‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 171 sur 181 · SAINTE (185V · texte numérisé non relu

SAINTE (185V

REPOiNSE A M. ISAMBERT.

Examen du Rapport de M. Isaubert, sur trois ptiUieatioiis relatives à la

Mer Morie^ par IIM* L^tnch et de Saulct.

(MitCtfi de la Saeèilé de Gioffrapkie, fédlffê par la Seaion de fmktieMihm^ n. U^ fMMSs I9t â t«t

patfet f^ à 535.)

PRCMIBItR PARTIE. — CÔie <I< PhéflMt»

Ba Usanl les parties déjà pqbHées da Rap« port de H. Isamberit j'ai pu me féliciter de ce que l'examen de mim voya^ avait été JQgé fligne d'occuper tant de place dans Je bulle* tin de la Société de ^[éographie. Je dis mou Voyage^ car )usqu'iei la puUieatioa de H. Lynch n'y a été mentionnée qu'en passant; de ce oôAédoncje n^ai pas à me plaindre, et ma

G art a été largement faite dans le travail de [. IsamberL

La crHique est de droit commtm^ et je m'inclinerai devant elle arec respect toutes les fois (qu'elle me prendra en faute. Hais comme

8 n'ai jamais pensé (et je suis convaincu que .Isafnbert ne le pense pas non plus) que I9 critique fût inattaquable, par cela seul qu'elle usait du droit d'attaquer, je me vois aigour- (fhui dans la nécessité de me défendre contre le rapport inséré au bulletin de la Société da géograpÛe, si je tiens à ne pas passer aux yeux de cette société pour l'auteur du plus méchant livre qui ait jamais été écrit sur la géographie de fa Syrie. Du reste, comme je n'ai pas l'avantage de connaître M. bambert^ il doit être évident pour tout le monde qu'il ne s'agit ici que d'un débat purement scientifique. M. hambertfait observer que je n'ai eu que six jours à donner à la description du pays qui sépare Beyrouth de l'ancienne Ptolémaïs; le fait est parfaitement vrai. Ces jours ont été bien employés, grâce è mon activité, c'est H.

(185) J*ai cru devoir ajouter k ce Diclionnaire ces réponses aux critiques soulevées par mes pu- Uications, en raison des faits nouveaux et des re-

Isambertqui ledit, « mabib ftrieiiift sants pour faire des espIerilio»liiti* pour tes mftrir. » J'en aemeare A»>'^ tait un temps bien court ; mais, s cw ait été, f ai une prétention qiri,jereyy paraîtra pas exorbitant^ à K. bflW^ même, c est quej^ai dfi ndeox voir «ti phénicienne en six jours qœ eeaxqriV" pas vue du tout.

M. Isambert voudrait que j'outAj dissertations que rat Jettes pv wm dans la narration ae mon jojêgb*^* la marche de ma pettle caraïaae^iv teste pas l'avantage qu^randt es e* thode de rédaction. Maislerc^jage* son m'a paru si bon et si inlmssrtl, suivi l'exemple qu^ me doonall, m fois concevoir respérance

m'élerer à la hauteur de

n'ai pas adopté de titre couraoi; fe rédigé de table des matières; on un double défaut, je le reecMb humilité ; mais je sms seul joae la qui ont pu me déterminera Toyage le plus promptement pot en avouant que sur ce pmnt le H. Isambert est fondé. Je n'eo moins à penser que j'ai inen tA chirde la nécessité de consacrer de temps i des améliorattoas

f)enserais peut-être si, par i allait publier une deuuème voyage. Après * aroir fUt T

marques imporiaities qe^elles qui ont pu Jaillir des ditcMiioM par mes déeooveries sw les icrvcs

APPENDICE.— REPONSK AU. ISAMBERT

Il»

cartes qu'il aTait àU disposition (186), If. Istmbert me reproche de n'avoir pas cité la carte de Jacotiù, t qui a pour la première fois donné levéritableaspectoecebeau pays. nJene voudrais pas être accusé de chercher à rabaisser le mérite de rQ0uv:re-de facotin ; je me contenterai donc d'âflinner une chose, c*eBl que la grande carte de Zimmermanni dont j ai eu perpétuellement une feuille à la knain> pendant toute la durée de mon voyage en Srw rie, cette carte pour la rédaction de laquelle tous les travaux antérieurs ont été étudiés et utilisés, m'a para donner parfois toute autre chose que l'aspect véritable du pays en ques*^ tion.Ou Zimmermann et Jacotin sont d'accord, et alors tous les deux se sont quelquefois trompés ;. ou ils ne sont pas (raccord, el alors je préfère de beaucoup le travail mo«deme auquel un géographe tel que Ritter m attaché son nom.

AI: Isambert,passant à l'examen de»distances rapportées par moi, montre immédiatement le parti pris de les trouver toutes fausses. Suivant AT. bambert, j'ai dit que leRas-Bey* routh est à 2 kilomètres delà ville, et illyoute

3u'il y a erreur au moins d'un tiers. Il oublie e nous dire si c'est en plus ou> en moins. Or, voiei la phrase dans laquelle mon savant critique trouverassertion qu'il relève: -Mieux auberges sont mises au premier rang, l'une au Bas^Beyrouth, à deux kilomètres de la ville, l'autre sur le port mime. —A moins (]pie H. Isambert ne voie dans cette phrase I assurance que l'auberse en question est bâtie à la pointe même du cap, sa conclusion n'est pas légitime. S'il avait été k Bl^yroutb, M. Lambert saurait qu'on y appelle Ras-Bèy * routh toute la portion de c6te qui horde le* cap, au nord aussi bien ou'au sud. L'auberge est à une demi-lieue de la ville : voilà ce que j'ai voulu dire, et ce qui est vrai ; elle est au Ras-Beyrouth, et ceci est encore vrai.

h9t phrase suivante mérite d'être coi^ée : • Notre voyageur croit avoir découvert sur la route qui part de la ville vers Siuda, c'est-àdire au suo, et dans la direction du cap (c'est* à-dire à l'ouest), les ruines d'une basilique et non d'un théâtre, de bains baignés(«tc) par la mer, et autres débris de l'antique Berytus. fl en a même dressé te plan, mais il n'en fixe pas la distance, et s'exprime avec si peu de précision, qu'on ne sait pas si c'est au-dessus de la crique Hassan, ou plus près du cap, à l'occident, que cette basilique est située. » Si M. Isambert avait pris la peine de lire la page 12 de mon livre, il y eût trouvé ceci:-- Un seul monument a laissé quelques débris un peu importants sur la plage ; on l'appelle le méâtre, et c'est évidemment une basilique d'une haute antiquité, flanquée d'une ligne de bassins carrés, taillés dans le roc, et envahis par l'eau. Un peu plus loin une crique, sur les bords de laquelle sont hissées (Quelques barques arabes, semble avoir été jadis on des ports de Bery te. — Puisque M. Isambert trouve que ce passade ne fixe pas la position relative de la basilique et de la crique

(ff&S) Kiepert (1841), Hitler et Zimmermano (1850), CaHicr M850\ , et Jacotin, graud ouvrage de reapédiiioii d'IDiypte.

Sii^il appelle crique Hassan (sur quelle autoté t je l'ignore)^ je ne sais en vérité ce qu'il eût fallu dire pow lui sembler préciê.

Le texte de Scylax offre âprëslle nom de port de Béryte une épithète altérée que M. Isambert reconnaît pour bien corrigée 'dans mon livre, mais en faisant remarquer que cette correction n'est pas nouvelle, ce gui tendrait à foire stipposer que je me la sms attri • buée. Ùr voici te que y ai écrit (page 55): — âautnaise, avec sa sagacité accoutumée, avait proposé cette correction, et Reland l'avait acceptée. — L'insinuation de M. Isambert n'est donc pas légitime.

M. Isambert veut bien reconnaître que j'ai eu raison de suivre, en la citant, Topinionde frobinson sur la position au Khan-el-Khaldah de laHeldua de 1 Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem t seulement ce passage donne lieu h n^note suivante: «El-Khulda de Kiepert et de Zimmermann. H. de S. change Tortliograpbe d'une manièresouventmoinsreconnaissable . » Comme ce reproche sur les altérations de noms, dont je me suis rendu coupable, revient fréquemment^ je vais réunir la plupart des

Sassages où il en est question, pour y réponre en une seule fois. Les voici: Page 216, Ila&-el-Ayn,qui ne peut être que le Ras-el-X vne de la carte au dépôt de la marine. — P. zl7. n eût été désirable qu*il donnât lui-même un plan topographique de Sour et de ses environs — (il eût fiillu aller vite en besogne, Duique je ne suis resté que lïà 18 heures h Sour), — afin qu'on pût reconnaître ses dénominations nouvelles, etles faire eoncorder avec les cartes précédentes. — P. 218. Plateau qu'il appelle Omm-el-Aamid, toiqours en changeant rorthographe.— P. 219. Le cap

?ue la carte de Jacotin appelle Mecherfi, et immermann, Mescherfé, H. de S. l'appelle El-Achraf, ce qui est propre à dérouter tout le vocabulaire* (Quoique 1 idendité ne soit pas douteuse, il aurait pu eu avertir son lecteur et les voyageurs futurs qui entendront peut-être autrement que lui la prononciation arabe.Enûn (même page}, comment veut-il aussi qu'on reconnaisse faciiemenAdiMis la colonneAmondel-Zamri le lieu que Zimmermann a probablement désigné à quelque distance de la route, par le nom phis simple d'Hamsin, sur le ruisseau qui baigne Zib« — Xs trouverais h transcrire encore d'autres passades analogues, mais cela me mènerait trop loin. Bornonsnous donc à ceut-ci, et commençons pai le dernier : le nom Amond-el-Zamri que M. Isambert me reproche d'avoir employé , n'existe que dans son imagination. A la page 49, |e cite une grande colonne monumentale isolée, au êommet fune eoltine: à plus d'une lieue è l'est d'Ez-Zib, et qui s'appelle Amoud- -el-Qamsv. Ces mots forment un nom arabe inteltigiMe, tandis que le nom Amond-el- Zamri, que M. Isambert m'accuse à tort d'employer, ne signifie rien du tout.i

M. Isambert ignore-t-il donc que les noms arabes sont pres(|ue toujours significatifs ?

DICTIONNAIRE DES ANTIQUITES BIBLIQUES

Du moment qu'H en est ainsi, leur transcription, impossible pour qui ne parle pas la langue du pavs, devient forcée pour qui la parie. Or j'ai 1* avantage de la paner ; dès lors je ne crois pas mériter le reproche perpétuel qui m'est adressé à propos du peu de cas que je fois de noms par trop altérés. Pourquoi ne pas conserver comme consacrées les dénominations de Hiramolia, et les noms de Facardin, de Baladin» de Machumet, de Morchuflex, de Sursac et tant d'autres que nous trouvons dans nos vieux chroniqueurs 7 Us sont tout aussi exacts que les noms géographiques dont M. Isambert déplore l'abanaon. J'ai donc le droit dem'étonner de recevoir un blâme pour un fait qui, en bonne justice, devait plutôt ra'attirer un compliment.

