‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 146 sur 181 · BOI · texte numérisé non relu

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Nous avons malheureuseaient fini avec ce qui reste actuellement visible , pour nous Chrétiens, des véritables constructions salonioniennes du temple. C'est bien peu de chose, sans doute, et cependant nous pouvons, en résumant, énumérer déjà des faits architectoniques qui doivent nous donner une très-haute idée de la science des constructions pratiquées par les Juifs dès le règne de Salomon, c'est-à-dire plus de dix siècles avant Père chrétienne. Les murailles étaient bâties de magnifiques blocs en bossages , jointoyés avec un soin extrême et atteignant des dimensions très-imposantes. Pour que les conditions de solidité fussent remplies, le fruit à donner à ces murailles n'était pas insensiblement réparti sur toute leur hauteur; mais les assises superoosées étaient de hauteur parfaitement régulière , atin que chacune d'elles pût être en retraite de cinq centimètres environ sur l'assise précédente. EnGn l'usage de la voûte circulaire, et de l'encorbellement pour les sols de balcon, existait chez les Juifs, et ceci implique forcément une science très-avancée de la coupe des pierres et de l'appareillage des voussoirs. L art judaïque avait donc des ressources que les E^ptiens eux-mêmes n'avaient pas, puisqu'il parait très-probable que ceux-ci n ont pas connu la construction des voûtes.

J'ai bien longuement, j'en conviens, décrit d'humbles pans de murailles; mais je ne saurais le regretter, et on me le pardonnera , j'espère, en pensant à ce que furent ces murailles, qui se rattachent au monument le plus somptueux dont l'antiquité sacrée nous ait légué le souvenir. Du moment qu'il s'agissait du temple de Salomon, j'ai cru qu'aucun détail ne paraîtrait minutieux, et crue, bien plus, on me saurait gré d'avoir été chercher ces détails, pour les discuter ainsi que je viens de le faire.

Maintenant que nous sommes arrivés au point où les textes seuls, sacrés ou profanes, peuvent nous venir en aide, nous nous eiforceronsde les interpréter, en les éclaircissant lorsqu'ils paraîtront obscurs , mais nous confesserons humblement notre insuffisance , toutes les fois que la tâche de commentateur sera au-dessus de nos forces. Etudions donc les trois descriptions du temple que nous lisons dans le Livre dtt Rois, dans celui des Chron\qu€$ et dans les Antiauitéi judaïques de Josèphe, afin d'en déduire la connaissance approximative de cet illustre édifice, et d'en pouvoir déterminer au moins le plan.

Occupons-nous d'abord des dimensions des parties principales. Nous lisons dans le /•' Livre des Rois (iv) : 2. Et la maison qr^ le roi Salomon bâtit à V Eternel avait soixauKe coudées de longueur .vingt de largeur et trente de hauteur. Le passage correspondant //' Ii- «re des Chroniques est ainsi conçu (ni) : 3. Et voici la fondation que posa Salomov^ pour la construction de la maison de Dieu • ta longueur, d* après les coudées de l'ancien ne mesure, soixante coudées, et la largeur vingt ioudées.

Nous avons déjà transcrit le passai de Josèphe {Ant,Jud. , VIll, m, 2) dans lequel il est question des dimensions données aux fondations du temple. J'ai fait voir que ce passage, quant aux chiffres, ne méritait (ms de confiance , et il ne me sera pas difficile de 'démontrer mieux encore que j'ai Vaisoo d'en être convaincu. Cette démonstration va ressortir pleinement des mesures mentîoonées dans les deux textes bibliques cpieje viens de rapporter. Le Livre des Rots est précis : le temple, proprement dit, a^t soixante coudées de longueur, vinçt df* largeur et trente de hauteur. Ces trois dkmeiisions traduites en mètres nous donnent, pour la longueur, trente et un mètres cinquante centimètres ; pour la largeur, dix mètres cinquante centimètres, et, pour la hauteur, quinze mètres soixante-quinze centimètres. Je ne puis, à propos de ces mesures, que répéter ce que j'ai déjà dit , à savoir, que le temple n'avait{en aucune façon des dimensiom colossales.

Dans la Bible , le Livre des Rois seul nous parle de la hauteur du temple; les Chroniques n'en disent rien , mais Josèphe donne au temple soixante coudées de hauteur, d'où il résulte pour lui que la hauteur totale de la bâtisse, fondations comprises , était de cent vingt coudées, les fondations ayant, à ce qu'il dit, exactement les mêmes dimen* sions que la construction au-dessus du sd.

C'est là , je l'ai déjà dit , un mode de construction que réprouvent les règles élémentaires de l'art de bâtir. Ces chiffres de Josèphe sont donc erronés ; mais comment a-t-il pu être conduit à les adopter T Cest ce que nous allons essayer de reconnafire.

Tout à l'heure j'établirai d'une maniera indubitable que les dimensions oue je Viens de transcrire du Uvre des Rois aoivent Mit comptées dans œuvre; toutes les autres £• mensions du même genre que nous alloBi passer en revue doivent donc être comptées de même; car il ne saurait venir à Fidée de personne que l'écrivain sacré ait donnét indifféremment, des mesures prises dans œu* vre ou compliquées des épaisseurs des murailles ; c'eût été en effet rendre sa descriplion incompréhensiblepour tout le monde.

Le temple (hikal) avait un portique ou vestib'jle (aotUem) dont les aimensions sont (i^.ées ainsi : Le portique devant le temple de la maison avait vingt coudées de Ion* fjueur, répondant à la largeur de la maison, et dix coudées de largeur sur le devant de la maison. {I Rois, vi, 3. )— ^^ le portimu oui était devant, dont la longueur répondait a la largeur de la maison, était de vingt coudées, et la hauteur de cent vingt. Il le couvrit en dedans d'or pur. {Il Chroniques, lu, 4.^ Enfin Josèphe nous apprend ( loc. cit. ) qu'un vestibule, auquel il donne le nom de pronaos, était à l'entrée du temple, qu'il avait vingt coudées de longueur, celle-ci étant comptée dans le sens de la largeur du temple , dix coudées de largeur et cent vingt de hauteur.

