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L'Ethiopie d'Afrique est aussi mentionnée dans la Bible. On la joint alors à l'Egypte et à la Libye : Mtkiopia et Libya. lExech,, xxv, 5); jBth. fortitudo ejus et JEgyp. [Nakum., m, 9.)
A6ARENIENS, Agarébns. — Ces peuples sont mentionnés dans la Bible comme descendants d'Agar, mère dlsmaël. C'est plutôt une dénomination générale que le nom propre d'un peuple, comme les Moabites, par exemple. Du reste» la Genèse donne une magnifique place à la généalogie d'Ismael et des douze tribus sorties de lui, et par conséquent
e rentes et rivales des douze tribus des enits de Jacob.
AHALAH. — Ville de la tribu d'Aser, oui ftité|)argnée parles Israélites, et dont il est fait mention au uwe des Juges (i, 31). Elle est placée auprès de Sidon,d'AKka, d'Achzib; par conséquent dans le voisinage de la petite plaine de la Pbénicie, et certainement dans les montâmes où les Israélites étaient puissants.
AHAVA. — Abava, fleuve de la Babylonie, est mentionné trois fois dans le /•' livre d^Esdras (vm, 15, 21, 31). Cétait probablement un des affluents de TEuphrate, si ce n'est pas le nom donné par Esdras à TEuphrate lui-même, qu'il ne cite jamais par ce nom d'Euphrale.
AHELIAB-BEN-AKlIISAHEK.— Nom propre d'homme. Ce nom est celui d'un artiste éminent, puisque rhomme qui le portait fut choisi par Moïse pour coopérer a la construction du tabernacle. Il est parié trois fois d'Aheliab dans l'Ecriture sainte, et je ne puis niieux faire que de transcrire les passages qui contiennent son nom et qui se commentent d'euxmêmes. {Exode xxxii ) : — 1 . L Eternel parla ainsi à Moïse et dit : — 2. Regarde J" ai appelé notamment Beselal-ben-Aouri-ben-Khour^ de la tribu de Juda . — 3. Je fat rempli de l'es* prit de Dieu, enindustrie^ en intelligence^ en science pour toute sorte d'ouvrages: ^i. Pour faire des inventions; pour travailler en or, en argent et en airain; — 5. Dans la seulp^ iurs des pierres, pour les monter, et dans la w^msisene ; pour faire toute sorte (fourra- §€$. — 6. Mais je lui ai adjoint Ahélialhben^ Akkisamck, de la tribu de Dan, et fai mis de Findustrie dans le cœur de tout homme intel^ ttgefii, afin gu*ils fassent tout ce que je fai commandé, etc., etc.
11 est rendu évident par le passage suivant
Jue Beselal et Aheliab furent les chefs *UDevéritable école d'artistes. Dieului adonné le talent d'enseigner , à lui ( Beselal ) et à Aheliab-ben-Akhisamek, de la tribu de Dan.
(Exode^ jxjy, 34. ) Nous lisons encore foede, XXXVI, 1 et suiv.}: Beselal et Aheliab, et tous les hommes habiles auxquels l'Etemel avait donné de la sagesse et de la raison pour savoir faire toutTouvrage du service du sanctuatre, firent tout ce que l'Eternel avait commandé, etc., etc. Du reste, l'Ecriture nous apprend, implicitement, il est vrai, que ce lut Besdal qui construisit l'arche d'alliance ( Bxode, xxxvn, 1), et en général tout ce qui pour le service de l'Eternel était en matière dure, tandis que son collègue Aheliab fabriquait des étolTcs précieuses. Voici le pas- MgB qui me parait le prouver. ( Exode,
xxxvifi) : —22. Beselal ben-Aourirben-Khour, de la tribu de Juda, exécuta tout ce que Ti?temel avait ordonné à Moise.— 23. Ei arec lui Aheliab^ben-Akhisamek, de la trihu de Dan, artisan, artiste et brodeur, HH laiiie bteue, en éearlate, en cramoisi et en fin lin. Voilà tout ce que nous trouvons dans l'Ecriture sainte sur le- compte de ce personnage.
AL— L'une des localités les plus célèbres de la Terre-Sainte. Elle était située près de Beit- EI.Beit-Elétaitau couchant etAï au levant, dit la Genèse itn, 8). (Foy. Beft-El.)
AIALOn, AYALON, Alus, Alous. — Cette ville, de la tnbu de Dan, est mentionnée dans Josué (xxi, 24). Saint Epiphane l'appelle 'ImU, Josèphe 'HUfft, et Eusèbe AAm^e. Eusèbe, dans son Onomasticon, dit qu'il y avait de son temps un village d'Aialon sâtue à trois milles au levant de Beit-El, près de Gabaa et de Rama.
Or l'Aialon de la tribu de Dan ne pouvait être près de Beit-£I.
Mais saint Jérôme tranche la question en disant que l'Aialon de Dan est près de Nicopolis, au second mille quand on se rend à iElia. Il nomme ce bourg Alus. Il y avait donc : 1* Aialon près de Beit-El ; 2* Aialon près de Ir-Semes (Nicopolis).
AIATH.— Nomde lieu inconnu cité par Isaîc(x,28).
