‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 15 sur 181 · ADV · texte numérisé non relu

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nord-nord-ouest. J*ai cru v recoiinaîlre de belles coulées de la?e. A deui raille mètres à gauche se montre le sommet d'une haute montagne, et Ton débouche bientôt surun-

56tit plateau de deux cent cinquante mètres e diamètre environ. Peu à peu la route se redresse en remontant toujours dans TOuad- «t-Thaemeh, dont la direction est alors nordouest. A gauche âc la route vient une ligne de vallées éloigntfes de trente à quarante mètres, tandis que les collines de droite sont en moyenne à une centaine de mètres de distance du sentier battu. Vn peu plus loin, le ravin se rétrécit encore, et Ton rencontre dans les rochesde Iwîlles et larges infiltrations violettes, jaunes et vertes, dues probablement à la présence de sels de cuivre et de manganèse qui ont pénétré les masses calcaires. Eufln on arrive, après une marche totale de deux heures vingt-trois minutes, à une petite montée assez roide, entre deux rocnes violettes, à l'apparence rôtie, et qui ne lui laissent guère que quelques mètres de larf^eur. Ce point étrange et sur lequel il n'est guère possible de méconnaître une action volcanique violente, se nomme Souq-et-Thaemob (le marché d'Et-Thaemeh). Cette fois, le nom d'Et-Thaemeh, qui frappe mes oreilles depuis plus d'une demi-heure, me cause un étoonement assez naturel . Je me hâte donc d'interroger mes deux guides, les scheikhsAbou- Daoui et Hamdan, qui me racontent tous les deux qu'en ce point exista jadis le marché d'une ville détruite par le feu du ciel et par la vengeance d'Allah. Cette ville s'appelait Et- Thaemeh, et nous sommes sur l'emplacement de son marché public. D'Et-Thaemeh à Adameh ou Adamah, il n'y a pas si loin, que ie ne sois bien tenté de me croire sur le site dej'une des villes de la Pcntanole maudite. Y a-t-il rir les coteaux voisins des décombres de cette ville? je l'ignore, bien que mes guides me l'aftirment : quant h le vérifier moi-même, enterré comme je Tétais entre deux rochers élevés, il ne m'a pas été possible de le faire. Ce aueje dois dire, c'est qu'avant et après le Souq-^t-Thaemeh, je n'ai absolument rien vu qui pût me permettre de soup<;onner l'existence d'une ville antimie en ces lieux si profondément bouleversés.

Je viens de copier à peu près textuellement les notes de mon journal de voyage, et je ne puisque recommander h ceux qui me suivront sur le même terrain, et qui labordenmt avec un but un peu plus honorable que celui de certain voyageur récont qui n'a parcouru ces Ueux que poussé par des gens désireux d'acquérir un moyen de dire à cinq hommes de cœur, et sincères avant tout, sur l'affirmalion d*un homme de mauvaise foi, qu'ils avaient forgé k plaisir des contes à dormir debout ;ie ne puis, dis-je.que leur recommander de parcourir avec soin et d'explorer plus minutieusement que je n'ai pu le faire moi-même, ce coin de terrain où d'illustres découvertes leursont réser\ ées. A coup sûr, ils me remercieront du conseil; mais, pour Dieu, qu'ils ne né^li^eut absolument rien pour se B!*;ltre k même d'Mlilifçr ompl^îtcmcnt le

contact des Arabes du pays, dont ils doivent attendre toutes les lumières qui pourront les guider avec sûreté dans ces recherches.

ADAMAH, Adami. — Nous lisons dans Joiué (xik) . à propos des limites du territoire de Nephtali:— 35. Les vilUs forUê éiaieni : Hesoudim-Sour (peut-être bien, comme ont lu les Septante, FMOtinm-Sour, puisqu'ils nnt traduit... Ti» Tvpî»» tO/mc), et Harnais Rakai, et Keneret. — 3(5. Et Àdamah, et Harammk (Hormah de saint Jérôme), et Haxour. Où était cette Adamah de Nephtali? il esl bien difficile de le dire.

