‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 172 sur 181 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

APPENDICE. *- REPONSE A M. ISAMBERT

n* le ne sais que penser d'un état de Minteté qui remontait iusau*au temps de Moïse. 4* M. Isambert prétend que les signes distinclifs de ces sectaires consistaient è s*abslenir de vin et à couper leurs cheveux. C'est laisser croUre leurs cheveux que H. Isambert aurait d& dire, pour être dans le vrai. S* Agjrippa, làoute M. Isambert, Qt une injonction à ces sectaires. Il aurait pu mieux {réciser, et dire que celte iMonction consista faire couper de force les cheveux aux Naza^ réens, ainsi que le raconte Josëphe : ce qui enlevait aux Nazaréens leur caractère disiinclif, U serait difficile, on le voit, d'exposer moins correctement ce qu'on veut dire que ne le fait M. Isambert.

Poursuivons : « Jacotin est peut-être le géographe qui a encore le mieux exposé , sur les <:artcs, le véritable aspect de Nazareth et sa situation abrupte et pittoresque. La deuxième feuille de M. de Saulcy en présente un plan bien moins poétique et fait disparaître ses environs. » — Encore une fois, je ne donne pas de plan : je donne un itinéraire , et ce que je désire avant tout, c'est qu'il ne mérite pas répithète de poétique. Quant à la situation abrupte de Nazareth , je ne puû» relever cette expression qu'en disant que Nazareth n'est pas du tout aans une situation abrupte.

Vient ensuite l'avertissement étrange de ne pas « confondre la Yafah de Galilée avec le port de Joppé, aiqourd'hui Jaffah, où débar-

S[uent la plupart des pèlerins qui se rendent à érusalem (190). » Ne croirait-on pas que j'ai commis cette confusion ridicule? Et puisque je ne l'ai pas commise, H. Isambert prend-il ses lecteurs pour des ignorants, auxquels il faut signaler une erreur qu'ils |>ourraient commettre d'aventure?

H. Isambert ajoute : « Aorès avoir parlé du défilé qui mène de Nazaretli k la plaine d'Esdraelon, un peu i l'est, sur l'autre pente de la montagne, est le village d'Eksalout (Iksail), dans lequel Robinson a proposé de reconnaître le Cnesulloth du Livre de Josué. » Lisez : Un peu plus loin à l'est, sur la même penie de la montagne , est le village dlksal (Aalouth) , TEksalout de Josué.

« Au pied d'iksail, » continue M. Isambert, « et dans la vallée au sud-ouest, coule une rivière, principal affluent du Kison, venant des revers de la chaîne du Thabor. Il est vrai*ment regrettable que la carte de M. de Saulcv n'f^n donne aucune trace, quoiqu'il ait dû la traverser près de MezrAa; il n'en dit pas un mot non plus dans son récit. » Ce qui est

%iu a pas* Tuiia %%j\â% ic> ocviv» uv uiu&t siiciiuo

dans mon récit et sur mon Itinéraire , à propos du principal affluent du Kison , ainsi que rappelle H. Isambert. En revenant à Nazaretn, au mois de mars, j'ai bien rencontré un mince ruisseau au milieu du bourbier où j'ai

(190) M. Isambert croit que lapliet veut dire moulée; j<i ravcriis avec einpressenieia qu'il iiVu e<i ric*ii.

(I»t) J*ai écrit : APentréo de Karr-Kenna est «ne

DlCTlOKN. DBS AMTIOUITÂS 8IBUQUB8.

failli voir s'engloutir tous mes bagaecs, avec les bêtes qui les portaient. Est-ce là la rivière en question? Si c'est elle, je puis affirmer à M. Isambert qu'elle ne coule pas et n'enrichit pas le Kison ae ses eaux mortes.

M. Isambert se récrie contre ma pensée de placer à El-Mechhad la Getb , patrie du prophète Jonas. Evidemment, cette identification n'avait pas plus que toutes les autres, chance de trouver grAce aux yeux de mon critique, qui la repousse de toutes ses forces. Pour y mieux réussir, il oublie de dire ce que j'ai dit et ce que je me vois forcé de répéter ici : que le nom el-Mechhad signifie sépulcre, et qu'en ce point est l'oualy nommé Naby- Younès; que Quaresmius admet l'identification d'EI-Mecbhad avec Geth-HeUefer, où était né Jonas; qu'enfin Zimmermann et Kiepert l'admettent de même. Je me consolerais donc de me tromper en si bonne compagnie, si je me trompais, ce qui n'est probablement pas.

Vient ensuite la discussion sur la vraie

Êosition de Cana. « Jusqu'au xvi* siècle, ^ dit [. Isambert, « on a placé ce bourg dans le village aujourd'hui ruiné de Kana-el-lMalil, ou la Galiléenne, sur la route directe de Capharnaiim et de Bethsaïde, à trois lieues nord de Safourieh, cinq lieues environ de Nazareth. » Route directe de Caphamatim , en venant de quel lieu? M. Isambert oublie de le dire.