AILA, AILATH.— 11 y a eu une Aïla de Syrie cpii ne doit pas être confondue avec Aifath, située sur la mer Rouge et reconstruite par le roi Ozias; car comment donner le noo d'Aïla de Syrie h une ville qui est complètement éloignée de la contrée que Ton dmigne d'ordinaire sous le nom de Svrie?
Il est beaucoup plus probable que ectt> Ailath était la ville de Kad^^Eumr^ roi es
iElamites. (// Rois, xvi, 6 ; / Rois^ (Voy. JElavi.)
Aïla ou Ailath d'Idumée est appelée EflM, par Josèphe (iinftflf., VIII, n),et 'HX«t (Aniiq., iX, xti). 11 rappelle aussi 'EU et l'attriboe à la III* Palestine. C'était autrefois un port célèbre d'où l'on s'embarquait pour naviguer vers l'Inde. Au temps de saint JérAme, cette ville, qu'il nomme Abila, avait une I^
Son romainequi y tenait garnison. Kisêlte place à dix milles de Pctra et k 380 stades delà mer Morte. David et Salomons'en rendirent maîtres. III Samtul, vm, 4 ; il Ciûron. vm, 17. ) Lesluuniéens parvinrent à raffraochir ensuite de la dominination des rois de Juda. Hais Azarias en fit de nouveau la conquête. Si on confondait Aïla de Svrie ( Il Rois, XVI, 6 ) avec Aïla d'Idumée^ il faudrait ajouter que Rezin, roi de Syrie, s'en empara et la rendit aux Iduméens. Saint Epipbaoe dit que iEIon (Aïla) était un des trois ports de la mer Rouge.
On trouve plusieurs noms d'évèques d'Aîla dans la souscription des conciles, notanuneni dans celle du concile de Nicée, et du concile de Conslantinople de 536.
AION, Avon. —Ville de la tribu de Nephtali. dont il e^tfait mention ( 7 Jloû, xv, 20 ; li RoiSf XV, 29 ), comme ayant été une première toi» prise |»ar Bcn-Adad, roi de Syne, et une
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DFS \NTIQl ITES BIHLIorFS.
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secondoforsnor Téglathphalasar, quien transporta tous les habitants en Assyrie.
AIN^DJEDI, ENGADDr. — Commençons par rassembler tous les passages de l*Ecnture qui concernent ce lieu illustre. Il en est feit mention pour la première fois dans le litre de Josué(xv). Voici le passage où son nom se trouve inséré. Il s*agit des villes appartenant à la tribu de Juda : — 61. Dam le désert BeU'Ifàarhah.Medinet Sekakohy —62. Et Henisan et Ayr-Henulehh^ et Àin^Djedi , iix vitlet avec leurs hameaux. Dans le /*' JLtrr^ de Samuel, nous lisons (chap. xxiv) : —1 . David monta de là et t* établit dans les lieux forts d*Àin-Djedi, — i.Ei quand Saiilfut revenu (de la campagne) contre tes Philistins^ on lui anfifonça, savoir : Voici que David est dans le désert d'Aln-Djedi.
Dans les Chroniques se trouve le passage suivant (//, xx) : — l. Ce fut après cela que les fils de Moab et les fils d'Amnon^ et avec eux une partie des Ammonites, vinrent contre Josaphat pour la guerre. — 2. On vint annoncer à Josaphat, savoir : Une mtUtitude considérable vient contre toi d'au delà de la mer, d'Aram, et voici qu'ils sont à Hasasoun-Tamar, qui est AmDjedi.
Dans le Cantique des cantiques nous lisons (ij : — 14. Mon bien^aimé est pour moi une grappe de Kifer, dans les vignes d'Ain-Djedi,
Entin, dans Ezéchiel (xlvii), on lit : ~ 10. Et il atrivera que les pécheurs s'y tiendront depuis làtn-Djedi jusqu'à Aln^Adjelim pour étendre des filets : il y aura des poissons de toute espèce, comme les poissons de la grande mer, en tris-grande abondance.
Nous venons de voir dans un des versets cités plus haut [Chr. xx, 2) que Aïn-Djedi portait aussi le nom de Hasasoun-Tamar, nous devons donc rechercher également dans TEcriture tous les passades où u en est ques* lion sous ce nom primitif.
Nous lisons dans la Genèse (xnr) : — 7 . Puis ils retournèrent et vinrent à Ain- Mes fat qui rst Kades, et ils saccjgèrent tout le pays du peuple amalécite, ainsi aue celui du peuple iimorrhéen, qui habitait Hasasoun-^Tamar.
Ce nom aHasasoun-Tamar ne se trouve plus ailleurs. Commençons pardonner les siguitications des deux noms successifs de cette localité. Le premier signifie : ville ou caba^ nés des Palmes, et le second : source du Bouc. Nous verrons tout à Theure que ces deux noms sont restés dans la mémoire des Arabes nomades qui habitent ce pays.
L'existence d'Aïn-Diedi comme ville paraît s*étre prolongée assez tard; car Etienne, dans ses Ethniques, rappelle Engadda, et dit
Sue c'est un grand bourg situé près de Soorne d'Arabie.