Passons à un autre paragraphe qui mérite une réponse précise. Je transcris : « Or, pour faire sentir le danger d'un calcul pré-

{)icité, on peut citer l'exemple de M. de Sauicy : 'échelle métrique de sa carte est divisée de façon que le degré de latitude aurait de 132 à 133 kilomètres, au lieu de 111 kilomètres, 19. — Cette erreur d'un sixième, qui au reste peut n'être que celle de son dessinateur, est de nature à tromper tous ceux qui en (sic) feront usage sur la carte, et elle parait s'être étendue à l'échelle des itinéraires. Cette deuxième échelle en effet, au lieu d'être portée sur chacune des cartes itinéraires, étant pour éviter les frais de répétition, exprimée une fois pour toutes sur la carte générale, a été dédmte naturellement de la grande échelle dont elle est un dixième. H. de Sauicy est bien au-dessus de pareilles erreurs, mais elles avertissent le lecteur de ce)les qu'il pourrait commettre lui-même dans lés échelles comparatives, faute d'une attention suiBsante. »

J'ai le très-grand regret de devoir déclarer tout d'abord que le manque d'attention suffisante n'est imputable qu'à M. Isambert, et je le prouve.

Si M. Isambert s'était donné la peine de lire le titre de ce qu'il appelle ma carte^ U aurait vu qu'elle est en réalité intitulée : Itinéraire générale du voyage^ et non carie de Syrie. Cette seule observation lui eût évité la peine d'écrire la phrase suivante (p. 216) : « Conçoit-on une carte de ces contrées dont sont absents le Liban et l'anti-Liban, le cours du Léontès, etc. , etc. T » Chose étrange t l'absence de ces chaînes de montagnes et de ces fleuves n'a pas suggéré à M. Isambert l'idée que ce qu'il voulait prendre pour une carte,' n'avait nullement la prétention d'en être une I Où ai-je, ne fût-ce que par un seul mot, exprimé la pensée que j offrais à mes lecteurs une carte de la Syrie?

J'ai déjà dit que je n'ai pas fait un pas en Syrie sans avoir à la main une des feuilles de la belle carte de Zimmermann que j'annotais sans cesse, et sur laquelle je traçais, chemin faisant, mon itinéraire, avec les cor- **ections qui se présentaient à chaque instant. Comment ai -je obtenu ce que M. Isam-

bert appelle ma carie t Par une simple RÉDUCTION AU PANTOGRAPHB de la eftrte de Zimmermann; et si H. Isambert ne s'en est pas aperçu, c'est faute d'une attention sufsante.

Quand je me suis décidé à reinendre mon ancien minier d'officier d'artillerie, el à lever le pays que )e pareounris» j'ai commencé mon lever à vue» à la boussole el au pas, en notant tout ce que je voyais» et en omettant avec Ofnnifltreté ce (jue je ne reyais pas. Cela tient à ee que j'ai une idée fixe : c'est, en fait de géographie, de ne m'expOMr iamais à parier avec précision de ce que je n ai pas vu de mes yeux.

Donc, mes feuilles d'itinéraire ont été (^ véeêf je le répète, à la boussole, à vue et au pas, à l'échelle de 1 centimètre par kilomètre. Il en résulte que cette échelle de mes itinéraires n'a pas été déduite, aiiisi que le croit M. Isambert, de la grande échelle dont elle est un dixième. Et, a propos de ce de^ nier membre de phrase, je ferai remarquer qu'il dit précisément le contraire de ce que veut dire sans doute M. Isambert ; car la ptiiie échelle* au dixième de la grande^ est celle de l'itinéraire général, puisque l'échelle des itinéraires particuliers est dix fois plus rarande. J'avoue que ceci est une pure

auerelle de mots ; m«s, quand il s'agit de liiffres, les mots, pour être précis, ne doivent pas dire préicisément l\ipp06é de ce qu'ils veulent dire.

Revenons à mes itinéraires détachés et i l'itinéraire sénéral. Les premiers étant rédigés à l'échelle fixée à l'avance de 1 centimètre pour 1 kilomètre^ l'échelle de l'itiné* raire général restait seule facultative ; toutefois il y avait une condition de /u^t/foalton typographique à remplir, et je voulais que ritinéraire général pût entrer dans un cadre donné et double de 4(i planche courante de mon atlas. J'ai donc prié l'habile artiste (M. Avril) qui s'était cnarsé de la gravure de mes itinéraires, de réduire au pantographe la carte de Zimmermann sur laquelle j'avais reporté la route suivie par moi, de façon à la fiiire entrer dans une double planche. C'est ce qu'il a fait, sans que je lui eusse au préalable rien dit de réchelle qui devait résulter de son tracé. Son travail terminé, il m'a annoncé que Féchelle de cette réduction était dix fois plus petite que celle des itinéraires détaillés, le ne me suis pas donné la peine do le vérifier, parce que je n'y attachais auctme importance, vu que j'avais le désir de donner un itmérain et non une corle, et la famie màtuinmm que M. Isambert me reproche s'est trouvée consommée à mon très-faible regret^ je Tavoue.

Maintenant, si M. Isambert eut pns la peine de comparer le canevas de mon itinéraire général avec la carte de Zimmermann, et après avoir reconnu une pure réduction de celle-ci, de chercher une quatrième proportionnelle, peu difficile à déterminer, il eût aperçu bien vite le vrai rapport des deux échelles emplojrées, et compns que le rapport 1/10' était inexact, et assez évidemment

ilPn!;NDiee.-BBPONSE a Af.lSAHDERrr:

inexaci'pour qu'il devint iùutilé de faire au^ Ire chose q^ie de le signaler. Msds si je suis aw^essui de paretltis erreurs^ Milsambert est, à ce qu'il parait, au-dessus de lA^peme qu'il fallait prendre d'étudier d'un peonllis près le travail qu'il condamnait. Une fois le compas à la main, cependant, il ne lui en eût pas coûté beaucoup de chercher cette malheureuse quatrième proportionnelle à laquelle il n'a pas songé.

Quant à la répétition de l'échelle sur chaque feuille détachée d'itinéraire, cette fois encore, avec un peu d'attention, M. Isambert aurait compris que toutes ces feuilles n'en font qu'une, et qu'elles peuvent h volonté se coller sur une toile, pour constituer un ensemble non interrompu. U serait tout aussi juste de reprocher à Zimmermann d*a- Totr négligé 14 répétition de son échelle sur ebacune des feuilles de sa carte. En voilé assez sur ce sujet, et, si je ne me trompe, des reproches insérés dans le paragraphe que je Tiens de discuter, il ne reste rien, il est donc parfaitement inutile de tenir compte de la note qui occupe à peu près cinq pages, et dans laquelle M. Isambert fait une revue comparative des distances qu'il trouve sur ma prétendue carte et sur la carte de M. le gé • néral Callier.

Passons à la suite du rapport de M. Isambert : « II n'y a pas de aimculté, dit mon docte critique, sur l'identification du Damour avec le Tamyras. Mais pourquoi n'avoir pas reconnu la ville de Léontonpolis, ou ville des Lions, et le bois sacré d'Esculape, dans cette belle vallée?.. . Avertie Tamyras, il devait y avoir une ville dans une position si favorable. » Le raisonnement est un peu risqué : il devait y avoir une ville; mais il n'y en avait pas, et voilà pourquoi, d'accord avec tous ceux qui, comme moi, ont visité les bords du Damour, je n'y ai placé ni Léontonpolis, ni le bois sacré d'Esculape.

Dans le paragraphe suivant, M. Isambert déclare qu'entre Berytus et le Lycus, la distance est infiniment petite. Il y a trois lieues, et c'est bien quelque chose.

M. Isambert, en parlant d'une correction du texte de Scylax, proposée par moi, en désespoir de cause, dit quil ne croitpas qu'on l'adopte. J'ai dit moi-même (p. 6t) : — Je donne, bien entendu, cette correction, en grec d'assez médiocre qualité, pour ce qu'elle vaut, c'est-à-dire que je n'y tiens pas outre mesure, bien qu'elle m'ait été suggérée pac l'étude des lieux. — Si M. Isambert eût pris la peine de copier cette phrase, il eût du moins édifié les lecteurs de son ra|)port sur. le prix que j'attachais à cette correction. C'est une omission que je lui signale.

J'ai dit à deux reprises, dans mon livre, que l'édition de Scylax, publiée par Gail, omettait le mot grec qui signifie fermé, après la mention du port de Sidon. H. Isambert a reconnu que c'était une erreur de ma part, et il a eu raison de relever cette inadvertance. Je fais donc amende honorable sur ce point.

