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couvertes d*armes. Pour apaisai Jes murmures à ce sujet, Hérode se vit obligé de rassembler au théâtre les chefs des mécontents, et de leur demander ce que c'était que ees trophées; ils répondirent tous que c'étaient des figures humaines, et le roi les a^ant fait alors démonter devant eux, les rendit fort confus en leur faisant toucher du doigt des morceaux de bois brut, et rien de plus. »
Josëphe rappelle encore, dans un autre passage, la construction du théâtre, de TampbithéAtre et du forum de Jérusalem {Bell. Jud., 1, XXI, 8),et l'institution des jeux quinquennaux ; il ajoute qu'ayant relevé de ses ruines la ville maritime d'Anthédon, Hérode lui donna le nom iVÂgrippéion^ en ayant soin de faire graver le nom du gendre d'Auguste sur la porte qu'il fit lui-même construire pour le temple de cette ville.
A soixante stades de Jérusalem , du côté de TArabie, il fit élever de main d'homme une montagne ronde è laquelle il donna son propre nom,et qu'il appela Hérodéion. Il en entoura le sommet de tours rondes, et en remplit l'enceinte de palais somptueux et aussa magnifiques à l'extérieur qu'à l'intérieur, grâce à la profusion des ornements de toute nalui e dont toutes les murailles et les toits même étaient recouverts. L'eau v Rit amenée en abondance et de très-loin, à l'aide de travaux dispendieux, et une rampe de deux cents degrés de marbre blanc conduisait au sommet de la colline. Là étaient d'autres jpalais destinés à recevoir ses amis et à senor de magasins, de sorte nue, pour l'abondance de toutes choses,ce château paraissait une véritable ville, tandis que par ses dimensions il n'était qu'une habitation royale. Par son testament, Hérode ordonna que son tombeau fût construit en ce lieu ; et en effet son fils Archélaiis le fit enterrer à Hérodéion. (Bell. Jud., I, XXI, 10, et Ant. Jud., XV, ix, 4.) La colline située près de Beit-Lehm, et connue aiyourd'hui sous le double nom de Mont des Français et de Djebel-Foureidis (montagne du Petit-Paradis), n'est autre chose que la colline d'Hérodéion. Un voyageur (M.deVoguë) l'a récemment visitée avec soin, et il a levé le plan des ruines qui s'y voient encore.
Presque toutes les villes du royaume d'll(?rode furent enrichies par lui de somptueux édifices. Ainsi Tripoiis, Damas et Ptolémais eurent des g>'mnasus, Byblos un mur d'enceinte, Tyr et Béryte des places, des portiques, des temples et un ibrum, Sidon et Damas un théâtre, Laodicée un aqueduc, et Ascalon des bains, des fontaines magnifiques et de splendides colonnades.
« Après avoir reconstruit le temple dans la quinzième année de son rèjrne, après avoir considérablement augmenté 1 espace qui l'entourait (123) et élevé le mur d'enceinte, avec des dépenses énormes et une munificence
(Ii5) Ceci n*esi pas vrai, car Josephe dit le eon- Iraire eu d*i»uircs passages, cl les constructions
qui ne saurait être dépassée ; après avoir fondé et élevé des portiques extérieurs; après avoir rétabli la forteresse Antonia avec autant de soin que s'il se fût agi d'un palais, Hérode fit construire des habitations royales dans la ville supérieure, et y établit deux édifices immenses,et tellement beaux, que le temple lui-même ne pouvait leur être compare, et auxquels il aonna les noms de seé deux amis; lun s'appela donc Cœsareionei Y suive Agrippeion. » (Bell. Jud., I, xxi, 1.) Inutile, je pense, de faire remarquer que ce paragraphe est empreint d'une forte exagération.
Poursuivons l'énumération des merveilles qui prirent naissance pendant le règne d'IIérode. Sur l'emplacement de l'antique Samarie, ce prince fonda une ville qu'il entoura d'une belle muraille longue de vingt stades ; il y établit six mille colons avec des immunités, et au milieu de la cité nouvelle, qui reçut le nom de Sébaste, il fit élever un temple magnifique en l'honneur d'Auguste, au milieu d'une place qui n'avait pas moins de six stades de tour. Plus tard, lorsqu'il vit igouter à ses Etats la province oiï étaient les sources du Jourdain, il éleva un nouveau temple d'Auguste auprès duPanéion ou grotte de Pan, de laqueVe sortait la principale des sources du fleuve sacré. [Bell. Jud., I, xxi, 3J Le Panéion est seul resté, à Banias, et du temple il n'existe plus même de trace.
