‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 147 sur 181 · RO · texte numérisé non relu

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Ccn'esl pas saiis raison que j ai rappelé la tradition chrétienne qui place en ce point le moût du Scandale, et que je me suis efforcé de démontrer qu'elle est parfailôment légitime. Voici pourquoi : je crois avoir retrouvé des traces certaines de quelques-uns de ces temples d'idoles construits avec l'assentiment de Salomon, et c'est ce que je vais maintenant chercher à établir. Le village entier de Siloam domine, d'une vingtaine de mètres au plus, le vallon riant et vert qui fut autrefois le jardin des rois de Juda. Aujourd'hui celuici n'est plus un seul jardin, mais c'est toujours une réunion de jardins admirablement cultivés et rendus aussi fertiles que possible par les irrigations que fournit la fontaine de Siloë. Les buttes du village sont adossées à un rocher vertical dans lequel se montrent d'innombrables vestiges d excavations antiques, que la main de l'homme a réussi à détruire. Le sol lui-môme sur lequel repose le village n'est composé que de roc mis presque partout à nu, et à la surface duquel se rencontrent, à chaque pas, des entailles régulières et assez profondes pour donner le plan d'une série de petits monuments taillés dans le roc vit, et que la violence humaine a rasés aune époque inconnue. Ce qui. est encore ceconnaissable, parmi ces entailles, révèle la

grésence de toute autre chose que des tomeaux antiques. semblalVies à ceux qui se montrent en quantité dans la vallée de Ilinnom. Quelques-uns de ces débris portent même les traces évidentes de balustrades et de stèles qui n'ont rien de commun avec les sépultures judaïques.

(Le lecteur trouvera une ample Description de monuments funéraires encore existants, et révélant des faits architcc toniques de la plus haute in)portance, tels que les tombeaux d'Àbsalom, de Zacharie, des Prophètes, des Juges, de Saint-Jacques, des Rois, etc., aux articles de ce Dictionnaire : Den-Ënnoh, Jérusalem. JÉRUSALEM (Nécropole de). Tombeaux DES Rois de Juda, etc.)

Nous avons déjè^parlé du tombeau qu'A* braham acheta des Hétliéens, habitants d'Hébron, pour y enterrer Sara. Nous nous bornerons à rappeler brièvement que des textes sacrés il résulte que chaque chef de famille avait son sépulcre. Voici en effet ce que iesHéthéens répondirent au patriarche '.Aucun de nous ne te refusera son sépulcre pour enterrer ton mort (Genèse xxiu, 6). Ces sépulcres de famille étaient une véritable propriété, puisque Abraham dit : Intercédez pour moi auprès aEpkron, fils de Tsohar,,. pour ou' il me donne la caverne de Makfelah, qui lui appartient et qui se trouve au bout de son champ: qu'il me la cède pour de l'argent volafflcy comme propriété sépulcrale parmi vous. iJbid.^ S et 9.} Le champ^ ainsi que la caverne qui s'y trouve^ resta à Abraham comme une

(137-59) Josèphe (Ani. Jud. vni, 3) nous apprend que ios (ils de Jacob, après avoir vécu eu £gyple liiins la prospérilé, moururent dans ce pays, ei que plus innl leur poslëriié apporla leurs resies dans la ii;rr e de Kénànn, cl leur donna la sépulture à Hé

propriété sépulcrale venant des Mét)iéen$ [Ibid., 20').

Lors.^ue Rachel mourut près de Beit-Lehoi, Jacob érigea' un metzebet sur sa sépulture^ qui existe encore jusqu'à ce jour (Gjenèse xxit, . 20j ; l'emplacement de ce tomoeau est toujoui'S vénéré des Chrétiens, dos musulinans et des Juifs. Là point de grotte, pointdte rocbe' apparente dans laquelle une grotte puisse êtie (aiilé'^.;ce tombeau est réellement en plaine; il y avait donc des sépultures qui n ëtaienl reconnaissables qu'au mausolée (meizebet) placé dessus.

Jacob mourut en Eg>'pte, et sa dernière injonction à son iils Joseph fut la suivante: Que je dorme avec mes pères; tu me transport Xeras hors de Misraim, et tu m* enterreras doms leur sépulture (Genèse xh\ii^ 30) . Jacob savait donc parfaitement que dans la sépulture de ses pères une place était réservée douriui. Il précise un peu plus loia de fa manière la plus complète, lorsqu'il dite ses fils: Je vais être réuni à mon peuple ; enterres-moi auprès de mes pères, dans té caveau qui esttm champ d'Ephron le Héthéen; — datif he^ veau qui est auchamp de Makfelah..,; -^làiU ont enterré Abraham ei Sara sa f emmêla Us ont enterré Isaac e4 Rébecca sa femme, et là j'ai enterré Léa ( Genès^e xlix ,. t9 30 et i\). Joseph, demandant au roi d'Egypte h permission d'aller au pays de Kénâan 'pburr«odre les honneurs lunèbres à son. père, dkau monarque : Monpère m'a fait jurer en'me disant : Je meurs^ enterre^moi doua le s^pujxn que je me suis creusé au pays de Ménâtm {Gen. L, 4, 5). Ce verset est extrêmement précieux en ce qu'il nous apprend que !a coutume était de préparer de, son vivant la tombe dans laquelle on voulait que son corps reposât. En résumé, la grotte de Makfcfah, qui, sans aucune espèce de doute, est encore existante dans la mosquée d'Uébron, doit contenir au moins six fours à cercueil, et elle est par conséquent analogue à tout ce que nous avons vu dans la nécropole de Jérusalem (137-39).

Le Linre des Juges (viii, 3:2!) nous apprend que Gédéon fut enseveli dans la sépulture de Joas, son père, è Aftfrali. Saoïsonftit de même enterré dans )e sépulcre de son père Manoab, entre Sorâah et Estaoul {Juges xvi, 31). Voilà donc encore deux caveaux de famille.

Le corps d^Achaël, serviteur de David, qui avait été tué dans un combat, fut rapporté par les siens et enterré dans le sépulcre de soa père à Beit-Lehm (// Samuel, n, 32). Un peu plus loin nous trouvons mentionné le fait assez étrange de l'inhumation de la tété d'un fils de Saûl dans le sépulcre d'Aimer à Hébron [Il Samuel^ iv, 12), et nous devons remarquer que cette triste dépouille fut ainsi déposée, par honneur, dans un sépulcre qui n'était pas celui de ses proches. Il en fut de même

l)r<Mi Si celle asseriion csi vraie, lec«veiiii deAlal^tVlali doil conleuir un nombre coo&îdérible de unuhes, ei non six seuleuifint, ainsi qye je le disais lO'il à rheiire.

BOl

DES ANTIQllTES BlBLIUlt^S.

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tard, lorsque Te grand prôlre Joad reçut )ulture dans le caveau royal, en récomi des services qu'il avait rendus à la dy- ) de David.

Iiitophel, conseiller d'Absalom dans son lae révolte contre sou père, désespéré ir ses avis repoussés pe^ son jeune niat- •e donna la mort de sa propre main, et Dterré dans le sépulcre de son père umuel, xvu,23).

dd ayant fait apporter de labes les ossei de Saiil et de Jonathan son fils, les fit ;er au pays de Bei\jamin, à Selah, dans le cre de Keis son père (77 Samuel, xxi, 14)» citations sont biensufiisantes pour consl'usage des caveaui de famille, avant la tion du royaume de Juda. Pour la pécomprise entre ce moment et la capti»

e soixante-dix ans, l'existence du caveau dans lequel furent déposés les rois de la je David, démontre parfaitement que cet continua d'être suivi et respecté (140). In, à l'époque de la Passion de Noirceur, les caveaux de famille étaient enemployés à Jérusalem, puisque ce fut une tombe neuve, que Joseph d'Arim*ivait fait creuser pour lui-même , que le

du Rédempteur fut déposé (MaUk.

itile de rappeler l'existence des tombeaux nille des Machabées à Modim, et de celui ène, reine d'Adiabène et d'izates son fds, isalem. C'est donc avec une complète asice que nous pouvons dire que, pendant la durée de l'autonomie judaïque , des turcs communes furent la propriété de je famille puissante, et que, dans ces caibes, les chefs de la famille faisaient préde leur vivant la tombe que leurs restes ent occuper. Les descnptions détailque nous avons oflertes des princicaveaux funéraires de la nécropole de alem, donnent une idée bien suflisante ordonnance de ces demeures de la mort; il est bon, je crois, de faire ici quelques rques qui ne sont pas sans importance.