M. Isambert trouve étrange queje ne veuille pas traduire Léontonpolis par ville des Lions.

Pourquoi ôubli'é-t4 dé citer, commejé l'ai fait, le Rom que Pline donne à cette localité, Céontos oppidum, nom qui/.àcoufvsûr, ne signifie pas ville des lions? Il"me permettra doiiO'de garder mon opiûion et de ne pas accepter hi sienne. Jen'aôcepte pas plus volontiers le raisonnement dont il'se seK pour déterminer la position de Léonton atr oord* du Tamvras : « Il est probable, dit M. Isambert, qu'alors, sinon encore aiqourd'hui, le Liban renfermait des lions qui venaient par la profonde et pittoresque vallée du Tamyras, jusqu'aux bords de la mer Phénicienne, et l'abondance des plantes médicinales que renferme cette belle contrée rend plus vraisemblable le culte rendu à Esculape dans un bois sacré. Nous n'hésitons donc pas, pour nous servir d'une expression fitvorite de H. de Saulcy. à proposer formellement de placer la ville des Lions (Léontonpolis) et le- hois^ d'Esculape au passage du Tamyras (rivière- El-Damour).» Ne croirait-on pas, en lisant ces phrases convaincues, que M. Isambert a parcouru la vallée du Damour, qu'il y a chassé le lion, et qu'il y a herborisé? Pourquoi faut-il que toutes ces preuves ne soient pas admissibles?

Le paragraphe suivant servira à caractérisée le soin avec Lequel M. Isambert a étudié mon livre, afin d'en rendre compte à la Société de géographie : « Il n'^ a aucune difiiculté à reconnaître Porphyrion au Khan-en-Naby- Younès; mais nous n'admettons pas qu'ici fût le Léontonpolis de Strabon et de Scylax lui-même. Puisque ce dernier géoeraphe les a distingués, pourquoi M. de SauTcy veut-il les confondre ? » Voici ma réponse : J'ai dit : — Les deux témoignages, concordants de Scylax et du pèlerin de Bordeaux sont, bien sufiisants (et presque tous les vcgra> geurs jusqu'ici l'ont admis comme moi) pouc considérer le Khan-en-Naby-Younès comme occupant l'emplacement de Porphyrion. Il parait donc naturel d'admettre que Strabon^ (qui place en ce point Léontonpolis) s'est trompé, et que, coniÏHidaut P^ocphy rion avec Léonton, il a placé l'Hue de cas. deux villes pour l'autre entre le Tamyras et Sidon. — Ou je ne comprends pas c^ que j'écris, ou ceci n'impliqjie pas que je veux . confondre Porph)rnon.et.Léonton. D'aUleurs, je dis. encore ceci : — Je n'hésite donc, pas à. croire que la localité antiqye dont il existe des .vestiges très-recounaissables. au. Khan-el-Qasmieb. ne soit en réalité la Léontonpolis de Scylax, Léontos oppidum de Plina,. et. Léontonpolis de Strabon. — Evidemment, l'argument dont se sert IL Isambert, à propos de cq point, lui fait défaut.

Poursuivons : «L'auteur (c'est moi) remarque que Strabon met Savda à une distance de iOO stades de.Bérvte. U pense que ce chiffre est un peu.^rop fort. S'il avait dressé une échelle de stades et qu'il eût pris pour base le stade olympique de 600 stades au degré, ou de 185 mètres, il aurait reconnu que ce blâme est plus

Jue faible, et que les copistes de Strabon ont videmment substitué le chiffre de 400, qui s'exprime par la lettre upsilon^ à celui de

kappa. » Si M. Isambert me reproche de troiH Ter le cliiffre de StraboH %m peu trop fort, c'est qu'il n*a pas compris la phrase & laquelle il fail allusion ; car le chiffre un peu irop fort est ainsi caractérisé : — Quant aux trois chiffres du pèlerin de Bordeaux, je n'ose me permettre ae les changer formellement, pour les faire cadrer avec les autres, et îe me bornerai seulement à faire observer que le premier me semble un peu trop fort, etc. — If. Isambert s'est fait illusion, ou il n'a pas compris ce que j'ai dit. Quant à la correction de Vupsilon en kappa^ acceptons-la et voyons ce qu'elle nous donne. Kappa signifie 20 ; or 20 fois 185 mètres nous fournissent 3,700 mètres. Cette fois M. Isamt>ert me permettra de lui dire que la distance entre §our et Sayda est un peu trop faible. U est vrai que dans l'alinéa suivant, M. Isambert insinue qu'il s'agit de 200 stades ; mais alors je dois croire qu'il n'est pas familiarisé avec les chiffres grecs, puisoue c'est le iigma qui représente le chiffre zOO. M. Isambert ajoute : € La ville de Sayda, l'ancienne Sidon, est si bien connue par les témoignages anciens et modernes et par la carte du dépôt de la marine, qu'il était inutile d'y insister. » Ne sembIe4-iJ pas que j'ai écrit bien des paçes sur Sayda? Voyons en guoi elles consistent : — Sayda, c'est indubitablement la Sidon de Scvlax, de Pline, de Strabon, de lltinéraire d'Antonin, de la Table de Peutinger et du Pèlerin de Bordeaux. /( serait tout à fait «uperfiu de discuter ici cette identification qui ne présente aucune difficulté. — Je n'insiste pas sur ce qu'a d'étrange l'insinuation de H. isambert, au sujet de Sajrda.

Immédiatement après je trouve l'assertion suivante : « ... Nous verrons tout à l'heure, par la distance donnée par Strabon à l'intervalle qui sépare Sidon de Tyr, qu'il se servait, pour cette côte, des stades ordinaires, dits oivmpiaues, correspondant aux risins ou stades hébraïques, ainsi que nous croyons l'avoir démontré. » A la page précédente, M. Isambert a eu soin de rappeler la valeur du stade olympique au'il fixe à 185 mètres; c'est donc 185 mètres de longueur qu'il donne au stade hébraïque; nous allons tout à l'heure examiner ce chiffre et démontrer qu'il est parfaitement faux. Hais, avant tout, commençons par demander h H. Isambert ce que veut dire le mot risins. Je connais bien un stade hébraïque, oui a pour nom, au singulier, ris, vt au pluriel risïn. Que fait alors Vs finale de re nom franciséT Si l'on écrit au singulier un oppidum^ un tumutus, on n'écrit pas au plunel des oppidas^ des tumuliSf pas plus qu'un oppida ou un tumuli ; le mot risins contient donc à la fois deux barbarismes.

Revenons maintenant au ris et à sa prétendue valeur de 185 mètres, dont M. Isambert croit avoir démontré la justesse. Le ris ou rous, car le nom du stade hébraïçiue se présente sous ces deux formes, avait une longueur telle, suivant les talmudistes, que le mille romain en contenait sept et demi {Cfr. Rblajnd, lib. II, De intervallis locorum Palestinœ, p. 400). Or, M. Isambert a pris encore

DICTIONNAIRE DES ANTIQUITES BIBLIQUES

le soin (p. 203) de fixer la longueur di ^ romain entre 1481 et 1482 mètres. !Ioiiiiiib donc réquation 7»S ris = 1482 mètriLa nombres ronds, d'où le ris = -^r = IT a 60 c. ; cela revient à dire que le ris ae fK être égal au stade olympique qui U coii. tion que celui-ci, suivant la propre es*ÎM^ de H. Isambert, sera augmenté de M a. Ht, ce oui n*est pas une bagatelle qu'oa |m néraiger.

Passons à la phrase suivante : • QmAm trois chiffres de Vliinéraire de irârii (entre Beryte et Sidon}, qui ne doonesi» semble que 24 milles, nous disons avec la Saulcy qu'ils sont beaucoup trop ttb.

mais nous n*qoutons pas avec loi (mlieli

Ks tenir à ces constructions de euSm p a modifie à son gré; nous pensona»

traire que, quand ils sont relevés euetai sur de Donnes cartes, les chiffres nloîii mieux que les conjectures des vojipB»

jets h b^ucoup d'illusions. »

Je suis bien obligé de prendre poorm

Îualification de voyageur sinet à koi^ 'illusions, parce que M. Isambert t trjfi» prit pour ne pas savoBr ce ou'il \tim

3ue les cartes dont il use, n'étant qai» uit des observations des voyageurs qui précédé, ces voyageurs-l& n'étaient fan a illusions, puisque leurs cartes sonip» mées bonnes. Nons allons voir mètm

Îue H. Isambert lui-même n'est pis i b e très-fortes illusions. 1! me sulm^poci prouver, de transcrire le passage qiLa mon livre, a inspiré à H. Isambert k pop que je viens de copier. Voici dooe « m 'e dis : — Quant aux trois chiffres à \ erin de Bordeaux, je n'ose me peiwtr.i les changer formellement, pour ksfûi»

drer avec les autres, et je me bonom » lement à faire observer que le prenetB semble un peu trop fort, le second bmm trop faible et le troisième à peu près cbb. Ainsi, en mettant x milles seolemeilaB Béryte et Heldua, xii entre Helduaethnir non, et enfin viu entre PorpbyrionctSaà nous retomberions exactement sur bm milles de V Itinéraire d'Antonin; bbs je a hflte de le répéter, je ne tiens nuIloMii ces reconstructions (et non roM/mtM comme le dit mon docte critique] de àà» que Ton modifie à son gré, et je me k0 simplement à constater que ceux que iei0 de discuter sont mauvais et inadoedls — Ceci posé, je suis en droit d'affimcrp M. Isambert a complètement altéré ksmk mes paroles.