Ces mesures reviennent à soixantt -trois

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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S de hauteur, dit mètres cinquante Qètres de longueur perpendiculaire è du temple, et cinq mètres vingt-cinq Dètres de largeur parallèle à cet aie.

5t clair que Josèpne s*est servi du livre hroniques, et qu il y a puisé les renseîents qu'il nous donne. Devons-nous h de cela prendre tous ses chiffres pour * Je ne le pense pas. Ainsi j'ai peine à aux cent vingt coudées ou soixantenètres de hauteur du pronaoi , parce e construction pareille eût été nlus ange. Que dire en effet d un pylône six fois en hauteur la plus srande dion de sa base, et douze fois Ta plus perçût été en quelque sorte une moitié lisque. Il y a donc à démêler ici une sion certaine, et je crois oue la chose ossible. D'une part, Josèphe nous dit ts dimensions en hauteur cies fondations TédiQce au-dessus du sol, étaient égales. Ile sorte que la hauteur totale de la iiction était de cent vingt coudées. Un lus loin, en parlant du pronaos, il donne li-ci une hauteur invraisemblable de ingt coudées au-dessus du sol. A son le donc la hauteur totale de la consm du pronaos eût été de deux cent nte coudées, au lieu de centyinst, e de la hauteur de soixante coudées attribue au temple proprement dit. Or mier chiffre est incontestablement faux, ue le Litre des Rois ne donne au temle trente coudées de hauteur. Admettons 3 fait de l'égalité de hauteur des cons* ons enterrées et extérieures soit cer« ce que , pour ma part, je crois sans dif- \; admettons de même que Josèphe ) au pronaos , sur la foi dune tradition 3 , une hauteur double de celle du temlous conclurons » en nous servant de la { tradition, que le pronaos avait soixante \es , ou trente et un mètres cinquante nètres de hautetu*, le temple en ayant itablement trente, ou quinze mètres Ate-quinze centimètres. A ces soixante ies, ajoutons les soixante coudées de ur des fondations du jfronaosy et nous ibons sur les cent vingt coudées du des Chroniques, chiffre qui comprend, n doute pas, la hauteur des fondations ; I que les chiffres cent vinft et soixante ^ des hauteurs respectives attribuées (Mèphe au pronaos et au naos au-dessus 1 , doivent être compliqués du chiffre de ur des fondations , et sont par consét trop forts de moitié, résumé, Josèphe, par un véritable lap* rokimv, a doublé toutes les hauteurs, de se rendre compte, par un simple , des rapports impossibles de ces hau* fautives avec les largeurs et les lonrs réelles des différentes parties de Ice. Nous nous croyons donc en droit »pter définitivement les mesures sui-

Coudées. Mètres, leiir dans «uvre du tfropropremenl dit. 60 51,50

Coudées. Mèlres.

Largeur dans oeuvre. ^0 10,.MI

Hauteur su-deMSUs du sol. 50 15,75

Hauteur des fondations du temple

au^Jessous du vA. 50 15,75

Longueur «iu prouaot dans œuvre

et perpendiculairement à Taxe

du temple. ÎO 10,50

Largeur un pronaos dans œuvre

et parallèlement à r»xeduiem*

pie. 10 5,«5

Hauteur do pronaoê au-dessus du

sol. 00 51,50

Hauteur des fondations du pronaoê

au<-dessoiis du sol. GO 51,50

De Tensemble de ces mesures résulte un premier fait d'une extrême importance, c'est que le temple de Salomon était construit sur le même plan que les temples des Egyptiens; qu*il avait comme eux un pronaos ou pylône, plaqué contre rentrée du naos, et d'une hauteur double de celle du naos lui-même. Ains% que Ton compare la disposition générale ou temple de Knons, h Karnak, avec celle que nous sommes déjà en mesure de déduire des chiffres établis tout à Theure, et l'on sera frappéi je n'en doute pas, de -la presque identité des deux plans. Seulement, dans le temple de Salomon, les rapports des dimensions sont tous exprimés p^r des. fractions simples, comme demie, tiers, quart, etc., tandis qu'il n'en est pas risoureusement de même aans le temple de Knons. L'architecte do Salomon, tout en appartenant h Técole égyptienne, a donc introduit dans ses plans une noble et imposante simplicité, que tes monuments égyptiens, immédiatement comparables, ne nous présentent pas. Ce plan, nous avons vu que David l'avait transmis h son fils, en lui attribuant une origine divine. Il est certain que la parfaite harmonie de ses proportions ne laisse absolument rien à désirer.

Poursuivons l'examen de tous les renseignements que nous possédons sur la structure du temple.

Nous avons la certitude que des jours étaient pratiqués dans l'épaisseur des murailles ; ainsi nous lisons dans le f Livre des Mois (ti, 4) : // (Salomon) lit à la maison des fenêtres transparentes fermées. Tel est le sens que Cahen donne avec raison, je crois, au passage qui concerne ces baies; mais leChaldéen parle de fenêtres ouvertes en dedans et fermées au dehors. Très-protmblement ces fenêtres étaient garnies de plaques de verre, que les Tyriens avaient dû fournir à Salomon. Je dois dire cependant que parmi les débris qui encombrent les pentes de la vallée de josaphat, j'ai ramassé un beau fragment de cristal de roche aplani sur deux faces et portant en outre, sur Tune d'elles, une pomte comme celle d'une étoile taillée au lourct. Ce curieux morceau, recueilli avec une prodigieuse quantité de cubes de mosaïque grossière, provenant certainement du temple primitif, prorient très-probablement loi-même de ce temple, dont peut-être les fenêtres étaient closes de plaques de cette

Erécieuse matière. Au reste, c'est Ik une purje ypothèse à lauuelle je n'attache aucune im-

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D[CTK>NN.\mE

pnrtance; il me suflil ici cic 'constater que, quelle que fût la matière employée, verre ou cristal <ie roche, des fenêtres transparentes étaient pratiquées dans l'épaisseur des murs du temple.

