‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 24 sur 181 · I. — Genèse · texte numérisé non relu

I. — Genèse

La première ville. — Toubal-Kain. — Babel. — (.otli, -- Sodome et Gomorrhe. — Les sëpoUures de Kén&an. — Les bijout de Itébecca. — kespuiin de la Judée. — La moniiAcalloo du. corps de lik cob.

Le dépouillement de la Genèse ne noi»

fournit pas de nombreux docjuments sur les arts pratiqués à l'époque des patriarches, soit par eux «-mêmes, soit par les peuplfludes dont ils furent les contemporains. Queiques-L uns même de ces documents impliquent des. difficultés dont je dois m'interdfire de cher« cher la solution, parce que cette recherche în'entrakierait infailliblement bien loin du cadre que je me suis tracé. Je me contenterai donc d'énumérer les renseignements que je rencontrerai, et d'en tirer les conséquences immédiates.

Nous lisons dans la ffen^fe (iv, 17) que Kaïn, fils atné d'Adam , bâtit une ville à laquelle il donna le nom de son fils Henouk. De quelque nature, de quelque étendue qu'ait été cette ville, il n'en résulte pas moins de la teneur du verset en question, lorsqu'il est pris à la lettre, que dès la seconde génération la race humaine construisit des demeures groupées de façon à présenter l'aspect d'une ville, et dont l'ensemble reçut un nom particulier.

Le sixième aescendant du premier homme est Lamek. Celui-ci eut deux femmes, nommées Ada et Tzila. De la première naquit Yabal, père des pasteurs vivant sous la tente, et Youoal, qui fût le premier de ceux oui jouèrent du psaltériou et de la cithare. J a-

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dople ici la traduction des Septante, parce (fue les deux nonas hébraïques des instruments désignés ne nous apprennent rien sur leur nature. Quoi qu'il en soit, il résulte claireinenl de la teneur de ce verset (iv, 21 ), qu'à la sixième génération la race humaine avait, déjà conçu la création des instruments de musique.

De Tzila naquit Toubal-Kain, qui travailla tout instrument de cuivre et de fer (iv, 22 ). La portée de cette assertion biblique est ^'•norme. On comprend en effet tout ce qu'il a fallu d'intelligence, développée et éclairée par 1 expérience, pour arriver à la réduction du fér et du cuivre. L'énoncé de ce simple fait oue des instruments de fer et de cuivre ont été fabriqués par Toubal-Kaïn, entraîne forcément, rigoureusement avec lui la conviction que ce Toubal-Kaïn, ou, si on l'aime mieux, la race que représente ce personnage biblique, possédait une instruction industrielle cjui ne peut exister qu'avec le concours simultané de l'art et de la science la plus précise.

Lorsque après le déluge les descendants de Noé voulurent construire la tour de Babel, Voyons, se dirent-ils, faisons des briques et cuisons-les au four, La brique leur servit de

§ terre, et l'argile leur servit de mortier ( xi, ). L'idée de se servir de briques cuites au feu, que Ton relie avec du mortier, est encore une de ces idées complexes qui impliquent un art singulièrement développé. Il s'agit en effet de suppléer au manque de pierre, peutêtre aussi de s'affranchir du poids des matériaux à employer, poids qui, s'il entre pour beaucoup aans la stabilité des constructions, présente le grave inconvénient d'en pouvoir amener Técrasement. Que faire alors? comment résoudre ce double problème? Exactement comme il est résolu de nos jours, dans les pays comme la Hollande, par exemple, où la pierre de taille fait complètement défaut. Tout le monde comprendra, je le crois, que l'emploi de la brique et du mortier, avec tous les procédés nécessaires de moulage et de cuisson, nécessite la préexistence d'un art qui sait depuis longtemps discuter et inventer.

Lorsque Abraham quitta la Mésopotamie pour aller se fixer dans la contrée qui devait devenir la terre de sa postérité, cette contrée était occupée par les Kénflanéens. Le patriarche vint dresser ses tentes auprès de l'une de leurs villes, Sikem, qui était située dans le pa>'s le plus riant. Il y bâtit un autel à Jéhovab (xu, 6, 7 }. Il en bâtit un autre, peu de temps après, ]orsqu*il eut transporté son camp près de Louzah, qui fut plus tard nommée Beit-Kl (xn, 8). Abraham bâtissait donc des autels en l'honneur de l'Eternel; la construction d'un autel implique encore forcément l'idée d'un art quelconque ; mais cette fois le fait est si vaguement énoncé, (]ue nous ne pouvons rien en déduire de positif.

Pendant une famine Abraham dut chercher un refuge en Egypte, où il trouva, avec Tabondance, les plus merveilleux exemples du développement de tous les arts, déve-

loppement opéré déjà depuis bien des siècles (xii^. Incontestablement, le patriarche dut s'initier le plus possible aux arts qui Iqi étaient essentiellement utiles, même dans bi vie nomade.

Du vivant de ce patriarche (xiv) eut lieu la guerre des quatre rois du Nord : Amraphel, Ariouk, Kadir-le-Eumr, et Tedâal, contre les rois de la Pentapole : BerAa, de Sodome; Bersâa, de'Gomorrne; Chenab, d'Adamah; Semaber, de Seboïm, et le roi de Belâa ou Zouâr. La Pentapole fut assujettie et soumise à payer un tribut; pendant douze années rien ne fut changé dans son état, mais à la treizième elle se révolta. Une bataille eut lieu dans la vallée de Sedim (des champs); les rois de la Pentapole furent battus, et leurs villes furent pillées par les vainqueurs. Loth avait été fait prisonnier et enlevé de Sodome; Abraham, à la nouvelle du malheur qui frappait son parent, prit les armes avec tous les siens, au nombre de trois cent dix-huit, et suivit l'ennemi jusque auprès de Dan, c'est-àdire jusqu'aux sources du Jourdain; Jà il l'atteignit; pendant la nuit il l'attaqua, le mit en déroute et le poursuivit iusque près de Damas : Loth fut délivré, et le butin enlevé dans la Pentapole fut repris. Au retour d'Abraham, le roi de Sodome vint au-devant de lui pour lui rendre des actions de grâces. Leur entrevue eut lieu dans la vallée de Souah, qui est la vallée Royale (celle-ci n'est que la vallée de Josaphat). Maleki-Seddik» roi de Salera (Jérusalem), y assista et fit apporter du pain et du vin. Maleki-Seddik était prêtre du Dieu suprême, et il bénit Abraham. Ce passage est extrêmement curieux, en ce qu'il nous prouve que le pays de Kénâan était déjà couvert de villes à cette époque reculée, mais de villes qui appartenaient chacune à un scheikh ou à un malek particulier.