Reprenons l'examen du Rapport iltit ciété de géographie. Il s'agit maioteurt^ Sarfent, la Sarfat de l'Histoire sainte. ï ^ repta de Pline. Cette fois H. Isamberliicii nue je suis fondé à regarder Sarfent corn Sarepta ; cela tient sans doute à l'iuai^ avec laquelle tous mes devanciers oui it» nu cette identification. Nous voici doat 9 fois d'accord, mais pour peu de \a^ ' nous nous séparons aussitôt. • Nccre ^ geur, dit M. Isambert, ne veut pas qo^îî'* eu de ville intermédiaire entre Sîdca f *•

APPENOICB. —REPONSE A M. ISANBERT.

repta, soas prétexte qu'il n'y a pas de raines

§'ai dit qu'entre Sayda et Sarfent, il n'y a pas e ruines de ville, et je préfère cette rédaction); mais à El-Ourby, qu'il parait désigner sous le nom de Bordj-Bl-Aqbéa, ii y a une tour marquée sur les cartes et une rivière importante, le Zabrani ou Zaherany; M. Callier mentionne même deux fois des raines dans ces parages. »

La rivière importante que M. Isambert appelle Zaherany, d'après Robinson, n'est qu'un misérable ruisseau dont je n'ai pas même pu recueillir le nom arabe. J'ai encore noté, au lieu nommé Birket-et-Tell, un autre petit ruisseau , et enfin j'ai cité, sur une petite pointe, une tour arabe de vigie abandonnée, et qui se nomme Bordj-el-Aqbèa, la tour carrée ; je suppose aussi que cette tour doit être la localité que M. Isambert appelle El-Ourby, comme si c'était à tout le moins un village, parce que, sous ce nom altéré d'H-Ourby, je démêle le nom de la carrée (le mot Bordjja tour, étant resté dans la plume de celui qui a recueilli ce nom).

^ Il parait que c'est Jacotin qui a constaté l'importance d'El-Ourby ; c'est du moins ce que dit M. Isambert. Toutefois, je déclare nettement que si là se trouvait la ville des Oiseaux, cette ville ne pouvait pas compter dix maisons. Il est très-certain qu'entre âayda et Sarfent je n'avais pas rencontré de ruines de ville; donc il ne m était pas possible d'admettre qu'Ornilhon se trouvait dans cet intervalle. Aujourd'hui il n'est pas moins certain pour moi que des ruines assez considérables ont été visitées par M. de Vogiié auBirket-et-Tell. Si donc Omithon était ^elque part au nord de Sarepta, c'était au point qui porte ainourd'hui le nom de Birket-et-Telf et non auBordj-el- Aqbêa; comme le pense M. Isambert.

Le paragraphe suivant mérite encore une réponse : « Quanta Sarfent, que M. de Saulcy écrit deux fois sur sa carte, nous remarquons que celle-ci n'est pas conforme à son texte qui en place les ruines sur le cap même, ainsi que l'expriment d'ailleurs la carte de Zimmermann et celle de Kiepert. Notre voyageur donne à la seconde le double nom de Kharbet.. »

II est clair cette fois mie M. Isambert ne s*est pas dunné la peine de lire ce que j'ai écrit. Je dis : — Peu après nous laissons à notre

Sauche, sur la hauteur, le village moderne e Sarfent; à notre droite, se projette dans la mer le Ras-Sarfent, et nous arrivons aux ruines de Sarepta, la Sariat de l'Ecriture, nommées par les Arabes Kharbet-Sarfent. — Ainsi s'expliaue la présence de deux Sarfent sur ce que M. Isambert appelle ma carte: ainsi s'explique aussi la présence du mot que H. Isambert prend malencontreusement pour un double nom. Kharbet signifie ruines^ et

Kr conséquent le mot Kharbet-Sarfent dans luel on croit voir un double nom, signifie

(187) Ces ruines ont élé explorées avec soin par H. Tabbé Michon. (Voir le voyage de ce dernier.)

(18S) Quel nom M. Isambert donnerail-il à un cimetière antique? Pense-t-il que le nom appliqué

tout simplement ruina de Sarfent. Mon texte ne place nullement ces ruines au Ras-Sarfent, parce qu'elles n'y sont pas, bien que la carte de Zimmermann l'admette. Du reste, si M. Isambert avait regardé cette carte avec un peu

S lus d'attention, il y eût reconnu mes deux arfent parfaitement indiquées, l'une sous le nom de Sarafend, et l'autre sous celui de 5arrpta ruinen.

M. Isambert me fait [ensuite placer un peu au sud de Kharbet-Sarfent un mUosfedeKaïsarieh, « dans lequel je crois avoir trouvé une ville de Césarée méconnue jusqu'ici. « Qui pourra, ditil, croire qu'il ait existé deux villes distinctes à une si petite distance? Qui ne pensera au contraire que c'est la même ville, un peu dé-

E lacée dans le laps des siècles, ou lefauourg d'une ville unique ? D'ailleurs ce Kaïsarieh n'apparaît pas dans les autres cartes, à moins que ce ne soit Kysarraa, dont la prononciation aura paru différente à notre voyageur. »

A ceci je réponds : 1* qu'a Kaïsarieh il n'y a pas de village, et que je ne parle que de ruines de peu d'étendue; 2** que je ftds pour le nom estropié Kysarraa, qtii ne saurait être arabe, ce que je fais pour les autres noms aussi défectueux que regrette M. Isambert ; 3* que les ruines de cette Césarée sont signalées par Robinson (tom. III, p. 412), mais sans qu'il en ait pu recueillir le nom.

J'ai reconnu hmutatio (et non la ttatio) ad nonum dans les ruines placées sur le bord de la mer(187), et auxquelles se rattachent les tombeaux creusés dans le roc, à la nécropole d'AdIoun. A cette occasion M. Isambert admet que : « j'ai des arguments plus considérables, quoique non victorieux, quand, en présence du village d'AdIoun (qui n'existe pas) dans lequel j'ai toute raison de reconnaître lailo^to ad nonum (lisez mtUaao) de l'Itinéraire de Jérusalem , et des mines de tombeaux (ces tombeaux étant creusés dans le roc, ne sont pas et ne peuvent Atre en ruines) qui sont au sud entre ce point ( le village qui n existe pas) et la rivière Abou.-el-Asoued que les voyageurs précédents ont siRnalés par le nom expressif de iVecropo/ti (188), il a voulu trouver une ville plus importante (pi'une simple station. Faute de noms plus retentissants, il y a rapporté la ville des Oiseaux), Ornithonpolit. Il n'y a pas sans doute beaucoup d'analogie entre un nom si agréable et le nom funèbre de nécropole qu'on (on c'est le premier-venu) lui a assigne. » La fin de ce paragraphe n'a pas, je le crois, la prétention d'être obligeante; mais ce dont je suis sûr, c'est que Tai beau en chercher la portée, et que je ne a devine pas.

M. Isambert ajoute « qu'on allait aussi jusqu'à supposer que parmi ces ruines était une stèle ou colonne éwrptienne, attestant le passage du grand Sesostris. M. de Saulcy s'est

par des passants k la nécropole d*Adloun, leur ait été dicté par les habitants du pays ? Et par saile quel respect mérite celte dénomiuatioa que chacun a le droit de changer?

DICnONNAIBE DES ANTIQUITES MBLIQUES.

assuré qu*cn cela il v avait illusion/»~Je iv'ai pas retrouvé de stèle égyptienne, ou plutôt phénicienne, à la nécropole d'Adloun ; cela prouve simplement que je n'en ai pas vu, et ne prouve nullement que d'autres n'aient pu la voir. Le témoignage formel de M. de Bertou, et de quelques autres personnes plus heureuses que moi dans cette recherche, ne me permet plus aujourd'hui d'être aussi afBrmatif.

M. Isambert igoute « que dans mon enihou^ siïume pour la magnifique nécropole, je n'hésile pas h proposer d'y placercette ville (Omithon). Robinson l'avait fait avant lui, dit-il, mais ne l'avait fait qu'avec réserve et timidité : oncore il la place à Adloun, et naa sur l'emplacement de la nécropole baignée par les eaux d'une petite rivière. >

Procédons par ordre cette ibis encore. U est clair que M. Isambert ne s^est pas donné la peine de lire ce que j'ai écrit. La nécropole d'Adloun est creusée dans les escarpements d'une petite montaçne ; partant il ne peut y avoir dans cette nécropole ni tombeaux ruinés, ni petite rivière qui la baigne, ni emplaeementd'une ville. Robinson (tom.IIi,p.411et 412) parled'AdIoun, dont il écrit le'nom Adlân. U a Yu les ruines du pont sur ïeNahr-Abou'I- Asoued, ruines que i'aj signalées moi-même. Il a vu les ruines d'Adloun même , ruines dans lesquelles Tabbé Michon a retrouvé des mosaïques et des îùts de colonne, et voici textuellement ce que dit le savant Américain (tom. m, p. 411, note 27) : Edrisi speaks of thi$ place m the thwelft Century ; U is aaubtkss theadnoun ofNau^and thé Adnon ofPockoke, {Nau, p. 548 ; Pokoke II, p. 84) ; Strobo, places the small city (Polycnnion) Omithon OT' nithon poli», bottoeen Tyrt and Sidon; but u>e hâve nothing to mark Us position. It may or mav not hâve been at Adlân ; the adjacent sepulcnres show at least that hère must hâve been an ancient town..

M. Isambert me permettra donc de persister et de l'engager a produire d'autres arguments contre l'identité d'Ornithon, d'ad nonum et 'd'Adloun. Au reste, la note de Robinson que je viens de copier et que H. Isambert a lue, puisqu'il en parle, lui apprend que Nau a enteudu appeler cette localité Adnoun et Pockoke Adnon. Mais il a préféré ne pas tenir compte de ces deux variantes, et ne mentionner que les formes Adnout de Jacotin et AdlAn de Robinson. Il eût mieux valu encore lire ce qui est écrit sur la carte de Zimmermann où se trouve Adlun ( prononcé à l'allemande) et non AdlAn.

M. Isambert s'écrie aussitôt après : « Quelle apparence y a-l-il qu'on ait changé le beau nom d'Ornithopolis pour une simple station de route (lisez toujours mutation, relais) ? » Je ne saisis pas la force de cet argument.

Je suis heureux d'avoir trouvé grâce aux yeux de M. Isambert à propos du nom ad uonim qu'il fallait justifier, et qui se justifiait tout seul.