Dans le verset 33, qui précède, nous lisons : Leur limite (des mêmes Nepbtalites) allait de Khalef, à partir du chêne de Sdananim, par Adami-Henagh et Jebnael^ /miquà Lekoum, et aboutisiait au Jourdain. Ijt localité nommée ici Adami-Henagb (Adami de la trouée, de la tranchée, du passage coopé i travers les rochers) est-elle la même que TAdamah qui est cité quelques instants plus lard parmi les villes fortes de Nephtali T celleci avait-elle pour but de défendre et de fermer l'HenagD, ou passage qui conduisait dans le haut pays? Je le soupçonne, sans oser me permettrede l'affirmer, d'autant plus qu'un passage de la Gemara de Jérusalem, déjà cité par Reland (au mot Adami) , avertit les lecteurs de la Bible que les deux mots vc^ aD:n forment deux noms distincts, et que Adami fut appelée plus tard ï^orr Damin et Hena^b, Tziaaatha. La traduction des Septante semble leur donner raison, car elle transcrit ces deux mots'A/jf»îîwiN«eox ou* A fgiMi xeti NaÇi^ (suivant queloues manuscrits), de même qu'au verset 36 ils écrivent *Apmmh \ la place de Adami. Il y a si près du ààieit au rech, quant à la forme matérielle de r*^ lettres, que les Septante peuvent parfaitemetf. avoir eu raison a*adoj)ter ces transcriptions

Remarquons toutefois que le passaoe du Talmud semble donner raison a la Teçoc Adami. H a de plus l'avantage de nous suegérer une identification assez plausible de la Damin quia, suivant les talmudistes, pris la place de Adami. A dix kilomètres à lest de Saint-Jean d*Acre se voit, aux limites de Ki plaine, un très-fort village nommé aigourd'hui Damoun, et placé au sommet d'une ccillinc. Lh est bien !e territoire de Nephtali, et je propose snns scrupule de consiclérer la moderne Daiuoun comme étant la Damin dv^ talnmdistes et TAdami du Livre de Josué. Je ne vois, je Tavoue, aucune bonne raison de rejeter cette identification importante.

M. Van de Velde (t. I, p. 286) a traversé lo village de Damoun, qu'il appelle un ancien village avec des voûtes remarquables, et qu'il identifie sans façon à l'aide de la note textuelle suivante : Dirona [Josué, xxi, 35). Dimnah était de la tribu de Zabulon, et lo territoire de Zalmlon ne s'est ceriainement jamais étendu jusqu'à Damoun. D'ailleurs le verset en que^r tion mentionne Dimnah avec des pâturages, et Damoun placé sur le sommet (lune colline, n'avait guère de pâturages dans ses dépendances.

.\D.\MMIM, ADOU.MMIM. — Xous trouvons te

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DES ANTIQUITES BifilJUtES.

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nom de lieu deux fois dan» l'Ecriture sainte. La première mention en estfaile dans le passage suivant [Josuéy xv, 7) : La limite {du territoire de Juda) ê' élève de la vallée d^ÀakouT' vere Daborj et au nord elle te tourne vere Hedfetdjal^ qui e$t en face de la montée d Adammim^ qui e$t au sua du torrent: la /tmiite passe vers les eaux d^Ayn-Chems^ et se termine à l'Ayn-RadjoL

Plus loin, dans le même Livre de Josué (xvm), nous trouvons la même montée mentionnée ainsi qu'il suit dans la description de la limite du territoire de Benjamin ^.limite quiest fixée en sens inverse de celle que nous venons de voir assignée au territoire de Juda. Je transcris : — 16. la limiLe descendait vers V extrémité de la montagne qui est devant la vallée de Ben-Hinnomjqui est dans laplaine des Hcphalm, au nord^ descendait dans la vallée de tten-Hinnom qui est à côté de Jedousi, au f ud, et (allait) de làverslAyn-Radjol. — IT. Se dirigeant en partant, vers le nord elle aboutissait à VAyn'Chems\ et elle aboutissait à DjeUlout.quiesten face de la montée d*Adamim, et elle descendait à la pierre dé Bohan^ du fils de Réouben,