A Jéricho il construisit un nouveau palais beaucoup plus riche que l'ancien. A la tour de Straton, il fonda une ville nouvelle, u'il nomma Césarée^eX à laquelle il donna es palais et un port construit de main d'homme, et plus vaste que lePirée; là encore était un temple dédié à César, et contenant une statue colossale de ce prince.
Il serait superflu de reproduire ici la description de Césarée et de son port. Tous les édifices que le roi Hérode fonda dans ceUe ville sont pour ainsi dire des édifices grecs ou romains, ainsi que l'on devait s'y attendre. Je renvoie donc à Josèphe (Bell. Jud., I, XXI, 6 et 7) ceux de mes lecteurs qui seraient curieux de connaître plus en détail la description de la Césarée aHérode. Je reviens à Jérusalem, et je vais dire quelques mots de la tour Antonia et des principales tours de défense qu'Hérode fit élever, afin de rendre plus impos«mte l'enceinte de sa capitale.
Nous avons vu que la forteresse qu'Hérode nomma Antonia, en souvenir d'Antoine, son bienfaiteur, était placée au nord de l'enceinte du temple. Voici la description qu'en donne Josèphe I^BelL Jud., V, v, 8) : « La tour Antonia était placée à l'angle que formaient les portiques extérieurs du nord et de l'ouest. Elle était bâtie sur une roche haute de cinouante coudées, et à pic de tous les côtés. Le roc même était revêtu du haut en bas d'un parement de pierre de taille très-lisse, autant pour l'embellissement de l'édifice que pour en rendre impassible la montée et la des-
falomonieiiiies encore dnlmut proiivenl que TtiiiX'iiUe extérieure est resiée la même.
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DICTIONNAIKE
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cente. Devant la tour elle-même était un mur haut de trois coudées qui bornait sur ses quatre faces une plate-forme carrée de quarante coudées de côté ; k l'intérieur la tour avait l'ampleur et la forme d'une demeure myale. Elle était eu effet divisée en pièces destinées à tous les usages, telles que chambres d'habitation, vestibules, poKiques, bains et vastes salons parfaitement disposés pour loger des soldats; de telle sorte que, par sa parfaite distribution, elle semblait en quelque sorte une ville, et, par sa magnificence, un palais digne d'un roi. Bien qu'elle eût en masse l'aspect d'une tour, elle était flanquée aux quatre angles de quatre autres tours, dont trois avaient une hauteur de cinquante coudées, et celle de l'angle sud-est une hauteur de soixante-dix coudées, si bien que du sommet de celle-là on pouvait voir tout l'intérieur de l'enceinte sacrée. Sur les deux fiices par lesquelles elle était reliée aux por^ tiques du temple, étaient des escaliers descendant dans ces portiques, et par lesquels la garnison en armes venait, chaque jour de fête, veiller k ce que tout se passât dans le plus grand ordre. Ainsi le temple était le corps de garde de la ville, et la tour Antonia celui du temple. »
Dans d'autres passages nous trouvons quelques renseignements qui complètent ceux que je viens de transcrire; les voici: « La tour Antonia s'était d'abord appelée Baris (Birs, arabe, bordj, forteresse), et le roi Aristobule, frère d'Antigone et Gis de Jean Uyrcan, l'habitait. » (Bell. Jud., I, m, 3, et Ani, Jud,^ Xlil, XI, 2.; Elle avait été construite par Jean Hyrcan, qui était souverain pontife, et qui y avait déposé les ornements pontificaux; ce prince habitait presque constamment cette tour, et ses enfants firent de même. (Ànt. Jud., XV, xi, 4, et XVIII, iv, 3.) Lors de la sédition que suscitèrent les exactions du procurateur Gessius Florus, les insurgés, craignant que celui-ci ne fit irruption dans le temple en passant par la tour Antonia, interceptèrent les communications qui conduisaient de cette tour aux portiques extérieurs, en coupant ces portiques eux-mêmes. {Beil. Jod., Il, XV, 6.)