$ grottes sépulcrales taillées dans le ron*ont pu Têtre qu'à grands frais; elles nt donc réservées aux familles riches, et it peut seul expliquer le nombre assez dint de ces caveaux , eu égard è la popu- 1 souvent considérable des villes qu'ils inent. Partout, sur la c6tc de Phéuicie, etrouve des nécropoles pour ainsi dire iques avec celle de la vallée de Ilinnoui; erai entre autres celle d'Adloun, la plus n|ual)lc (]ue j*aie rencontrée. Dans Vinur des terres, des nécropoles seml>lablcs outrent près des sites de villes antiques, ne à Djebi^a, h Naploiise, h Tliabarieh, etc.

la Moabitide. »\i contraire, je n'ai rien ;u de semblable , si ce n'est peut-être au de la vallée de Kaiak, et encore je doute que les cliambres taillées dans le roc et

ù) On pt'iit.M on Icdcsirf, trouver d'aiilres pasaiiHl<ij;urs(/ Roii xii, ii; //, iiii, 21). l/un de irftriHei»! irés-curieux, le voici : — li arriva qu'en féUêêHt UHhomnÊi el F#yaNl une de cet troupei (il« iiles),i/<)i'i èreui PhommeHank le tépukred Eiiiée;

placées près de la source qui coule au pied même de l'escarpement nord du piton de Karak,. soient des chambres sépulcrales. En revanche, nous retrouvons des nécropoles analogues et immenses dans l'Anti-Liban et dans la Cœlés3rrie, à Souq-Ouadv-Baradah (Abila de Lysanias), à Bereitan et h BAalbek (Héliopolis). La mode de déposer les morts dans des tombfeaux de fiimille existait donc dans toute la Syrie, et les Juifs, déjà habitués à cette mode ou'ils avaient vu pratiquer en Kg^'pte, l'adoptèrent avec la plus grande facilité, et pour ainsi dire tout naturellement. De même qu'Abraham achetaitun caveau sépulcral parmi ceux des Héthéens d'Hébron, de même les Juifs, devenus maîtres de Jérusalem, ont dO creuser des sépulcres pour eux, parmi ceux, des lébousiens, s'ils n ont pas même profité des travaux de leurs devanciers, et confisqué à leur profit la nécropole des vaincus. En résumé, l'usage des nécropoles creusées dans les rochers me semble venu d'Egypte , et il s'est répandu, par Petra et la terre ues Nabatéens, jusquaux limites de la Syrie.

Nous avons dit tout à l'heure que les caveaux taillés dans les rochers devaient appartenir à des familles puissantes, en un mot, que c'étaient des sépultures pri>ilégiées. Les hommes du peuple devaient être mis simplement en terre; je crois voir la preuve de de ce fait dans le verset suivant : )/ (Josias) fit sortir de la maison de l'Eternel rAchera (Astartë ?) hors de Jérusalem, dans la voilée duKédronj et la brûla dans la vallée de Kédron; il la réduisit en poudre et en jeta la poudre sur la sépuUure des enfants du peuple {II Rois^ xxui, 6). Cette cendre ietée sur les tombes du peuple ne pouvait l'être qu'à la condition que les tombes étaient, comme aiijourd'hui précisément au même lieu, de simples pierres qui recouvraient une fosse creusée dans la terre. Trës-prpbablement le cimetière du peuple juif de Jérusalem a été de tout temps sur le flanc occidental du mont des Oliviers, au bord du lit pierreux du Kédron.

L'histoire du même roi Josias nous fournit un document assez curieux h propos des sépulcres de Beit-El. Nous y lisons (// Rois XXIII, 16) : Et Josias se tourna, et il vit les sépulcres qui étaient là dans la montagne, et il' envoya tirer les ossements des sépulcres, et il {les) brûla sur Vautel, et il les profana, etc. ile verset est très-explicite pour désigner des sépulcres creusés dans les lianes d'une montagne, et il nous donne un très-curieux exemple de profanation des sépultures exercée par les Israélites.

Voici maintenant un passage d'Isa ic qui mentionne un riche tombeau creusé dans le rocher (xn) : — 15. Ainsi dit le Seigneur Jéhovah Sabaout : Va vers ce haut fonctionnaire, Sibna, qui est préposé au palais, — - 16. Quas-^tu ici, et qui est des tiens ici, que tu te

cet homme auaut tonehé Inonemeuti d'Eiisà:, revint à la vie tt leleva $ur ses pieds. Ainsi, dans un moment d«* liâi«, It!4-a4lavn* «l'un élrangi'i pul clixMU'imS' «l^^ni la tombe môme dElisée ! Le fait vs\ foi t ûi an^e

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DlCTtONNAIRK

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treuêeê ici un sépulcre T II creuse dans la Aou- ^f tir son sépulcre, il taille dans le roc sa cff-» meure. Ce iragment des prophéties d*lsaïe se rapporte au règne d*Ezéchias, dont ce Sibna était probablement l'intendant. J'ai souvent été tenté de xoir le tombeau de Sibna dans la magniQque excavation funéraire qui porte le nom de tombeau de saint Jacques, Toutefois je ne me permettrai pas d'insister sur cette identification, que je ne pourrais proposer que d'instinct; et ce que je prétends seulement conclure de la teneur du passa^^e que je viens de citer, c'est que, sous les rois de Juda, des tombeaux magnifiques étaient creusés» tdillés dans le rocher.

Dans VEvangile de saint Matthieu (xxm, 29) nous lisons : Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous cons^ truisez les tombeaux des prophètes, et que vous embellissez les monuments des justes (orc ocxo-

pLTfnfuîa TMv ^ixcc^j>yj. Serait -il par hasard question dans ce verset du tombeau des prophètes dont j'ai donné la description? C'est possible, mais j'en doute fort. Quels étaient les embellissements prodigués aux tombeaux des justes, et que mentionne le verset de saint Matthieu? Nous l'ignorons, et nous devons nous borner à rappeler ici la peinture rouge dont le tombeau de Zacharie offre des traces très-apparentes; peut-être bien aussi est-il question de cisekires appli-^ quées après coup à certains monuments; en ce cas s'expliquerait pour tout le monde la présence des ornements de l'architeoture grecque raffinée sur des mausolées qui sont, A mon avis, bien antérieurs à la belle période de l'art grec. Cette dernière opinion a été émise déjà par un savant éminemment dis* tingué, M. Williams, qui a publié deux volumes des plus remarquables sur lacité sainte.

Je vais maintenant reprendre le dépouillement opéré chronologiquement du Livre des Rois et de celui des €hroniques, pour en extraire tout ce qui se rattache à l'art judaïque.