La Genèse (xix) nous raconte ensuite la catastrophe de la Pentapole; je ne reproduirai pas ici le récit de cet événement, que j'ai très-longuement discuté ailleurs, et je me bornerai à mentionner quelques circonstances qui, de loin il est vrai, se rattachent au sujet que je ,traite. Lorsque les anges se présentèrent devant Sodome, Loth était assis à la porte de la ville. Cette expression semble prouver que Sodome avait une enceinte et une porte, et cependant l'inspection des vastes ruines de la ville maudile m*a paru démontrer qu'elle était complètement ouverte. Au reste, l'expression dont se sert l'écrivain sacré est sâar, qui signifie au propre fente t et par extension, une sorte de forum ou aemplacement où se tenaient les assemblées. Aussi au versets, où il est dit que Loth sortit de sa maison pour haranguer le peuple, et ferma la porte derrière lui, le mot employé est-il tout oifférent ; c'est le mot daleth, qui signiûe à la lettre : porte qui ferme l'entree d'une maison. Les maisons de Sodome avaient donc des portes tournantes qui se fermaient et s'ouvraient à volonté. Loth so plaint de ce mie ses concitoyens veulent maltraiter des nommes qui sont venus à

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Bde son toit ( littéralement, de sa cbarde sa poutre); concluons-en encore ï maisons de Sodome avaient des toits rpente.

i que je l'ai dit tout à l'heure, j'ai vu, i yeux vu, et tous mes compagnons de i ont vu avec moi, les décombres im- 9 des deux villes maudites, Sodome et rhe. Comme je n'ai fait que longer icement de la première de ces deux je ne puis en dire qu'une seule chose, u'elle n'offre maintenant que des amas K>mbres méconnaissables, parmi lesfa! reconnu bon nombre d'arasements railles en grosses pierres non taillées, centaine de mètres à l'est des décom- . au bord même de la mer Morte, qui point ne présente qu'un immense bas* [ui a pris la place d'une partie de la de Sedim» est un amas de grosses «rongées par le temps, et qui semblent constitué jadis une espèce de tour dont les ruines se nomment aujour- Redjom-el-Mezorhel (le monceau de bres). Peut-être fut-ce une sorte d'ouivancé servant à la défense de la ville, \ ne voudrais pas l'affirmer. Les décomle Sodome, que les Arabes du pays eni Kharbet-Esdoum (les ruines de le ), occupent tout le flanc septentrional montagne de sel ( Djebel-el-Meleh ou -Esdoum), et le soulèvement de cette i(ne de sel» s'opérant en même temps niveau de la vallée de Sédim s'abaisquelques mètres, de façon à permeti flots du lac Asphaltite de rnnvahir oujours, rend parfaitement compte de ;ruction instantanée de la ville. Il ne :>nc voir ici aue les effets d un phénovolcanique dont la colère céleste se pour exercersa terrible vengeance.

i ne puis rien dire de plus précis sur ines de Sodome et sur la nature des Jetions de cette ville, aux restes de e Slrabon donne soixante stades de rérence, je serai plus heureux en par- Gomorrhe, dont j'ai reconnu les ruines 8 longueur de près de six kilomètres, 'extrémité septentrionale de la rive lu lac Asphaltite, et à trois lieues envi- Br-Riha ou Jéricho; ces ruines com- Dt au sud de I Ayn-Fechkhab, et elles t différents noms, tels que Kharbet-el- I, Kharbet-Pechkhah, et enfin Kharbet- D ouGoumran. On m'a contesté Tiden- ! ces ruines immenses avec celles de la rhe biblique, et à cela j'ai répondu attendrais, pour changer d*avis, que »ulût bien me dire quelle peut être la )stérieure à Gomorrhe, placée au bord mer Morte, ayant une étendue aussi érable et portant précisément le nom mran ou de Goumran. J'attends toua réponse, et je suppose que je l'atteningtemps encore.

me j'ai campé au milieu de ces ruines, Il d ailleurs traversées dans toute leur ur, j'ai pu les étudier à loisir et acqué-

rir quelques notions précises sur .a nature des édifices qui constituaient la ville. Ainsi j'ai levé avec soin le plan d'une vaste construction placée à la pointe sud de Gomorrhe, auprès de l'Ayn-Fechkhah (c'est celle qui

Ïïorte spécialement le nom de Kharbet-elahoud). Voyez la description que j'en donne article (jomorrhb.

Je n'essayerai pas de deviner quelle a été la destination de cette bizarre construction» parce que je veux avant tout ne pas mettre le pied sur le terrain dangereux des hypothèses.

A deux kilomètres environ au nord de cette ruine, la route que j'ai suivie coupe un fossé de clôture très-apparent et très-reconnaissable, qui a cinq mètres de largeur. Il se retourne brusquement en se dirigeant au nord-est, et celte branche est revêtue da murs en pierres non taillées. A douze cents mètres plus loin, un mur très-long forme la continuation du fossé d'enceinte que je viens de signaler; à deux mille cinq cents mètres plus loin, on longe une allée de pierres, formée, comme celles de Karnac, de blocs bruts fichés en terre. Enfin, après avoir encore parcouru un kilomètre, le chemin suit précisément une portion bien conservée de l'allée en pierres. A trois cents mètres au delà, les ruines disparaissent, et l'on est arrivé à la limite des constructions qui ont fait partie de Gomorrhe. Le fossé et le mur de clôture dont J'ai reconnu les traces formaient évidemment l'enceinte de la ville proprement dite. Tous les décombres qui se trouvent en deçà et au delà appartenaient à des suburbia. Quant à la nature des constructions, elle est de la plus complète barbarie; je n'ai pas pu, au milieu de ces ruines immenses, apercevoir une seule pierre taillée, un seul tesson de poterie; mais je ne doute pas que des recherches patientes, faites sur place, en s'aidant même de quelques fouilles, ne missent au jour des fragments appartenant à l'époque où la Pentapole fut renversée.

Un tlot placé à la pointe de la mer Morte, et séparé delà rive par un bas-fond que nous avons traversé à cheval, est couvert de décombres analogues. Cet tlot se nomme chez les Arabes Redjom-Louth (le monceau de Loth); à l'époque des basses eaux il doit laisser voir une plus grande étendue de terrain couvert de ruines, et je présume que c'est Texistenco de cet Ilot qui aura donné lieu à la tradition recueillie et répétée pa- tant de voyageurs, touchant les ruines des villes maudites, que l'on peut apercevoir sous l'eau et qui quelquefois se montrent à sec.

Quoi qu'il en soit, l'examen des ruines de Gognorrhe et de Sodome nous démontre au'à l'époque d'Abraham de très-grandes villes, construites comme le sont encore les viHes de l'Orient, c'est-à-dire en matériaux bruts et de petite dimension, existaient dans la terre de Kénâan. Parmi les maisons ou plutôt les cabanes qui constituaient les villes, se voyaient pat fois des édifices comportant des murs en blocs trts-considérables, m«i$ non

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tOûUés et assez semblables aux murs que les archéologues nomment cyclopéeDs.

Poursuivons maintenant notre recherche dans la Genèse, Au chapitre xxii, verset 6, nous lisons qu'Abraham, au moment où il allait sacrifier son fils Isaac par Tordre de l'Eternel, avait donné à porter à Tenfant le couteau qui devait servir è l'égorger. De quel métal était ce couteau? TEcriture ne le dit pas, mais peu importe. Ce que nous savons de Toubal Kaïn nous laisse le choix entre le fer et le cuivre.