Vient ensuite le tour dubLeonlès, te Ndir- Lanteh, ou Lantaneb, nommé awai Nalm^- Qasmieh. 11». Isambert, à l'aidede ses èomiei cartes^ déelare que rembouebure du Nahr« el-Qasfflieh est a cinq kilomètres el demi de la célèbre Tyr. Je déelare aue sur ce point les cartes en question sont lautires. Je ne

rirlerai pas du temps que j'ai mis moi-même ^gner Sour en Quittant le Kban-el-Qasmieh, mais je poenarai le parti, beaucoup

f>lus rassurant pour mon docte critique, de ui rappeler le temps que Robinson a mis k parcourir cette même route. Parti de Tyr k six heures du matin, Robinson arrive à six heures trente-cinq minutes à une large fontaine d'eau douce, entourée de murs (p.. 408,. note 3), et il déclare que cette source panlt être celle que Pockoke appelle Bakwok (altération probable d'El-Boucak). A sept heures trois quarts, le révérend airive au. Kban-el- Qasmieh ; il a donc mis une heure trois quaris pour laire, avec de bons chevaux, cinq kilomètres et demi. Or, dans cette espace de temps, on en parcourt onze au pas ordinaire des chevaux. Puisque nous sommes sur le compte des distances, ajoutons que Robinson, reparti du Kan-el-Quasmieh* à huit heures trois quarts, traverse l'Aboul-Asoued à neuf heures trois quarts, el se tcouve aux ruines d'Adloun à dix heures etdemie. Donc, d'après le même calcul que tout à Theure^ il v a, du Khan-el-Qasmieh à Adloun, onze kilomètres, ce qui place Adloun à environ vingt-deux kilomètres de Sour, c'est-à-dire à cinq lieues et demie.

•M. Isambert dit ensuite : ^i C*est à Fembouchure du Leonlès et parce que son nom altéré se prononce Lataneh (sic) ou Lanteh, que notre voyaçeur place la ville de Léontonpolis. — Opxi est inexact, je place Leonton au Khan cl-Qosmieh, parce que j'y trouve des traces d'une ville antique » et parce que le nom primitif Leontès du fleuve, el non pas son nom altéré Lantaneh ou Lanteh» est bien voisin d'origine et de consonnance de celui de Leonton. M. Lsambertse récrie sur l'erreur de quarante-deux kilomètres aue je commets, en ne plaçant pas Leonton a Tembouchure duTamyras, conformément^ son opinion. Mais comme cette opinion n'est qu'une hypothèse que la vue du terrain ruine de fond en cmnble Je regarde ce reproche comme sans valeur.

« Nous ne trouvons pas sur les cartes antérieures, dit M. Isambert, la plage d'Ayn-el- Raroukou El-bourak (189), è unedemi^eure du chemin de Sour ou Tyr, c'est-k-dire trèsprès nisez très-loin) du Leontès. • J*ai mentionne, il n'y a qu'un instant, le passade dans lequel Robinson parle de ce bassin designé par Pockoke sous le nom altéré de Bakwok qui n'est pas Arabe. Je n'y reviendrai donc pas ici.

c Notrevoyageur,(youteM.Tsambert, donne pour les environs de Sour, quelques détails sur la tour d'occident, Bordj-el-Mogharhi, sur Naby-Yahia, sur les puits de Salomonou l'ancien Raz-el-Ayn (lisez le moderne Ras-el-

(189) Ces deux uoois m'ont été diclé^ par diiTcrenlcs persouues.

APPENDICE. — REPONSE A M. ISAMBERT

Ayn) qui ne peut être que le Ras-el-Tyne de la carte du dépôt de la marioe. » J'en suis ttché pour la carte du dépôt de la marine» mais ce nom n'estpas admissible. Ras-et-Tyn signifie le sommet du figuier, ce qui n*est pas applicable à une source qui a reçu le nom de Ras-el-Ayn , tête de la $aurce. M. Isambert me reproche de mettre Palœtyr k Ras-eKAyn. Je partage ce reproche avec Robinson qui a fait comme moi, parce qu'il n'y a pas moyen de faire autrement, en face du texte de Sirabon. M. Isambert ajoute que les savants de l'expédition do 1799 ont placé Palœtyr à la position du premier Deïr-Kanoun, à 1, 200 mètres de la place (H. Isambert croit à deux Deïr-Kanoun, parce que Zimmermann, ayant dans les relations qu'il a utilisées, deux positions différentes pour cette localité, les a consignées toutes les deux sur sa carte, faute d'avoir vu le terrain et de pouvoir choisir le vrai site) ; que M. de Bertou place Palœtyr à Adioun, tandis que je la ramené au Ras-el- Ayn. M. Isambert convient que je fournis k ce sujet c une bonne discussion cntique, auoi-

3ue moins savante peut-être que celle de H. e Bertou, que j'aurais dû nommer. » Je viens de dire que Robinson met Palœtyr au Ras-el- Ayn ; Reland (p. 1049) était de cet avis bien longtemps avant nous, et je m'en tiens, je l'avoue avec confiance, à l'opinion de Reland et de Robinson. Quant au reproche de ne pas avoir nommé M. de Bertou, je l'accepte trèsvolontiers : je suis l'ami de M. de Bertou et j'espère qu'il est aussi le mien ; or, quand un de mes amis me parait s'être trompé, j'ai l'habitude de donner, sans controverse, l'avis que j'adopte, sans proclamer c^ue cet ami a commis une erreur. J'aime mieux cette fagon d'agir que l'autre, qui me répugnerait fort.

Nous avons vu que M. Isambert place le Khan-el-Quasmieh àcinq kilomètres et demi au nord de Tyr. Plus loin (p. 218) notre savant critique, admet, d'après la carte de Zimmermann, qu'il v a dix-neuf kilomètres de chemin entre Adioun et Sour. Il a dit ainsi lui-même la meilleure de toutes les raisons, pour ne pas chercher Palœtyr à Adioun, puisqu'au dire de Strabon, Palœtyr était à trente stades ou cinq kilomètres et demi au sud de Tyr et non à cinq lieues au nord.'

M. Isambert admet qu'Iskanderoun est bien Alexandros-Schêne (lisez Alexandrou-Skènè). Cette fois il eût été trop difficile de nier cette identification. Mais notre accord n'existe que dans les six lignes qui concernent cette loca- Kté et s'évanouit immédiatement après. « A quelques kilomètres au sud -est, dit M. Isambert, il atrouvé(M.deSaulcy) les ruines d'une ville considérable, sur un plateau qu'il appelle Omm-el-Aamid, toujours en changeant l'orthographe... Malgré ses recherches, M. de Saulcy n'a rien trouvé dans l'anticfuité qui v répondit, quoique cette route soit très-frequentée. Dans un pays aussi riche, il n'est pas étonnant qu*on rencontre beaucoup de ruines ; il s'cbt peut-être exagéré leur importance en croyant que c'étaient celles d une ville. »

Omm-el-Aamid est un nom ordinaire que

les Arabes donnent aux ruines des villes dans lesquelles ils voient des colonnes. Ce nom signifie (écrit ainsi) lam^e des cohnnei. Zimmermann dans sa carte écrit ce nom Omel-Hafflid, ce qm n'a plus de sens applicable à une localité quelconque ; donc j'ai bien fait cette fois, comme toinours, de changer Torthographe. M. Isambert dit vrai, je n'ai trouvé dans les auteurs anciens aucune vifie qui pût se reconnaître avec certitude dans les ruines d'Omm-el-Aaroid ; ce n'est pas toutefois qu'il manque de villes i antiques a retrouver sur la côte de Phénicie. Ainsi nous avons une Euhydra dont Pline cite le nom n. V, 19) : inde Euhydra, Sarepta, et Ornithon oppida : puis peut-êtreSozusa (Yoy. Reland). Quoi qu'il en soit de la dénomination antique de cette ville, il n'est pas prudent, pour ne pas dire plus, de soutenir aux gens qui ont vu de leurs yeux les ruines d'une ville : Vous vous êtes exagéré leur importance, en croyant que c'étaient celles d'une ville. Ceci serait permis à un voyageur qui au^ait examiné ces mêmes ruines depuis mon passage, et qui ayant eu plus de temps à consacrer à leur inspection, aurait reconnu que je me suis exagéré leur importance. Au reste, je suis enchanté pour ma part que M. Isambert ait émis le doute que ie viens de transcrire, et voici pourquoi : J avais, il y a quelque^) mois, signalé ces importantes ruines à HH. de Vo^é et Anisson qui se disposaient à parcounr la Terre-Sainte ; je leur avais instamment recommandé Omm-el- Aamid, s'ils tenaient à foire des découvertes archéologiques. Ces messieurs ont bien voulu suivre mon conseil, et ils en ont été amplement récompensés. Comme je ne me reconnais pas le aroit de déflorer des découvertes que leurs auteurs annonceront euxmêmes dans peu de temps, je laisserai M. Isambert dans l'attente do ces faits qui ne peuvent manquer de l'étonner beaucoup, puisqu'ils lui montreront qu'il ne doit pas admettre trop résolument que je n'ai recueilli chemin faisant que des illusions.

Voici une remarque (page 219] qui ne me semble pas bevreuse : « Nous remarquons que M. de Saulcy» en divisant son récit et ses recherches en deux parties, se répète ou ne réunit pas l'énumération des sources en un seul faisceau. » Il me paraît difficile de foire concorder ce reproche avec le suivant : c Peut-être l'auteur eûtil mieux fait de réserver ces recherches pour des chapitres séparés, et de se borner dans ce premier récit à son itinéraire. » C'est en faisant précisément ce que désirait M. Isambert, que j'ai encouru le blAme qu'il me fait. Au reste ^il est bon de mettre en regard les deux passages incriminés de répétition. Les voici : « Avant sept heures nous étions à cheval , et nous nous dirigions obliquement, à travers champs, pour regagner la route d*Acre, que nous avons atteinte un peu au delà d'Ez-Zib, l'Ecdippa de Josèphe et TAklizib du Litre de Josué (xix, 29j. Dans les Juges (i, 38) nous lisons que , bien que cette ville eût ctf assignée à la tribu d'Aser,

DioTiONNÂlRE DES M^riQUlTES BIBLIQUES.

aM

celle-ci ne put en prendre possession, ni en expulser les Cananéens. — Akhzib ou £zzib : je donne à dessein ces deux prononciations différentes, parce que les Arabes se servent indifféremment de Tune ou de l'autre (la seconde néanmoins me paraît une altération) : Akhzib est sur un tertre qui domine la voie antique, et par conséquent au bord de la mer, tandis qu Oomi-ei-Aamid est éloigné d*un kilomètre de la plage. Akhzib est incontestablement la polis ton Skdiih pan de Scylax, Toppidum Ecdippa de Pline, et la mutatio Ecdippa de Tltineraire de Bordeaux à Jérusalem. Celui-ci place Ecdippa à 12 milles d'Alexandroschëne, ce qui est suffisamment exact. »

Voilà tout ce que les passages qui, d'après H. Isambert, contiennent des répétitions, ont de commun entre eux. U me semble que j'ai bien quelque droit d'alErraer que M. isambert les.a cités au hasard, et sans prendre suffisamment la peine de les comparer.