Voyons maintenant quelle était 1a disposition intérieure du temple : nous lisons dans le 1" Livre de$ Roit (vi) : — 16. El il bâtît dont l'intérieur le debir {le iancluaire), pour être le Saint des eaints. — 17. La maiton, gui tri le temple de devant, avait quarante cow die$. — 19. H prépara le debir intérieurement au milieu de la maiton, pOfH" y placer l'arche de ralliance de lEternel. — SO. Et le debir avait twr le devant vingt coudées de longueur, vingt coudée» de largeur et vingt coudée» de hauteur.

Le I" Livre de» Chronique» nous parle du debir de la manière suivante [ui, 8) : il fit la maison (la chambre} du Saint de» tainti, dont la longueur, égale a ta largeur de la maison, était de vingt coudée», et la largeur de vingt coudées.

Josèphe décrit ainsi le Saint des saints lAnt. Jud. V, in, 3} : Ayant divisé le nao» en deux parties, il fit une chambre intérieure de vingt coudées, pour qu'elle servit d'adgton, et une cbambre eiterieure de quarante coudées, qui fut le temple saint liyiov ■««* «xi'Jnîi»), Dans la phrase suivante, l'historien mentionne le mur de refend qui séparait Vadyton du taint. Un peu plus loin encore, à propos des Aerouliim, Josèphe dit que Saloinon en fit placer deux dans Vadgton, qui avait vingt coudées de laideur et vingt de longueur; mais il ne parie pas de la hauteur de cette portion du temple.

Résumons maintenant ce que nous fournissent de renseignements positifs les trois passages que je viens de reproduire.

La longueur totale du temple, le vestibule non compris, était de soixante coudées ou de trente et un mètres cinquante centimètres. Cette longueur fut partagée en deux, l'une de vingt coudées (dix mètres cinquante centimètres), et l'autre de quarante coudées (vingt et un mètres). La première de ces portions devint la longueur, parallèle b l'aie général) du sanctuaire impénétrable, de Vadyton, du debir, qui avait la largeur même du temple, c'est-à-uire dix mètres cinquante centimètres, mais qui n'avait plus dans œuvre que vingt coudées ou dix mètres cinquante centimètres de hauteur ; tandis que le saint ou nao» avait trente coudées, c'est-à-dire quinze mètres soixante-quinze centimètres, il y avait donc inconteslaolement une décroissance de hauteur très-notable (d'un tiers!) entre le plafond du naos et le plafond de Vadyton. Cette décroissance, hâtons-nous de le faire observer, était de règle dans l'architecture égyptienne, et on la remarque parbitement dans la coupe générale du temple de Khons, à Kamak, temple nù, à partir du pylône, toutes Jes hauteurs des appartements sacrés vont conslamoient en diminuant. En devons-nous conclure que pour le spectateur placé à l'extérieur du temple cette décroissance des liauteurs successives était apparcnteî II n'est

lias possible de l'admettre, et j'en dirai toutk l'heure la raison. Ce n'était donc qu'à l'inté-. li'i'.ur que celle dégradation des hauteurs sue* cessives pouvait (tre constatée ; et k l'extérieur, les deux seules hauteurs relatives du pylône et du temple étaient faciles k reconnaltre.puisquel'unen'étaitquelamoitiéde l'autre.

En résumé, voici la série des dimensioiu du Saint et du Saint des saints :

Cmidéec. Uéum.

Longueur du Saint des'uinu dan

œuvre. 80 10^

Largeur du Saiut de> utiiis dans

œuvK. 30 10,50

Ilaulcur du SaiDl deii sainU dan»

œuvre. SO 11^

Longueur du Saint dans œuvre. 40 $1,01

Largeur du Saim daua œuire. M HJt

ilautcur ilu S;<inl daus œuvre. 30 16,11

Avant de discuter les épaisseurs des murailles, occupons-nous des trois étaxes de chambres qui f\irent adossés au temple, tur toute l'étendue de son pourtour.

Nous lisons dans le )" Livre des Roi» {n], 5. Il bâtit contre le mur de la maisost urne g»lerie étendue autour des murailles de ta mnton, autour du hikal (du temple) et du delnr (sanctuaire), et il fit des chambre» latirala tout autour. — 0. La galerie inférieureoKttit cinq coudées de largeur, celte du mid'ew dMtl lix coudées de largeur, et la troisième étaU large de sept coudées ; car il fit des rétrécissements en la maison par dehors ait»tour , pour ne pas entamer la muraille ds la maison. — 8. La porte de la galerie i» milieu était au côté droit de ta matton, et h montait par un escalier tournant à la gattris du milieu, et de celtedu milieu à la trouiimt.

Il D'y a pas de passage correspondant àasa )c Litre de» Chronique»; dans Josèphe, M contraire, nous trouvons les détails qui suivent (Ant. Jud , VUI, m, 2) : Salomon ttt bUir autour du temple trente édicules, qui j étaient accolés et qui étaient rejetés entièrement h l'extérieur; ils avaient des dimensions extrêmement petites. On pénétrait àt l'un dans l'autre ; chacun avait cmq coudées de largeur, cinq de longueur et vingt debsateur; sur cette première rangée en était Ai* blie une seconde, et sur celle-ci une troisième, dont les chambres avaient précisément les mêmes dimensions, et étaient en mènm nombre que celles de la galerie inférieure ; si bien que les trois étages réunis égalaient en hauteur la portion la moins élevée de l'édifice général, c'est-à-dire le corps du temple même, t^r, ajoute Josèphe, le haut do l'Mtfice n'était point entouré de petites con»* tructions. Un plafond de cèdre couvrait Ukh ces édicules, et chacun avait le sieii, qui ub se rehail pas au plafond de& édicules votfliis- Un toit commun les recouvrait tous, il était formé dts très-longues poutres reposant ) li fois sur les deux côtés du ' '" ''

que les murs inlerm* pièces do bfûi de solidité ; w le plafond, b^ d'oF. Le rm ti seur des i^

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DES ANTIQLITES BIBLIQUES.