Lorsque Sara mourut à Hébron» Abraham»

3ui était nouveau venu dans le pays, demana aux fils de Khet, c'est-à-dire aux habitants, qu'ils lui fissent la cession d'un sépulcre où il pût déposer le corps de sa femme : Aucun de nous, lui répondirent-ils, ne te refusera son sépulcre ()Our enterrer ton mort (xxiii, 6). Abraham insista pour qu'un caveau lui fut concédé en toute propriété, et il acheta au prix de 400 sicles a'argent, ayant cours chez .e marchand, le champ qui contenait le caveau nommé makfelan (le caveau double).

L'un et l'autre restèrent à Abraham comme une propriété sépulcrale venant des fils de Khet (16-18). De ce curieux passage il résulte incontestablement que les KénAanéens avaient la coutume de se creuser de leur vivant des grottes sépulcrales dans les rochers, pour eux et pour les leurs. Ce mode d'inhumation fut adopté, ainsi que nous le verrons plus tard, par les Juifs devenus les maîtres du pays. U est même fort possible qu'ils aient chassé les Kénâanéens de leurs sépulcres pour se les approprier à eux-mêmes. C'est la une question que nous examinerons plus tard.

L'entrevue du serviteur d'Abraham et de Rébecca (xxiv) nous révèle des faits artistiques assez importants à noter. Ainsi (f 22) la jeune fille reçoit en présent un ornement de nez pesant un demi-sicle, deux bracelets pesant dix .sicles, et ces bijoux sont en or. Il existait donc déià dans le pays de KénAan, à répoque où vécut Abraham, des bijoutiers assez habiles pour forger des bracelets et des ornements de nez. Quelques mots à propos de ceux-ci. Les Septante ont traduit le mpt nexem^ qui est le nom du bijou en question, par pendant d'oreille. Le verset 47 du même chapitre eût dû les prémunir contre un pareil contre-sens, puisque dans ce verset le serviteur d'Abraham raconte à Betbouel, père de Rébecca, et à Laban son frère, qu'il a mis un nezem au nez de la jeune fille et des bracelets à ses mains. Je conçois du reste que ceux qui ne connaissent, en fait de modes féminines, que celles de nos pays, aient été fort empêchés de comprendre ce que peut être un ornement de nez ; aussi les plus avisés, comme Cahen par exemple, ont-ils traduit nexem par boucle, en supposant qu'on se passait un anneau dans une narine, comme on se passe des anneaux en pendants d'oreille. 11 suffit d'avoir vu les femmes du peuple à Damas et dans les villaees environnants, pour comprendre à merveille ce dont il s'agit ; car toutes à peu près portent incrusté dans une narine un

petit bouton d'or garni d'une pierre qui est fréquemment une turquoise ; ce bouton, du reste, a la taille d'un petit bouton de chemise tel que nous les portons.

Le même chapitre (verset 53) parle encore d'objets d'or et d*argent et de vêtements qm le serviteur d'Abraham offrit à Rébecca. Xe mot keli dont il se sert a la signification la plus vague quant à la nature de ces objetSf ' puisqu'il veut dire à la lettre des objets finiSi

Earfaits ; aussi les lexiques donnent-ils au mol eli les sens multiples de meubles, de vasç, vêtement, instrument de musique, armes.

Contentons-nous de tirer de ce passage l'enseignement précis que nous lui devons, à savoir, qu'Abraham envoyait en présent à sa future belle-fille des Ëijoux bien travaillés d'or et d'argent, et des étoffes probablement précieuses. Donc, il y avait alors en Kénâaii des artistes capables de les fabriquer, et cela me suffit quant à présent.

Les chapitres xxvi et xxnc de la Geni$ê nous parlent de puits taillés dans le rocher, et dont l'orifice était fermé par de lourdes pierres qu'il fallait écarter afin de puiser l'eau dont on avait besoin pour abreuver les bestiaux. J'ai souvent rencontré des puits antiques de ce genre dans la Judée; mais les plus remarquables que j'aie vus sont ceux qui se trouvent sur le flanc droit du Merdj-es-Sabal, à environ deux lieues de Kafr-Kenna, sur la route de Nazareth à Tibériade. Ce sont de très-grandes citernes, ayant un orifice quadrangulaire à rebord, destiné à recevoir un couvercle qui s'y encastrait; d'autres puits ou orifices de citernes sont ronds et à fleur du roc. On voit de beaux exemples de ceux-ci aux Biar-Daoud près le Beit-Lehm et dans les environs de Hébron. Quelquefois, des auges sont creusées dans le roc même ; d'autres fois, ce sont des cuves de sarcophages antiques qui servent d'auges, comme à Nazareth, à £rreyneh, à Kafr-Kenna, à Zerayn, l'ancienne Jezraël, et en ime foule d'autres lieux.

Nous voici encore en face d'un passaçe extrêmement curieux. Lorsque Jacob partit furtivement avec ses deux femmes de chez Laban, son beau-père, Rachel déroba les idoles de son père (xxxi, 19i. Celui-ci courut après les fugitifs, et quand il les eut rejoints, U dit à Jacob : Pourquoi as-tu agi ainsi ? Je t*aurai$ renvoyé avec joie, avec des chants, au son du tympanon (touf) et de la cithare fkenour) (27). Pourquoi m^as-tu encore dérobe mes dieuxt (30.j Jacob se disculpa, et autorisa Laban à fouiller dans ses bagages. Racbel, alors, prit les idoles, et les ayant mises dans le bflt auo chameau, elle s'assit dessus, et prétexta une indisposition pour ne pas se lever devant son père (34-35). Laban ne retrouva donc pas les idoles que sa fille lui avait enlevées, et il fil définitivement alliance avec son gendre. Un monceau de pierres fut érigé en mémoire de cet événement ; et Jacob, qui était né dans le pays de KénAan, lui donna le nom de DftI'- Aad (monceau témoin), tandis que Laban, qui était de la Mésopotamie, l'appela en chaldeM Idjer-si-lledoula (le monument du témoignih

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^ avait donc, dès lors, une ditTérenee » idiomes hébraïque et chaldaïque.

pie Jacob fut de retour à Beit-El et établi, après le pillaRe de Sikem par il bAtit un autel à Jehovah. Avant de Sikem, il s*était fait remettre par ceux ient à son service tous les dieux étranl'ils avaient apportés avec eux, ainsi ( anneaux qu ils avaient aux oreilles 4). Pour nous rendre compte de ce

Serdons pas de vue que tous les sere Jacob avaient été pris par lui en itamie, et que, puisque son beau-père Stait païen, il devait en être de même les nabitants du pays au milieu duvivait. U n'est plus aussi facile de s*ex- * pourquoi Jacob se fit également reles boucles d'oreilles de ses serviteurs, s que celles-ci n'aient eu quelques fiquelques ornements relatifs au culte m. Le tout fut enterré au pied d'un près de Sikem.