Saint Jérôme, dans son Commentaire du verset d'Ezéchiel cité plus haut, dit que Engallim (Aïn-Adjlim) est au commencement de la mer Morte, là où le Jourdain s'y jette, et qu'Enf;addi est au point où la mer Morte finit. Ceci est tellement inexact, que ce passage seul suffit pour prouver que saint Jé^ rtme n'a pas même visité la cote occiden-
tale. Il est clair quTlienne ri*on savait pas davantage, puisqu'il place Engadda près de Sodome, et que Sodome en réalité est à plus de dix lieues d'Aïn-Djedi.
Josèphe, qui connaissait parfaitement cette ville, qu'il appelle indifféremment *£77«l^, 'Ey yuièl et '£77«dc, la place à trois cents stades de Jérusalem, et près de la mer Moile. (Anê. Jud., IX.) C'était, dit-il (Bell. Jud., lU, n), le siège de l'une des onze toparchies de la Judée. EnJin il raconte (JSe//. Jud., v, 3} que les sicaires réfugiés à Massada, sous les ordres du brave Eléazar, s'en emparèrent et la mirent à sac, peu de temps avant la prise de leur forteresse par Flavius Sylva.
Pline, qui l'appelle Engadda (I. v, 17), dit qu'elle était située au-dessous de la contrée habitée par les Esséniens, et qu'elle était re* marquable par sa fertilité et par ses bosquets de palmiers. Enfin Eusèbe (ad vocem En^ gaddi) affirme que l'opobalsamum venait de cette ville.
Tout à rheure, h propos d'un verset du Cantiaue des cantiques, ]i\\ nommé leKifer; il est bon d'en dire un mot. Les Hébreux appelaient ainsi l'arbrisseau qui produit le henné des Arabes, sorte de teinture employée fiar les femmes arabes et turques, pour se teindre les ongles en rouge. Cet arbrisseau e\iste-t-il encore h Aïn-Djcdi? Je ne sais. Ce qui est certain, c'est que je ne l'y ai pas plus trouvé que les vignobles dont Cahen, le savant traducteur de la Bible, affirme que l'existence s'est prolongée jusqu au milieu du siècle dernier.
Passons à la description actuelle du site d'Aïn-Djedi. On y descend des hauts plateaux de Kenâan par un chemin incroyable nommé Nakb-Aïn-Djedi (le trou d'Aïn-Djedi), et qui est certes bien nommé. C'est une descente très-rapide, par laquelle on saute plutôt qu'on ne passe de rocher en rocher, en rencontrant par ci par là des squelettes de chameau ou de cheval. Ce sont les restes des victimes du Nakb- Aïn-Djedi; ces malheureuses bêtes se sont cassé quelque membre en faisant une fausse enjambée, et force a été de les laisser là en pâture aux vautours, aux corbeaux, aux cnakals et aux panthères. Ce chemin, à peu près impraticable, est le seul qui conduise aujourd'hui à Aïn-Djedi. Quelques minutes après que l'on a atteint le terrain plat, on se trouve au milieu du plus splenuide bouquet d'arbres que l'on puisse imaginer. Ce sont des gommiers (scyal des Ara^ bes), des asclepia, des solanum gigantesques, des althea et aes roseaux immenses, formant un fourré inextricable et entourant une délicieuse oasis où gazouille une foule de petits oiseaux. A deux pas coule ime source maçniflçiue, dont l'eau est chaude, mais d'une, hmpidité et d'un goût exquis. De cette source, (|ui est des plus abondantes, s'échappent de jolis petits ruisseaux qui se perdent sous une végétation luxuriante, mais en général hérissée d'énormes épines qui ne permettent pas d'y pénétrer. De beaux fruits, que l'on ne cueille pas sans se déchirer affreusement les doigts» se montrent partout. C'est l'orange de
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Sodome (le Borloukcn-Sdoum des Bédouins), frnit dMcalotropis proceray cpxeles Arabesnomment Ocher. Ce fruit a Tapparence d*un cédrat de taille médiocre ; quand il n'est pas mûr, sa pul{)e verte, qui n'est qu'une mince enveloppe destinée à protéger les graines, s'éraille facilement, et laisse alors échapper des goutelettes d'un suc laiteux et épais semblable à celui des euphorbes. Quand ce fruit est mûr, au contraire, il devient brun et cassant , et il s'ouvre facilement sous la moindre pression pour laisser sortir une foule de petites graines plates et noirâtres surmontées de panaches soyeux d'une blancheur éclatante. La famille de cet arbre a la même apparence et la môme consistance que celle du magnolia. Les fibres soyeuses de ce fruit curieux sont utilisées paries Bédouins, qui les tissent pour en faire des mèches de fusil . Je ne doute pas cjue ce ne soit la nature de ce fruit qui a donné lieu à la fable de ces beaux fruits de Sodome dont parle Josèphe, et qui, avec l'apparence la plus appétissante, s'évanouissaient en cendre et en rumée, dès qu on y portait la main.