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ileties supérieures ; en effet, les gale- *avaient pas de grandes portes ouvertes ient comme le temple, mais on y parpar de petites portes de côté, ons maintenant quel parti nous pouirer de la comparaison de ces divers gnements.

nombre des chambres latérales comprias les galeries à triple étage, accofées lurs extérieurs du temple proprement 'est pas Qxé dans l'Ecriture sainte ; Jonous apprend qu'elles étaient au nom- ) trente dans chaque étage, criture sainte nous dit seulement que la e inférieure avait une largeur de cinq es^ ou deux mètres six cent vingt-cinq lètres ; celle du premier étage, une larle six coudées, ou trois mètres quinze oètres, et enfin la plus élevée» une larde sept coudées, ou trois mètres six soixante-quinze millimètres. Josèphe ) à toutes ces chambres les mêmes dions, à savoir, cinq coudées, ou. deux s six cent vingt-cinq millimètres de larcinq coudées, ou deux mètres six cent cinq millimètres de longueur, et vingt es ou dix mètres cinquante centimètres iiteur. Tous ces chiffres de Josèphe sont ûssibles, et voici pourquoi : (]uiconque . soit peu étudié Part de bâtir sait que nslructeurs, pour donner de la solidité Qurailles, sont obligés de diminuer l'é- ^ur de celles-ci à mesure qu'elles s'ét au-dessus du sol, et que cette décroisindispensable de l'épaisseur porte le particulier de fruit. Il n'est pas sans )t de constater que l'écrivain sacré a temple du fruit des murailles, tandis que he semble ne s'être pas douté que cette élémentaire existât.

bphe donne k chacune de ces trois gasuperposées une hauteur de vinxt es, ou de dix mètres cinquante centîmepour arriver à la hauteur de soixante es, ((u'il a ftiutivement admise pour le e lui-même, hauteur ((ui, nous en avons iitude absolue, n'était qne de trente es. Pour qu'un toit commun recouvrit emple et les chambres latérales d« l'ésupérieur, il fallait que ces chambres ;ent en réalité que dix coudées de hau- >u cinq mètres vingt-cinq centimètres au le dis au plus, parce que je ne connais e aucune épaisseur des murs de refend, lafonds, ni même des murs extérieurs nple. Ce que nous savons déjà néani, c'est que le (hiit réparti sur les deut entre lesquels étaient ouvertes ces ga- , était d'une coudée pour une hauteur X coudées , et par conséquent d'uno coudée pour chacune des murailles?

ût, au lieu d'être continu, était prapar ressauts d'une deroi-couaée, deux cent soixante-deux millimètres iiièmes, qui constituèrent la largeur de i des poutrelles formant k la fois le du plafond et le plancher de deux chamuperposées.Avec cette hvpothèse s'ex- I très-bien-le verset 6 du chap. vi du»

LttTe des Rois, où il est question des rétrécissements qui furent pratiqués extérieurement dans la muraille du temple, pour que celle-ci ne fût pas entamée, afin d offrir des encastrements aux poutrelles des planchers. Nous avons vu que les assises des murs salomoniens de l'enceinte étaient en retraite de cinq centimètres le^ unes sur. les autres, et

3ueces assises avaient une hauteur moyenne 'un mètre. 11 est très-curieux de voir que le fruit des murs du temple, déduit du textu même de l'Ecriture, est pour ainsi dire identique avec le fruit des murs salomoniens do lenceinte, déduit de la mesure directe. Là encore le fruit est pratiqué par ressauts successifs ; seulement il est réparti sur chaque assise, tandis que pour le temple, la nécessité d'appuyer des poutrelles de plancher, sans entamer les murailles, avait fait maintenir verticales des portions de murs de cinq mètres vingt-cinq centimètres de hauteur, a la condition de reporter au sommet de chacune de ces portions tout leur fruit, qui était de deux cent soixante-deux millimètres cin({ dixièmes.

Josèphe nous affirme que les chambres de chaque galerie étaient au nombre de trente, et qu'elles avaient cinq coudées de longueur et cinq coudées de largeur. Faisant abstraction des épaisseurs des murs de refend, nous aurons pour les trente chambi*cs un développement de cent cinquante coudées. De I& nous pouvons conclure l'épaisseur minimum des murailles du temple. Sans murailles, nous aurions pour le développement du tracé dans œuvre, du naoietde l'aaj^ronGO-f 60-|-20, c'est-à-dire cent quarante coudées, c'est-àdire encore dix coudées de moins que n'en exigent les longueurs des trente chambres do la galerie inférieure, mises bout à bout, et sans interposition de murs de refend. Il est donc certain que , pour réunir trente chambres au rez-de-chaussée, toujours abstraction faite des murs de refend, la muraille du temple aurait dû avoir au minimum deux coudées et demie d'épaisseur, soit un mètre trois cent douze milnmètres cinq dixièmes. Je n'ai pas besoin, je pense, d insister beaucoup pour montrer qu'un mur pareil n'aurait en aucune façon pu recevoir ces retraites successives d'une demi -coudée , appliquées deux fois de suite toutes les dix coudées, et qu'il n'eût pas été possible de donner aux chambres des oalenes des murs de refend d'une cet taine épaisseur stiffisante. Nous sommes donc très-loin de compte avec des murs d'un mètre trois cent douze millimètres cinq dixièmes d'épaisseur, et nous devons chercher ailleurs des indices de l'épaisseur réelle des murailles du temple, épaisseur qui devait être beaucoup plus considérable.

Maintenant que nous avons étudié tout ce

3ui concerne le temple proprement dit, nous evons parler des édifices accessoires que contenait la grande enceinte extérieure.

Le premier dont nous ayons à nous occu-

1>er est l'estrade royale. Voici ce que noun isons à son sujet dans le II' Litre des Chraniques (vi, 12; : // (Salomon) se plaça detani

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Vautel de Jehovah, en face de toute l assemblée d* Israël^ et étendit ses mains : — 13. Car Salomon avait fait et placé au milieu de I*azarah une estrade d'atrain de cinq coudées de longueur, de cinq coudées de largeur et de trois coudées de hauteur ; il se plaça dessus et se mit à genoux, en face de toute rassemblée d'Israël, et ii étenait ses mains vers le ciel, etc., etc. Laplale-forrae du cette estrade sur laquelle Salomon se nrosterna pour adresser sa prière à TEternelJorsde la consécration du temple, avait donc deux mètres sii cent vingt-cinq millimètres en carré, et un mètre cinq cent soixante-quinze millimètres de hauteur.