eci, nous ne pouvons rien conclure d qu'étaient les arts pratiqués dans le le ICénAan, mais bien pour ce qu'ils

en Mésopotamie. Chacun y avait ses |>ortatives, et les hommes portaient des its d'oreilles. Ce dernier détail est par* mt d'accord avec ce que nous montrent s monuments de la sculpture assyrien- )s boucles d'oreilles que portent les nages ont toutes des figures d'ani-

et il n'en fallait pas plus pour que de blés ornements fussent en norreur aux ches, si déjà le germe de la loi mosaïque ins leur cœur et dans leur esprit.

s allons encore reconnaître une trace Suence assyrienne, ou pour parler plus ment, chaldéenne, dans un fait que Svèle le chapitre xxxviii de la Genèse. la (Juda), fils de Jacob, avait donné Tam femme è son fils atné Aftr ; celui-ci sort, Onan, frère putné d'AAr, fut obligé iser sa belle-sœur, et, par parenthèse, it un nouvel indice frappant de la préice de la loi dont Moïse ne fut que le eurfort longtemps après. Onan mourut tour, et lenouda dit à sa belle-fille : oeuve dans la maison de ton pire jusqu'à Schela, mon fils, soit grand (xxxviii, uand ce temps fut venu, le mariage de avec Tamar ne s'effectuant point, celleoila, se fit passer pour une prostituée, rintà entraîner son beau-père lehouda, I elle demanda, comme gage du salaire iii promettait, son cachet, son collier et Uon. Les Septante traduisent le mot facollier, et ils ont probablement raison, au cachet (khatem), il n'y a pas de possible sur le sens de ce mot. Il s atrès-certainement de l'un de ces ca- 111 cylindres gravés (4) Que les Chaidéens ent au cou, et dont Hérodote nous dit laque homme avait le sien, en nousap-

lela est si vrai que Ton cohnali des cylindres tus qui, en outre de leur légende assyrienne, i vBc légciide en caractères pliénicicBi, (|iii

frenant de plus que tous portaient des cannes tètes ciselées. Le cachet était appendu au collier, lehouda, fils de Jacob, établi dans le

Eavs de KénAan, y avait donc conservé les abitudes des Chaidéens.

Je n'ai plus à signaler qu'un seul fait que me fournit la Genèse, c'est celui de la momification de Jacob, après sa mort arrivée en Egypte, auprès de son fils Joseph, qui y était devenu tout- puissant <l, 3) : Quarante jours se passèrent ainti, car autant de jours étaient employés par les embaumeurs, et les Egyptien» h pleurèrent soixante-dix jours. Hérodote, qui décrit les opérations de l'embaumement et les cérémonies funéraires pratiquées en Egypte, les fait durer soixante-dix jours. Probablement, il y avait encore de son temps» comme au temps de Jacob, quarante jours pour l'embaumement et trente jours de deuil de plus, avant que la momie fût descendue dans le sépulcre qui lui était destiné Quoi qu'il en soit, il est certain que le corps de Ja« cob fut momifié suivant la mode égyptienne, et porté ensuite au caveau de MakiEelah, près de Hébron.

Joseph mourut en Egypte à VAge de cent dix ans. On V embauma et on le mtt dans un cercueil en Misraim. Nous savons que le corps de Joseph fut plus tard transporté dans le pays de Kénftan. J'ai noté ces deux exemples certains de momification pratiquée sur des corps de patriarches, parce que, plus tard, nous aurons à rendre compte de certains détails relatifs aux inhumations judaïques.

Je ne crois pas avoir laissé échapper un seul des passages de la Genèse dans lesquels, de près ou de loin, il soit question d'un fait se rattachant aux aris manuels ou aux sciences. Ma moisson a été bien pauvre, sans doute» mais elle suffît néanmoins pour établir l'existence des arts dans le pays de Kénftan, fort longtemps avant la venue du peuple d'Israël au sortir de l'Egypte. Nous allons mainter\ant poursuivre notre examen des Livres saints, et nous nous contenterons, après le dépouillement artistique de la Genèse, de constatef que le pays de Kén^n, à l'époque des patriarches, était placé entre deux contrées où les arts étaient déjà développés d'une manière extraordinaire ; c'est a savoir : au nord, la Mésopotamie, et au sud, l'Egypte. Bien donc que nous n'en ayons que des demi-preuves obtenues par induction, nous pouvons, je crois, admettre que la double influence des arts chaldéen et ég3'ptien devait s'exercer sur la race kénftanéenne, quelque sauvage qu'elle fût, et à tout le moins en ce qui concernait les arts utiles à la vie.

Jusqu'ici nous n'avons absolument rien dit de Tart phénicien, qui vivait de sa vie propre, parce que la Genèse ne nous a fourm aucun document relatif à ce pays et que je ne veux procéder que les saintes Ecritures à la main, c'est-à-dire interroger ces Ecritures, en sui-

se lit trés-couraroment : Khalem (cachet) de N*. fils de N.

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Tant un ordre scrupuleusement chronoio-

rfous allons donc passer maintenant à YExodê.

n. — EXODB.

Pnèibition des images et dea idoles par la loi Juive. — Influence artistique des Egypuens. —Les kêroukim ou chérubins. — Le clianielier à sept branches. — Le Ul)ernacle. — Beslal el Ahaliab. — Le veau d*or.

n fout poursuivre la lecture de Y Exode jusqu'au vingtième chapitre pour trouver le premier document artistique que ce livre nous ait conservé. Lorsque Mo'ise eut reçu le^ ordres de Dieu sur le Sinaï, il redescendit auprès du i)euple et lui transmit les préceptes qui lui avaient été diclés ; le premier fut le suivant(xx) : 3. TufCaura$point (Tautreê dieux devant ma face, — 4. 7u ne ferat point d'tmage sculptée: aucune image, soit de ce qui €$t en haut, au ciel, soit de ce oui est en bas, sur la terre, ni de ce qui est dans les eaux, sous la terre. — 5. Tune te prosterneras pas devant elles ; tu ne les serviras pas, etc.

Cette prohibition de TEternel fut, à très-

Su d'infractions pyés, observée par les Juifs ns la suite des siècles, et c'est à elle ou'il ftut imputer l'oubli absolu dans lequel l'art judaïque est resté jusqu'ici, dans tous les travaux destinés à tracer l'histoire de l'art en général parmi les différentes races humaines. Nous verrons toutefois, en avançant dans notre étude artistique des Livres saints, que quelques infractions, déjà signalées tout à 1 heure, ont été commises par l'ordre même de Jéhovah, par Moïse d'abord et par Salomon ensuite. Il en résulterait, ce me semble, gue l'interdiction prononcée par Dieu sur le Sinaï ne concernait en réalité que les images auxquelles un culte serait adressé, et que c'est par une généralisation exagérée que la loi juive a flni par condamner et interdire la reproduction de tous les êtres animés.

Au verset 23 du même chapitre commencent certaines injonctions dont nous devons encore tirer parti. C'est toujours l'Eternel qui parle à Moïse et qui lui dit : 23. Vous ne vous ferez ni dieux d'argent, ni dieux d'or. — 24. C*est un autel de terre que tu me feras. — 25. Si tu me fais umaulel de pierres, ne les dispose pas taillées; car si tu levais le ciseau dessus, in le profanerais. -«- 26. Tu ne monteras point â mon autel par des gradins, pour que ta nudité n'y soit pas découverte.