Un autre fruit encore peut revendiquer rhonneur d'être la fameuse pomme de Sodome, si souvent mentionnée par les écrivains qui n'ont jamais mis le pied dans ce pays : c'est le fruit d'un superbe solanum épineux à fleurs larges et roses (solanum coagulans des botanistes); il est parfaitement rond, et passe en mûrissant du vert glauque au jaune doré. Il a la taille d'une petite pomme d'api, et, quand il est arrivé a parfaite maturité, une pression médiocre des doigts en fait échapper des milliers de petites graines noires, assez semblables h celles du pavot. Ce sont probablement ces graines que les poètes ont prises pourde la cendre. Au reste, quelques voyageurs prétendent qu'il n*est pas rare de voir ce fruit attaqué par une mouche by ménoptère du genre Tentrhedo, dont lai arve se nourrit dans l'intérieur des graines qu'elle dévore, et qui se trouvent remplacées par une poussière noirâtre qui n'est que la masse des excréments rejetés par cette larve pendant toute la durée de son développement. Comme je n*at pu vériGer moi-même ce fait curieux, je n'en parle ici que sur la foi d'aulrui.
Un peu au sud de la belle source d'Aïn- Djedi, se trouvent les ruines d'un moulin arabe qu'elle a jadis alimenté. A l'est sont deux monceaux de grosses pierres, situés à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre, et qui marquent certainement la place de deux édifices importants tels que des tours.
Le chemin qui conduit de la source vers la plage de Sebbeh fou Masada), c'est-à-dire vers la pointe sud de la mer Morte et vers Sodome, passe devant le petit moulin ruiné que j'ai mentionné il n'y a qu'un instant. Une pî)rte ogivale y donne accès, et un aqueduc en pierre, aujourd'hui rompu, y portait l'eau de la source sur une de ces turbines barbares qui se rencontrent dans tous les moulins arabes. En ce point le pied de la montagne esta une centaine de mètres au plus, adroite du voyageur, et le bord de la mer Morte à ^aviron six cents mètres à sa gauche, et à
deux cents mètres à peu près en contre-bas A trois cents mètres en avant du moulin ruiu<> on coupe le lit à sec d'un torrent qui va aboutir a la mer Morte. Du "bord de ce ravi» on voit toute la plage inférieure couverte de verdure. C'est un véritable jardin. Sûr cette place, les ruines sont nombreuses, mais elles ont toujours le même caractère, et elles semblent n'être que les débris de véritables huttes. Des murs de clôture sur le plateau inférieur, et des murs de soutènement en trèsgrosses pierres, recoupant en tout sens le revers du coteau qui conduit par de nombreux zigzags à ce plateau, voilà quelles sont les ruines d'Aïn-Djedi, de TËngaddi biblique.
Une fois arrivé sur ce plateau, on est à peu près au niveau de la mer Morte , et la plage couverte de décombres a en ce point une largeur de quatre cents mètres. Au sud, ot à environ deux mille huit cents mètres de la source d'Aïn-Djedi, la route passe entre deux monticules couverts de ruines. Sur celui de droite (à trois cents mètres du chemin), ou distingue un édifice carré que les Arabes appellent £1-Qasr (le palais). A partir de ce point la plage s'élar^t rapidement, et forme un véritable delta qui recouvre Tembouchure de rOuad-el-Arcidjeh, qui s'ouvre dans le flanc de la montagne. Au delà du monticule sur lequel se trouve placé le Qasr ruiné, la plage n'a guère que sept cents mètres de largeur; au delà du lit de l'Ouad-el-ArcidJeh, elle en a au moins mille.
Le lit du torrent, en débouchant d^'Ouad* el-Arcidjeh, est à cinq cents mètres du Qasr. Il est dominé au sud par un large monticulecoiH pé à pic par le torrent, et couvert de ruines semblables à celles que j'ai décrites plus haut. Ce plateau a une étendue d'environ cent cinquante mètres de largeur. Pendant dix minutes encore, c'est-à-dire sur une étendue d'un kilojnètre de plus, on traverse un ravin qui débouche entre deux mamelons assez hauts
3ui en précèdent plusieurs autres contigus, et ont la chaîne s élève jusqu'à la montagne qui forme le flanc droit de l'Ouad-el-Arcidjeh. C'est au bord de ce ravin que cessent de se montrer les décombres de la ville antique» et il est évident qu'elle ne s'est jamais étendue au delà : au reste, tout compté, on voit que la ville d'Aïn-Djedi ou Ëngaadi s'étendait au sud de la source sur une longueur de cinq kilomètres , et sur une largeur moyenne de quatre cents mètres. 11 est vrai que les maisons n'étaient pas contiguës comme dans nos villes modernes, et que chacune d'elles avait un enclos et un jardin. On ])eut s'expliquer, en considérant ces maisons , la véritaole im« portance qu'avait la ville qui avait mérité d'être le chef-lieu d'une des toparchies juives.
On a vu que les habitations et les jardins s'étendaient jusqu'à la limite extrême de la plage. Il ne faut pas plus que cette simple observation pour mettre à néant les fables ridicules qui ont été si souvent répétées sur les prétendues exhalaisons meurtrières du lac Asphaltite.
Revenons maintenant au nom prioMUf^
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Iir:S ANTIQUITES BIBLIOTES.
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H.i$asoan*TaiDar. Nous avons i^appofté plus haut le verset 7 du chapitre iiv de i« Genèse^
3ui nomme Hasasoun-Tamar comme capitale u peuple amorrhéen. Ce nom ne se retrouve plus, ainsi (lue nous Tavons dit, que dans les Chroniques, où il est identifié positivement avec celui d'Aïn-I^i (// Chron, xx, 2). Comme le - Cail à propos duquel le nom de cette ville est rappelé, est contemporain du roi Josaphat, tandis que nous le trouvons remplacé par celui d*Aïn-Djedi, dans des passages oit il s'agit de David, et par conséquent de faits plus anciens, il parait certain que les deux dénominations s'employaient inditléremment.