Kana-el-Djalil ne signifie pas le moins du monde Kana la Galiléenne, mais Kana la Grande, ce qui est une toute autre affaire. J'ai longuement discuté le fiait que Kana n'a été placée à Kafr-Kenna que depuis le xvi siècle. Aux faits que j'ai rapportés pour prou ver que cela n'est pas exact, j'en vais aioutet un nouveau. Un manuscrit de la bibliotnèque de Montpellier contient le voyage de Fritellus, rédigé au xii* siècle, et j'y lis ceci : De Chana Galueœ. rv* Milliario a Nazareth ^ secundo a Sephori^ Chana Galileœ contra orientent, etc. — De monte Thabor, iv* MiUiario a Nazareth, contra orientem, mons Thabor. Voilà qui est assez clair : la Cana de l'Evangile, pour Fritellus, était à l'orient de Nazareth et de Sepphoris, comme le Thabor, et non au nord, comme Kana-el-Djalil. H. Isambert ajoute : c Le colonel Jacotin et M. le général Callier ont suivi cette tradition prétendue monacale, et devancé M. de Saulcy dans la préférence accordée h Kenna , où se trouvent un sarcophage moderne (lisez : antique (191), une église grecque et les ruines d'une mosquée. » Puis il conclut en disant qu'il a discuté mon opinion sur ce point, et qu'il ne peut entrer dans les détails de cette discussion, « Nous nous bornons, ajoute -t -il, aux résultats. Nous dirons donc que, quoique notre compatriote n'ait pas, comme Robinson, visité Canael-pjalil (lisez : comme Robinson, qui n'a pas plus visité Cana-el-Dljalil ({ue Kafr-Kênna. Le révérend le dit très-positivement, n'en dé«

roniaiiie*doat Tauireesl uncasaez belle cuve «lenarcol^iagft antique garnie de guirlatidet» f l de ditqjei sur si^s quatre faces.

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DICTIONNAIRE DES ANTIQUITES BIBLIQUES

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f^laise-à M. Isaïubert, qui a mal lu), et quoique ^ce to^'age de Capharnaum ait pu se faire par teiiordcoQime par le nord-est ou Kemia, nous penchons pour l'opinion qui place Tancienne Cana sur la route directe de Nazareth à Tibériade. » A la bonne heure I nous voilà d'accord, et j'en suis tout reconnaissant.

M. Isamberl se récri»^ encore sur ce qu'il n'y a nulle identité entre \a carte générale de M. deSaulcy et celle de Jacotin et autres ^postérieures, notammept sur la positioti si iorportante du mont Thabor, et sur le partage des eaux, etc. Je répéterai une fois encore qu'il serait difficile qu'il y eût identité entre une carte qui comporte les montagnes et les cours d'eau, et un itinéraire (jui ne comporte qu'une route.

M. Isambert parle de luincs désignées par moi sous le nom de Kachanef . Il m'a trop souvent reproché de changer l'orthographie des noms arabes, pour qu'il ne me soit pas permis de lui reprocher, à mon tour, d'altérer obstinément h;s noms qu'il n'avait qu'à transcrira; c'est Kachaneh , ou Kabchaneh que j'ai écrit, et imprimé. De ces ruines, dans lesquelles M. isambert affirme que je vois les ruines de la Kachioun avec ses pâturages^ du Lime de Josué, j'ai dit ceci : « Quant à Kachaneh , je serais assez disposé à y voir la Kachioun qui appartenait à la4ribu d'Issakhar. Mais alors il faudrait reporter jusque-là les limites de la tribu d'Issakhar et ne .pas tenir compte de l'analogie du nom de village Kachioun tift du nom Kisoun de la rivière Kisoa, liui coule vei's le Carmel dans la plaine d'Es* (Iraëlon ou de lezraël. 11 est vrai que le texte de Josué no semble pas le moins du ononde placer Kachioun près du Carmel; bien 4iu contraire. »

M. Isambert combat ceci en disant : !• que je vois, ce qui revient à dire que [affirme; 2" que nous sommes sur le territoire de Zabulon, et qu'il trouve une difficulté grave à placer ici une ville de la tribu d'Issakhar; 3** que le nom Kison rappelle ici de trop près le fleuve Kison, qui se jette dans la baie de Saint-Jean d''Acre et qui a en efTet de ce côté ses sources. En d'àdtres teimes, M. Isambert copie religieusement les obgedticiTîS que j'ai élevées moi-même. Voilà assurément une partie de son rapport qui ne l'aura pas mis -en grands frais de recherches.

Je poursuis : « Du village d'Ech-Chedjara (Chagarah , de Jacotin) , notre compatriote aperçoit le mont Thabor, qu'il n'a pas visité comme Robinson. » Le nom ech-chedjara si- ^ifie les arbres: Chagarah ne signifie rien : , l'aime donc mieux m'en tenir au nom du village qu'à celui que Jacotin a recueilli, sans le comprendre et encore en le prononçant à l'égyptienne, ce qui l'eût rendu méconnaissable pour un Syrien; mais comme M! Isambert Ignore la prononciation arabe, il est inutile d'insister sur ce point. Je n'ai pas visité le Thabor, c'est très- vrai, et je le regrette; il y a bien d'autres lieux que je n'ai pas visités ! Pourquoi dire comme Bobinsonf Et pourquoi ne pas écrire tout bonnement comme tous ceuXf et ils sont nombreux, qui l'ont visité?

