‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 170 sur 181 · TON · texte numérisé non relu

TON

DlC J lUNNÂlRE

TOM

sibiMté de reconnaître quoi que ce soit, dans les Jieux qui se trouvent énumérés dans ce chapitre.

Il ne me reste plus qu'à parler du récit quefiiit Benjamin de Tpdële. (Jtinerarium, c. 9. ) U a entendu dire que l'entrée du tombeau de David fot trouvée par hasard par deux terrassiers qui déblayaient une partie de l'enceinte de Sien; que ces ouvriers en pénétrant dans le tombeau, rencontrèrent des chambres incrustées d'or et d*argent, et une table^ sur laquelle étaient le sceptre et la couronne de David^* que ces ouvriers s'é^ vanouirent en ne •recouvrèrent leurs sens que longtemps après ; qa'ils altèrent prévenir le rabbin , et aue celut^i se hftta de faire «refermer l'édince sacré {^S^. Ce récit eitrava- Rant ne valait évidemment pas la peine d'être discuté • Je ne puis m'expliquer oemmeni un homme aussi savant que l'illustre Hiinter a pu lui accorder la moindre créance, et avancer surtout qu'il s'accordait, en ce qui concerne les richesses qui étaient enfermées dans le tombeau, avec le témoignage de Jo- 8è|>he. C'est précisément tout le contraire qui a lieu, puisque Josèphe affirme qu*Hérode enleva 4out ce qui s'y trouvait de précieux, sans y rien laisser. Si Hérode avait tout pris, il est fort di^Bcile d'admettre que le^ ouvriers -de Benjamin de Tudèle y aient retrouvé les trésors dont 4a vue les éblouit. ile récit n'est donc qu'une fable sans aucune espèce de valeur historique, comme presque toutes ies traditions analogues que -croient 6t racontent imperturbablement les Juife de Jérusalem-.

Le savant qui a le plus vivement attaqué le mémoire que j'ai publié sur les Qbourel-Molouk et (jpie je viens de reproduire sans y rien changer, a bien été obligé de reconnaître, dans sa critique, l'identité des Qbour-el- Molouk et les £iniXaIa BaaiXixd de Josèphe,

et il en a conclu que Hérode, au commencement de son règne, s'était fait bâtir un tombeau médiocre, qu'il n'aura plus trouvé digne de lui, quand il s'est vu «u fiitte des grandeurs et de la richesse; qu'alors il s'en sera fait construire un splendide, qui n'est probablement autre que les Ajbourel-MoIouk . Cela, malheureusement, est contraire à l'histoire; car nous savons {AfU . Jud., XVUI, VIII, 3 ) que lorsque Hérode mourut à Jéricho, ses funérailles furent célébrées avec l'éclat le plus grand, et que son corps fut transporté en grande pompe, par une route de deux cents stades, à Hérodeum, où il devait être enterré, suivant sa volonté expresse. Hérodeum était éloigné de Jérusalem de soixante stades {Ant. Jud. XV , ix , 4). C'est encore Josèphe qui nous le dit expressément. Ceci posië, je demande ce que peuvent être les vmnlam âaràixa, s'ils ne sont les tombeaux des rois de Juda, et j'attendrai la réponse.

En résumé , aucune objection sérieuse ne

(183) Benjamin de Tadèle oublie d'<%xpliqiier comment un ordre quelconque a pu être donné par \m rabbin ei e&écuté nubliqiiemeni à Jérusaleip. Les pauvret Juifs de Jérusalem ne connaissent là d*aii-

subsiste, et je crois avoir le droit de dire que les tombeaux des rois de {Juda étaient biea dans la cave sépulcrale qui porte encore le nom de Qbour-el Molouk, ae t<Hnbeauxdes rois.'

Jamais, du reste, jusqu'à une époque assez récente, l'entrée du tombeau de la dynastie de David n'a été inconnue & Jérusalem» ainsi qu'on semble lacroire. Ce n'est qu'au moyen JUge que la tradition vraie s'est perdue k moitié, etifue, tandis que le monument authentique conservait son noble nom, on lui substituait un caveau fantastique, situé sur le sommet du mont Sion, dans l'intérieur de la citadelle, c'est-à-dire en un point où il n'y • jamais eu de tombeau.