Il y a une très-curieuse conclusion h tirer de la comparaison du texte de la Genèse et des passages relatifs à la catastrophe de la Pentapole. Hasasoun - Tamar ou Aïn-Djedi existait et était la capitale des Amorrheens avant cette catastrophe, puisque nous lisons aux versets qui suivent immédiatement celui qui contient la mention de cette ville : — 8. Alors le roi de Sodomc et le roi de Gomorrhe, le roi dAdamaK le roi de Seboim et le roi de Bela^ qui est Zoar^ sortirent et se mirent en ordre de bataiUe contre eux dans la vallée de Sidim.—9, Kndr-VEumer^roi d'Ailam^ et Tedàal^ roi de Vjouim, et Amrafel^ roi de 5enàar^ etAriouk^ roi d'Èlasar; quatre roiscon^ tre cinq. Puisque Ilasasoun-Tamar et Aïn-Djedi, qui sont une seule et même localité, n'ont rien eu à souffrir de l'événement gui détruisit les villes coupables, il est tout simple d'en conclure que les territoires seuls de ces villes furent dévastés, et gue ceux d'autres villes comme Aïn-Djedi, bien que situées au fond de la même vallée et à très-faible distance des localités condamnées, ne participèrent en rien au désastre de leurs voisines. J*en conclus encore que Hasasoun-Taniar ou Aïn- Djedi était déjà placée sur les bords mêmes du lac Asphaltite, h portée de la magnifique source qui enrichit encore ce lieu béni, et uui n'a pas plus tari, comme celles de la Sodomitide, que celle de Maïet-Embarrehg, qui n'est qu*à trois lieues de Sodome même. On voit donc clairement r]ue le châtiment, de quelque nature qu'il ait été, n'était exercé que partiellement.
Revenons encore une fois au nom de Hasasoun. Dans le haut pays qui sépare l'Aïn-cl- Rhoueyr de l'Aïn-Djedi, se trouve une contrée qu^ lès Arabes appellent Belad-Hasasa, et (itii prend son nom d'un ouad très-escarpé et très-profond, l'Ouad-Uasasa qui coupe tout le plateau et va déboucher près d'Aïn- Djedi. 11 n*est donc pas possible qu'il n*^ ait pas une liaison très-etroite entre le nom biblique et celui que porte encore le pays. On 1>eut juger par ce seul fait de la manière dont es noms primitifs se transmettent de génération en génération, dans la Terre-Sainte. Au i-csle, le chemin par lequel on se rend de
(3) Duiià rciiiiméralion des rois vaincus par Josnë, uoiis lisoii!; (Josué xii) : — 25. Le roi de Dour { TT3 ), en fuce dt Ùour^ un; le roi de* (iuîm^ à Djeldjnl, nn. -i^Nous lisons oiioore f|iit* pariiii les allMs «l* Jaiiiti,
Aïn-cl-Rhoue^vr à Aïn-Djedi rencontre l'Ouad- Hasasa à environ 22 kilomètres du premie/ point, et à 15 ou 16 seulement du second.
On peut lire dans le voyage du révére/id Robinson quelques détails fort intéressants sur Aïn-Djedi qu'il a décrit avec sa précision et sa véracité habituelles.
AIN-DOUR, ENDOR.— Commençons par rassembler les passages de la sainte Ecriture, dans lesquels il est fait mention de cette localité. Nous lisons dans Josué (xvu) : -> 11. Manassé eut sur ( le territoire de ) Issakhar^ et sur (celui d) Aser^ Beit-San et ses hameaux, et leblâam et ses hameaux, et les habitants ? de Dor (3) (int) et leurs? hameaux, et les Aabitants d'Aïn-Dour (~)T; et leurs? hameaux, et les habitants de Tâanak et leurs ? hameaux, et les habitants de Madjedon et leurs ? hameaux, trois contrées ( ou, comme traduisent les Septante, tô t/bîtov tûç ^afs^m, le tiers de la
région de Naphetha, nsnn nahp ) — 12.£e# fils de Manassé ne purent conquérir ces villes, carie Kenâanéen voulut rester dans le pays.
— 13. Et lorsque les enfants d Israël furent devenus plus forts, ils rendirent le Kenâanéen tributaire; mais quant à V expulser, ils ne le purent pas.