Aussitôt après le schisme des dix tribus, TOUS voyons reparaître chez les Israélites les idoles de l'Egypte ; il ne sera sans doute pas sans intéi*èt de rappeler à quelle occasion, et pour cela ie n'aurai qu'à transcnre quelques versets de la Rible (7 Rois xii) : — 25. Jéroboam bâtit Sichem sur la montagne d'Ephraim, et îl y demeura; il sortit de là et bâttt Henouël. — 26. Jéroboam dit en son cctur : Mainte^ nant la royauté pourrait retourner à la mai* son de David, — 27. Si ce peuple monte à Jérusalem pour faire des sacrifices dans la maison de l'Eternel, le cœur de ce peuple pourra se tourner vers son maître, vers Roboam,roi de Juda: ils me tueront et retourneront vers Rvboam, roi de Juda. — 28. If roi ayant consulté, fit deux veaux d'or et dit aiix Israélites : Cest assez monter à Jérusa* lem : voici tes dieux, Israël, qui font fait monter d'Egypte. — 29. // en mit un à Beit Et, et plaça l autre à Dan,

Le ir livre des Chroniques, ne fait uu'une >imple allusion à ce fait curieux; elle est contenue dans le versul 15 du chapitre xi. Le

votci : Et it [Jéroboam] avoif HUtilué du eohenim pour tes haiuts4ieux, pour les boues et les veaux qu'il avait fabriqués. Jéroboam connaissait parfaitement la tendance du peuple juif à retourner au culte des idoles, eulte auquel i) s'était habitué par ur long séjour en B^ple : il einploy* des« le noyeo qu'il croyait ie ptus sûr, pour empêcher les tribus dissidentes de se soumellre à lear roi légitime, c'esl-à-dire à Rol>eeiD, fils de Salomon. Il fit appel an souvenir des dieux de l'Egypte, de ces taureaux sacrés. Apis et Mnevis, devant lesquels leurs ancêtres s*é^ taient prosternés, et les deux points extrêmes du territoire des tribus dissidentes, Beit-E) et Dan, reçurent des idoles d'or que TEcriture sainte appelle des veaux [âdjelim). L'historien Josè^he, en parlant des sources du Jourdain, sKuées près de Don, mentionne ie temple de la Vache d'or qui étmt à côté de cette source. Il est évident qu'il s'agit ào Tun des temples établispar Jéroboam. L'emplacement de ee temple est parfiiitement reeonnaisstble aujourd'hui, cl nul doute que ce ne soit le tertre artificiel» nommé TelM-^ Qadhi que Von rencontre avant d'arriver à Banias, au point même oil sort de terre uo» source qui vient erossir le beau ruisseau que déverse la grotte de Pm à Eanias ; ee ruisseau est certainement le véritable Jourdain desaih ciens, et pourtant il devrait céder ce nom ta Nahr-Hesi>aiah, qui est bieo plus coBsidérable que lui, et oui a déjà mpuis quelques lieues le volume aune vraie rivière, quand le prétendu Jourdain, avec lequel il vient se confondre, n'est encore qu'un laîsérable rais* seau.

Mais revenons aux idoles de Jéroooani. Les Chroniques nous parlent de veaux {âdjelim) et deboucs(rAdtrim). Très -proliablement ces boucs sont encore des idoles empruntées à l'Egypte, qui adof ait te i>ouc et le bélier.

Le verset 9 du chapitre xiv du i*' Urre des Rois est ainsi conçu : Et parce q^se m as plus mal agi que tous ceux qui ont été avanf toi, parce que tu es allé et que tu fes fait d'autra dieux et des images de fonte pour m'irriter, et que tu m'as rejeté derrière ton do», ete. C'est ainsi que commencent les menaces que Jéhovah adresse à Jéroboam. Les images de fonte en question dans ce verset sont donc certainement identiques avec les veaux d'or ' de Beit-£1 et de Dan. Le mot dont l'écrivain sacré se sert pour désigner ces images de fonte, est ici le mot masakhout, dont le sens

i)récis est bien image fondue (de nasakhn, bndre, couler, jeter en fonte).

Cependant les sujets du roi de Juda ne restaient pas plus fidèles au culte de Jéhovab, car nous'iisonsdansie/" Livre des Roishin): — 22. Juda fit ce qui était mal aux yeux ae rÈternel; ils l'irritèrent par les péchés qu'ils commirent, pliM que tout ce qu'avaient fait leurs pères, — 23. Eux aussi se bâtirent des hauts-lieux {bamout), des cippes (metzebout) et des idoles {achcrim) sur chaque hauts col" Une, et sous chaque arbre verdoyant. J'ai d<^ dit que les acherim ne pouvaient être que dcb unagQs d'.\blaroth, et non des bocages;

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DES ANTiQUITES B18LIQUES.

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lererset que je viens de transcrire le nrouve irrésîstibleroent, car on n'établit pas des bocaçes sous des arbresv

Les crimes de Jud» ne devaient pas rester impunis, et l'Eterneh suscita contre son peuple la eolère du Pharaon Chechak. Nous lisons dans le i^lÀvrt desBois (xiv) : - 25. // arriva ^fÊÊimeinquiime année duroi Roboam, Chechak, roi d^Egypte^ monta contre Jérusalem, — 26. il prit tes trésors de la maison de V Eternel et ■ les trésors de la maison du roi, et il emporta faul. il prit tous les boucliers d'or que Salowum avait faits. — 27. le rot Roboam fit à êew frfoce des boucliers d^airain, dont il €ammit la garde au capitaine des archers qui

fardaient Ventrée de la maison du roi, — 8. Et quand le roi entrait dans la maison de FEternel, les coureurs les portaient et les remettaieni {ensuite) à la chambre des coureurs. Les mômes faits sont racontés, à trèslieu près dans les mêmes termes, au IV Livre des Chroniques (xii, versets 9 à 1 1 j.

Nous avons vu ce qu'étaient les trésors du ' temple et du palais.

Le roi d'Egypte Chechenk ou Chechak, par le piliage de ces deux seuls édifices, dut s'approprier des richessesimmenses. Gc Pharaon nous a laissé un assez grand nombre de mor noments ouii ornent les musées d'Europe, et dont k date est,, à très- peu d'années près, oerlaÎDe. Chechenk était déjà sur le tcône du wani de Salomoa, car nous lisons (i Rois %s^ 40) : Salomon chercha à [aire mourir Jéroboam; mais Jéroboam se leva et s'enfuit on Egfpte, vers^Shechak,. roi d'Egypte, et il demeura en Egypte jusqu'à la mort de Sa- Umum. Le roi d'Egypte qui occupait le trône Idcs de la mort de David, et qui très-probablement est le même que celui dont la fille épousa Salomon, n'est désigné que sous le nom de Pharaon. Il est possible ^ue ce soit Vsousennfes, prédécesseur immédiat de Cheebenk l*', car on s'expliquerait assez diflBcilenent et l'accueil bienveinantlait par Chechenk aux ennemis de Salomon, et ensuite la guerre terrible déclarée parce monarque à Roboam, si Chechenk était le beau-frère de Salomon et l'oncle par alliance de Roboam (141). Il est plus probable que le beau- père de Salomon fut le dernier roi de la vingt et unième dynastie.

Chechenk 1*' fut le fondateur de la vingtdeuxième dynastie, et la guerre qu'il déclara au lils de Salomon devient assez naturelle, quand on réfléchit que le nouveau roi d'Egypte, que quelque révolution mit surletrône,. ne dut pas se montrer l'àmi de la dynastie royale deJuda,.quiétaitalliécaussi étroitement avec la dynastie égyptienne que lui, Chechenk, avait renversée. Vuoi qu'il eu soit, voici une date qui doit être à très-peu près exacte : Salomon a régné de 1020 à 980, et Roboam, par conséquent, a comnuîncé à régner en 980 avant Jésus-Christ ; la cinquième année de

(Ul) Koboam ëlail flls de Nàameh, rÂminoniie.