Je fais bon marché du reproche que BI. Isambert m'adresse d'avoir conibndu trois combats en un seul, quand j'ai parlé de la bataille du mont Thabor. — Apparemment M. Isambert se figure que toutes les escarmouches de la campagne de Syrie, avant et après la bataille du 16 avril 1799, sotlt confondues parnioi en une seule journée. Puisque H. Isambert affectionne la formule comme Bobinson^ pourquoi ne s'en sert-il pas cette fois encore? Qu'il ouvre le livre de ce savant voyageur flome III, p. 477, note i), et il lira, en anglais, à peu près ce que j'ai cHt en fi-ançais, le faut tiré de Burckhardt, des différentes *Vie$ deXapoléon I" et de la Révolution frt^nçaise de M. Thiers. — M. Isambert ajoute : « Et puis* que ces lieux sont si célèbres à ses yeux comme aux nôtres, n*étaU-ce pas le cas d'«i donner'la carte topograp*hiqueT » "M. Isambert a parfaitement rais(jn d'émettre ce vœu, et puisque ces lieux sont si célèbres à ses yeux comme aux nôtres, qu'il aille les lever hiiméme et qu'il nous en rapporte la carte ^opographique. Je lui en serai personneflenient Irès-reconnaissanl.

Je transcris : « M. de Saulcy place Tamcîcnne ville d'itabyrion, que Jacotin met avec raison au sommet de la montagne, selon le texte de Josèphe, au pied du mont, dans le village de Dabourieh (le Dabouri de Jacotin); mais le livre de Josué lui-même (xix, 12) distingue le Kisloth-Thabor de Dabroth, que la Vulgat*^ écrit Daberoth, et les Septante Dabiroth. *

Le verset de Josué invoqué par M. feambert est ainsi conçu : (La limite) revenant de Sarid à l'orient, vers le lever du soleil, josqu'è la limite de Ksaiouth-Thabor (littéralement les flancs du Thabor), aboutissant à Daberath et MONTANT à Yafia. — Je me permets de conclure que puisoue de Daberath la limite montait à Yafia, Daneroth n-était pas an sommet du Thabor. M. Isamberl commet une erreur en disant que je me suis occupé de la ville

Îilacée ^u sommet du Thabor et dont parle osèphe. Je mets tout simplement qui que ce soit aM déG de trouver dans mon livre une seule ligne sur laquelle on puisse fonder le reproche que M. Isambert m'adresse à propos d'itabyrion. En attendant, H. Isambert fera bien d'admettre que dorénavant la Daberoth Jiiblique n'est pas et ne peut pas être l'Atabyrium de Polybe, de Josèphe, d'Etienoe et d'Ëusèlje.

« A 3 kilomètres au plus de Chedçara (autre forme adoptée par M. Isambert, qui tient tant aux noms), notre voyageur aperçoit le village de Cafr-Sebt (Sabt de Zimmermann, El-Setl de Jacotin), qui en est à 4 kilomètres 1/2. ■ Comment M. Isambert appelle-t-il le sentiment de confiance qui fait donner un démenti par un homme qui n'est jania^s sorti de son logis, au voyageur qui a parcouru une route, et (}ui en a noté la longueur? Je lui laisse le soin de trouver le mot. J'ai cherché ce qu'avait pu ôtre Kafr-Sebt dans l'antiquité, et j'ai déclaré textuellement ceci : Tignore ce que pc^ul'étre A'.'f/*r-JS>6/ ; en suite de quoi j'ai mentionné deux localités antiques dont les noms se raporochent de celui-là. J'ai dit

APPENDICE. — REPONSE A M. ISAMBERT

que peut-être ces deux noms s'appliquaient a ime seule riUe ; M. Isambert prend pied de \k pour déclarer que : « ces deux villes ne sont pas identiaues, et alors rien ne s*oppose à la seconde des conjectures hasardées par M. de Saulcy. i» Voilà franchement des cntiques bien gratuites ; au reste il est curieux de rapprocher cette eipression conjecture hasar» dée de la phrase qui suit immédiatement : « Notre compatriote n'a rien vu à Loubieh pour la géographie comparée, ce pourrait être Abel-Macbea (lisez : Abel-^fethrMâaka), métropole des Israélites, prise par Joab au temps de David, si l'on ne reportait cette ville dans ta vallée d'Hasbeya à Irbid. » €k>mme conjecture hasardée, celle-ci est un modèle. Je ne sais qui a reporté Abel-foeth-Mâaka, l'Abel- Makhea de Josèphe, dans la vallée de Hasbeya. Dans le Livre des Roi$ {t, xv, 29), cette ville est nommée après Dan et avant le pays de Kinnereth et toute la terre de Nephthàli. 11 n'est donc pas possible que cette localité soit Loubieh.

