‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 17 sur 181 · ADO · texte numérisé non relu

ADO

DiCTIONNAIRC

AIKT

29. Si dans Ayn-RoummoutUt et dam Serâah^ €i dam$ larmotUk. — 30. Zanouah^ AdouUam €i hmrs bourat, Lakich et ses champs^ Eaxekak et ses dépendances; et Us campèrent de-

Sis Biar-Seoûa jusquà la vallée de Hinnom. lèphe, racontant l^histoire de David, parle de la caverne d'Adoullam en ces termes {Ànt.

Jad.^ VI, XU, 31) : Ka2 Ivtû nphÇ 'A^ovUapii iréXti 9ir«>ai^ ^larpi^av (x. r. X.). La même

localité est citée par l'historien des Juifs {Ani. Jud., VIII, X, 1), sous le nom d* o^oUàfA,

Satmi les villes (rebâties par Roboam. Il est vident qu'il y a dans cette différence d'orthographe rindice d'une ineiactitude de copiste. La même forme Odollam se retrouve pourtant au //' Livre des Machabées (xn, 38). Si nous remarquons maintenant que dans les différents passages rapportés ci-dessus» Adoullam est placée une fois entre larmouth et Souckoh (Soccho des traductions) , et une autre fois à côté de Soccho, nous devons supposer que ces doux localités étaient assez voisines sur le terrain. D'un autre côté, Eusèbe nous apprend qu' Adoullam était» de son temps, une grosse bourgade placée à dix milles romains à l'orient d'Eleuthéropolis. Nous avons réuni tout ce que nous avons, jusqu'ici, de véritables renseignements sur la position de cette ville; mais, pour nous en servir, il faut avant tout avoir retrouvé l'identification d'Eleuthéropolis. Or la moderne Beit*l]jjibrin est incontestablement sur l'emplacement d'Eleuthéropolis : c'est donc à dix milles environ à l'orient de Beit-Djibrin

Si'il but chercher Adoullam et sa grotte ce- Dre*

Cette ouverture de compas nous reporte forcément un peu au sud de Beit-Lehm et du Kalaat-eb-Bourak, c'est-à-dire des \asaues de Saiomon. Nous allons voir tout à l'heure qu'un voyaeeur récent, M. Van de Velde, a très-protMibîement retrouvé la fameuse caverne d'Adoullam, dans une course faite aux vascnies de Saiomon et au Mont des Français (Djebel-Fureidis, montagne du Petit-Paradis], emplacement certain d'Herodium et de la sépulture d'Hérode le Grand. Mais avant de rapporter le passage du livre de M. Van de Velde qui constate cette découverte, je dois eitraire de mon propre ouvrage et rappeler un passage sur le compte duquel il est absolument nécessaire une je revienne d'une manière précise. (T. Il, p. 95.) Il est qutsiion d'une nande d'Arabes qui avaient essayé de nous attaquer entre lOued-ez-Zuerâli et I>jenbah, et qui étaitiit de la tribu des Adoullam. Je transcris :

Les Arabes (|iii avaient nourri quelques instants l'espoir de nous faire un mauvais parti appartennient h une tribu qui poiie le nom d Adoultani , nom antique que nous trouvons nieiitionné dans la Bible, exactement sous la môme forme (cSii). Adoullam était une ville d<; la tribn de Juda (Josué, xv, 35), Mtuée dans la plaine. Que les Arabes que ii*)us avons rencontrés aient tiré leur nom de la eité biblii|ue, rcla ni; saurait faire pour moi l'onibn; d'un doute; mais au fioint où ils %c sont |Hê-'jiiiO> i» ïuax^, xvu^ r\\nus i\\\ mi-

lieu de la région montiieuse dir temtoire di Juda, et certainement rAdoullam bibliaiie Be pouvait être située en cet endroit. N^oublions pas, d'ailleurs, que nous avions aflfaire à des Arabes nomades, qui promènent leor son dans des pays assez étendus. Eusèbe ooib apprend qu'Adoullam était une grande bowgade placée à dix milles d'Blenlhéropolis, vers l'orient;... saint Jérôme écrit à dôme milles. Roland fait observer arec toute raisoo que la ville mentionnée par Josué, parai celles de h tribu de Juda qui sont situées dans la plaine , ne pourrait que très*difficilement être confondue avec la ville qu'Eusëbe place à l'orient et à dix milles d'Bleuthéro|)0lis , parce que ce point si nettement préirisé se trouve nécessairement dans les montagnes, et non dans la plaine de Juda. Y a-l-il eu deux localités distinctes du nom d'Adoullam? Cela parait vraisemblable. Il serait fort curieux, en ce cas, que l'une des deux eût existé vers le lieu ou nous avons rencontré les Arabes de la tribu des Adoullam , et que la vaste s rotte d'Er-R'maïl fbt la crotte où Da\i«i s'était refusé , et de laquelle il se rendit auprès du roi de Hoab, aGn de lui demander asile pour sa famille. Malheureusement, et sont la de ces hypothèses dont il est impossible de démontrer la justesse, et qui sont peutêtre à cent lieues de Ta vérité.

