AMM
I>ossible de m'assurer que la distance fixée ainsi était suffisamment exacte. Josèphe précise très-nettement la position d'Ëcaiopa en
rappelant x^Ç^^^ Tcapt^Bakioaiùv, (BcllTjud.,
I, XIII, 4.] L'historien des Juil's n'en parle que cette seule fois.
Suivant Ëusèbe et saint Jérôme, Ecdippa est éloignée d'Acco de neuf milles romams, tandis que V Itinéraire de Jérusalem la place à douze milles de cette ville ; mais le premier chiffre me parait plus exact. Cette ville était la limite extrême du territoire restitué aux Juifs à leur retour de la captivité de Babylone. Un passage de la Gemara de Jérusalem, cité par Keland, dit que pour le voyageur qui se rend d*Acco à AlLhzib, tout ce qui est à la droite de sa route, c'est-à-dire vers l'orient, est soumis à la loi judaïque de la dlme et de l'année sabbatique, tandis qu il n'en est plus de même de ce qui est à gauche de la route. Nous lisons dans Josèphe (Ant. Jud,, V, i, 22) ^ue le territoire des Asérites contenait la ville d'Arce ("a^w), nommée aussi 'ExJîttovç. C'est là évidemment notre ville d'Ecdippa. Enfin Josèphe en parle encore une fois eu disant Que Banacates tenait le territoire maritime a*Arce pour Salomon. (Ant. Jud.^ VIII, 41, 1.) Il parait certain que ce passage de Josèphe doit être rapproché du verset biblique suivant : « Baana-ben-Khousi (fut préposé) à Aser et Aloulh (les hauteurs?). (111 Rois, iv, 16.) •II est clair que du nom Baana-ben-Khousi s'est •formé le nom corrompu Banacates. C'est enlin à cette ville que fait allusion Etienne dans ses Ethnianaes, quand il parle d'Arcè ou Arc®, ville de Phénicie mentionnée par Josèphe dans le liVre'V des Antiquités judaïques.
ALIMIS. — Ville de la tribu de Gad, citée dans le r' Livre des Machabées (v, 26). Cette localité n'est pas connue.
ALMATH, AàLMouN. — Ville de la tribu de Benjamin attribuée aux Lévites. Elle est indiquée dans le voisinage d'Anathoth.
AMAAD, EiiBD. — Elle est indiquée dans Josué (xix, 26), parmi les villes de la tribu ^'Aser.
AMAM.— Ville attribuée à la tribu de Juda. {Josué, XY, 26.) Elle était située dans la partie méridionale.
AMANA-. — Colline du Liban dans la tribu de Maoassé. (Can^ iv,8.)
AMALEK, AMALiiiLrrBS. — Les Amalékites descendaient d'Ainalek , petit - fils d'Ësaû. Leur pays s'étendait au midi de la mer Morte vers les montages de Pétra, et Eusèbe prétend qu'ils avaient tout le pays jusqu^à Aïla et à la mer Rouge.
Ces peuples, parents des Hébreux par E.saû, étaient leurs plus cruels ennemis, et étaient aussi pour les Hébreux Tobjet d'une haine profonde. Les Juifs ont fait la (^erre aux Amalékites jusqu'au temps du roi Ezéchias. Ce fut une guerre d'extermination. Il est probable que ces habitants du désert faisaient comme font aujourd'hui les Arabes, lorsque, se trouvant trop faible, ils fuient dans les solitudes jQpais'éleiuleatàrtm^it, et
reviennent ensuite dresser de nouveau leurs tentes dans le pays dont on les a chassés. La montagne des Amalékites dont il est fait mention au Livre des Juges (vu, 15), est probablement le groupe des montagnes de Pétra.
AMATHUS.— Il y avait au delà du Jourdain une ville que Josèphe appelle 'a^m^ovc, ville forte. (Antiq., xiii, 21.) Elle fut détruite par Alexandre Jannée ; elle fut relevée ensuite, et devint une des cinq villes de la Palestine qui eurent un sanhédrin : Jérusalem, Jéricbo, Gadara, Sepphoris.
Reland conjecture avec beaucoup de raison que cette Amathus pourrait bien être la même que Ramoth-Galaad, car Josèphe appelle la même ville d'Amatha Bétaramaton, qui gardu bien son nom d'Amatbus.
AMMA, Aaman.— Ville chananéenne nommée par Josué (xix, 30).
AMMaUS. — Ville forte construite par Jonathan (/ Machab,, ix, 50), probablement Bmmaûs. Reland donne ee nom aux bains de Tibériade.
AMMON, Ammonites. — Les Ammonites ont tiréJeur nom de Ben-Ammi, fils de Loth. Les Livres saints parlent fréquemment des fils d'Ammon; mais Ammon lui-même n'est mentionné que sous le nom de Ben-Ammi (le fils de mon peuple ) dans le texte primitif de la Genèse, Les Septante ont ajouté «e nom d'Ammon, et ils ont été suivis par la Vulgate ; mais ensuite le nom de fils a'Ammon est si souvent répété, qu'il est permis de croire que le nom d'Ammon fut donné au fils de Loth, en même temps que celui de Ben-Ammi, si l'on ne préférait pas dire que l'un n'est qu'une corruption de Vautre.
Les Ammonites occupèrent, sur la rive gauche du Jourdain, le plateau supérieur des montagnes qui ne sont qu'un prolongement de l'Anti-Liban, et forment dans cette partie la chaîne Arabique. Ils étaient sépares du Jourdain par les tribus de Ruben et de Gad, et par la demi-tribu de Manassé.
Les Israélites, à leur entrée dans la Terre
f)romise, ne furent pas autorisés à combattre es Ammonites; il y a même dans le Deuiéronome (ii, 29) un texte précieux qui constitue les droits de ce peuple à l'autonomie : Tu t'approcheras des frontières des enfants d'Ammon: mais prends garde de les combattre et de jamais leur livrer de bataille, car Je ne te donnerai rien de la terre des enfants d'Ammon, parce que je Vai donnée en possession aux enfants de Loth, Ce qui n'est pas moins intéressant, c'est que le verset qui suit nous apprend que le pays où s'établirent les descendants de Loth avait été habité autrefSois par les géants, que les Ammonites appeileot Zomzommim * Peuple grand et nombreux^ de haute taille comme les Enacim (autres géants), que Dieu a détruits pour établir les AmmO' nites à leur place.
Cependant David ne respecta pas cette autonomie, car il les soumit à sa domination. (II Samuel, xn, 31.)
La capitale de leur pays fut Rabbath-Am-«
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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.