‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 22 sur 181 · ARE · texte numérisé non relu

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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habitaient descaavaieot été vaincus

d*ArbèIe» des voleurs qui vernes crun accès diflSciIe par Hérode.

ARBI. — Ville prétendue de la tribu de Beqjamin. {II Samuel, xxin, 35.) Arbi est un ethnique et signifie ; celui d'Arab.

ARCHELAIS. ^ Cette ville est placée par Ptolémée entre les villes de la Judée. Josëphe (AnHq.^ xm, 16) dit que c'est un bourg fonde par Archélaiis près de Phasaëlis. Sur la carte de Peutinger elle est marquée entre Jéricho et Scythopolis, sous le nom de Archelaïde. La carte de Cari Rilter Tindiqueau nord de Jéricho, au village arabe £l-Mousharah, dans la plaine du Jourdain sur la route de Jéricho à Bethléem. Il est probable que c'est par erreur que le texte latin des Actes du concile de Chalcédoine porte le nom d'un Ahtiochus, évèque d'Archélaïs de Palestine (t. IV Cane, gen.f 80), puisque le texte grec mentionne "Apimc et que jamais Archélaïs n'a été placée parmi les villes épiscopales de la Palestine.

ARCHI,Habki. — Ville ou région au delà du Jourdain , mentionnée iMir Josué dans le territoire de la demie -tribu de Manassé (XVI, 2).

AREA ATAD. ^ Nous lisons dans la Geni$ê que Joseph, accompagné de ses frères et des grands de rEgypte,'vint conduire à la caverne de Halhpéiah, près d'Hébron, le corps embaumé de Jacob. Le texte ajoute : Ils vinrent à VAire dAiad, qui est située au delà du Jourdain; ils y célébrirent les funérailles pendant sent jours avec beau4^oup de pleurs et de grands cris (l, 10). Saint Jérôme place ce lieu d'Atad à trois milles de Jéricho et à deux milles du Jourdain, dans un lieu appelé Bethagla.

Or il est de toute impossibilité que, venant d'Egjrpte pour se rendre h Hébron, Joseph soit allé non-seuîemeut au delà du Jourdain, mais encore auprès de ce fleuve. Car Hébron est précisément sur le chemin de l'Egypte au Jourdain.

D'une autre part, Beit-Adjiah est en deçà du Jourdain près de Jéricho et nullement au delà. Il faut conclure : 1* que l'indication de saint Jérôme n'est pas soutenable ; 2* que l'expression au delà du Jourdain est une note marginale à tort insérée dans le texte; à moins, ce qui est plus probable, que le texte original ne portât : « en deçà du Jourdain : v ce qm serait très-juste et indiquerait une position par rapport à l'Egypte.

Cest encore une de ces preuves nombreuses des notes marginales introduites dans le teste, qui jettent souvent de la confusion sur les indications bibliques. Comment comprendre que Joseph, venant d'Egvpte, fût aller fiure le deuil de son père au delà du Jourdain, pour revenir ensuite à Mambré?

Il faut savoir aussi que le terme d'Alad signifie l'arbuste épineux appelé rhamnus. Il serait donc plus simple de traduire ainsi : m Etant arrivés dans une plaine plantée de rAomnuf , ils y célébrèrent... etc. Cette localité

n'est, sans aucun doute, autre chose qu'un lieu de campement. Le nom d'Atad, commo localité, ne se trouve jamais dans la Bible : pendant qu'il estparle de l'ii/ad (Psa/. Lvni« 10), les Septante traduisent par pâftvov.

AREBBA, Rabbah ou Herabbah. — Ville da la tribu de Juda. (Josué, xv, 60).

AREDO. — Ville de la tribu de Dan. {Josué, XIX, 46.)

ARGOB ( Radjib ) . — Argob était une contrée du royaume de Og, roi de Basan, qui tomba en partagea la demi-tribu de Manassé. (Deut, m, 4, i3, 14. ) Ce nom est conservé dans le nom moderne de Radjib.

ARIE. — Localité dans le voisinage d'Ar-

§;ob. ( II Rois, xv, 25.) Les deux noms Har- \\\h et Harieh semblent plutôt des noms d hommes. (Voy, le verset cité.)

ARIEL. — Ezéchiel ( xlui, 15, 16 ) nomme aiusi la partie supérieure de l'autel des sacrifices. Isaïe ( XXIX, 1, 2, 7) donne ce nom à la ville de Jérusalem elle-même : Malheur à Ariel, Ariel ville qui a été assiégée par David. «— Ariel signitie lumière ou vision de Dieu, lion de Dieu, puissant lion.

ARDfATHIE. Cette ville n'est mentionnée que dans le Nouveau Testament ; elle est écrite 'AofAaCaic, dans saint Luc ( xxin, 51 ); Suidas récrit *A/9cfMcO/fi. Eusèbe dit que c'est la même ville que 'Povftc^, ce qui est une erreur. Et au mot 'àpiuLOifjL vufi (Ramathaïm- Sophim), il dit que cette Armathem est encore Anmathie, patne de Joseph, qui ensevelit le Sauveur dans son propre sépulcre. H frut éclaircir cette question mtéresàante et bien préciser quelle est la véritable Arimathie.

Vo)rons d'abord saint Jérôme. Il place Arimathie, patrie de Joseph, près de Lydda ou Diospolis. C'est donc la Ramla moderne, qui est à quelques kilomètres de l'ancienne Lydda.

Cette identification donnée par saint Jérôme, qui habitait le pays, a une grande var leur, et semble l'emporter sur celle que donne Eusèbe. Car la Ramathaïm^^phim est indiquée d^ns le 1" livre de Samuel ( i, 1 ) dans les montagnes d'Ephraïm qui sont au nord de Jérusalem, autour de Beit*El. Toutefois quel-

Î[ue précieuse que soit l'affirmation de saint érômesur Arimathie, elle laisse toujours en doute quel fut le nom hébraïque de cette localité. Il ne l'identifie à aucun nom biblique. Il y a une Rouma de la tribu de Juda qui f st placée par le livre de Josué dans les montagnes, et qui peut convenir à cette Arimathie.

Phocas, dans la description des lieux saints, dit que de Jérusalem on va à Armathem, où naquit le prophète Samuel; de là à Emmaiis, delà à Ramplea qui est évidemment la Ramla moderne ( le f» dans la prononciation grecque devant une liquide,'âtUre le ir ). ,

Il résulterait de ces données positives que Armathem ou Ramathaïm est distincte de Ramla. Or faut-il regarder comme une erreur l'opinion d'Eusèbe, qui place à Rama-

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