‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 16 sur 181 · ADO · texte numérisé non relu

ADO

Tautre auprès de Lydda ; il est fort probable que Vune de ces deux bourgades a pris la place de l'Adithim de rScriture sainte; et en ce cas c'est à celle qui se trouvait auprès de Gaza qu'il faudrait, je pense, donner la préférence. C'est encore la une question de ^onraphie biblique que quelque voyageur intelligent tranchera iniailliblement tôt ou tard.

ADJEUM. Voici ce que je trouve sur Adjelim dans mes notes de voyage :

J'ai dit tout à l'heure que les ruines au milieu desquelles nous campons, m'ont été désignées sous le nomdeKharDet-el-Hafayeh ; maisje dois faire observer que les Bédouins qui nous entourent les appellent indistinctement de ce nom ou de celui de Kharbet- Adjerrab ou El-Djerrah , que nous avons trouvé appliqué aux ruines rencontrées par nous pendant toute la journée. D'ailleurs nous sommes sur le flanc du Djebel-Adjerrah; cela est incontestable , puisque tous les Bédouins sont d'accord sur ce point. Est-il [)ossible de deviner quelle est la localité antique cachée sous le nom d'Adjerrah? Je n'ose me flatter d'y avoir réussi , et cependant je ne puis me dispenser de faire connaître l'hypothèse que m'a suggérée une certaine ressemblance de nom.

Nous lisons dans Josèpbe ( Ani. Jud. , XIV, 1,4) que parmi les douze villes enlevées aux Arabes par Alexandre Jannœus, pèF9 de Hyrean , se trouvaient Agalla , Medaba et HDPQnaïm. Or Medaba et Horonaïm étaient certainement des villes de la Moabitide , ainsi que l'attestent Jsaie et Jérémie. (/taie, XV, 2, 5; Jérémie , XLvni, 2, 3,5), Agalla pouvait donc, je dirai même plus, devait être également de la Moabitide. Dès lors , de Agalla à Ad|jerrah il y a si peu loin , que je crois très-permis de retrouver les ruines de l'Agalla de Josèpbe dans TAdjerrah des Arabes d^iyourd'hui. Remarquons d'ailleurs que le prophète Isaïe, en parlant de la ruine deMoab,dit: « Caries cris environnent les frontières de Moab , le gémissement en retentit jusqu'à Adjelim (:3^}» etc. » Adyelim était donc vers la frontière de la Moabitide. Reland a déjà émis l'opinion que cet Adljelim devait être l'Agalla de Josèpbe, et je n hésite pas à me ranger à cette oj)!nion. 11 est vrai qu'Eusèbe nlace AgalHm (*A7cX>t/|[i),qui est évidemment le même lieu, vers le sud et à huit milles romains d'Areopolis ou Rabbat-Moab , et cette double indication ne peut convenir aux ruines d'Adjerrah , que sous le rapport de la distance ; car les ruines d'Adjerrah , qu'on les prenne au bas ou au sommet de rOuad-Adjerrah , sont

firesque exactement à l'ouest d'Aréopolis. e n'en persiste pas moins à chercher l'Adjelim de l'Ecriture et T'AycUa de Josèpbe dans l'Adjerrah des Araoes , parce que *A7«3L>«if« dEusèbe, placée par lui au sud d Areopolis , n'eût pas été le moins du monde iMir la frontière de la Moabitide, ainsi que le veut le texte dlsaïe.

ADOULLAM.— Ce nom est porté pour une localité placée vers le sud de la Terre promise.

Avant d'en rechercher la position probable, io vais rapporter tous les passâmes oibliques où il est fait mention de cette ville importante, du moins historiquement parlant. Le premier est extrait de la Geniie (xxxvm) :— 1. Il arriva en ce lemof -/d, et Juda {fil» de Jaeob) descendit d'aupree de ses frères, et il s* établit prés d'un homme d*Adoullam (^ofrar), et son nom était Heràh. —2. Juda y vit la fMe d'un Kenaanéen nommé Souad , et il la prit (pour femme), etc. Au verset 20, qui suit, cet ami de Juda, l'Adoullamite , est encore cité. Dans le lÂvre de Josué (xu), nous trouvons dans rénumération des rois du pays de Kenâan vaincus par Josué : — 15. £e rot de Lebnah^ un : le roi d'Adoullam , un. C'était donc une . ville assez importante , lors de l'invasion israélite dans la Terre promise, pour avoir un malek particulier.

Nous trouvons dans le même livre, au cna^ pitre XY, parmi les villes appartenant à la tribu de Juda : — 33. Dans la plaine, EstamiK et Seraàh et E^nah, — 34. Et Zaouah, et Ayn^Djenim, Teffouah et Heâynim, — ' 35. Jar^ moût et AdotUlam, Souekah et Aazekah^ etc.: Adoullam était donc une ville située sur le plateau de Juda.

Dans le 1" Livre de Samuel fchap. xxn), nous lisons : — 1 . David s'en alla de là (de chez Akich , rot de Djeth (Gath) , et se saura dans la caverne d Adoullam: ses frères et toute la maison de son père f ayant appris^ descendirent là vers lui, — 3. David s'en alla de là à Mas f ah de Moab, et il dit au roi de Moab, etc. Au chapitre xxui, nous voyons

Sue David avait fait, pour ainsi dire, son lieu e résidence habituelle de la caverne d'Adoullam. Voici le verset qui nous donne cette notion : — 13. Jrotf des trente chefs descen^ dirent ; ils vinrent , au temps de la moisson , dans la caverne d' Adoullam : la troupe des Philistins campait dans la vallée des Rephaim. Nous retrouvons ce verset reproduit pour ainsi dire mot à mot au /" Livre des CArontques (chap. xi] : — Trois des trente chefs deS' cendirentsur le rocher auprès de Davia,dans la caverne d' Adoullam; le camp des Philistins était dressé dans la vallée des Rephaim.

Cette ville fut agrandie, à ce qu'il paraît, par le roi Roboam. Voici le passage bil>lique

3ui nous l'apprend (// CAron.xi) :— 5 Roboam emeuraàJfrusalem, et bâtit des villesenjuda. --6 II bâtit Beit-lehm , Eitam et Tekoah. — 7. Beit'Sour, Souè'kou et Adoullam, etc.

Le prophète Michée mentionne Adoullam dans le verset suivant : — i, 15. Habitants de Marsahl je t'amène encore un héritier. Il viendra jusqu'à Adoullam, gloire d'Israël. — Nous pouvons conclure de ce verset que le séjour de David dans la grotte d'Adoullam en aurait fait une localité illustre. J'aime mieux y voir cela que croire que la ville elle-même cl'AdoulIam pouvait être appelée, à cause de son importance, gloire ilsraël.

EnCntféhémie (xi) nous fournit encore un passage où il est question d'Adoullam. Le voici : — 25. Quant aux bourgs dans leurs, champs^ des pis de Juda demeuraient à Kiriath'Atbaa et dans ses dépendances... —

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