Voici le second passage, qui a une gran(]e valeur historique, en même temps qu'il est dramatique au possible. ( 1 Samuel^ xxvm) :
— 3. Samuel était mort : tout Israël en avait fait le deuil, et l'avait enseveli près de Ra^ mah, près de sa ville, Saiil avait ôté du pays le$ aoout et les iedâanim, — 4. Les Philistins è'étant assemblés, vinrent, et ils campèrent à Sounam, Saiil assembla tout Israël, et ils campèrent à Djibâa. — 5. Saiil ayant vu te camp des Philistins, eut peur, et son cosur fut fort effrayé. — 6. Saiil consulta V Eternel, mais Dieu ne lui répondit rien, ni par les songes^ ni par les voyants, ni par les prophètes. — 7. Saiil dit à ses serviteurs : Cherchiz-moi un9 femme maîtresse {dans l'art) d'Ab ; j'irai vers elle, et je l'interrogerai. Les serviteurs lui dirent : Il y a une femme maîtresse dans l'art d'Ab, d Ain-Dour. — 8. Saiil se déguisa et prit d'autres vêtements; il s'en alla, fut et deux hommes avec lui, et ils vinrent de nuit auprès de la femme; il dit : Devine pourmoi^ je te prie, par (lart) d'Ab, et fais monter vers moi celui que je te dirai. — 9. La femme lui dit : Tu sais bien ce qu'a fait Saiil, qui a exterminé dans le pays les about et les iedâa^ nim ; et pourquoi tends- tu des pièges à ma vie, pour me faire mourir? — 10. SaUl lui jura par l'Eternel, disant : Par la vie de l'Etemel, il ne t'arrivera auam mal à cause de cela. — 1 1 . La femme dit : Qui veux^tu que je te fasse monter? Il répondit: Faû-mci monter Samuel. — 12. La femme, voyant Sa^ muel, cria à haute voix et dit à SaUl : Pour-
Îuoi m'aS'tu trompée, puisque tu es SaUi ? — 4. Le roi lui dit: Ne crains rien; or qu'as'tu vu? La femme dit à SaUl : Tai vu un dieu
roi (le llasar, se trouvaient les rois ties campagtif>s de Dour, à roccliteiit. J*ai de la peine à croin: que Dar Cl Dour soieiu la iiicme chose.
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qui montait de la terre, — \i. Il lui dit: Quel e$t son aspect -? Elle dit : Un homme vieux manie: il est enveloppé (ftin manteau. Saiil reconnut que c'était Samuel ; t7 s'inclina la face contre terre et se prosterna. — 15. 5amuel dit à Saul : Pourquoi m* as^tu troublé en me faisant monter ? saiil dit : Je suis trèsinquiet : les Philistins me combattent^ et Dieu s'est retiré de moi. Il ne m'a vlus répondu^ ni par les prophètes^ ni par les songes ; je fax alors appelé pour que tu me fasses connaître ce que je dois fatre. — 16. Sami^l dit: Et pourquoime consuites-tu^ puisqi^ l'Etemel se retire de /ot, et qu'il est devenu ton ennemi? — 17. L'Eternel a fait selon ce qu'il a dit par moi : l'Eternel a arraché le royaume d'entre tes mains , et l'a donné à ton prochain, à David: — 18. Parce que tu n'as pas obéi à l'Eternel, et qtietun' as point exécuté l'ardeur de sa colère contre Amalek : c'est pourquoi Dieu t'a fait ceci en ce jour. — 19. L Eternel livrera aussi Israël avec toi entre les mains des Philistins, et toi et tes fils, (vous serez) avec moi. L'Etemel livrera aussi le camp dans les mains des Philistins. — 20. Saiil tomba aussitôt à terre de toute sa hauteur , et fut fort effrayé des paroles de Samuel ; il n'avait plus de force en lui, car il n'avait rien mangé de tout ce journide toute la nuit. — 21.|La femme vint pris de Saiil, et voyant qu'il était très-effrayé, elle lui dit : Ta servante a obéi à ta voix ; j'ai mis ma vie enjeu, et j'ai obéi attx ordres que tu m'as donnés. — 2z. Et maintenant écoute donc, toi aussi, la voix de ta servante :je vais mettre devant toi un morceau de pain ; mange, et tu auras de la force pour t en retourner par ton chemin. — 23. Il refusa et dit: Je ne mangerai pas. Ses serviteurs et la femme au9si le pressèrent tant qu'il obéit à leur voix. Il se leva de terre et s'assit sur un lit. — S4. La femme avait dans la maison un veau engraissé: elle se hâta de le tuer, puis elle prit de la farine, la pétrit, et en cuisit des pains non levés. — 25. Elle les présenta devant SaiU, et devant ses serviteurs: ils mangèrent, se levèrent, et s'en allèrent dans cette nuit. — Chacun sait comment Saùl et ses fils périrent dans le combat qui eut lieu le lendemain sur la montagne de Djelbôa. (i Samuel, x\xi, 1 et suiv.)
Enfin nous lisons dans les Psaumes ( Lxxxii) : —10. Fais-leur comme Madian à Sisara, comme à Jabin, près du torrent de Kisovn. — W.Ils ont étéaétruits près d'Aîn- Dour, ils y sont devenus de l'engrais pour sa terre. Nous trouvons assurément ici un souvenir de la défaite terrible qui est longuement racontée dans le Livre des Juges (iv et v) ; et il a l'avantage de préciser le point même où se livra la bataille. Ce fut évidemment tout proche d*Aïn-Dour.
Voyons maintenant quels sont les renseignements plus récents que nous avons à consulter pour déterminer la position d'Aïn- Dour. Josèphc en parle une seule fois [Ant. Jud.,\h xiv,2), en racontant le fait biblique que je viens de reproduire tnej?(en^o. L'historien des Juifs en place le théâtre *£v irolce *£y)<u/)u, qu'il met dans son récit à proximité
de la montagne de rcX^oOi placée en face des Philistins campés dans la plaine non loin de
Sounè ( '^Cyycffra lo'&vnç iro>ceac iv x& irtêcft» )
On voit qu'Aïn-Dour ne devait pas être trèséloignée du camp de Saiil, puisqu'il put s'y rendre et en revenir dans la même nuit.