Passant h la plaine de Hatiin, M. Isambert dit qu'il y a : « au midi de cette plaine d'Apres collines appelées Qoroun-Hattin par Jacotin et Kiepert, et Qalaat-ibn-MAan par notre voyageur; eues sont percées de cavernes, * etc. M. Isambert commet ici une énorme confusion, dont lui seul est coupable, et qu'il met très-résolument sur mon compte. J'ai dit qu'une fois entré dans la niaine de Hattin, on aperçoit à environ 3 kilomètres à gauche deux sommets de collines qui dominent la plaine : ce sont les cornes de Hattin (Qoroun-Hattin); au pied de ces collines sont les décombres du village même de Hattin. Un peu après j'igoute : « Lorsque nous avons encore gagné un peu de terrain, nous apercevons à six kilomètres environ sur notre gauche un mamelon que semble couronner une vaste ruine. Ismayl me dit que c'est le Kalaat-el-Hammam... Je n'ai pas malheureusement visité cette locaUté,qm paraît être excessivement curieuse, et dans laquelle Robinson, sur ce qu'ont dit Burkhardt, Irby et Mangles, reconnaît les cavernes fortiOées, placées près d'Arbela en Galilée. Le nom çiue Kobinson applique à cette localité est celui de Kalaat-ibn-lAaa, » etc., etc. La conclusion de ceci est que M. Isambert ne m'a pas lu avant de me critiquer ; c'est toi^ours fort imprudent.

M. Isambert lyoule à cela que je vois dans cette même localité « le Hamath de la tribu de Nephthàli, nommé dans le Livre de Josué à côté de Kenereth, mais accompagné de pâturages, ce qui ne convient pas à cet amas de rochers. » A ceci, je répondrai que je ne vois guère ce qui empêche qu'il y ait des pAturages auprès d'un amas de rochers, et que je le vois d'autant moins, que ces pAturages que f ai vus existent et constituent la plaine de Hattin, qui. Dieu merci, est assez grande. M. Isambert lyoute : « Puisque Eusebe et Jérâme (lisez saint Jérôme), dans VOnomasticon, ont ri!tnoncé (au iv siècle de notre ère, il y a UUÛ ans) h rechercher la 4>laoe de ces lieux hiUlquea, comment peut-on y revenir aiyourd'huiT

Bobinson s'en est sagement aostenu. » Voilà, certes, un raisonnement auquel je ne prendrai pas la peine de répondre. Si Kobinson, qui n'a pas entendu prononcer le nom de Kalaatel-Hammam, que j'ai recueilli, s'est abstenu de chercher là Hamath, il n'a été que prudent; ce nom que j'ai obtenu m'a donné un précieux rensei^ement que le savant Robinson ne connaissait pas» voilà tout.

« A Tibériade, dit H. Isambert, sont probablement les ruines de quelque ville biblique, notamment de Kineretn, que M. de Saulcy a tant de peine à trouver, ou qu'il ne trouve

3 n'en multipliant les villes de cette côte (p. 12). » Plus loin (à la p. 321), M. Isambert revient sur ce sujet, et dit : « Nous avons déjà vu que, du temps de saint Jérôme, on regardait Tibérias comme ayant succédé à la ville biblique (de Kenret). Si l'on récuse une autorité SI imposante, pourquoi Kinereth, ou Ginousar n aurait-il pas été le nom ancien de Capharnaiim, Kapharnomé ou Ginousar? N'y a-t-il pas similitude dans les noms? Tous ces lieux se touchent. »

Répondons à tout ceci. M. Isambert place Tibériade sur les ruines de Kenret, et cela est inadmissible; voici pourquoi : Kenret était une ville de latribude Nephthàli; Caphamaûm, placée, de l'aveu de tous, au nord ae Tibériade, était, suivant saint Matthieu, sur la limite des territoires de Zabulon et de Nephthàli ; donc Tibériade était sur le territoire de Zabulon ; donc Tibériade ne peut être sur l'emplacement de Kenret I Cette argumentation ne m'appartient pas ; elle est de Reland. Il eût donc été prudent de lire un peu mieux aussi l'admirable livre de ce savant. On voit que, si j'ai eu de la peine à trouver Kenret où elle est, M. Isambert n'en a pas eu à la mettre où elle n'est pas. Quant à la question : « N'y a-t-il pas similitude entre les noms Kinereth, Ginousar, Kapharnomé et Caphamaûm T » je ne puis répondre que ceci : il n'y en a pas la moindre.