Le roi Agrippa H parvint à calmer les esprits, et k pousser les Juifs à rétablir euxmêmes les parties du portique qu'ils avaient mutilées. IBelL Jud., II, xvii, 1 .) Mais le calme fut de courte durée, et bientôt la sédition reparut plus terrible que jamais ; et Eléazar, tils du grand prêtre Ananias, s'étant mis k sa tête, attaqua la tour Antonia ; elle fut assiégée deux jours et forcée ; toute la garnison l\it mise k mort, et la forteresse elle-même fut incendiée. (Bell. Jud.^ II, xvn, 7.)
Fe passe actuellement k la description des tours princi(»ales dont j'ai parié plus haut, et qui senraient k la défense de la ville. Nous lisons dans Josèphe {Bell, Jud., V, iv, 3) : « La tour Uippicos, qu'Hérode avait ainsi nommée en souvenir de son ami, était quadrangul&ire, et chacun de ses côtés avait vingt-cinq coudées de longueur et trente de hauteur; elle était massive. Au-desstis de
cette masse solide était une citerne haiAt vinfft coudées, et destinée k recueillir Vm plme. Au-dessus encore était une ■■ {oU'iç) k deux étages, haute de vte^ coudées, k la surface marquetée, eoura par un parapet de deux coudées, son tée de créneaux de trois coudées de i teur, ce qui donnait k la tour une km totale de quatre-vingts coudées. »
Cette tour fut respectée par les Roi après le sae de Jérusalem; Toid eoai Josèphe nous l'apprend (Bell. Jmi.^^ 1) : « Lorsque les soldats n*eureiit pbi sonne k tuer. César donna à ses lépoai I dre de renverser de fond en c-omble b il le temple, mais de respecter lestoufs^
tassaient toutes les autres en liaiitear,€*i -dire Phasaël, Hippicos et Mariaone, i que la partie du mur d*enceinte qtd em la ville k l'occident, pour qu'elle pêt 0 de protection k la garnison qu*il ialUtlH Ik. Ces tours ne furent sauvées que povn trer aul races futures quelle cité fona et forte la valeur romaine était pimBi réduire. »
La description que donne Josèpbéi base de la totir Hippicos démontre^ l'évidence que cette base n*est autna que la tour massive si antique qu fR; bon droit le nom de tour de Davii -H l'art. Bois et Paralipomènbs
Quant k la tour Phasaël» Josèphe ksi simplement dans un passase, que sikw égalait celle du célèbre phare d'Alentt [Ant. Jud.t XVI, V, 2) ; mais, dans m m il est plus explicite ; le voici : « La sem tour, k laquelle il donna le nom de soi h Phasaël, avait une base carrée de qam coudées de côté et de pareil nombre d k teur; toute cette base était massive. EIHa couronnée d'un portique haut de dn ci dées, muni de parapets et de créoem milieu du portique s'élevait une autre iv divers étages, contenant une salle delà aOn qu'il ne lui manquât rien pour pat une habitation royale. Le sommet wa core garni de parapets et de ctémm;é était en tout haute de quatre-Tiogt-da ai dées, et ressemblait au phare d'Al bien qu'elle fût de dimensions phis rabies. » (Bell. Jud.. V, iv, 3.)
Enfin la tour Mariamne, qui aval nom de la reine, était massiTe josqif hauteur de vingt coudées, et elle tm base un carré de vingt coudées ée « Elle supportait des appartements ba plus magnifiques et plus ornés que cm deux autres tours déjk décrites, et qa talent des noms d'homme, tandis q« Ik étaient plus fortes. La tour Mari ▼ait que cinquante-cinq coudées de {Bell Jud./V, nr, 3.)
Je ne puis, pour compléter cette tion, me dispenser dv- reproduire m un paragrapne de Josèphe, danskq»^ leurs nous trouvons les détails les téressants sur le palais d*Hérode.
paragraphe (Bell. Jud.^ V, nr, 4; : • Cs