(U2) Nous liions au môme cliapilrp,. versil i : // {Abtam,pèrf d*AiM) régna iroi» ans à Jérusalem, 1^ nom de sa mère fut Maukah, fille d'Absaiom, 11 y a é^'idcniineiil cofUradiciion sur le coiiiptc (l<: Ni\.i-

Roboam est donc en 976, et c*est dans cette année que Chechenk s'est emparé de Jérusalem.

Nous avons vu que iCS boucliers d'or avaient" été déposés dans le palais de Salomon, auquel ils servaient très-probablement d'ornements. Ces boucliers, après Tinvasion de Chechenk, furent remplacés par d'humbles, boucliers d'airain. N* est-il pas tout simple d'admettre que ces boucliers jouèrent, à cette époque reculée, le rôle des patères placées

Îiar imitation dans les métopes doriques? A 'appui de cette opinion, j'ai déjà mentionné deux faits que je dois me borner à rappeler ici (l'un mot seulement. Ce sont les boucliers enlevés des murailles d'un édifice pillé par des Assyriens, sur un bas-relief de Kliorsaoad et enfin la série de boucliers suspendus au fronton du Parthénon, et dont la place est' encore parfaitement visible aujourd'hui.

Nous venons de voir que Chechenk emporta tous les U*ésors du teniple et du palais de Jérusalem. Il est assez difficile de se rcr.dre compte de cette assertion positive. Je serais néanmoins assez disposé à croire que te temple proprement dit ne fut pas profané par les Egyptiens, et que les trésors placés dans les trois étages de petites chambres latérales et extérieures furent seuls pillés par eux. Si la splendide ornementation et le mobilier du temple eussent été enlevés, il semble que l'Eciiture n'eût pas manqué de le constater.

Le règne d'Abias ou Abiam, fils de Roboam, ne nous fournit aucun lait qui doive être consigné dans ce travail ; en revanche, le règne suivant nous offre de curieux rensei-

Siements. Nous lisons dans le 1*' Livre des ois (xv) : — 9. Et dans la vingtième année de Jéroboam, roi d'Israël^ Assa vint à régner sur Juda, — 10.... Le nom de sa mire fut Mâakah, fille d'Absalom (142). — 12.... Jl fit enlever toutes les idoles que ses pères avaient faites, — 13. Jl dépouilla de sa puissance se. mère Mâakah, qui avait fabriqué une image effrayante cf Aserah ; Assa brisa cette imaae effrayante, etlabrûla dans le torrent de Kéaron, — 1.4. Mais les hauts^lieux ne furent pas supprimés ; toutefois le casur d'Assa fut entier vers f Etemel pendant tous les jours de sa vie, — 15. 7/ apporta dans la maison de Dieu les consécrations de son père avec les siennes; de l'argent, de l'or et des vases.

Voici comment le //• livre de& Chroniques raconte les mômes faits (xiv) : — 2. Assa fit ce qui était bien et juste aux yeux de Jéhovah, son Dieu, — 3. Jl ôta les autels de l'étranger et les hauts-lieux; il brisa les stèles et mit en pièces les aserim,— 5. // enleva de toutes les villes de Juda les hauts-lieux et les hammonim, etc. — 9. Zorkh le Couchy [l'Ethiopien) sortit contre eux [l'armée d'Assa) avec une armée d'un million d'hommes et trois cents chariots, et vint jusqu'à Marenah, — \2,JéhO'

knii. Si elle étail mère d^Aliiam, ollc no peut être mère d Assa mai» bien sa graiurmcro. Au rcsle, nous .isons {IL GhroH. xi) : — 20. Après alle-ci (Mahalath), il [Roboam) épousa Mâakah, filie d'Abioiom; elle lui enfanta Abiah...

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ROI

vah frappâtes Coucliim (jlevant A^sçLjstdenani Juda, et les Couchim prirent ta fuite. — J3. Assa, et te peviple av£ç (ut, tes pourjsjiAivireni jusque vers J^ernr^ et il tomba des Coufihim » parce qu'il ne leur restaplus de vivres^ carjUs firent trisés devant Jéhovah et d/evant son caînp . €£ux d Assa emportèrent un butin considérable. (lïChron.,\\) ; — 8... // (Assa) abolit toutes les monstruosités de tout le pays ^e Juda.et de Benjamin^ et des villes qu il avait prises sur la montagne à'Ep'hrQlm ; il renouvêla V autel de Jéhovah ^ qui était éevant 4e portique de Jéhovah, — 9. // rassembla tou^t Judatt Befuamin, — 10. lis s' assemblèrent à Jérusalem^ le troisième mois de la quin^ièmfi année du^ègne 4* Assa, — 16. Et il dépouilla aussi de sa grandeur M^kah, mère du roi Assa, gui avait faii une image d*K%Qt9ih\ Assa mit en pièces cette image, la broya jet ta brûla dans te torrent de f(édron. — 17. Mais les hauts Lieux ne furent point étés d'JsraeL.. . — 18. i/ (Assa) apporta .dQn$ la maison de pieu les consécrations de son père Jtt se^ consécrations: de V argent,, deTor et des vases, — i9Jl n'y eut pt^ de guerre jusqu'à la irente-cinguième année du règne d'As^ia (U3). Voyons à d(^duire de Texamen de ces deux

i)assages les faits intérjes^als qui en déoouent.

Roboam mourut dans la dix -^ buiUème ^néedeson règne [11 Chron,, xni. l)s cit son flis Abiah lui succéda. Celui-ci r(^,gua trois ans, et laissa Jeti^ône h son iils Js^, qui commenga à ré^er dans la vingtième anné^ de Jéroboam, roi d'Israël (/ Rois xv, 9), et r^sta maître du pa^s pendant quaraute et un aps. Pendant les d\ji premières années d'Assa % pavsfut tranqMille (// Chron,, xiv, 1], et ce iiiit alors que Zorkh le Couohy (rElhiopien, le roi d'Egypte très-probablement) marcha contre Jérusalem. Voyons è quelle année ce fait doit être reporté. En admettant qu'il ait eu lieu dans la onzième année d'Assa, la pre- ;nière année du règne de Roboam doit être placée en 980, la première d'Abiah en 963, et enfin la première d'Assa en 960. C'est donc en 950 ou 949 avant Jésus-Christ que Korkh .a fait son expédition contre ^a Judée.

Qu'était-ce que ceZonkh? Très- probablement Osor-khon, premier fils de Chechenk, car les deux noms Zorkh et Osorkhon sont bien voisins. Osorkhon I*% de la vingt- .deuxième dynastie, était donc sur le trône d'Egypte en 950 avant Jésus-Christ. Sans doute ce prince aura voulu imiter son nère $t aura tenté une expédition dans la.juelle il ne trouva que la ruine et la honte, au lieu des trésors qu'il espérait conquérir.