Après avoir rappelé le regret exprimé par moi de n'avoir pu faire, en bateau, le tour du lac de Gennezareth, M. Isambert rappelle que M. Lynch, qui n'a pas non plus fait le tour du lac, mais qui a fait au nord une excursion jusqu'à Hcjydel, a du moins donné la latitude des deux points extrêmes du lac, ainsi que la longitude du pont de Semakh. « On ne sait pas, ajoute mon habile critique, si par ces mots il a entendu l'ancien pont en ruines, ou le passage du Jourdain appelé Jisr-Um-el- Kanatir, qui n'est pas ponté, et qui est un peu plus au nord que les ruines de l'ancien pont; mais la différence de Icu&gitude doit ôtre insensible. »

D'abord je deouinderai comment M% Lynch,

ui» au dire de M. Isaml^rt, n'a été au nord e Tiliériade que jusqu'à fil-Me<ijoL, a pu observer la latitude du point extrême nord de ce lac ; ensuite comment il a pu prendre la longitude d'un pont qui n'existe pas, du pont de Samakh. Ce i)ont est une barque qui porte les voyageurs d une rive du Jourdain à l'autre^ entre le village de Samakh, qui est sur la riv^ gauche, et la pointe sud d une di$^e éaûrm^»

DICTIONNAIRE DES ANTIQUITF.S BIBLIQUES

h la pointe nord de laquelle était situe ie village aujourdliai ruiné d*El-Karak. Ce ^i est plus malheureux encore dans ce paragraphe, e*est le doute qu'esprime modestement M. Isambeil ^ur le sens qu'il faut attribuer à la désignation du pont de Samakh, « Est-ce Tancien ponft en rumes, ou le passage du Jourdain appelé Jisr-Um-el-Kanatir (lisez DjiBr-OmmelKenatir), qui n'est pas ponté et qui est un peu plus au nord que les ruines de l'ancien pont? mais la différence de longitude doit être insensible. » Certes, oui, elle doit être insensible, car le Djisr-Omm-el-Kenatir (lilléralement le pont, Mère-des- Arches), c'est le pont ruiné. Si M. Isambert savait 1 arabe<, il ne commettrait pas de quiproquo pareil, et il ne s'exposerait pas à cfire d'un vrai pont qu'il n'est pas ponté. Je ne me sers de celte expîpessîon que parce que M. isambiTt s'en est servi, car elle ii*est pas française, ie mot porUé nn s'applii^uant qu'à une barque.

A l'aide des observations recueillies par M. Lynch, M. Isambert constate « que Zimmermann a donné au lac de Tibériade 2 milles géographiques ou près de 4 kilom. trop «au nord, et environ 1 mille ou 1500 mètres trop à l'ouest (192), au passage de Samakh. M. de Saulcy parait aussi n'en avoir pas eu connaissance, puisqu'il a commis les mêmes erreurs. Quoi qu'il eo soit, dans Zimmermann au moins, si ce n'est dans M. de Saulcy, le lac de Tibériade n'a pas de longueur plus qu'il n'en faut. »

On sait è quoi s'en tenir sur ma prétendue carte, qui est rigoureusement le calque de celle* de Zimmermann. M. Isambert seul pouvait s'y méprendre.

Je trouve à la page 314, une tirade contre M. de Bertou commençant par ces mots : M. de Bertou dit avoir fait ie tour du lac, etc. Je ne relèverai pas ce que ces paroles ont d'impoli; elles sont de celles auxquelles on ne répond pas. M. Isambert, cette fois encore, déclare sans façon que le travail de M. de Bertou est détestable ; mais voici qui est plus risqué; je transcris : « Les lieux nommés sur la cûte orientale, avec leurs distances, sont si mal fixés et s'accordent ti peu avec $a propre carte^ cpie Kiepert et Zimmermann n'en ont pour ainsi dire tenu aucun compte. Puisqu'il avait relevé les contours de ce lac, pourquoi n'en a-t-il pas publié la carte? • Comprenne €ela (|ui pourra. Pour M. Isambert, M. de Bertou n a pas publié de carte du lac de Gennezareth, et en même temps la carte du lac de Gennezaretli, publiée par M. de Bertou est détestable. Je suis très-enchanté de pouvoir déclarer ici que la carte du lac de Gennezareth, publiée par M. de Bertou, est sans contredit la meilleure que je connaisse, et j'ai quelque droit de le dire, puisque j'ai pu la vériûer sur toute l'étendue de la côte occidentale du lac, depuis la sortie du Jourdain jusqu'au Khan-Minieh. 11 est vrai que M. Isambert affirme (p. 314), que «je nai guère vu

19i) Je lie m'explique pas bien comment 2 milles éfpiivaient à 4 kilomètres, si un mille n^équivaut qu'à 1,500 mètres.

plus d'un huitième de la côte du lac, et que j'ai eu ainsi plus de motifs pour ne pas hasarder une description du pénpie de la mer de Galilée. « Admettons un instant que cela soit vrai et bien conclu, que devons-nous penser de l'écrivain qui, après avoir dit cela, annonce une carte de lui de cette même mer qu'il n'a jamais aperçue de sa vie? Véritablement c'est trop forti

« Robinson lui-même et son compagnon M. Smith n'en ont exf)laré que la moitié, et M. Lynch le côté occidental seulement, mais d'une manière complète. » Toutes ces assertions sur les portions de côte parcourues par nous sont autant de grasses erreurs. Robinson déclare formellement n^être allé vers ie sud que jusqu'aux bains d'El-Hammaai ; Lynch n'a été que jusqu'à £1-Medjdel, au dîne de M. Isambert lui-même ; enfia,je suis allé, moi, de la sortie du Jourdainjusqu'au Khan-M inieh. Donc M. Isambert n'a pas lu plus attentivement l'une q«e l'autre de nos trois narrations de voyage ; et comment, en commettant de pareiHes erreurs, espère-t*il donner à ses lecteurs sérieux la moindre confiance dans ses critiuuesT Suivant M. Isambert, ie n'ai guère vu plus d'un huitième de la côte du lac; il faudra que la carte qu'il promet soit étrangement rédigée pour qu'il parvienne à attribuer à la côte occidentale, que j'ai entièrement parcourue, une longueur d'un huitième du périple du lac. Ou cette caite donnera un démenti formel aux paroles de M. Isambert, ou ses paroles donnent un démenti formel h sa future carte.