Poursuivons, ff Le mont Saron, dit M. Isambert, qui s'étend un peu au nord de Zib (ce nom est inadmissible sous cette forme), de l'ouest à l'est, si bien marqué dans la carte deJacotin,etmême {)roéminent dans celle de Zimmermann, n'obtient pas une mention dans celte de M. de Saulcy (lisez dans l'Itinéraire), qui pourtant s'arrête à de misérables hameaux comme Bagadjeh (lisez Baqadjeh) qu'on ne peut facilement reconnaître dans le Bukjek de MM. Lynch et de Zimmermann. Le tracé de la côte, ou du moins du port de Saint- Jean d'Acre, disparaît dans sa carte générale et même dans le numéro premier de ses Itinéraires. »

Comment M. Isambert, qui ne connaît pas ce pays, avance-til que Baqadjeh est un misérable hameau? Et fût-il un misérable hameau, à l'aide de quel raisonnement parviendra-t-il à prouver aue j'aurais mieux fait de placer sur mon itinéraire les points que je n'ai pas traversés, et de négliger ceux que j'ai rencontrés chemin faisant ? Pourquoi me blâme-t-il d'avoir préféré le vrai nom arabe d'une localité, au nom estropié que H.

Lynch ou tout autre écrivain n'entendant pas l'arabe a vainement cherché à reproduire? M. Isambert me remercie aussitôt après du tableau comparé des distances des localités phéniciennes et de tous les éclaircissements que j'ai fournis sur leur compte : Ils sont dignes d'un membre de V Académie des inscriptions. Comme il n'y a pas un seul de ces éclaircissements que M. Isambert ne condamne, je dois croire qu'il a voulu adresser une épigramme à l'Académie à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir, a Pour nous, dit enfin M. Isamberl, en le suivant pas à pas, nous n'avons pas désiré multiplier nos critiques, car nous avons négligé les détails étrangers aux points signalés par les anciens, etc. » H. Isambert ayant TOUT critiaué jusqu'ici, je cherche vainement ce quil aurait pu critiquer de plus.

M. Isambert termine ce premier article par le conseil suivant : « Avec le tracé de

Zimroennann,qui pourrait, avec sa graduation fort exacte, servir de base à la nouvelle carte, les pèlerins et les voyageurs auraient un guide attrayant et flatteur à Tœil. » H. Isambert a été servi selon son désir, puisaue mon itinéraire général n'est, ainsi que je l'ai dit plus haut, qu'une réduction au pantographe de la carte de Zimmennann. Ici se termine la première partie du rapport de M. Isambert sur mon voyage.

Deuxième partis. — La, Galilée inférieure et supérieure et le lac de TibMade^ Its sources du Jourdain et les contrées supérieures : analysés devani la SoAété de géographie^ dans sa séance du 16 décembre lo53..

Cette deuxième partie du travail de M.

Isambert commence par une espèce de résumé de la première. L'auteur y dit qu'il a « appelé à son secours les savantes isecherches du révérend docteur américain Robinson, le Reland actuel ; qu'il a vérifié les cartes deM. Cailieret celles de M.deBertou,en les comparant à celles du colonel Jacotin,^ qui, pour avoir vieilli, sont encere bonnes k consulter. »

Je déclare ignorer entièrement dans quel

Kragraphede son précédent article M. Isam^* rta fait usa^e des recherches du pévérend Robinson. J'ai mentionné, sans en excepter un seul, tous les passages où il cite le nom de ce savant explorateur, et, ainsi que je l'ai fait voir, il n'en est pas un seul où il ait admis son opinion. Je prends acte de l'aveu qua fait M. Isambert lorsqu'il dit qu'il a étudia tes cartes de M. de Bertou. Tout à Tbeure oa verra pourquoi.

Kon docte critique revient, eette fois encore , avec plus de force sur ]«s altérations des noms de lieu dont je me suis pendu coupable. Je voudrais me dispenser de répondre de nouveau à cette Inculpation : mais elle est parfois conçue en termes si peu obliffeants, que je ne ftiris m'abstenir de reproduire à tout le moins les paroles de H. Isambert. Voici donc ce que je lis en tête de ce second article : « Nous regrettons beaucoup que l'orthographe des noms arabes, chez H. de Saulcy, diffère si souvent de celle de ses aevanciers, qui pourtant y avaient fait une

f grande attention. » Il est vrai qu'un peu plus oin M. Isambert dit : « Nous ne pouvons que faire des vœux pour que notre zélé compatriote donne au public un Appendice comparatif de l'orthographe arabe avec la manière d'écrire des Allemands, des Anglais et même des Français, lorsqu'il ne se trouve pas d'accord avec eux. » Dans cette phrase, M. Isambert reconnaît explicitement que j'ai receuilli l'orthographe arabe; et, comme il s'agit de noms arabes, cette concession me suffit. Dès lors je ne puis lui en vouloir pour le reproche qu'il m'adresse d'avoir changé des noms mal orthographiés. Quant à prendre la peine de rectifier toutes les dénominations estro-

fiées par autrui jusqu'à ce jour, j'ai mieui faire que de sacrifier du temps à un travail aussi ennuyeux et aussi inutile.

Si le passage que je viens de transcrire

APPENDICE. ^ REPONSE A M. ISAMBERT

m*a été forf agréable, il n*en est plus de mime du suivant : « Du reste, nous ne nous en oc^ cuperons que quand il s*agira des arguments

Jar lesquels, a l'aide de ces ehangements 'orthographe , on prétendra retrouver des Tilles bibliques dont le souvenir est effacé. » Cela veut-il dire que j'ai changé des noms de Heu , quand , à Faide de ces changements , je prétendais retrouver des localités bibli-

aiiesT Si telle est la pensée de M. Isambert, le n*est pas honnête, c'est tout ce que je me permettrai d'en dire.

M. Isambert poursuivant ainsi : « Nous faisons, h cet é^rd, une remarque générale, » je m attendais k trouver effectivement, après ces paroles^ une remarque importante et d'une apiidication générale ; or voici ce que je trouve, ni plus ni moins : « Busèbe a rédigé, au commencement du quatrième siècle, un traité des Heux et des viHes mentionnés dans TAncieh ei dans le Nouveau Testament. — Saint Jérôme, qui, comme Busèbe, a vécu si longtemps en Palestine et s'est livré aux mêmes travaux, a ju|^ oe travail si important qu'à la fin du même siècle, il l'a traduit et rectifié.

« Cette œuvre, connue sous le nom d'On^ moiticon^ a été élucidée par les religieux qui ont voyagé en Orient et par de savants hel-* lénistes, Leclerc, et surtout par Reland. Une nouvelle édition va en être publiée. »

Où est donc la remaroue (générale annoncée par M. Isambert T Consiste-t-elle en ce Îue VOnomasticon d'Eusèbe, traduit par saint ërôme et si savamment commenté par Reland. va être prochainement édité de nouveaux Comme if n'y a pas autre chose dans ce paragraphe, il faut bien admettre qu'il en est ainsi.

Immédiatement après vient le passage suivant': c Les voyages en Orient se multiplient ; les pèlerins sont avides de notions positives. Nous avons donc cru de notre devoir de ne pas nous astreindre au cercle étroit qui nous était marqué par l'ouvrage et même par les hardies conjectures de M. de Saulcy, et par les notions plus sûres et flus drcanspectes du commandant Lynch, qui d'ailleurs ne contraverse jamais.

« Les écrits de ces Tovageurs, puisou'ils sont les plus récents, doivent sans doute fixer d'avantage notre attention, et leurs erreurs doivent être ou relevées ou signalées aux amis de la géooraphie. »

Ceci n'est guère poli ; mais, comme j'ai renoncé à relever tes personnahtés à mou adresse, je passe à la controverse^ et je vais examiner une à une les critiçiues de M. Isambert, non toutefois sans exprimer la surprise que me cause la confiance avec laquelle, sans avoir jamais aperçu un hectare de la terre dont il s'agit, H. Isambert es^hvt faire croire qu'il connaît cette terre infiniment mieuxque ceux qui ont dix fois risqué leur vie, en prenant la peine de la parcourir, avant d'en parier.

Les d'Anville sont rares, et il n'est pas prudent, au temps où nous vivons, de prétendre à la succession de cet homme illustre.

Entrons donc dans le vif et discutons la eriti(|ue de If. Isambert.

a De Saint- Jean d'Acre aux limites de 1' cienne Galilée, dans la grande plaine qui la séparait de la Samarie, M. de Saulcv a éclairé son Itinéraire, ce que 11. Lynch n'a pas faitt de deux [letites cartes que malheureusement il n'a ni graduées^ ni remplies avec les matériaux qui étaient sous sa main ; de sorte que nous ne pouvons y suivre le cours des eaux, ni nous assurer de l'exacte position des villages aperçus à une certaine distance de la route.