Les textes bibliques transcrits plus haut nous montrent que TidolAtrie avait persislc ) dans la famille de David, puisque lilâ;dcah, fille d'Absalom etpetite-lille de I)avid, qui avait épousé son cousin Roboam, rendait un culte à une image d'Astarté, que son petit-fils dé-

(Ii5) Nous lis4iiis dans le I^' Livre das lioiê (xv, 111): Il y eut guerre entre À'^ «a et Daesfa, rui (fls^ raèl, pendani toute leur vie. El plus loin (I. xv, 35): I)nu$ la troisième antiée dWbsa, roi deJuila, Baesâa, /»/< dWkhias^ commença à réfjner sur tcni Isracty à

tnri^it en la d^puillam eKe-VMHw tieli d^ gnité royale. Assa, nouç 4ii i'tcfiÊism, M enlever toutes les idoles qui^ 6^ pifi» amûent faites, et cetle assertion wsilive4^»0Bt»m{ qu' Abiah, ainsi cpie son fèrefiçibow»^ Awieot suivi le triste exemple dç Motnm. A$m revint au culte du vrai Dieu, mvd» il 'O'tmt

f>as assez d'autorité pour abolir dws :iaute ^étendue de ses Etats 4e cuUe .profttdsé sur les hauts*lieux ; car si un veir^ Bes ilbroaiques dit que lesbtmts-lieoxjriif^BljBiif^rimés dans toutes les ^.iliesde Juda^ m^mU^^iNset du même livre des Rois 4it pf^i^ém^H k contraire. Xous av.CM9iS vu quel^haob^ok «ffit enleva tous les trésors du temple ^tin fNdtb. Ceci explique conmient Assa fi'e&orQft -Îb reconstituer le trés^ sacré, «en y v^vsAni Jes sommes d'^u* et d'angent et les ¥|rs^ tpHôew qu'il avait consacrés lui-mèoiej M^i A»en que ceux qui avaient été consiicpé^ j^ ftm père. Ce prjnc^ rétabiiJt dev^m^ J^e jpiwVi(Uie4u temple 1 aulfcl 4eâ .holocavates; ^U ien faut conclure que Tautel d'airain oop^tiruit (pfit Salomon ^vait ^té «r^ovensé par Cbaebepk; voilà, il faut jen coavenir, w iaitibien ^^tpo^ à l'opinion que j'ai éouse plus baut^ quppfHjA^ être le conquérant égyptien avait r^sp^ le temple propreioent dit. I^réno^^n^n dp l'autel des holocaustese^Mt Ueu ti^*pfobièilement au moment où le peuple entier 4^ Jwla jeide Benjamin fut rassemblé ^ JériH^ton pour reprendre avec éolat le f^iMe^e J(âîk>vib. Cette assemblée générale êui lie^ .diiiis 1^ troisième mois de la quizième année 4'As$a, c'est -à- dire en 945 014 9i4 ^^^t Jé$us- Christ.

Un verset nou8 £yp[prejid qii'il n y e\it pas de guerre avant la trente-cinquième «iwée du règne d'Assa ; c'est donc ver^ Tao 9U avant Jésus^Christ que cette ^guerre aiiriil éclaté, et, d'i^n autre cdté, noqs lisons (^Mt XV, 16) qu'(7y eut guerre en^r^ Aâêfi H Jl#<#ia pendant to^U ieur vie. l\ est prpbalAe .que Ja ,|guerre spéciale dont il est question, ^ propos de la trente - cinquième aufiée d'Assa, fut celle dans laquelle le roi d'Israël vint s'établir militairement k Rama, pour ne laissor Il personne des sujets d'Assa la faculté de franchir cotte limite ; on était alors dimis la trente-sixième année d*Assa, c'est-à-dii* ep 924 avant Jésus-Christ. (Il Ckron.. xvi, 2.) Assa prit tout l'or et tout l'iar^nt qui était resté dans les trésors de la maison de Dieu et dans les trésors de la maison du ?roi, et il en envoya une partie à })en-U^Klad, roi d'Aram, dohtJa capitale étailDama^i, en leiiriaoi do s'allier à lui et de l'aider contre Te roi d'Israël. Ben-Uadad se hâta d'accepter ]& marché, et il fit marcher contre Israël une armée dont la présence désastnieuse força bientôt Baessa à s occuper exclusivieuient ati la défense de ses propres Etats. La constw(>tion de Rama fut al>andonnée, et Assa fil enlever les pierres de taille et les bois de

Tirzah^ vingt-quatre an$. Ces deux versets oep^o* vi'ut se couciUi^r avec le verset 10 du rfaflfiilretv des Chroniques^ qu'en admeUaiit qull n^cH.qiiestioa i|tie d*uiie (guerre «rînvasion dans oe dernier s&9fi*

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DES .\NXK)U1Tiî5 MBLIUIJES.

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tel ItDaéhies, ei t\u\ s*^rvhvnl h bâtirles Tilles -forlcs de i^ebéa«ot de linafiiiu (/ Moi^ iy, 16 etsuiv.) ik* oe récit il liébuhe que le iteuiple «A ie palais fiireiit encore une &>is dépotiilHis» .par Assalui-^iDènKi^ de Unis ies trésors qu'il jr jvait dé^xMés depuis rinvasion de (Iheohenk.

Sous le règne de iosapbat il est question d'une cour neuve du teoiple ; voici le verset «qui oorxtient cette mention, flialhtxireusement lort sèch« iiJ Chartm,^ %x, 5) : Jimaphai se prtstiita dans tunemUée de Juda ei de ii- -ruiaiem, dans la tnaiêon de Jéhorak, devant labour nfure. Très-iprolxiblettieat cette cour ne^ive avait été construite pour réparer les -dévastations exercées par les Egyptiens, lors de la venue de ilhechenk.

Piînclaiit nue Josaphat élaH sur le lr6nc de

I Juda, Akhab, iîls d*Oniri, régnait en Israël.

t Celui-ci prit pour femine lezabel , iille d'Itl)âiil,

i roi des Sidoniens, «t adopta le culte de Baal.

I It élera, dit récriture sainte, u» autel à Baai^ dans la maison de Banl, qu'il bâtit à Samnrie, — Akhab dressa une Aserali... (7 Hoi$ XVI, 32 et S3.)

Nous savons donc, de source ' certaine, qu'Alchab fit bâtir un temple de Baal à Sa marie» et ou'il introduisit iiarnii son peuple le culte dcBaal et d'Astartc ; ceci revient évideuiment à dire que Saniarie, la capitale du royaume d'Israël, fut envahie complétcmeut par l'art phénicien. Nous crovons en trouver une preuve satisfaisante dans le fait que nous révèle le verset suivant : Le reste des faits d* Akhab et tout ce quil a fait, et la maison é'ivoire fu*i76dli7, sont écriisau Livre des faits du temps des rois d'Israël (7 Hois xxn, 39;. L'emploi sur une si grande échelle de l'ivoire, comme moyen d'ornementation, rappelle immédiatement les niagnitiques morceaux d'ivoire recueillis dans les ruines de l'Assyrie, et qui sont aujourd'hui l'un des plus précieux trésors du British Muséum. A la vue de ces débris ineMimables, notre savant confrère et ami,M. Ch. Lenormant, n a pas hésité un seul instant à déclarer que le travail de ces ivoires leur assignait une origine phénicienne, et nous sommes parfaitement con- Taincu, pour notre part, oue cette opinion est juste. La maison d*ivoire a'Akhab fut très-prf)liahlement nommée ainsi, parce qu'elle était revêtue d'ornements sculfités par des artistes sîdoniens, venus à la suite de lezabel, et analogues à ceux qui ont été exhumés des fouilles de Ninive.

A Akhab succéda son fils Akhazias, dont la mort fut la suite d'un accident que rËcritun* •sainte raconte ainsi : Akhazias tomba à traders le treillis de la chambre haute, à Samarie, et eu fut nuUade; il envoya des mes- Mafjers, leur disant : Allez, consultez Baal Zehoub , dieu d\ikaroîin , pour savoir si je guérirai de cette maladie (II Bois, i, 2 >. Cx passaj^e nous fournit un renseignement lrès-<!urieux. Akhazias tomba h travers le treillis de Kl chambre haute, et ce treillis est désigné |>ar le mot chabbakah^ qui n'est autre (ju" le luoi pnr kipni \*)\i< \r< \ral»*>

déagneot encore une (euéire grillée; or Je sens ii§oiirtfUX de €e mot est irtiUis ; tl îaut -en coBclune que la fenêtre à travers laquelle Akliazias fil une £hute était un de ces treiUis de bois qui paraissent toutes les fenêtres orientales, fenêtres qui sont de vrabcaliinets en saillie sur le mur extérieur, construiits en beis et garnis, à iiauteur dTappui et jusqu'à leur sommet, de larges grillages h Iravers lesquels on peut voir sans être tu. «C'est très-prubaiiienient du haut d'un véritalile balcon de ce genre que tomba le roi Akhazias qui » en s'appuyant fortement contre un grillage trop iaible i>our résister au poids de son corps , J'Aura brisé et traversé, pourlomlier dans la rue.