L'interdiction de faire des idoles d'or vi d'argent, ne nouvait avoir de sens pour le peuple auquel elle s'adressait, gu'à la condition qu'il était en état de se faire ces idoles d'or et d'argent, et qu'il pouvait être tenté quelque jour de l'essayer. Les idoles de cv. g^nre avaient éié perpétuellement sous les yeux des Juifs, pendant leur séjour prolongé en Egypte ; ce n'était donc pas une création subite et spontanée d'idoles métalliques, mnis bien une imitation assez naturelle, que rKtfrnel entendait défendre.

On le voit, le culte que Jéhovah fonde est

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d'une extrême simplicité. Un auld de t«i% d'abord ; puis, si on lui bAtit un autel de tm res, il veut qu'il soit composé de pierres W tes et que le ciseau n'aura pas touchées, l'c»

S loi du ciseau et la taille des pierres étwa onc parfaitement connus des Israélites i ka sortie d'Egypte. Nul doute ai^ourdliui pov ) personne sur ce fait que les Egyptieni, m moment du départ des Israélites, étaient « '

Sossession , depuis une longue suite de sièdi; e méthodes artistiques qui avaient proAÉ et qui produisaient encore des merveilles. 01 en étaient les nations dont le territoire alhl être envahi par la postérité d'Abraham été Jacob T c'est ce que V Exode va nous apfini* dre de la manière la plus précise. Dieu» pa* lant à Mo'ise, lui dit (5] (xxui» 23) : Lenft mon ange marchera devant toi et t'amism auprès ae fÀmori, du Kheti^ du Ferffsî,A Kendani, du Haoui et du Yebaueei^ que /» terminerai, — 24. tu ne te prosterneras fi devant leurs dieux, tu ne les serviras 9es,$\ tu ne feras pas leurs actions; déiruU'ùs^i tôt, et brise entièrement leurs statues.

Les Israélites étaient donc placés daas k désert entre un peuple florissant pla^ ajfll les Egyptiens, oui avalent des arts eitrt» ment développes, et entre plusieurs aetof peuples placés au nord, (jui rendaieolif culte à des statues de dieux imagôMa' mais enfin à des statues qu'ils savaient soif ter. Est-il possible que dans de scmMÉi conditions de position, les Israélites df systématiquement repoussé l'invasion jet eux de toute espèce ae formule artistiqvS soutiens hardiment que non, et d'aotai;! hardiment que sur ce point, ainsi qoeii allons le voir, les textes sacrés eux*^ me donnent complètement raison.

Au chapitre xxv commence une sémtt dres divins qui nous fournissent des m» gnements tout à fait péremptoires. Je nà^ grouper, et la conclusion forcée quat* coulera d'elle-même, c'est que parmi la ^ raélites, au moment même ou ils étaientri^ au pied du mont Sinaï, après leur sortie A* gypte, les arts étaient précisément k la k^ teur des arts de leurs anciens maîtres. Vaf^ donc ce que Jéhovah prescrivit à Moise, W qu'il lui enseigna tous les détails du culte fd eiEigeait de son peuple : 2-7 . Chacun du •* fanls d'Israël doit fournir volontaire»^ pour la construction de Yarche et du teàen^ de, de Vor, de V argent et du cuivre^ dt fakâi bleue, murpre et cramoisie ; du fU is Usé des poils de chèvre, des peaux de b^iertéits en rot^e, et enhn des pierres précieuses p^ près à être enchâssées. Vient alors la demif tion de l'arche : 10. Ce sera une caisse de l0 de Sethim, de' deux coudées et demie is k^ \ gueur, d*une coudée et demie de (araeir, ^ d'une coudée et demie de hauteur: eUesâ^ couverte d'or pur en dedans et en dekerh^ elle sera garnie d'un couronnement dar é» tour ; quatre anneaux d'or placés aux fM^ angles et sur les côtés, seront destinés «fa»" voir des barres de support en bois et caactff d'or, qui y resteront à poste fixe. Un cemefé

(5) La mtmt défense e»l forutuiée de nouveau au cUapilrc xxxiv, verset 13 et suivants.

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mr fermera la caisse. Voici maintenant î fera ce couvercle : — 18. Tu feras deux bim (chérubins) d'dr, tu les feras au au, repoussés des deux bouts du couver^ -20. Les deux keroubim étendront les « ÂaiU, couvrant de leurs ailes le cou- , les faces tournées Vune vers Vautre:

ces des keroubim seront vers le cou- •

passages que je viens de rapporter réaabora indubitablement qu'il y avait les flls d'Israël des notions très-précises métallurgie, la Glature de la laine, du du poil de chèvre, la teinture des étoffes I peaux tannées, la taille des pierres et enfin la sculpture métallique en rei ; tout ceci implique très-certainement bien avancé, et je ne crains pas de me er en Taffirmant. Mais ce n'est pas tout 3 : nous déduisons de là une première iioB réelle à la loi judaïque, généralisée idue dans la suite aux images de tous 'es vivants. La présence des keroubim Shovah commande de sculpter sur le rcle.de Tarche, me paraît prouver irrélement que Tinterdiction divine, ainsi Tai dit tout à Tbeure, ne portait absot d'abord que sur les images destinées inir des idoles, c'est-à-dire à recevoir Ite.

vons-nous deviner ce qu'étaient les ken ou chérubins, c'est-à-dire quelle forait affectée à la représentation de ces ; célestes? c'est ce que nous allons exa- ; malheureusement nous ne pourrons ter qu'une seule chose, c'est que le ;hamp des hypothèses restera toujours , et qu'on ne pourra jamais faire que pothèses sur le compte des keroubim.

ençons par dire que le nom de keroubim |ue le pluriel de keroub. £n syriaque »a signifie fort, puissant; et le sens de test probablement déduit d'une allusion uf, car la racine keraba signifie labou- /il lustre commentateur Rosenmuller que Moïse avait pris l'idée de ses kerouins les sanctuaires égyptiens, où l'image D symbolisait la force et la majesté; lu bœuf, la force, la constance et la fcrceile d'un homme, l'humanité, la doucelie d'un aigle, l'énergie et la subli- ^ n'est pas ici le lieu de discuter le plus •ins de justesse de ces explications des symboles que je viens de citer. Il est I qu'il y a dans ces explications quelque de vrai. Interrogeons maintenant les es bibliques dans lesquels il est possi- ^ntrevoir, môme à travers l'obscurité de iction, quelque trait descriptif des A:e-

versets 20 et 22 du chapitre xxv de 1^ nous apprennent, ainsi que nous l'avu tout à l'heure , que les keroubim t une face et des ailes. De quelle nature ette face? très-probablement humaine; suite des expressions mêmes qui sont vées dans le texte sacré. Leurs visages, 1 dit, seront tournés l'un on face de ; le mot à mot rigoureux est : homme

en face de son frère. Voici donc un point déjà hors de doute, je crois, c'est que les keroubim avaient un visage d'homme et des ailes.