Josèphe nous affirme qu'Hérode avait feit construire un monument expiatoire à la porte du caveau royal. Saint Pierre parledu tombeau de David comme bien connu de tous. Dion Cassius nous affirme que la chute du tombeau de Salomon fut pour les Juife un triste présage de ruine. Et enfin, ce qui est bien plus positif encore, nous lisons dans la Lettre de saint Jérôme à^iointe faute (184), pour l'engager à venir habiter Beit-Lehm : Tenebimui manus, ora cememio, et a desiderato vix entllemur ampleœu. Ergone erit illa die$^ quanio nobis liceat speluncam-Salvalaris intrareîln sepulero Domini flere cum eorore^ flere cim matre? Crucis detnde lignum lambere, et in Olivetimonte^ cum atcmdente Bomino^ vête et animo sublevari î Yidere exireLaxarumfoiciiê colligatum: et fluenta Jordanie ad iovocrum Domini puriora; inde ad peutonm caulaê pergere^ in David orare enaueoleoî Saint Jérôme savait donc Irès-bitMi où éMi le mausolée de David, et l'entrée -n'en était inconnue de personne, puisqu'il dit à sainte Paule qu'ils iront prier ensemble dans «e mausolée.

Chose étrange I nous lisons dans r/lîfiéwf de Bordeaux à Jérusalem^ écrit en 333 : Item ab Jérusalem euntibtu BetÙeemmillia quainer; superitraia^ 4n parte dextra^estmanumentmm ubi Rachelpoêita eet uxor Jacob. Inde m^ttê duo aparté sinistra est BetUeem ubinaimett Domintu Jeeue Chrietue, IMbeuilicm fmeiaest juesu Constantini . Inde non longe têt mpniimentum Ezeehielj Aeaphy Job et Jesse^ Dami^ Salomon^ et habetin ipsa crypta ^ Uim deor-eum deecendentibue Hebreeis êcriptum nomina euperscripta. Que penser de cette indicationf Jenemecbargepasde le deviner.

En tout cas, ce qui esteertam, c'est que pour les habitants de Jérusalem , en 333, le tombeau de David et de Salomon n'était pa» caché dans les flancs du mont Sion.

Pour l'auteur du même Itinéraire^ le monoment connu «igourd'hui sous le nom de tombeau d'Absalora était le touibeau du mi Ezékhias. Si l'on se rappelle que le tombe»i d'Ezékhias, quelle que lût sa position relative, devait, suivant l'Ecriture sainte, exister au même point que les tombeaux des rois, il était de conséquence nécessaire, pour le pèle-

très ordres que ceux auxquels ils okiétsseal si bas* bienieiit.

(18i) Lcure 4i, écrite entre 588 ei 400.

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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fin de Bordeaux, d'admettre que les tombeaui des rois de Juda étaient en ce mfime Keu. Cette opinion, du reste, est d'accord avec celle de l'auteur de la Chronique pascale, qui dit que le tombeau du prophète Isaiefc'est ainsi que le pèlerin de Bordeaux appelle le tombeau monolithe de Zacharie) fut placé tout près de celui des rois, derrière le cunetière des Juifs, dans la réçoa du midi.

On le voit, au iv* siècle, Fincertitude exis- Ait, et la chaîne de la tradition était déjà interrompue; saint Jérôme parvint, sans aifcun

doute, à la renouer, et je ne doute pas que les Qbour-el-Molouk n'aient été, pour lui comme pour moi, le sépulcre de David et des rois "de sa dynastie.

TOPHETH. — Partie de la vallée de Hin-

nom.

TRACHONITIDE. — Télrarchie de Philippe frère d'flérode. {Lue. in, 1.)

TUBIN. — Localité inconnue dans le pays de Galaad. (i Maeh. v, 13.)

TYR, SouR. — Yoy. Phënicie.