Kous ffrons nuque le roi d'Iaraêl A4hab MfKBi fiait Uttir«n temple de Baal à Saniarie ; la révolution qui mit lébu sur le trêne -amena la ruine de ce temple et le massacre de tous les Israélites adorateurs de Baal. te récit de cette terrible exécution est donné dans le chaiMtre x du it Livrt des Rois , versets 17 à 28. Quelques-uns de ces yersets méritent d'être dtés intégralement. Les voici : — 21. Jeku envirya dans tout Israël ; tous Us «cr- Tîiemrs de Baal vinresU^ il n*y an guipas im msi ne vîni; Us entrèrent dans la maisma dt Baal ; la maison de Maal fut remplie d'un bout à Vautre. L*enceinte sacrée devait êtreeoiisidérable, puisque tous les adorateurs de Baal , accourus de tous les points du royaume, y avaient trouvéplace.— 22. Ildit 4su préposé dss vestiaire : Tirez-^n des véiements pour tous Us serviteurs de Baai; ei il Uur en lira des tétemesUs, Il parait, d'après ce verset , que, f>our assister, suivant les rites voulus, auK cëréncMmies de ce cuhe, il Allait revêtir un costume particulier. Le lEestiaire qui contenait des costumes pour une pareille foule d'assistants devait être immense ; raison de plus pour penser que le temple, dont il n'était qu'une dépendance , avait luimême de vastes dimensions. — 25. Tous tes assistants furent massaorés, et leurs cadavres jetés hors au tempU,¥ms : 26. — Ils tirèrent dehors les stèles de la maison de Baal et les brûlèrent. — 27. //« démolirent la stèle de Baal, et démoliront la maison de Baal, ei en firent des lieux infecls jusqu'à ce jour. Los stèles qui furent tirées du temple pour être brûlées étaient apparemment des stèles de bois. La stèle de Ilaal proprement dite fut démolie , ajoute l'écrivain sacré ; celle-^^ donc était sans doute de pierre, comme le temple qui subit le môme sort.

Alhalie s'était cni[>arée de la royauté après la mort de son fils Akhazias , et pour assurer son usur|>ation avait décidé la mort île tout ce qui restait de la race de David. Un faible enfant, Joas, tils d'Akhazias, fut soustrait à la rage d'Athalie: il fut élevé par les soins du grand prêtre Joad; et lorsqu'il eut atteint l'Age de sept ans , une conspiration le remit sur le trùnc de ses pères, en infligeant n l'usur^Mitrice le juste châtiment de ses crimes. Ainsi cpi'en Israël Je culte de Baal avait été apporté ^ Jérusalem par la digne tille d'Akhab et de lezabel ; un temple avait été

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bâti, et un corps pontiGcAi constitué. Aussitôt après le meurtre d'Athalie tout le peuple du pays entra dans la maison de Baal. lis démolirent ses autels et brisèrent entièrement ses images» et tuèrent devant les autels Matban, le cohen de Baal (// Rois xi, 18, et Il Chron,, xxin, 17). Où était situé dans l'enceinte de Jérusalem ce temple de Baal T Il est vraisemblable qu'il était dans l'enceinte même du temple , puisque nous lisons dans le //• Livre des Chroniques (xxiv, 7) : Car Vimpie Athalie et ses fils (c'est Joas qui parle) onX ruin^ la maison de Dieu , et ils ont converti en baalifn toutes les saintetés de la maison de Jéhovah.Le temple contenait des images de Baal, ceci est mis hors de doute par h*, texte sacré lui-même, et très-certainement ces images étaient l'œuvre d'artistes tiabitants de Jérusalem.

Il est certain qu'au moment où Joas fut remis en possession de la couronne dont il était rhéritier légitime, le temple était en mauvais état , grâce sans doute a l'invasion égyptienne, grâce surtout à l'incurie des pniices qui avaient successivement occupé te trûne^ depuis Salomon, et qui« pour la plupart , avaient abandonné le culte du vrai Dieu. Joas chargea les prêtres de ces réparations urgentes, en leur enjoignant deaisposer, pour y subvenir, de tout l'argent consacre que Ton apporterait au temple.

Les cohenim perçurent bien l'argent, mais ils n'en flrent pas Tusage prescrit, de sorte qu'en la vingt-troisième année de son règne, Joas, s'apercevant qu'aucune réparation n'avait été même commencée, fit appeler le grand prêtre Joad et tous les cohenim; ei^ après leur avoir reproché leur incurie, leur défendit de toucher aucune somme, quelle qu'elle fût, sans la verser immédiatement en d'autres mains , pour qu*elle fût appliquée aux réparations du temple. Un véritable tronc fut placé à droite de l'autel des holocaustes , et les cohenim de service à la porte du temple , étaient obligés d'y jeter tout Targent qui était apporté en offrande. L'argent provenant de ce tronc était remis directement AUX architectes , aux charpentiers, aux maçons et aux tailleurs de pierre, et il n'en était rien distrait pour le service du temple, c'est-à-dire pour fabriquer des coupes d'argent, des couteaux, des tables, des trompettes , ni des vases d'or et d'argent {II Rois XII, 5 à 14}.

Voici comment les mêmes faits sont racontés dans le 11* Livre des Chroniques (XXIV, 5 et suivants) : Joas envoya les cohe» nim et les Lévites parcourir les villes du royaume pour recueillir de Vargent , afin de subvenir aux réparations du t*:mple. Les Lévites n'exécutant pas ses ordres , le roi fit venir devant lui le grand prêtre Joad, et lui reprocha son incurie, — 7. Cor, lui dit-il, r impie Athalie et ses Ms ont ruiné la maison de Dieu. Il lui donna l'ordre de faire placer un tronc à la porte extérieure du temple, al

il fit publier dans tout le roj^aume Tordre d'apporter à Jéhovah la contribution que Moisa avait imposée è Israël dans le désert. Le peuple accourut avec empressement, et le tronc se remplit. On le vidait journellement devant le secrétaire du roi et le préposé du grand prêtre ; des sommes immenses furent ainsi amassées , et elles furent versées entre las mains des architectes du temple , qui réunirent et soldèrent les tailleurs de pierre , les charpentiers et les ouvriers en fer et en cuivre , chargés de réparer la maison de Dieu.— 13. Les ouvriers Iravaittêrent, et par eux la réparation s'opéra , et ils replacèrent la maison, de Dieu dans sonjpremier) élai^ ei Us k^ consolidèrent.— U. Et lorsqu'ils eurent /fui, ils apportèrent devant èe roi et Joaâ le res-tant ae l'argent , et ils firent des vaâeâ pour ta maison ae Jéhovah , des vases de service, des pilons, des tasses et des vases d'or et d'argent , et l'on offrait des holocaustes dans, la maison de Jéhovah ^toujours, pendant tonte la vie de Joad.

