‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 132 sur 181 · PUR · texte numérisé non relu

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rcijls cliiirros extrailstiesaneicns géot^raphes, et qui représentent la distance comprise entre Sayda et Sour.

Suivant Slrabon, Tvr est à 200 stades de Sidon ; l'Itinéraire d*Anlonin et laTable de Peutinger sont d'accord pour compter xxiiii milles entre ces deux points extrêmes, tandis que l'Itinéraire de Bordeaux h Jérusalem, en ne considérant que le texte publié, ne compterait que II!! + XII, c'est-à-dire xvi railles seulement. Examinons ces différents chiffres. Celui de l'Itinéraire d'Antonin est répété identiquement par la Table de Peutinger ; il V a donc toute apparence que ce chiffre est îe bon. S'il en est ainsi, le chiffre de Strabon est fautif ; car s'il y avait, comme le dit cet écrivain, 400 stades de Bejrout à Sayda, et si ces 400 stades équivalaient réellement aux XXIX ou XXX milles comptés entre ces deux villes par l'Itinéraire d'Antunin et par la Table de Peutinger, il deviendrait impossible d'admettre que les 200 stades comptés par Strabon entre Sidon et Tyr, équivalussent aux XXIV milles que les deux itinéraires précités mettent entre les deux mêmes points. Passons aux chiffres de l'Itinéraire de Bordeaux, il manque à la somme des deux chiffres consignés viii unités pour ou'il y ait accord entre cette somme et la distance xxiv milles qui est très-probablement exacte. Or fe nom ad Nonum nous fournit naturellement un premier chiffre bien authentique de ix milles ; c'est donc le dernier chiffre compté entre la Mutatio ad Nonum et civitas Tyru qui est erroné. Ce chiffre doit être xv, et si nous remarquons cju'il a été très-facile à un copiste maladroit de séparer les deux jambages du V, second signe du chiffre en question, nous retombons sur le chiffre fautif xii qui a été imprimé. C'est donc très-probablement par le chiffre xv qu'il faut le remplacer, et dès lors la somme ix -f xv = xxiv devient exacte. En conséquence, je propose cette restitution du texte, et avec d'autant plus de confiance qu'elle est sensiblement a'accord ^vec les distances réelles.

Ras-^rl-av?! et Nahr-ras-el-ayn. — Scylax, après avoir mentionné Tyr, ajoute, en suivant sa marche vers le sud : (laWTv/^oç frohç xxî nvcKiAôçhà ^i(mç ^st. Pline cite Paiœtyrus dans la phrase suivante : Tyrus quondam insula.,.. circuitus xiyi. u passuum est,intra Palœlyro inclusa, Enfm Strabon est plus explicite encore. Voici ce qu'il dit : Mità ii ni»

Tûpov ;q ria>aÎTV/90f h vptûxoitxu. vraiiotç, Strabon

énumère les localités de la Phénicie en descendant uniformément du nord au sud. Palœtyr était donc au sud de Tyr, ainsi que l'afiirment implicitement Scylax et Strabon, et à peu près à une lieue et demie de la métropole. Dès lors il devient impossible de ne pas placer Pal«tyr à Râs-el-âyn. Là, en effet, sont encore les puits antiques qui ont fait l'ad^ miration de tous les voyageurs, et des ruines qui attestent la présence d'une ville considérable. De plus, à Râs-el-âyn coule une rivière, assez chétive, il est vrai, mais qui porte le nom de Nahr-râs-el-âyn ; on me permettra d'y voir le troTKfwç que Scylax fait

passer au milieu de Palœtyr. Des écrivains modernes ont pensé devoir cherchera Adloun l'emplacement de Palœtyr, mais il est bien difficile d'admettre leur opinion, parce que d'abord Adloun est au nord de Sour, tandis que Palœtyr était au sud de Tyr, et que de plus il y a beaucoup troploin de Sourà Adloun, sans compter le Léontès qui sépare ces deux localités, pour admettre qu'Alexandre ail pu faire employer les décombres de Palœtyr aux travaux entrepris pour réduire la ville de Tyr, ainsi que l'atteste Diodore de Sicile. r>éjà Reland, avec sa sagacité habituelle, a placé Palœtyr à Râs-el-âyn. Je ne fais donc qu'appuyer de toutes mes* forces une opinion qui ne me paraît pas sérieusement contestable.

£s-Chebraveh. — Au nord et à quelques cents mètres du Râs-el-abiadh, sont des ruines considérables, nommées par les Arabes es-Chebrayeh. Là sans doute a existé une ville antique ; mais quel en a été le nom? Je l'ignore complètement, et je n'en ai trouvé jusqu'ici de trace nulle part, dans les anciens écrits qu'il m'a été permis de consulter.

Ras-el-Abiadh. — C'est la montagne de calcaire blanc que Pline nomme promontorium album. Le nom moderne n*est que la traduction de l'ancien.

EsKENDERouN.— Lorsque l'on a franchi le Râs-el-Abiadh, on rencontre en descendant sur la plage, les ruines nommées Eskenderoun par les Arabes. L'itinéraire de Bo^ deaux à Jérusalem est le seul écrit dans lequel on retrouve l'indication de cette ville. Après la mention de Tyr, nous y lisons en effet : Mutatio Aiexnndroschene m. xu. Ce relais était donc placé à xn milles de Tyr sur la roule de Ptolémaïs ou Saint- Jean d'Acre, 'AXi$av9/}ou (ryuvô signitie tente d' Alexandre, Est-ce un campement du héros macédonien (jui a valu son nom à la ville construite en ce lieu? cela paraît probable.

Omm-el-a'am)d. — En suivant la voie antique, on aperçoit sur la hauteur à gauche de la route, et à quelques kilomètres seulement d'Eskenderoun, des fûts de colonnes qui s'élèvent au-dessus de hautes broussailles. Si, malgré le refus obstiné des moukres et des drogmans qui affirment qu'il n*y a là rien absolument à voir, bien que le dodq moderne Omm-el-â'amid (la mère des colonnes) annonce le contraire, on gravit les pentes qui conduisent vers ces colonnes, on est laidement payé de sa peine, par la vue de ces ruines immenses d'une époque Irès-reciilée et qui mériteraient è elles seules une explo* ration de bien des journées. Mais est-il possible d'assigner un nom historique à cette ville qui couvre un immense plateau? J'ai le regret de dire non. J'ai fait ae vains efforts pour arriver à retrouver dans les historiens et les géographes de l'antiquité les traces de ceUe ville si considérable, et je n*ai absolument rien rencontré. D'autres seront plus heureux peut-être, et je le désire de tout mon cœur.

Akhzib ou Ez-zîB.— Je donne à dessein ces deux nrononciations différentes du laéme

ANTIQUITES IUBLIQ«.i!.S.

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