Cette estrade était devant Tautel d'airain, car nous lisons dans le t^ Livre des Rois (vm,22) è propos de ce môme fait : Salomon se plaça dtvànt Vautel de C Etemel^ en face de toute Ressemblée d'Israël, et étendant ses, mains vers le ciel, etc., etc.

Quant à Tautel, sa place était devant le pylône ilu temple. Vnjci en effet un témoignage formel qui fixe la position de cet autel; nous trouvons dans le IP Livre des Chroniques (vm, 12) : Alors Salomon fit des holo» caustes à Jehovah^ sur Vautel de Jehovah qu*ii avait béli dtraM le portique. Il n*est donc pas

f)Ossible de conseï ver le moindre doute sur e véritable emplacement de Tautel des holocaustesv D'ailleurs Josèphe est fort explicite sur ce points et voici ce qij*il dit : « L^autel d'airain fut placé devant le temple et en face de la porte d'entrée, afin que cette porte étant ouverte, on pût voir l'accomplisse*ment des cérémonies sacrées, et constater lagrande valeur des victimes offertes^ » lAnt. Jud., VIII, IV, 1.)

Les Livres saints n^. nous donnont ancuki détail sur les parvis sacrés, et nous ne trou*vons que la sunple indication suivante : // ^Salomon) fit un parvis pour les cohenim et la grande enceinte ; puis des portes à Vencein^ te, et il couvrit d'airain ces portes, [Il Chroni IV, 9.)

Heureusement Josèphe nous donne sur les parvis de précieux détails que nous de-^ vons reproduire, sans vouloir toutefois les considérer comme d'une exactitude irrécu-^ sable. Voici donc ce que nous apprend Josèphe (VIII, ni, 9) : « Salomon construisit autour du teoiple une enceinte circulaire,

3ui se nomme ôision (yctotov) dans la langue u pays, et Trinkos (6/}tvxoc) en grec. Cette enceinte, qui avait trois coudées (un mètre cinq cent soixante-qruinze millimètres de hau*leur), était destinée a tenir le peuple écarté de l'entrée du temple, entrée qui n'était per* mise qu'aux prêtres seuls. Au delà de cette enceinte le roi fit un hieron quadrangulaire orné de portiques très-élevés, et dans lesquels des portes de grande dimension dr>nnaient accès. Chacune de ces entrées faisait face à l'un des points cardinaux et était close par des portes dorées. 11 était permis d'entrer dans ces portiques à tout homme du peuple qui était pur et qui observait les uréceptes de la loi. On ne saurait dire, et l'on pourrait à peine croire, en les voyant,

toute la m-ïgnificer.ce de ces portiques extérieurs Le sol <iu hieron extérieur était de

f)lain-pied avec celui du temple. Ce hieron fut entouré de portiques doubles, soutenus par de hautes colonnes en pierre du pays, sur les luels reposait un toit de cèdre orné de lambris. Toutes les portes de ce hieron étaient d'argent. »

Nous c- oyons n'avoirnégl'çé aucun des renseignements que nous fournissent les Livres saints des Rois et des Chroniques, et les écrits de Flavius Josèphe, touchant le fameux temple de Salomon. A mesure que nous enregistrions les détails descriptifs, nous avons fait ressortir, chaque fois que la chose était possible, les analogies que nous trouvions entre ce somptueux monument et ceux de l'Egypte ou de l'Assyrie. Nous n'avons donc pas besoin de répéter ici, dans un résumé à peu près inutile, des assertions que nous avons, du moins nous l'espérons, pleinement justifiées.

Nous allons maintenantquitterle teiûplede Salomon, pour passer au palaisqùe ce mona^ que se fit élever sur le mont Sion, c'est-à-dire è proximité de la plate-forme dumontMoriah ou du temple. Nous avons déjà eu l'occasion de décrire les restes précieul du poot qui servait de communication entre ces déui somptueux édifices; nous ii'y reviendrons donc pas ici. Ce ne fut qu'après avQ^ir achei4 la construction du temple que Salomon sonpea à se bâtir un palais pour lui-même. Voici comment l'Ëcriture sainte nous parle de cet édifice (/ Rois vu) : 1. Satomonbdtil sa maison en treize ans, et il acheva touie sa maison. — 2. Il bâtit la maison de la forit du Liban, de cent coudées de long, einquasUt coudées de large et trente coudées dt kanUi sur qiuitre rangées de colonnes de cidrt^ U sur les colonnes il y avait de« poutres ii cèdre. — 3. Un toit dt cidre au^e^êus du appartements oui étaient sur les tûonsus^ (au nombre de) quarante-^inq^ quinxM pat rangée. — 4. trois rangées a ouverture dt fenêtres^ [savoir) trois fois une finêlre snr une fenêtre. — 5. Toutes Us omcerturts et les portes étaient carrées ;^ une fenêtre au^des' sus d'une uutre trois fois. — 6. Il fit m portique de colonnes^ de cinquante coudées de long et de trente coudées de large ; et m (diUre) portique devant elles [les eoUmnes) ; et des colonnes et un architrave devant eUéi. — 1. Il fit le portique du trône oA onjngeait, le portique du Jugement ; et il le comvritde cèdre, du sol jusqu'au plafond. — 8. Et la maison où il habitait^ [était) dans une autre cour au dedans du porti^ue^ faite d$ la même manière ; il fit une maison ala filk de Pharaon que Salomon avait éptmsée, comme ce portique (sic). — 9. Toutes ess [constructions) de pierres de prias^ taÙUts, diaprés la mesure, sciées à la sc%e,en dedans U en dehors, depuis le fond jusqu'aux eomiches^ et en dehors, jusqu à la grande cour. — 10. La fondation en était de pierres die prix.de grandes pierres, de pierres de dix couéio et de pierres de huit coudées. — * U. £/ par-dessus, des pierres de prix taillées ifa-

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DES ANTIQUITES MBLIQLKS.

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la mesure^ et dn cèdre, — 12. Et la it cour (arai/) alentour trois rangées erres taiiUes, et une rangée de poutres ère, (et ainsi) potêr le vestibule intérieur

maison de Jthovah^ et pour h parti- \e la maison.