Cet état de choses ne dura que jusqu'à Ji^ mort du grand prêtre qui avait sauvé la couronne de Joas, car à peine fut-il mort, que les chefs deJuda parvinrent à détoumecla roi de la ligne de conduite qu'il avait suivie jusqu'alors, et l'entraînèrent avec eux à lîdolatrie. — 18. //s abandonnèrent la maison is Jéhovah, Dieu de leurs pères ^ et suivirent les aserim et les idoles — 20. V esprit de Dieu s'empara de Zacharie , fils de Mad\ le cohen. Il se plaça à la tête du-peupU et feur dit : Pourquoi transgressez-vous les contmasdements de Jéhovah? Vous ne ptospéteres pas; parce que vous avez abandonné Jéhovah^ il vous abandonnera. — 21. Ils conjurèrent contre lui et le lapidèrent, par ordre du rot, dans le parvis de la maison de Jéhovah. — 22. Joas le roi ne se souvint pas du bien que Joad son pire lui avait fait , mais il fit tuer son fils , et à sa mort celui-^i dit :. Jéhovah verra et vengera ( ma mort ). — 23. Ce fut au retour de Cannée q%ie tarmét d'Aram monta contre lui: ils vinrent dans Juda et Jérusalem , et ils firent périr tous les chefs du peuple, et en envoyèrent tout h butin au roi, à Darmechk [Damas) Ce fut après ce désastre qu'une conspiration éelata à Jérusalem , contre Joas qui fut assassiné dans son lit par Zabed , fils de Seroâat l'Amnionite, et lehouzabad, fils de Semrit le Mohabite (143*.)

On n'a pas perdu de vue que l'un des tombeaux de la vallée de Josaphat, celui qui est monolithe, porie le nom traditionnel de tombeau de Zacharie. Est-ce réellement le tombeau du fils du grand prêtre Joad? La chose est très-possible; ce qui est certain,, c'est oue le Pèlenn de Bordeaux, en 333, entendit les habitants de Jérusalem dire que ce tombeau était celui du prophète Isaïe. Peut-être étaitce celui du prophète Zacharie, dont le nom avait été remplacé pour les habitants alors

(113*) Le //* Liste des Rois (xxn, 21) dit que Joas rut assas>iiié dans le palais de Meloua (Millu) qui est sur la descente de Sela (Silué?).

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ROI

BES ANTIQUITES BIBLIQUES.

KOI

chvéltens de ta ville sainte, far celui d'Isaïe, qui leur étail beaucoup plus conuu^

Nous-avons déjà vu plusieurs fois que le tréfor du temple était épuisé par les rois de luda» lorsque ceux-ci se sentaient serrés de

Srèft par un ennemi trop puissant. Le règne e Joas nous offre un nouvel exemple de ce Ikit. Hazaël, roi d'Aram, marchait sur Jérusalera ; Joas^ roi de Juda^ prit tout ce qui était €an§acrét ce que Joeapkat^ Joram et Akha-» MÙu, ses pireê^ les roie de Juda^ avaient congèlerez cê qu'il avait consacré (lui^méme)^ et iaui For qui se trouvait dans les. trésors de la snaison de t Etemel et de la maison du roi^ H il renvoya à Haxaël^ roi d^Aram, qui se retira de aevant Jérusalem {11 Rois xn, 18).

A Joas succéda son fils Amasias, et à Jebu, toi d'Israël, Joakbas son fils. Pendant le règne de ce dernier, ridolâtrie subsista à Saloarie ; car nous lisons que VAserah resta debout à Samarie (77 Rois xin, 6). De son côté, AmasiaSt ayant entrepris une campasne heureuse contre les Edomites, rapporta tes dieux de ses ennemis vaincus, et eut l'incroyable pensée de leur adresser un culte. Fier de ce wccte» Amasias défia le roi d'Israël, Joas, qui fondit sur l'armée de Juda, fit prisonnier le roi lui*mème, et le reconduisit a Jérusalem, dont les murailles furent abattues sur une langueur de quatre cents coudées, depuis la porte d'Ephraïm jusqu*à la porte de l'Angle (// OùrmUques, xxv, 23, 24.) Et Joas prit iout Far et forgent ^ et tous tes vases qui se frouvotenl dans la maison de Dieu^ auprès du $ervittur d^Edom^ ainsi que les trésors de la maisan du roi et les enfants en otage^ et il 9*en retourna à Samarie. Voici , encore une fois, les trésors sacrés et royaux complètement dépouillés. Amasias périt à Lacnis, victime d'une conspiration.

Le règne de Joas, roi d'Israël, nous fournit un renseignement assez curieux. Le prophète Elisée mourut après avoir annoncé à ce prince qu*il battrait les armées d'Aram. Elisée fut enseveli dans une sépulture particulière. Dans cette année^ des troupes moabites firent une incursion dans le pays. — Il arriva qu'en i%êevelissant un homme, voilà qu'on aperçut une de ces troupes^ et on jeta cet homme dans %e sépulcre d'Elisée^ et on se retira^ et l'homme toucna les ossements d'Elisée : il vécut et il se dreua sur ses pieds (Il Rois xm , 20 et SI). De ce passage nous pouvons conclure que le sépulcre du prophète Elisée était ouvert, et probablement taillé dans le roc. Il existe en Syrie des tombeaux antiaues de ce genre, notamment au sommet de la montée tiui, du fond de la vallée de Nanlouse ou do Sichem, conduit à la route de Djenin sur le pâté du mont Ebal. Là se trouvent, à fleur de roc, des ouvertures rectangulaires qui débouchent dans de petits caveaux sépulcraux, que je n'ai malheureusement pas eu le temps d'étudier avec soin.

Voici les renseignements que nous trouvons sur le règne d*Osias, fils d'Aniasias (77 Chroniques, xxvil : — 9. Osias bâtit des tours à Jérusalem, sur la porte de l'Angle, sur la porte de la Vallée, sur l'encoignure, et il les

fortifia. — 10. if bâtit des tours dans le désert, et creusa plusieurs citernes. — H. Osias fit préparer, à eux et à toute Formée, des boucliers,, des hnces,, des casques, des cuiras^ ses,^ des ares et des frondes. — \h. U fit à Jérusalem des machines,, des travaux d'ingéuieur pour être sur les tours et sur les ongles, pour tirer des (lèches et tancer de grandes pierres... Ces versets n'ont pas besoin do commentaires.

Nous trouvons au règne de Joatham un renseignement malheureusement fort succinct, et Que je ae dois pas moins consigner ici. C'est lui qui a bâti ta haute oorte de la maison de FEternel (U Rois xv,. 35]. Le pylône du temple aurait-il eu besoin d'être relevé, ou s'agit-il d'une porte détachée du monument et placée en avant? Je l'ignore. Le même fait est rapporté dans le 77' Livre des Chroniques^(X7iyu) : — 3^ Ce fut lui q^i bâtit la haute porte de la maison de Jéhovah, et it bâtit beaucoup à la muraille d'Ophel. — 4. 7/ bâtit des villes sur la montagne de Judo, et dans les lieux arables il bâtit des châteaux et des tours. Le mot que je rends par lieux arables est kharachim de kharach, incidit, aravit. On l'a traduit jusqu'ici par forêts; mais jh me crois le droit de demander où il y a jamais eu et pu avoir des forêts en Judée.

