morrhe^ le roi d' Adamah, le roi de 5e6otm, et le roi de Belâa^ qui est le roi de Zôar, sortirent et se mirent en ordre de bataille contre eux dans la vallée de Sedim^—Hs furent battus à plate couture, et dans la bataillé, Loth, c|ui avait pris parti pour ses voisins, car il habitait Sodome (12) , fut fait prisonm'er. il dut sa délivrance h son oncle Abraham. Ce fut après cet événement qu*eut lieu la catastrophe qui détruisit la Pentapole, et dans la-

Ziielle la ville d'Adamah fut enveloppée. La enèse ne parle, h propos de ce grand désastre, que de Sodome et de Gomorrhe (xix) : — 24. J^AoroA/S/ pkuvoir sur Sodome etCromor" rhe du soufre et du feu qui venait de JéhO'roA, du ciel. — 25. // bouleversa ces villes et tout le circuit^ tous les habitants de ces villes, ainsi que la végétation de la terre. Le même livre saint (x» 19) . parle encore d'Adamah A propos des limites de la terre de KenAan. Voici le verset en question : Les limites des Kâneanéens furent depuis Sidon, en venant vers Djerar, jusqu'à ôaza, en tirant vers So» dôme, Gomorrhe, Adamah et Seboim, jusqu'à Lisda. Le Deûtéronome seul nous apprend <iu Adamah périt dauâ la catastrophe de la

Pentapole ; voici le verset oii il en est question (xxix, 22) : Soufre et hI, tout lepaf/s brûlé^ ne pouvant être ensemencé, nefproàuisant rien, et aucune herbe ne poussant sur AitV comme la subversion de Sodome et de GomorrKs, d'A^ damah et de Seboim, que l'Etemel a renversés en sa colère et en son ardeur. Enfin le prophète Osée parle encore d'Adamah en ces termes (xi, 8): Que ferai-je de toi, Ephraim? te tuerai' je, Israël ? ferai-je de toi comme d'Adamah? te téduirai-je comme Séboim?

Mon cœur se tourne en moi ;^ toute ma com-i, passion s'enflamme.

Le dernier verset du chapitre xt dtlsaîe a donné lieu à une supposition assez ourieuse^ sur la ville d'Adamah. Voici ce verset' (9); Les eaiLX de Déimoun sont pleines de sang: j'amènerai sur Deimoun de nouveaux ma/heurs;je lance le lion contre les fuyardsdetloab^ et contre (les restes de saterre ou d'Adamah). Le texte Hébraïque se prèle parfaitement à cette dernière interprétation; en effet, il y est gueslion des fuyards de Môaby sur/lesquels le lion sera envoyé, et au lieu de dire^ ^'^ur: les restes de leur terre, nous lisons : Tf^'WTt tTTM, et sur les restes de sa terre, ce qui est en désaccord grammatical palpable, si on ne traduit pas et sur les restes d^ Adamah. D'ailleurs le mot D*m serait très-convenablement et très-justement remplacé parymct en ce passage. Je n'hésite pas, tout bien con-* sidéré, à me réunir à l'opinion de ceux oui concluent de ce verset qu'Adamah, si elle lut détruite lors de la ruine de Sodome, fiit plus tard relevée , si sa destruction ne fut: pasmême pactieUe. Notons en passant que la mention de cette ville arrive dans ce verset après la mention des fuya)*ds de Moah, et qu«e par conséquent cette ville devait être en dehors delà Moabitide. En un autre passage où il est question de ces mêmes fuyards, la ville oui est aussitôt nommée est Zoar; il y avait donc quelqlie lieu de supposer àpriori qu'Adamah était dans le voismagcde^ Zoar; Voici le verset qui parie de Zoar (Isaïe, xv, 5) : Mon cœur se lamente au suj^t de Moab : ses fuyards errent jusqu'à Zocur^.veau de trois ans, etc.

Je pense avoTr déterminé rémplacementd'Adamah, et je dois entrer dans qyeJques détails à ce sujet. Le 23 ianvier 1853, à sept heures du matin, et après avoir passé la nuit dans* l'Ouad-ez-Zouera, au point nommé En-Nocy[d (l'éminence de terrain) oui se trouve dans une sorte de cul-de-sac de rocners à droite de l'Ouad, je remontais dans toute sa longueur la montée des Scorpions (TalAat-Akrabine de la Bible, Ouad-ez-Zonera des Arabes de nos jours) ; ea passant au milieu des ruines intéressantes d^* laZoara supérieure (Zouera-el-Fouçah), à huit heures quarante minutes, j'entrai dans UU; nouvel ouad assez rétréci qui porte le nom d'Ouad-et-Thaemeh, et qui court à l'ouest^ quelquesdegrés nord. Pendant sept à huit mi*?nutes on traverse une petite plaine largn de quatre cents mètres au plus, dominée de*partout par des collines de sable; l'ouad dey^ent' alors une véritable ravine fort étroite et encaissée, dans laquelle In roule marche Kq.

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