Comme dans ces deux passages nous ne trouvons mentionnée qu'une Mdaleh, montée ou c6te, il n'est pas possible de dire si le nom d'Adammkn était exclusivement adècté à une route montueuse ou* à une localité à laquelle aboutissait la montée. Ce oui est important à constater, c'est que saint Jérôme mentionne, dans le voisinage de Jéricho, un endroit oui portait encore de son temps le nom de Maie» domim, qui signifiait la montée rouge, et qui devail ce nom au sang qui y était fréquemment vepsé par les brigands qui l'infestaient. Cet endroit dangereux se trouvait sur la roule qui conduit de Jérusalem à Jéricho, et l'on y avait établi un petit poste militaire pour donner un peu de sécurité aux voyageurs. H semble fort probable que la parabole du bon Samaritain, racontée par Notre-Seigneur Jésus-Christ (Luc. X, 30 et suiv.), a trait à une aventure arrivée en cet endroit.

On conçoit tout Tintérét qui s'attache à l'identification d'une localité pareille, et je me réjouis de pouvoir l'offrir a mes lecteurs avec une probabilité qui équivaut à la certitude. Voici donc ce que j'ai consigné dans mes notes en levant la carte du terrain qui traverse la route de Jérusalem à Jéricho. A un peu plus de dix kilomètres de la fontaine placée au bas de Béthanie, et connue sous le nom de fontaine des Apôtres, se trouve une colline que franchit la voie antique, et sur laquelle se voit une ruine de peu d'importance, qui est nommée Thour-ed-Dabor (la montagne deDabor).On descend ensuite directement h l'est vers un petit oualy ruiné, nommé Cobr-el-Khoukh. A partir de ce point, une série de plateaux, montant insensiblement et sur It'squt'ls paraiss(*nt iVéqjuemment des Irflces de la voie antique, nous mène à un puits nommé Bir-4.*1-Khan, auprès duquel se voient quelaues débris peu importants et un tron- «;«Mï de colonnes. A gauche de la route est une cuUino l>a:>be qui nias(iuc une vullcc uonmiée

Ouad-Abou-Kebdah; et k cette colline se relie presque aussitôt un monticule très-considérable, sur lequel est assise une ruine assez vaste nommée Khan-el-Hatrour ou el-Khan-el- Ahmar (le Khan rouge) . Presque aussitôt on arrive à une crête au delà de laouelle commence la véritable descente vers la plaine du Jourdaia.

Je retrouve Te Khan-el-Ahmar , désigné sous le nom de la Tour-Rouge, dans le journal d'un pèlerin du xiv* siècle, dans un recueil littéraire publié à ^etz, sous le nom de Revue d'Austrasie (III* volume, année 1838). Voici le passase où je trouve cette précieuse mention : Relation d*un voyage lie Metz à Jérusalem entrepris, en 1395, par quatre che^ valiers messins : « Nous allâmes, la première journée, coucher à onze lieues (?) en une ville (?) où il y a un bon logis pour héberger les gens étrangers. Elle est proche d'une montagne sur laquelle est un château qui a nom la Tour-Rouge. Le dimanche après minuit (20 octobre) nous q^iiUâines ladite au-; berge»etaIl&mes,jusqu'À environ quatre lieuesv à une petite tour qui se dit la Tour de Jéricho. » Un second passage qui se lit un peuplus foin me semble inadmissible ; le voici : 9 De Béthanie nous allumes gîter au cazale de la. Tour-Rouge , d'où nous partîmes le lundi moult grand matin pour retourner à Jérusalem. » Ou les deux noms ont été intervertis dans ce passage, ou au lieu de Béthanie il faut lire Jéricho. Quoi qu'il en soit, au xiv* siècle, le Khan de la Tour-Rouge, le Kan-eU A'hmar recevait les voyageurs ; aujourd'hui il est parfaitement désert et ruiné, et pecsonn». n'a la moindre envie de s'^ arrêter.

