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thaïm l'Aiimatliie patrie de Joseph, ou bien s'en tenir à celle de saint Jérôme, qui fait de Ramia la patrie de Joseph?
Nous avons à choisir ici entre deux autorités très-graves. Reland fait remarquer que saint Jérôme étant sur les lieux a rectifié heureusement plusieurs des identifications d'Eusëbe. Mais ici Taffirmation de saint Jérôme a contre elle que TArimathie qu'il place près de Lydda* ne peut se rapporter absolument à aucune localité biblique: le fait est capital. Et comme la vraie Ramathaïm se trouve un peu plus haut que Lydda, vers la montagne, il pourrait très-bien se faire que saint Jérôme eût reçu un mauvais renseignement, et eût rectifié à tort la bonne leçon déjà don*' née par Eusèbe.
En raisonnant dans cesens, Ramathaïm serait la vraie Arimalhie patrie de Joseph. Et c'est bien plus vraisemblable.
ARMAGEDDON, Armagedon. IVulg,) — Saint Jean dans son Apocalypse dit que les esprits des démons assemblèrent les rois en un lieu appelé en hébreu Armagedon ( que roninterprèterana^^medefa troupe des brigands) [ApocxYi, 161. LaVulgate met au futur ce que le texte grec met au passé ; mais la leçon est la môme pour le mot propre 'A/Bpt|yc9)&)y. Or dans la Bible il n'y a pas de localité de ce nom : seulement il est fait mention plusieurs fois d'une ville chananéenne de Mageddo. Le prophète Zacharie parle des gémissements d'Adaa-Remmondans la plaine de Mageddon. Il est probable que l'Armaseddon de saint Jean est une réminiscence de la plaine de Mageddon de Zacharie.
ARM0A9. — Voy. Moâshtide.
ARMON. — Nom indiqué dans le prophète Amos, etqui se prend pour l'Arménie, {Amos, IV, 3.)
ARNON. — L'Arnon est iun des principaux torrents du versant occidental de la chaîne Arabique nui se jette dans la mer Morte. Jl servait ae limite aux Moabites et #aux Amorrhéens. Il séparait également les Moabites de la tribu de Ruben. La vallée dans laquelle il se précipite dans la mer est très-étroite et très-abrupte et doit rappeler Téchancrure, à travers les montagnes de Jéricho, où coule le Nahr-el-Keltt Les Arabes le nomment Moudjeb.
AROER (Arair). — Ville moabite située sur les bords de l'Arnon, et au milieu du fleuve, dit le texte de J[osué(xii, 1, 2). Elle fut primitivement occupée par les Om?
roim.
Cette ville doit être distincte d*une autre Aroër bâtie par la tribu de Gad. Le texte des Nombres est formel (xxxlI,^34). Or cette ville ne pouvait pas être la même
2ue l'Aroër sur l'Arnon , puisque l'Amoo tait la limite méridionale de la tribu de Ruben , et aue la tribu de Gad était au nord de la tribu ae Ruben. Il y a donc à constater : 1* l'Aroër des Moabites utué sur TArnon, et qui garde encore pour nom Araïr ; 8* l'Aroër de Gad qiii doit être près de Ra-
bath des Ammonites. La position de eetta dernière n'est pas connue.
ARPHAD, Arfad. — Ville de Syrie , mentionnée dans le ir Livre des rois (xTin , 34).
ART judaïque. — J'ai groupé sous ce titre, Art judaïque, toutes les remarques isolées que j'ai pu faire dans l'étude des Li« vres saints et dans mon voyage en Palestine, sur les arts d'un peuple qu'on avait eni jusqu'à ce moment le simple imitateur des arts des peuples voisins.
L'art judaïque n'existe pas ; il n'a jamais existé : voilà deux maitimes archéologiques qu'on a depuis longtemps érigées en axiomes, qu'on a proclamées , répétées sur tous les tons, tant et si bien que l'on a fini par admettre généralement qu'il n'y avait pas lieu de suspecter leur valeur; et qu'elles impliquaient un iuçement définitif et sans appel. Aujourd'hui que j'ai complètement changé d'avis sur ce point de doctrine , j'avoue très-humblement qu'en partant pour la Judée j*étais parfaitement convaincu que je ne trouverais plus dans ce pays la moindre trace des édifices qui durent y être cons* truits pendant la domination de la dynastie de David , ni même de ceux qui s'élevèrent beaucoup plus tard , sous les princes asmonéens et herodiens. J'arrivai donc à Jérusa* lem avec une conviction toute faite sur l'Age des débris antiques que j'y pourrais rencontrer, et je m'apprêtai, non sans un vif regret, à ne retrouver sur l'emplacement de la Jérusalem biblique que des vestiges romains, chrétiens ou musulmans.