Deux feuilles de lever à vue, à la boussole ei au pas, ne sont pas deux cartes. Dans des feuillei^ pareilles on n'emploie que les matériaux qu'on a sous les yeux. On ne les gradue pas, et on se borne a les rédiger à une échelle fixée k Tavance. Pour les vilTagesaperçus k distance, on en fixe la position k l'aide de recoupements k la boussole. C'est ce que j'ai fait constamment : que M. Isambert se rassure donc sur ce point.

« En revanche, monte M. Isambert, M.

Lynch nous a donne deux observations en latitude^ (Hsez de latitude) faites dans le centre de la Galilée, trois sur les bords du lac de Tibériade, avec une observation en longitude (lisez de longitude) et une k Hasbeya, dans le Haut-Pavs, sur la route de Banias k Balbeck.

c Malheureusement M. Lynch n'a pas joint ces observations k la belle narration de son expédition, et elles ne figurent. que dans le rapport de 1849 k son gouvernement, imprime par ordre du sénat. Il parait que l'existence de ce document a échappé k beaucoup de ses lecteurs, k (Lecteurs de quoi T du document? Ou de quiT de M. LvnchT Dans ce dernier cas, il a été d'autant plus facile aux lecteurs de laisser échapper ce document, qu'il n'existait pas. )

c Si ce document, comme propriété du ^uvemement, n'a pu paraître aans la narration personnelle de M. Lynch, il est k croire que le président des Etats-Unis en a ordonné ou en ordonnera l'impression, etc. H. de Saulcy n'a point, pour sa carte, profité des observations dont nous avons pané. »

Voici encore ma prétendue carie qui revient k propos de renseignements que j aurais dû utiliser, bien qu'il ne me fût pas possible d'en deviner même l'existence. J'en ai assez dit sur cette carte pour être dispensé d'y revenir. Je continue a transcrire :

« On ne trouve margué sur sa carte ni le Ouady-en-Neffalk, où fut faite la première observation, ni celle de Turan, où fut faite la seconde... On voit seulenaent Tibériade, etc.»

Je ne connais pas î'Ouady-en-Neffalk de M. Isambert; donc je n'ai pu le placer sur mon Itinéraire. Je suis allé k Tnabaneh, et mon Itinéraire comprend Thabarieh. Car, je le repète encore une fois, je me suis bien gardé et je me garderai toujours de parler de ce

.*Zi

que ie n ai pas vu.

c Le Ouady-en-Neffalk, ou vallée des vents Thal-von-Schef-at-Amar des Allemands, parait être, etc. » Suit alors l'indication de la position de cette vallée, sur le compte de la-

Îuelle je n'ai rien k dire, ne connaissant pas e vallée pour laquelle on m'ait donné ua

fa ifÈÊài\t^ le TU-^o»-Schef-ll- 4e li cane la TalUe ooe fj

QmiI à r Ajm-ZdMëa de ■ ne ae Fa pas seaaié raipéim ea passast^ei, parsoUe^je pas porté aar noo Itniéfaire.

De la prtettce de cette sovce^lL bert tire la eooàumtm sôfaste : «

Indique, reHréflnlé da terrîlave de la tril« deZaboloB, oo de b Galilée da cdié de la Pbéoirie. » fa quoi le nom ara, «aarvr, resseoiÂe^^ i la dénoaûnatino de reHréiEilé d'oD lerritove? Je ne le denne pas.

Je pense qœ ceci ressemble aaseï i me €0mf€€imr€ kirdie ; mais ce qui n*est pas adnustfible Tenant de moi serait-il ne anse lorsque c'est mon savant critique qui le propose 7 Comme je ne Tois pas pourquoi fl ea serait ainsi, je rappelle à M. Isambert ce qoll dit /n. 298) de mes kmrdies CÊmjttimrts^ et {f, zSn) des arguments par lesqueb, à l'aide des changements d'orthognpbe, je prétends retrourer des lieui bibUcpies dont le scoreair est ellacé.

Le paragraphe saîrant est digne d*étre eiaminé ; le Toîci : « Au reste, c'est ici le fîeu de remarquer, avec les plus savants hoaunes, depuis Micbaélis, qu'il a Cillu renoncer h marquer les limites des andennes tribus d'Israël, ioit naree que ces limites ont natureilemeot et plusieurs fois varié dans le cours des siècles, depuis la première di^ributirio laite par Josué, soit parce que la Bible a compilé des traditions doubles et triples et qu'il est impossible de les porter toutes en- ^mble sur la carte, soit ennn parce que l'orthographe des noms des lieux Tsne selon qu'fHi s'adresse à la version samaritaine, clialdaique ou hébraïque, soit à la version Kreeque des Septante, soit enfin à la version latine de saint Jérôme. »

Suivant l'avis de M. Isambert, il dut renoneer h marquer les limites des anciennes irttius d'Israël ; mais raiilrr les raisons qu'il allègue pour le prouver sont- elles admissibles T Cest ce que je vais examiner en

, dans Mi»

«me le texte |imi dont M. biÉe tfouid fl s*igito

et bâniiiL

Quoi qolft ea soit, je rpcoimais ml < fort diflnle de détciimncr ainounfU.ff mie carte, les Iribos dTsraël fixées par JoaL limites qui n*oat probablement pts uoL mais qui se sont penkies, parce que rUolfiealioo des localités bîbtâqoes est une sooB mu vient à peine de naître , nouas il b'cb Ii- «ait pas conclure povr cela que ces inia ne seront pas retrouvées arec certildt dans un avenir même atssex rapproché.

M. Isambert relève eo passant la négiipv du desônaleur de ma première pfauKkli' pograpliiqne, « soit quant h la forme dijpi' de Samt-Jean d*Acre qui dîsuaralt coapw ment, soit surtout quant h Talisence duXdr Noman (lisez AeJbrnrl-iVdmneN}, andea tem Beins, que le commandant Lvndi àUm avoir traversé (ainsi que Robinson} et fil a marqué sur sa carte. Si c'est le' nanoi que M. de Saulcv qualifie de lavoir, c'est m râlièrement rabaisser son importance et m ilhistration. » — Encore une fois, je éra M. Isambert que mes feuilles de lever ée la rain ne contiennent que ce que j*ai pa h et figurer avec une certitude suffisante. 1 Saint-Jean d*Acre n*est pas dans ce et Quant au Nahr-el-Nâamen , dont je siu parlailement Texistence, feu su» dé»

pour son flinstration ; ninn, an poiatoè, l'ai traversé, il n*est qu*un miséralife vaksa dont on ne m*a pas même dit le nom.

APPENMCE. — REPONSE A M. ISAMBER'l .

Wk

« Dans Kirkeh, qu'il aperçoit à l'est de sa route, poursuit M. Isambert, à près de bJùi.^ et qui ne peut être, par ce motif, le Kerûm (El-me(iy-el) de Zimmermana (lisez Elmedjdel^ la forteresse, au lieu de El-me<i|)-el qui n*est pas arabe), à 6 milles géographiques ou 10 kil. 1/2 au nord-est de la route, notre com{)atriote voit le ytXx»^ de la tribu d*Aser, mentionné dans le Uvre de Jotué{txi^ 31, et non 13 ; et, dans Abilin (lisez AfrîUyn}, à l'ouest de la même route, l'Elbon et non EbrOn du même livre xix, 28). Cette coqecture, d'aiU leurs si hasardée, est repoussée par cette circonstance que là était la tribu de Zabulon et non celle d Aser, puisque l'historien Josèphe étend le territoire de la première depuis le lac de Tibériade jusqu'au mont Carmel et à la mer.

1 Dans tous les cas, Kirkeh doit être Air l'un des affluents du Belus, et c'est ce que n'exprime pas la carte de M. de Saulcy, comme celle de Zimmermann. »

Voici ma réponse : 1** Kirkeh, placé au sommet d'une colline fort élevée, ne saurait être sur un affluent du Belus ; s'il y a une source à Kirkeh, comme j'ai passé à 5 kil. de là, je ne l'ai pas vue; 2* Kirkeh n'est pas le lieu nommé sur la carte de Zimmermann EU me4i-el-Kerûm (ceci est un nom impossible). Le même raisonnement s'appliquerait à n'importe quelle localité placée plus loin que Kirkeh, comme Damas' par exemple, et M. Isambert aurait aussi bien raison de dire : Kirkeh ne peut être Damas. Mon savant critique aurait-il eu la singulière pensée de iaire croire que j'ai cherché à confondre ces deux localités? Ce serait une insinuation purement gratuite. 3" Il est très-vrai que c'est le verset 31 au lieu du verset 13 du livre de Josué au-

3uel il faut recourir pour trouver la mention e Kheikat. Les deux chiffres ont été intervertis dans l'impression de mon livre, et je ne l'ai pas corngé. Quelle faute II! Je ne ferai

{>as l'honneur d'une mention à toutes les àutes du même genre gui émaillent le rapport de M. Isambert. 4** N'en déplaise à l'érudition biblicpie de M. Isambert, qui prétend qu'il faut lire Elbon au lieu de EbrOn, dans le verset 28 du chapitre xix de Josué, le nom en question est représenté par les quatre caractères E, 11, R, N, transcrits Ebrôn par le savant Cahen, et, bien avant Cahen, par Re* land (p. 745). 5* Les deux conjecturée ei hasardées que repousse M. Isambert sont émises textuellement ainsi par moi : l"" notre village de Kirkeh n'aurait-u pas occupé l'emplacement de la ville biblique î Je le crois, sans néanmoins oser l'affirmer; 2* dans Josué (xix, 28), nous lisons parmi les villes de la tribu d'Aser un nom de lieu que l'on transcrit Ebrân. Mais cette transcription est -elle exacte? Rien ne le prouve. Je serais presque tenté de retrouver dans Abillyn l'Ebrôn ou Ebrin du Livre de Josué. Voilà mes deux assertions si positives. Voyons maintenant pourquoi M. Isambert les repousse.