La belle carte de Zimmermann porterai] point même où nous avons rencontré les Adoullam, le nom de DAu/{<im. Sans aucon doute, ce sont les mêmes Arabes dont nou$ avons eu le plaisir de voir en passant beaucoup trop cl'échantillons. Mais quelle est II véritable orthographe de leur nom T Jusqu'à plus ample informé, je me permettrai de tenir à celle que j'ai déduite de mes convors» tions sur place avec les Djahalin, dont le ter ritoire touche h celui des Adoullam.

Aujourd'hui que j'ai bien étudié la question, cartes et compas en main, j'abandor.iM sans hésiter mon hypothèse hasardée sur U compte de la caverne d'Er-R'maïl. 11 n't-st

|)as possible que ce soit la grotte d'Adoulani ; il n' v avait probablement pas deux localités bibliques du nom d'Adoullam, ef la seule se trouvait réellement oili la plaçaient Eusèbe et saint Jérôme, à dix ou douze milles romains à Test d'Eleuthéropolis ou Beit- Djibrin, c'est-^-dire au sud du Djebel-Fureidis, et dans le voisinage immédiat de la vallée connue aujourd'hui sous le nom d'Ouad- Kereïtoun. Il est bon de noter en passant que la carte de Zimmermann porte en ce point même, et écrit en assez gros caractères, li» nom Oilolla. non suivi (Texplicatiun , mais que je Irrjuvcfort significatif. Passons actuellement aux observations faites sur place pur M. Van de Velde. Ce jeune voyageur, rencontrant au nord de Beit-Djibrin et è douze kilomètre*?, ou trois lieues, des grottes importantes au lieu nommé Deir-Doubbnn.n'hésiitr pas à mettre de côté le témoignage d'Eusèli** et de saint Jérùme, qui placent Adoullam «î dJ!^ ou douze milles romamsà l'est d*Eleutih-ropnlis ou Heit-Djibrin, pour retrouver rHi*gn'Uc illuMn: à Diïr-Doubhan, on dccKiiiUit

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

MTH

que cesdeux écrivains, et, depuis eux, Robinson, qui a visité Deïr-Boubban avant lui , se sont mépris sur la véritable position et sur le nom primitif de cette localité. (Tom. II ^ p. ibbmi suiv.) Malheureusement la théorie de M. Van de velde ne supporte pas Teiamen, et s'il n'a pas eu le mérite facile de reconnaître la grotte d'Adoullam où elle était en réalité, il a eu du moins celui de la décrire et de l'indiquer aux explorateurs mieux avisés. U signale dans le voisinage de Djebel- Pureïdis (Herodium, Mont des Français), et entre ce point et les ruines de la Tekoah biblique, une localité ruinée , nommée 0mm- Nakous, ou El-Khareïtoun, placée au-dessus d'une ouad abrupte, l'Ouad-Khareitoun, dans les flancs duquel sont percées de vastes grottes qui, suivant les Araoes, se. prolongent jusqu'à Hébron. (Tom. Ht P. 33 et suiv.) Pour M. Van de Velde, c'est là lo lieu de la scène étrange qui se passa entre Saùl et David. Malheureusement les récils bibliques ne se prêtent pas le moins du monde à cette identification , tandis qu'ils concourent admirablement à démontrer que là est la fameuse grotte d'Adoullam , refuge de David, et, depuis, du premier des Machabées, lors de sa révolte contre Tautorité macédonienne. Je n'ai pas besoin d'insister sur ce point, car les textes carient d'eux-mêmes.

ADOUN.— Cest le nom d'une localité de la («haldéc dans laquelle vivait une partie des Juifs captifs qui revinrent à Jérusalem avec £sdras après l'accomplissement des soixante-dix années de captivité. Voici le passage biblique dans lequel il est fait mention de cette ville, ( u Esdras) : — 59. Ei voici cetuc qui mont^ rent de Tell'Malehh, Tell-Kkarsa, Keroub, Adoun^ Amer: ils ne purent indiquer leurs maisons originaires ^'m leur descendance, s'ils étaient dlsraël.