> Chroniques ne mentionnent qu'en int le palais œiê Salomon se fit élever.

les versets ou il en est question : Salopensa à bâtir une maison pour le nom horah^ et une maison' pour le siège de fauté. (Il Chron. Il, 1.1 — 7/ arriva au de tinqt ans que Salomon eut bâti la in de Jehovak et sa (propre) maison, hron. VIII, 1.) Noiisavons vu que Salo-

luit sent années à construire le temple us VI, 38), et treize années à construire valais (i RoiSy vu, 1) ; le dernier verset nous venons de rapporter prouve donc es deux constructions ne marchèrent m seul instant de front, et que tant que mple ne fut pas entièrement terminé, le l'eut pas l'idée d'employer pour son ^te un seul des ouvriers dont le concours nécessaire à l'achèvement du temple, texte biblique relatif au palais a besoin uelques explications, que nous allons ler le plus Drièvement possible. Procé-

verset par verset.

verset 3 nous apprend que ce palais l le nom de maison de la forêt du Liban, doute à cause de Ténorme quantité de

de cèdre qui fut employée dans sa truction. Il nous en fait ensuite connatis principales dimensions. Il avait cent ées de longueur, c'est-à-dire cinquante- . mètres cinquante centimètres; cinte coudées de largeur, c'est-à-dire :-six mètres vingtranq centimètres ; nfin trente coudées de hauteur, c'est- *e quinze mètres soixante -quinze centres. L'édifice était supporte par qua»

rangées dé colonnes de cèdre, et ces colonnes* il y avait des poutres de e. n est clair que ces soutiens ou colon- (âamoudim) n'existaient qu'au rez-deissée. Elle» formaient trois travées, qu'elles étaient sur quatre rangs, et les res de cèdre appuyées sur les colonnes ient avoir huit metres'soixante^uinzecentresdc portée, ce qui est très-raisonnable. I verset 3 nous apprend qu'un toit de e existait au-dessus des appartements Staient sur lès colonnes, et que ces apaments étaient au nombre de c[uarante- , quinze par rangée. Si ces trois rangées iilt de piain-pied et ne formaient pas i étages, chaque appartement avait huit "es soixante-quinze centimètres de lônir (largeur d'une travéej, et trois mètres uante centlmèltres de- largeur seulement.

; st chaque rangée dé quinze appartèts formait un étage distinct; ce qui est

protMible, un corridor de la largeur e travée pouvait, à chaque étage, sépaleur rangs de chambres commençant au

ct\in€ vaste antichaiiït>re, dans 1 aire de elld*- était comprise la cage de Tescaiier. [Di me paratt donnor quelque apparence

Diction!!, des AmiQurr^ bibuqves.

de probabilité à celte supposition, nue jd déclare d'ailleurs toute gratuite et ibndr-e simplement sur les dimensions vraisemblables des chambres, c'est que le verset suivant, parlant des fenêtres, est ainsi conçu : Trois rangées d^ ouvertures de fenêtres, (savoir) trots fois fenêtre sur fenêtre. Il est bien évident que des rangées de fenêtres ne peuvent être que des rangées superposées.

Toutes les ouvertures et les portes tournantes, dit le cinauième verset, étaient carrées. Cela est très-clair, et ce verset s'explique do lui-méfme. Passons donc au suivant, qui ne l'est pas autant. H nous mentionne un porti-

3ue orné de colonnes, de cinquante coudées e longueur et de trente coudées de largeur, c'est-è-dire de vingt-six mètres vingt-cinq centimètres de longueur, et de quinze mètres soixante-quinze centimètres de largeur. Ce portique était appliqué contre l'édifice principal, dont il lecouvrait exactement la moitié, en laissant démasquées, aux deux extrémités, deux ailes de treize mètres cent vingt-cinq millimètres de longueur. Il paratt très-natu^ ici d'admettre que ce principe de colonne» n'avait pas de murailles fermant les entrecolonnements, et ou'en un mot c'était un véritable portique. L'entrée était rejetée en avant, et formait un petit avant-portique également orné de colonnes et couvert.

Le verset 7 nous parle du poilique du trône où l'on jugeait, c'est-à-dire du Juge* ment ; Salomon le couvrit de bois de cèdre du sol jusqu au plafond. Cette dernière ex-

{)ression prouve que cette salle du trône était ambrissée, et par conséquent fermée de murailles.

Nous voici maintenant arrivés à dés détails de disposition tout à fait incompréhensibles pour moi. La maison qu'habitaît le roi, dit le verset 8, était dans une autre cour en dedans du portique Se ne me charge pas d'expliquer ce verset, dont j'abandonne le commentaire arcbitectoniaue à de plus habiles.

Le verset y est intéressant en ce qu'il nous donne dès détails curieux sur les matériaux employés. Tout l'édifice était construit en belles pierres, taillées d'après la mesure, et sciées à la scie en dedans et en dehors, depuis le bas ju<^u'aux corniches (thefthaout^ pierres en saillies), et au dehors jusqu'à lasrande cour. Puisque les pierres étaient taillées diaprés la mesure, elles l'étaient sur de véritables épures; elles étaient taillées à U scie, ce qui prouve que ce procédé est d'une antiquité fort çrande. Enfin, l'intérieur était orné de corniches, et le sol de cet intérieur était élevé au-dessus du pavé de la cour qui entourait le palais.

Le verset suivant nous décrit les pierres emplojrées dans les Cônldatioos ; elles avaient ou huit ou dix coudées, c'est-à^re cinq mètres vingt-cinq centimètres de longueur» ou quatre mètres vingt centimètres seulement.

l^es vtrsets llet 12 nous apprennent que les lAuraillcs du palais étaient, comme celles du temple, fbrmées de trois rangK^es de pierres de taille, revtrtucs de poutres de cèdre.