. Poursuivant notre recherche dans le second Livre de Samuel (xxii , 11), nous lisons : Monté sur un keroub, il (Jéhovah) prit son voli et partit sur les ailes au vent. Cette image, quelque poétique qu'elle soit, ne laisse pas moins deviner que le keroub avait un corps de Quadrupède, puisqu'il était analogue à celui a'une monture quelconque.

Dans le debir ou sanctuaire du temple, Salomon (Il Rois, vi, 23 et suiv.) fit sculpter deux keroubim en bois d'olivier, ayant chacun dix coudées de hauteur. Les ailes de ces keroubim avaient cinq coudées de longueur, et comme il y avait dix coudées de 1 extrémité d'une aile à l'autre, il s'ensuit que ces ailes étaient déployées. Salomon fit placer les keroubim au dedans de la chambre du debir, dans le fond, et leurs ailes furent étendues. Lune d^elles tourchait à la muraille, et Vaile du second keroub touchait à la muraille opposée ; leurs ailes se joignirent dans le milieu de la chambre, aile à aile (27).

Cette description est bien obscure sans aucun doute, et pourtant il en découle encore certaines conséquences forcées. Le keroub avait dix coudées de haut et des ailes de cinq coudées seulement ; il avait donc un corps, et par suite les chérubins dont l'image paraît si souvent dans les sculptures et les peintures religieuses, ne sont pas le moins du monde des chérubins ; ce sont de petits êtres fantastiques qui devraient disparaître de l'iconographie chrétienne.

Le même Livf-e des Rois (II, viii, 6 et 7) nous fournit encore un assez précieux renseignement. Voici les deux versets en question : 6. Les cohenim portèrent l* arche de l'allianes de l'Eternel en son lieu, dans le debir, à Tmtérieur de la chambre, c'est le Très-Saint, sous les ailes des keroubim. — 7. Car les keroubim étendaient les ailes sur V endroit oxi était l'ar^ che : les keroubim couvraient l'arche et ses barres par-dessus. De ce nouveau passage il résulte clairement que les deux keroubim du sanctuaire avaient les ailes ouvertes et étendues, et Que l'une d'elles touchant la muraille de côté ciu debir, l'autre aile venait, en rejoignant l'aile opposée de l'autre keroub, former une espèce de toit sous lequel les cohenim ou prêtres déposaient l'arche d'alliance.

Nous savons de plus que le modèle des keroubim du sanctuaire avait été remis par David à son fils Salomon. (/ Chroniques, xxviii, 18.)

Le second Livre des Chroniques (m, 10 et suivants) nous fournit encore quelq^ues renseignements trè»>précieux. Les voici : 10. // {t dans la chambre du Saint des saints deux eroubim, ouvrage de sculpture, et on les revêtit d'or. — 11. Quant aux ailes des keroubim, dont la longueur était de vinat coudées^ l'aile de fun, de cinq coudées, tournait au mur delà chambre j et l'autre aile, de cinq coudées^ touchait à l'xLile de l'autre keroub. -^ 12. i:t Vaile de Vautre keroub, de cinq coudées^ tou^

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ckcil au mur de la chambre, et Vautre aile, de cina coudées, était jointe à taile de Vautre kerouD. — 13. Les ailes de ces keroubim, étendiiet , avaient vingt coudées ; ils étaient debout êur leurs pieds, et leur figure était tournée vers la chambre.

Ce dernier verset est extrêmement important, parce qu'il met hors de doute le fait que les keroubim avaient un corps,puisqu*ils se tiennent debout sur les pieds. Quant au sens dans lequel était tournée leur figure, puisqu'ils étaient placés au fond du Saint des saints, l'expression : Leurs visages étaient to%tmés vers la chambre, est parfaitement naturelle et juste.

Tout le monde a lu la vision étrange du prophète Ezécliiei (Yehazkel) ; je vais en extraire quelques passages qui concernent les keroubim (x) : h.Etle bruit des ailes des keroubim fut entendu jusqu'à la cour extérieure, comme la voix du Dieu puissant lorsqu'il parle. — 1. Le keroub étendit vers le feu la main qui était dans Vintervalle de5 keroubim ; t' en prit et le donna dans la main de V homme vêtu de lin, qui le prit et sortit. — 8. On vit sur les keroubim la forme d'une main humaine sims leurs ailes. Ce dernier verset prouve implicitement que la présence de cette main n'était qu'une vision, et déjà Kimhi, l'illustre commentateur de la Bible, a tiré cette conclusion. Ce passage ne nous apprend donc rien de plus sur la forme des keroubim.

14. Chacun avait quatre faces : la face de Fmn était une face de keroub; la face du second une face d^ homme, le troisième avait une face de iion; et le quatrième une face d'aigle. Si nous nous rappelons la composition du groupe des quatre êtres symholiaues donnée au verset 10 du chapitre t" d'Ezéchiel, nous sommes forcément ccmduits à conclure de la teneur du verset 1 4 que je viens de transcrire, que le keroub est un bœuf. En effet, établissons le parallélisme: au chapitre i*', la hayah 2 *étre vivant) que le prophète voit a quatre ces, une d'homme, une de lion, une de bœuf et une d'aigle. Au verset 14 du chapitre x,nous voyons citées une face de keroub, une foce d'homme, une de lion et une d'ai-

Se ; et de plus, pour qu'il n'j^ ait pas de Kite sur I identité des deux visions, Ezéchiel a soin de dire dans le verset suivant : 15. Les keroubim se levèrent ; c'était le hayah [Vitre vivant) que f avais vu près du fleuve Khabour (6). Le keroub et le bœuf sont donc identiques dans l'esprit du prophète Ezéchiel. Au reste, le hayah et le keroub, identiques pour Ezéchiel ne le sont plus du tout avec les keroubim placés dans le Saint des saints, puis(|uaux versets 20 et 21 Ezéchiel ajoute : ... Et je sus que c'étaient deê keroubim. - - 21 .Chacun avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes et une forme de main d'homme sous leurs ai-

Us

ffof

(6) lie 0«ave Khaboar ira pas cliati^^é de nom. Eitftliiel a eu sa preiuiére vikioii peiidaiil la captivil^t cVst-à-ilire en AMvrie, et nitu» trouvons le KkalKmr aflliienl de rKiipliraie qui va sejelerdans rel«-ov6 à Karkeoiicli, aujoiird*litti Kaikciiia ou Akuu-i^i«ra.* Voyez la carte puUIce par M. l^ayard.

Au chapitre xi.i Ezéchiel, décrivant le te pie qu'il voit de son extase prophétique, s'< prime ainsi : 18. Et chaque keratA avait ék visages: — 19. Vn visage d'homsne vers pcUme de ce côté, et une face de lion vers palme du côté opposé, étaient adaptés li a^Uour du temple.

Nouvelle différence, puisque cette fois keroubim ont deux faces, Tune d'homne l'autre de lion.