Le Livre de Néhémie (vu) nous donne un verset parallèle à celui que je viens d'extraire d'£sdras, et par conséquent une seconde mention d'Adoun; voici ce verset : 61. Et voici ceux qui remontèrent de Tell-Malchk^ de Tell-Kharsah, Keroub , Adoun et Amer; ils ne purent indiquer la maison de leur pire ^ ni leur extraction, iils étaient d'Israël.

La prononciation réelle du nom de cette ville nous est donnée par le verset de Néhémie où le nom en question est écrit piM, Adoun, tandis qu au verset d'Esdras il est écrit simplement rm, Adn.

Il parait, d'après la teneur de ces versets, que les gens qu ils concernent étaient des exilés appartenant aux dix tribus d'Israël emmenées en captivité par Salmanazar.

/SLaM, ifiLAMiTES. — Un passage de Daniel (vu, 2) place la ville de Suze dans le pays d'.EIara. D'un autre côté, la Genèse fait Kadr-l'Ëunir roi d'.EIam. (Gen. xiv, 1. 9.) Il y aurait donc eu deux pays d'iElam; c!)r il est peuprot>abie qu'un roi de Perse fût venu se joindre à trois autres petits rois des bords de la mer Morte pour faire la guerre au roi de Sodome.

ifiLIA. — Après la sanglante répression de la dernière révolte judaïque, à la tôtc de la-

quene se mit Simon Barkaokab, l'empereur Adrien expulsa définitivement les Juifs de Jérusalem , et il leur enleva jusqu'au nom de leur ville sainte. Transformée en colonie romaine sous le nom de Colonia MWà Capitolina, Jérusalem cessa d'être la capitale aun peuple, et vit frapper dans sa nouvelle enceinte une série de monnaies de cuivre aux effigies impériales, dont l'existence seule prouve que le gouvernement romain ne tenait plus aucun compte des susceptibilités reli^euses et des antipathies de la race qu*il avait condamnée à l'exil perpétuel, sinon à l'anéantissement. Le nom d'iElia parait avoir été d'un usage général pendant plusieurs siècles, car, d'une part. l'Ilméraire du pèlerin de Bordeaux, rédigé en 333 de notre ère, mentionne Jérusalem sous le nom d'/Slia, et il existe des monnaies arabes de cuivre avec effigie d'un khalife, frappées très-vraisemblablement peii d'années après la conquête de Jérusalem par le khalife Omar, et sur lesquelles on ht : Aïlia Fralesthein, c'est-à-dire mtia de Palestine, Ces monnaies se trouvent le plus fréquemment à Jérusalem même. U n'y a donc pas de doute à conserver sur la légitimité de leur lecture et de leur attribution. Au reste, je ne pense pas devoir séparer de l'histoire de Jérusalem ce qui concerne cette ville devenue colonie romaine sous le nom d'iEIia ; je renvoie donc le lecteur au mot Jérusalem, sous lequel il trouvera réunis tous les renseienemenls archéologiques qui m'ont paru dignes de lui être offerts.

iENON. — L'évangéliste saint Jean dit (m, 23) que saint Jean-Baptiste baptisait Iv ATvwv

Eres de Saleim. Eusèbe met celte localité à uit milles de Scythopolis, vers le midi, auprès de Saleim et'du Jourdain. Il est bien évident que jEnon n'est qu'un nom pluriel, une traduction du mot hébreu Aynim (fontaines). C'est comme s'il avait dit : Jean baptisait dansde^ sources près de Saleim. On a donc eu tort de faire de iEnon une localité habitée. iETHIOPlE, Ethiopie. — Les Livres saints font mention de deux contrées du nom d*E* thiopie : l'une, l'Ethiopie d'Afrique, voisine de l'Egypte : c'est celle dont parle le plus rarement la Bible : l'autre, l'Ethiopie d'Asie, située dans le nord de la Perse.

Le fleuve Gehon, que Moïse, dans la Genèse (il, 13) fait passer dans l'Ethiopie, est un fleuve du Taurus, et Moïse, qui avait nabité l'Egypte» et qui devait connaître aussi parfaitement le nom de l'Ethiopie africaine, puisque le livre des iVombre5 lui donne pour femme une Ethiopienne (xn, 1), n'eût pas commis la faute grossière défaire passer par l'Ethiopie d'Afri-

aue le fleuve dont il met la source avec celle e TEuphrate, du Phison et du Tigre» dans le Paradis terrestre. Ce fait prouve combien il importe d'avoir des notions précises sur la valeur des dénominations des livres bibliques. L'Ethiopie d'Asie, formait la limite septentrionale des vastes Etats de l'empire assyrien au temps de sa plus grande puissance. Elle est nommée plusieurs fois dans ce sens au Livre d'Esthcr (i, 1 ; vin, 9 ; wi, 1;.

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