KOI

noi

7ie

Nous avons apprécié les détails que l'Ecriture sainte nous fournit sur le palais du roi Salomon, et nous devons déplorer le peu de précision que ces détails comporlenl. ^ o> ons maintenant ce que l'historien Josèphe nous apprend de ce même édiflce; mais ne perdons pas de vue qu'il ne pouvait en parler que d'après des traditions plus ou moins respectables. Nous lisons en substance ce qui suit dans les Antiauités judaïques (VIII, V, 2) : « Il fit bâtir un édifice ample et beau, orne d'un grand nombre de colonnes ; il était destiné à recevoir le peuple, lorsqu'il se présentait pour demander justice. Il avait cent coudées de longueur, cinquante de largeur et trente de hauteur. Les colonnes de cèdre qui le soutenaient étaient prismatiques et quadrangulaires ; l'édifice était couvert suivant le mode corinthien, orné et soutenue la fois à l'aide de montants également espacés (ou d'égale mesure?) et de clôtures de portes triglyphes (trois fois, ou très-bien ciselées?). Un autre édifice quadrangulaire, ayant en longueur la largeur totale du premier, et en largeur trente coudées seulement, était appliqué sur le milieu de la face do palais. Devant était un nnos (temple) -soutenu par de puissantes colonnes. Ce second édifice, appliqué au premier, contenait une salle magnifique, dans laquelle siégeait le roi lorsqu'il rendait la justice. L'habitation de la reme y était attenante, ainsi que d'autres appartements, destinés au repos et aux autres usages de la vie. Tous étaient lambrissés de cèdre. Les constructions furent faites en partie de pierres de taille de dix coudées, mais revêtues de pierres précieuses de placage, que l'on va chercher au loin pour l'ornementation des temples et des palais. La beauté de ces pierres de revêtement resplendissait sur une triple rangée. Une quatrième était ornée du plus admirable ouvrage de sculpture, représentant des arbres et des plantes de toute sorte, aux rameaux et aux leuiil43s pendants, et ciselés avec un an si merveilleux, qu'ils semblaient pour ainsi dire s'«giter en cachant la pierre qu'ils recouvraient. Tout le reste de la surface des murs, Jusqu'au plafond, était couvert de stuc orné de oeintures de couleurs variées. D'autres édinc^es furent élevés auprès des premiers, pour servir aux fêles et réjouissances : c'étaient des poiliques immenses, et au milieu d'eux une splendide salle de festin tout ornée d'or. Tout le mobilier destiné à recevoir les convives était hii-méme en or. Il serait diflicile de raconter la grandeur et la variété des appartements royaux, d'énureérer les grandes chambres et les petites qui composaient ces appartements, aussi bien que les chambres secrètes et souterraines; de décrire la beauté des bosquets qui charmaient l'œil et protégeaient le corps contre les brâlantes ardeurs d« Tété. En résumé, il fit si bien aue l'édifice entier fut composé de pierres éclatantes de blancheur, de cèdre» d'or et d'argent. Les toits et les murailles lù- ''ent, comme au temple du Seigneur, décorés de pierres enchâssées dans de l'or. L'i-

voire lui-même fut mis à contribution, et il on fit faire un trône en fumie de tribune, sur lequel on montait par six gradins. Sur les côtés de ceux-ci se trouvaient placés douze lions, et deux autres lions se tenaient au Fommet aux côtés du trône. Des bras garnissaient le «iëge du roi. Ce siège était établi sur la figure d\in jeune* taureau regardant (11 arrière. Toutes les parties du trône étaient reliées entre elles avec de l'or. »

Tel est le récit de Josèphe, récit qui parait, comme celui qui concerne te ternple, empreint d'une assez foile exagération, bien qu'on y retrouve tous les «détads princifimix contenus dans le texte bibliciue que j'ai examiné plus haut. Xle que le récit de Jos^ba prouve une fois de plus, ■c'est 'l'emploi de l'ornementatian végétale que nous avons déjà si^alêe plusieurs foisconmie étaol<^' ractéristique de l'art des Juifs.

Le récit de Josèphe présente un détail fcrt curieux, c'est la descnption du trône de Sa- IxMnon, description empruntée par rhistimen des Juifs au livre des Chroniques et à celd des Rois.D'aprèsTe que dit Josèphe, ce trAoe était orné de quatorze figures de fions d cTuTie fiçnre de taureau. Voici maimenant h description autherrtîque gue nous foundt l'Ecriture sainte (U Chroniques^ li): 17. IJ roi filun grand trône d'ivoireetle eauvrii'ftir pur. — 18. (// y avait) six degrés au irém, un gradin en or fixé pris du irône, arec été bras d*un côté et de Vautre, à VendrQti Ai siège ; deux lions étaient auprès des bras. — 19. Douze lions y étaient pfacés sur 4es m degrés* d'un côté et de vautre ; H ne s'en est pas fait de pareil pour aneun^ aisin royauté. On voit ^\J^e Josèphe ne s'eit pu tenu rigoureusemenl au texte bibUacie, qui! avait ceilainement sous les yeux. Quoi ^u*>i en soit, voilà une fois deplus'ies prescriptu»! de la loi mosaïque complètement enfreintes. Au reste, il ne sera pas sans intérêt tle constater que les infractions de ce genre, dont Salomon se rendit coupable, furent réellement condamnables aux yeux du peuple juif et fortement blâmées par lui. C'est encore Josèphe oui va nous en fournir la preuve. Noos lisons aans les Antiquités Judaïques nrui, vu, 5) : a II était déjt arrivé à Salomon a'offenser Dieu et de manquer è l'observation de la loi divine, lorsqu'il fit les bœufs de bronze sur le dos desquels reposait le orand ba^ sacré appelé ta mer, et lorsqinl fit placer des lions autour de son trône ; car il était formellement défendu de faire des figures de ce genre. »

Le reste du règne de Salomon, dans le Uvre des Rois, et dans celui des Chroniques^ M nous fournit plus que quelques détails peu importants, et quelquefois peu explicites « ainsi nous lisons dans le //* Ittre des Chn* niques (ix} : — 10. £^ aussi les serviteurs is Houram et les serviteurs de Salomon fd avaient apporté Vor d'Ophir, apportèrent es bois d'aldjoumim, et des pierres prMeu^ ses. —II. Le roi fit, du bois d'al(]l)OumiiDt des gradins pour la maison de Jihêvah et pour la maison du roi , ainsi

ROI

DEH ANTIQUITES BIBLIQUES.