Tels sont tous les renseignements que m donne l'Ecriture sainte sur les kerauUm chérubins. Il me paraît en résulter que ce qui étaient sculptes dans le Saint des su au temple de Salomon, avaient une É d'homme, un corps de taureau et des dk Il serait difficile de ne pas être surpris defi tonnante ressemblance qu'il y a entiep êtres symboliques et les taureaux ailés ik humaine que nous ont rendus les ruines i Ninive. Pour ma part, je ne doute pas fmti keroubim des Hébreux n'aient été semoUk aux taureaux symboliques des Assyriens. 1 livre cette hypothèse aux réflexions des » chéologues et des personnes qui font ■ étude sérieuse des saintes Ecritures.

Je ne puis toutefois terminer ce qui repé, les chérubins sans citer les deux seukn»! ges dans lesquels l'historien des Jin^!

vins Josèphe, qui était Juif lui-même, p0 des chérubins. Les voici : « Sur le eoeim étaient deux effigies (ir/M^rviroc) ; les Bêm ' les nomment des keroub {xtpov€tic)l 9^ des êtres ailés ((£« irrrfvâ), ayant une i* i telle qu'aucun mortel n'en a jamais i* vivants. Mais Moïse dit en avoir vu de»!* sur le IrAne de Dieu. » {Ant. Jud.^ llt^ « Dans le sanctuaire, qui avait vingt i# de largeur et vingt coudées de loi^' (Salomon] consacra deux keroub # ment revêtus d*or, ayant chacun cinq^ de haut (8). Chacun d'eux avait deu* étendues d'une longueur de cinq eodii^ les avait placés assez près Tun de hP pour qu'ils pussent toucner de Tune àl* ailes, le premier, le mur méridional,elii* cond, le mur septentrional, tandis que ~ deux autres ailes, se rejoignant, eov l'arche, placée au milieu de rintervab séparait les deuxAerond.Quantà eeqo'l ces keroub, personne ne peut ni k ni même le conjecturer. » {Ant, Jui^ ni, 3.}

On voit que Josèphe n*était pas sûr que nous-mêmes de la forme do»^ keroubim, et qu'il n'avait sur leur d'autres renseignements que ceux que trouvons dans la sainte Bible. Je deoMife lecteur pardon de cette digression un pc gue, et je reviens au plus vite è l'analyse tique de V Exode.

Après la description de l'arche d'al vient celle de la table sacrée, qui doit êM

(7) Il (Si iitutîle, je pcase, de

rideiililé qu*il y a entre les faces

prophète et celle des^^res symboUssaTlist ëvaiigélistes.

(8) Nous avons vu que le içste sscfé Imt dix coudées de hauteur^ c*cst«h*dirs

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tôt

vêtue d'or comme l'arche ; puis l'énuméralion des vases, des cuillers et des tubes de purification, pour faire les libations : le tout doit être fait d'or pur, ainsi que le chandelier à sept branches, dont voici la description (iiv, 31 et suiv.): /( sera façonné au marteau: sa tof e, ion fAt^ ses calices^ ses pommeaux et set fUurs seront repoussés. Six branches sortinmi de ses côtés, trois adroite, trois àgauehi du fût : chaque branche sera ornée de tnriscalices hi forme d'amande, d*un pommeau €i d^une fleur. Le fût lui-même aura quatre ca- Ijcet en forme d amande ; ses pommeaux et ses fleurs (ce pluriel me paraît incompréhensible), ses branches seront entées deiuc à deux sur unpommeau. Enfin, les pommeaux et leurs branches seront repoussés au candélabre, qui sera fait d^une seule pièce d'or pur façonnée ou marteau.

Commençons par constater que le fait de cet accouplement deux par deux des six branches extérieures du chandelier sacré, prouve jusqu*à l'évidence que ce chandelier avait ses six branches rangées circulairement autour du fût, et non comprises dans un seul et môme plan, ainsi que l'on représente constamment le chandelier à sept branches. Je ne connais que deux images antiques de ce candélabre bistoriaue : la première existe sur l'arc de triomphe de Titus, et la seconde sur une pierre que j'ai retrouvée à Thabarieh. Mais nous devons nous hâter de constater que ces deux monuments ne peuvent absolument nous rappeler que les formes du chandelier à sept branches déposé dans le temple d'Hérode, et qu'il n'y a nen d'extraordinaire à ce que les prescriptions de Y Exode aient été modifiées plus tard, peut-être parce qu'elles n'étaient plus très-clairement comprises. Ce qui est certain, c'est que ce candélabre, tel qa'il est figuré sur l'arc de Titus, ne ressemble pas le moins du monde à celui qui est décnt dans Y Exode, et que celui que j'ai retrouvé à Thabarieh diffère tout autant de celui de l'arc de Titus.

Heureusement peu importe la forme rigoureusement exacte de cette œuvre d'art, car le texte sacré à lui seul suffit pour nous faire apprécier tout ce qu'il fallait d'extrême habileté pour construire d'une seule pièce et au marteau un candélabre pareil à celui qu'il décrit, etcela nonobstant la ductilité du métal employé.

Nous venons de voir comment devait être le corps du candélabre. Nous allons passer maintenant à la description de ses accessoires indispensables. Dieu prescrit à Moise de faire fidre aussi les sept lampes du candélabre (xxv, 37), avec leurs pincettes et leurs cendriers d'or pur. 11 resuite clairement de ce dernier passage que les lampes à construire ne faisaient pas corps avec le candélabre qui était destiné à les supporter. 11 en résulte de plus que le nom de chandelier à sept branches est un nom parfaitement impropre, puisqu'il devait supporter des lampes brûlant des mèches et que devait alimenter de l'huile (xxvn, 20). Au reste, l'usage des lampes de ce genre, avec pincettes et cendrier, est encore

universel en Syrie, et l'on retrouve dans chaque maison la fidèle reproduction des lampes sacrées du candélabre a sept branches.

Nous rencontrons au chapitre xxvi la description des étoffes précieuses qui doivent être employées à garnir et orner le tabernacle. Nous allons en parler brièvement et en ne notant que les passages indispensables.

« Tu feras pour le tabernacle, dit Jéhovah à Moïse (xxn, 1), dix tapis de fin lin tordu,en fU bleu, rouge et jaune; tu les feras (parsemés) de keroubim,enlrarai7 d* artiste (de tisserand). Userait difficile de ne pas reconnaître ici un échantillon de ces broaeries faites à la navette» avecdesfilsde différentes couleurs, tissées avec art, et dont les toiles antiques de momies nous présentent assez fréquemment des exemples. C'était là le genre de travail nommé par les anciens opus poîymitarium, Hérodote (t. IU,cap. xLvn) nous apprend que ce genre de tissage était irès-répandu en Egypte; il nous est donc permis cle conclure que les Hébreux, en quittant ce pays, avaient emportéavec eux la notion précise d'un art dont Bfoïse prescrivait immédiatement l'application. On voit tout ce qu'entratne avec lui l'art du tisserand. Pour tisser il faut une machine assez compliquée, et pour constuire une machine de ce f;enre, il laut une intelligence artistique déjà ort développée.