Le règne d'Akhas, fils de Joatham, fut un règne désastreux pour Jérusalem ; voici les faits qui s'y rattachent, et dont il faut tenir compte dans ce travail. Vivement attaqué par Razen, roi d'Aram,— 8. Akhas ffrit l'argent et F or qui se trouvaient dans la maison de F Eternel et dans les trésors de la maison royale, et il les envoya au roi d'Assour, comme don. — 9. Le roi d'Assour y acquiesça, et courut à Damas, la prit et en transporta les habitants à Kir, et il fit mourir Razen. — 10. Le roi Akfios alla au-devant de Tiglat-Félasar, roi d'Assour, à Damas, et voyant Vautel qui y était, le roi Akhas envoya à Ouriah, le cohen, la figure et le modèle de Fautel, selon toute la façon qu'il avait—. 1 1 . Ouriah, le cohen, construisit Fautel suivant tout ce que le roi Akhas avait envoyé de Damas; Ounah, le cohen, le fit ainsi, avant que le roi Akhas fût revenu de Damas. — 12. Le roi revint de Damas, et, voyant l'autel, il s'en approcha et sacri^a sur cet autel. — 14. Quant à Fautel d'airain qui était devant FEternel, il le fit reculer de ocrant la maison, d'entre Fautel et la maison de FEternel, et il le plaça â côte de Fautel, au nord. — Ib. Le roi Akhas commanda à Ouriah, le cohen, et dit : Présente sur le grand autel

I holocauste du matin et Fo/franae du soir, ainsi que Fholocauste du roi et son offrande, et les holocaustes de tout le peuple, leurs of frondes et leurs libations, et tu répandras dessus tout le sang de Fholocauste et tout le sang des sacrifices; et Fautel d'airain, j'en aurai soilk. — 16. Ouriah, le cohen, fit selon tout ce que le roi Akhas avait commandé. — 17. Le roi Akhas retrancha les cloisons des supports et en ôta les bassins, et il descendit la mer de dessus les bœufs d'airain qui était dessous, et il la plaça sur un pâté de pierres. — 18.

II changea, dans la maison de FEternel, Fal"

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tée couverte du Sabbat, gu'ou avait bâtie dans la niaisQfif ainsi que Ventrée extérieure du roi^ à cause dû roi d'Assour. [tï Rois, xvt.)

Voici maintenant les détails que nous trouvons, touchant les mêmes faits, dans le If lÀvre des Chroniques (xxviïi) : — 2. // {Akhas) marcha dans les voies des rois d*Jsraèi: it fit aussi des statues de fonte pour Baal, — 3. /ï fit des fumiaations dans la vallée de Btn-Bin* nom, et brûla 9es enfants au feu, selon les abominations des nations que Jéhovah avait expuisées devant les enfants d* Israël, — ^, flfit des fumigations et des sacrifices sur les hauts lieux et sur les collines, et sous tout arbre verdoyant. — 23. Il fit des sacrifices aux dieux de Damas, qui Vavaient battu, et il dit : Puisque les dieux d'Aram tes secourent, c'est à eux que je veux faire des sacrifices, et ils m'oideront ! Et ce sont eux qui furent un piège pour lui et pour tout Israël, — 24. A1:has ayant réuni les vases de la maison de Dieu, mit en pièces les vases de la maison de Dieu, et il ferma les portes de la maison de Jéhovah, et il se fit des autels dans tous les coins de Jérusalem, .Ce passage est très-précieux, en ce qu'il nous apprend que pendant une partie du règne d AKhas le temple fut fermé.

L'idolâtrie avait fait de tels progrès en Israël, que le châtiment ne pouvait se faire attendre.— 9. Les enfants disrael avaient secrètement pratiqué des choses aui n'étaient pas bien^ contre l'Eternel; ils s étaient bâti des hauts-lieux dans toutes leurs villes, depuis ta tour des gardes jusqu aux villes fortes. — 10. Et Us s'étaient dressé des stèles et des aserim sur chaque colline élevée et sous chaque arbre verdoyant [Il Rois xvii) : — 16. Ils avaient abandonné tous les commandements de VEtevnel^ leur Dieu; ils s'étaient fait deux veaux de fonte: iU avaient fait des aserim; ils s'étaient prosternés devant tous les ordres célestes, et avaient servi Baal, — 17. Ils avaient fait passer par le feu leurs fils et leurs filles; ifs avaient fait des enchantements et des divinations. Osée, ûls d'Ela, était alors roi d'Israël ; Salmanasar, roi d'Assour, vint l'attaquer, s'empara de Samarie, après un siège de trois ans, et transporta les dix tribus dissidentes à Khalah, sur le fleuve Khabour, et dans les villes de la Médie. {II Rois, xvii, 5 et 6.) A la mort d'Akhas, Ezéchias, son Qls, monta sur le trône, et le culte de l'Eternel fut aussitôt rétabli dans toute sa pureté primitive. 3. Cest lui qui, dans la première année de son règne, dans le premier mois, ouvrit les portes de la maison de Jéhovah et la solidifia. — 4. Il fit venir les cohenim et les Lévites, et il les assembla dans la place, à l'orient, [il Chron., xxix.) Ces deux versets nous apprennent, on le voit, que le temple, fermé depuis longtemps, vit rouvrir ses portes dès l'intronisation d Ezéchias; ils nous apprennent aussi que le parvis oriental du temple offrait une place de réunion assez grande pour contenir l'assemblée du corps sacerdotal. Les paroles du roi lui-même, dans cette assemblée, constatent l'abandon que le temple avait subi. 7. [Nos pères) ont aussi fermé les portes du portique, ont éteint les lam^ pes, n'ont pas présenté d'encensements, nont

pas offert d'holocaustes dans le sanctuaire au ' Dieu d'Israël. {II Chron ,xxix.)II serait difficile de décrire en termes plus précis ToiAK du culte hébraïque dont AUias s'était rendu coupable. Ezéchias n'hésita pas à détruire tout ce qui rappelait l'idolâtrie ac son père ; Toict les détails bibliques de cette restauration du culte : 4. /{ ôta tes hattts^ieux, irisa Its stèles^ mit en pièces les aserim,et rompit le sermnt d'airain que Moïse avait fait; czr, jusque ce temps, les enfants éCIsraèi lui fmsaient AI encensements ; on te nommait NaMiuitwn (de nakhas, airain, et tan, serpent. {// Rm, xviii.) Il est extrêmement curieux de retrouver ici cette mention du fameux serpent d'airain, fondu, par l'ordre de Moïse, dans le désert; il est clair qu'il est resté pendant phisieurs siècles un oûjet de vénération. Mais où était-il placé? Il est impossible de le préciser, bien que très-probablement son oriçine respectable lui eût fait assigner im èmplaGement dans l'enceinte du temple.

Les Chroniques nous donnent un récit phis explicite de la purification du temple ; le voici :--16. Les conenim entrèrent dans la maison de Jéhovah pour la purifier, et ils firent sortir toutes les impuretés qu'ils trouvèrent dans te temple de Jéhovah , dans le vestibtUe de la maison de Jéhovah; les Lévites les reçurent pour les tirer dehors, vers le torrent de Kédron. — n. Ils commencèrent le premier jour du ptemier mois à sanctifier, et te huitième ils entrèrent dans le portique de Jéhovah, et ils achevèrent le seizième jour du premier mois. — 18. Ils entrèrent dans rintérieur vers Ezéchiasy le roi, et lui dirent : Nous avons purifié toute la maison de Jéhovah, Vautel des holocaustes avec tousses ustensiles^ et la table de proposition avec tous ses ustensitem — 19. Et nous avons mis en place et sanctifié tout les ustensiles que le roi Akhas avait souillés durant son règne, pendant sa prévarication; ils sont devant Vautel de Jéhovah, {II Chron,, xxTx.J Le chapitre suivant (xxx, 14) nous fournit à ce propos un verset important que voici : Ils se levèrent et ôtèrent Us autels qui étaient à Jérusalem, et ils enlevèrent aussi les autels à encensements, et ils les jetèrent dans le torrent de Kedron.., puis eurent lieu les sacrifices expiatoires et la célébration solennelle de la pâque. Et lorsque tout cela fut achevé, tous ceux d'Israël qui étaient présents sortirent vers les villes de Juda, brisèrent hs stèles, mirent en pièces les aserim^ démolireitt les hauts-lieux et les autels dans tout Juda, en Benjamin, en Ephraim et en Manassé, jusqu à ce qu'ils eurent tout anéanti, et tous les enfants d'Israël s'en retournèrent^ chacun dans son héritage, dans leurs villes. {IlChron.,

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