ROI

feikiiiouf et da nabei pour lei mH$icienM; tn vil poi de pareils auparavant au pays (do. Le nom aaldjoumim se trouve écrit irs, avec une transposition, o/motuf/im.

aûf 1, 11.) Les Lexiques le décrivent ae un bois précieux et odoriférant qui de la Perse el de l'Inde, et qu'ils supit être du sandal rouge. C'est là une lion que je ne me charge pas de décider^ •us trouvons encore le détail suivant kroniqueSfii) : Ib. Le roi Saîowion fit cents grands boucliers d^or baitu^ euttnl six cents (sicles) d'or baitu à un ier. — 16, Et trois cents boucliers d'or , emplouatH trois cents (sicles) d'or à un ■ier ; et tt roi les plaça dans la maison de et du Liban, —iè. Toute ta vaisselte du t du roi Satomon était d'or, et toute la Me de la maison de la forêt du Liban^ fin. L'argent n'était estimé de ritn du r de Salomon,

I boucliers étaient du poids de six cents trois cents sicles. Le sicle équivalant à 'ammes, les premiers pesaient trois kiiomes soixante décagrammes, et les seconds ilogramme quatre-vingts décagrammes ment . Ils servaient probablement à la ■ation desmurailles auxquelles ils étaient indus. Un précieux bas-relief assyrien é à Korsabad, et publié dans le mamilivre de H. Botta, représente le pillage MiBce dans lequel les Âssvriens pénëpar le toit : on les voit décrocher des illes des boucliers bombés qu'ils empor- 3n s*éloignant. Je ne doute pas, pour art, que ces boucliers ne soient les anas de ceux oue le roi Salomon avait fait |ucr, afin d'en orner son palais, us les faits que je viens de rapporter, en Ltrayant du Livre des Chroniques^ se ent reproduits dans le Livre des Rois, [uedans les mêmes termes. Ainsi, ./ 1, 12), il est dit gue Salomon fit faire le bois d almoudjtm un escalier pour la m de l'Eternel et un pour son palais, que des kinaur et des nabel pour les res. Mais le verset ajoute : // n est plus et il n'a plus été vu de ce bois ifalmoudusquà ce jour. Ce curieux détail prouve es relations à l'aide desquelles Salomon ocurait ce bois précieux furent internes à partir de son rème, et ne se réent pas avant la chute de la dynastie de

\ versets 16 et 17 mentionnent les boud'or fabriqués par Tordre de Salomon, ne nous donnent aucun détail de plus sur valeur et sur leur destination.

\ versets 19 et 20 parlent du trône d'ien des termes un peu différents de que présente le passage Darallète des niques. Ainsi U y est dit (19) : // y avait %gré$ au tràne^ et le haui du trône était par derrière avec des accoudoirs de êe côté à l'endroit du siège. Tout le reste lentique.

in le verset SI dit que toute la vaisselle iffetde Salomon était d'or, ainsi que toute iselle de la maison de la forêt dfu Liban.

Le chapitre xi du /" Lirré des Rois nous parie de Vidolâtrie dont Salomon se rendit coupable vers la fin de son règne. Voici ce que nous y lisons : 1. Le roi Salomon avait pl%^ sieurs femmes étrangères, outre la fille de Pharaon : des Moabites, des Ammonites, des Edomites, des Sidoniennes, et des Hittitet. — 3. /{ eut sept cents épouses, princesse s ^ et trois cents concubines ; et ses femmes détournèrent son cœur. — 4. Ce fut au temps de la vieillesse de Saiomon crue ses femmes firent pencher sonccBur vers a autres dieux, et son cœur ne fut point entier envers l'Etemel son Dieu, comme le cœur de David son pire. — 5. Salomonmarcha après Astaroth, divinité des Sidoniens, et après lesMolokh, abomination des Ammonites. — 7. Alors Salomon bâtit un hdut-lieu pour Kemos, abomination de Moab, surlamontaane qui est vis'à^is de Jérusalem, etpour Molokh, abomination des enfants d'Ammon: —8. Et il fit ainsi pour ses femmes étrangères , qui faisaient des encensements etsacripaient à leurs dieux.

Ce fut cette conduite coupable qui entraîna comme châtiment, la séparation des dix tribus. Du reste, ces faits ne sont pas consignés dans le livre des Chroniques, mais ils se retrouvent racontés, de même que dans les Rois, dans les Antiquités judai^s de Joseph^ (VUI, vn, 5). Le texte biblique que nous venons de rapporter ci-dessus ne parle gue vaffuement du heu où Salomon avait fait établir les temples des idoles adorées par ses femmes. Il n'y est en effet question que de la montagne qui est vis-à-vis Jérusalem. Heureusement un autre texte est beaucoup plus précis sur ce point. Le voici (/i jRoû, xxm) : 13. Le rot (Josiasj profana les hauts-lieux qui étaient devant Jérusalem, à la droite (au sud) de la montagne delà Corruption, que Salomon, roi f Israël (sic), avait bâtis à Astaroth, horreur des Sidoniens, à Kemos, horreur de Moab, et à Melcom, abomination des enfants f Amman. — 1 4. Jt brisa les stèles et coupa les acberim, et en remplit la place d'ossements humaifi«.II est rendu assez clair par la teneur de ces versets que la montagne (font il s'agit n'est autre chose qvte le sommet méridional du mont des Oliviers, auquel on n'a pas cessé de donner le nom de mons Offensioms, mont du Scandale. Remarquons en passant que le nom hébreu est Hor-UemasakhU, et qu au lieu de chercher ici le substantif dérive du radical sakhata , être corrompu , on pourrait peutêtre faire mieux et retrouver le nom méconnu masakhit, des idoles, nom que nous avons déjà rencontré bien des fois, en sorte que ce nom signifierait littéralement mont des idoles, au lieu de mont du Scandale. Il n'y a de différence entre les deux mots hébraïques, que je propose de considérer comme un seul et même mot, que l'emploi du khet au lieu iu koph (Léviitque, xxvi, I), pour exprimer la «itturale M, que l'une et l'autre leUre hé- Itraïque représentent dans une fouledemots. Quoi qu'il en soitdu nom, le lieu qui Ta porié est reconnu avec une certitude suffisante : c'est bien le mont qui domine à l'est la vallée de Josaphat, et sur le flanc même duquel est bâti leraiséraMe village de Siloam.

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DICTIONNAIό

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