Du temps d'Eusëbe, un grand bourg de ce nom existait dansle voisinage du mont Tbabor, etè quatre milles romainsde distance vers le sud (ad vocem 'ktv^vp). Au mot 'ïi'»^ùp il en reparle poui dire que ce lieu est proclie de Vaifi, dans les environs de Scythopolis. Saint Jérôme l'appelle Endor Jesraelis (au mol Aphec), comme le faitEusèbe lui-même (au même mot : * Acv^wp ^ h 'U9pa^\ ).
Enfin nous lisons encore dans saint Jérôme, (lettre 44, Ad Marcellam ) : Apparebit oppidum Naim... videbitur et Hermoniim (cest le Pjebel-ed-Dahy ), et torrens Endor, in quo superatur Sisara.
Celte réunion de renseignements est plus que suffisante pour nous faire retrouver la véritable position d*Ain-Dour. Voici ce que j'ai consigné dans mes notes de voyages : En traversant la plaine d'Israël ou d'Esdraelon (Merdj-ebni-Aaracr), nous passons en vue du village de Nayn ( N«l,tt ) placé à une lieue environ à notre gaucheetau pied de Djobel-ed- Dahy. Plus loin dans la même direction, est Ain-Dour, l'Endor des traducteurs de l'Écriture. On le voit, le nom antique de cette localité fameuse s'est transmis intact d'âge en âge jusqu'à nous.
M. Van de Velde qui a visité Aïn-Dour (t. H, p. 282 et suiv. |, nous apprend qu'il lui a fallu cheminer penaant une bonne heure pour de Nayn se rendre à Ayn-Dour que les hauteurs interposées empêchent de voir du point de départ. Ayn-Dour est un village plus considérable que Naïn et placé comme celui-ci sur le flanc de la montagne, et au nord-est. On y voit dans les rochers de grandes cavernes naturelles. Voilà tout ce que le voyageur missionnaire nous apprend. Il était difficile de fournir à ses lecteurs des renseignements plus insignifiants. Je ne puis contester l'impossibilité de voir Aïn-Dour de Naïn ; mai3 ce que je puis assurer, c'est que de la plaine on voit à merveille les deux villages, qui paraissent bien moins éloignés l'un de l'autre que ne le prétend M. Van de Velde.
AKAD. — C'est le nom d'une des plus anciennes villes de la Chaldée, que nous ne trouvons mentionné que dans le passage suivant de l'Ecriture sainte [Genèse, x) : — 8. Et Couch eut pour fils Nemrud, qui commença d'être puissant sur la terre. — 9. Il fut un vi goureux chasseur devant l'Eternel. — 10. Son empire commença par Babel, Arek, Akad, et Kalneh, au pays de Chinàar.
Maintenant que le déchiffrement des écritures cunéiformes est un fait accompli, et que notamment l'écriture assyrienne ou chaldéenne ne tardera pas à n avoir plus de secrets pour les philologues, il y a tout lieu de croire que l'identification des quatre villes designées dans ce verset sera bientôt eS'ectuée , celle de Babel ne présentant plus dès aiyour* d'hui aucune difficulté.
AKII
AKZ
Les Septante écrivent Archad {"Apxot^} le nom de cette ville, et Ton a pensé en censéquencç qu'il fallait chercher la trace de ce nom dans celui du fleuve Argades, mentionné par Ctésias, qui le fait couler dans la Sittacène, contrée placée entre la Babyionie et Ja Susiane. Au confluent de TArgades et du Tigre se trouve la ville de Sitace, et cette ville
Fourrait par conséquent avoir pris la place de Akad bibliçiue ; maisCtésiphon,pIaceesur les rives du Tigre et dans le voismage, aurait aussi quelques droits à revendiquer le même honneur. Plusieurs géographes anglais, et notamment Ainsworth, placent le site d*Àkad sur lalrive occidentale du Tigre, à six milles de Baghdad, aux ruines nommées aujourd'hui Akerkouf. 11 faut cependant ne pas perdre de vue que saint Jérôme (traduction avec Commentaires de la sainte Ecriture), d'accord en cela avec les Targoum de Jérusalem et de Jonathan, identiQe Akad avec Nisibis, ville antique située au nord de la Mésopotamie, vers les mntiëres de l'Arménie. Il n'y a, contre ce^te opinion si respectable, à objecter que la grande distance gui séparerait Akad des autres villes de l'empire primitif de Nimroud, et notamment de Baby]one,qui se trouve, sans aucune espèce de doute possible, à Hillah. (Foy. Ba- BTLONE.) Enfin, dans le Talmud de Babylone
i/fïttr^ j orna ), Akad est identifiée avec le Kas- Lar des géographes arabes, qui est le pays de Ouaset, entre Koufah et Basrah.Laforme du nom d'Akad , dans les inscriptions cunéiformes étudiées par M. Oppert, est Ak-ka-dii. Ce groupe est fréquemment remplacé, ainsi que H. Botta l'a reconnu le premier, par un autre groi^pe, qui est certainement l'équivalent du premier, mais qui à coup sûr ne saurait se lire Akkad. Peut-être bien y aurait-il sous ce curieux grou{)e une forme primitive du nom Kaskar, qui aurait pu se prononcer Kaskasr? Hais ceci n'est qu'une pure supposition.