Si nous remarquons maintenanlia filiation « des noms qu'a portés cet endroit célèbre,, nous serons forcés d'admettre que le Khan— el-Ahniar désigne d'une manière certaine laposition du point culminant de. la montée d'Adammim. En effet, dans le Livre de Josué^ cette montée est nommée Mâaleh-Adoumiiu (montée rouge, montée sanglante). Au v* siècle, du vivant de saint Jérôme, elle s'appelle encore Maledomim, la montée rou^e, et uik poste militaire, une tour, un bordj^ comma disent les Arabes, y est établi pour la séourité des voyageurs. Au xrv* siècle ce lieu s'appelle encore la Tour-Rouge, et il y a un cazale où Ton hébergeles voyageurs. En 1851, j'ai passé à côté des ruines de ce cazai, qui s*appelleftt £l-Khan-el-Al2inar,le khan rouge;, il y^ a. donc identité parfaite; et le même lieu, a gardé le même nom à travers une bien too**^ gue suite de siècles.

Ctîci posé, reprenons le verset 1 du chapitre XV de Josué : ïjjl limite {du territoire de Juda) s' élève de la vallée *d\Aakour vers Dabor, et au nord elle se tourne vers Hid* jelijal, qui est en face de la montée d'Adou^ f/iim, qui est au sud du torrent; la limite passe vers les eaux d^Ayn-Chems, et se termine à VAyn-Radjol.

La vallée d'Aakour (Voy. ce mot) doit se retrouver et se retrouvera infhilliblementsur les premières pentes qui viennent abouti» au l\hor'Lljalnr,'Mqui gnnii>>ciil le tlauc^seplfttr '

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tt'ional du Djebel-Fechkhah. Là j'ai retrouvé rOuad-Dabor, qui rappelle inévitablement le nom d'un des points par lesquels passait la limite. De là cette limite tournait au nord, et se dirigeait vers Hedjildjal (le Gilgal, ou Gaieal des traductions de la Bible), qui est en face delà montée d'Adoumim. La montée ainsi nommée était donc entre Jéricho et le Khan-^l-Ahmar, et non pas entre Jérusalem et ce kban. D'un autre côté, Djeldjal ouGilgal devait être forcément sur les premiers mamelons placés en avant du point où la route antique entre dans la montagne pour devenir Je H&alch-Adoumim.

Gilgal était donc fort probablement la lo* cal! té dont les ruines sont de nos jours appelées Kakoun par les Arabes. Le verset ait que la montée d Adoumim est au sud du torrent ; rien de plus exact, car cette montée court au sud, et à peu près parallèlement au Nahr-el-Kell, le Kerith de rÉcriture, torrent qui arrose la plaine de Jéricho, et que j'ai vu couler à plems bords pendant le mois de ianvier comme un gave des Pyrénées. La limite passe ensuite à rAvn-Ghems (la source du Soleil), et se termine a l'Ayn-Raajol. Nous examinerons plus tard, en nous occupant de ces deux sources, s'il ne faut pas identifier TAyn-Chems avec la fontaine des Apôtres, Bir-el-Haoud des Arabes, et l'Avn-Radjol avec le Bir-Eyoub ou fontaine de Néhémie.

Remarquons enfin qu'il est parfaitement

{)ossible de se rendre compte sur place de 'espèce de pointe que fait vers le sud de Jéricho la limite des territoires de Juda et de Benjamin. Le Diebel-Fechkhah forme une pointe très-sensible, le Ras-Fechkhah, qui se détache de la chaîne de Kcnàan , pour s'avancer dans le Rhôr ou plaine de Jérictio. Il y a donc une petite plaine carrée de deux lieues^ environ de profondeur, et qui est limitée è Touest par la chaîne même que IVanchit la route de Jérusalem, c'est-à-dire la M4aleh*-Adoumim, et au sud par les pentes nord du Djebel-Feohkhah. Cette petite plaine est en quelque sorte une dépendance du territoire de Jéricho. Il n'y avait donc pas trop de possibilité de trouver à travers une limite naturelle, et par conséquent stable. Le législateur a eu la sage pensée de suivre la limite aue lui donnait la pente des monta* gnes, et c'est ainsi que la ft-ontière, après 6 être dirigée au sud iusqu*au flanc du Djcbel-Pecbkhah, et avoir le long de ce fleuve atteint le point nommé Dabor, est revenue au nord vers Gilgal ou pjeldjal, pour suivre ensuite le tracé de la route de Jérusalem. C'est là un point qui me parait aujourd'hui acquis à la science.

