‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 21 sur 181 · ARB · texte numérisé non relu

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liuben et de Gad, et la demi-tribu deHanassé. Situées au delà du Jourdain, ces deux tribus devaient tomber entre les mains des Assyriens. Le Jourdain était une limite naturelle qui protégeait les autres tribus. (/ Chron. V, 26.)

ARAB. — Ville de la tribu de Juda. {Josué, XV, 22.)

ARABA,AARABA.— Ville de la tribu de Benjamin. (Josué, xvui, 18.) C'est la même que Beth-Araba.

ARABIE, Arabes. — L'Arabie fut d'abord habitée par les enfants de Cham. Plus tard les enfants qu'Abraham avait eus d'Agar et de Cethura s'y établirent. Ce sont iè les ancêtres des Arabes actuels. On sait que la généalogie de Mohammed remonte assez exactement jusqu'à Ismaël

L'Arabie a trois divisions : L'Arabie Pétrée, l'Arabie Déserte et l'Arabie Heureuse.

La dénomination d'Arabe n'est pas ancienne dans les Livres saints. Ce n'est qu'à partir du y Livre des Rois que l'Arabie se trouve meniionnée.Ellc n'est pas nommée dans les livres plus anciens.

Ces peuples sont divisés aujourd'hui en deux classes, les Arabes nomades ou Bedaoui ffiédouins), et les Arabes fixés dans les villes. Les Arabes errants ont conservé l'existence d'iQ)raham et d'Ismaël, les pères de leur race. Il ne faut pas oublier que, dans la Genèse, les entants d'Ismaël ont leur part des bénédictions du patriarche illustre, qui a été le père de tant de nations. Et comme si ce nombre douze était un nombre mystérieux, de même que les enfants de Jacob forment douze tribus, les fils d'Ismaël forment aussi douze tribus, ayant leurs princes ouducs.

Voici les noms des chefs de ces douze tribus :

Naraîoth

Massa

CédaR

Hadar

AOBÉEL

Théha

Mabsam

Jethur

Masma

Naphis

DVMÂ

Cedma.

Et le passage de la Genèse qui donne cette généalogie se termine par ces paroles : « ismaël hfbita depuis Hevilah (sur l'Eu- Dhra1e)'jusqiràSour, qui regarde 1 Egypte, v Cette vaste contrée est encore aujourd'nui le pays arabe prôp^ment dit. i

ARACH, ArekV- Ville fondée parNimroud selon la Genèse (x , 10 ) dans la terre de Sennaar. On la place communément au conduent du Tigre et de l'JSuphrate. 11 y a une autre ville du nom de Arach patrie de Chusaï, ami et conseiller de David. ( II Samuel, xv, 32. ) On place celle-ci dans le Liban et saint Jérôme assure que c'est Edesse.

ARAD,Aared.— Cité chanaéenne dontle roi fut vaincu et mis à mori parles Israélites. Œombres, xxxra,40.) Cette ville était voisine du déscFt de Cades et servait de limite à la tribu de Juda, à vingt milles au midi d'Hébron

ARADA. — Lieu dans le désert près du

mont Sepher, mentionné dans les Nombres ( xxxm, 24 ).

ARADON. — Localité mentionnée dans lo /*' Livre des Machabées ( xv, 23 ). Probablement Aradus.

ARAM. — C'est Je nom hébreu de la Syrie. Lorsque Isaac appela Jacob et lui dit de ne pas prendre de femme parmi les filles de Chanaan, il ajouta: Mats allez en Padan^ Aram, dans la maison de Bathuel, père de voire mère, et épousez une des filles de Laban votre oncle. ( Gen. xxvn.) La Vulgate a traduit Padan-Aram par ces mots : Mesopotamia Syriœ. Le vrai nom de Padan-Aram serait celui-ci: La Syrie cultivée, par opposition à la partie méridionale, qui est un désert. Balaam dit, an parlant de^Balac, roi de Hoab : Il m'a tiré d'Aram. ( Nombres xxiu, 7. )

Il y avait cependant une ville du nom d'Aram située à rorient du Jourdain, qui échut en partage à la demi-tribu de Hanassé ; il faut remarquer que la Syrie poHe encore aujourd'hui le nom d*Aram.

A-RAMA. — Ville de la tribu d'Aser. Le /*' Livre des Rois fait meiîtion d'Aran^ parmi les villes auquelles David envoya en présent une partie du butin qu'il avait fait à biceleg. ( XXX , 20. ) Je serais tenté d'id.entifier cette ville antique avec les ruines que j'ai trouvées au midi d'Hébron et que les Arabes appel! ent Er-R'maU . Ce qui me confirnierait dans cette pensée, c'est un passage d'Eusèbe {ad vocem 'Apaixà) qui dit : Aramaestun bourg situé au quatrième milliaire à partir de Malatha , laquelle est certainement la Mouladah de Josue ( XV, 26 ) et au vingtième à partir d'Hébron. Commeles distances coïncident, je don* nerais cette position aux ruines modernes d'Er-R'maïl.

ARARAT. — L'arche (Genèse, vm, 4) s'arrêta sur les montagnes d'Ararat. La Vulgate a très-bien traduit : Super montes Armenim^ et non super montes Ararat, pour qu'on pense que ce mot Ararat est le nom même de l'Arménie, et nullement le nom des montagnes où l'arche s'arrêta.

Il est fait mention de la terre d'Ararat dans Isaïe (xxxvn, 38) et dans Jérémie (u, 27) : ce qui confirme que le mot Ararat n'est pas un nom de montagne. .

ARARI, Hariri. — Ville prétendue de la tribu de Juda. (/iSamue/,xxni, ll.)'Harari est un nom commun qui signifie montagnard. U n'y a pas eu de ville de ce nom.

ABRATE. — Ville de la tribu d'Issaohar qui fut prise par Simon Machabée. {JMach.

ARbEE, Kjruth-Arban. — Voy. Bébêm. •

ARBELA , Arbexlb. — Cette ville élail dans la Galilée supérieure, et de la tribu de Nephthali. Elle était à peu de distance de l'ancienne Sepphoris. Eusèbe« aumot*A/6«>«, place cette ville dans la plaine d'Edrelon à neuf milles de Legio. Le même Eusèb^^ place une autre Arbela auprès de Pella, au delà, du Jourdain. La carte de Cari Ritter place cette Arbela au lieu occupé par la moderne Irbid.

Josèpbe raconte {Antiq.^uy, 17} que, pisès

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