Je connaissais, il est vrai, i existence d'un pan de mur faisant partie de l'enceinte sacrée du temple, aujourd'hui remplacé par la mosquée d Omar, et que les Juifs considéraient comme le seul débris subsistant encore de l'enceinte du temple de Salomon. Je savais que les malheureux Israélites réfugiés à Jérusalem venaient le vendredi soir baiser, en les mouillant de leurs larmes, les pierres vénérables de cette muraille , dont les musulmans avaient consenti à ne pas leur interdire l'approche. Mais j'avais entendu émettre tant de doutes sur l'authenticité d'origine de ce mur, que moi-même j'avais fini par croire fermement , avant de 1 avoir vu , qu'il ne pouvait être tout au plus qu'un fragment de l'enceinte hérodienne du temple. On voit dans quelles dispositions d'esprit j'allais en-«> treprendre l'étude de ce qui restait debout de la Jérusalem antique. Cette opinion préconçue, ce parti pris de tout moaemisef, -ne purent tenir devant l'évidence qui venait à chaque pas les heurter et les battre en brèche. En moins de deux jours, je dus m'avouer que les maîtres sur ta parole desquels j'avais été si longtemps prêt à jurer, m*a* valent entièrement fourvoyé , et que tout ce
3ue j'avais appris de loin sur les monuments e Jérusalem devait être bien vite mis au rebut par moi , si je voulais me charger de recueillir une moisson archéologique d*«tttant plus riche que mes devanciers Tavaient
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DES ANTIQUITES BIBLIQIES.
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laissée toute entière sur pied , oar un dédain que je ne pourrai jamais m'expliquer.
, Certes Je suis loin de leur en faire un reproche I La théorie routinière de cabinet , si elle m*a trompé quelque temps , m*a largement indemnisé en me réservant les plus curieuses découvertes. Je lui dois donc une vive reconnaissance.
Du moment où il me flit démontré que i*a- Tais en quantité des débris réellement Judaïques à intern>ger, je commençai à voir s'o^ bUtérer petit à petit dans ma pensée le malheureux axiome sur la foi duquel j'avais vécu ju$c|ue-là« dans l'intime conviction que la nation juive n'avait jamais cultivé les arts, et qu'elle avait passé sans laisser de traces de sa vie de nation concrète. Et puis les notes et les croquis s'accumulant dans mon portefeuille» j'arrivai, de la môme manière qu'un en&nt apprend à conoattre enfln toutes les lettres de l'alphabet , à acquérir la certitude , preuves en main , que non-seulement l'axiome en question était faux , mais que la nation judaïque avait porté les arts à un Ifès4iaut degré de perieclion. C'est ce que )6 vais m'efforcer d établir en rassemblant assez de faits probants, je l'espère, pour que mes lecteurs en viennent à partager ma conviction. Je ferai donc l'énumération de tous les monuments judaïques dont il m'a été permis d'étudier les restes, et l'on verra trè^-probablement avec un étonnement que j'ai été le premier à ressentir, combien la liste en est grande, et combien surtout elle est suffisante pour démontrer la valeur de la thèse que j'entreprends aujourd'hui de soutenir, en opposition avec tous mes de- Tanciers.
Avant de traiter la question au point de vue purement judaïque , il ne m'est pas possible de ne point passer en revue certains liûts primordiaux dont l'ensemble doit me servir de départ. J'entends par là les rensei-
S Déments , aussi succincts que je i)ourrai les onoer, sur les arts des populations aborigènes gue la conauète judaïque fit passer sous le joug , quanet elle ne réussit pas à les anéantir.
J'elaminerai donc successivement tous les fûts artistiques que nous fournit l'Ecriture sainte, dans les livres relatifs aux temps qui précédèrent l'établissement définitif d Israël snr la rive droite du Jourdain. Je passerai ensuite en revue les documents de même nature que me fourniront les livres de Josué, des Juges et de Samuel ; puis je m'occuperai 4le l'époque comprise entre l'installation à Jérusalem de la dynastie de David et la cap- -tivité des soixante-dix années..
J'aurai ensuite à parler de la reconstruction du temple opérée par les Juifs de Babylone» avec l'assentiment des rois acheménides. J'arriverai enOn aux temps des dynasties asmonéenne et hérodienne, qui me conduiront jûsau'à la destruction définitive de la nationalité mdaïciue.
Ce travail me fournira une série d'articles que j'ai divisés en autant de parties qu'il y a
d'époques importantes indiquées par les U vres saints.
Voici l'ordre que j'ai suivi :
Avec les cing livres de Moïse , j'ai toute l'époque primitive jusqu'à l'arrivée des Israélites dans le pays de Kénâan. C'est la matière de cet article.
La suite de mes recherches sur l'art judaïque se trouvera aux mots suivants :
Josué , pour l'époque qui suit immédiatement Moïse. (Voy, Josué.)
Juges, pour le temps qui s*écoula depuis Josué jusqu'à Samuel. {Voy. Juges.)
Samuel pour le temps qui précède David et Salomon. {Voy, Samuel.)
Rois et PARAUPonàNES, pour le règne de David, de Salomon et de ses successeurs. ( Voy. Rois et Paraupomânes.)
Prophâtes, pour le temps où vécurent les prophètes et le retour de la captivité. ( Voy. Prophètes.)
Machabées, pour l'époque de la restauration faite par les Ammonéens. ( Voy. Hacha«
BÂBS. )
Princes iduméens, pour le règne d'Hérode et de ses successeurs jusqu'à ta destruction complète de T^utonomie judaïque. {Voy.
Princes idumâens. )
Commençons par les livres de Moïse.