AKHLAB. — C'est le nom d'une ville située daAs la circonscpîption du territoire des AsriéieSf qui ne purent en chasser les habitants, ainsi que le constate le verset suivant : Aser n*expulia pas les habitants d'Acco^ ni les habitants aeSidoun.ni ceuxdAkhlab.dAkhxti, de -Ehelba, d*Afe\k et de Rokhob. (Juges, I, 31.) On ignore encore où se trouve remplacement de cette localité biblique.
AKBSAF. — Ville de la tribu d'Aser. Nous Usons dans Josué (xn) :— 7 . Et voici les rois du pays qytont battus Josué et les enfants d* Israël, m deçà du Jourdain, à Voecident.,. -r- 20. Le rot de Samroun-Meraoun^ un ; le roi d'AkhsaL tw.— C'est ce roi qui était entré dans une alliaoce offensive et défensive contre les Israé- KteSt avec labin, roi de Hazor {Josué ^ xi, 1). nus loin, dans le même livre sacré, à ce
E>int où il est question de la délimitation du rritoire d'Aser, nous lisons (xix) : — 24. Le einquiime lot fut vour la tribu des fils d'Aser, selon leurs familles. — 25. Leur limite fut KMkat, etHali, et Bathn,et Akhsaf.,.,.'- La limite rement vers Uorama et jusquà la ville
DiCnONN. DES AMTIQUITéS BtBUQUES.
forte de Sour: revient vers Hossa, et aboutit à la mer par la contrée d'Akhzib.
De la teneur de ce passage important, qui fait une distinction très-claire entre Akhsaf et Akhzib, il paraît bien probable aue ces deux dénominations désignent deux jocalilés distinctes; et cependant on pourrait être tenté de croire que les deux noms s'appliquent à la même viJle, qui s'appela plus tard Ecdippa, et qui n'est que t'Akhzib ou £z-zib de nos jours ( Voy, ce mot) . Ce qui ne saurait être douleux, c'est que la version grecque des Sep* tante transcrit l'un et l'autre nom par un seul et môme moi/ kÇif. Je ne me permettrai pas de trancher cette question, que de beaucoup plus habiles que moi, et Reland entre autres, se sont abstenus de décider. Quoi qu'il eu soit, il restera toujours assez étrange que le territoire de la même tribu ait contenu deux villes dont les noms bibliques sont si voisins.
AKHZIB.— Localité de la tribu de Juda, mentionnée au verset 44 du chapitre xv de Josué, comme formant un groupe de la plaine de Juda, avec les huit autres villes deLebnab, Aater, Aasam , Jeflah, Asnah, Nesib, Kftclah etMeras&h.
AKRA. — Nom d'ne colline de Jérusalem.
(Voy. JÉRUSALEM.)
AKZIB, Ecdippa, Ez-ZiB et Akhzib.— La première mention que nous trouvons de cette ville dans les saintes Ecritures, est renfermée dans le verset suivant, concernant les limites du territoire de la tribu d'Aser : « La limite revient vers Herama (saint Jérôme lit Hormah), et jusqu'à la ville forte de Sour (Tyr, sans doute Palœtyr), revient versHossah, et elle aboutit a la mer par lacontréeJd'Akzib.» (Josué, xix, 29.) 11 est certain, quoique cette ville ait été attribuée à la tribu d'Aser, que celle-ci ne put en expulser les Ken&anéens ; voici le passage sacré qui en fait foi : « Aser n'expulsa pas les habitants d'Acco, ni les habitants de Sidoun, ni ceux d'Akhlab, ni ceux d'Akhzib, ni ceux de Khelba, ni ceux d'Afeïk, ni ceux de Rokhob. » (Juges, \, 31.) Cette ville biblique a été remplacée par la ville moderne qui porto aujourd'hui le nom d'Akhzib et d'Ez-zib, et que je n'ai aperçue malheureusement que de loin, en regagnant la route de Saint* Jean d'Acre, après avoir passé la nuit dans le bourg d'Ebbassa. Ez-zib, vue à distance, m'a fait l'effet d'un gros village arabe, bâti sur un monticule assez bas situé au bord de la mer, et par lequel passe la voie antique qui longe la côte phénicienne. L'une des formes modernes du nom est, on le voit, identique avec la forme biblique du nom primitif. 11 est incontestable que TAkhzib moderne est la noktç r£v *.Ex^i9r9rft>v de Scylax, T'Ex^tiriruv de Josèphe, l'oppidum Ecdippa de Pline, et la Mutatio Ecdippa, ou simple relai de poste d'Ecdippa, mentionné dans VJtinéraire de Paris à jéru^ satem, écrit en 333 de J.-C. Cet Itinéraire place Ecdippa à douze milles romains d'A« texandroscneni , ou campement d'Alexandre, localité remplacée de nos jours i)ar des ruine* gui portent le nom d'Eskenderoun. Il m'a été