J'ai vériÊé sur place que la carte de Zimmermann est défectueuse, j'en avertis M.

Isambert afin qu'il ne prenne pas au sérieux ce qu'il dit de son propre travail, et en ces termes : « Pour l'intelligence' desTechercbes

2ui vont suivre nous avons rédigé, sur une chelle un peu plus large cme celle de Jacotin (à 12 millimètres par tiUmiètre), avec les matériaux fournis par Ljneh, Zimmermann et les itinéraires, une carte topographique du lac de Tibériade et de ses rivages. » Patience donc I Attendons que cette carte ait paru!

Voyons maintenant le plus rapidement possible ce que M. Isambert donne de renseignements sur la géographie du lac de Tibériade, et répondons-y par ordre. « Nous ne pouvons, dit le savant géographe, placer avec M. de Saulcy et ses devanciers, sur la côte occidentale, ni la ville de Magdala, qui, d'après les manuscrits des Evangiles, est aujourd'hui remplacée parMagadaouMagedan, ni Dalmanoutha de l'évangéliste Marc (lisez saint Marc) (p. 315). » Voilà donc qm est bien entendu. Toutefois, à la page 318, c'està-dire .trois pages plus loin, je lis ceci : « Le hamead ou forteresse El-Mecydel (193) est, comme nous l'avons dit, regardé généralement comme le Magdala introdiut dans lEvangile (que signifie ce mot tiUroduil f),

(195) Où M.Isnmberi prend-il m forteresse d'EI- Medjitel, si ce u'esi dans le nom môiiial

iPPENDlCE. - REPONSE A M. ISAMSERT.

et Te Heu de naissafice* de Marie-Madeleine, tiu(|uel l'Eglise de Home a accordé des indulgences. » Voilà deux assertions qui disent Tune blanc et l'autre noir. Quelle est la bonne, au goût d&M. Isambert?

 quelques liçnes de là, je lis encore : « îl ous est impossible d'admettre deux Beth- 'sayde dans le même pays, à quelques lieues de distance, l'une dans l'emplacement de Julias, sur la rive orientale, près de l'embou- «Fnjre du Jourdain,, et l'autre un peu au sudouest de cette embouchure. » De cette phrase le lectCBr ne peut manquer de conclure que j'ai admis l'existence de ces deux Beth- Saïda, et en voici la preuve : « Commençons par dire C|u'il i>aratt au moins improbat>le que deux viHes, portant exactement le même nom, aient été situées, pour ainsi dire, en contact l'une de l'autre, et sur les rives opposées du Jourdain. » Voilk encore un raisonnement qui n'a pas coûté à M. Isambert de grands frais d'imagination. M. bambeK igoute toiyours, comme si eette remarque était de lui : « Les textes, non<-seulement des Evangiles, mais de Pline, s'y opposent. De ce côté, la Décapole n'a pas dépassé le Jourdain. » Voilà qui est bien ; mais pourguoi M. Isambert, qui a trouvé tout discutés dans mon livre les textes de Pline et des Evangiles, a-t-il soin de passer sous silence le texte du géographe Ptolémée oui, dans la Galilée^ donne les degrés de Seppboris, de Capharcotia, de Julias et de Tibérias 7 Est-ce parce que ce témoignage le «ontrarieT Qu'il en convienne franchement f « L'espace nous manque, ajoute M. Isambert, pour rapporter la réfutation que nous avons faite des arguments de M. de Saulcy. Celui qu'il a pris de la similitude du nom moderne de Miedjdel et de Migdal ou Magdala n a pas de portée, » etc. Ceci est une manière très-expéditive d'en finir avec une discussion de textes.

Poursuivons: « Nous n'admettons pas qu'après dix-huit siècles, notre compatriote ait retrouvé des restes du camp Je Vesiiasien, près des bains chauds d'Emmaus, à Hammam. » M. Tsambert ne s'aperçoit ^b% qu'il met à néant, d'un trait de plume, tout ee que Ton a écrit sur les camps romains,, dont les traces,, malgré la culture annuelle, ont subsisté en France et ailleurs jusqu'à nos jours. Pour n'ètte pas seul de mon avis, je prierai M. Isambert de relire, s'il l'a lu, l'Iti- ' fiéraire de MM. Yrby et Mangles,, et il y verra que l'enceinte de ce campement avait été reconnue, avant moi, par ces messieurs, ce que j'ignorais, par parenthèse, lorsque j'ai publié mon vogage.