€ Là était, 'att41, la tribu de Zabulon et non celle d'Aser, puisque l'historien Josèphe étend le territoire de la première depuis le

lac de Tibériade jusqu'au mont Carmel et à la mer. » N'en déplaise encore cette fois à M. Isambert, il s'est chàffgé de prouver quo j'avais raison. Que dit Josèphet Le voici : Les Aserites eurent en partage le pqrtr k partir du Carmel; lesZabuIoniteseurenleiifMirtage le pavs qui s'étend du lac de Ckinnezareth jusqu au Carmel et à la mer. — De ces deux passages il résulte que le mont Carmel était à la limite extrême det territoires do Zabulon et d'Aser. Josèphe ajoute que.le territoire d'Aser était toute la région -tournée vers Sidon. Il n'y a donc pas de doute possible. A partir du Carmel, vers le nord, était la tribu d'Aser et non celle de Zabulon. Donc Kirkeh était dans la tribu d'Aser et Abillyn aussi. H. Isambert a cru trouver un excellent argument pour sa thèse dans la présence de l'Ayn-Zabulon , qu'il suppose fort gratuitement à la limite de la tnbu de Zabulon. Hais il oublie une chose essentielle, c'est que, dans la tribu d'Aser, il y avait une localité nommée précisément Zabouloun* et qui était

E lacée vers la limite. {Josui^ xix, 27.) Ir. Isamert me permettra de chercher ce Ziri^ouloun vers TAyn-Zabouloun et de lui foire observer de plus que le verset 25 du même chapitre place Kheiket sur les frontières d'Aser. Kirkeh et l'Ayn-Zaboidoun remplissent donc parfaitement les conditions de position cherchées. Tout bien considéré, ce que je n'osais affirmer en écrivant mon voyage, je l'affirme aiyourd'hui que M. Isambert m'a si bien aidé à trouver la vérité. Quant au territoire d'Aser, que M. Isambert ouvre Reland, et il verra, sur la carte (p. 142) des douze tribus, si ce savant homme était de son avis, quant aux territoires de Zabulon et d'Aser. Au reste, puisque, au dire de M. Isambert lui-même, il a fallu renoncer à marquer les limites des anciennes tribus d'Israël, de ouel privilège prétend-il donc user quand il oit, à la page suivante : là était la tribu de Zabulon et non celle d'Aser?

M. Isambert dit immédiatement :

« Nous inclinons à penser aue Chefar-Amar (5tc), bourg de ce pays, sur les hauteurs qui au sud dominent la vallée du Helik et la plaine Halaur, en terminant la Galilée, pourrait être Caphamecho, l'une des villes que fortifia Josèphe, dans la Galilée inférieure ; car nous ne voyons pas où la placer ailleurs. »

Voici la réponse : l"" M. Isambert ne s'aperçoit pas que ce qu'il a écrit une fois Scbefat-Amar, et |C6 qu'il écrit enuite Chefar- Amar, c'est un seul et même lieu, dont le nom réel est Cbefa-Aamer (écrit par Zimmermann Schefa'Amer) ; 2* il ne s aperçoit pas Su'il se laisse aller à écrire Chefar avec un r nal, afin de rapprocher ce nom de son Ca- Sharnacho ; 3" il ne s'aperçoit pas que cette emi-traduction vallée du Melik n'est pas ikImissible, parce que l'on traduit un nom entièrement, ou on ne le traduit pas du tout ; 4*' enfin il ne s'aperçoit pas oue la plaine ffalaur porte un nom impossible, parce qu'il ne signitie rien. Je trouve sur la carte (le Zimmermann le nom Zaal-Hataur. C'est proba-

DICTIONNAIRE DES ANTIQUITES DIBIJQUES.

Ueinent \h ce que H. Isainbert traduit ^'par la plaine Halour. Ces mots doivent s'écrire Zalel-Thour, et signifient : fin de la montagne.

Poursuivons : « Mais le point le plus important de cette partie de la province est le village de Sefurieh, ouSafouneh,à la source d'un autre affluent du Kison, le Nahrari-Ouadyel-Kulediel selon Zimmermann, El-Batouf, selon M. de Saulcy.*»

Il y a presque autant d'erreurs que de mots dans celte phrase. Où M. Isambert a-t-il vu, 1* que Safourieh fût à la source d'un affluent du Kison? 2* que cet affluent se nommât Nahrari-Ouady-el*KuledielT (Nahrari est un affreux barbarisme, pour naAr, rivière; el- Kulediel est un mot écorché, parce qu'il a été mal lu par M. Isambert sur la carte de Zimmermann« laquelle porte en réalité el-Kaledieh); 3* que el-Batouf fût, dans mon livre ^ ie nom d'une rivière? Je dis : Jusqu'à midi et un quart , c'est-à-dire pendant plus d'une heure et demie , nous n'avons cesse de cheminer le long de la voie antique , en suivant une vallée agréable qui vient déboucher dans le Merdj-el-Bathouf. — Merdj veut dire plaine , et une vallée ne débouche pas dans upe rivière. Par quelle étrançe aberration M. Isambert prend-il cette plaine pour une rivière , surtout avec la carte de Zimmermann sous les yeuxT N'y a-t-il pas vu ce nom écrit, en grands caractères, el-Buttauf, appliqué à la plaine que domine SafouriehT En vérité, ie SUIS presque honteux d'avoir à relever de semblables quiproquo.

H. Isambert veut bien m'accorder que j'ai raison à propos de Safourieh ; seulement, il devrait s'abstenir de parler d'une citadelle de Seppboris qui s'étendait jusau'à la plaine. Il y a loin de Safourieh au Meraj-el-Bathouf, et, en général , on ne place pas une citadelle audessous de la ville qu'elle veut protéger. Je sais bien que H. Isambert va me reprocher de recourir à des arguments stratégiques qu*il n'admet pas pour bons; mais cela ne saurait m'arréter.

M. Isambert m'accorde l'autorisation de chercher Rimmon dans Roumaneh (lisez et prononcez Roummaneh, si vous voulez être compris d'un Arabe] , mais par cette raison seulement que tous mes devanciers sont d'accord sur ce point. Puis vient un reproche à propos de Samounieh , la Simonias de Josèphe; il est formulé ainsi : « M. de Saulcy n'en a pas parlé, sans doute parce qu'il n*a trouvé, non plus que Robinson , aucune cité biblique

3ui y répondit ; mais l'histoire politique a ses roits comme l'histoire religieuse. »

A cela je n'ai qu'un mot à répondre : je n'ai vu Samounieh ni de près ni de loin, et je me suis prudemment dispensé d'en parler. Que rhistoire politique se rassure donc dans la personne de H. Isambert : quand j'ai eu à m'occuper d'elle, je ne lai pas négligée.

Je vais avoir encore à relever d'étranges assertions , qui ne sont vraies qu'à la condition d*étre modifiées du blanc au noir. Voici ce que je lis : « Il n'y a aucune difficulté sur (a correspondance du bourg En-Nazara (lisez : £n'Na$ara) avec la Nazareth de l'Evangile,

que Malte -Brun indique comme kimt naissance du Christ, k cause du non de !iia. réen qu'il porta, quoique la traditioA émii. lique dise que ses parents, de la tiftiè Juda, se rendirent k Bethléem , dlé de M pour s'y faire recenser en celle màêt, k temps d'Hérode (Arcbélaiis} et de ïmaàm Auguste, lors du recensemeiit de h wie,( 7/8 de notre ère. »

Ce .paragraphe est étrange à phi fc litre, et quelques mots suffiront pov «lar qu'il est incompréhensible, pour li km comme pour le Tond. 1* M.*IsambeftAp c'est Malte -Brun oui indique la Nian&t rSvangile comme lieu de naissance de J» Christ. C'est l'Evangile lui-même oui laip et ie ne vois pas trop ce que ropiÉii Blalte-Brun vient faire là. 2* Ce qBell» bert appelle la tradition évangiliiiK. tt encore FEvangile , et ce mot de taiu évangélique n'est pas admissible, f > parents ae Jésus-Christ vinrent k Êém ■ €iié de David ^ pour s y faire rtetmanm I qualité... En qualité de quoi? Je le as | vainement dans la phrase de M. Ibk 4* Van du recensement de la Juiée.%î% notre ire^ forme un membre de |Éa« j*avoue ne pas comprendre.

Mon savant critique ^^oute : « H.dcâr a fait une excursion sur la secle d» 1» réens, dans laquelle il voit la société bib des Chrétiens hétérodoxes ; mais II a contemporaine de Jésus-Christ était okib juive , professant un état de sainteté fi*^ montait jusqu'au temps de Moïse, et — à s'abstenir de vin et à couper sa c c'était le naziréat. Elle a duré jusqa < d'Agrippa, qui ût une injonction l sesa» tes. Aussi saint Irénée et les preonen h^ de l'Eglise n'ont-ils pas parlé des JUir^ comme hérétiques, ainsi que l'a iû Epiphane au v* siècle, mais comiaa du y tisans de Jésus-Christ, leur compitriak.a ont changé leur nom contre celui it Ot tiens, plus tard, lors des disciissions Jcsi^ très à Àntioche. »

Voici les observations que me passage : 1* En commençant, M.

trouve évidemment inopportune rcpîMOifi j'ai émise siu* la relation qui exisU oist i secte des Nazaréens et les Chrétieas; jm* flnit par dire lui-même que saint IrM < les premiers Pères de l'Eglise regvdcfl* Nazaréens , non pas comme des héftt^ mais comme des partisans de Jéais-Or* Me voilà donc d'accord avec saint bciv < les Pères; je n'en savais rien ; H. Isanto* f apprend, et je Ton remercie. 2* Où aif ' que les Nazaréens étaient des Chrétieurr rodoxes? Est-ce dans la phrase snirante ■I'^ certainement le roi Agrippa ne comsHtf ^ acte singulièrement arbitraire que |>our ff aux Juifs, pour lesquels les Nazaréens ev^ un sujet de haine : ces derniers Nazartcafl^ taient très-probablement que des Qat^ Evidemment le Christ n'a pu prendre ^ nom de Nazaréen de cette secle, àà>^ Quelle on pourrait ôti^ tenté de c^oi^ •> était entré, puisqu'il buvait duvio.*-

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