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iQOn : Tu as avec toi^ en quantité j des ouvriers, des tailleurs de pierres et des ouvriers en pierres, et des charpentiers, et toute espêce d^hommes intelligents en chaque ouvrage. (IChron, XXII, 15.) Ou voit donc que les artistes intelligents ne manquaient pas à Jéru* salem, même du temps de David.
Nous lisons encore (/ CAron. xxviii] : — 11. David remit à Salomon, son fils, le modèle de sa galerie et de sa maison, de ses trésors et de ses greniers , de ses chambres intérieures et de la maison du couvercle; — M. Et lemo* dèle de tout ce qu'il avait en projet, mur les parvis de la maison de Jéhovah, et de toutes Us cellules à Ventour, pour les trésors de la maison de Dieu et les trésors des choses consacrées, — 13. Des divisions des prêtres et des Lévites, et de toute la confection du service de la maison de Jéhovah, et de tous les usten^
siles du service de la maison de Jéhovah
ctc , etc.
Il y avait donc à Jérusalem, du vivant de Pavid, des artistes capables de rédiger des
iilans et de construire des modèles d'édifices \ bâtir. Qu'en conclure? Que sous le règne du saint roi on pouvait concevoir déjà et exécuter de grandes choses.
Quand, plus tard, Salomon écrivit à Houram, roi de Sour, pour lui demander de l'aider dans la construction du temple, il lui dit dans sa lettre :
Et maintenant, envoie-moi un homme intelligent, pour travailler en or, en argent et en airain, en fer, en pourpre rouge, en cramoisi et en hyacinthe, qui sache tailler des scidptures, avec les gens sages qui sont avec moi en Jahouda et en Jérusalem, que David mon père a préparés, {II Chron., i, 6.)
Le roi Houram lui répond :
Et maintenant je t'envoie un homme sage, intelligent, qui a appartenu à Uouram mon père, Hls d'une femme des filles de Dan (son père était tyrien), expert à travailler aans l'or, dans l'argent, dans Vairain, dans le fer, dans les pierres, dans le bois, dans la pour-pre, dans l'azur, dans le lin fin, dans le cramoisi, à tailler toute espèce de sculpture (Sj nréS nr®) et à imaginer toutes sortes d'inx^entions dont on le chargera, avec tes sa^ ges et les sages de mon seigneur David, ton père. (II Chron. n, 12.)
fous ces passages sont bien précieux. Salomon a besoin d un homme capable d'exé^ cutcr Tornementation qu'il destine au temple du Seigneur. Cet homme» il sait qu'il peut le trouver en Pbénicia; il le demande au roi Houram, et le monarque le lui envoie aussi*tôt. Cet artiste a-t-il pu concevoir et exécuter h lui seul toutes les splendeurs du temple et du palais? Non, certes; il a donc crée uae véritable école à Jérusalem, et cette école a dû forcément suivre les méthodes qui lui furent enseignée3 par son fondateur tyrien.
Pour excaver dans le roc vif une tombe digne de son père, Salomon n'avait pas best)m d'autres artistes que ceux qui se trouvaient à Jérusalem; pour l'orner convenablement, il a pu se servir, soit de l'artiste tyrien lui-mêmeL, soit des élèves de celui-ci, et ces
élèves ont dû mettre en œuvre Tornementition toute phénicienne que leur habile mattre leur avait enseignée.
On m'a objecté aussi que les récits des spoliations exercées tour à tour par Hyrcan et par Hérode sont des fables inveotées à plaisir par Josèphe. Il fiiudraii alors expliquer pourquoi Hérode a fait construire, è la porte même du tombeau des rois, un monument expiatoire, après la fatale visite dans laquelle deux de ses doryphores périrent. Josèphe connaissait et a parlé, de vtêu, de ce momn ment, qu'il décrit ; en nier l'existence et Torigine devient donc très-difficile. De plus, rentrée du tombeau des rois était donc bien connue de la population entière de Jérusalem. A l'époque de Salomon, l'argent n'était pat très-rare à Jérusalem, car nous lisons ce qui suit dans les saintes Ecritures : L argent nétait estimé de rien, du temps de Salomon (Il Chron, IX, 20). Puis : Le roi rendit V argent et l'or communs à Jérusalem comme Us pierres; et les cèdres le furent comme hs sycomores, oui sont dans la vallée en grande quantité. (Il Chron. i, 15.) La même asser* tion est répétée au /*' Livre des Rois, x, 21. Quelque hyperbolique que puisse être cette dernière expression, elle ne prouve pas moins que Salomon pouvait, sans gêner beaucoup ses finances, ensevelir 3,000 talents d'argent dans la tombe de son père.
Mais, dii-on, si des trésors ont existé dans cette tombe, et Sésac, et les Assyriens, et tant d'autres spoliateurs du trésor du temple et du trésor royal de Jérusalem, ont dû oepouiller les tombes royales ? On oublie une chose; c'est que les peuples de rantiquité n'étaient pas des violateurs de tombeaux, al qu'ils avaient un respect profond pour la demeure des morts. Aussi, lorsque Cambyst, devenu maître de TEgypte, eut violé le sé« pulcre d'Amasis, il n'y eut qu'un cri d'indi* gnation et de malédiction contre lui. Cetle hypothèse ne me semble donc pas avoir une valeur suffisante.
L'objection la plus sérieuse, contre l'idea*' tité des Qbour-ei-Mo!ouk et du tombeau de David et des princes de sa dynastie, est tirée du Livre de Néhémie. C'est un livre bien dif* ficile à comprendre, il faut l'avouer, que b Livre de Néhémie ; car, plus ou l'étudié, moins on en saisit la valeur, en tant que description des lieux.
Néhémie était échanson du roi Ariaxerxès LoDgue*main (I, 11). Dans la 20' année Ai règne de ce prince, il obtint du monarque, des firmans pour aller rebâtir Jérusalem (l(, 8), Il était escorté de chefs de l'année et de cavaliers (n, 9). {l arrive à Jérusalem, et, aa lieu de sa servir de s^ firmans qui M donnaient plein pouvoir, que feit-il? il sort, de nuit comme un homme qui a peur d'Atie vu, et il va inspecter les murailles. On ne concevrait pas que cette inspection ne portât que sur un point, et Néhémie devait fiûîe le tour de la ville, pour que sa course eût m but utile. Voici les versets qui rendent cooqple de cetle tournée fn) :