M. Isambert n*admct pas que Tarichées fit à l'endroit afvpelé aujourd'hui Kadès. «... En maintenant Tarichées sur la pente nord du village moderne de Kerak, ou' du Dau'd-Mur (lisez je ne sais quoi ; mais, de grâce, ne lisez pas ce nom impossible) de M. Lynch, on ne fait que se conformer aijx opinions de Robinson, Lynch, 7>immermann et des autres géographes. L'embouchure

du Jourdain est la seule (la seule quoi?j[ qui convienne à la position d'une ville forte et importante comme Tarichées. On pouvait se çlisser, comme a fait Titus pour pren*dre Tanchées, aussi bien entre te rivage de Kerak que celui de Kades (^c)^ si les eaux du lac étaient basses. M. de Saulcy abuse ici de l'argument stratégique, comme il nous semble l'avoir fait aussi pour la position de Bethsaïde-Juliasi » M. Isambert n'abuse-t-il pas un peu de l'envie de parler des lieux

3u'il n'a pas vus, et n'abuse-t^il pas surtout u droit d'accumuler les impossibilités de toute nature, pour ne dire que cela, afin de

{«rendre en défaut ceux qui n'y sont pas? e vais donc réfuter, en très-peu;demots, toute la théorie fantastique de M. lisambert. 1** Tarichées ne pouvait pas être sur l'emplacement du village de Karak,. parce aue ce village était à la pointe d'une véritable digue qui n'a guère que 20* ou 30 mètres de largeur, et qui n'a d'autre pente nord qu'un talus rapide semblable, pouf Tmclinaison, à l'escarpe d'une fortification eivterre. 2* Robinson n'a pas vu le terraîB plus que Zimraermann, et quant à Lyncn; qui a vu les lieux, j'ai trop bonne opinion de son intelligeàce pour lui prêter l'idée qu'il y ait jamais eu une ville sur la pente nord de Karak. 3** Comme la sortie du Jourdain (et non Tembouchure) est couverte par cette digue, il est physiquement impossible qu il y ait eu même un hameau en ce point. 4** Si M. Isambert avait vu le terrain, il ne dirait

f>lus crue Titus, à cheval, a pu grimper du . ac même à el-Karak» mii est sur une berge escarpée de plus de la mètres de hauteur, tandis que les ruines de Kadès sont à très-

Keu près au niveau de Teau. b*" En supposant asses les eaux du lae (ce qui n'arrive guère, je crois), on ne fait qu'augmenter énormément la difficulté, vu que le long dé la digue le lac est extrêmement profond et la rive à pic.

Dans le paragraphe suivant, M. Isambert parle des ruines nommées Karbet-iSiimrah (lisez Kharbet'Samrah)^ et se récrie contre la supposition que j'ai émise que ces ruines pourraient être celles de la Samega de Josèphc. 'v Mais, dit M. Isambert, cet historien, en parlant de Samœa, la place près de Hedaba, dans la Moabitide^ au côte de Sichem, et en mentionnant Samega,. il s'exprime aussi vaguement. » M. Isambert semble ne pas comprendre que pour venir de Medaba, ville moabite à Sichem (Naplouse), Hyrcan a dû passer le Jourdain^ quelque part, et a pu en conséquence rencontrer Samrah sur sa route. Mw Isambert veut que les Karbet- Samega soient les rinnes d'Hippos, que Josènhe place entre Gadara (Omm-Keis) etTibériade.. N'était le nom Samrah, qui ne ressemble guère à Hippos, je serais assez disposé à croire avec M. Isambert que cette dernière ville était où se voient aujourd'hui les ruines nommées Kharbet-Samrah.

Après avoir justement constaté que ce n'est pas dans mon livre qu'il faut chercher les bases de la géographie comparée, à par-

DICTiOKNAmE DKS ANTIQUITES BIBLIQUES.

9ffA

tir de la sortie du fleuve hors du lac de Tibériade, M. Isambert dit : « Nous reprenons l'ouvrage de notre compatriote à partir de Tibériade, qui est regardée par saint Jérôme comme l'ancienne Cenéreth ou Kenreth. » Nous avons déjà vu que cette assertion ne supporte pas le moindre examen. Au reste, H. Isambert a le soin, quatorze lignes plus bas, de démontrer lui-même l'impossibilité de cette identiflcation, en disant, a propos d'El-Medjdel, que ce ne peut être la Medjdel-Eldela tribu aeNephthali ; parce que nous sommes dans la terre de Zauulon et non dans celle dcNephthali. Or, Kenret était de Nephthali ; donc elle était au nord d'EI-Medjdel, et Tibériade a l'inconvénient d'être au sud.

Je ne discuterai pas la distribution des cours d'eau admis par M. Isambert dans la carte qu'il promet. J ai dit ceux qui existent, et non ceux qui devraient exister pour faire plaisir aux géographes de cabinet.