ULAI, AouLi. — Nom de porte mentionnée dans Daniel. Quelques-uns pensent que c'est aussi le nom d'un ileuve. {Dan. vm, 2.)

URy Aour-Kasdjoi {Vr des Chaidéen$). —

Ville de Chaldée habitée par Tharé, père d'Abraham, et que le patriarche quitta pour venir dans la terre de KénAan. {Gen. xi, 28. )

ZABAUÎENS. — Tribu arabe nommée dans le /" Livre des Machabées (xn, 31).

ZABULON, Zebouloum. — La tribu de Zabulon était dans la Galilée inférieure et s'étendait de la mer de Tibériade à la Méditerranée et au Carmel. Elle avait au nord Nephthali et au midi Issachar.

ZANOE , Zenouakh. — Ville de Juda. . {Josué xY, 34.) Il y avait dans la même tribu une autre Zanoë. (Josui xv, 56.)

ZARED. — Torrent de la Hoabitide.

{Namb. xxi, 12.)

ZEPHRONA, Zbfranah. — Contrée de Nephthali, surleslimites septentriona]es.(iV(mi6. XXXIV, 9.)

ZIF, ville. — Le nom antique de Zif n*a pas, jusau'à nos jours, subi la plus petite altération. Le verset 55 du chapitre xv de Josué ne contient que les quatre noms : Maoun, Kermel, Zif et Youta. 11 semble que ces localités devraient être rangées dans ce verset, comme elles le sont sur le terrain, c'est-àdire en remontant du sud au nord. Il en budrait conclure que Youta doit être cherchée au nord de Zif; mais il n'en est rien. La carte de Zimmermann porte, vers ce point, une seule locaUté, nommée Youkin, et il serait diiDcile de croire, bien que les deux noms commencent par la même syllabe, qu'il y a identité entre la Youta biblique et la Youkin moderne. Cela parait d'autant plus difficile d'ailleurs, que Voûta existe toujours assez près et à l'ouest de Kermel, fort loin, et au sud-sud-ouest de Zif.

Le nom de Zif est commun à deux localités bibliques de la tribu de Juda. Ainsi nous trouvons (Josué XV, 24) à l'extrémité sud du territoire de Juda, et dans le voisinage d'Adada el de Cades, une Zif qui ne peut être évidem-

ment confondue avec celle qui <se trouve dans le voisinage d'Hebron et de Kermel. Eusèbe nous apprend que celle-ci était à huit milles d'Hebron, dans la Daroma; mais ce chiffre me parait altéré, et je le crois un peu exagéré. Josèphe mentionne Zif sous le nom de Zi|>« parmi les premières villes que Roboam, fils de Salomon, fit fortifier dans le pays de Juda. Un autre passage, extrêmement important, se lit dans le même livre, n nous apprend que David, parti de la solitude audessus de Ayn-Djedy ('Evyi^alv), vint dans la campagne de Zif (tq? Zcfivuc), à un lieu nommé

Kœnè (/ce TcvccTÔiroy Raiviàv xoXoufiiinQy) . Je SUis

bien tenté cette fois de voir dans la Kœnè de Josèphe la Youkin moderne, si voisine de Zif.

La contrée de Zif était loin d'être florissante à l'époque biblique, puisque nous lisons dans Samuel (xxni) : — 14. David demeura au désert dans les lieux forts^ et il dtmeura sur une montagne^ dans le désert de Zif. SaiU le cherchait toujours^ mais Dieu ne le livra pas en sa main. — 15. David vit encore que SaU était sorti pour attenter à sa vie; et David était dans U désert de Zif^ A Barsah (narro)* Enfin (ch. xxm, v. 19), nous lisons encore : — Les habitants de Zif montèrent vers SaiUf disant : David se tient caché auprès de nous^ dans les lieux forts^ à Harsah, sur la colline de Hakilah^ qui est à la droite de Yesimoun (ou du désert, car le mot Feitmoufi, ponz^, a également cette significationj.

ZOELETH. — Voy. Pibbres coNSACRiBs.

ZOMZOHIH,Zouziii,Zoziii. — Peuplade de géants qui habita le pays occupé plus tard par les Ammonites.

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