ADAR, Adhar. — Nous lisons dans les iVombret ( c . XXXIV ) : — 1 . L' Eternel parla à Moyse, $ahoir : 2. Ordonne aux enfants d'Israël^ et dîBmleur ; Comme vous arrivez au pays de JTf • nàan^voicilepays qui vous éçherrorenpartage^ le pays de Kenàan selon ses limites,—^. Vous aurez pour côté méridional, depuis te déserf de Stu, pris â^Edom, et pour la frontière du côté du midi vous aurez depuis V extrémité de la mer Salée i l orient — 4. la frontière

tournera au midi vers la maniée des Scorpions {AJtrabim), et passera jusqu'à Sin, et ses débouchés seront du côté du midi ; à Kades^ Bamca; elle sortira aussi àÀser-Adar^ et passera jusqu'à Aasman. — b. La frontière tournera de Aasman jusqu'au torrent aEqypte et aboutira à la mer, — Le mot i*»ri haser signifie enclos, lieu muni d'une enceinte. Ce passage suffit à lui seul pour nous démontrer

2ue la localité biblique nommée Ader ( tîk ) tait située sur la limite extrême sud du territoire de Juda.

Dans le Livre de Josué (xv) nous lisons encore : — 3. Leur limite ( de la tribu de Juda) part vers le midi de la montée d'Akrabim^

Susse jusqu'àSin et monte au midi de Kades^ ^amca^ passe par Hesrona^ et monte vers Adar puis tourne vers Hekerkaàh. — ^Uest clair que ce verset est en quelque sorte la contre-

fartie de celui que nous avons rapporté tout l'heure. Comme le verset suivant est ainsi conçu : — 4. « Passe par Aasmoun et s'étend jusqu'au torrent d'Egypte : la limite se termine à la mer, » etc., il devient évident cpi'il faut chercher la position de l'Ader biblique entre Kades-Barnea (localité aujourd'hui identifiée avec toute certitude ) et Ël-Arich, où se jette à la mer le cours d'eau nommé torrent d'Egypte dans l'Ecriture sainte. Je ne doute pas que ce nom ne se soit conservé dans lamémoire des habitants du pays, et que des recherches bien dirigées ne fassent retrouver ce point important de la limite du territoire assigné à la tribu de Juda dans le partage de la Terre promise.

Quelques personnes ont pensé que la localité nommée Ater ("nrui) dans le verset 7 du chapitre XIX de Josué parmi les villes du territoire de Siméon, était la même aue l'Ader dont nous nous occcupons ; mais la cfifférence d'orthographédesdeux noms rend cette hypothèse inadmissible, à mon avis. ( Voy, Athbr. )

ADASA, AnASO. — Il est fait mention d'Adasa dans le /•' Livre des Mackabées (vu, 39). Judas Hachabée campa à Adasa lorsque Nicanor était campé à Beit-Choron ; et au verset 45 du même chapitre , il est dit que l'armée juive victorieuse poursuivit l'ennemi depuis Adasa jusau'à Gadara pendant le chemin d'une journée, viamunitu diei^ ce qui donne une position assez précise

I)Our Adasa. Josèphe {Antiq, /ud. ,xu, 17) ui donne le nom d"A5«Tw, et ailleurs {BelL Jud.i, 1), il l'appelle 'Axî3«r«.

ADrrHAlM. — Nous lisons dans le Livre de Josué (xv), dans l'énumératicm des villes appartenant à la tribu de Juda , les versets suivants : — 33. Dans la plaine Estaoul , et Serdah, et Asnah, — 34. Eit Zanouah et Ayor djenim, Teffouah, et Heaynim, — 35 tamoût et Aaouiam, Soukah et Aazkah, — 36. Et Sdarim et Aadilim, et Hedjederah et Djederataïm , quatorze villes avec leurs places ouvertes.

On ignore entièrement jusqu'ici quelle peut être la position de cette localité biblique. Eusèbe mentionne deux bourgs du nom d'Aditha ou d'Adatha , dont l'un se trouvait de son temps auprèi^ de Gaza, et

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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