Le verset 7 du même chapitre prescrit la fabrication de tapis de poil de chèvre destinés à servir de toit au tabernacle. J'ai déjà constaté plus haut le fait, familier aux Hébreux, du tissage en poil de chèvre, aussi bien que celui de la préparation des peaux de béner teintes en rouge destinées (suivant le verset 14) à former le toit de la tente.

Le verset 31 décrit le voile qui doit former la séparation entre le Saint et le Saint des saints. Il doit être de laine bleue, rouge et jaune, et de fin lin tordu. Il sera aussi parsemé de figures dekeroubim. Le tissage des étoffes de laine était donc aussi avancé oue celui des étoffes de lin. Enfin le verset 33, décrivant la portière qui doit être suspendue à l'entrée de la tente, précise que ce sera un ouvrage de brodeur (ro/rem). Voilà donc une nouvelle profession artistique dont l'existence parmi les Israélites nous est révélée.

L'autel, dont la description est donnée au chapitre xxvn, sera de cinq coudées de longueur, de cinq coudées de largeur et de trois coudées de hauteur. U sera en bois, revêtu d'airain. Il portera quatre cornes également couvertes a airain, uue à chaque corn. Tous les ustensiles accessoires, tels que pots pour enlever les cendres, rftcloires, bassms, lourchettes,encensoirs, etc., etc.,seronten airain.

Enfin, dans la description du parvis, il est dit que ses colonnes seront revêtues d'argent (17), et qu'elles auront des bases d'airain

Nous sommes donc en mesure d'affirmer que les Hébreux savaient très-bien travailler les métaux.

Au chapitre xxvm il est donné une très-longue description des vêtements sacerdotaux et des ornements qui en faisaient partie. Les

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versets 9 à 11 contiennent la prescription suivante : Tu prendras dtux pierres de Soham et iu y graveras les noms des enfants d'Israël^ ouvrage de lapidaire^ graveur de cachet: tu les disposeras enchâssées dans des chatons d* or.

Il V avait donc parmi les enfants d*Israël des lapidaires, des graveurs de cachets et des joailliers capables de sertir les pierres gravées dans des chatons d'or. Je passe, pour abréger la description, au pectoral du souverain pontife : ce pectoral devait porter quatre rangs superposés de trois pierres précieuses, symbolisant ch.icune Tun des fils d'Israël. Les versets 17, 18, 19 et 20 donnent les noms hébraïques de ces difl<^rente< gemmes, dontl'ideiititicalion est bien difficile à établir. Mais chacune de ces pierres devait porter, en gravure de cachet, le nom de fa tribu ou du fils d*Israëi qu'elle représentait dans Tensembie.

Le verset 36 du même chapitre xivin contient une particularité nouvelle qu il importe de noter. Il est question du diadème d*or destiné au grand prêtre , et sur '.equei seront écrits, en gravure de cachet, les mots : Qodes r/oAouA, Saint à Jéhovah. 11 y avait donc dès lors parmi les Israélites non-seulement des graveurs sur pierre dure et sur métal, mais encore, ce qui est aussi important h constater, une écriture intelligible pour tout le monde, et dont, par conséquent, l'usage devait être répandu, c'est-à-dire déjà ancien.

li est encore question au chapitre m de l'autel aux parfums et d*un bassin en airain pour les ablutions; mais le^ renseignements que rÊcriture nous fournit sur leur compte ne nous apprennent rien que nous ne sachions déjà, sur Tétat artistique du peuple d Israël. En revanche, le chapitre xxxi va nous révéler quelques faits importants. Lisons : \» L'Eternel parla ainsi à Moïse, et dit: — ï. Regarde^ t ai appelé var son nom BeslaU Ben-Aouri'Èen'Uour, de la tribu de lehouda (Juda). — 3. Je l* ai rempli de V esprit de Dieu, en industrie, en intelligence, en science pour toute sorte d'ouvrages, — i. Pour faire des inventions, pour travailler en or, en argent et en airain, —5. Dans la sculpture des pierres, pour les monter, et dans ta menuiserie , pour faire toute sorte d'ouvrages. — 6. Mais je lai ai adjoint Aiiotiab-Ben-Akhisamek, delà tribu de Dan, et fai mis de l'industrie dans le cœur de tout homme intelligent, afin qu'ils fassent tout ce que je t ai commandé.

Oo voit que le texte sacré est formel ; Té- Gole artistique judaïque était déjà nombreuse à la soKie d'Egypte, et ces deux artistes qui en étaient les chefs se nommaient Ueslal, de la tribu de Juda, et Ahaliab, de la tribu de Dan. Au chapitre xxxv nous retrouvons nos deux artistes Beslal et Ahaliab avec l'énumératioo de leurs talents; mais cette fois quelques additions sont laites à la liste des arts dans lesquels ils étaient experts. Ainsi, aux versets 33 et 35, il est question de la taille des pierres à enchâsser, et de la sulpture en bois, de la broderie en laine bleue, n>uge, jaune et en lin, et du tissage; mais ce qui est plus important, c'est que Moïse, au verset 3i,

dit que Jéhovah a donné à ces deux artiit Je talent d'enseigner. Aussi trouvons-nous < verset 1 du. chapitre suivant (xxx VI) la mn

tion des hommes habiles qui avaient rec^ I leçons de ces deux maîtres.

Pendant que Moïse était sur le sommet i Sinai à recevoir les ordres de Jébon (xxxn, 1), le peuple s'ameuta contre Aharoi ils lui dirent : Viens, fais-nous des dieux f marchentdevant nous; car ce Moïse ^ fhosm qui nous a fait sortir de la terre d^Egpt nous ne savons ce qui lui est arrivé. — î-i haron leur répondit : Défaites les ammem d'or qui sont aux oreilles de vos femmes, i vos fus et de vos filles, et apportez-lesrm — 3. Tout le peuple se défit des anneoisx ii qui étaient portés aux oreilles ^et ils les offa tirent à Aharon. — 4. /l lesprit de leursmm et les forma en sculpture, et fit un veem i fonte. Ils dirent: Israël î vois tes dieux f t'ont fait monter de la terre d'Egypte: -i Et Aharon l'adora, et il bâtit un autel iem lui.

Evidemment ce veau d'or n'était que limage de l'un des bœufs sacrés égyptieDS,!^ et Mnevis. Les Israélites, familiarisés avec f culte de ces idoles, ne firent aucune diffiot: d'adorer le veau d'or que Aharon lui-«te leur avait fabriqué avec leurs bijoux. Jet contenterai de conclure de ce récitons fait curieux, c'est qu'il lallail que l'art fitljfl répandu dans la nation, pour qu* Aharoi t même pût, en très-peu de tenips, desfcf^ d'or en suffisante quantité lui étant bvréii^ dreun veau d'or semblable à ceux qtf-' adorait en Egypte.

Vient ensuite le récit du chàlimeiiw par Moïse au peuple israélite, pour ce'' passager à l'idolâtrie, et celui de la fal^ et de la consécration de tous les ol^' culte. Ainsi se termine le livre tlti VEs^^, nous voyons que bien des passages de e^ vre nous ont déjà révélé ciiez les Jafe^ habileté artistique incontestable.

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