Vient ensuite la tour d'El-Rhoueyr (le petit marais, et non le petit Rhôr, ce qui ne signifie rien pour les Français qui ne savent

f)as que Rhôr signifie marécage] . J'ai dit que 'Ajn-£l-Medaouarah (et non Mudauwarah $out court) était probablement la source nommée par Josèphe Capharnaiim, et que le Rhoueyr était son Gennezareth. M. Isambert paraît fort contrarié de ce que Robinson est du même avis ; aussi semble -t-il re^etter de ne pouvoir rejeter ces identifications. Il indique deux bassins à peu près de même apparence au Khan-El-Mmyeh (lisez KhafirMinieh), et c'est une grave erreur. Il y a bien ae ce côté deux belles sources, mais l'une est l'Ayn-et-Tyn et l'autre TAynot-Tabrhah, et toutes deux sont fort loin du Rhoueyr.

Robuison, dit M. Isambert, nie formellement l'existence des ruines que j'identifie avec Capharnaûm près de l'Ayu-El-Maouarah, et M. Isamoert, celte fois encore, A fort mal lu Robinson. Je le prie donc de rehre, h la page 290 du tome Iil, ce que ce savant dit de la fontaine Capharnaiim qui fertilisait la plaine de Gennezareth, et surtout les pages 282 et suivantes, il y trouvera quelques phrases que je transcris : El- Ghuweir {LiUle-Ghôr)... U is unquestionably tht Gennezareth of Josephus. — Round fountain... for we then held it {though as inow think incorrecthj) to be the same which Josephus describes at watering and fertilizing the plain of Gennezareth, and tthich he says was called by the inhabitanls, Capharnaiim. — Admitting that this fountain was tle Capharnaûm of Josephus, there xtas etery reauon to suppose that the city of Capernaiim musi hâte lain somu)here in the rirtnity. The western hilt above the fountain, as we could pcrceive hère, and had also noticed from Hattin, is stretoed with large stones, having at a distance much the appearance of ruins. J ascended it therefvre, excited with the eagrr hope of finding some trace of a former site, which then i should hardly haie hesitated to consider as the

remains of Capernniim. But my hope ended in disappointment ; a few stones had indeed been Ihropm together ; but there was nothing which eouid indicated , that any town or village had ever oceupied the spot. The stones which corer the hill, are êfthe same dark eotour and- vohanfe character of then around Tiberias. De tout ceci je conclus que, puisque ces blocs volcaniques qui couvrent 9a cottine ne sont pas venus là tout seuls, ils y ont été apportés comme ceux de Tibériade et comme ceux de Tanche® dont la vue eût dissipé toutes les incertitudes de Robinson. Je ^e répète donc,, là est Capharnaûm, parce qu'il ne peut être ailleurs, et que ses ruines ont sauté aux yeux de Robinson lui-même. Le passage que j'ai signalé, dans la descriptienr du sa-^ vaut explorateur, vaut tous les raisonnements possibles. M. Isambert n'en a pas moins cru pouvoir déclarer que Robinson nie formellement l'existence de ces ruines.

M. Isambert s'occupe ensuite, pour son compte, de Capharnaiim, et il cherche da« borcf à établir que le Kephamomé où fut transporté Josèpne , après avoir été blessé dans le marais près de l'embouchure du Jourdain supérieur, existait ot sont les ruines réellement considérables de Tell-Houm. « Car c'est,, ajoute-t-il , le premier endroit remarquable en venant de Julias Bethsaïde. » — Josèphe donne à Kephamomé le nom de Kû^, bourg. Or, que M. Isambert relise la description des ruines de Tell-Houm, dans le Kvre de Robinson, et il sera tout disposé, jo le pense, à voir dans de pareilles ruines autre chose que celle d'un ))€urg. Robinson parla ainsi de ces ruines (t. UI, p. 298) : Not far off être the prostrate tuins of an édifice, wich, for expeme of labour and omament^ surpasses any thing we had y et seen in Palestine. — Je le demande ^ ces ruines peuvent-elles être celles d'une misérable bour* gade?

M. Isambert ajoute : « 11 n'est pas vraisemblable que l'insistance de M. de Saulcy l'emporte sur l'absence de mur d'enceinte, et même de ruines qu'il croit avoir découvertes parmi les pierres détachées des roches qui entourent la plaine. »

Je reçrette bien vivement , pour la satisfaction de mon docte critique, qu'il n'y ait g as un seul rocher qui entoure la plaine a EU houeyr : cela lui conviendrait pariaitement , mais cela n'est pas.

L'absence de mur d'enceinte, au Capharnaiim que j'ai retrouvé , fournit à M. Isambert, contre cette identification, un argument sur lequel ne l'emportera pas mon insistance. Pourquoi faut-il que M. Isambert ait celte fois pris le contre - pied du texte auquel il fait allusion, et que j'ai reproduit m extenso. Cesi Adamnanus qui parle et qui dit de Capharnaiim : Murum non habens, ce que M. Isambert transforme apparemment en murum habens. Je le remercie très-sincèrement de Tattention avec laquelle il ne cesse de me fournir des arguments en faveur des thèses qu'il comt>at avec

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